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The color of the truth and the sound of sunny days [avec Papou Ronron]
##   Lun 13 Fév 2017 - 19:25

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Est-ce qu'un jour on pourra rp sans Woodkid ? "Nooooon" répondit l'écho~ XD !

Il ne veut pas y aller. Il doit y aller. Il ne devrait pas y aller. Il va y aller.

Nicolas inspire et expire lentement, profondément, fort. On doit l'entendre respirer depuis des jours. Il n'arrive plus à boire, à s'amuser, à s'oublier. Il ne dort pas plus pour autant. Une fois les fêtes de fin d'année passées, une étrange nausée l'a pris, ses entrailles sont contractées en permanence et ses yeux sont fixes, vides, dès qu'il est plongé dans ses pensées, ceux d'un animal cerné. Il est assis dans le canapé d'Aaron, il attend puisqu'il est parti chercher le cristal. Il attend. Termicator vient se frotter un instant à ses jambes, aussitôt suivi d'un Malo qui a bien grandi. Il les caresse distraitement, sans même les voir, les yeux perdus sur l'écran noir de la télé éteinte... La télé est éteinte. Il faut toujours la laisser allumer. Il sort son téléphone pour s'occuper les mains, et après tout, Aaron lui avait demandé de lui montrer à quoi ressemblait l'endroit, histoire qu'ils se retrouvent pas perdu en pleine campagne française.

Un geste machinal qu'il n'a que depuis quelques jours lui fait porter le pendentif de son collier jusqu'à ses lèvres. Le cristal d'Air semble le rafraîchir, lui permet de faire le tri dans ses pensées un peu... le goût du métal qu'il a utilisé pour lui fabriquer son écrin lui emplit la bouche, comme du sang, lorsqu'il passe sa langue dessus. Il retient une furieuse envie d'y planter ses dents. Il fixe son sac à dos. Qu'est-ce qu'il y a dedans déjà ? Oui, refaisons la liste. Des vêtements de rechange pour quelques jours, de l'argent, ses papiers, le cadeau pour sa mère qu'il ne donnera sans doute jamais dans sa couardise... Aurait-il du prendre un couteau au cas où ? Une arme ? Lâchant le cristal, l'autre main tenant le téléphone, sa main s'active d'elle-même en se remémorant les gestes qu'il faisait pour armer un pistolet, le charger, viser, tirer,... Il dévie enfin ses yeux de son sac. Mauvaise idée. Il a des cernes à force de penser Nicolas... Une barbe de trois jours envahit ses joues de nouveau, incapable de prendre soin de lui quand son esprit est occupé par autre chose... Il avait mis un maillot gris à sa taille. C'est neutre le gris. Un jean sombre pas trop serré... On sait jamais s'il faut courir. ...ses rangers et son cuir. Rien d'autre là-bas. ...et de quoi se couvrir ; la région était pas forcément connue pour ses hivers doux.

Il avait demandé que peu de choses à Aaron au final... Se méfier de tout le monde, ne jamais se fier à un enfant, une personne âgée, qui que ce soit... même pour un bon geste. Il était un étranger pour eux... Eux. Il passe ses mains encore rugueuses malgré cette année à Terrae sur son visage, en tapotant son écran. Il était étranger, gay et revenait avec le Loup Noir... il avait autant peur pour son prof que pour lui-même. Avec un tiercé pareil... Mais il ne pouvait pas lui dire qu'il le défendrait s'il le fallait... Aaron était un adulte. Et lui... Lui... Il était terrifié. Il fixe de nouveau l'écran sur lequel vient de s'afficher la vue du ciel du village, le regard d'un mort, l'expression d'un condamné résigné... Il espère que cette expédition en vaudra la chandelle et d'un autre côté, il n'attend rien de sa mère. Tiraillé, il ne sait plus à ce qu'il doit se fier au fond de son âme ravagée.

Aaron revient rapidement, même s'il a eut l'impression qu'il est parti pendant des heures... Il reconnaît son pas bien avant de le voir entrer dans le salon. Il ne pouvait pas retenir son instinct maintenant que l'échéance était d'autant plus proche. Nicolas tente de prononcer quelques mots mais il s'en sent incapable. Nicolas aimerait écouter ce qu'Aaron a à lui dire mais il est sourd. Rien. Rien de ce qu'il a vécu là-bas, de ce qu'il s'apprête à faire, ne peut soulager la douleur qui se propage dans tout son torse, écrasant ses côtes, réveillant ses cicatrices brûlantes d'une fièvre étrange. Avec des gestes mécaniques, il s'empare de son sac et s'approche doucement de son professeur de maths préféré. Tout était prêt ; des bobards qu'ils raconteraient pour la galerie à la moindre faille dans ce voyage... Nico pose délicatement sa main sur le poignet d'Aaron. :

-Une fois là-bas... tu ne me reconnaîtras peut-être pas. murmure le petit garçon qui dépassait déjà l'homme qui lui faisait face. Je... Je te demanderai de me faire confiance quand même... Quoi qu'il se passe.

Car il savait qu'il avait les gens qu'il aimait profondément à Terrae, qui l'attendaient. Il replaça son collier sous son t-shirt et lança un regard à Aaron... Il n'arrivera pas à prononcer les mots disant qu'il était prêt... car il ne le serait jamais.

***

Un train de marchandise passe devant eux leur bouchant la vue. Mais il reconnaît les odeurs... Il sent... Le froid de l'hiver a une odeur, la légère fragrance d’œuf pourri venant de l'usine, la rivière brune derrière eux où flotte divers déchets. A l'odeur il reconnaît cet ancien territoire... Le train passe. Les yeux d'aciers se posent sur la petite gare du village qui accueille rarement des voyageurs... L'endroit parfait pour apparaître en toute discrétion. Immobile, attentif à ce qui les entoure, sa mâchoire est de nouveau serrée, ses muscles de nouveau tendus, le Loup Noir est de retour. Il pose un pied sur les rails et traverse la voie unique. Ce n'est pas grave... Il reviendra. Il l'a promis. Mais pour l'instant, c'était l'heure de paraître. Sans un mot, ils remontent la petite avenue qui mène à la place de la mairie. Ils passent devant la boulangerie de son enfance, devant le boucher, la pharmacie,... Les petits commerces qui se débattent pour survivre et entre eux, les irréductibles, ceux que le temps ne peut détruire ; les bars. Pleins de bars. Parfois se faisant face, ou alignés les uns à la suite des autres sur plusieurs mètres. Leurs odeurs sont insupportables, le tabac froid se mélange à l'alcool... Il devrait s'être habitué pourtant, mais celle-là, c'est celle de ce village. Il y a quelques notes de vomi dans le lot parfois, parfumant le bouquet fade.

On les regarde tous les deux, tout autant l'un que l'autre... Sans pudeur, sans cacher leurs dégoûts. Avec ses pouvoirs, Nico a la confirmation qu'il attend depuis des années ; ici, tout le monde le méprise. Et si quelques vagues de curiosité ponctue le tout, sans doute à cause de la présence d'Aaron, les émotions négatives ne l'atteignent pas... Il s'en doutait déjà. Il s'en fout. Ces gens n'ont plus d'importance... Il y a des ricanements sur leur passage, parfois même des interjections. "Il ne faut jamais te retourner là-bas Aaron d'accord ? Il ne faut jamais donner l'impression d'être perdu ou de se promener."... Il faut regarder devant soi en fixant un point, comme si on cherchait à atteindre une destination précise, tout en restant ouvert à son environnement, percevoir ce qui risque d'entrer soudainement dans le champ de vision ou son espace vital. Mais pour l'instant, rien de grave, pas d'agression. :

-Cool. On doit être arrivé dans un bon jour pour avoir un accueil si chaleureux.

Rictus. Pas le sien. Celui d'un autre.

Ils arrivent sur la place de la mairie, près des bancs... L'endroit est désolant. Le goudron éclaté par endroit, laissant découvrir les pavés dessous. Nicolas observe, le visage vide de toute expression ; on a tenté de reboucher les trous les plus gros pendant son absence, le petit marché du quartier à changé le nom de son enseigne, il y a une dizaine de personnes qui zonent alentours. Sans bouger ses yeux des ruelles qu'il inspecte. Son doigt pointe un immeuble aussi étroit qu'étrange. Il est gris au toit de tuiles noires et dépasse les autres bâtiments, à se demander pourquoi on l'a construit ici. :

-C'est là-dedans que j'ai grandi. fait-il sans poser une seule fois ses yeux dessus. Au dernier étage...

Peut-être que sa mère y est toujours... Peut-être que madame Bonpoil lui fera du thé pour l'heure du goûter, avec ses fameux biscuits secs qui l'étouffaient et le nourrissaient tout à la fois. Le code de la porte d'entrée n'a pas changé, Nicolas entre, suivi par son professeur. Il déglutit en suivant les escaliers des yeux. C'est l'odeur. L'odeur ne change pas. Comme du bois et de la pierre sombre humide, de la poussière... Il revient sur terre, pointe du doigt l'unique porte du rez-de-chaussée. :

-Là, c'est la concierge, madame Bonpoil.

Mais Nicolas s'approche des escaliers... Il veut voir sa mère d'abord. Il pose sa main sur la rambarde de bois blanchi par de nombreux passages. Un frisson remonte le long de son bras, redressant ses poils. :

-Dire que j'avais été persuadé que je ne remettrais plus jamais les pieds ici... lâche-t-il tout en continuant de grimper les étages. J'étais parti avec cette certitude. ...Attention à cette marche, elle est mal fixée. ...Mais me revoilà. Ahah.

Et quelques étages plus tard les voilà devant une porte ; la porte. Nicolas est un peu penché, il ne se souvenait pas que c'était si bas de plafond ici. Je vivais sous les toits, j'avais pourtant pas oublié. Il pose sa main tremblante sur la porte... et il toque... et il toque... et il toque... il actionne la poignée, fermée... et il toque, un peu désespéré.

Elle n'est pas là. Elle n'est plus là.



##   Ven 17 Fév 2017 - 14:17

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Il fallait bien qu'on parte un jour. Le voyage avait été un peu long à se mettre en place, tout simplement par manque de temps ; on avait un peu de travail du côté des Masters, alors j'ai retardé pendant un moment. Enfin, c'est surtout une excuse, je pense. J'dors mal en ce moment. Disons que je ne dors plus, plutôt ; j'me retrouve sur mon ordi à reprendre les dossiers et les surveillances, à répertorier les intrus qu'Hideko a accepté d'engager afin de vérifier leurs moindres faits et gestes. Gae est un peu inquiet, je crois. Il dit pas grand-chose, mais il me soutient comme il peut. Et j'essaie de faire comme si tout allait bien. C'est pas si difficile, au final, j'suis doué pour ça ; avec Nicolas, c'est un peu plus difficile. Il est sensitif, il est étoile, et si je ne me contrôle pas, si je ne fais pas attention à réellement mettre de mur entre nous, ce sera la merde. Alors j'ai essayé de me forcer au calme, au sommeil, à ne pas apparaître devant lui comme la pauvre loque que j'peux être dans mes petits moments.

Bon, au moins, tout est prêt. J'attrape mon sac bandoulière et revient près de Nico. Il est mal. Trop concentré sur lui pour l'être sur moi. Tant mieux. Ca évitera les questions gênantes.

Je n'ai jamais réellement peur lorsque je vais à l'extérieur ; sûrement parce que je sais que eux ne savent pas qui je suis. Qu'ils ne savent pas que nous possédons ces pouvoirs, que nous sommes anormaux. Mais là, nous avons des intrus dedans, et nous allons nous perdre parmi eux. J'suis stressé. Je veux pas que Nicolas se sente mal, j'aimerais être capable de l'aider. Alors à part lui envoyer des vagues d'apaisement, j'peux pas faire grand-chose.

On est face à face et je lui souris. C'est un faux sourire, mais ça suffira. Pour la postérité, allez.

—Non, toi, fais-moi confiance.

Parce qu'il a beau savoir mieux que quiconque ce qu'il se passe là-bas, ce n'est pas à lui de jouer à l'adulte. Et s'il ne me fait pas confiance, s'il pense pouvoir tout gérer seul, ça ne servira à rien.

Nous nous téléportons.

L'ambiance là-bas est lourde. L'air empuanti. Il fait froid, et je resserre ma veste autour de moi. Je me suis demandé s'il fallait que j'emmène mon flingue, mais finalement, l'idée de l'emporter me rendait encore plus nerveux. Au moins, je donnais l'air d'être quelqu'un de simple. Et j'ai de quoi nous défendre.

Les conseils de Nicolas m'ont fait vaguement rire. J'sais qu'il ne riait pas. Mais j'ai pas peur des personnes vivant ici. Je ne dis pas que je ne me méfie pas, mais je n'ai pas peur. Alors faire attention à mes fringues, ma manière de me tenir, de marcher, de regarder autour de moi... J'vais faire des efforts pour pas faire d'la merde, mais sérieusement.

Alors nous commençons à marcher pour nous éloigner de la gare, où nous avons atterri. Je regarde autour de moi malgré tout, le visage cachant ma curiosité. C'est vraiment moche comme coin. J'comprends pas comment il a pu vivre ici, sans imaginer une seule seconde qu'il pouvait tenter de se barrer, avant Terrae. Mais c'est pas aussi simple, et j'ai la poitrine compressée rien que de le savoir.

Autour, les gens nous lancent des regards curieux, haineux. Je les détourne de nous le temps que nous passions, nous protégeant d'une bulle de désintérêt, ou au moins pour amoindrir leur animosité. Nous ne faisons que passer, nous venons en paix. Lol.

Nicolas s'arrête. Je suis son doigt et détaille le bâtiment. Ne prends pas la peine d'essayer de le détendre avec mes pouvoirs. Il serait capable d'être encore plus en colère pour ça. De toute manière, si quelqu'un arrive avec des intentions hostiles, j'le sentirai avant de le voir. Et lui finira bien par le percevoir aussi.

C'est fort, l'envie de blesser, de faire du mal, de tuer.

J'me sens pas bien.

J'dis toujours rien et le suis à l'intérieur en acquiesçant. Toute cette ambiance me fait suffoquer. C'est intenable. Comme lorsque j'étais dans ces laboratoires. Ca fait ressortir tellement de souvenir. Les endroits malsains se font tous ressentir de la même manière.

J'évite la marche mal fixée. Nicolas continue à grimper. Plein de choses s'agitent en lui. Je le laisse faire le vide. P'tetre qu'il supporte pas mon silence ? P'tetre que c'est mieux comme ça. Pourtant, en arrivant, je sens le problème.

—Nico..., je lance alors que nous atteignons le palier et que je lui envoie une légère vague apaisante, sans savoir comment le lui dire, sans savoir si je devais le retenir.

Nicolas est obligé de se voûter ; je l'imite pour éviter de me cogner la tête plus que par réelle nécessité. Il toque. Encore. J'observe. Je ne dis rien d'abord. Il n'y a personne a l'intérieur.

—Nico, y a personne.

Je reste tourné vers lui, n'ose pas poser ma main sur son épaule, à l'affut de ses réactions, contrôlant les possibles débordements.

—Ca va bien se passer, je lui lance de ma voix de Master, cherchant à limiter la panique. Elle est peut-être partie ailleurs. On va bien pouvoir demander à quelqu'un, viens.

L'inutilité serait de lui demander comment il se sent. Au moins, il a pas besoin que je lui casse les couilles avec ça. Je lui donne le temps qu'il faut pour descendre les escaliers ; pourtant, je ne sens pas de présence non plus dans l'appartement de la concierge.

—Ton ancienne concierge est pas là non plus. Qu'est-ce qu'on fait ?

L'important, c'est de ne pas paniquer. Elles peuvent être n'importe où. Je me retourne vers Nicolas. Si j'pouvais faire quelque chose pour lui, là, j'le ferais...



Je vis en #FEA347.


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##   Ven 17 Fév 2017 - 16:05

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La présence d'Aaron était à la fois une plaie et une bénédiction... Une plaie parce qu'il s'inquiétait pour deux, lorsque son prof de maths tentait pas de le calmer par vagues d'émotions. Mais en vérité, c'était surtout une bénédiction. Qu'aurais-je fait si j'avais été seul ? Des bêtises encore, pour changer. Et il aurait sans doute perdu son calme bien avant s'être retrouvé devant cette porte fermée. La panique lui saisit les entrailles le temps d'une seconde avant que la voix du Master ne l'atteigne... Nicolas prit une grande inspiration. Oui, elle devait être ailleurs. Même s'il ne voyait pas où dans l'état où elle était... Ils avaient qu'à demander à Madame Bonpoil... Avant de descendre les escaliers, Nicolas s'empara de la manche d'Aaron sans vraiment s'en rendre compte. A la recherche de stabilité sur les marches branlantes et inégales de son passé, quand l'une d'entres elles n'est même plus là... Nicolas tremble mais reste étrangement calme. Tout va bien. Ronron est là. Des pensées qui tournent en boucle jusqu'à ce qu'il atteigne de nouveau le rez-de-chaussée...

Mais même la brave concierge n'était pas là. Absente. Disparue. Qu'en savait-il ?... Une nouvelle douleur lui étreint la cage thoracique. Il inspire difficilement, ferme les yeux un instant. Il ne faut pas s'arrêter sur leurs absences, il faut avancer... C'est ce qu'il a toujours fait lorsqu'il était ici n'est-ce pas ? Quand il ouvre les yeux, il sent. Il sent l'absence des deux femmes avec d'autant plus de netteté mais il se concentre sur la présence qui se trouve près de la porte d'entrée de l'immeuble. Quelqu'un d'impatient. Nicolas lève les yeux vers Aaron, arrive à lâcher un petit sourire en lâchant la manche qu'il tenait jusque là. :

-Ce qu'on fait ?... Eh bien... Ici, les rumeurs vont plus vite que le vent, donc on n'a qu'à sortir demander.

Dehors. Un endroit dangereux entre autre. Mais est-ce qu'il avait le choix ? On pourrait rentrer à Terrae après tout... Elle est pas là de toute façon. Mais ce serait fuir encore une fois. Est-ce qu'il pourrait se supporter de fuir encore ?... Il ne veut même pas savoir. Il capitule, et c'est avec un certain détachement qu'il ouvre la porte, au lieu d'être sur ses gardes.

Appuyée contre le mur, les bras croisés, une jeune fille longiligne tourne sa tête vers lui. Il reconnaîtrait ces longs cheveux noirs et raides entre mille, ce sourire moqueur mais ce regard blasé... Elle avait bien grandi. :

-Petite Vipère.

-Loup Noir.

Salutations sobres. Pourtant il arrive à sentir sa joie de le retrouver aussitôt suivi par de l’inquiétude et de la méfiance envers l'homme se trouvant derrière lui. Elle retrouve le regard dur qu'elle arbore lorsqu'elle entreprend des négociations. Il lève une main apaisante entre eux. :

-Tout va bien, il est avec moi. Aaron, je te présente Justine, la pro des concoctions et des poisons.

Il ajouterait bien qu'elle lui a sauvé la vie plusieurs fois, il ajouterait bien qu'elle est aussi la patronne des filles de joie du gang même si elle a un an de moins que lui... Mais c'est pas joyeux pour des retrouvailles... et puis, ça a peut-être changé depuis son départ, même s'il en doute, à la vue des bas résilles et de la jupe trop courte qu'elle portait. Il laissait ces deux-là se présenter. Vipère paraissait froide durant leur discussion, mais c'est l'instinct de survie qui fait loi ici. Pourtant elle faisait un effort ; elle faisait confiance au Loup, donc elle tentait de faire confiance en celui qui l'accompagnait, s'autorisant à lui sourire. Jusqu'à ce qu'elle se tourne vers Nicolas. :

-Je suppose que tu dois te poser pleins de questions. Malheureusement je ne suis pas autorisée à y répondre...

-C'est Amadéus qui t'envoie ?

-Nah. lâche-t-elle dans un gloussement. Sir Williams, êtes-vous prêt pour une visite des ruelles les plus sombres de notre village ?

Elle voulait préserver le mystère... Mais le soupir qu'il pousse n'est du qu'au fait que son ancienne "collègue de travail" s'accroche soudainement au bras de son prof de maths. Eurg. :

-Vipère s'il-te-plaît, c'est pas un client.

-Quoiiii ? J'ai pas le droit de mêler l'utile à l'agréable ?! C'est tellement rare les nouvelles têtes ici tu le sais !... Bon, suivez-moi Sir~ !

Nicolas plissa les paupières en les voyant partir devant. Il savait pas s'il devait rire de la situation ou être particulièrement exaspéré.



##   Ven 17 Fév 2017 - 17:11

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Nicolas tangue mais ne sombre pas. Il s'accroche à moi comme un gosse à la manche de son père et je lui lance un sourire réconfortant. Sois fort mon grand. Ça se passera bien. Je ne le répète pas, parce que le répéter, ce serait douter. Il faut avoir l'air confiant, les épaules et le dos droit, avoir l'air digne, paraître grand à côté de ce foutu grand dadais. Tous les deux, nous descendons. Nicolas a l'air désespéré. Mais un peu las aussi. Nous sentons tous deux la présence derrière, et je me demande si c'est un allié ou un ennemi.

Alors j'acquiesce et je le suis. Il n'a pas l'air aussi alerte que d'habitude. Je reste derrière lui, aux aguets afin de réagir immédiatement en cas de problème. Tout a l'air de bien se passer. Il y a juste cette fille, habillée comme une arpenteuse de trottoirs alors qu'elle n'est sûrement encore qu'au milieu de son adolescence. J'ai envie de rire jaune, mais je ne le fais pas. J'me rends bien compte que cet endroit est carrément glauque.

L'entendre c'était une chose, mais le voir, c'est tout de même très différent. Mains dans les poches, je l'observe sans bouger. Elle me jauge. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que je la détaille moi aussi, mais à ma manière. Je la laisse se faire une idée, ne sais pas trop comment je suis censée la saluer. Alors je lui fais simplement un signe de tête, puis reprends par un sourire lorsqu'elle me salue de cette manière.

Justine, la Vipère. Très bien, très bien... Il faudrait que je m'y fasse rapidement, à tous ces surnoms. (J'suis sûr qu'ils rieraient bien s'ils savaient que les seuls surnoms qu'on m'a jamais donné c'est Ronron ou Petite Lumière. Oulala je pète le swag.)(J'suis une machine de guerre trolol.)

—Enchanté, je suis Aaron Williams, je la salue dans un français inondé par mon accent américain, mais surtout accompagné de mon plus charmant sourire. Puis je continue en anglais : Je ne parle pas vraiment français, mais je le comprends, alors ne t'en fais pas pour ça. Mais si je parle trop vite, dis-le moi.

J'm'attends au regard de tueur effaré de Nico. C'est pas ma faute, c'est un réflexe putain. Comment il croit que j'ai survécu toutes ces années ? Les gens aiment trop ma gueule. Voilà. Aaron, tais-toi. Concentre-toi omg.

En vrai, je crois que mon cerveau a complètement grillé à partir du moment où j'ai capté que des gamines de 15 ans s'habillaient comme des prostituées.

Ils discutent deux minutes et je suis surprise de la voir s'adresser directement à moi, et encore plus de s'accrocher de cette manière à mon bras. Un rire m'échappe, contrôlé et discret. Je lui lance un sourire mutin, lève les yeux vers Nicolas. Omg mais c'est vraiment une pute.
Genre. Vraiment, en fait, c'est même pas une insulte.
Mais pourquoi.
Heureusement, j'arrive à rester maître de moi. J'sais pas si c'est mes pouvoirs qui aident ou les années de pratique, en fait. Mon sourire ne me quitte pas.

—Mais non, Nicolas, t'inquiète. Je serais ravi d'avoir un si charmant guide, Miss.

Je lui tends mon bras comme un gentleman pour qu'elle soit à l'aise - putain elle a quinze ans, mais pourquoi - et la laisse me guider sans pour autant baisser ma garde. Nicolas lui fait sûrement confiance, mais je préfère rester méfiant.

—Bah alors Nico, tu suis ? je l'appelle avec un sourire.

Elle parsème notre petite promenade romantique - lol - d'anecdotes tout à fait inédites sur leurs aventures, et je me contente de commenter ça de temps à autre. Avec un sourire en coin, je répète les dernières paroles de la Vipère tout en riant sous cape.

—Le Loup Noir, ce héros~.

Pourtant, à l'intérieur j'ris pas. C'est aberrant. Complètement indescriptible. J'm'adapte vite, mais j'ai pas envie de m'adapter à ça. J'comprends pas comment ça peut être normal que des gamins soient à ce point laissés dans la merde. J'ai l'coeur en miettes mais j'essaie de rien laisser transparaître. J'aimerais pouvoir sortir ces gosses de ce trou à rats. Mais j'suis pas sûr qu'y ait quelque chose à faire… Ça me rappelle les quartiers chauds de chez moi, mais en bien pire. Ce village, c'est comme un os pourri jusqu'à la moelle.

—Où allons-nous ? je finis par demander.



Je vis en #FEA347.


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##   Ven 17 Fév 2017 - 18:04

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Nicolas panique un peu quand Aaron lâche le fait qu'il est américain un peu trop facilement... M'enfin, c'est Ronron, et en face ce n'est que Vipère. C'est pas la plus dangereuse... même si bon, on sait jamais, les excès de confiance c'est jamais bon pour la santé ici. Il garde un visage neutre jusqu'à ce qu'Aaron se comporte comme un gentleman avec elle, lui offrant carrément son bras. Une expression alarmée traverse son visage avant qu'il n'arrive à remettre son masque correctement... ...Oui parce que dans son cerveau, ça a fait un truc genre : AGHBLMENREIJDSSTEUFEUPREUH !!!! Il les regarde s'éloigner un instant avant de réagir quand le Master l'appelle... C'est dur de rester calme quand une "amie" prostituée s'accroche au bras de son prof de maths qui a... quoi... douze ans de plus qu'elle ? Nicolas en a des frissons dans le dos. Il n'avait pas oublié à quel point ce village était... glauque, c'est le mot... mais le revivre avec Ronron c'était très franchement plus que malaisant.

Le Loup Noir retient moult soupirs et rougeurs à chaque anecdote que lance la Vipère. Dans une ruelle, là où il tentait de fuir le Chasseur une énième fois et où elle l'a récupéré pour le soigner. A un carrefour, l'endroit où il avait fui les gendarmes parce qu'il transportait de la drogue et avait réussi, contre toute attente, à ne pas se faire arrêter. Tu parles d'un héros. Il avait déjà raconté la plupart de ces choses à Aaron, mais de se retrouver dans le lieu des drames c'était complètement différent ; ça rendait la chose tangible. Il avait beaucoup de mal à ressentir à quel point ça touchait Aaron... Mais il avait récupéré son instinct de Loup Noir... Il paraissait taciturne, ne commenta pas une seule fois et se contentait de se rapprocher de Vipère chaque fois qu'elle tentait de le mettre mal à l'aise avec un mauvais souvenir, pas menaçant, juste pour lui rappeler que s'il fallait se méfier d'elle, il fallait aussi se méfier de lui. Elle finit par le comprendre et se décolla légèrement du Master en lui lançant un regard qui voulait sans doute dire "Roooh c'est bon je rigolais !". Il nota dans un coin de sa tête que malgré son absence, le Loup n'avait pas perdu son influence.

Aaron finit par demander où ils se dirigeaient et Nicolas lui en fut presque reconnaissant... Il avait beau connaître les ruelles, il ne voyait pas du tout où ils se dirigeaient avec les détours qu'ils prenaient. :

-On va vers ce qu'on appelle le Foyer. C'est un vieux manoir abandonné près du bois qui entoure le village. précise-t-elle avant de se tourner vers le Loup. C'est le nouveau QG d'Amadéus, le bois est entièrement devenu le territoire des Vikings après ton départ.

Nicolas digérait l'information... Le gang adverse avait donc étendu son pouvoir à ce point. :

-C'est pour ça qu'on prend autant de détours ?

-Je dois vous ramener entier.

Ils rient, tous les deux. De ce rire amer qu'ils reconnaissent. Le Foyer apparaît devant eux... Une vieille bâtisse qui tient à peine debout, n'ayant plus de fenêtres, le toit manquant de tuiles,... La porte est un vieux drap troué dont Vipère s'empare pour que les deux hommes passent en premier. Ça sent la désolation ; dans la pièce à leur gauche, il y a des gamins en train de compter les munitions et de nettoyer des fusils d'un côté, de l'autre des gros bras veillant au bon déroulement des opérations tout en notant leur cota. A droite, d'autres membres du gang remplissent des brouettes de feuilles de cannabis séchés pendant du plafond, sans doute prêts à se diriger vers les entrepôts où il transforme tout ça en barre... Le Loup reconnut la plupart des visages... La plupart des visages reconnut le Loup. Il y eut un grand silence avant que tous reprennent leur travail. Le Loup Noir déglutit et jette un regard à Aaron. Il avait vécu comme ça, mais il aurait voulu qu'il ne le voit pas. Il serra les dents et fit comme si tout était normal... parce qu'après tout, c'était normal.

Vipère passa de nouveau devant et grimpa les escaliers en colimaçon face à eux. A l'étage il y avait un autre couloir donnant sur des pièces avec différentes serres, des réserves d'alcools, des collections d'armes blanches,... et tout au bout, une porte. Ce devait être la seule de tout le manoir. Vipère toqua et entra. Le Loup suivit... avant de s'arrêter net. D'un côté du bureau, il y avait Amadéus. Il était en train de boire un verre de bourbon et de fumer un cigarillo... Le mélange des odeurs ramenait Nicolas à son enfance ; son patron n'avait pas changé, à ceci près qu'il avait des cernes sous les yeux, il ne paraissait pas vieillir. Et face à lui, assise sur un tabouret, se tenait la Reine : Cynthia. Elle était une femme maintenant, les cheveux blonds détachés, les yeux bleus s'agrandirent en le voyant dans l'entrée... comme si jusque là, elle n'avait pas cru aux rumeurs... Une vague de colère l'assaillit puis de joie... Elle était aussi heureuse que dévastée de le revoir... Nicolas ne comprit pas pourquoi... Surtout qu'elle rougissait maintenant. C'est quoi ces sentiments contradictoires ?! :

-Hé. C'est qui lui ?

Amadéus pointait Aaron du doigt, il ne perdait pas de temps lui. Il avait un business à protéger... et un flingue, sans doute chargé, sur le bureau.



##   Ven 17 Fév 2017 - 20:50

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Le Loup gronde. Il ne dit rien, fait simplement sentir sa présence menaçante envers la jeune fille. Je lui lance un petit regard en coin, sans rien dire. J'comprends qu'il ne veuille pas qu'on s'étende. J'comprends aussi le malaise. Mais j'aurais temps de me rouler en boule plus tard en pleurant leur innocence disparue. J'ai une vision subite du petit Nicolas qui est venu me demander de l'aide à la fin d'un cours de maths... Ce petit Nicolas qui avait encore l'air d'un enfant mais qui, au final, l'était simplement devenu.

Tout est tellement plus fort, ici. Tout ce que la Vipère raconte semble prendre forme dans mon esprit ; et je le vois, tantôt blessé, tantôt arrêté par les gendarmes. Je me retiens de plisser le nez dans une mimique agacée et réflexive. C'est le moment ou jamais de prouver que j'peux encaisser les choses sans broncher, pas vrai ?

La jeune fille se décolle de moi, et je dois dire que ça me soulage un peu. Je suis pas branché pédophilie, désolé pour ceux qui pensaient le contraire. J'essaie de détourner la conversation et la réponse ne tarde pas à venir. J'apprécie la précision pour le vieux pas au courant de tout ce qui se passe. La réaction de Nicolas m'apprend que ce n'est pas forcément une bonne chose. Et ses paroles aussi. Les enfants rient tous les deux.

Ce sont plus vraiment des enfants, j'ai envie de soupirer. Et on l'a bien envoyée nous chercher, du coup…
Ou alors c'est juste elle qui se l'est mis en tête ? Ahh. Je comprends rien à ce qui se passe dans ce village, putain. J'vais me contenter de suivre le mouvement.

On arrive visiblement. Nicolas stresse. Je sens le malaise. Une boule dans la gorge. Une boule dans l'estomac. Je garde un visage lisse. Lisse pour que les émotions coulent dessus sans y trouver de prises solides. Ce serait con qu'elles s'y accrochent.

La gamine nous tient le drap et je suis Nicolas sans un mot. Mes yeux se faufilent partout. J'vois rien de l'oeil gauche, et j'suis bien forcé de tourner la tête pour voir tout ce qu'il se passe. C'est. J'me sens mal. J'ai envie de vomir. C'est quoi cette enfance qu'on leur offre ? J'ai envie de trembler. Mon regard croise celui de Nicolas. J'crois que j'ai pas pu retenir mon ahurissement affolé. Se reprendre. Bander les muscles. La tête haute. Le regard droit devant soi. Le visage inexpressif. C'est pas si difficile au final.

Ahah. Nan.

J'continue à suivre. J'ai l'impression d'être un peu dans le gaz et d'avoir les oreilles qui bourdonnent, comme quand un explosif saute juste à côté de vous. Une porte. La Vipère toque, entre. Nous suivons. Je suis derrière Nicolas, comme son ombre. La scène me donne vraiment l'impression de rencontrer un parrain de la mafia. D'un coup, c'est tellement insolite…

Ahah.
Merde.
Putain.
J'dois contenir un fou rire nerveux en utilisant mon pouvoir sur moi-même. Nico doit l'sentir, j'pense ; il est tellement violent que si j'm'assommais pas avec, je crois que je me foutrais vraiment dans la merde.

La Vipère se met sur le côté pour permettre aux deux nouveaux protagonistes d'embrasser correctement la scène. Nicolas se fige. Un trentenaire brun en costard et avec son verre de bourbon (omg mais les clichés sont peut-être pas des clichés en fait ??? j'devrais demander à Gae) et son cigarillo nous observe. Une adolescente blonde relève les yeux vers nous. J'sens distinctement toutes les émotions qui fusent, et j'dois faire preuve d'un grand sang froid pour me contenir à nouveau.

Mec, cette fille te kiffe. T'es con d'être parti sans elle.

De mon côté, je suis posté derrière Nicolas, campé sur mes jambes, et je croise mes mains derrière mon dos.

Là c'est le moment où j'suis en train de me dire qu'il faudrait que j'arrête de balancer des demi-vérités à tout le monde. Comme "Ah, je vais juste accompagner Nico chez lui, t'inquiète pas, on sera vite rentrés !" à Gae qui partait en mission le jour-même.
Quoique je suis pas certain que lui dire "En fait, je vais rencontrer le tonton mafieux de Nico, c'est rigolo, je t'enverrai une carte postale" soit une meilleure idée.
Putain.
Pourquoi le premier truc qu'il dit c'est à propos de moi en plus ?!

Mes sourcils se haussent subrepticement lorsqu'il m'interpelle. J'm'attendais à ce qu'il salue plus ou moins chaleureusement Nicolas, mais évidemment, on remarque les intrus d'abord. Ok, alors mon poto, déjà, tu peux dire bonjour, hein, ça va pas te tuer ? Non ? Si ? Bon, d'accord, j'ai vu ton flingue, promis, je ferai pas de bêtise.

Putain mais me regarde pas comme ça, j'vis avec un ancien tueur à gages omg, c'est bon, j'vais pas faire dans mon boxer !
Regarde le flingue Aaron. Tu te souviens que ça fait bobo un flingue, quand même ? Hein ? Et pourquoi Nicolas répond pas ? J'échange un regard avec lui. J'dois me présenter moi-même, c'est ça ? Mais mec tu sais que je vais faire de la merde, tu l'sais, pourquoi tu me laisses faire ? Tu tiens pas à ma vie en fait ? Ah, oui, j'ai oublié, j'ai dit que tu pouvais me faire confiance. EVIDEMMENT. Suis-je bête. C'était une tellement bonne idée de jouer au beau gosse.

Putain Aaron mais réfléchis quand tu parles.

—Ah, moi ? Faites pas attention, j'suis juste son garde du corps, on est venus faire un peu de tourisme… je lâche simplement sur un ton lent. Vous aurez qu'à dire que j'suis un meuble.

Silence.
Omg.
J'ai pas osé dire ça.
J'ai pas osé dire ça ?????

Ah bah oui. C'est clair que c'est ultra logique hein. Nico fait juste quasi dix centimètres de plus que moi, maintenant.
Reste plus qu'à espérer qu'ils aient rien compris en anglais.
Lol.
Tacru.

Sourire de circonstance, allez, lol. Reste sérieux. C'est plus rattrapable t'façon, alors tant qu'à avoir l'air pas crédible, autant y aller à fond jusqu'au bout-

—... Je blague. Aaron Williams, je l'accompagne, je fais en montrant mes mains dans un geste d'apaisement, très lentement pour ne pas qu'ils me trouent comme une passoire.

... Tout ça, c'est d'la faute à cette maudite girafe. Elle va m'entendre quand j'vais rentrer. si je survis



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##   Ven 17 Fév 2017 - 22:42

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En fait il se passe tellement de trucs que Nicolas se retrouve muet. Entre Cynthia qui est là, pourquoi elle est là d'ailleurs, enfin, c'est vrai ça, elle travaille avec le gang maintenant, c'est pas possible, ou alors elle a suivi les rumeurs, elle a débarqué ici, mais pourquoi, il pensait qu'ils ne se parlaient plus après la mort d'Oldie et puis ces émotions, qu'est-ce qu'elle fabrique sérieux, elle est malade ou quoi, blblblbl *pet de cerveau*... et puis Ama qui ne le salue même pas et qui est limite menaçant envers son prof préféré. Oui bonjour HEIN ! D'ailleurs quand il pose ses yeux sur lui, il ne peut s'empêcher de faire un petit aller-retour avec son regard entre les deux hommes... Quasi le même âge, quasi la même morphologie... Violente introspection. Trop violente pour que Nico puisse prononcer quoi que ce soit. Son visage est neutre mais il cache une tempête d'un bordel sans nom. Et puis Ronron qui est mi-mort de rire, mi-stressé, mi-moqueur... Non sérieusement, si de la fumée pouvait s'échapper de la tête de Nico à ce moment il le ferait ; ça faisait longtemps qu'il n'avait pas eu autant à analyser d'un coup.

Et puis Aaron sort une connerie.

Tout le petit monde réunit dans la pièce le fixe d'un coup, les yeux ronds. Mon... garde du corps. Nico lève un sourcil, Cynthia parait statufiée... et Vipère lâche un gloussement qu'elle contient devant le regard incendiaire de son patron. Ce dernier ne dit rien jusqu'à ce qu'Aaron se corrige, disant qu'il l'accompagnait simplement. Amadéus pousse un gros soupir en se tassant au fond de son fauteuil miteux. :

-Je me disais bien... Le jour où le Loup Noir aura besoin d'un garde du corps...

Ah. Donc il reconnaissait qu'Aaron pouvait être dangereux. On la refait pas à Ama. Nicolas pourrait sourire s'il ne sentait pas encore le regard de Cynthia fixé sur lui. Son ancien patron reprend. :

-Asseyez-vous. Pardonnez-moi pour ma brusquerie, mais si vous êtes ici je pense que le Loup vous a tenu au courant des... us et coutumes. Il jette un coup au pistolet qu'il a sur le bureau et le range dans un tiroir. Voilà, on peut discuter normalement maintenant... Je suis ravi de voir que tu as bien grandi Loup Noir.

Nicolas s'assoit, ne sachant pas quoi répondre... surtout qu'Ama a lancé un regard à Cynthia qui s'est enflammée d'un coup. Il baisse soudain les yeux sans trop comprendre pourquoi. :

-Amadéus... Cynthia... Je suppose que vous avez pas mal de choses à dire.

Ama lâche un rire nerveux ; il se lève et se dirige vers un buffet. Cynthia pince ses lèvres, Vipère laisse même sa tristesse se peindre sur son visage... PIRE, Amadéus sert du Bourbon. SON BOURBON PERSO, de SA cave... Même à AARON ! Omg ça doit être grave. Nicolas serre les dents en le regardant sans comprendre. Le patron sourit piteusement. :

-On va en avoir besoin. assure-t-il. Double C.

Cynthia hoche la tête brièvement. Puis il y a un instant de silence où les deux anciens amis se regardent enfin dans les yeux. Il y a comme une bulle qui se créait à cet instant, un doux rappel des moments qu'ils passaient ensemble autrefois, avant que tout ne dérape. Elle arrive à sourire. Et puis seulement il comprend le sentiment qu'elle dégage... Et puis seulement il comprend tout ce qu'il ont traversé et toutes ses réactions... Tout en fait. Woh putain. Et Aaron qui doit tout capter. WOH PUTAIN. C'est qu'il faut le temps que ça monte au cerveau m'voyez. :

-Je... Je suis contente que tu ailles bien.

-M-moi aussi. AARON TAIS-TOI NE DIS RIEN NE PENSE PAS NE RESPIRE PLUS.

Donnez à cet enfant un trou de souris pour qu'il aille s'y planquer pour l'éternité svp. :

-Je suppose que tu n'es au courant de rien... A propos du village... Ama pourra te confirmer que les Vikings sont plus nombreux, plus organisés... depuis que le Chas-... Jérémy est le second du Jarl.

-Les histoires de gang ne m'intéresse plus Cynthia, et je suis pas venu pour voir le Chasseur.

La bulle éclate. Bon boulot Nico....... Cynthia fronce les sourcils. :

-Tu n'as pas changé. dit-elle d'un ton acide.

-Cynthia...

-T'aurais pu au moins nous envoyer des nouvelles ! Je m'inquiétais !

-Oh, je devais deviner que tu t'inquiétais en plus ?! Pardon ! Mais quand je suis parti, tu ne me parlais plus je te signale !

-Oh la la prenez une chambre !

Ils se tournent tous les deux vers Vipère qui leur offre un petit sourire coquin. :

-Moitié prix pour toi Loup Noir. Après tout, tu n'as pas officiellement quitté le gang.

-Ça suffit. On n'est pas là pour supporter vos querelles de gamins. Faites vite ou je vous fais sortir de mon bureau. puis il se tourne soudain vers Vipère. Et d'où tu fais des réductions aux membres toi ?! Retourne bosser d'ailleurs !

Vipère sort en faisant mine de bouder et en saluant une dernière fois "Sir Williams~♥"... Re-eurg. Amadéus masse sa tempe gauche tout en se resservant du Bourbon. Nicolas sent sa lassitude... Il devenait trop vieux pour ces conneries. D'un regard, il relance Cynthia qui, bien qu'encore en colère, obtempère. :

-Quand tu es parti, Madame Bonpoil et moi avons pris soin de ta mère. Elle restait devant la télé, au début, jusqu'à ce que ça exaspère Madame Bonpoil qui a pris des mesures drastiques. Plus de télé, juste la radio, et elle l'emmenait avec elle au marché les mercredis. C'était dur au début, elle pleurait tout le temps et n'arrêtait pas de parler de ton père.

Petit à petit, Nicolas se tasse... Son épaule rencontre celle d'Aaron, il tente de faire le vide, de rester de glace face à tout cela. Cynthia parvient à s'adoucir au fil de son récit. :

-Et puis Madame Bonpoil est morte. Elle était vieille tu le sais... Mais ça a été le dernier coup de fouet qui a complètement rétabli ta mère. Elle s'est occupée des funérailles et a recommencé à vivre normalement... à s'habiller avec des couleurs. Et elle a rencontré Laurent... Elle vit avec lui aujourd'hui.

Nicolas digéra l'information. Très. Difficilement. :

-Laurent. Le père du Chasseur.

-Oui...

Nicolas attrapa soudain le poignet d'Aaron, il avait l'impression que le sol se dérobait sous ses pieds... En voyant cela, Amadéus leva son verre dans la direction du Master. :

-Santé ! J'avais bien dit qu'on en aurait besoin !



##   Sam 18 Fév 2017 - 0:45

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Bon, bon, bon. Ahah. Aujourd'hui, j'ai failli mourir. Heureusement que Nico est un bon poto au monsieur pas content, là-bas. C'qui était épique, je crois, c'est la synchronisation des yeux globuleux qu'ils ont posé sur moi. J'suis désolé, mais c'est la faute à Nico. Il a pas répondu à ma place. Faut pas me laisser parler quand y a un flingue, ou j'dis d'la merde ou je provoque, ou je fais les deux à la fois. Ca veut pas dire que j'gère pas. Mais j'gère pas ma langue. Alleeez, faites semblant de rire, c'était drôle, non ??
Non, ok, c'était pas drôle, pardon, désolé, je le ferai plus-

J'me sens un peu vexé par c'que dit le boss. Très bien, je sais que je ressemble à une crevette, mais on doit avoir quoi, la même carrure à peu près ? Je vois pas forcément très bien derrière le bureau. Je ne hausse pas les épaules, me contente de les regarder alors que je reprends peu à peu mon calme. Ahh, ça va mieux. Je crois. Il nous invite à nous asseoir et j'hésite. Nicolas s'installe et je l'imite en silence ; le flingue est rangé et je me détends. J'suis vraiment plus fait pour le terrain, je crois.

—Plutôt, oui, je réponds simplement en m'installant, avant de lancer un regard vers les autres personnes présentes.

Puis ils commencent à parler. Je suis pas dans la conversation, et j'ai rien à foutre là. En fait, j'sais même pas ce que je fais dans cette pièce. J'aurais parfaitement pu attendre dehors. Mais j'imagine qu'ils avaient peur de ce qu'il pourrait m'arriver, hein... Pfft. J'aime pas cet endroit. C'est une prison de la taille d'une ville.

Le boss se lève pour aller chercher… j'sais pas, c'est du bourbon ? Mais mec, je tiens pas l'alcool, tu vas pas me servir ? Ah bah si. Bon. J'le remercie, observant les réactions de tout le monde. Tristesse. Ils cachent quelque chose. Il est arrivé quelque chose. Je tourne la bague à mon annulaire machinalement, lançant un regard à Nicolas. Est-ce que ça ira pour lui ?

Cynthia et Nicolas se mettent à échanger. C'est d'abord beaucoup plus à ressentir qu'à entendre, si vous voulez mon avis. J'ai pas d'pop corn. J'ai un demi sourire en coin. Ouais ben tu m'étonnes que tu sois contente, meuf. Et omg mais Nico, un peu plus de diction, stp, c'est bon, j'sais que les hormones font des ravages, mais bouffe pas ta langue, dis un truc CORRECT si déjà. J'ai beaucoup trop d'truc à t'apprendre- non pas là-dedans, ce serait une mauvaise idée en fait.

Puis du coup la p'tite se vexe quand il lui dit qu'il s'en tape des gangs. Mais t'es con, gars, tu sais vraiment pas draguer. Moi ça m'étonne pas qu'elle se vexe, hein, j'lui aurais collé mon index sous le nez, déjà. Et puis attends, t'as pas envoyé de nouvelles ? Nan mais Nico, c'est pas sérieux tout ça, T'AS PAS ENVOYE DE NOUVELLES NAN MAIS ALLÔ QUOI.
Stp.

La Vipère reprend la parole et j'me retiens de lâcher un "Ouais j'avoue" qui passerait clairement pas. Elle a pas tort, hein. Les retrouvailles c'est cool, mais si vous voulez faire ça, j'pense que c'est pas trop l'moment…

En attendant, j'ferme toujours ma gueule. Indésirabilité bonjour. J'ai envie de soupirer, mais le boss les reprend rapidement. J'l'aime bien, lui. Si on excepte le fait qu'il utilise des gosses pour faire des trucs dangereux et illégaux. M'enfin. On lui obéit parce qu'il impose le respect, j'aime bien. C'est cool. Bref. Au-revoir petite Vipère~ Je lui fais un signe de la tête et un sourire lorsqu'elle repart. Mon coeur putain. Comment on peut laisser ses gosses faire des trucs pareils…

J'me remets dans le fond de mon siège. La partie moins rigolote commence. J'fronce les sourcils au fur et à mesure. Nico va mal. Son épaule atterrit contre la mienne. J'évite les effusions d'affection, mais j'lui transmets tout c'que j'peux de positif par ce simple contact.

Je déglutis. Tourne la tête vers Nico qui m'a attrapé le poignet à m'en faire mal. J'vais avoir une marque. Tant pis. J'lève les yeux vers Amadéus. Mec. Juste ta gueule. C'est pas trop l'moment d'en rajouter une couche. Je prends le poignet de Nicolas entre mes doigts à mon tour. Comme lorsqu'on attrape quelqu'un pour l'aider à se relever.

—Nico, calme-toi, je dis en le sentant partir en vrille. Commence par prendre le bon côté d'la nouvelle (il va m'taper) : ta mère va bien. Elle va mieux. Nicolas. Ta mère va mieux.

Ok j'dois m'taper l'air con. J'm'en fous.

—Respire. On règlera le problème du Chasseur plus tard.

J'lève les yeux vers Cynthia et le boss le temps que Nicolas se calme. J'lui envoie des ondes de calme par intermittence. Ils doivent pas comprendre, les pauvres. (Ca doit surtout avoir l'air chelou de l'extérieur.) Je commence à parler un peu vite, avant d'me rappeler qu'ils ne comprennent pas tout comme Nicolas, et reprends sur un ton plus lent :

—Où ils sont, actuellement ? Y a moyen d'aller la voir sans qu'on se fasse dégommer ? Vous dites que le Chasseur est devenu le second de je-sais-pas-qui. (Putain l'jour où j'retiens tous leurs noms j'bouffe un balais.) La Vipère nous a fait passer par des chemins détournés à cause des Vikings. Donc j'imagine qu'aller là-bas serait vaguement suicidaire, ou au moins sacrément gonflé. Donc, quelqu'un a une idée ingénieuse ? On a fait tout c'chemin, on va pas faire demi-tour maintenant.

On m'a toujours dit que j'étais con, ça va pas changer en 10mn, hein.



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##   Sam 18 Fév 2017 - 1:37

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Nicolas s'accroche à Aaron, mais il n'arrive pas à percevoir s'il est en colère ou s'il est triste. Il est juste... perdu. C'était juste lui où la vie s'amusait à continuellement lui jouer de mauvais tour ?... C'est un coup à devenir parano. Même si je le suis déjà. Mais ce que dit Aaron est vrai ; sa mère va mieux, c'est... quelque chose. Il desserre sa prise sur son poignet, en s'excusant, mais ils ne le lâchent pas. Il a jamais été aussi content que le Master utilise un minimum ses pouvoirs sur lui. Il ne regarde même pas les autres personnes présentent dans la pièce, il s'en fout... Il fait ce que lui demande Ronron, respirant, s'appliquant à rester calme. Il s'empare du verre qui lui est destiné de sa main libre, trempe rien qu'un peu ses lèvres dans l'alcool fort pour se réveiller du coup de poing que venait de lui donner la réalité.

De son côté, Amadéus a simplement repris sa place au fond de son fauteuil après avoir écrasé son cigarillo terminé dans son cendrier. Cynthia a voulu porter sa main vers Nicolas mais elle a jeté un œil à Aaron avant de se raviser. Elle dégageait un lourd sentiment de culpabilité. C'est le patron qui répond à Aaron, hochant légèrement la tête. :

-Le Jarl, chef des Vikings. lui précise-t-il. Mais ne vous faites pas de soucis. Si vous voulez vraiment aller la voir, elle se trouve dans le pavillon à côté du garage de... du père du Chasseur. Il suffit de remonter la rue principale.

Il posa son regard sur le Loup Noir, encore un peu sonné. Il eut un air attendri l'espace d'un instant avant de reprendre. :

-On va attendre un peu hein.

-Je... Je dois y aller.

Cynthia quitta la pièce précipitamment, au bord des larmes, la voix tremblante. Amadéus la laissa faire... Nicolas cligna des paupières. Ah, il n'a pas d'autorité sur elle... elle fait donc pas partie du gang. Il fut doublement soulagé, par le fait qu'elle n'était plus là et par cette nouvelle. Amadéus croisa les jambes et planta son regard dans celui d'Aaron. :

-C'est la première fois que je vois le Loup aussi proche de quelqu'un. Physiquement j'entends.

Eh... oh... Je suis là hein. J'entends aussi. Nicolas prit une grande inspiration pleine de heurts... Il était certain que s'il parlait maintenant, il craquerait. Ça ne l'empêcha pas d'envoyer à son ancien patron un regard lourd. Ama y répondit par un sourire avant de se lever. :

-Je vais vous mener jusqu'à la rue principale. Vous tomberez sur le garage facilement.

Nicolas relâcha doucement son prof de maths préféré et se leva lui aussi. Il faisait le tri dans sa tête ; s'ils allaient jusqu'au fameux garage du village, ils avaient de grandes chances de tomber sur le Chasseur... soit la personne qu'il ne voulait ABSOLUMENT pas voir. Great. Il partit devant, sortant de quoi rouler une cigarette de ses poches, impatient de retrouver l'air extérieur même s'il était vicié à cause de l'usine. Amadéus lui, descendit les escaliers doucement, forçant un peu Aaron à marcher à sa mesure. :

-Je le vois. Vous êtes plus proche du gamin que personne ne l'a été ici. Alors laissez-moi vous prévenir ; Cynthia n'a pas tout dit, mais il y a malheureusement des choses qu'un discours ne peut préparer. Soyez... Enfin... Je suis mal placé pour vous demander ça, mais soutenez le Lou-... Nicolas. Il va en avoir besoin.

Amadéus souleva le drap pour voir Nico, adossé contre le mur, les attendant sagement. Il eut un rictus amusé et se tourna une dernière fois vers Aaron. :

-Voilà, c'est cette rue, dans cette direction. dit-il en pointant cette dernière du doigt. Oh. Et j'aime beaucoup vos cheveux.

Nicolas leva un sourcil. ...What the fuck ?



##   Sam 18 Fév 2017 - 2:15

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Doucement, tout ce qui tourbillonne en Nico redescend lentement. Il respire. Sa poigne se desserre. Il faut du temps pour laisser les mauvaises nouvelles s'envoler. Mais ça sert à rien de se morfondre. Autant se lancer. Parfois, faut apprendre à courir avant d'apprendre à marcher, nan ?

J'me sens toujours de trop. La fille voudrait pouvoir le consoler, pouvoir ajouter quelque chose ; elle a cette boule qui grossit dans sa gorge et cette compression caractéristique de la poitrine. Sa main retombe lentement alors que le boss reprend. Le "Jarl"... C'est difficile à prononcer, comme nom. Je fronce les sourcils mais acquiesce. Rue principale. Garage. Ok, on ira là-bas. Si Nico est d'accord ? J'tourne les yeux vers lui, moi aussi. Il réagit pas beaucoup. J'aimerais bien pouvoir dire un truc pour l'apaiser, mais j'crois que j'peux pas me laisser déborder par mes sentiments aussi, pour le coup. Faut qu'y en ait au moins un des deux qui gère.

—Le temps qu'il faudra, j'acquiesce.

La fille part. J'aurais bien voulu dire un truc pour la retenir, là aussi. Mais tant pis. C'est pas comme si c'était la dernière fois qu'ils se voyaient. Ils s'expliqueraient, parleraient plus tard. Mon regard, qui avait suivi la sortie de l'adolescente, revient sur Amadéus. Nos yeux se croisent et s'ancrent l'un à l'autre. C'est drôle, il a les yeux vraiment très verts…

J'me retiens de hausser un sourcil, mais n'arrive pas à retenir un léger rire soufflé à la réaction de Nico, à côté. T'indigne pas chéri, au pire fais lui un fuck dans ta tête et imagine le déguisé en tacos. Ça calme direct.

—Merci, je lance à l'attention du boss, pendant que Nico se lève.

J'ai le bras un peu engourdi, aussi je me masse le poignet avant de me lever. Nico est déjà sorti. Il a l'air plus vif, mais j'crois qu'il a vraiment pas envie de parler pour le moment. Hm.

Nous descendons les escaliers. J'suis un peu triste pour le bourbon, mais j'me sens pas de boire maintenant. Une autre fois peut-être (ahah tacru). J'm'attendais pas vraiment à ce que le grand manitou s'adresse directement à moi, c'est bizarre. Mes sourcils se froncent légèrement. "Plus proche que personne ne l'a été ici" ? J'veux bien qu'on soit proches, mais... 'Fin faut bien quelqu'un pour veiller sur lui, nan ?

Par contre, la suite me fait bien plus tiquer. De quoi il parle ? Est-ce que sa mère est en mauvais état, au final... ? Des séquelles ? Est-ce que ce type lui fait du mal ?

—Je suis là pour ça, pour le soutenir.

Un silence. Mon regard se fait à la fois dur et inquiet, toujours planté sur Amadéus. Il ne dira rien. Mais il est inquiet... Pas vraiment perdu. Mais comme coupable, lui aussi. Pas au même degré que Cynthia tout à l'heure. Mais ça s'voit qu'il aimerait pouvoir faire plus, sûrement.

Putain mais dis pas un truc pour finalement rien dire, ces gens sont relous, les français sont tous comme ça ? Nous passons le drap de sortie - drôle de concept - et j'aperçois Nicolas. Je sors mon paquet de clopes aussi, et en tire une d'un mouvement preste du poignet, avant de l'attraper au coin de mes lèvres. Amadéus reprend la parole. J'acquiesce et veux le remercier. Puis je bug, mon briquet à 3 cm de ma clope.

—Euh. Merci ?

Mais. Wut.
J'allume ma clope et m'approche de Nicolas pour l'inviter à me sonner dès qu'il est prêt à y aller. Puis me retourne vers Amadéus.

—Merci pour l'hospitalité. ... Et pour le bourbon, même si on n'en a pas vraiment profité.

Trop dommage…

Je lève les yeux vers Nicolas. Attends qu'Amadéus soit à nouveau rentré, ou qu'on se soit éloignés au moins, pour lui demander :

—Nico, ça va ? Tu as besoin de plus de temps ? Sinon, on y va.

J'ai un temps d'arrêt. Pince un peu les lèvres.

—Si tu te sens trop en colère, on prend notre temps. Faut qu'on garde notre calme.

Dixit le mec qui panique plus vite que son ombre lol.

—Viens, je l'invite à me suivre.

De toute manière, j'crois que ce sera de toute manière la merde.

—... Il est chelou ce gars. Ils ont quoi mes cheveux ? j'finis par lâcher à mi-voix, me passant une main dans ladite tignasse.



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##   Sam 18 Fév 2017 - 19:56

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De tout ce que pouvait être Wolfgang, il n'était sûrement pas le genre d'homme à s'inquiéter des membres de son gang... tant qu'ils faisaient leur boulot. Il avait commencé ses commerces à 15 ans, parce qu'il s'ennuyait et parce qu'il était dans cette période rebelle, usant de l'héritage de ses parents, à savoir la manipulation et le sens du commerce, que pour les emmerder. Mais aujourd'hui, il vivait de cela. Si les gosses à côté pouvaient mieux vivre, c'était juste bonus. Wolfgang avait aussi subi les brimades dans son enfance, parce qu'il avait un prénom bizarre, parce que "les yeux verts vont en enfer", et autres raisons débiles qui font mal malgré tout. Que les gosses souffrent c'était normal, limite conseillé ici... Histoire d'endurcir les peaux et de les habituer à traîner dans la boue. Mais le Loup c'était différent. Il l'avait accueilli assez tard pour un gosse, il avait essayé jusqu'au bout de se débrouiller seul... Il était déterminé sans être naïf et quelque part, Wolfgang respectait ça... Ils avaient perdu tous les deux Oldie et Nicolas s'était relevé, encore une fois, avec cette obstination qui soûlait le village entier, mais qui le faisait sourire. Mais seulement sourire... et donner quelques conseils au seul être qui semblait avoir gagné sa confiance... parce qu'il fallait pas abuser non plus. Ainsi pour simple adieu, il fit un clin d’œil au Master. :

-Revenez quand vous le souhaitez. Mon... rideau est toujours ouvert.

Nicolas plissa les paupières mais Amadéus s'en alla, fier d'avoir commis le crime parfait. Non mais... sérieux ?! Tout le village veut se faire mon prof de maths. Un léger frisson le traversa. Il serra les dents. :

-Ca va mieux. Vraiment... J'ai... J'essaye de pas trop anticiper ce qu'on risque de voir. Laurent, le père de Jérémy, est connu pour être un alcoolique notoire... Il battait son fils donc bon...

Ne pas anticiper on a dit. Il prend une grande inspiration et suit Aaron. La rue principale doit être la partie la moins moche du village... Elle est pavée, un peu étroite mais contrairement aux autres endroits, ils peuvent marcher côte à côte sans se rentrer dedans ou marcher sur la route. Dans cette partie, la plupart des magasins sont fermées depuis longtemps ; les vitrines sont couvertes d'une peintures blanches et seul l'écriteau "A VENDRE" transparaît. Il était parti pour se plaindre, pour désigner des lieux marquants de son enfance du doigt ou bien se taire pour subir ses tourments intérieurs... Quand Aaron dit clairement qu'Ama est "chelou" tout en se demandant ce qu'il pouvait bien trouver à ses cheveux.

Nicolas laisse échapper un rire, ce fut trop soudain. Mais après avoir vérifié qu'il n'y avait pas trop de monde dans le coin, à part le ballet de quelques voitures, il se laissa aller... Il en avait besoin. Il décoiffa son prof préféré, sourire franc comme jamais il n'en eût dans cet endroit. :

-Ils sont parfaits, voilà ce qu'ils ont !

Nicolas se calma vite, du moins en apparence pour tenter de la préserver, mais au fond de lui, ça allait mieux. Aussi, quand il finit par reconnaître le garage au loin, puis le pavillon dans lequel ils devaient aller, il n'était plus inquiet... mais comme... fataliste. Y'a plus qu'à, hein. Il assura à Aaron qu'il allait bien, même s'il hésita à taper avant de le faire. Il inspira profondément, une douleur immense lui saisit les entrailles quand il entendit le son des clefs qu'on tourne dans la serrure...

Le moment de vérité.

C'est sa mère qui ouvrit. Elle avait un léger sourire au moment d'ouvrir jusqu'à ce qu'elle aperçoive son fils sur le pas de la porte. Elle bloqua net. :

-Fran- Non maman, celui-là est mort. Nicolas ?

Il avait attendu une éternité qu'elle prononce son prénom. Ses jambes flageolèrent mais il tint bon. Par contre, il n'arriva même pas à bafouiller. Rendu muet une deuxième fois. Devant le manque de réponse, elle leva les yeux vers Aaron. Des yeux gris clairs vivants. Elle était moins maigre qu'avant mais avait gardé cette morphologie fine, limite maladive et avait ses cheveux blonds longs moins bien abîmés... cette fameuse mèche rebelle... Sa robe bleue pastel laissait voir sur ses épaules des traces de coups, des bleus et des griffures. Nicolas serra les dents mais fut incapable de bouger... Comme si sa mère, même debout, même en meilleure santé, restait inatteignable... Parce qu'elle a rejoint un connard. Elle se présenta, complètement ignorante de ce qui pouvait traverser son fils à cet instant, durant ces quelques secondes d'agonie lancinante. :

-Bonjour, je suis Hélène Lefebvre. Je suis enchantée... Monsieur ?...

Des phrases. Elle prononce des phrases complètes ! Nico tangue légèrement, accusant le coup. Hélène le remarque et ouvre plus grand la porte. :

-Oh euh ! Entrez, entrez ! Allez vous asseoir ! Euh... Vous souhaitez quelque chose ? J'ai du café de prêt ! Du lait ? Elle referma la porte derrière eux et s'agita sur place un instant. Allez au salon je vous en prie.



##   Sam 18 Fév 2017 - 21:04

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Son. hum. Rideau ? Y a pas que ça qu'est très ouvert, si vous voulez mon avis ahahah. Ahah. Hum. C'est bien, hein, j'suis content de savoir que j'fais d'l'effet aux gens, mais c'est un peu bizarre ! Nico aussi trouve ça bizarre. Je me contente de répondre au boss avec un sourire de mon cru pour le remercier une fois de plus, et retourner voir le jeune. J'retiens un petit "Hé, j'suis encore vivant, j'y croyais pas.". J'crois que ça lui ferait prendre définitivement peur.

Les mains dans les poches et la clope au bec, j'l'observe. J'comprends pourquoi il est pas content-content. Mon expression se fait plus sombre et j'acquiesce légèrement. Vaut mieux pas anticiper, mais s'y préparer. J'ai un frisson à cette pensée et laisse mon regard se poser sur le sol un instant, perdu dans mes souvenirs. Les coups, les bleus, cette culpabilité, honte... Et à peine de la colère ou de la rancoeur envers eux. Un soupir m'échappe et je me passe une main sur la nuque. Autant s'concentrer sur autre chose.

—Hé, je fais à Nico en jartant sa main, après qu'il se soit moqué ouvertement de moi - mais bon, au moins, il va mieux je crois. C'est pas parce que t'es plus grand que moi que t'as l'droit de m'ébouriffer les cheveux ! C'est un privilège réservé aux aînés stp !

Mais bon, j'savais qu'ils étaient parfaits, c'était une évidence depuis toujours, hein- Je souris légèrement à mon tour. Puis le perds. On arrive, visiblement. Nous nous plantons devant la porte du pavillon et je plante mon regard sur la nuque de Nico. Est-ce que ça ira pour lui ?

Il frappe. La porte s'ouvre. Le choc de la mère et du fils. Ils se ressemblent pas beaucoup, mais ils ont les mêmes yeux, je remarque aussitôt. Je n'ose pas trop intervenir. Mais Nicolas ne réagit pas. Je baisse les yeux sur les épaules de la dame. Les bleus. Ils y sont bien. Je sais pas quoi dire. J'ai pas envie d'être là. C'est un peu trop, je crois. Mais Nico... Nico, putain, réagis. Nico ?

Mes yeux se relèvent vers le visage de la femme, qui s'adresse à présent à moi. Ma main va se poser sur l'épaule de Nicolas dans un geste qui se veut anodin, mais c'est surtout pour l'empêcher de perdre totalement pied.

—Aaron Williams, je me présente pour la troisième fois de la journée, sobrement cette fois.

La surprise et l'égarement de Nicolas vibrent dans l'air à m'en faire mal. La femme semble enfin le remarquer et nous invite à entrer.

Merci beaucoup, Madame Lefebvre, j'articule en français. Un café sera bien pour tous les deux, s'il vous plaît.

Doucement, je pousse Nicolas vers l'avant pour qu'il entre dans la maison. On dirait qu'il réagit mécaniquement. J'me retiens de me mordre la lèvre et l'emmène jusqu'au salon pour le faire assoir. Au moins, ça nous laisse un peu de temps…

—Reprends-toi, je lui chuchote, tout en gardant ma main sur son épaule. Je vais voir si elle a besoin d'aide, ok ?

Je me redresse ensuite et me dirige vers l'endroit où est allé la mère de Nicolas, jetant dans coups d'oeil à ce dernier de loin.

—Est-ce que je peux vous aider ?



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##   Sam 18 Fév 2017 - 21:38

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Nicolas se laisse guider par Aaron, encore trop choqué par ce qu'il avait... entendu. La voix de sa mère, certes très faible, mais sa voix. Il ne se souvient pas de l'avoir entendue parler aussi longtemps, et ce n'était que quelques secondes... Est-ce qu'elle... pouvait tenir une conversation maintenant ? Elle était debout. Est-ce qu'elle pouvait marcher toute seule au toilettes ? Jusqu'à la salle de bains ?... Est-ce qu'elle se levait pour allumer ou éteindre la télé ? Des questions qui pourraient paraître ridicules, mais c'était les premières qui lui venaient. Il entendait très clairement ce qu'il se passait autour de lui mais il capta que bien après qu'il était assis dans un canapé... La voix de sa mère. Café ? L'accent horrible d'Aaron. Oui, deux cafés. Il a envie de pleurer ; de tristesse, de soulagement, de colère. Trop d'émotions en même temps, c'était la première fois que cela lui arrivait. Puis Aaron lui parle, il sursaute. Comme une ancre perdue au milieu du vaste océan. Les yeux de Nicolas fouillent le vide avant de revenir sur son professeur, très vite, comme fébrile. :

-Ah ? Oh... lâche-t-il dans un souffle. Je- Oui.

Oui, il allait se reprendre... peut-être. Il suivit du regard Aaron qui s'en alla dans la cuisine en se demandant comment il aurait pu faire tout ça sans lui. Je n'aurais pas pu. Sa faiblesse et son impuissance le fit trembler... Il serra les poings et s'efforça au calme, ou du moins, à revenir sur terre.

Dans sa cuisine, madame Lefebvre était perdue. Cela faisait quelques mois déjà qu'elle s'était "remise" de sa dépression, mais elle avait beaucoup perdu de ses réflexes et de sa mémoire vive... et la maison lui paraissait si grande... Le monsieur avec un drôle d'accent qui accompagnait son fils apparût soudain à ses côtés. Elle fut surprise d'abord, prit une seconde pour comprendre ce qu'il lui disait en clignant lentement des paupières. :

-Ah ? Oh... dit-elle en maltraitant ses mains. Je- Oui... J'essaie de me rappeler où son les... les tasses.

Elle fouilla la pièce des yeux et soudain la mémoire lui revint. Oui ! Évidemment, le placard ! Où se pourrait être sinon le placard ? Oh la la... quelle idiote. Agitée, elle l'ouvrit et prit deux tasses. Elle s'empara de la cafetière et marqua une pause. :

-Est-ce qu'il... Il aime le café sans sucre ? C'est ça ?

Et comme une enfant qui attendait l'approbation de ses parents, les yeux pleins d'espoir, elle attendit la réponse de ce parfait inconnu qui lui avait ramené son fils, son enfant, la chair de sa chair. Elle eut un mouvement, s'éventant brièvement, comme pour éteindre les larmes de joie qui montait à ses yeux d'argent. Les tasses furent prêtes, bien chaudes, réconfortantes... Elle voulut les prendre avant de se souvenir qu'elle restait encore trop maladroite pour tenir quelque chose de fragile. :

-Vous pouvez les amener s'il-vous-plaît ?



##   Sam 18 Fév 2017 - 22:15

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Nicolas est perdu, totalement choqué. Il lui faut un peu de temps, et je pense que le laisser un peu seul avec ses pensées l'aidera à les organiser. De toute manière, s'il a besoin de moi, je ne suis pas loin. Et sa mère a l'air aussi perdue que lui. On dirait deux gosses qui ne savent pas comment réagir… Pour lui, c'est compréhensible, mais pour elle ...? J'me souviens de ce que m'a raconté Nicolas à propos de sa mère. Ma poitrine se serre alors que je l'aperçois regarder autour d'elle, dans la cuisine. À l'étage, je sens quelqu'un dormir.

Ma gorge est un peu sèche. Elle m'rappelle ma mère, dans ses bons moments. C'est perturbant. Mais elle, c'était les médicaments qui la rendaient comme ça. Un peu molle, absente, mais presque sympathique. Maladroite.

Hélène se tourne vers moi, surprise de m'entendre. De me voir. Je ne sais pas si elle me comprend correctement, mais ça a l'air d'aller. J'acquiesce lentement, compréhensif, en me disant que je ne l'ai jamais été de cette manière avec ma mère. Que j'aurais peut-être dû, que c'est de toute manière de ma faute si les choses étaient comme ça.

Alors je lui laisse le temps. De toute manière, je ne sais pas non plus. Je ne veux pas la brusquer. Elle a l'air tellement… frêle. Mais elle marche, parle. C'est déjà un bon début, pas vrai ?

—Oui, c'est ça, je lui souris très doucement, un peu attendri par sa volonté de bien faire. Il a toujours aimé le café fort, comme ça ?

J'pense qu'elle n'a pas voulu être une mauvaise mère. Elle n'arrivait juste plus. Est-ce qu'elle a envie d'être une bonne mère pour son fils ? J'essaie de rester concentré sur la situation et de ne pas m'égarer dans mes souvenirs. C'est pas le moment, et ça n'a rien à voir. Pas tout à fait. Bref, on s'en fout.

Le café coule et j'attrape les tasses une fois celles-ci prêtes. Elle a vraiment l'air complètement perdue dans sa cuisine...

—Je m'en occupe. Vous ne prenez rien ? lui demandé-je doucement, me retournant à demi avant de me diriger vers le salon. Puis je m'interromps et l'interroge, un peu soucieux : Est-ce que ça ira, madame ?

J'attends qu'elle se mette en mouvement pour la raccompagner dans le salon. Je pense qu'elle a besoin d'un peu de temps aussi. C'est toujours difficile, des retrouvailles.
Quand on peut les faire.



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##   Sam 18 Fév 2017 - 23:38

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Les yeux de Madame Lefebvre s'illuminèrent. Oui ! Oui, elle se souvenait enfin de ce qui importait le plus. Son garçon qui revenait mutilé, elle ne savait d'où, mais qui revenait toujours. Ses habitudes, ses allées et venues dans l'appartement... Elle se souvenait. Et c'était une victoire de plus. Ses yeux s'illuminèrent. :

-Oui ! Il s'est habitué au goût parce qu'il ne savait pas qu'on pouvait l'adoucir avec du lait ou du sucre !

Elle s'occupa du café, presque guillerette, le sourire aux lèvres. Elle fut soulagée que le jeune homme accepte d'amener les tasses et marqua une pause quand il lui demanda si elle prenait quelque chose, si elle allait bien. La question se répéta à l'infini dans sa tête, comme si elle ne l'atteignait pas vraiment... Pourtant, elle y réfléchit sérieusement, penchant sa tête sur le côté, comme Nicolas le faisait. ...Et puis ça la frappa soudain. :

-Oh oui ! Je devrais boire quelque chose aussi !... Elle sortit une bouteille de jus d'orange du frigo et se servit un verre en chantonnant, rangeant méticuleusement par la suite, tenant son verre fermement dans ses deux mains fragiles pour le suivre. Je suis prête jeune homme.

Si elle l'était vraiment, on ne saurait le dire... Elle souriait comme une enfant.

Nicolas n'avait pas bougé d'un millimètre. Il avait fallu toute sa concentration et sa détermination pour qu'il se dise que, sa mère qui parle, bien que ce soit une révolution, était avant tout une bonne nouvelle... Est-ce que je dois... la féliciter ? Il ne savait pas vraiment, car quelque part, il lui en voulait de s'être tue jusque là. Il arriva à sourire quand il vit Aaron revenir de la cuisine, suivi de sa mère que la concentration sur un verre de jus d'orange lui faisait légèrement dépasser la langue de ses lèvres fines. Il faillit remercier Aaron, avant de se rappeler qu'il était chez sa mère... et chez le Chasseur. Il repoussa cette idée dans un coin de sa tête. :

-Merci m'man.

Hélène eut un mouvement qui la secoua toute entière, manquant de renverser son verre sur sa belle robe. Puis elle sourit en rougissant. Tout son être hurlait qu'elle voulait répondre, mais qu'elle se contenait, pour son garçon. :

-Je suis contente. fit-elle la voix tremblante de joie.

Elle posa presque trop délicatement son verre sur la table basse... C'est à ce moment que Nicolas se rendit compte que la télé, écran plasma, était éteinte. Hélène s'adressa autant à l'un qu'à l'autre. :

-Alors... Je veux tout savoir ! Tu as l'air en pleine forme Nicolas ! Je suis contente mais... où étais-tu depuis tout ce temps ? Madame Bonpoil m'a parlé d'un Ins-... Institut, c'est le mot ? Mais j'avais encore beaucoup de mal à comprendre. Est-ce que ça va à l'école ? Et... enfin...

Il eut un frisson quand elle prononça son prénom encore une fois... Le bonheur faillit le désarçonner encore une fois. Mais elle, elle se perdit dans ses questions... Nicolas poussa un soupir avant de répondre. :

-Oui. Je vais bien. Je vis actuellement au Japon, mais... Oh, attends, mets ça à ton oreille. Ça te traduira ce que dit Aa- Monsieur Williams.

Un excès de politesse lui revint devant sa mère sans qu'il ne comprendre pourquoi... Il posa l'oreillette traductrice sur la table, ayant peur d'entrer en contact avec la peau de sa mère. Elle regarda un instant l'appareil avant de s'en emparer très délicatement et de le mettre. :

-Oh oh ! J'ai l'impression d'être une espionne américaine !

Nicolas se surprit à rire brièvement... Oh ben merde... ma mère est drôle. Madame Lefebvre gloussa encore pendant un petit moment avant de se tourner vers Aaron. :

-Vous êtes... le tuteur ? De mon Nicolas ? Si vous l'accompagnez... Enfin, je sais pas comment ça marche au J-Ja-Japon ? C'est loin comme pays non ?

Nicolas était bouche bée, il avait l'impression de redécouvrir celle qui l'avait enfantée...





Dernière édition par Nicolas Lefebvre le Mar 28 Fév 2017 - 17:28, édité 1 fois
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