Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Il paraît que ça va pas fort en ce moment. (Pv : Angie)
#   Dim 26 Fév 2017 - 17:09
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« C’est elle qui m’a envoyé ici, on ne se parle plus vraiment. On n’était pas si proches. »

Tu es injuste c'est de ta faute si tu es ici... Mais c'est de la sienne si tu es encore là.

Puis c’est ce qu’elle avait dit, que vous n'étiez pas si proches.  Elle devait avoir raison, tu t’étais fait une raison. Non, tu n’avais pas accepté, c’était faux. T’en avais juste eu marre de souffrir, t’en avais juste eu marre de toute cette solitude. T’avais décidé que tu en avais juste assez d’avoir mal en permanence, assez de te battre pour d’autres. Alors t’avais sauté le pas, alors tu t’étais juste montré lâche. T’es un lâche Angie, tu te bats plus pour ce en quoi tu crois, tu te bats plus pour tes lendemains. Tu fuis. Tu ne le vois donc pas ?
Si, sans doute. Tu le vois et ça te fait juste aller plus mal. Tu n’aimes pas cette personne que tu es devenue, tu n’aimes pas blesser les gens qui t’entourent. C’est pour cela que tu dois disparaitre aussi. Tu n’es pas capable d’aller bien. Tu as essayé, tu as fait des efforts. On ne peut pas le nier ! Tu as passé ta foutue vie à faire des efforts pour aller bien, à te concentrer sur le positif, à faire semblant de négliger le négatif.
T’as passé ta vie à être là pour les autres, à être la personne qu’on appelle le soir quand on vient de se faire plaquer par celui qu’on aime encore. Celle à qui on veut faire partager ses résultats aux examens avant même sa famille parce que c’est toi la personne qui nous a soutenu. T’as toujours été là pour les autres, mais tu n’as jamais réussi à te reposer sur eux. Tu n’avais qu’une crainte, qu’ils se rendent compte de ta faiblesse, qu’ils voient à quel point tu es terne en réalité. Tes amis, leurs parents, tes camarades, ta famille tous avaient vu ta gentillesse et tu n’avais jamais voulu leur montrer ton égoïsme, tes désirs. Pourtant tu sais ils auraient compris !
Ils auraient compris que toi aussi t’étais qu’un humain avec tes faiblesses, mais tu ne leur as pas laissé l’opportunité et maintenant il est trop tard. Tu voulais  qu’elle parte sans la blesser, mais ça aussi c’était trop tard.

« Ecoutes Mitsuki, je ne sais pas ce que tu cherches en moi mais je ne penses pas que tu le trouveras. J’ai plus l’impression que tu te fais inutilement du mal. Je suis ce que je suis et ça n’a pas tellement d’importance. Tu devrais rentrer auprès de ton fiancé maintenant. Je pense que ce serait mieux pour toi. »

Bon. Bah. Bravo. Et au  fait tu ne l’as pas félicité pour ses fiançailles. Elle ne doit même pas savoir que tu es au courant. C’est ce brun qui te l’a dit à la soirée de la rousse cet été.


#   Dim 26 Fév 2017 - 23:36

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Pas si proche ? J'avais du mal à l'accepter. A chaque fois qu'il y avait eu un regroupement, un petit moment où tous les Terraens pouvaient être ensemble, je vous avais toujours vu tous les deux. Comment pouviez-vous ne pas être si proches ?

Je baissai la tête et me mordis la lèvre inférieure. Il se perdit un instant dans ses pensées et j'eus tout le loisir d'en faire de même. Comment avait-il pu en arriver là ? Qu'est-ce que j'avais pas vu ? Je n'étais peut-être pas proche, mais lorsque je l'avais rencontré, il riait, il était de bonne humeur, alors quand, quand est-ce qu'il a commencé à chuter ? Le carnaval avait eu lieu quand... Cet été ? Au mois d'août ? Juillet ? Non, c'était au mois d'août. Alors que pouvait-il s'être bien passé, depuis le mois d'août ? A quel moment est-ce qu'il avait perdu son goût pour la vie ? Ou bien l'avait-il perdu depuis longtemps ? Est-ce qu'il jouait la comédie ? Est-ce qu'il n'avait arboré ce visage que pour qu'on le laisse tranquille ? Est-ce qu'il avait seulement décidé de ne plus se cacher, de se montrer tel qu'il était ?

... J'avais dû mal à le croire. Si vraiment il n'avait jamais été intéressé par rien, comment avait-il pu le cacher si bien ? Comment avait-il pu feindre de si jolis sourires ? Comment avait-il pu si bien mentir sur la vérité ?

Je relevai le regard vers lui quand il reprit la parole. Ses mots me serrèrent le coeur. Puis elles me surprirent. Je repensais aux paroles d'Ys, lors de notre dernier week-end, et sentis le rouge me monter aux joues. Je détournai le regard.

-Je ne suis pas fiancée.


Et ça me faisait bien trop peur pour l'être déjà. J'avais beaucoup de mal à comprendre Aoi, à ce niveau-là. Je reportai mes yeux sur lui.

-Et je ne me fais pas inutilement du mal. Y'a personne qui vient te voir. J'l'ai bien compris. Mais ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi ? Tu les as tous fait fuir, comme tu le fais avec moi ? Je comprends pas pourquoi t'es dans cet état-là ! Et je déteste ne pas comprendre. Ca me frustre, ça m'énerve. Toutes les fois où je t'ai vu, tu étais heureux de vivre - du moins tu semblais l'être. Qu'est-ce qu'il s'est passé pour que tu...

Je m'arrêtai de parler. Je l'avais déjà bien trop ouvert. Je croisai malhabilement mes bras sur ma poitrine, baissant le regard sur mes pieds.

-Ca sert à rien que je continue, t'as raison. Tu as du avoir l'occasion d'en parler avec l'un de ces fichus psychologues. Et puis, qu'est-ce que je vais en tirer de toute façon ? T'as pas envie de parler, t'as même pas envie de me voir. Tu t'en fiches que quelqu'un vienne te voir, puisque tu as décidé que t'allais rester tout seul dans ton coin.


Je pestai intérieurement. Ca me rappelait beaucoup trop Allen, sans l'alcool. Je n'aimais pas cette situation, cette position dans laquelle je me trouvais. Je me levai finalement de mon siège, et pris la direction de la sortie. Je n'allais rien en tirer, de toute façon, peu importe ce que je pouvais dire. Je n'étais pas suffisamment proche de lui pour le faire réagir par les sentiments, et je n'étais pas suffisamment douée avec les mots pour le faire réagir grâce à la raison. Alors quoi, qu'est-ce que je pouvais y faire, hein ? Revenir tous les jours, le couver comme les infirmières pour m'assurer qu'il mangeait bien ? Un soupir m'échappa alors que je posai ma main sur la poignée de la porte.

"A quelle heure exactement commence cet atelier, le mardi après-midi ?" Il ne me répondra pas. Ou mécaniquement. Je n'avais pas passé une journée suffisamment bonne pour me faire autant de mal.

-Bonne soirée, Charlie-Ange.


J'ouvris la porte, et la refermai derrière moi. Je m'y adossai un instant, lâchant un soupir. Pourquoi, pourquoi est-ce qu'il s'était mis dans cet état ? C'était si dur que ça, d'être heureux ?

Un grésillement résonna dans le couloir alors que je me téléportai chez moi. J'aurais vraiment aimé qu'Ys ne travaille pas, ce soir-là...

HRP : J'avais pas prévu de clore, j't'avoue. Mais en fait, j'pense que c'est plus logique comme ça : Charlie-Ange va rester le même, et Mitsu comprend quand même qu'elle tourne en rond, et qu'elle est pas suffisamment proche pour réclamer quelque chose d'autre de lui. Par contre, honnêtement, j'pense qu'elle pourrait vraiment se pointer à l'un de ces ateliers, donc tu me dis si ça te tente ;)



Merci Ronronnn ♥️
#   Mar 28 Fév 2017 - 22:54
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Elle n’est pas mariée, alors cela change tout ? Non, bien sûr que non. Ce n’est qu’une des petites-choses qui se sont accumulés au fil du temps. De toute manière tu ne ressens plus rien en la regardant. C’est dommage. Peut-être que cette petite étincelle eut suffi à ranimer ton feu.
Tu frissonnes. Ce manque de chaleur humaine t’a éteint. Il t’a quitté et plutôt que d’en parler tu t’es isolé. Tu t’es réfugié dans ton travail et tout a continué d’aller bien. Jusqu’au jour où tu t’es rendu compte de l’absurdité de tout ça. Jusqu’au jour où tout a recommencé à s’effondrer. T’as essayé de te reconstruire continuellement sur ce petit être qui s’effilochait chaque jour un peu plus. Comment construire un édifice robuste quand les bases sont branlantes ?

Elle veut que tu lui parles. Elle veut que tu t’ouvres, elle veut te tirer quelque-chose que tu ne possèdes pas. Plus. Tu n’as plus de regrets.

De toute manière toi non plus tu ne sais pas pourquoi tu en es arrivé là. Tu ne sais pas où ça a dérapé. Pourtant il y en a eu des tas, de signes avant-coureurs. Toutes ces fois où tu as eu un pincement au cœur et où tu as regardé ailleurs, te désintéressant de ton malheur tu l’avais souvent nié. T’étais le roi pour dire « ça va » mais tu ne t’en convainquais jamais vraiment. Sauf que tu n’étais pas à plaindre et rien ne clochait réellement dans ta vie, bien sûr il y avait toujours eu plein de petits défauts… Mais rien d’assez gros pour que tu ne t’en plaignes.
Puis faut avouer aussi que même quand il y avait quelque-chose qui n’allait pas tu ne t’en plaignais pas. Tu connaissais tellement de personnes plus malheureuses que toi que tu ne te donnais pas le droit de te plaindre. Alors t’avais trop souvent enduré en silence… Et d’avoir trop saigné ton cœur avait fini par se tarir.
Il n’y avait pas une raison, il y avait des raisons. Tellement nombreuses que tu ne savais plus les discerner. Des raisons que tu avais toujours fui en t’occupant en préparant tes cours en peignant… Mais aussi en t’occupant de tes amis qui allaient moins bien que toi. Se concentrer sur les problèmes d’autruits t’avait souvent aidé à oublier les tiens…
Dernièrement les évènements s’étaient enchainés de telle sorte que tu avais retrouvé le temps de penser à toi. Tu t’étais retrouvé seul avec cette souffrance. Ne pouvant l’extérioriser tu t’étais focalisé sur elle, elle avait envahi ton horizon jusqu’à le redessiner complètement. Alors la solitude et le dégoût étaient devenus insoutenables.

Il en faut peu pour qu’un homme heureux s’effondre, il en faut peu pour que le bonheur d’un homme s’étiole. T’avais jamais réellement eu confiance en toi et tous tes échecs avaient agrandi cette fêlure. T’avais jamais eu confiance en toi et ne pas réussir à te relever avait eu raison de ton estime de toi. Tu te dégoutais de tant de faiblesse.

Elle te dit tes quatre vérités et ça coule sur toi, parce qu’au fond t’as pas envie de lui dire que t’es malheureux… Et puis malheureux tu ne l’es plus, tu as déjà abandonné l’idée d’être heureux un jour donc tu n’es plus malheureux. Tu as juste mal au fond de toi, mal d’être encore là. Tu souffres de voir cet être nauséabond que tu es. Tu es pitoyable, mais quel droit as-tu de le lui dire ? Tout se passe dans ta tête, tu n’as rien à reprocher à personne parce qu’à tes yeux tu as tous les tords.


"Bonne soirée Mitsuki."


Le silence retombe et tu en profites pour te débarasser de ces compléments nutritionnels dontle gout te dégoute autant que celui de la vie... Et encore maintenant tu penses que tu n'as pas le droit de te plaindre.


 

Il paraît que ça va pas fort en ce moment. (Pv : Angie)

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