Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Ils commencent un jour à marcher, et ne s'arrêtent plus... (Pv Angie ♥)
Jeu 2 Mar 2017 - 21:47
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Je bloquai les roues de la poussette et m'assurai que Riku était bien installée. Je tournai la tête, et appelai Daisuke qui était déjà en train de jouer avec mes clés.

-On y va chéri, mets tes chaussures s'il te plaît.

L'enfant leva ses yeux vers moi, avant de hocher la tête et de répondre à ma demande dans un petit "oui". Terminant de fixer ses scratchs, il sauta sur ses pieds, tout fier, et s'approcha de la poussette pour faire un signe à ta soeur.

-Ca va aller Riku, t'inquiète pas.


Je souris face à cette petite attention, ne réalisant qu'à peine qu'il avait déjà tant grandi. Il était bien loin, le bébé que je transportais partout dans cette même-poussette... J'ouvris la porte, et intimai à mon petit monstre de sortir, avant d'avancer la poussette dans l'allée et de refermer la porte derrière nous.

-Tu gardes bien ta main sur la poussette, hein ?



(...)


Nous arrivâmes rapidement à l'hôpital. Malgré le froid qui persistait encore, le soleil commençait déjà à pointer le bout de son nez, et c'était franchement agréable. Une fois sur place, j'allais à l'accueil pour signaler mon arrivée au secrétariat afin que l'infirmière prévienne notre pédiatre. Après une légère attente, le médecin nous reçut pour le check-up habituel. Je l'accompagnai dans la salle, avant de remarquer que Daisuke avait disparu. Mais bien sûr. C'était bien le moment... Tu regardes une seule seconde ailleurs, et il est parti, hein...

Je m'excusai auprès du médecin, et le laissai commencer le rendez-vous avec Riku seul tandis que je parcourais le hall de l'hôpital à la recherche de Daisuke. Rah, il m'énerve... Riku vient d'avoir un an, j'aurais quand même aimé assister au rendez-vous en entier ! Heureusement que je lui faisais confiance, au pédiatre, hein...

Où est-ce qu'il est allé se fourrer encore ?


---

-C'est bôôôô !!!! Mais y a pas beaucoup de couleurs. T'es pas content ?

L'enfant releva ses grands yeux bleus sur le garçon aux cheveux châtains à côté duquel il avait décidé de prendre place. Sur la pointe des pieds, les bras posés en croix sur la table, sa tête dépassant à peine, il ne voyait pas grand chose, mais il remarquait bien qu'il n'y avait pas ses couleurs préférées : le rouge, l'orange, le bleu, le jaune et le vert. Oui, c'était beaucoup de couleurs, mais il n'arrivait pas encore à se décider sur celle qu'il préférait entre ces cinq là. Il avait quand même fait beaucoup d'effort, il avait écarté le violet et le rose quelques semaines plus tôt, et c'était tout de même un sacré exploit.

-Tu as fait tous les dessins ? Tu es un nartiste ?
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Dim 5 Mar 2017 - 16:53
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Tu te perds comme souvent dans de sombres pensées. Plus tu essaies de t’oublier plus tu te rappelle à toi. Les psychiatres aimeraient que tu te rappelles d’être, mais pour l’instant tu refuses encore d’exister. Oh, bien entendu monsieur a arrêté de perdre du poids, c’est facile quand on recommence à manger… Par contre te remplumer c’est au-dessus de tes moyens. T’as une sale mine mon grand.
T’as une sale gueule du matin au coucher, te tirer une expression serait inespéré. Tu regardes passif ta vie se faire sans toi. Tu fais ce qu’on te dit sans réfléchir plus loin. Alors comme chaque mardi tu quittes cette foutue chambre à peine ton repas terminé. T’en avais mare qu’on vienne te chercher, mare qu’on te force à obtempérer. Alors tu préfères descendre avant qu’ils ne te le demandent, ça limite un peu tes contacts trop fréquents avec eux.
Tu as changé de service il y a peu, Tu as enfin rejoint celui de psychiatrie qui te convient si bien… Mais maintenant les infirmières ne se laissent plus attendrir par tes grands yeux vides et les docteurs ne te laissent plus faire ce qu’il te plait. Tu dois plie et tu n’aimes pas. Tout comme tu n’aimes pas cette fenêtre trop haute pour faire semblant d’y regarder dans ta chambre.

Est-ce que tu penses à tout ça en choisissant ta palette ? Non, bien sûr que non. Tu refuses de penser, tu ne veux pas réfléchir. Tu veux juste que ça passe. L’intervenante te regarde d’un air doux, cela fait plusieurs mois que tu viens et elle commence à t’adopter… Mais toi tu n’as jamais pris la peine ne serait-ce que de retenir son nom. Pourquoi les gens veulent-il s’attacher à toi alors que tu es sur le point de t’envoler ?

Tu aimes bien dessiner les fleurs, tu te dis qu’elles au moins elles sont belles jusque dans la mort. La maraude hante tes pensées, peut-être plus souvent qu’avant que tu ne cherches à l’enlacer. Les fenêtres sont fermées dans ce nouveau service. Ton pyjama ne laisse guère de place pour cacher des ciseaux… Pourtant tu lorgnes dessus. Ici tu n’as même plus ton cher foulard bleu pour te déstresser.

Tu commences à peindre sans même prendre le temps pour faire des ébauches. A quoi bon ? T’as pas envie de perdre ton temps et ton trait est assez sûr malgré ses imperfections. Con que tu fasses, peu importe l’application que tu y mets il y a toujours cet effet brouillon d’un trait repris. Tu n’arrives pas à te le cacher ton trait reste imprécis. Ça ne t’énerve plus tu ne réfléchis plus quand tu dessines. C’est devenu naturel. Les dessins s’enchainent sans plaisir et sans vie jusqu’à ce quelqu’un t’interrompe.
Tu ne te retournes d’abord pas qui que ce soit, c’est pas des choses qu’on doit dire. Surtout pas avec une voix d’enfant, et puis sa mère va bien arriver et l’amener hein ? Non. Bien sûr que non, ne décide pas tout seul de ces choses-là.

« Je ne suis pas un artiste, je suis un patient et toi ? Tu t’es perdu ? »

Il suffit d’avoir moins de dix ans pour que tu fasses attention à quelqu’un ? Ton regard c’est baissé sur la petite voix et puis est remonté sur ton dessin. Certes il est terne, mais tout de même.

« Tu rajouterais quoi comme couleurs toi ? »

Le petit bonhomme est haut comme quatre pommes, il a les yeux qui scintillent et l’avenir pour lui, même toi tu peux le voir. Quel droit aurais-tu de ternir son paysage ? Aucun.
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Mar 7 Mar 2017 - 21:00
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-Non.

Perdu ? Lui ? Jamais. Il en avait simplement fait qu'à sa tête, comme d'habitude. C'est que même s'il pouvait se montrer très obéissants aux recommandations de sa mère, ce petit filou pouvait aussi être très têtu. En même temps, à cet âge-là, qui ne l'est pas, hein ?

Il essaya de se pencher sur le dessin, sans trop y parvenir, et se contenta donc de répondre :

-Bleu... et orange !


Un choix restreint, un grand pas en avant pour son avenir. Mais surtout des couleurs qui n'allaient pas tellement ensemble.
Le dessin était joli, mais il ne le trouvait pas assez proche de ses goûts. A cinq ans, on aime s'identifier à un peu près tout ce qui se trouve autour de nous. Ou bien on aime que les choses s'accordent avec nous. Sa petite soeur en faisait parfois les frais, lorsque Daisuke rentrait et lui expliquait tout ce qu'il avait vu à l'école avec Tomoe. Hey, il fallait qu'elle grandisse vite, parce qu'il avait beaucoup d'espoir en elle, elle serait très intelligente -pas plus que lui quand même- mais très intelligente, et elle devait pour cela apprendre à faire des boucles correctement. L'apprentissage de l'écriture passait par là, maîtresse Tomoe lui avait bien dit, et il avait grand espoir que Riku saurait tirer partie de son expérience pour impressionner sa maîtresse. Comme ça, il pourrait annoncer, fièrement, qu'elle avait tout appris de lui, et qu'il était un super grand frère. Comme son oncle Misao le lui répétait souvent, d'ailleurs, quand il cessait de gagatiser sur sa petite soeur.

-C'est quoi un passian ?

L'enfant releva le regard vers l'homme, et le détailla de ses grands yeux bleus. Il avait l'air fatigué, cet homme, et triste, même s'il n'avait pas répondu à la question du petit. Mais Daisuke ne s'attardait pas sur ces choses-là, il trouvait que le dessin était trop important et trop intéressant pour qu'il s'intéresse à des problèmes d'adulte. Et puis, il n'en avait de toute façon pas tellement conscience. L'important ici, c'était bien ce dessin, et surtout...

-C'est pour qui ? Ta maman ?


HRP : J'ramène pas encore Hideko, j'me rends compte que j'adore jouer Daisuke XD
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Sam 18 Mar 2017 - 10:10
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A sa tête tu te doutes bien que c’est un non que ses parents interprèteraient comme un ou, car si lui ne semblait pas égaré ses parents n’étaient pas là pour le surveiller donc lui avait égaré ses parents. A moins qu’il ne fut un habitué de l’hôpital ? Pourtant il ne portait pas de pyjama et c’était la première fois que tu le voyais. Etait-il en visite ? Après tout tu ne quittais ta chambre que le mardi après-midi, s’il venait d’accoutumée à d’autres horaires cette explication pouvait tout à fait tenir la route… Mais cela ne te regarde finalement pas, et tu ne comptes pas pousser trop loin tes investigations. Si ses parents le recherchent, le hall d’entrée semble le meilleur endroit de toute manière.

C’étaient donc les couleurs de l’aurore qui plaisaient le plus à l’enfant. C’était un choix étrange dans la palette d’un artiste, mais sans doute moins dans l’esprit d’un enfant. Il réfléchit à sa question, c’était quoi un patient ?

« Quelqu’un qui vit à l’hôpital en attendant que les docteurs le laissent sortir je dirais… »

Un patient c’est un peu un prisonnier dont la maladie serait les liens et les blouses blanche les geôliers. C’est sans doute triste de penser comme ça mais tu es un homme qui n’a qu’un désir dans sa vie actuelle, partir et disparaitre.

Le gamin arrive à te tirer un sourire, le premier véritable depuis longtemps. Ta mère ? Tu ne lui as plus offert tes œuvres diverses depuis bien des années. Faut dire que ton chemin a croisé l’art à une période où tu étais en rébellion, alors tu n’en as jamais vraiment ressenti le besoin. Faut dire aussi que tes parents ont longtemps cru aussi que ça te passerait, et s’ils n’ont pas freiné ton avis d’entrer à la fac d’art c’est car tu avais dès le début précisé que tu voulais être enseignant. Un artiste ne gagne pas bien sa vie, et ils voulaient qu’il soit heureux après tout.

« Bleu et orange alors… ? Hm, si tu vas me chercher les couleurs je les rajoute. »

Après tout, il y a beaucoup de teintes de bleu et d’orange différentes, si tu les choisissais toi-même tu choisirais vraisemblablement des teintes trop ternes au goût de l’enfant. Il profita que ce dernier parte pour re-régler les pieds du chevalet pour que le dessin soit plus accessible à l’enfant.
En fait suffisait d’avoir moins de dix ans pour que tu écoutes les gens.


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Sam 18 Mar 2017 - 11:33
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Un passian, c'était donc quelqu'un qui attendait d'être libéré par les docteurs... Daisuke avait beaucoup de mal à comprendre. Il était souvent venu voir le médecin, pour des vaccins, pour des petites maladies, ou pour sa soeur Riku, mais jamais elle n'avait été retenue prisonnière par son docteur. C'était très bizarre.

Il ne fit cependant pas de commentaire, parce qu'il ne voyait plus quoi ajouter, et s'était de toute façon trop repenché sur le dessin pour penser à autre chose. Il était sûr de lui, ses couleurs préférées étaient le bleu et l'orange. Enfin, peut-être un peu de rouge aussi...? C'était vraiment dur.

Le jeune homme reprit la parole et le garçon leva les yeux vers lui. Il était sacrément grand, quand même. Au moins aussi grand que son papa. Il remarqua que le garçon n'avait pas répondu à sa question et ne lui avait pas dit pour qui était ce dessin, mais comme il songeait à ajouter des couleurs, Daisuke était ravi, et avait donc oublié de le relancer. Il lâcha donc la table et commença à regarder autour de lui pour trouver où se cachaient les peintures. Il fronça les sourcils. Les tables étaient vraiment trop hautes pour lui. Après avoir fait le tour, sans rien trouver, il revint auprès de son nouvel ami pour tirer son vêtement.

-C'est où ? Je vois pas.


Accompagnant ses paroles d'un regard environnant, il finit par remarquer une femme, un peu plus loin qui avait un tube orange dans la main.

-Ah !
s'exclama-t-il en courant dans cette direction.

Il sourit largement, et après quelques négociations serrées, surtout quand il s'agissait d'un enfant aussi adorable, il finit par récupérer le tube.

-Orange,
lança-t-il en tendant la peinture au passian.

Et puis, il aperçut sa maman qui pointait son nez dans la pièce, regardant à droite et à gauche à la recherche de son fils. Ah nan ! Elle allait l'emmener avec lui ! Il s'amusait bien trop pour partir !
L'enfant se cacha derrière l'homme, tirant le tissu de son pyjama pour essayer de se cacher au maximum.
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Sam 18 Mar 2017 - 14:05
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Bon tu as distrait son attention, et la tienne aussi. Pour qui dessines tu ? Pourquoi dessines-tu ? Tu ne sais pas, par habitude sans doute. Dessiner a longtemps fait partie de ta vie, mais tu as arrêté après ton arrivée à Terrae. Tu n’avais plus d’inspiration. Tu n’en as pas plus maintenant encore, tu dessines ce que tu vois… Et il n’y a pas d’orange dans la fleur que tu dessines. T’es sûr que ça va aller ? Au pire tu ne pourras t’en prendre qu’à toi.

Il revient ne trouvant pas l’endroit où les tubes de gouache sont entreposés. C’est vrai qu’il est petit. Est-il plus jeune que ta nièce ? Elle n’avait que cinq ans quand tu es parti, elle doit en avoir six maintenant. Ton frère t’envoyait jusqu’à récemment des nouvelles. Les dernières indiquaient que la petite avait perdu sa première dent et commençait à déchiffrer. Tu te souvenais du temps ou son frère ainé avait commencé à lire. Pour toi ça s’était apparenté à de la magie, à la Toussaint il déchiffrait syllabe après syllabe. A noël il lisait tout seul, sa mère te disait qu’il y avait eu une sorte de déclic, que ça c’était presque fait du jour au lendemain.
Tu réfléchis pour la première fois aux difficultés que doivent rencontrer les enfants de Terrae, personne ne parle la même langue ici. Ce doit être particulièrement compliqué pour eux, certes la puce doit les aider à comprendre et à se faire entendre facilement… Mais une fois qu’ils sortaient de Terrae, ils ne devaient pas savoir parlé une langue correctement… Ce devait être très difficile. Surtout qu’en toute logique, les enfants d’ici n’étaient pas certains de pouvoir y rester toute leur vie non ? C’était même à souhaiter qu’ils ne ressentent jamais le vide.
Tu étais en train de réfléchir quand le petit tira sur ton pantalon, tu dus me retenir pour qu’il ne finisse pas au niveau de tes chevilles, ce qui aurait été du plus mauvais effet. Tu compris vite de qui le petit se cachait. Tu ne reconnus pas la directrice que tu n’avais rencontré qu’à l’occasion de ton initiation. Tu ne gardais d’ailleurs de cette soirée que des souvenirs brumeux.

« Tu sais si elle ne te trouve pas elle va s’inquiéter très fort ? On devrait lui dire que tu es ici et lui demander si tu peux rester. Elle a l’air gentille, elle acceptera sans doute… Et puis comme ça elle ne sera pas triste parce qu’elle t’a perdu. »
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Sam 18 Mar 2017 - 15:02
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Il entendait, mais n'était pas d'accord. Sa maman n'allait probablement jamais le laisser rester ici, même pour le temps du rendez-vous de Riku. D'ailleurs, pourquoi était-elle ici ? Elle n'aurait pas dû être avec le docteur et sa petite soeur ? Hm. Voilà qui changeait ses plans. Il leva un regard un peu triste en direction du jeune homme. Il ne voulait pas partir. Le monsieur dessinait bien, et Daisuke aimait bien dessiner. Il voulait qu'ils dessinent tous les deux.

Il secoua alors négativement la tête, fronçant les sourcils.

-Non. Je veux rester.


Il se pinça la lèvre, puis lâcha le jeune homme en croisant son regard. Il afficha une moue boudeuse, avant de se décaler. Espérons que Maman ne le voit pas.

Raté.

---

-Daisuke !


Je traversai la salle à une vitesse folle, terriblement angoissée. Je l'avais cherché partout ! Pourquoi n'avait-il pas répondu à mes appels ? J'avais vraiment eu peur, pour le coup. Il ne se rendait pas compte que c'était dangereux de traîner seul ici, surtout dans un hôpital, surtout à Terrae... Je ne dis pas qu'il faut se méfier de tout le monde, cependant, je suis bien consciente que certaines des personnes que nous accueillons ont sévèrement été marqué par le vide, et on ne sait pas ce qu'il pourrait faire à un enfant qui se balade seul... Surtout s'il fait une bêtise. Daisuke a la fâcheuse manie de se mêler de tout ce qui ne le regarde pas.

Je l'attrapai et le pris dans mes bras, le serrant contre moi.

-Ne me refais plus jamais ça !


En croisant son regard boudeur, j'arquai un sourcil. Il ne se rend vraiment pas compte de la frayeur qu'il m'a faite. Je pris le tube de peinture qu'il avait encore dans les mains pour le tendre au patient qui nous faisait face. Charlie-Ange, si ma mémoire ne me jouait pas de tour.

-Je suis désolée... J'espère qu'il ne vous a pas dérangé.
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Sam 18 Mar 2017 - 15:30
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Le petit a l’air décidé à ne pas se montrer… Tu devrais faire signe à sa mère, tu es un adulte responsable. Comment ça personne n’y a cru ? Bon j’aurais essayé. T’es pas une balance, s’il ne veut pas le faire alors tu le forceras pas. De toute manière, les adultes c’est plus ce que c’était. Alors s’il veut resté caché, bah. Tant pis. Tu risques quoi au pire ? Qu’on te dise que tu l’as kidnappé ? Dans le grand hall ? Sans le toucher une seule fois ? A d’autres, les gens décidaient toujours de voir le pire.
Heureusement ton dilemme ne dura pas trop longtemps c’était un brave petit, il prit donc la bonne décision. Inquiéter sa maman c’était vraiment pas gentil hein ? La dame accourut sans que son visage ne rappelle plus de choses à Charlie-Ange. Elle avait l’air vraiment rassuré de le retrouver. Alors le petit s’appelait Daisuke ? Bah, ça n’avait pas tellement d’importance. Le petit ça lui allait très bien vu sa taille.
Tu su que c’était une bonne mère car elle le prit dans ses bras avant de l’engueuler et non l’inverse. Le sentiment de rejet d’un enfant pouvait laisser de grandes marques dans l’adulte en devenir. Tu ne t’en souviens pas ? Non bien sûr.
Tu récupères le tube que l’asiatique te tends en te demandant comment formuler les choses… Après tout t’as dit au petit que vous discuteriez avec sa maman pour qu’il reste ici. T’as envie de peindre avec lui, sinon t’aurais pas descendu ton chevalet pour qu’il puisse aussi l’atteindre. C’est drôle tu ne trouves pas ? Tu n’as jamais enseigné à des enfants de cet âge et pourtant… Pourtant tu te dis que ce serait drôle de peindre avec lui.

« Non pas du tout, à vrai dire on s’apprêtait à dessiner ensemble… Est-ce que ça vous dérange s’il reste encore un peu ? L’atelier est ouvert à tout le monde… »

Qu’est-ce que ferait un parent responsable dans cette situation ? Il dirait non. Hey non mais regardes-toi mec, t’es en pyjama d’hôpital. T’as tenté de te suicider il y a deux mois, et tu espères qu’une mère te confie son enfant… Mais mec remets les pieds sur terre. C’est pas possible. Même si t’es incapable de faire du mal à quelqu’un d’autre que toi-même, t’es pas assez sain pour qu’on te confie quoi que ce soit. Alors la garde d’un gamin…
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Sam 18 Mar 2017 - 16:15
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Le regard que me lança Daisuke après les paroles du jeune homme me tirèrent un soupir. Il ne se rendait pas compte de ce qu'il venait de se passer ? Et comment, lui, Charlie-Ange, avait-il pu répondre à cet enfant, et l'entraîner dans sa peinture, alors qu'il était là, seul, sans sa mère ? Ca ne lui avait pas traversé l'esprit qu'il pourrait être perdu ? Ou qu'il avait échappé à la surveillance des parents, et qu'il fallait y remédier parce qu'un hôpital c'est pas vraiment un endroit pour jouer ?

Je secouai négativement la tête.

-Désolée. J'ai un rendez-vous pour ma fille. Je ne peux pas laisser Daisuke seul ici.

-Mamaaaaaan.

Je tournai mon regard vers lui, en colère. Non. J'avais dit non. Je ne savais pas exactement les raisons de la présence de Charlie-Ange ici, mais dans mes souvenirs, ce n'était pas bien glorieux. L'hôpital avait ensuite pris en charge son cas, et je les avais laissé sans plus m'en occuper, n'ayant malheureusement pas de temps pour ça avec les psychologues qui allaient arriver, et les entretiens que je devais organiser pour sélectionner précautionneusement les personnes que nous allions embaucher.

Quoi qu'il en soit, je ne pouvais décemment pas le laisser ici. Bien que je n'ai jamais eu de problème avec Charlie-Ange, sa santé ne devait probablement pas lui permettre de s'occuper d'un enfant, il avait bien assez à faire avec lui-même. Aussi, je le saluai et commençai à sortir de la salle pour aller retrouver le pédiatre quand Daisuke commença à se débattre dans mes bras.

-Maman ! T'écoute rien,
s'exclama-t-il en me forçant à le reposer par terre. On dessinait. Je veux rester.

Et sur ces mots, il courut dans la direction opposée pour aller se réfugier auprès du grand brun. Les sourcils froncés, je tentai :

-Daisuke, si tu ne viens pas...

-Non. J'veux pas. Tu peux aller voir Riku. Je reste ici, promis.

Un nouveau soupir m'échappa. Plus il continuait dans cette direction, plus il m'agaçait. Daisuke n'avait jamais été un grand capricieux, et je ne comprenais vraiment pas pourquoi il réagissait ainsi. Pendant ce temps, j'étais en train de rater le rendez-vous de Riku.

-Tu...

-Non.

Là, il se fichait vraiment de moi, avec ses bras croisés et sa moue boudeuse. Plus loin dans la salle, j'interceptai le regard d'une infirmière qui restait à l'atelier pour surveiller les patients. Elle m'adressa un petit sourire, et je dus prendre sur moi pour ne pas aller chercher Daisuke et l'entraîner avec moi sans lui laisser le choix.

-Je te préviens. Lorsque je reviens, tu as intérêt à venir sans rechigner, lançai-je d'un ton ferme.

Après un rapide regard à l'attention de Charlie-Ange, je partis de la pièce et retournai auprès du pédiatre qui s'occupait de Riku. La petite était en train de pleurer, et mon coeur se serra alors que le médecin était en train d'agiter un hoquet devant elle pour essayer de la calmer. Allez ma chérie, reprends-toi, ça va aller...


---

-Ouiiii !


Tout content, l'enfant se tourna vers le jeune homme avec un large sourire. Il avait fait une bêtise, et il le savait. Le regard de sa maman ne ressemblait pas à celui qu'il avait l'habitude de voir, et ça le contrariait un peu. Mais d'un côté, il allait pouvoir peindre... Et il l'avait décidé, grâce à ce qui venait de se passer, c'était bien le orange qui allait devenir sa couleur préférée.

Tout excité, il prit alors un pinceau qui traînait sur le rebord de la table, et commença à sautiller sur place.

-Allez, allez ! On peint !
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Sam 18 Mar 2017 - 19:26
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Seul qui avait dit qu’il serait seul ! Bien évidemment que tu ne le quitterais pas des yeux, on ne laisse jamais un enfant seul ! Tu devrais le savoir, tu pourrais argumenter auprès de la mère mais tu sais qu’au fond ça ne sert à rien, une maman c’est terre à terre. Lui dire que s’il était avec toi il ne s’échapperait pas n’aurait par ailleurs pas été très fin, qu’est-ce qu’un type qui ne savait même pas prendre soin de lui-même pouvait reprocher à la mère de deux enfants ? Qu’est-ce qu’un vaurien comme toi pouvait trouver comme arguments face à la directrice ? Bon encore faudrait-il encore que tu te souviennes de qui elle est.
Pourtant tu ne fais pas l’erreur de contredire un parent devant son enfant… Surtout quand le parent en question a raison… Mais ça tu ne pouvais pas non plus l’accepter, parce qu’au fond, toi t’aurais bien aimé peindre avec lui. C’était la première fois depuis des mois qu’on projet t’enthousiasmait… Alors bien entendu qu’il était déçu, mais pas au point de remettre en cause l’autorité de la mère. Un parent c’est le modèle ultime, il ne doit pas être ébranlé.
Du moins c’est ce que tu penses toi, parce que quand le modèle ultime bat de l’aile, alors on n’a plus de repères n’est-ce pas ? Non ça aussi tu ne t’en souviens pas. Tu ne te souviens pas de combien il a été difficile ce jour où âgé de quatre ans t’as trouvé ton héros en train de pleurer. Pour toi un papa ça ne pleurait pas, et le tien pourtant il était assis sur une chaise dans l’entrée à côté du téléphone qu’il venait de raccrocher. La mère de son meilleur ami était morte ce jour-là, et lui ça lui faisait mal. Parce que ton papa c’était un gentil comme toi, parce qu’il l’avait toujours connue cette dame, parce qu’il n’aimait pas que son ami ait mal… Et puis parce que c’était un des derniers lambeaux de son enfance qui partait et que ça lui rappelait aussi la perte de la sienne… Mais toi t’avais quatre ans tu ne pouvais pas comprendre, et t’en avais fait des cauchemars pendant des jours et des nuits parce que ton héros avait montré sa première faille. Ça aussi tu l’as oublié, les héros ont des failles, et c’est de réussir à avancer malgré elles qui les rend si impressionnants.

« Peut-être une autre fois Dai ! »
tu lui souris pour ne pas montrer ta déception.

Sauf que le petit garçon ne compte pas en rester-là il échappe à sa mère pour te rejoindre. Tu sais pas vraiment quoi faire, tu ne veux pas qu’il se fasse gronder par ta faute, mais la mère exaspérée finit par plier. Tu te tournes vers elle :

« Merci ! Nous resterons là c’est promis ! »

Elle se détourne et tu lances un regard triomphant au gamin.

« T’as réussi ! BRAVO ! »

Charlie-Ange Petit ! Houlà, quand ça commence comme ça tu sais que tu vas te faire engueuler. Tu sais qu’on ne doit PAS encourager un enfant à se rebeller contre ses parents ? Qu’est-ce que tu fous ! Sérieux, ne l’encourage pas ! Tu t’assoies sur le sol devant la toile que vous regardez tous les deux…

« Attends trente secondes ! »

Tu retrousses ses manches et d’une feuille de papier journal pliée en deux où tu as découpé une ouverture pour la tête du petit tu lui fait un tablier de fortune.

« T’as des chouettes vêtements ce serait dommage de les salir ! On y va ? Tu veux qu’on fasse quoi ? On continue ce dessin où on en fait un nouveau à nous deux ? »
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Sam 18 Mar 2017 - 19:54
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HRP : J'suis un peu vexée pour Mitsu, mais chuis quand même contente que Daisuke arrive à faire sortir Charlie-Ange ne serait-ce qu'un peu de sa dépression :D - bon, et du coup, finalement, je joue encore pas Hide, mais osef XD

Héhé. Le sourire de Daisuke était étincelant. On voit bien qu'il s'est brossé les dents ce matin. Nan mais voilà, c'est un bon garçon, il écoutait tout le temps sa maman, il avait bien le droit de faire un peu ce qu'il lui plaisait parfois, non ? ...

L'enfant s'arrêta dans son élan quand le jeune homme lui dit d'attendre. Il se tourna vers lui alors que ce dernier se mettait à sa hauteur. Il le laissa faire, observant le brun lui remonter ses manches. Il n'aurait jamais pensé à le faire tout seul. Et de toute façon, il n'en comprenait pas vraiment l'intérêt. Ses vêtements étaient tout le temps sales à la fin de la journée, alors bon... Il savait que maman arriverait à les laver, comme toujours. Mais après réflexion, ne pas les salir était peut être un premier pas pour se faire pardonner par Maman.

Il détailla un instant le papier qui allait lui servir de tablier avant de reporter son attention sur le dessin alors que le jeune homme reprenait la parole.

-Bah on termine. Tu vas pas le laisser là sans couleur, c'est moche.

Et, plein de conviction ainsi qu'armé d'une âme d'artiste, l'enfant brandit son pinceau en direction du brun.

-Peinture ! Et après, un dessin pour maman !

Il était vraiment heureux d'être là. Il avait senti que ce jeune homme était un vrai artiste, et pour lui, c'était un sacré avantage ! Il allait peut-être pouvoir apprendre à correctement reproduire les cornes des dragons. Et puis, il allait pouvoir aussi montrer qu'il savait très bien manier son pinceau. Maîtresse Tomoe le félicitait souvent pour ses progrès - hé, c'est qu'il s'entraînait à la maison ! Il essayait tout le temps d'avoir le poignet biiieeen souple. Bon, souvent, il utilisait ses doigts pour peindre, mais un pinceau, ça devait pas être bien différent, il allait forcément réussir à colorier correctement. Il n'avait qu'appris à faire des fonds pour le moment, mais s'il y arrivait aujourd'hui, il pourrait le montrer fièrement à sa maîtresse le lendemain.
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Sam 18 Mar 2017 - 20:38
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« D'accord d'abord on finit ça ! »


C’est moche ? Non mais j’vais t’en donner du moche… Et pourquoi tu te vexes pas Angie ? C’est haut comme trois couilles à plat ventre et ça te dit que ce que tu fais est moche. Un peu d’égo que diantre rebelles-toi… bien entendu que tu ne vas pas le faire, t’es plutôt d’accord. Si ton dessin n’est pas laid au sens propre, il manque cruellement de vie. Le figuratif n’est pas laid, mais il t’a toujours semblé vide. Tu comprends donc ce qu’il veut dire quand il dit que ton dessin est moche, et tu ne bronches pas un instant te contentant de déboucher le tube de gouache pour en verser dans la barquette en plastique qui te sert de palette.

« Je t’en pries. »
lui dis-tu en tendant la palette.


Un étrange sourire s’est fiché sur tes lèvres quand tu voies l’enthousiasme avec lequel il parle de faire un dessin à sa maman. Il a beau s’être fâché un peu plus tôt, il prépare déjà de bons arguments pour se faire pardonner. C’est un brave petit.

« Dis tu as quel âge Dai ? »


Te serais-tu planté en présumant qu’il était plus jeune que ta nièce ? Tout en parlant tu prépares les couleurs pour le jeune artiste. Bien entendu son trait n’est pas aussi fin que le tien, mais il se débrouille bien quoi qu’il en dise. Tu finis par t’armer toi aussi d’un pinceau. C’était ton principal moyen d’expression fut-un temps… Tu as oublié ? Bien entendu que oui.

Tu ne dessines pas, tu ne fais qu’ajouter des nuances et des détails à ce que peint le petit Dai. C’est bien plus joli que si tu dessinais toi-même. Le petit savait mettre bien plus de vie dans son dessin que toi à présent.

Pourtant c’est agréable de dessiner avec lui non ? Si tu ressens cette sensation, c’est que tu es encore un peu vivant hein ? C’est qu’il y a encore un peu d’espoir ? Peut-être que tu pourras te rappeler combien il est amusant de dessiner, combien cela te rend heureux… Tu sais tout ce que tu refuses d’affronter parce que c’est trop douloureux ? Si tu te rappelles qu’il y a autre chose que la douleur alors tu pourras aller mieux Angie ?

Tu t’es perdu en route, tu as commencé à te mentir… Mais mentir à un enfant, c’est difficile tu ne trouves pas ?
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Dim 19 Mar 2017 - 0:58
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Peinture, peinture, peinture ! C'était le seul mot qui résonnait dans la tête de Daisuke. Il n'avait plus qu'une idée en tête, c'était de colorier cette fleur qui était bien trop terne à son goût. Aussi, il sautilla un instant sur place quand l'artiste lui présenta sa palette. Trempant joyeusement son pinceau dedans, il s'arrêta dans son geste quand il fut enfin temps de laisser glisser les poils de l'instrument sur la toile. Il fallait se concentrer, hein. Pas dépasser. Daisuke avait toujours un peu de mal, quand il s'agissait de colorier sans dépasser les lignes.

Il plissa les yeux, et approcha lentement son pinceau des traits noirs. De l'orange commença bientôt à recouvrir la toile, et Daisuke y prit rapidement goût. Jonglant entre la palette et la toile, le pinceau n'avait plus tellement le temps de se reposer. L'enfant, tout heureux, répondit naturellement au jeune homme :

-5 ans et demi !


Plus qu'et demi, même. Mais il ne connaissait pas encore les mois, et ne savait pas exactement à partir de combien de mois on dépassait la demie-année. Aussi se contenta-t-il de cette simple précision. Tout en trempant son pinceau dans la peinture, il tourna la tête vers son interlocuteur.

-Et toi ? Tu as des enfants, dis ?


Il lâcha du regard le brun pour reporter ses grands yeux bleus concentrés sur la toile. Il suivit une nouvelle ligne, avant de dépasser. Il sursauta, et commença à essayer de frotter avec sa main.

-Ah ! Non ! Non non ! J'ai tout cassé !


Et il était terriblement déçu. Comment n'avait-il pas pu voir que la ligne s'arrêtait là ?! Mais il était idiot. Evidemment, au lieu de retirer la peinture, il l'étala, et se recula d'un bond de la toile, ses mains venant se plaquer devant sa bouche. Il leva la tête vers le jeune homme, le regard suppliant. Il fallait qu'il l'aide et qu'il sauve le dessin, là !
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Dim 19 Mar 2017 - 10:51
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Donc plus jeune qu’Eléa mais de peu. Tu ne t’étais pas trompé, c’était facile aussi… tes neveux étaient ta seule échelle de mesure de l’âge des enfants que tu connaissais. Au bien entendu depuis quelques temps certains de tes amis devenaient parents mais les bouts de chou tétaient encore leurs mères quand tu étais partis… Puis tu voyais moins tes amis, ils étaient fatigués, ils restaient souvent à la maison parce qu’il faisait froid dehors. Parce qu’ils étaient des adultes responsables pour lesquelles la vie de ce nouvel arrivant comptait plus que la leur. Bon, t’avais aussi les amis qui étaient du genre à refourguer leur marmots à n’importe qui dans l’assemblée pour se reposer un peu et profiter de la soirée. Ils comblaient bien malgré-eux les besoins de maternité ou paternité de leurs potes encore célibs.

Tu manques de t’étouffer alors que le gamin te demande si tu as des enfants. Bien que faisant partie des potes célibs tu n’avais jamais eu ne serait-ce qu’envie d’avoir des enfants. Tu te disais qu’il y avait bien des façons de laisser une trace dans le monde, et qu’une trace génétique ne t’importait pas plus qu’une autre.

« Hm, non. Et toi tu as des enfants ? »


Best réponse ever Angie. Non mais c’est vrai aussi, pourquoi toi tu devrais avoir des enfants si lui il n’en a pas ? C’est quoi cette injustice ? C’est parce que t’es vieux c’est ça ? Sa mère te tuerais sans doute si elle entendait votre conversation, mais rien de louche dans ta demande. Juste l’envie de le taquiner et de lui faire comprendre que ce n’était pas parce que tu étais plus âgé que tu n’étais plus un enfant. Bon il n’était plus vraiment un enfant, mais ça c’était pas le con jour pour le lui dire.

L’enfant (le vrai) déborda et tu vis directement son visage se déformer d’angoisse. Pourtant ce n’était pas grave. Rien qui ne soit rattrapable.

« Ne t’inquiètes pas, avec la peinture il suffit de repasser une couche dessus quand elle est sèche et on ne verra plus que tu as débordé, rien n’est cassé. Tu as toujours le droit à l’erreur, on peut la corriger si on revient dessus. »


Et toi Angie, pourquoi tu ne t’es jamais laissé le droit à l’erreur ? Tu prends un peu de sopalin pour retirer le surplus de peinture et te permettre en remettre directement une nouvelle couche dessus sans qu’elle ne se mêle à la précédente et sans avoir besoin d’atteindre que cette dernière soit sèche. Ensuite il se contenta d’ajouter un fond au bouquet, et ainsi de retirer les débordements de l’enfants.

« C’est mieux comme ça ? »

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Dim 19 Mar 2017 - 11:53
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Lui ? Avoir des enfants ? Mais n'importe quoi ! Il regarda un long moment le jeune homme, hébété. C'était une question très bizarre ça, pour un adulte. Il se contenta de secouer négativement la tête, se remettant au travail.

-Bien sûr que nan, j'suis un enfant. Mais toi t'es un adulte. T'as pas d'amoureuse ?

Il se concentra sur son travail, qu'il s'appliquait à réaliser à la perfection -hum hum- et reprit :

-Moi mon amoureuse s'appelle Sarah. Elle a 6 ans !


Et elle était trop mignonne. Les yeux de Daisuke s'illuminaient à chaque fois que Sarah prenait la parole dans la classe ; il la trouvait si intelligente ! Il ne réalisait pas bien encore que si elle était ici, c'était parce qu'elle avait ressenti un vide. En fait, en étant né ici, Daisuke ne réalisait pas du tout que la majorité des personnes qu'il croisait, si ce n'était toutes, avaient un passé plus ou moins sombre auquel elles avaient essayé d'échapper. Et lui, tout ce qu'il voyait de Sarah, ce n'était pas cette longue cicatrice sur son bras, mais ces yeux brillants de sincérité, et cette langue capable de dire des choses si réfléchies. Maîtresse Tomoe était toujours très fière d'elle, et Daisuke espérait qu'un jour il pourrait être à la hauteur de sa chérie.

Il rata ensuite son trait, et paniqua un peu. Heureusement, le brun était là pour l'aider et rattraper le coup, et l'enfant lâcha un vrai soupir de soulagement, bien bruyant, pour montrer qu'il était bien content que l'adulte ait été là pour le sauver. Il en profita pour se reculer un peu, et, avec un large sourire, il lança.

-En fait, c'est pas du bleu, c'est du vert qu'il faut, pour le bas de la fleur. Regarde,
expliqua-t-il en approchant son doigt du bas de la toile où se trouvaient les tiges à peine visible. Mais je sais pas où c'est, le vert. ajouta-t-il en levant son regard vers le jeune homme.
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Ils commencent un jour à marcher, et ne s'arrêtent plus... (Pv Angie ♥)

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