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The color of the truth and the sound of sunny days [avec Papou Ronron]
##   Sam 11 Mar 2017 - 17:14

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Nico lance un regard plein de détresse à Aaron, secouant la tête entre le "non", le "oui" et le "keskispasse bordel de merde". Il avait aucune envie de dîner ici, avec son meilleur ennemi et son père, un gars alcoolique qui bat sa mère, et son prof de maths ; meilleur repas de famille du monde. Enlever "sa" fille à ce monsieur... est-ce qu'il y tenait tant que ça pour commencer ? Ils ne pouvaient pas vraiment savoir... à moins qu'ils participent à ce dîner infernal... Putain nooon mais je veux paaas. La petite s'agite dans ses bras, elle pousse des bruits agacés. Nicolas fronce les sourcils, cherche à comprendre ce qui ne va pas.

Hélène le remarque et, au lieu de répondre à la question d'Aaron, pointe le biberon que tient toujours le Master. :

-Elle a faim.

Nicolas soupire, ce n'est que ça. Nicolas se tend, quelqu'un devait lui donner le biberon. Hors de question que ce soit lui ; certes il avait appris à la tenir... il y a de cela quelques minutes. Alors la tenir que d'un seul bras ; NON MERCI. Il tendit la petite à Aaron, se doutant que si sa mère était incapable de tenir Lottie trop longtemps dans ses deux bras, elle serait pas plus efficace avec un seul. :

-Euh. Tiens ! Voilà !

Charlotte, loin d'être idiote, avait remarqué que c'était ce monsieur-là qui avait le biberon salvateur. Elle tendit ses deux mains potelées vers lui avec un grand sourire et un éclat de voix traduisant sa joie. Nicolas lui, se retient de rire... Aaron avec un bébé dans les bras... Non mais. C'est drôle ! Admettez-le ! Il se retenait de sortir son téléphone pour prendre une photo et montrer ça à la classe entière. Ou Ipiu... elle l'imprimerait et le placarderait dans tout Terrae ch'uis sûr.

Hélène était bien loin de se doutait de ce qu'il se passait dans la tête de son fils, elle observait les gestes d'Aaron avec un regard attendri. :

-Si vous voulez tout savoir... Laurent n'a pas pris une seule fois sa fille dans ses bras. C'est un homme assez... imprévisible. Je ne saurais dire ce qu'il penserait de tout ça. Silence. Mais mon invitation à dîner avec nous ce soir tient tout de même... Je suis tellement heureuse de voir Nicolas j'aimerais... faire... ces choses normales que je n'ai pas pu faire... avant...

Ces choses normales ?... Oh oui ! Faire à manger. Il se demanda ce que sa mère était capable de faire comme nourriture dans son état... Des pâtes à l'eau ? Mais si Hélène voulait que Nico reste pour rattraper le temps perdu, lui, il jeta un coup d’œil à Charlotte. Il voulait rester près de ce bébé... Elle avait sa toute petite main serrant le pouce d'Aaron, alors qu'il lui tenait le biberon. Il se retient à nouveau de pouffer. Oui, c'était carrément drôle à voir... mais aussi apaisant et touchant. Une petite bulle d'amour dans ce village pourri. :

-Je sais pas maman, ça dépend aussi d'Aaron.

-Oh ! Votre hôtel est loin, dans la grande ville j'imagine c'est pour ça ? Vous ne voulez pas trop tarder ?

Euuh. :

-Ouais ! C'est ça.



##   Sam 11 Mar 2017 - 18:04

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Me lance pas ce regard-là, mec, c'est ta mère, t'as qu'à gérer, hein. C'est pas moi qui ait pété les plombs en disant "allez, organisons un repas avec ton demi frère et ton beau-père lol lol lol". La petite, elle, commence à s'agiter un peu plus, mécontente. Je baisse les yeux vers le biberon dans ma main. Ah... Bah oui. On avait oublié, du coup, sous le coup de l'émotion et de tout le bordel. Je m'apprête à tendre le bib' à Nico mais il me tend la petite. Genre. Quoi. Pourquoi. Mais non. Omg.

Je baisse les yeux vers la petite chose blonde pleine de bave et gigotante que me tend le tonnerre et bloque un peu, avant de l'attraper par réflexe quand je me rends compte qu'elle n'est vraiment pas à l'aise. Ahh. Mais quoi. Mais pourquoi ?!! Je lance un regard à demi outré à Nicolas, l'air de lui dire "Ah parce que c'est à moi de lui donner le bib et de changer ses couches, c'est ça ? Mauvais frère !". Je m'y prends à plusieurs fois avant de l'installer correctement, la gardant contre moi, le coeur battant. Je lui souris maladroitement, préférant m'adosser contre le mur pour être plus confortable pendant que j'approche le biberon de ses lèvres. Elle gazouille et se met à manger goulûment.
Omg c'est trop mignonfnsdbfhsdbfhjbs dsnsj

Pendant ce temps, je crois qu'Hélène et Nicolas discutent de ce soir. Et je suis tout occupé à regarder les mimiques de la petite, émerveillé par sa bouille adorable, par ses mains minuscules qui s'accrochent à moi. Je gazouille presque avec, un sourire irrepressible sur les lèvres. C'est un méchant ton papa, hein, ouais... Mais oui c'est un méchant. Il t'aime pas alors que t'es le bébé le plus beau du monde, mais oui, t'es belle, blblbl. On lui montrera qu'on peut être de meilleurs papas que lui, hein ? Mais ouii. Rohlala. blblbl

—Oh, bah, on est pas spécialement pressés, je lâche entre deux gazouillis, pas vraiment concentré sur la discussion et sans lever les yeux vers les deux Lefebvre. Puis si vous voulez, je peux vous aider pour le repas ce soir ?

Puis, finalement, je redresse la petite dans mes bras pour l'appuyer contre mon épaule, la câlinant gentiment, et lui frotte le dos pour qu'elle puisse faire son rot. J'intercepte le regard amusé de Nicolas. Euh. Pourquoi il se marre ? omg. pourquoi il rit ??

—Tu veux pas qu'on aide ta maman à faire le repas, Nico ? je lui demande avec un sourire.

C'est le moment que choisit la petite pour faire son rot. Et me régurgiter une partie de son repas dessus, au passage.

...
Putain

—... Hum. Vous auriez pas du sopalin... ?



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##   Sam 11 Mar 2017 - 19:21

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Nicolas observe longuement Aaron en train de gagatiser... Premièrement, soit la petite avait vraiment, vraiment faim, soit elle avait hérité de la vitesse d'ingurgitation de Nicolas. Il voyait le niveau de lait descendre à vue d’œil, et ça le choquait un peu. Deuxièmement, Aaron qui gazouille... Aaron qui gazouille et qui a l'air de complètement oublier les éventuels enjeux d'un repas ici. Est-ce que j'étais pareil quand elle était dans mes bras ? Ça se trouve, la petite avait des pouvoirs... Omg faites qu'elle n'ait jamais de pouvoirs. Elle serait trop puissante vu comment elle l'est déjà à deux mois. Et Aaron qu'est tombé dans le panneau... Le sourire semi-moqueur, semi-attendri de Nicolas s'agrandit quand Aaron a le réflexe de faire faire le rot à la petite. Regarde-moi çaaa... Ce papa gâteauuu... Sourire qu'il perd quand il lui demande s'ils devraient pas l'aider à cuisiner. :

-Je-

Bruit immonde. Mélange de rototo et pitit vomito. Wouah... ma sœur c'est un alien en fait. Hélène réagit aussitôt. :

-Oh Seigneur ! Oh ! Euh ! Nicolas mon grand, s'il-te-plaît, remets-la dans son berceau je... Suivez-moi.

L'échange de bébé va trop vite. Nicolas cligne des paupières ; sa mère a encore utilisé son prénom et Charlotte a poussé un rire en retrouvant ses bras. Il a pas le temps de prononcer un mot... Hélène a tiré Aaron hors de la pièce par le bras. Il se retrouva planté debout dans la chambre de bébé. Il jeta un coup d’œil en biais à sa sœur. :

-Tu vas pas me dégueuler dessus hein ?

Nouveau rire. Le cœur de Nico bondit dans sa poitrine. Il voulait encore l'entendre, mille fois, chaque jour, et garder son amour.

Pendant ce temps, Hélène et Aaron avaient rejoint la cuisine. Dans sa panique et son envie de bien faire, madame Lefebvre avait une force insoupçonnée... Elle le força à s'asseoir sur la chaise la plus proche et fouilla longtemps les placards à la recherche du sopalin, s'agaçant sur le nombre de tiroirs inutiles que pouvait compter cette maison. Une fois qu'elle trouva ce qu'elle cherchait, elle s'approcha d'Aaron et le nettoya sans lui demander son avis. :

-Je suis désolé. Ne bougez pas ! Ça devrait partir au lavage... Oh la la, j'aurais du vous prévenir qu'elle faisait ça parfois.

Et puis, plus elle frottait, plus la panique redescendait, moins elle allait vite, plus elle redevint douce et comme fatiguée. :

-Je voulais... Je voulais vous remercier. Silence. Ça doit faire plusieurs années que je ne m'étais pas permise d'espérer... et plus important encore, je n'avais jamais vu Nicolas... espérer. Alors si vous ne pouvez pas prendre Charlotte, j'essaierai de trouver une solution !

Elle renifla mais aucune larme ne coula. Elle se remit à sourire en se tournant vers les escaliers... Nicolas ne descendait pas. Normal, après avoir mis la petite dans son berceau, celle-ci s'était agrippée à la manche de son manteau de cuir et commença à s'endormir du sommeil bienheureux de la digestion... ........Help ? Madame Lefebvre en profita alors pour se pencher vers Aaron, comme si elle était prête à lui dévoiler un grand secret. :

-Vous pouvez faire quelque chose pour moi ?

Elle se leva un peu trop rapidement, manquant de tomber et de renverser sa chaise. Elle invita Aaron à la suivre de nouveau dans le salon. Là, elle fouilla un instant dans un buffet et en sortit une pochette bleue, plutôt commune, discrète. :

-Il y aurait bien une solution pour que je garde Charlotte, mais pour ça, il faudrait que je retourne auprès de ma famille... Malheureusement...

Elle s'installa près de lui sur le canapé et commença à tapoter nerveusement la pochette. Elle l'ouvrit ; la première chose que l'on voyait à l'intérieur, c'est une photo. Il y avait Hélène, bien plus jeune, bien plus rondelette, dans une robe à grosses fleurs cousue main. Nicolas, tout petit, cheveux longs et grand sourire et tenant la main de ses parents... et François. Un homme très grand, au regard paternel, à la carrure d'un ouvrier, aux mains abîmés par le travail dans les champs de son enfance... et soudain, Nicolas avait une histoire. Nicolas avait eu une vie... normale...

Hélène marqua un temps pour observer la photo puis tendit la pochette à Aaron, non sans vérifier que Nicolas ne se trouvait pas en haut des escaliers. :

-Cette pochette est à vous. Je ne sais pas si... c'est une bonne idée d'en parler tout de suite à Nicolas après tout ce qu'il vient de découvrir aujourd'hui alors... Je suis désolé de vous laisser ce poids mais il faut que quelqu'un le sache...

Elle souleva la photo et dessous, il avait un acte de naissance. Celui de Nicolas. Celui de "Nicolas Léopold Joseph Lefebvre de Lacvivier". Hélène déglutit en voyant son nom de jeune fille apparaître... :

-Je viens d'une famille noble de France. François venait d'une famille d'agriculteur. Nous avons fui le Sud pour offrir une... enfance normale et libre à notre enfant. Nicolas... Nicolas est un b-... bâtard... pour ma famille. Si je retourne là-bas avec Charlotte, j'ai peur qu'ils se mettent à la recherche de Nicolas et... détruisent la dernière chose pour laquelle François s'est battu. Vous pensez... que je devrais essayer quand même ? Pour Charlotte ?

Dilemme.

Dans la chambre de bébé, Nicolas fixait le petit poing de sa sœur se resserrer sur la manche de son cuir. ...Peut-être que si j'enlève le manteau et que je le laisse là, je pourrais partir ? Il tenta ; Charlotte se mit aussitôt à geindre avant de s'arrêter brusquement en sentant son frère remettre rapidement sa manche. OK OK BON ! AUTRE IDÉE !



##   Sam 11 Mar 2017 - 21:50

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Hein ? Quoi ? mais pourquoi elle m'enlève directement la petite des bras ??? Je proteste, un peu tristoune de plus pouvoir la tenir contre moi et de devoir suivre Hélène dehors. Mais pourquoi elle me kidnappe à chaque fois ?? Je peux m'occuper de moi, c'est bon, ça va bien finir par partir, c'est pas la moooort je veux retourner là-bas DIS-LE LUI NICO omg.

Décontenancé et dépité, je jette un regard derrière moi pour voir la chambre s'éloigner petit à petit. Je me mordille la lèvre, honteux de me sentir agacé pour si peu. Parfois, j'aimerais bien pouvoir leur dire "Et sinon, mon avis, vous vous en tapez ou bien ??", aux gens de ce village. Je me laisse faire sans rien dire, docile, et veut lui prendre le sopalin des mains pour nettoyer mon haut moi-même.

—Madame... Madame, c'est bon, c'est pas grave. C'est juste un peu de lait et de salive, c'est pas grave.

Mais déjà, elle ne m'écoute plus. Elle me remercie, de quoi, je sais pas bien... Mais j'imagine que ça doit être parce que je comprends pas forcément les implications de tout ça. De notre présence ici, de ce que je lui ai proposé - un peu innocemment, mais surtout très impulsivement. Je me mordille la lèvre. Baisse les yeux sur ma main pour observer ma bague.

Puis je relève les yeux vers elle. Lui demande ce que je peux faire, et la retiens lorsqu'elle se lève brusquement et qu'elle manque de chuter. Non sans retenir une moue, je la suis jusqu'au salon et attrape la pochette. C'est le livret de naissance de Nicolas, nan ? Pourquoi elle me le donne ?...

—Je comprends pas très bien… soufflé-je.

Trop d'informations d'un coup, en trop peu de temps, ça me sonne littéralement. Je la regarde l'ouvrir, tombe sur la photo. Mes tripes se tordent. Je me mordille la lèvre, observe les trois personnes heureuses que j'ai sous les yeux... Nicolas qui a tellement changé, sa mère qui n'est plus que l'ombre d'elle-même. Et son père... Son père.

L'explication ne tarde pas à suivre et mon regard se durcit. Je ne comprends pas tout de suite, fronce les sourcils devant… putain mais Léopold Joseph ?! Eh ben, ça vole haut chez les Lacvivier. (De Lacvivier, stp Aaron, c'est des nobles hein, ils te fusilleraient sur place bb)

Doucement, je me pince l'arête du nez.

—Woh... Ok… On va procéder plus simplement. Est-ce qu'ils risqueraient de vous faire du mal, ou de faire du mal à Charlotte si vous y retournez ? Est-ce qu'ils pourraient faire pression sur vous ? Je veux dire, s'ils cherchent Nicolas, ils voudront peut-être l'utiliser pour l'attirer là-bas. Pour l'instant, il n'en sait rien et restera en sécurité à Terrae, pour lui, ça ira, je ne m'inquiète pas pour lui outre mesure. C'est pour ça que je me demande... Est-ce que vous garantissez que si vous alliez là-bas, elle vivrait heureuse ? Je veux dire, vous étiez heureuse, vous, là-bas ?

Je me mordille la lèvre.

—Je suis désolé, je veux pas vous apporter des espoirs et vous les retirer. Je veux pas que vous vous sentiez coupable non plus. J'ai juste besoin de comprendre. Si vous avez fui pour Nicolas, revenir vers eux pour Charlotte, ce n'est pas vraiment une bonne idée... Elle aussi serait une bâtarde, pour eux. Je connais pas les moeurs de ce genre de personnes, mais si vous les avez fui une partie de votre vie… quoi, presque vingt ans ? Est-ce que vous pensez vraiment que c'est une bonne idée d'y retourner ?

Mes sourcils se froncent et je lève les yeux vers le haut, comme si je pouvais voir la chambre de la petite de là où je me trouve.

—Ca vous ferait des obstacles supplémentaires à dépasser…

Je m'appuie contre un mur et me mordille l'ongle. Frissonne à l'idée que quelqu'un puisse en vouloir ou maltraiter cette enfant. Et si on l'emmenait..…

—Y a pas d'autres solutions, vous pensez ?



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##   Sam 11 Mar 2017 - 23:39

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Hélène a le regard soucieux... Elle sait qu'elle en dit trop. Ou pas assez. En tout cas, elle sort de grosses infos en occultant les petites... C'est qu'elle essaye de remettre de l'ordre dans sa propre tête ; se souvenir d'où étaient rangé les tasses à côté, c'était facile. Elle pince ses lèvres et se tasse, au fur et à mesure des questions et précisions que demande Aaron. Il se pince le nez, elle maltraite ses mains. :

-Et bien heureuse non... Enfin, si... Parce que... François...

Visage pourpre. Elle secoue la tête pour effacer sa gêne ; c'était une future dame mariée voyons ! Inspiration brève. :

-Mais on vivrait à l'abris du besoin, elle serait nourrie, logée, éduquée, soignée... On lui choisirait un mari assez tôt. Elle... Elle pourrait avoir des cours particuliers... La cuisine, la couture, la danse,... Elle-

Hélène se tut. On allait forcer sa fille à devenir ce qu'elle n'avait pu être. Elle murmure la voix faible. :

-Je ne pense pas que ce soit une bonne idée...

Hélène croise ses bras en poussant un soupir... Rien n'était simple dans ce bas-monde. Toutefois, elle continua de réfléchir, pour le bien de ses enfants. Aaron lui demande si elle voit d'autres solutions. :

-Soit la peste, soit le choléra. Je... J'ai perdu contact avec mes amies de l'époque et je suis pas sûre qu'elles aimeraient m'accueillir mais...

Grimace. Elle allait pas forcer les gens à l'accueillir, elle et son bébé. Un soupire et un long silence plus tard, Nicolas apparaît en haut des escaliers, faisant tressaillir madame Lefebvre. :

-Fiouh. Elle s'est endormie. J'ai cru qu'elle allait pas me lâcher.

Pas que ça me dérangeait mébon. Il se dirigea vers son café qui n'avait pas bougé de la table basse et jeta un coup d’œil aux deux adultes présents... Enfin, surtout à sa mère, elle dégageait une émotion très étrange. :

-Qu'est-ce qui s'passe ? Il tenta de boire une gorgée avant de faire la grimace. Blerg, froid. ...Te casse pas la tête pour savoir c'qu'on mange ce soir maman hein.

Nicolas, l'homme qui était toujours à côté de la plaque. :

-D'ailleurs on fait quoi ? lance-t-il avant de prendre la tasse d'Aaron et d'aller la réchauffer.



##   Dim 12 Mar 2017 - 0:15

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Mes épaules s'affaissent un peu. Alors ouais, il n'y a pas de bonne solution par ici. Je me mordille la lèvre et l'observe. Est-ce qu'elle voudrait vraiment nous la confier, à nous, à Terrae ? Mais qui s'en occuperait là-bas, sincèrement ? Nicolas ne pourrait pas l'élever - il est encore un peu trop... Ouais, bon. C'est un sale gosse parfois, hein, faut l'avouer. Âge con, tout ça. J'ai envie de soupirer. Faut que quelqu'un s'occupe d'elle, et lui voudra pas forcément la confier à n'importe qui. J'essaie de passer en revue toutes les personnes susceptibles de convenir. Puis je repense à cette maison qu'on a choisie, cette grande maison avec un jardin lumineux, et j'imagine une petite tête blonde y courir pendant l'été…

Lentement, je me masse la tempe. Je suis en train de me monter la tête, mais en même temps, l'idée chemine lentement. Ils espèrent tous les deux, et si on doit la ramener, le temps de trouver quelqu'un, de lui trouver une famille, je peux m'en charger. De toute manière, on est tous plus ou moins une famille à Terrae, non... ?

J'aimerais lui répondre - en comprenant que je suis resté trop longtemps dans mes pensées - mais suis coupé court par l'apparition de Nicolas. Je tourne la tête vers lui et lui lance un sourire tordu. T'es con, gamin.

—Oui, c'est vrai, ça, qu'est-ce qu'on fait ? je demande à Hélène en reprenant un sourire plus large. À propos du repas, je veux dire.

Laissons la discussion sérieuse de côté pour le moment, à force de se triturer les méninges, ça va pas nous aider à prendre une bonne décision. Faut parfois un peu de temps pour maturer les idées… ou simplement les accepter.

—Vous aviez prévu quelque chose, de base ? Ou alors on improvise ? Au pire, si on doit aller faire des courses rapides, on peut toujours, ça peut être chouette, puis ça nous fera une petite sortie, hein Nico ?

J'crois que j'vais lui faire faire une crise cardiaque à ce gosse, un jour. Puis je m'approche de la femme et pose mes deux mains délicatement sur ses épaules, après avoir pris soin de ranger le petit carnet dans mon sac, toujours à côté du canapé.

—On va trouver une solution. Mais pour le moment, on va essayer de se détendre. C'est pas en étant tendu et tout crispé que ça va aller mieux.

Bon, je triche un peu. Je lui envoie de petites vagues d'apaisement et lui lance un sourire confiant. La solution, on l'a trouvée, mais j'ai encore un peu trop peur d'y penser, je suis vraiment désolé.



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##   Dim 12 Mar 2017 - 19:08

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Hélène regarde son fils puis le professeur. Elle sursaute ; oui c'est vrai, ils devaient dîner. :

-Oh, j'avais prévu de faire un gratin ça vous va ?

Nicolas haussa un sourcil... Sa mère avec un couteau dans les mains en train d'éplucher des patates. Euuuh, je trouve ça limite plus dangereux que... d'aller faire les courses au marché du village par exemple ? Nico fixe Aaron comme s'il venait de lui demander de traverser tout nu un torrent truffé de remouds et de requins puis d'être pendu à un hélicoptère par un cheveux et muni d'un tout petit bâton de parcourir un champ radioactif remplis de tyrannosaures et de terroristes armés de mitraillettes. Faire les courses lui mais il est pas bien ???!!! Mais il soupire de soulagement quand sa mère leur sauve la vie. :

-Oh non j'ai tout ce qu'il faut ne vous inquiétez pas !

L'adolescent met en route le micro-onde. Il ne voit même pas Aaron poser ses mains sur les épaules d'Hélène. Devant le conseil du Master, elle hoche la tête mais baisse les yeux. Il avait raison, elle devait aussi profiter de son garçon tant qu'ils étaient en France... Elle lui offrit un grand sourire et se leva. Elle tenta de sortir maladroitement un sac de pomme-de-terres du frigo. Elle souffla. :

-Alors ? Qui est de corvée de patates ?

Ils s'y collèrent, bon gré mal gré. On pouvait pas dire que c'était la tâche la plus passionnante du monde pourtant Nicolas commença à se détendre... Il pouvait discuter avec sa mère. Bon de tout sauf ses pouvoirs, mais ça ne l'empêchait pas de parler de ses rencontres à Terrae, de ses cours, son petit boulot d'été au cinéma, comme un vrai gosse. Hélène posait des questions, autant à son fils qu'au tuteur, demandant des détails sur comment il vivait, de quoi il vivait,... :

-Donc si je comprends bien, vous êtes aussi son professeur de mathématiques. Comment vous en êtes venu à être aussi proche vous deux ?

-On a fait de la glace à l'orange ! répondit-il des étoiles dans les yeux. Cette réponse avait beau défier toute logique, elle sembla satisfaire madame Lefebvre qui gloussa. J'aurais quand même préféré qu'elle soit à la fraise.

-...A la fraise ?

-Oui. C'est mon goût préféré.

Elle eut un sourire à la fois maternelle et nostalgique... Dieu ce que ce gamin pouvait ressembler à son père.

La magie de l'instant fut brisé par le bruit de la porte d'entrée. Un grand blond apparut soudain dans le salon ; Jérémy avait à peine changé... Aussi grand que Nicolas, un poil plus large que lui, un adolescent massif comme dans ses souvenirs. Couturé, bien moins que lui mais tout de même, il avait le nez de travers à cause du coup de pistolet qu'il lui avait donné, quelques mois avant de partir pour Terrae. Mais c'est le regard qui le ramena dans son passé. Jérémy redevint le Chasseur aussitôt qu'il reconnut le Loup Noir, il lui offrit un doux sourire carnassier. Le pouce de Nico caressa machinalement la lame du couteau qu'il tenait ; dans son autre main, la patate souffrait de sa poigne. Cet instant de flottement entre eux ne dura qu'une seconde et pourtant la force de leur haine mutuelle avait empli l'espace. Hélène, elle, ne capta rien de tout ça. :

-Tu rentres bien tard !

-Je suis passé au garage avant... maman. fait-il en insistant sur le dernier mot.

Nicolas serra les dents. L'ampoule du salon s'alluma avant d'exploser, faisant sursauter Jérémy et madame Lefebvre. Elle cligna des paupières puis se leva. :

-Euh... C'était bizarre... Je vais nettoyer ça. Jérémy, tu peux aller chercher une ampoule neuve ? Je ferai les présentations après d'accord ?

Ce dernier soupira et se dirigea vers le buffet. Nicolas jeta un coup d’œil à Aaron. Ses pouvoirs lui avaient échappé... Dire qu'il le regrettait aurait été un mensonge. J'aurais voulu qu'un éclat de verre lui arrache un œil... Toutefois il soupira. :

-Pardon Ronron. Je vais faire gaffe. Promis. fait-il en reprenant l'épluchage.



##   Dim 12 Mar 2017 - 23:30

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Un gratin ??? Un gratin de quoi ? Ca y est, on parle de bouffe, Ronron est au taquet, tout va bien. J'offre un graaand sourire à la femme et m'attèle avec grand plaisir (enfin n'abusons pas non plus) aux corvées habituelles, remplissant de babillages la cuisine. Autant faire redescendre un peu le stress, c'est jamais bon pour personne de serrer les dents en attendant quelque chose qu'on ne pourra de toute manière pas éviter. (À savoir : ce merveilleux repas, ça promet d'offrir de belles perspectives.)

J'me marre un peu quand Nicolas élude la partie principale de notre rencontre. Le pire, c'est que ça ne semble pas super étrange, dit comme ça.

—On en fera la prochaine fois, s'tu veux. C'est bientôt la saison, je m'amuse en posant les pommes de terre pelées à côté de moi.

On aimerait bien continuer cette discussion mais une aura se rapproche, finit par ouvrir la porte d'entrée... Je lève les yeux vers le nouveau venu et intercepte les échanges silencieux entre lui et Nicolas. Alors c'est lui, le Chasseur ? Je le dévisage un moment, sans rien dire, avant de retenir un soupir devant la provocation du blond. Puis, l'ampoule claque. Je sursaute légèrement aussi, hausse un sourcil vers Nicolas. Coquinou, va.

—Je sais, j'acquiesce en me levant. S'il y a un problème, je suis là de toute manière.

Pas pour lui, mais pour restreindre ses pouvoirs, hein, évidemment, huhuhu. (Bon, les deux idées conviennent, maiis vous m'avez compris.)

Je tapote sur son épaule en allant dans le salon et récupère la pelle et la balayette des mains d'Hélène.

—C'est bon, je m'en occupe. Ne vous coupez pas, je souris.

Puis je lève les yeux vers Jérémy après m'être accroupi pour ramasser les petits bouts de verres éparpillés. Il a un sale pif, il a dû se prendre un sacré coup. J'me rends compte que s'il y a une altercation - il ferait pas sa devant sa maman, pas vrai ? - on sera pas forcément en bonne posture, Nicolas et moi. Mais bon, c'est pas forcément la carrure qui compte, hein ? ahah. C'est pas comme si j'avais l'habitude, t'façon… C'est pas difficile d'être plus épais que moi.

Je me redresse et vais jeter les éclats de verre dans la poubelle de la cuisine. Pendant ce temps, Jérémy revient et je sens à nouveau cette atmosphère tendue alourdir l'air de la cuisine avant même de le voir. Je finis par me rapprocher et lui offre un sourire. Je jette un regard vers Mme Lefebvre, lui sourit, puis reporte mon attention vers lui.

—Je suis Aaron Williams, le tuteur de Nicolas, je le salue, sans me départir de ma bonne humeur. Tu dois être Jérémy, c'est ça ?

Et je sais c'que tu lui as fait, p'tit con.



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##   Lun 13 Mar 2017 - 22:30

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Nicolas ne hoche même pas la tête à la réponse d'Aaron... Il se doutait bien qu'il serait là. D'une manière ou d'une autre. Pour une raison ou une autre. Il se concentra sur son couteau alors qu'il lui tapote l'épaule et va aider sa mère. Elle lui offre un doux sourire en le remerciant. Savait-elle ? Se doutait-elle ?... Est-ce que ça ne l'intéressait pas un peu de savoir que le garçon avec qui elle vivait avait manquer de tuer son fils plusieurs fois, pour rien ? Est-ce qu'elle voulait vraiment de ce monstre pour enfant ? Faire du Chasseur et du Loup des... frères ? Nicolas déglutit, un peu de bile ayant fait son chemin jusque dans sa bouche à l'idée que cela puisse arriver.

Le monde s'agite autour de lui ; sa mère débarrasse un peu la table, Aaron va jeter le verre, Jérémy est assez grand pour changer l'ampoule rien qu'en levant les bras. Nicolas était statique, le couteau à moitié enfoncé dans la pomme de terre, contemplant le monde qui se foutait de sa gueule.

Le Chasseur s'approche de la table où Hélène lui a demandé de prendre sa place pour l'épluchage pendant qu'elle préparait le plat, le fromage et la viande. Elle s'apprête à enchaîner quand Aaron se présente de lui-même. Elle lui sourit en retour et se tourne vers le plan de travail, le dos tourné à deux pas du Loup.

Jérémy n'est pas encore assis. Il détaille le Master de haut en bas comme un bout de viande. Il pose un regard sur Nicolas, puis il décide de s'asseoir en lâchant un "Nice to meet you" sec, cassant, creux. :

-Charlotte dort ?

-Oui. C'est Nicolas qui l'a couchée et Monsieur Williams m'a aidée pour le biberon comme tu n'étais pas là.

Une vague d'agacement le souffle en même temps qu'il jette un regard perçant au professeur. Ah. Un merci lui arracherait la gueule. Donc il ne dit rien. Il épluche une patate sans lâcher Nicolas de ses yeux, et Nicolas le lui rend bien. :

-J'peux savoir ce que tu fais là... Colette ?

-Je suis venu voir ma mère.

-Notre mère.

-Si tu le dis.

Madame Lefebvre se tourne lentement vers eux... Elle commence à saisir que quelque chose est en train de se passer entre les deux adolescents. Elle fixe le temps d'une seconde Aaron, comme si elle s'efforçait à calquer la bonne humeur apparente qu'il avait sur son propre visage. :

-Mes garçons...

Et ce fut exactement les mots qu'il ne fallait pas employer.

Il y a des choses que les pouvoirs des Sensitifs n'atteignent pas. Les émotions, peut-être, le souvenir d'années de souffrance, jamais. Le Chasseur se leva et le Loup l'imita ; le premier planta le couteau dans la table et tenta d'attraper le t-shirt du second qui se recula à temps, renversant sa chaise. Hélène poussa un cri tout aussi fragile qu'elle, pourtant la terreur y transpirait. Voyant qu'il avait manqué sa cible de peu, le Chasseur tapa du poing sur la table, faisant trembler le monde autour d'eux. :

-Faut toujours que tu fasses ton intéressant hein ?! Qu'est-ce que tu fous là ?! Avec un étranger en plus ! Qu'est-ce que tu lui veux hein ? A TA mère ? C'est toi qui est parti en la laissant toute seule à ce que je sache !!!

A l'étage, Charlotte commença à pleurer. Jérémy cracha en direction d'Aaron. :

-JE vais m'occuper de MA sœur !

Encore heureux, c'est toi qui beugle depuis tout à l'heure. songe-t-il en le voyant prendre les escaliers. Nicolas attendit qu'il disparaisse pour s'éloigner vers la sortie, sans un regard pour personne. Hélène tenta de le rattraper. :

-Où tu-...?

-Je vais fumer !

Claquement de porte. Silence.



##   Ven 17 Mar 2017 - 19:17

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Pas très sympa, le mec. Je m'attendais pas spécialement à me faire accueillir la bouche en coeur, mais bon, c'est sûr que là... Heureusement que je me suis retenu de lui tendre la main pour la serrer ; il me l'aurait probablement broyé et j'aurais dû faire genre ohlala j'ai pas mal. (Alors que j'aurais douillé sa mère. Enfin la mère de Nico, du coup. Blerh.)

J'emmène les pommes de terre pour les laver pendant qu'ils terminent de les éplucher. Je les surveille malgré tout du coin de l'oeil, je sens les tensions qui augmentent au fur et à mesure. "Colette"... Non mais quel surnom de merde, est-ce qu'on l'appelle Jérébite lui ? Non, alors sa gueule. Damn. Puis, clairement, ça m'énerve les gens qui pensent tout de suite que parler à un mec comme à une meuf est dégradant pour lui. (Et j'peux vous dire que quand on est bi, déjà, on est gay pour la plupart des gens ; et quand on est gay, on a forcément pas de couilles ni tout l'attirail qui va avec, et forcément des "attitudes efféminées". Faudrait que j'leur présente Hideko pour qu'ils voient qu'les femmes sont flippantes svp.)

J'essaie d'ouvrir la bouche en revenant prendre une nouvelle poignée de pommes de terre. Tout monte d'un coup et, dans un bond, je me précipite vers eux, une patate toujours en main, pour pousser davantage Nicolas vers l'arrière et me mettre entre les deux. Mon visage est crispé par la colère et l'inquiétude, et je garde une main posée sur la poitrine du sensitif, l'autre en protection entre Jérémy et lui. Le Chasseur vocifère, je ne bouge pas, Nicolas s'en va. Mes épaules s'affaissent un peu et je me tourne vers Hélène.

—Désolé, je reviens pour le gratin tout à l'heure, je fais en posant une patate et aller à la suite de Nicolas.

La porte claque pendant que je l'interpelle. Je ferme les yeux. Hésite un moment. Plus tard. Sans rien dire, je grimpe les marches le plus silencieusement possible, le ventre toujours tordu. Les pleurs de la petite ne se calment pas encore, et je me frotte les yeux pour faire disparaître les dernières traces de la sensation de brûlure qui ont accompagné la monté d'adrénaline.

Lentement, j'arrive au niveau de la chambre, dont la porte est toujours ouverte, et m'appuie contre le chambranle. Je ne défendrai pas ce type, mais on voit qu'il tient à sa frangine. Peut-être que c'est aussi une des seules choses qu'il lui reste ? Mes muscles se décrispent. J'aurais dû lui balancer une patate dans la tête, tout à l'heure, ça l'aurait décrispé aussi - lololol.

—Vous n'êtes pas très doués pour la communication, vous deux, je lance doucement pour ne pas l'effrayer - même si je sais qu'il va se braquer - en utilisant ma voix de Master.

Je baisse les yeux vers elle, qu'il a prise dans ses bras pour la calmer, et m'approche lentement en levant les mains dans un geste d'apaisement. Je fais en sorte de maintenir sa colère à un niveau moins élevé, pour éviter les débordements.

—On n'est pas là pour faire quoi que ce soit à qui que ce soit. Et ce serait bien que personne ne tue personne à table...

Puis je lève les yeux vers lui. Il est haut, mais il ne me fait pas peur. Clairement. Et, apercevant le regard noir qu'il me lance, je rajoute :

—C'est pas parce que t'es en colère que t'as besoin de taper et gueuler sur tout le monde pour te faire comprendre, hein. Tu connais le feng shui ?

Je hausse un sourcil et souris en coin, essayant de voir si le trait d'humour le fera encore plus sortir de ses gonds ou pas. Mais il garde Charlotte dans ses bras, il aime sa soeur, alors il ne voudra pas la blesser. Même s'il veut me péter la gueule. Bon, j'fais gaffe quand même et surveille toutes les fluctuations en lui.

—Ça se voit que tu aimes ta petite soeur et Mm-... Hélène, je continue sur un ton plus posé, et arborant un visage plus neutre. Et je sais que vous vous haïssez, avec Nicolas, mais vous n'êtes pas obligés d'imposer ça à votre mère. Ni à la petite. Si tu veux me frapper devant elle, tu peux. Mais je pense pas qu'elle ait besoin de toute cette violence. ... Ni que qui que ce soit en ait besoin, d'ailleurs.

Bon, j'serai obligé de te faire des trucs pas cool par contre, si tu m'en fous une, mais c'est bien, y a pas d'autres témoins donc ça règle déjà un problème !



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##   Dim 19 Mar 2017 - 0:44

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Madame Lefebvre voit ses garçons partir... Puis elle voit Monsieur Williams partir... Elle se retrouve seule dans sa cuisine une pomme de terre à la main, tremblante. Ce qu'il s'était passé exactement... Ce qu'il s'était passé c'est qu'elle avait encore gaffé voilà tout. Elle pince ses lèvres et à soudain un air décidé. Elle n'allait plus rester immobile à observer le monde s'écrouler autour d'elle. Elle avait promis sur la tombe de la brave Madame Bonpoil, puis sur celle de l'homme qu'elle avait tant aimé. Elle pose sa patate sur la table. Oui ! Elle allait aider ses garçons ! Elle allait faire quelque chose !... ...Mais quoi donc ? Aaron refit son apparition brièvement, pour monter les escaliers. Oh. Il allait... voir Jérémy. Bon. Alors elle irait voir Nicolas ! Voilà ! C'est décidé. Elle remonte ses manches inexistantes et prend une grande inspiration pour se donner du courage. Aller ! ...Et jamais faire un pas n'a été aussi dur. Non, non c'est bon ! C'est décidé, elle le fait !

Elle ouvre lentement la porte d'entrée et voit le dos de Nicolas, assis sur les petites marches d'escaliers. Il fume. C'est donc bien vrai, il fume. Elle avait oublié ça. Elle referme lentement la porte derrière elle mais ne s'approche pas, Nico semble faire semblant de ne pas la voir ou de l'entendre. :

-Alors... Tu fumes vraiment...

-Ça va faire six ans que je fume, c'est un peu tard pour me faire la leçon.

C'était dur et complètement gratuit. Mais Nicolas s'en moque... Il fixe droit devant lui un point invisible, perdu dans ses pensées. Il n'était pas en colère parce que Jérémy avait failli l'embrocher, encore une fois, il était en colère parce qu'il avait presque raison ce connard... Il était parti, il avait abandonné, il n'avait rien à demander à sa mère. Mais il avait le droit de savoir aussi. Il avait le droit. Enfin... Peut-être qu'il avait encore le droit. Hélène attend encore un peu avant de décider de s'asseoir près de son garçon. Genoux remontés qu'elle serre tout contre elle, elle pousse un soupir. :

-Ton père fumait aussi.

-Ah bon ? lâche-t-il si étonné que sa rage s'évapore d'un coup.

-Oui. Il a voulu arrêté quand il a su que j'étais enceinte, mais il n'a pas tenu une semaine.

Elle glousse, mais Nicolas a la tête ailleurs. Son regard se perd à nouveau, Hélène aimerait trouver les mots justes, pouvoir poser sa main sur l'épaule de son fils sans ressentir de la gêne. Nicolas le sent. Il pousse un soupir. :

-Dis ce que tu as à dire. Tu le regretteras plus tard sinon.

-...T-Tu ne m'as pas abandonné Nicolas... Je l'ai fait bien avant. Alors, ne te sens pas coupable... Tu es un enfant, tu n'avais pas à subir... tout ça. C'est moi qui aurait du prendre soin de toi.

Quelque chose de lourd se posa sur sa tête... Hélène tourna la tête et comprit que son fils était en train... de lui... tapoter le crâne. La joie envahit ses traits. Elle se tut, autant pour profiter du moment que parce qu'elle ne voyait pas quoi ajouter non plus. Nicolas savoura le petit instant de paix en terminant sa cigarette ; il savait que ça allait de nouveau être la guerre à l'intérieur. Il jeta son mégot et se leva, Hélène se précipita à sa suite. :

-Et sois gentil avec Jérémy... Il a perdu sa maman il y a longtemps, mais il veut juste prendre soin de moi tu sais.

-Ouais beeen là ça dépend pas que de moi hein.

***

Jérémy prend Charlotte dans ses bras. Elle paraît minuscule mais elle crie bien plus fort que lui... Il est tendre, il passe un doigt sur la joue rebondie en murmurant des paroles rassurantes. Il la berce, il la protège : la seule fille a qui il a offert autre chose que des larmes ou de la peur. Et puis il remarque l'étranger à la porte... Toute trace de douceur s'efface de son visage. Il l'inspecte de nouveau de haut en bas et sa mâchoire se serre, il ne lâchera pas la petite. L'étranger lève les mains dans un geste rassurant, il redresse la tête de manière hautaine... Tout l'agace dans ce mec ; de son allure à sa voix, à ses gestes à ce qu'il croit savoir. Il le regarde droit dans les yeux et cette crevette n'a pas peur. Son regard reste inchangé quand il lui parle d'un truc chinois qu'il sait pas ce que c'est il s'en branle putain.

Et puis un sourire carnassier naît sur son visage quand il termine son petit speech sur la violence... Oh quel bon samaritain, de s'inquiéter pour sa sœur et sa mère... Mais comme il l'avait deviné, il ne savait rien, il était stupide... Il avait creusé des tombes pour moins que ça ; et il n'était ni en taule, ni inquiété par sa famille. Pathétique créature. Comme quoi, l'ignorance est réellement délivrance il faut croire. Il rit doucement, un rire mauvais, et repose sa petite sœur dans son berceau. :

-Voyez-vous ça...

Il rit encore un peu et souffle. Il toise de toute sa hauteur la crevette qui lui fait face. :

-Je ne sais pas pour qui tu te prends, l'étranger, mais c'est pas parce que t'as donné un biberon à ma sœur et que tu changes les couches de Colette que tu sais ce qui est bon dans cette maison... Retourne donc là d'où tu viens avec ta famille, pendant que je m'occupe de la mienne.

Il le pousse délibérément pour passer. Son but, pour une fois, n'est pas de faire mal, mais de montrer que l'autre, avec sa voix toute chelou et son minois de tarlouze, n'a aucun pouvoir. :

-Mais je t'en prie, continue de parler. Donne-moi d'autres infos sur ta petite personne comme tu viens de le faire. Je déciderai de si on a réellement besoin de violence...

Médite donc ça, l'étranger. Jérémy avait la soudaine envie d'envoyer ses Chiens à sa poursuite, pour voir combien de temps une crevette pourrait courir jusqu'à ce qu'il le retrouve pour l'achever à coups de batte.


HRP : Ahah. Je déteste ce gamin.



##   Sam 8 Avr 2017 - 16:45

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Vous savez, j'fais vraiment partie de ces cons qui croient pouvoir tout régler en parlementant et en faisant de jolis sourires à tout le monde. J'ai la conviction profonde que les gens seront touchés par des arguments logiques, qui se valent et qui leur feraient prendre conscience que leur raisonnement à eux est grotesque, et leur comportement pitoyable. Visiblement, il faudrait que j'arrête un peu de croire aux contes de fée, que j'arrête de croire qu'il y a de la bonté partout et chez tout le monde, mais aussi qu'il faudrait que j'arrête de croire que mes arguments toucheront les personnes à qui je parle. J'sais pertinemment que les personnes qui utilisent la violence sont ceux qui ont cessé de vouloir réfléchir. Leur vue est biaisée, et, de toute manière, c'est la loi du plus fort, la loi de la Nature, animale, qui prime dans ce genre d'endroits. Est-ce que j'suis con au point de l'avoir oublié, est-ce que c'est parce que Terrae m'a fait voir que ceux qui hurlent et frappent souffrent eux aussi, ou bien j'ai juste de l'espoir parce qu'il tenait cette petite dans ses bras et la regardait avec… attendrissement ? Paternalisme ?

Il l'aime, et pour ça, je n'arrive pas à vouloir abandonner la lutte. Parce que si c'est la soeur de Nicolas, c'est aussi la soeur de Jérémy.
Et toi, qu'est-ce que tu veux pour elle ?

En face, Jérémy me toise avec toute la haine qu'il ressent à l'égard du monde. Si je pouvais faire devenir bon le monde entier d'un claquement de doigts, je le ferais. Ou, plutôt, je sais que je peux le faire, mais ce ne seraient pas eux... C'est le dilemme des sensitifs, de savoir et de contrôler, mais de ne pas savoir réellement convaincre ou persuader. C'est une illusion, et c'est presque pire de s'en rendre compte de cette manière.

Il me toise et veut me faire savoir par son regard que je ne l'impressionne pas, qu'il n'est pas et ne sera sûrement jamais ouvert au dialogue. C'est con, parce que je suis un mec plutôt tenace, dans le genre... et je n'ai pas non plus peur de lui. Des baffes et des coups, j'en ai sacrément pris dans la gueule. Est-ce qu'il connaît l'impression de se faire déchirer de l'intérieur ? Comparé à ça, la douleur physique, c'est rien que du pipi de blobfish.

Monsieur passe et me bouscule, mais je reste droit dans mes bottes et le menton haut. Je sais avoir l'air con et hautain tout comme toi p'tit branleur de merde.

—Oh, quoi, tu veux des informations sur moi ? Ce que tu sais est ce que je veux bien te donner, mais le reste, on s'en tape un peu, je crois... sauf si ça t'intéresse tant que ça... je susurre, d'une voix traînante qui certainement lui paraîtra insupportable. C'est vrai que tu as l'air de quelqu'un de tout à fait respectable, pardonne-moi de ne pas m'en être immédiatement rendu compte, je continue d'un ton évidemment sarcastique. Ta famille a l'air de se porter à merveille, c'est vrai que ta mère porte déjà les coups de ton père... Peut-être qu'il ne portera pas la main sur la jolie Charlotte, je fais d'une voix plus douce, tout en me rapprochant du berceau pour observer son joli visage. Il ne frappe peut-être pas ses enfants...

Puis je lève les yeux vers lui. Prends une mine surprise. Puis souris. Mon ton se fait plus plat.

—Oh, il le fait ? Dommage. Mauvaise pioche.

J'attends son poing dans ma gueule. Ahh, la douce odeur de la provocation…

—C'est pas ça la vie que tu veux pour elle, alors fais semblant d'arrêter d'être con deux minutes, tu veux bien ?


#j'ai un perso suicidaire aled



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##   Ven 12 Mai 2017 - 15:00

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Jérémy s'arrête à la porte, main sur l'embrasure, quand l'étranger reprend la parole. Cette voix putain mais cette voix, agaçante... Du sarcasme pour défense. Et il utilise la violence de son père... La main de Jérémy se resserre sur le bois ; comment ose-t-il ? Il n'a aucune idée de pourquoi son père agit comme ça, il n'a aucune idée de ce qu'il fait pour leur famille, il n'a aucune idée de ce qui lui traverse l'esprit. Les coups de ceinture, les baffes, les cris,... Ce qu'il veut pour Charlotte ?... Il n'a. Aucune idée. De ce qu'il fait pour Charlotte. Il se tourne, s'appuie au mur les bras croisés et regarde l'étranger près du berceau. Il veut le pousser à bout, mais un bon chasseur sait être patient. Alors il sourit. Il sourit pour l'ignorance de l'étranger qui croit tout savoir, il sourit pour cette proie qui lui offre un peu de résistance, il sourit de toutes ses dents comme s'il prenait un malin plaisir à le voir essayer. La dernière fois qu'il avait eu autant envie de tuer quelqu'un, le Loup lui avait cassé le nez. :

-Moi ? Con ? Alors que je vois que t'as aucune idée dans quoi tu as mis les pieds ?

Il glousse légèrement avant de soupirer... Puis son regard semble partir loin, très loin au-dessus de l'épaule de l'étranger. Il observe différents scénarios mais dans tous les cas, il est là pour protéger sa nouvelle maman et sa petite sœur. La vie qu'il veut pour elles, il la construit en ce moment même. C'est pas de sa faute si Hélène est parfois assez bête pour se mettre entre lui et ses projets, lui et son père. :

-Le Loup Noir n'a pas changé hein ? fait-il soudain. Il croit encore qu'il peut sauver le monde en se mettant en danger non ?

Cette fois, il regarde l'étranger dans les yeux... Une horrible pensée le traverse quand il se dit que Colette a un peu déteint sur lui... Et cette crevette venait de le lui faire réaliser putain, raison de plus pour le détester. Il claque sa langue contre le palais et se redresse. L'étranger lui a demandé de ne pas être violent, très bien, mais on ne réalise pas ses rêves sans l'être ici-bas. :

-Je ne compte frapper personne, j'ai pas besoin de ça. Alors fais pas de conclusions hâtives, l'étranger. Ni sur moi, ni sur mon père, sur personne.

Et il s'en va. Il ne veut pas de réponse ; il n'a pas l'habitude d'en avoir, en tant que second du Jarl, même ses conseils sonnent comme des ordres... Il descend les escaliers en se mordant la lèvre... Merde. Merde, merde, merde... Pourquoi il avait été sympa avec l'étranger là ? Putain qu'est-ce qu'il l'agace celui-là !!!

Dans la cuisine, Nicolas finit de couper les pommes de terre qu'Hélène étale dans le plat à gratin. Quand elle voit son garçon descendre les escaliers, elle sourit. Jérémy paraît agacé, comme d'habitude elle dirait, mais elle commence à bien le connaître maintenant et elle devine qu'il a fait un effort de communication à la façon dont il se mord la lèvre. Il se poste à côté d'elle comme s'il attendait qu'elle lui dise quoi faire, la plaçant entre Nicolas et lui. Elle regarde tour à tour ses garçons puis, devant le silence pesant, leur donne à chacun une petite claque derrière la tête. :

-Hé mais !

-On ne fait pas de trous dans la table avec le couteau.

-Mais j'ai rien fait moi !

-On interrompt pas sa mère quand elle te demande où tu vas.

Sur ce, elle alla enfourner le gratin, laissant les deux adolescents bouder, rougissant légèrement.



##   Mar 30 Mai 2017 - 15:35

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Depuis toujours, et c'est sans doute bien stupide de ma part, j'ai toujours réagi à la haine par la provocation. C'est comme si je n'apprenais pas, comme si, au final, je m'en foutais de me recevoir des insultes, des menaces en pleine face. Quelque part, c'est le cas. Mais c'est sans doute à la fois une force et un manque de discernement. Je crois que ça ne m'a jamais vraiment importé, de savoir ce qu'on pouvait me faire... Et lui, qui est dix ans plus jeune que moi, ne me fait pas peur non plus, peu importe sa taille, sa carrure. Peu importe son visage, peu importe ses envies cruelles et sadiques. Il aime sa soeur, alors même si c'est un connard, même si c'est le pire enfoiré de la terre, pour moi, il reste humain. Et un humain a des faiblesses, un humain a des sentiments…

Alors en face, lorsque je le vois qui s'arrête, lorsque je sens l'agacement, la colère font surface… Il se maîtrise, comme bon nombre de personnes dans ce foutu village. Alors j'le laisse parler. J'étire un sourire aussi cynique que le sien, sourcil haussé. Ses propres mots provoquent des choses en lui. Je n'ai même pas besoin de répondre. Simplement, j'observe.

—Mes conclusions ne sont pas hâtives... ce sont seulement des conclusions, je lance alors qu'il s'échappe de la pièce.

Il croit être supérieur au commun des mortels. En soi, il n'a pas tort. C'est dur de ne pas prendre tout le monde de haut quand on fait cette taille, hé. ... Joke.

Quelques secondes passent avant que je ne m'étire un peu, tout de même soulagé de ne pas avoir rencontré le mur de plus près. Lentement, je me rapproche du berceau pour glisser un oeil à l'intérieur et étire un large sourire. Je m'y penche, observe le bébé qui se rendort en bougeant vaguement ses petits bras et ses minuscules pieds. Comment on pourrait ne pas aimer un bébé pareil, surtout quand c'est sa petite soeur... Quelque part, je comprends qu'il ne veuille pas qu'on l'emmène. Même moi, je... Hm. Je sais que je serais en colère. Je sais aussi que je n'ai pas à le faire. Mais peut-être que si on arrive à convaincre Hélène... Mais elle ne veut pas quitter Jérémy non plus. Haaah... Ca a toujours été aussi compliqué, les femmes, ou quoi ?

Ma main glisse sur la joue du bébé endormi et je me redresse, fourre mes mains dans mes poches en descendant. Visiblement, Mme. Lefèbvre a tout à fait repris le contrôle de la situation, je me dis dans un sourire. Les deux autres boudent comme des gosses.

—C'est bon, la petite s'est bien rendormie. Jérémy est un parfait grand-frère ! Vous avez encore besoin d'aide pour quelque chose ? Ca va donner quelque chose de sacrément bon, en tout cas !

Grand sourire. Un regard vers Nicolas. Oh, vas-y, c'est bon, arrêtez de faire la gueule, tous, là.

—Je ressers un café à quelqu'un ? Un truc plus frais ?

Oui, non, merde, kamoulox ? Nan parce qu'on va pas se regarder dans le blanc des yeux jusqu'à demain, hein ?



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##   Lun 12 Juin 2017 - 20:13

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Quand Monsieur Williams apparaît, Hélène est encore en train de chantonner joyeusement et les garçons en train de bouder à table, se regardant comme des sauvages mais au moins, ils ferment leurs mouilles. Nicolas répond au regard que lance son professeur en se tassant un peu plus. J'fais la gueule si j'veux. Hélène soupire mais, encore toute à sa joie, rejoint le Master pour lui tapoter la joue de manière maternelle. :

-Merci beaucoup. Vous allez pouvoir m'aider à mettre la table ? Nicolas, peux-tu installer une rallonge pour que tout le monde puisse s'asseoir ? Oh et Jérémy va donc chercher ton père pour l'apéritif.

Son regard change l'espace d'un court instant... Ce n'était pas une demande qu'elle faisait à son fils adoptif, mais comme une supplique. Celui-ci y répondit d'un hochement de tête, toujours bougon, avant de sortir. Nicolas ne peut retenir un haussement de sourcil mais garde ses inquiétudes. Apéritif avec un alcoolique violent et son fils qui l'est tout autant. Ça promet.

Sa mère pose une main sur son épaule et ça le fait sursauter. Non, vraiment, voir sa mère comme ça ne lui fait pas du bien... Il est content pour elle mais c'est décidément trop pour lui. Pourtant il se lève, suit ses instructions pour la table tandis qu'elle rassemble les couverts avec Aaron. Et tandis qu'il replace la nappe de tissu, il les regarde, de dos, en train de discuter cuisine,... Un malaise le reprend mais il n'arrive pas à mettre le doigt dessus.

Et c'est à ce moment qu'entra Laurent Bonnet.

Laurent est un homme tassé par les ans et le travail, mais il est large. Il a la bedaine des hommes qui s'entretiennent pas et qui enfle avec l'âge... Les cheveux arrivant aux épaules, blonds abîmés, sont attachés en queue de cheval. Il avait une barbe fournie où apparaissaient des poils blancs. Il avait enroulé les manches de son t-shirt jusqu'aux épaules, dévoilant les mêmes grains de beauté que son fils sur son biceps droit. De manière générale, on pouvait voir que ces deux-là se ressemblaient beaucoup. Beaucoup trop pour que Nicolas reste objectif en voyant son... nouveau... beau-... père EURG NON PLEASE. :

-Enchanté, fit-il à Monsieur Williams, Laurent Bonnet... Je vous sers pas la main tout de suite, je suis plein de cambouis ah ah !

Nicolas ouvrit la bouche, mais Laurent l'ignora, allant se laver les mains à l'évier de la cuisine tout en continuant de discuter avec le Master. :

-Jérémy m'a vite mis au parfum ; vous êtes bien le tuteur du garçon d'Hélène ? ...Ah bonjour ma chérie.

-Bonjour mon benêt. répondit-elle avant de l'embrasser brièvement. Est-ce que tu as bu aujourd'hui au travail ?

-Non !

-Veux-tu une bière ?

-Seulement si cela intéresse aussi nos invités.

Nicolas ouvrit grand ses yeux. Un alcoolique qui dit fièrement qu'il n'a pas bu et qui dit vouloir boire s'il n'est pas tout seul. Wtf ? Et Jérémy qui dégage un grand sentiment de solitude devant ce spectacle... WTF AGAIN ? Où est le caractère bougon, violent et raciste auquel il s'attendait ?... Pourquoi il fait un grand sourire à Aaron en lui serrant la main de manière bien plus douce qu'il ne l'aurait cru ?....... Pourquoi il s'approche de moi les bras tendus OMG IL VA ME- Laurent posa ses deux mains sur les épaules de Nicolas et les tapota légèrement. :

-Ravi de te rencontrer enfin gamin. C'est ta maman qui a du être contente de te voir !... et mais... il se tourna vivement vers Hélène. C'est quoi cette mode des gosses qui font trois mètres de haut sérieux ?! Tu pouvais pas le faire plus petit celui-là au moins pour nous éviter le torticolis ?!

Éclat de rire provenant des parents... Jérémy, qui jusque là s'était montré discret alors qu'il sortait les bières du frigo, en tendit une à Nicolas qui la prend dans un moment d'absence... Voir son ennemi se montrer limite compatissant finit de l'achever. Nico nous fait un coma cérébral tandis que le père de famille invite tous le monde à se mettre à table pour discuter. Il s'installa lourdement sur sa chaise en poussant un gros soupir, ouvrant d'un geste la bouteille d'alcool qu'il n'entama pas tout de suite. :

-Alors que nous vaut l'honneur ? Le gamin vous pose pas trop de problèmes j'espère ?

Nicolas revint juste assez pour serrer les dents. Keskesapeuluifoutr ? Il prit toutefois la peine de garder son regard assassin pour lui... tandis que Jérémy ne retient pas son gloussement.

Ok, ça devient le concours du meilleur garçon de la famille ou quoi ?... bleurg non !



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The color of the truth and the sound of sunny days [avec Papou Ronron]

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