Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Des fois, faut que ça sorte... (/w Houston :3 )
#   Jeu 29 Déc 2016 - 22:25

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Assise au fond, derrière les rayonnages, loin de tous les étudiants présents pour échapper au froid, Alice est seule à sa table. Il n'y avait de toute façon plus aucune table de libre mis à part celle-ci. Elle a besoin de s'évader un peu. Voilà quelques jours qu'elle est préoccupée. Elle n'a plus de nouvelles d'Hamilton, alors qu'elle lui avait dit qu'elle viendrait la voir. Alors, Alice était allée jusqu'à l'étage des Feu, elle avait trouvé la chambre d'Hamilton et... Elle n'avait rien fait. Elle n'avait pas osé. Pourtant Alice est de ceux qui préfèrent tenter. Mais cette fois, elle n'avait pas frappé. Elle avait eu si peur de la déranger, elle ne savait pas ce qu'elle allait lui dire... Et puis peut être que cela aurait déplu à la jeune femme.

Elle avait alors réfléchit, beaucoup hésité. Elle s'était réfugiée dans l'entrainement. Développer ses pouvoirs est une réelle échappatoire pour elle. Elle s'amuse comme une enfant, et cela lui permit de jouer et d'apprendre avec d'autres. Sa discussion avec Nathanaël avait été bénéfique par exemple, en plus de passer un bon moment en bonne compagnie, mais elle n'avait toujours pas revue la jeune femme depuis. Cela lui manquait. Terriblement. Allons bon... Elle ne parvenait toujours à poser des mots sur ses sensations, sur ce qu'elle pouvait réellement vouloir. Peut être se cache-t-elle très bien la réalité, mais pour l'instant, elle ne la trouvait pas. Elle avait pourtant envie de la voir, de parvenir à la faire sourire, même simplement de l'entendre parler, de sa façon presque froide et brutale, mais avec sincérité, à chaque fois.

Arrête de penser à elle !

Alice est toute perdue. Les yeux dans le vague, elle secoue la tête et se reconcentre sur le but de sa venue. Trouver un livre qui la fera s'évader un peu. Elle laisse ses affaires à sa place pour ne pas la perdre, et va se perdre dans les rayonnages. Elle regarde les livres, les sens, lis quelques phrases au hasard... Que t'arrive-t-il Alice ? Aurais-tu perdu ta curiosité ? Aucun livre ne te convient vraiment. Ca ne va plus, reprends-toi ! Tu passes ta main dans tes cheveux et soupire, puis sourit. C'est comme ça après tout, tu n'y peux rien, tu es toi, tu es sensible, et tu es un peu perdue, mais tout ira bien, en tout cas, pour le mieux. Tu n'en as aucun doute. Alice finit par retrouver son sourire, et est attirée par un livre au dos rouge. Elle le tire de sa place, laisse place à son habituel rituel : lecture du titre, odeur du papier et de l'encre, lecture de la quatrième de couverture, première phrase. Celui-ci te semble poétique, mais pas assez... De la poésie ! C'est cela qu'il lui faut. Rapidement, elle se dirige vers les étagères peu visitées de ce genre si délaissé. Elle cherche et trouve ce qu'elle veut : un Prévert qu'elle connait peu. Tout sourire, elle retourne vers sa table. La poésie, c'est cela qui la rend heureuse lorsque ça ne va pas.



Spoiler:
 
#   Ven 30 Déc 2016 - 15:11

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HRP: alors désolée pour la mise en page et les probables fautes, c'est la première fois que je poste sur portable j'ai pas l'habitude >> Je corrigerai quand je serais rentrée ^0^ (Ho et pour la longueur aussi j'ai aucune idée de combien de lignes ça fait o.o)


Houston Carter était perdu.
Profondément perdu. Michigan était mort. Michigan avait pourri toute sa vie avec ses caprices de dépressif paranoïaque, mais il était mort. Lorsque que Houston était arrivé à Terrae, il ne pensais pas que cela pouvait être pire que ce moment où il avait ressenti le Vide. Michigan était le triple enfoiré qui l'avait fait venir à Terrae, et il n'avait même pas eu la décence de survivre.
Alors Houston était perdu. Tous ceux qu'il connaissait de sa triste jeunesse avaient disparus, et ceux qui ne l'avaient pas fait coulaient des jours heureux et lui refusaient la moindre attention (Gaetano c'est de toi que l'on parle ici). Si il avait eu du mal à occuper son esprit avant la mort de son cousin, c'était bien pire maintenant.
La semaine de Houston avait été rythmée par des parties d'échecs interminables contre lui même, rusher candy crush en trois jours, mémoriser le plus de savoirs inutiles... La moitié de Wikipedia devait être passée sous son hypermnésie. Un enfer de dates et de noms qui lui permettaient d'oublier que Michigan Wassily Carter, le cousin le plus inutile de l'univers, n'aurait jamais son nom sur l'encyclopédie en ligne.
Mais même le Web a ses limites. Houston habitait depuis deux jours dans la bibliothèque. Il venait à l'ouverture, partait à la fermeture, ne mangeait pas, ne dormait pas et lisait 20 000 mots à la minute. Rien de bien changeant par rapport à son emploi du temps habituel, dirons nous. Il prenait des livres au hasard de la chance et ne faisait que les lire, pendant que d'autres auraient sûrement profité pleinement de leurs nouveaux pouvoirs à la salle d'entraînement. D'ailleurs, ses rêves l'empêchaient de dormir et il devait faire attention à ne pas mouiller les livres. Même la magie n'arrivait pas à piquer son intérêt, c'était dire.
Une jeune fille vint s'installer quelques tables plus loin. Elle lisait sans lire vraiment, les yeux dans le vide. Elle devait être en train de penser à autre chose. Il la regarda partir dans les rayons, en profitant pour détailler ses gestes, les livres qu'elle avait prévu de lire, les attitudes qu'elle prenait en regardant les rayons. Et comme il n'avait rien d'autre à faire, il lui inventa une vie, toute simple. Avec des problèmes simples et des envies simples, peut-être un peu la vie qu'il aurait voulu pour lui. Pourtant, il savait que rien n'est simple dans la vie.
Il replongea sa tête de serpillière dans son livre ("Structure de la révolution numérique", livre du philosophe français Stephane Vial , qu'il lisait en jetant parfois des coups d'oeil vers "La divine comédie" de Dante -qu'il connaissait par cœur- ou "La vie sexuelle de Lorenzaccio", les trois n'ayant en commun que l'esprit perdu de Houston). Il releva la tête lorsqu'il vit la jeune femme revenir, visiblement satisfaite de sa trouvaille. Ho, de la poésie. Kitsch, qu'il pensa (alors qu'il avait déjà fini le rayon la veille, mais on saura que Houston s'embarrasse peu de la logique et de la crédibilité...).
Il regarda les quelques titres avant de citer de façon totalement mécanique.

"Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Et les passants qui passent les désignent du doigt
Mais les enfants qui s'aiment
Ne sont là pour personne
Et c'est seulement leur ombre
Qui tremble dans la nuit
Excitant la rage des passants
Leur rage, leur mépris, leurs rires et leur envie
Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne
Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
Bien plus haut que le jour
Dans l'éblouissante clarté de leur premier amour"


Il se tait. Il sait où il l'a lu, ce n'était pas dans le livre qu'elle a pris, mais c'est le même auteur. Un français encore, Houston ne parle pas bien français, enfin...
Il se lève et vient s'asseoir en face de la jeune fille. Il espère qu'il ne fait pas trop peur à voir (on dirait juste un clodo pédophile, sinon ça va).

_ C'est bien d'amour qu'il s'agit ? Demanda t-il d'une voix lassée.

Il ne sait même pas pourquoi il lui parle. Houston qui parle d'amour ?! Même votre chat serait plus à même de répondre (et Dieu sait comme les chats sont des ingrats).



Spoiler:
 


Dernière édition par Houston Carter le Ven 30 Déc 2016 - 22:33, édité 1 fois
#   Ven 30 Déc 2016 - 17:38

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Hrp:
 

Rassise, le jeune non loin d'elle commence à réciter du français, avec un accent fort. Elle sourit un peu pour elle même. Elle finit par lever les yeux, et se rend compte qu'il la regarde. Elle l'écoute alors. Du Prévert, il cite du Prévert. Il a une jolie mémoire... Et l'air absolument éteint. Pâle, ennuyé, las. Encore un brisé. Terrae est donc rempli de gens perdus.  Elle le regarda approcher sans prévenir, comme s'il était évident qu'il irait ensuite s'asseoir face à elle. La jeune femme n'a pas l'air effrayée du tout, elle lui sourit d'ailleurs, son éternel douceur revenant à elle en présence des autres.

Ses yeux bleus se posent sur le jeune homme et ne le quittent plus. Il n'est donc pas français, mais connait Prévert, et sait que la poésie qu'il a cité parle d'amour. Elle espère qu'il sait que Prévert parle de bien des choses dont l'amour, mais pas que. Elle hoche la tête, et lui répond, en français :

« C'est bien d'amour. Cela fait référence à l'amour que deux personnes peuvent se donner malgré tout le poids et le regard des autres. Tu connais beaucoup de poésies comme celle-ci ? »

Elle est impressionnée, et voudrait savoir comment, et pourquoi il connait si bien ces vers, est-ce qu'il en connait d'autres ? D'où cela lui vient ? Et puis, peut être qu'en le faisant parler, cela le sortira de sa routine et lui fera du bien, qui sait ?
Pourtant, en parlant du poème, un voile passe rapidement devant son regard si vivant. En décrivant l'amour, elle repense à Hamilton, elle repense à tout le poids qu'elle porte et que les autres lui ont jeté plus tôt. Elle n'a aucune idée de ce qu'elle a pu vivre, mais elle est certaine que son attitude n'est pas naturelle, que la petite Hamilton n'était pas comme cela. Pas à ce point. D'un clignement d'yeux, elle efface ses pensées pour se reconcentrer sur le jeune homme. Lui aussi, il a des soucis, lui aussi, il porte quelque chose.

« Est-ce que tu lis aussi de la poésie lorsque ça ne va pas ? »

Léger sous-entendu sur le fait que ni elle ni lui ne vont parfaitement bien, laissant la porte ouverte à la confiance, elle ne s'y aventurera pas plus tant que le jeune garçon l'accepte. Ne pas brusquer, ne pas déranger, ne pas mettre mal à l'aise. Alice retrouve ses repères habituels, et en retour donne sa confiance et sa personne sans avoir peur de l'autre.



Spoiler:
 
#   Ven 30 Déc 2016 - 23:15

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On la dirait sortie d'une boîte à musique, qu'il pense. Elle a de grands yeux bleus qui le fixent sans aucune appréhension. Pas le même genre d'yeux que Ariana donc, qui elle ne se gênait pas une seconde pour le juger. Elle semblait d'un calme excessif, même lui se serait probablement enfui face à un miroir. Il fit tourner l'espace d'un instant son portable entre ses doigts fins avant de le poser sur la table, écoutant d'une oreille distraite les questions de son interlocutrice.
En réalité, Houston avait tout à fait compris de quoi parlait la poésie. Il ne parlait pas de ça, mais la confusion était normale, au vu du fait qu'ils ne se connaissaient que depuis... vingt trois secondes. Parfois Houston détestait son cerveau. Il répondit néanmoins à la question d'un geste vague vers les étagères.

_ Je connais toutes celles que j'ai lu.
"Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers."

Les fleurs du Mal de Baudelaire,
"Ma femme à la chevelure de feu de bois
Aux pensées d'éclairs de chaleur
A la taille de sablier"

André Breton,
"L’hématologie est la branche de la médecine qui étudie les tissus sanguins dont le sang et ses maladies (ou hémopathies) qu'elles soient bénignes ou malignes."
Wikipédia, article sur l'hématologie. Ça vaut aussi pour tout le reste.


Et il désigna les livres qu'il avait déjà lu et qui étaient posés un peu plus loin. Il n'avait pas envie de se vanter, ou quoi que ce soit d'autre, c'était un fait avec lequel il était habitué à vivre et qui ma foi lui prenait plus souvent la tête qu'elle ne l'aidait. Cette manie de tout retenir était d'ailleurs appelée "mémoire photographique" par les plus optimistes et "hypermnésie" par ceux qui la prenait pour ce qu'elle était : une maladie.
Cependant, alors que des phrases lui revenaient pelle-mêle, il aperçut dans le regard de celle qui lui faisait face ce qu'il avait nommé plus tôt. Il s'affaissa et posa sa tête sur ses bras en la regardant avec un demi-sourire, presque insolent.

_ Ha, c'est bien de ça qu'il s'agit. Le regard ailleurs, la raison qui débarque au milieu d'une conversation interne, c'est d'amour dont tu parles avec toi même je me trompe ?

Dites à cet insolent qu'il est à côté de la plaque bon sang, faîtes lui fermer sa grande gueule ! Hm, pardon. Nous disions donc, il essayait tel un malpropre de la percer à jour. L'information, il n'y a que ça dans ton sale esprit, Houston. Encore une sale manie que celle là.
Il écouta la question de la jeune fille. Ho, elle aussi pouvait voir à travers lui. Ce n'était pas bien dur, en fait, la dépravation de son âme se voyait à presque 10 kilomètres. Il haussa cependant les épaules.

_ Non. Je fais tout ce qui peux me remplir l'esprit en réalité, mais le monde n'a pas l'air assez plein pour me faire oublier certaines choses. J'attends patiemment d'arriver à la seconde étape du deuil, je dirais, mais elle se fait bien attendre la salope.

Et il rigola de manière un peu sèche, lui même pas convaincue de l'insulte placée là. Ça ne la ferait pas arriver plus vite, la colère. Il n'arrivait pas à oublier, là était tout le problème. il n'arrivait pas à oublier les derniers souffles de Michigan, parce qu'il les avait vu, il aurait du sortir à ce moment là. Il était resté longtemps, longtemps après que la vie l'ait quittée, mais il espérait toujours la voir revenir. Il ne pouvait pas se mettre en colère contre son cousin de ne pas s'être réveillé à ce moment là. Parce qu'il attendait encore un signe de vie.
Il lâcha un soupir un peu contrarié contre lui même.
"Après cela il se trouvera, j’espère, des gens qui trouveront leur profit à déchiffrer tout ce gâchis.", lettre testamentaire d'Evariste Galois. La preuve que lui il avait tout compris, ce con.



Spoiler:
 
#   Sam 31 Déc 2016 - 0:39

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Alice l'écoute, elle lui donne toute son attention. Au fur et à mesure qu'il récite, ses yeux s'agrandissent, impressionnés. C'est donc un véritable trait de ce jeune homme, un don... Ou pas. Malgré le fait qu'elle se met à rire doucement à l'évocation de l'hématologie apprise sur Wikipédia, Alice comprend rien que dans son regard que le jeune homme n'est pas spécialement heureux de cette capacité. Pour une fois, Alice le conçoit parfaitement, c'est le genre de capacité psychique qui l'épuiserait, tout comme sa télépathie est un poids pour elle. Elle suit son regard pour poser le sien sur la pile de livre conséquente, déjà lue par le jeune homme. Elle tourne la tête vers lui, et lui demande, tout en souriant sans pour autant se moquer ou chercher à le déranger :

« Ce doit être épuisant, non ? »

Elle le suivit des yeux, restant droite, et puis entendit sa phrase. Cela sembla la perturber un instant, et puis, sans lacher ses yeux du regard, elle soupira, et son sourire s'afficha de nouveau. Alors, c'était visible même de l'extérieur ? Bien qu'elle ne se cache jamais de ses émotions, Alice ne pensait pas qu'elle en vibrait tant. La percer à jour ? C'était inutile, Alice se donne déjà, même si parfois, c'est à elle-même qu'elle se cache.

« Excuse-moi d'être un peu absente, je suis souvent comme ça. Et pour ce qui est de l'amour... En fait je n'en sais rien. Je crois que je ne veux pas l'accepter, parce que j'ai peur... De briser encore plus les morceaux qu'ils restent. »

Alice ne parle pas des morceaux d'elle-même, mais de ceux d'Hamilton. Alice n'est pas brisée, elle ne l'a jamais réellement été. Elle n'a jamais voulu l'être. Étonnement, l'insolence du jeune homme ne la dérange pas, il la stimule même, la pousse à réfléchir et à poser des mots. Et puis la réponse à sa question fuse sec, suivi d'un rire du même acabit. Le deuil, hein... L'expression de la Terre resta la même, et pourtant, elle avait connu plusieurs deuil. Elle pouvait saisir l'état du garçon, sans jamais avoir été dans le même état.

Il ne ressent pas comme moi, il ne réagit pas pareil. Il réagit comme les autres.

L'aider, c'est la première et logique conclusion que trouve Alice. Bien qu'elle soit différente et qu'elle vive la mort très différemment, elle sourit au garçon, et se proposa d'entrer dans une échange. Elle dit un peu, et il la pousse à dire plus, pour savoir, elle le pousse un peu, et il réfléchit, pour l'aider. Un échange de bons procédés, non ? Faut-il encore qu'il soit d'accord, bien qu'Alice n'en doute pas trop, vu la facilité qu'il a de parler. Ca aussi, c'était propre à elle... Tu es bizarre Alice.

« Peut être qu'elle ne viendra pas, cette deuxième étape. Peut être que tu passeras directement à la troisième, ou à autre chose encore. Et puis, si le monde n'est pas assez plein, pourquoi ne te concentres-tu pas sur le vide de notre monde, qui est bien plus présent que le plein ? »

Son regard se fait curieux, réellement curieux. Pas une once de moquerie, ni de compassion d'ailleurs. Il est inutile de compatir pour la mort d'un proche de quelqu'un d'autre, puisque ce n'est pas notre affaire. Alice est seulement présente pour échanger et tenter de comprendre, ou d'aider au possible.



Spoiler:
 
#   Mar 3 Jan 2017 - 22:38

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Humeur : Larvaire.

HRP : Bonne année ^o^ Bon alors je te dis, je sais pas trop ce que va valoir ce post parce que j'ai perdu le précédent qui était genre graaaaave long so... J'espère que ça ira quand même >.>


Epuisant.
C'était exactement ça. Plus compliqué que ça, mais exactement ça à la fois. Pas épuisant comme le "ho j'ai couru longtemps je suis épuisé !" mais plutôt comme "j'apprécie vraiment de manger mais je ne peux rien digérer et je dois tout recracher ensuite". Houston recevait les informations comme on prend un bol d'air frais, quelque chose de paradisiaque. Mais à peine assimilée et dévorée, l'information devenait un poison qui allait se nicher quelque part, et se développait telle un cancer. Il aurait d'ailleurs tout aussi bien pu prendre son portable, chercher des informations sur elle, il aurait sûrement pu tout savoir. Son nom, ses notes, sa famille... Mais son portable était posé sur la table pour la première fois depuis son arrivée à Terrae. Il ne le touchait pas, le laissant vibrer au fil des alertes. Il ne voulait pas savoir, il voulait prendre le temps d'obtenir les informations, rallongé ce moment de bol frais. Et elle l'y aidait, inconsciemment.
Elle savait poser les mots. Pas lui.

_ Oui, ça l'est. Parfois j'envie l'humain, "nécessairement oublieux" comme dit l'autre allemand là (l'autre allemand c'est Nietzsche). Mais oublier c'est... Un peu comme une peu viscérale, aussi. Un truc du genre.

Oublier un visage, oublier un nom. Ne plus savoir. Une pensée qui était insupportable pour Houston. Mais certaines images le hantaient, celles là il aurait voulu les oublier. Et s'en rappeler toute sa vie. Il ne savait plus lui même.
Il l'écouta s'excuser, ne comprenant pas vraiment pourquoi elle le faisait. Ce n'était pas nécessaire, elle n'avait rien fait de mal après tout. Il remarqua cependant qu'elle semblait déjà avoir tourné autour du problème plusieurs fois, et même qu'elle avait déjà accepté, même si elle disait le contraire. Elle avait dit "accepter", pas juste "y penser" ou "me poser des questions". Elle y avait déjà pensé, elle savait déjà, au fond d'elle. Houston était bien placé pour savoir que l'inéluctable se trouvait là, à fleur de peau, qu'il ne fallait qu'un pas. Quand bien même il ne savait pas grand chose, il avait cru comprendre que la mort était sa grande amie. Et la mort, il la connaissait plutôt bien ("salut salope comment ça va ?!" Autant vous le dire tout de suite, ses pensées me désespèrent parfois).
Il attendit la fin de sa tirade avant de hausser les épaules.

_ Je peux pas dire que j'y connaisse vraiment quelque chose à l'amour, mais il me semble qu'à la base c'est plutôt un truc qui recolle les morceaux plutôt que de les casser. Bon à part si tu entretiens une relation à l'amour un peu spéciale, mais ça je suis pas sûr de vouloir savoir.

Ahem. Il ne faut pas en vouloir à Houston, l'amour lui ait inconnu. Il n'en a jamais reçu et ne sait pas s'il saurait s'en donner, la seule vision qu'il en a est probablement biaisée par le concubinage, le sexe monnayé, la pédophilie ou autres joies qu'il a eu le bonheur de découvrir jeune (pas d'expérience si cela peut vous rassurer, juste de l'information). Houston a-t-il jamais aimé quelqu'un ? Cette perspective le fait frissonner. Il ne veut même pas savoir.
Mais si lui ne semble pas réagir communément à l'amour, elle semble avoir le même comportement avec la mort. Elle sourit. Elle se montre curieuse. Mais pas de cette curiosité malsaine qu'il a observé avec certains, non, plus une curiosité empathique. Elle ne le comprend pas mais elle veut le comprendre. Un peu comme lui avec son problème amoureux.
Il se sent d'un seul coup stupide. Stupide de pleurer la mort de ce cousin, alors qu'il n'a pas pleuré la mort de son oncle, qu'il n'a pas pleuré celle de tous ceux qu'il a vu mourir derrière son écran, qu'il ne pleurerait probablement jamais celle de son père, encore moins celle de sa mère. Qu'est ce qu'il pouvait bien avoir de si spécial ? Il connaissait la réponse. Ce contrat tacite qu'ils avaient passé. Tant que tu tiens, je tiendrai pour toi. Le problème, c'est qu'il avait craqué. Qu'est ce qui l'empêchait désormais de faire pareil ?
Il écouta ses paroles calmes, saines. Il devrait lui répondre. Il ouvre la bouche. La referme. Médite, lentement. Hésite. Sa gorge est nouée, sa voix est sèche.

_ Imagine. Un château de légos, avec pleins de couleurs, tout bien monté. Tu vis dans le château de légos, tu y rajoutes des meubles, des trucs pour te sentir bien. A un moment, quelqu'un shoote dans ton château et l'explose avec la délicatesse d'un tyrannosaure. Bon, tu me diras ça se reconstruit un château, easy même. Mais lorsque les murs sont bousillés, tu te rends compte qu'en dehors du château... Il n'y a absolument rien. Pas de sol, pas de ciel, pas d'autres baraques et pas d'autres légos, et que les fondations de ton château flottent littéralement dans le vide.

Il s'arrête. Il a oublié où il voulait en venir. Il s'est laissé emporté dans sa métaphore à deux balles. Houston ne sait pas parler de lui, de ce qu'il ressent. Personne ne lui a jamais demandé son avis, personne ne l'a jamais écouté parler. Ça lui fait mal, au fond de lui il sent son cœur se serrer. Comment dire ?! Comment faire comprendre ?! Il n'en a aucune putain d'idée.
Il se sent affreusement vide.

_ Je suis pas sûr que je puisse me concentrer sur autant de vide.

Houston pue la défaite. Il a perdu contre un trou imaginaire. Il se sent affreusement seul. Il voudrait aller chercher, ailleurs, trouver d'autres portes auxquelles frapper, mais il ne peut pas quitter les ruines de sa propre maison.
Cela lui donne cependant une idée. Il se tourne vers la jeune femme.

_ Et toi, il ressemble à quoi, ton château ?



Spoiler:
 
#   Mer 4 Jan 2017 - 0:29

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Alice l'écoute, attentive. Elle a apparemment trouvé. Alice fait partie des nécessairement oublieux. Seulement, Alice écrit, et décide de faire le tri. Alice écrit tout ce qui lui plaît. Que ce soit l'odeur de son plat du midi, le sourire heureux d'une inconnue au loin, les mains abîmés d'un garçon rêveur, le dessin d'un enfant. Un souvenir qui revient l'effleurer. Une chanson de sa mère. Alice n'a pas peur d'oublier, Alice n'a pas besoin, Alice découvre sans relâche. Mais elle comprend la terreur que cela peut être sans aucun problème. Elle a ressenti et vu cette peur chez beaucoup d'entre eux.

« Je comprends. Mais une peur apprend à être maitrisé, mise dans un cadre. C'est peut être la seule chose qui nécessite d'être entourée. »

Alice sourit, il n'avait pas complètement compris, mais au moins, il écoutait vraiment, et cela, rien que cela, l'aidait vraiment. Il posait les mots là où elle hésitait encore. Non. Alice n'avait pas peur de la mort. Alice avait peur de détruire une personne, mais spécialement de la voir mourir. Elle avait peur de détruire cette jeune femme qui était désespérément perdue et terrifiée par son contact, comme elle le recherchait. Alice était perdue pour cela, et ne savait pas ce qu'elle devait faire. Elle regarde le jeune homme avec douceur. Ses paroles ont pourtant du sens. Pourquoi ne pourrait-elle pas l'aider ? Manquerais-tu de confiance en toi aujourd'hui, Alice ?

« Je crois que tu as raison. Enfin, je ne sais pas. Elle est comme... Elle est déjà brisée, fissurée, elle tient en équilibre, et j'ai peur de la renverser en voulant seulement la rattraper.  »

Cependant, l'idée germe en elle. Et si elle pouvait l'aider ? Pas seule évidemment, mais si elle pouvait contribuer à l'aider à la rendre heureuse ? Elle baissa les yeux et sourit pour elle-même un instant. Encore une fois, elle laisse voir qui elle est entièrement à Houston. Amoureuse, hein ?
Elle redresse la tête et l'écoute parler de son château. Son regard se pose sur lui et ne le lâche plus, comme si elle voulait comprendre jusqu'à ses émotions, pouvoir être en mesure de redire après lui. Un château, hm ? Elle s'approprie ses termes, et finit par comprendre et intégrer comment il ressent la mort. Bien sûr elle est violente, si violente. Elle écrase, détruit, oblige à tout reconstruire. Il avoue ensuite ne pas être en capacité, peut être, d'affronter ce vide. Elle secoue la tête lentement.

« Ca s'apprend. Ca commence par le regarder bien en face. Puis par accepter. Et ensuite, on choisit ce que l'on fait. On continue de regarder, ou on le remplit et on le fait vivre. »

Tout réside dans les choix. C'est pour ça qu'un choix est compliqué. Alice choisit souvent, et commence à comprendre, aujourd'hui seulement, l'importance de ses choix. Etant confrontée aux autres, sortie de son monde protecteur, Alice apprend les autres, et sa différence. Alice progresse, elle aussi.
Elle lève les yeux, un peu pensive. Elle réfléchit, longtemps, et puis finit par répondre. Sa voix est devenue grave, elle a sa voix de conteuse. Celle qui fait danser les mots.

« Je n'ai pas envie d'avoir un chateau. Moi, j'ai une cabane, une jolie cabane en bois. Au début, j'avais une jolie cabane, toute en couleur. Et puis un jour, y'a un pilier de ma cabane qui s'est cassé, pouf, il a pas fait exprès. Et en se brisant, il a fissuré celui d'à coté, tu sais, les piliers qui tiennent les maisons ? Beh dans ma cabane, il n'y en avait que deux. Et le fissuré ne pouvait plus se réparer, on avait cassé son chateau. »

Sourire doux, mélancolique, mais loin d'être triste. Elle baisse ses yeux bleus pour les plonger dans ceux, absorbant, du jeune Eau. L'espoir d'Alice n'est même plus mesurable, la sécurité qu'elle crée pour sa vie, l'acceptation si poussée qu'elle en devient forte alors qu'elle paraît si fragile. Alice n'a pas peur, elle est même curieuse de voir, pour accepter encore. Elle ouvre ses bras à tout ce qui vient à elle, comme elle s'ouvre à Houston.

« Elle a été malmenée tu sais. Mais j'ai décidé qu'elle ne céderai jamais, j'ai décidé de la protéger. Ou d'accepter qu'elle se brise. Une fois, elle s'est cassé, boom. Tout avait éclaté. Mais... Je crois que, ce vide dans lequel elle flotte... Il n'est pas... Mauvais. Pas loin de moi, je suis persuadée qu'il a d'autres château, d'autre cabanes, peut être encore en construction, mais ils sont là. Et en ce moment...  »

Douceur, appréhension, désir, joie, tristesse, crainte, affection, tout cela passa en un éclair dans l'expression d'Alice.

« Y'a une cabane en flamme pas loin. Et je sais pas... Je sais pas si je dois l'aider à réparer, au risque de tout faire brûler plus fort... »



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#   Lun 9 Jan 2017 - 1:09

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Houston lève un sourcil clairement ironique lorsqu'elle parle des peurs. Il semble retrouver de son entrain dans les blagues étranges et les sous-entendus inutiles. Sérieusement, mettre les peurs dans des boîtes... "Bonjour, voilà ma mini bibliothèque personnelle de peurs, vous voulez voir laquelle ?!" Ho, et vous pensez qu'on peut ranger la claustrophobie dans une boîte ?! Houston est mort de rire à cette pensée, en tous cas.

_ Attends, tu as déjà essayé d'offrir une araignée à un arachnophobe ?! Moi oui, et je suis pas sûr qu'il aurait approuvé la théorie des boîtes ! T'aurais dû voir sa tête... J'ai une photo si tu veux d'ailleurs...

Oui, il devait lui rester une photo quelque part dans son téléphone. Ou alors, c'était une photographie mentale, il ne savait pas toujours la différence. Il fallait vraiment qu'il pense à développer une technologie capable de capter les images mentales. Ou pas, il n'avait pas vraiment la foi pour cela en ce moment.

_ Tout ça pour dire que je ne pense pas que la "phobie" soit contrôlable. Il faudrait plus apprendre à... vivre avec ? Ou l'éviter ? Crois moi c'est mon job d'affronter les problèmes, surtout ceux des autres, mais y'a des trucs... Je pense qu'il faut juste accepter qu'il y a des choses contre lesquelles on peut rien : la peur, l'amour, la mort et tout ce bordel. Et ça n'a pas l'air évident dans mon cas. A bien y réfléchir, le danger ce serait même de tout cloisonner, tu feras quoi si une boîte explose ?

Au final, il était mauvaise langue. Lui aussi avait cloisonné toute sa vie, mais une boîte avait justement explosée. C'était presque ridicule de lui demander de simuler l'effet que pouvait faire cette boîte alors qu'il n'en avait lui même aucune idée tant il était perdu.
Et puis, la jeune fille sembla moins douée avec les mots, d'un seul coup. Toujours plus difficile de parler de ce que l'on ressent hein ? Mais finalement les métaphores n'étaient pas un mal pour essayer de se faire comprendre.
Houston commence à reprendre vie, il sent ses neurones gagner de l'intérêt, il sent ce besoin intense de la comprendre, de l'aider.

_ Hm ouais, je vois. Et il se passera quoi si elle perd l'équilibre sans que tu aies essayé de lui tendre la main ? Dans un cas, tu l'as laissé totalement tombé, dans le second, au pire tu la déstabilises, au mieux tu la rattrape et ça reste souhaitable dans le sens où tu as essayé. A toi de voir après.

Elle s'est ouverte. Elle a sourit. Elle lui a ouvert son cœur, et il ne sait pas si il est à la hauteur de ce privilège.
Elle essaye également de l'aider, de son mieux, mais ce vide est tellement énorme qu'il se sent mal rien que de l'évoquer. Il se sent mal au plus profond de lui, il a l'impression que cela n'a jamais été pire. Pourtant, cela a du l'être, le premier Vide devait être encore supérieur à cela. Ou alors cela était additionnel ? Du vide plus du vide, cela donnait un gros trou ? Théorie hautement inintéressante, de son avis.

_ Je crois que je vais passer ma vie à passer le balais, dans ce vide...

Il se rendit compte que sa remarque était assez irrespectueuse, pour un gars qui demande de l'aide. Il avait demandé de l'aide ? Marrant ça, c'était bien la première fois.

_ Enfin... Pour l'instant, l'affliction domine. Et... C'est pas évident de fixer le Vide dans les yeux. Non seulement parce qu'il en a pas, mais de manière générale, il n'a pas de forme, il est juste... partout. J'ose espérer que prendre du recul c'est censé aider, mais c'est un peu comme si j'étais un atome sur Google Maps. Le temps du dézoome est un peu relou.

Et puis, enfin, il l'écouta parler. Il avait l'air peu à l'écoute des autres, il faut dire qu'il n'avait jamais eu beaucoup de temps. Mais c'était faux, il avait même observer les vies de tant de personnes qu'il en savait plus sur elles qu'elles ne le savaient elles mêmes. Houston ne compatissait pas toujours, mais il pouvait connaître et comprendre.
Et elle savait définitivement bien raconter les histoires. Elle possédait une sorte de don, une voix captivante. Retombé en enfance (du moins, de ce que Houston savait de l'enfance), il posa sa tête sur sa main et ses deux coudes échouèrent sur la table. Il l'écoutait parler d'une cabane qui tenait bon, d'une belle histoire de reconstruction, un reel feel good movie. Il écoutait sa voix et se laissait emporté par un conte qu'il aurait bien aimé vivre. Un compte où, lorsque l'on regardait par la fenêtre, on pouvait voir d'autres maisons, plus ou moins délabrées. D'autres personnes. D'autres problèmes.
Quand elle s'arrêta, il laissa un temps passer. Un temps qui lui paru infiniment long. Il attendait.. Un genre de suite ? En tous cas, il s'était vraiment laissé porté dans sa voix.

_ Wow. Wow... Une remarque comme ça, mais je me sens légèrement narcissique avec mon château et toi un peu trop humble avec ta cabane.

Il a un petit rire taquin. C'était vrai quoi, il avait toujours eu un côté mégalomane.
Estimant avoir déjà beaucoup parlé, il décida de la relancer. Il voulait en entendre plus, entendre sa voix.

_ Et comment tu t'y prendrais, pour la réparer, cette maison en flammes ?



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#   Lun 9 Jan 2017 - 17:50

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A la réponse moqueuse de Houston, Alice sourit, l'air amusée, mais pas moqueuse contrairement au garçon. Elle l'écoute pourtant jusqu'au bout, elle n'a pas l'air de vouloir avoir raison particulière, et elle comprend tout à fait son point de vue. En fait, elle est même d'accord : on n'enferme pas une phobie. Et elle n'a jamais dit qu'il fallait enferme les peurs. Elle enchaine, son ton est doux, naturellement, mais elle ne parle pas non plus doucement comme les personnes timides.

« Nous sommes d'accord. Je n'ai jamais dit qu'il fallait les enfermer. Seulement les entourer. Ce qui n'est pas la même chose, nous en conviendrons. Je suis absolument d'accord. Accepter, c'est une des meilleures solutions je pense. Et ce n'est pas non plus la plus aisée. Ni pour toi... Ni pour moi. »

Amusant, hein ? Alice n'a jamais eu aucun souci à accepter la mort, celle de sa mère, celle, silencieuse, de son père. Elle était pourtant terriblement attachée à eux, ils étaient ses piliers, les piliers de sa cabane, et pourtant, Alice est debout, et elle est tout à fait capable d'en parler. Elle n'a pas eu les mêmes phases que lui pour la mort, mais elle aimerait tout de même pouvoir l'aider. L'aider à aller vers l'acceptation, autant des peurs que de la mort.  Quant à elle, et bien, c'est à elle d'accepter ce qu'elle sait déjà, ce dont elle est persuadée mais qu'elle n'arrive pas à croire... Parce qu'elle a peur ? Non, la peur, ce n'est pas exactement ça. Pas entièrement cela.
Il lui pose alors des questions sur ce qu'elle pense et ressent. ll s'intéresse à sa façon de vivre les choses. Elle lève un instant les yeux, elle réfléchit. Elle réfléchit sincèrement à ce qu'il vient de lui dire. Et puis elle repose ses yeux dans les siens, avec de nouveau son sourire.

« Je ne peux qu'être d'accord. Alors, si je choisis d'essayer, comment devrais-je essayer ? Est-ce que j'attends un peu, puisqu'elle semble reprendre un peu d'équilibre... Enfin je n'en suis pas si sûre. Hm. Mais tu as raison. J'aimerai essayer. »

Et son sourire devint un merci. Silencieux pour ne pas gêner, mais présent puisqu'elle le pense sincèrement. Elle essaiera.
Elle le regarde, et l'écoute, n'ayant pas l'air perturbée par sa première remarque. Elle comprend tout à fait le fait qu'il puisse être excédé. Oui, le Vide, ce n'était pas facile à appréhender. Il avait déjà comprit qu'il fallait prendre du recul, mais effectivement pour cela, il fallait du temps.

« Il va te falloir du temps oui. Ce n'est pas amusant. Je ne sais pas ce qui est le mieux, te remplir de plein, ou de vide en attendant. Hm, c'est peut être ridicule, mais si tu as besoin d'aide, ou que tu veux te changer les idées, tu peux venir me voir, je suis à l'étage des Terres. »

Une proposition comme une autre, Alice est toujours présente lorsqu'il y a besoin d'une aide quelconque. Alice est toujours dévouée, peut être un peu trop. Mais elle n'a pas peur, c'est cela qui fait qu'elle est comme cela. Elle n'a pas peur de s'ouvrir et de laisser voir sa personne entière, y comprit toutes ses faiblesses. Elle était toujours à découvert. Et elle regardait attentivement autour d'elle, pour tenter de comprendre.
Houston était maintenant en train de l'écouter. Il était parti, lui aussi, dans les méandres de la voix d'Alice. Elle lui avait donné un bout de la capacité de son espoir, de sa façon de vivre simplement, sans avoir peur. Sa capacité à accepter les autres aussi, même si ce n'était pas toujours évident. Elle rit en entendant sa réponse. Il n'avait pas tord, mais Alice avait grandit dans une cabane. Peut être Houston avait grandit dans un château ? Ou l'aurait-il aimé ? Elle, elle était heureuse de sa cabane, alors cela lui suffisait.
Il relance une question, et elle réfléchit à nouveau, un petit temps.

« Je n'éteindrai pas directement les flammes, pas complètement, ce n'est pas à moi de le faire, même si je peux aider. Et puis, je l'aiderai à reconstruire, tranquillement, on n'est jamais pressé de reconstruire. J'aimerai que ce soit solide, qu'elle puisse avoir confiance en sa nouvelle cabane. J'aimerai bien... »

Ne fuis pas.

Elle sourit alors, avec les dents, un sourire triste, et pourtant, Alice est pleine d'espoir en prononçant sa phrase, en regardant la garçon droit dans les yeux.

« J'aimerai bien qu'elle puisse compter sur moi pour l'aider, et si elle veut, on pourrait construire une plus grande cabane ensemble. Peut être même, un château. »



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#   Mer 18 Jan 2017 - 14:13

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Il n'ajouta rien lorsqu'elle parla d'entourer ses faiblesses et ses peurs. Il pensait que tout avait été dit : oui il fallait les entourer et les maîtriser. Mais pour le moment, l'actualité était déjà de les digérer pour en faire le tour. Ce qui n'était ni le cas pour elle ni pour lui, et cela il l'assumait parfaitement. Parfois il est plus dur d'admettre que l'on a mal ou que l'on a peur que de se voiler la face. Mais accepter, c'était peut-être le début du rétablissement ? Houston n'avait jamais été très calé en psychologie, il lui préférait les décisions prises dans la vitesse, dont on a pas besoin de se soucier des conséquences.
Il écouta ensuite sa réponse sur les statistiques de réussite. Ho oui, pour lui ce genre de problème est mathématique, il est incapable de comprendre que l'on puisse bégayer, se tromper, dire l'inverse de ce que l'on pense devant une personne que l'on apprécie. Enfin, elle n'avait pas l'air maladroite, ce qui le confortait dans son idée de statistique purement mathématique.
Il marqua une pause et en profita pour la détailler attentivement. Ses cheveux, la forme de son visage, ses yeux, son nez, ses micros-expressions incontrôlables qui montrent ce que nous sommes, ce que nous pensons vraiment. Il fronça légèrement les sourcils. Huma l'air, pencha la tête d'un côté, puis de l'autre, tapota quelques mots sur son téléphone avant de répondre.

_ Je suis du genre à penser que le plus tôt serait le mieux, mais de nous deux c'est sûrement toi la plus intelligente et réfléchie. Et puis, tu as un moyen de vérifier son état sans lui demander non ? T'es pas télépathe ?

Il n'avait jamais été un excellent mentaliste, parce qu'il n'aimait pas regarder les visages. Mais elle avait tous les attributs des terres qu'il avait pu croiser, et elle ne semblait pas avoir de traces d'une force surhumaine. Enfin, il pouvait tout aussi bien se tromper. Et, dans le cas où il ne se trompait pas, il n'avait même pas pensé qu'elle puisse ne pas apprécier ces méthodes. Il faut dire que les scrupules, il ne connaissait pas vraiment.
Elle le conforta dans son idée qu'elle était Terre à sa phrase suivante. Besoin de parler ou de se changer les idées... Il pensa à Ariana, ça faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu. Et il se dit qu'il n'avait vraiment pas l'habitude d'aller vers les autres pour parler de lui. C'était étrange, normalement c'était lui qui rendait service, pour tout et n'importe quoi d'ailleurs (d'où Ariana et ses caméras dans les douches des mecs). Il 'avait l'impression d'avoir un miroir en face de lui. Enfin, son reflet, c'était son ancien lui. Un peu abîmé, quand même.
Il allait répondre que ouais pas de problème, il passerait (ce qui s'avérerait sûrement être un piètre mensonge), il allait même proposer des trucs mais... Il lui fallait du temps. Et il lui manquait beaucoup trop de choses.
Temps qu'on était sur les révélations...

_ Je t'aurais bien dit oui mais... En fait, j'ai toujours rendu service plutôt que le contraire, donc si tu veux je serais à l'étage des eaux, hein. Probablement. Sinon t'as qu'à taper "Houston I need your help" sur Google et je le saurai...

Il ricana. Le pire, c'est que c'était même pas une blague. Il soupira fortement et s'affaissa sur la table.

_ Pour être honnête... Je sais même pas ce que font les gens pour "se changer les idées". Comment vous faîtes pour vous amuser, sérieusement ? Aucune idée.

Et là, il n'avait jamais été aussi sincère. Il ne l'avait sûrement jamais dit à personne. Michigan le comprenait sans aucun doute, Gaetano en avait peut-être vaguement conscience, mais il s'était toujours sentit complètement à part. Un gamin qui n'avait pas d'imagination, qui ne savait pas jouer à un jeu de société, qui ne savait pas jouer seul, trop terre à terre pour s'amuser au karaoké si son ami chante faux, trop malin pour ne pas deviner la fin des films au cinéma. Trop relou pour avoir des amis numériques. Trop important pour sortir de chez lui.
Alors cette question, sous une apparence de blague, était foncièrement sincère.
Elle se remit à parler de sa maison, et il apprécia à nouveau le son de sa voix. Il sourit. Ça paraissait si simple, si idyllique comme ça. Houston savait bien que ce n'était pas le cas. Mais l'idée de construire ensemble paraissait paradisiaque dans ses lèvres. Il ne put, évidemment, qu'ajouter une pique cynique à cette belle histoire.

_ Fais gaffe la collocation ça a ses désavantages. Je pourrais tellement pas partager mes affaires avec quelqu'un d'autre... En tous cas, elle a bien de la chance d'avoir quelqu'un comme toi. Je viendrai visiter quand vous aurez fait les murs principaux tiens...

Il voulut ajouter, dans son pessimisme naturel, que si elle finissait par la lâcher, elles se retrouveraient avec deux moitiés de château dans un état ma foi pas mieux que le sien. Mais il se tut. Il donnait pas de l'espoir pour le reprendre ensuite.
Puis, soudain conscient de l'essentiel, il tendit la main vers elle.

_ Enchanté, moi c'est Houston.

Faire les choses dans l'ordre, c'est superflue, n'est ce pas ?



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#   Mar 24 Jan 2017 - 23:36

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Alice sent le regard de Houston fort sur elle, il la détaille soudainement, comme s'il prenait réellement conscience de sa présence physique. Elle ne se cache pas de qui elle est, elle fait partie de ces gens qui, malgré leurs doutes, n'ont pas peur de paraître un peu fragile devant les autres. Pour certains, c'est juste une inconscience, mais Alice souhaite être comme cela, et de ce fait, en fait une force. Le fait qu'elle se laisse être elle-même face à lui, sans même vraiment le connaître, lui donne une sorte de présence, d'assurance qu'elle n'a pourtant pas au premier abord.
Sa phrase la surprend d'abord. Il lui laisse entendre, lui aussi ce qu'il pense, sur le fait qu'elle est plus intelligente et mature sur ce genre de choses. Et puis, après réflexion, elle comprend, et puis, elle est assez d'accord. Le plus tôt serait le mieux, certes, mais cela n'implique pas de précipitation. Elle n'a ensuite pas l'air plus surprise que cela qu'il ait deviné son affinité. Elle n'appartient clairement à aucune autre classe, on lui a déjà fait remarquer. Sa seule réaction sera pourtant de froncer les sourcils, l'air un peu dégoutée.

« ... Non. Je suis effectivement télépathe, mais je déteste entrer par effraction dans l'intimité même et propre à chacun. »

Alice y est encore très sensible, elle ne supporte pas entrer sans l'autorisation de quelqu'un dans l'intérieur, très privé, de sa vie. Pourtant, elle n'a pas l'air de refuser son pouvoir pour autant. Elle ne le contrôle pas très bien et c'est cela qui crée ce dégout. Elle ne veut pas forcer les personnes autour d'elle, elle préfère discuter, et que la personne lui dise ce qu'elle veut comme elle l'entend. Elle est suffisamment douée pour comprendre ce qui va ou pas, et bien qu'elle ne porte jamais de jugement sur les pensées des autres, elle ne veut pas les connaitre pour autant. Elle ne s'en trouve pas le droit. Elle n'est pas non plus choquée par la proposition du jeune homme, comme si, s'il le voulait, il pouvait tout à fait le faire quand il voulait sur n'importe qui, mais que pour elle, il en était hors de question. Elle ne jugeait pas ses méthodes à lui, mais refuser de les adopter personnellement. Non, il était hors de question qu'elle utilise ses pouvoirs pour quelque chose qu'elle jugeait discutable.

Sa phrase la fait rire, toute douce de nouveau. Elle retrouve son sourire, et hoche la tête. Aussi étonnant que cela puisse paraître, vu son caractère, c'était donc lui qui aider les autres, et pas l'inverse. Au final, cela n'étonnait pas tant que ça la Terre. Elle sourit, sachant que ce genre de personnes, le genre de personne comme elle, avaient parfois besoin aussi d'être écoutée. Elle répond avec un ton tout doux.

« D'accord, j'y penserai. Si tu as besoin de quoi que ce soit, même si tu n'en as pas l'habitude, ne te gêne pas pour glisser un mot sous ma porte. Ca demande certes plus d'exercice, mais je ne suis pas aussi douée que toi, apparemment, pour entendre la détresse des autres. »

Elle sourit doucement. Elle n'avait pas les capacités matérielles pour faire ce que lui pouvait faire, mais elle était pourtant présente, simplement. Et puis, il avait lâché son prénom sans même s'en rendre compte, et elle le note dans un coin de sa tête, alors qu'elle n'a pas encore dit le sien. Mais ça n'a pas d'importance. Elle l'écoute parler de nouveau, et retrouve sa mine pensive. Alice était, contrairement à lui, une enfant pleine d'idées et de rêves, pleine de questions auquelles elle n'avait pas besoin de réponse immédiate. Elle adorait savoir, elle adorait comprendre, mais elle pouvait prendre le temps, Alice n'était pas pressée. Alice pouvait vivre tant dans la passivité que dans l'action. Elle retrouva sa voix lointaine, rêveuse, qui raconte.

« Je lis pour me changer les idées. Je réfléchis, et j'imagine comment cela serait avec ça, sans cela, ou plutôt comme-ci. Et puis, je dessine, enfin, je gribouille. Je crée des mondes qui ne ressemblent pas au notre, je peints avec mes doigts. Je vais me promener dans les branches des arbres. Maintenant, je m'entraine à dessiner avec la terre, à faire des histoires avec mon pouvoir. Et puis des fois, quand j'en ai marre, je monte sur le toit, où il n'y a que rarement du monde, et je regarde le ciel. Et ça fait du bien. Oh. Oui. Et je ris. »

Un mode vie offert par ses parents, qui ne pouvaient pas savoir à quel point son tempérament correspondait à ce genre d'activités.

Lorsqu'enfin, la pique de Houston arriva, Alice l'attendait, elle avait compris son mode de fonctionnement. C'était bien le même qu'un bon nombre de personnes, elle s'en rend bien compte. Pourtant, elle a beau en entendre, elle ne perd pas la magie de ses pensées qui l'animent. Ce n'était même pas paradisiaque, ce n'était pas aussi compliqué, c'était simplement doux, et bon.

« Je n'ai pas vraiment de bien matériel à moi. Les rares chosent qui ont de l'importance pour moi ne se partagent pas vraiment. Ce sont des livres que je ne prête pas, des petits cadeaux que l'on regarde simplement. Le reste m'importe peu. »

Elle sourit, il accordait un peu d'importance à son histoire, malgré son regard qui trahissait le fait qu'il pensait bien que cela ne pouvait durer, ne pouvait être vrai, ou que le mal pouvait arriver à tout moment. Aaah, ils étaient si compliqué. Ce n'était pas grave, la perte, la séparation, l'évolution. La reconstruction, tout cela n'était pas grave, tout cela pouvait même être beau, bénéfique. Heureux. Alice n'avait pas peur de cela, elle ne trouvait pas cela triste, effrayant. Mais il ne dit rien, il lui laissa sa joie, il ne vint tenter de l'entacher, et déjà, cela rend Alice un peu plus heureuse. Et puis, s'il y croyait un peu... Alors pourquoi pas elle ? Inconsciemment, Alice prenait la décision de se mettre face à ce qu'elle ressentait. Elle décide d'être sincère, et de faire ce qu'elle peut pour avancer. C'est ce que tu as toujours fait, petite Alice, non ?

Et puis soudain, il tendit sa main vers elle. Elle l'observa, surprise, et puis il se présenta. Elle leva des yeux amusés vers lui, une fraction de seconde, et son rire éclata, léger, sincère, et loin d'être moqueur, sa tête légèrement en arrière.
Elle serra sa main, doucement mais fermement. Elle connaissait déjà son prénom, son affiliation, et la raison de ses fissures actuelles. Il connaissait tout aussi, mis à part son prénom à elle. Elle trouva cela réellement amusant de se présenter maintenant.

« Je m'appelle Alice, et je suis contente d'avoir fait ta rencontre, Houston. »

La sincérité brille joyeusement dans les yeux d'Alice.



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#   Mar 21 Fév 2017 - 23:32

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HRP : Désolée encore, ça a été la mort en cours >.> En plus c'est pas super long, à toi de voir si tu veux continuer après ou pas ^o^


On ne va pas se mentir, Houston laisse échapper un rire un peu narquois quand elle lui parle d'effraction à l'intimité.
Bah oui, c'est quoi l'intimité en fait ? Un truc privé ? C'est quoi la vie privée au juste ? La vie privée, ça existe juste quand ça arrange les gens. Les gens postent toute leur intimité sur Facebook et crient au drame quand on frôle leurs pensées ? Autant dire que le respect de la vie privée, Houston il s'en bat totalement les couilles. Son boulot c'était de fouiller dans leur intimité, de faire ressortir tellement leurs poubelles que leurs pensées étaient loin d'être un secret pour lui.
Il évacua encore la réflexion d'un geste de la main, cette fois un peu hautain.

_ Très éthique tout ça.

Et son ton très ironique laissait supposer que ce n'était que la moitié d'un compliment. Il se demanda un instant ce qu'aurait donné cette entrevue si elle avait pu lire ce qu'il y avait dans sa tête. Aurait-elle pu déceler l'immensité des informations qu'elle retenait ? Aurait-elle pu détruire son cerveau ? Ho, c'était peut-être la solution pour oublier, après tout. Il verrait ça avec un master télépathe.
Elle offrit son aide quand il offrit la sienne, et inversement. Ironiquement, Houston pensa qu'ils étaient deux âmes en peine qui s'écoutaient mais qui préféraient réconforter les autres... Paradoxe ? Pas tant que ça, au final qui écoute ceux qui écoutent ? Les psy, lui souffla son cynisme.
Il écouta avec attention ses solutions pour s'amuser. Ho, elle en trouve, des activités. Houston se dit que ça doit être sympathique, de savoir dessiner. Non, ce n'est pas juste dessiner le problème, le problème est plus... Global. Il réfléchit, penche la tête, essaye de comprendre comment et pourquoi ses paroles semblent déloger quelque chose, bien au fond de lui. Puis il semble comprendre. Ses yeux s'assombrissent à mesure qu'il se rappelle la raison, qu'il comprend.

_ Je crois... Que je ne suis pas capable d'imaginer.

Houston n'a jamais appris à imaginer. Il n'a pas eu de livres pour enfants, il n'est pas sortit pendant son adolescence, n'a pas lu de films fantastiques, n'a pas pas vu de films de science fiction, et rien dans son quotidien ne l'a jamais sorti ô combien terre à terre et cynique. Peut-être que son salut se trouvait là, dans les livres qui ne traitaient pas de la réalité. Qui traitaient de l'imaginaire. Une perte de temps, qu'il aurait pensé il y a à peine une semaine.

_ Ho ho attends, tu ris ?! C'est super flippant ça fait plutôt psychopathe.

Elle parla ensuite très sérieusement de sa blague sur la colocation, et il était sur le points de lui rappeler que c'était une vanne lorsqu'il se rappela sa propre obsession pour son téléphone, dont il vérifia par la même occasion les dernières nouvelles. Pas de chance pour lui, une de ses alarmes au Canada s'était déclenché, il soupira et regarda la vidéo surveillance. Icare hein. Le contraire l'aurait étonné. Il réglerait ça plus tard. D'ailleurs, ce n'était même plus ses affaires.
Il lui fit un signe de défaite de la main.

_ Hé ben, t'as de la chance de pouvoir te contenter de ça.

Elle lui tendit la main en se présentant. Peu coutumier à ce genre de choses, il tendit néanmoins la main pour la lui serrer. Et elle avait une poigne plus ferme que lui. Il manquait vraiment d'activité sportive, y'avait pas à dire. Il haussa les épaules.

_ Content aussi de t'avoir rencontré.

Oui, il est content, il croit. Il ne sait pas forcément toujours où il en est, mais elle a toujours été plus rassurante que le reste de ses "amis". Et ça, c'est déjà quelque chose.

_ Et... Merci.



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#   Sam 25 Fév 2017 - 23:29

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Alice peut comprendre le rire sarcastique de Houston, sans pour autant l'approuver. Pour ce qui est de son cas, Alice ne va pas sur internet, Alice est invisible pour le monde extérieur. Elle l'a toujours été. De plus, elle refuse d'entrer dans les pensées les plus personnelles des gens, celles qu'on ne veut pas partager. Celles qui font ce que nous sommes, sans les autres. Elle n'a pas à être présente dans les pensées dans gens comme cela. De plus, la principale intéressée n'avait pas encore de portable, et va seulement rarement sur internet elle aussi. Ainsi, Alice ne réplique rien, sachant qu'elle aura forcément tord face à lui, elle ne va pas se fatiguer à lui expliquer tout cela, pas aujourd'hui. Et puis elle ne trouve pas cela spécialement utile.
Les gens se cachent peut être trop mais ils ont leur raison. Paradoxalement, Alice n'aurait aucun souci à se présenter devant un télépathe. Alice dit déjà tout ce qu'elle pense et ressent sans crainte.

Elle observe le jeune homme réfléchir. Elle lui sourit doucement puis rit à sa deuxième phrase. Cependant, elle tenter d'imaginer comment il était impossible d'imaginer. De se cantonner à la logique. De ne pas rêver. Pour elle c'était complètement impossible. Elle rêvait, imaginait, et grandissait comme cela, les pieds sur terre et la tête dans les nuages.

Elle l'observe trainer sur son portable sans pour autant se demander ce qu'il fait. Elle sourit à sa réplique, il abandonne. Elle lui sourit en retour. Oui, elle est heureuse d'avoir cela pour elle. Non, elle ne pense pas qu'il en est incapable. Il pourrait le vivre un jour. Il n'y a pas de raison.

Elle lui sourit, envoyant alors toute sa joie autour d'elle. Il est heureux et Alice le sens.

« De même. J'espère qu'on pourra se revoir. Et que je pourrai te poser plus de questions sur tes activités, à toi. »

La Terre finit par se lever, attrape son sac, et fait un signe de la main à Houston, avant de disparaître au coin d'une bibliothèque, le sourire aux lèvres.
Il l'avait aidée. Elle savait maintenant. Oui, elle était amoureuse.



Spoiler:
 
 

Des fois, faut que ça sorte... (/w Houston :3 )

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