Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Joue-moi un morceau, je te dirai qui tu es. [Matheo!]
#   Lun 20 Mar 2017 - 8:40

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Il est tard. Tu n’as pas regardé l’heure, mais c’est au moins le milieu de la nuit, tu en es certain. Accoudé à ta fenêtre, tu fumes une cigarette nocturne, tes yeux perdus sur la Lune, pleine ce soir. Quand te réhabitueras-tu à un rythme normal ? Quand tu sauras quoi faire de tes journées, probablement. Quand tu trouveras le courage de postuler pour un emploi. Quand tu ne te contenteras plus d’errer dans les couloirs de Terrae.

Tu t’ennuies un peu, tu dois bien le reconnaitre. Tu fais des rencontres, mais ne les revois que rarement. Tu soupires et éteins ta cigarette, rentrant jeter le mégot dans ta poubelle avant de t’allonger dans ton lit. Mais tu ne parviendras pas à dormir, tu le sais. Alors tu finis par te lever, enfiler ta veste trop grande, rebattre la capuche et sortir.

Tu marches un moment dans les couloirs éclairés seulement par les rayons de la Lune qui s’infiltrent à travers les fenêtres. Tu passes devant une salle dont la porte est ouverte. Intrigué, tu passes ta tête. « Oh… La salle de musique. ». Cela fait si longtemps que tu n’as pas touché un instrument. Avant tu avais un violon. Sauf que celui-ci a été un jour revendu pour acheter de la came. Triste sort qu’a eu ce violon, n’est-ce pas ?

Tu entres discrètement dans la pièce, repoussant simplement la porte derrière toi sans totalement la fermer. Les chambres sont loin, tu ne gêneras personne, n’est-ce pas ? Tu appuies sur l’interrupteur, éclairant la pièce dans laquelle sont posés quelques instruments. Une guitare dans un coin, ainsi qu’une basse et un piano. Et puis là, tu repères un violon. Un peu vieux, au verni abimé. Un violon qui a vécu, qui a déjà été malmené par certains musiciens peu soucieux probablement, mais qui ce soir sera aimé par toi.

Tu t’en approches et l’attrapes avec douceur. Tu places ton menton par habitude, comme si tu n’avais jamais cessé de jouer, et attrapes l’archet. Délicatement, tu viens le placer sur les cordes, et tu le laisses aller. Ce n’est pas toi qui le contrôles. Toi, tu ne fais que suivre. Tu as toujours fait ça. Tu t’es toujours laissé emporter, a toujours laissé tes sentiments s’exalter à travers les notes qui s’envolent. Dos à la porte, tu fermes les yeux et laisses la mélodie emplir la pièce. Elle est comme toi. Un mélange aigre-doux de joie et de sourires mais aussi de peur et de tristesse masquées derrière un bonheur exagéré. Ce que tu ne dis pas, les notes le dessinent. Tu souris, tu souris comme si tu retrouvais un peu de vie.

Et puis tu t’arrêtes. La mélodie que tu avais inventée s’achève lentement, doucement. Elle s’éteint un peu comme l’on s’endormirait : sans qu’on ne s’aperçoive que la fin arrive avant que la sentence ne tombe. La dernière note s’achève, et tu rouvres les paupières. La musique s’endort, et toi tu te réveilles.

- Ça fait longtemps que t’es là ? demandes-tu soudain.

Tu tournes juste la tête vers la porte, un grand sourire aux lèvres. Dans l’encadrement se tient un garçon aux traits fins et au corps frêle. Il te semble l’avoir aperçu à la fête de la Saint White, mais il y avait tant de monde que tu n’en es plus certain.



#   Lun 20 Mar 2017 - 18:27

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-Oh mince! Crotte!

Je place aussitôt une main sur ma bouche, déjà pour avoir juré et ensuite parce que j'ai peur de réveiller quelqu'un en criant dans les couloirs. Après, je ne suis pas dans le quartier des chambres mais on ne sait jamais. Je pousse un long soupir. J'étais trop nerveux depuis quelques temps, je réagissais pour rien, parfois excessivement, j'étais plus maladroit que d'habitude aussi ce qui n'arrangeait rien, rien du tout.
D'un geste, je ramasse le baladeur que j'ai laissé tomber, et le replace dans ma poche, appuyant sur Play au passage. Le bourdonnement caverneux résonne de nouveau dans mes oreilles... Je ne peux pas m'empêcher de l'écouter. La musique des planètes... Le cadeau que Nicolas m'avait offert à Noël il y a une éternité il me semble, avant que tout ne change. Bien qu'elle comprime la poitrine, je ne pouvais pas m'empêcher d'aimer ce son. je devais juste faire taire tous les souvenirs qu'il rappelait. Ce soir c'était trop apparemment. Je retire d'un coup mes écouteurs et éteint le dispositif. Le silence m'enveloppe à nouveau.

C'est une douce nuit ce soir, il y a une légère brise qui me caresse le visage, et il fait moins froid que d'habitude. Le temps se réchauffe petit à petit. Je sens les rayons de Lune quelque part au-dessus de moi, même si je ne peux plus les voir. Je lâche un petit rire. Qui aurait cru que cela pourrait me manquer ? Le spectacle que je contemple depuis 22 ans agit comme la pièce manquante d'un puzzle. Peut-être que c'est mieux ainsi, lorsque je voyais je ne supportais plus cette sphère qui me narguait du haut du ciel, et en même temps je la trouvais merveilleuse. J'étais loin d'avoir résolu tous mes problèmes... La cécité n'arrangeait rien.

Je me mets à marcher sans but, fredonnant un vieil air que me chantait ma mère lorsque j'étais enfant, perdu dans mes pensées. Le son d'un violon me parvient dans le vent. J'écoute habituellement tout ce qu'il me porte, mais c'est la première fois depuis longtemps qu'il m'amène le son d'un instrument. C'est si doux, plus agréable que les murmures que je capte. D'un pas décidé, je suis le son que le vent m'amène tout en cherchant l'énergie de la personne qui peut jouer si tard. Je ne tarde pas à la localiser, quelques couloirs devant moi. Je m'y dirige avec curiosité. Je me suis rarement aventuré du côté des salles de classe, puisque je n'y allais. Les premiers temps de mon arrivée je m'y étais rendu par curiosité, mais j'avais bien vite vu qu'il n'y avait rien de spécial à voir : des tables, des chaises, un tableau... Pourtant cela m'avait fasciné car je n'avais jamais vu de salle de classe en dehors de la télévision ou des livres. Je repense alors à la conversation que j'avais eu avec Allen. Je ne connaissais rien de la vie normale, un rien m'intéressait.

Mes pas me conduisent jusqu'à l'entrée d'une salle assez grande, dont la porte est entrouverte. La musique vient de là, c'est certain. Discrètement, je me faufile dans la salle, faisant de mon mieux pour ne pas déranger la personne qui joue. C'est un garçon, un peu plus âgé que moi je crois dot l'énergie est un peu tremblotante. Il doit être initié depuis peu. Je ne peux retenir un sourire en sentant son affinité, qui me donne l'impression qu'un courant me chatouille la peau. Un tonnerre... décidément, avec les feux, j'ai l'impression de ne croiser que ça. Les Terres, eaux et airs ont-ils tous disparus de la surface de Terrae ? Il ne m'est pas totalement inconnu cependant, je suis persuadé d'avoir déjà senti son énergie quelque part.

Sa musique me berce pendant un court instant, instant durant lequel je savoure chaque note, profitant de l'occasion qui m'est offerte pour entendre un peu de musique qui change du bourdonnement que je connais à présent par coeur. Puis al musique s'arrête, bientôt remplacé par sa voix. Je sursaute sur le coup, prenant un air penaud.

- Non.. je viens d'arriver. Je ne voulais vous déranger... Pardon, dis-je gêné.

Cela me rappele ma rencontre avec Huo. Ca avait commencé exactement comme ça maintenant que j'y pense, il m'avait remarqué pendant que je l'observais faire son entraîneemnt de kempo.


#   Lun 27 Mar 2017 - 15:49

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Hrp: Désolée c'est un peu court ._.

Tu apprends que cela ne fait pas longtemps que le garçon t’observe. A vrai dire, il vient tout juste d’arriver d’après ses dires. D’ailleurs son air penaud pousse à le croire, ou bien est-il bien bon acteur. Tu lui adresses un doux sourire et, bras détendus le long de ton corps, violon pendant au bout d’une main et archet dans l’autre, lui réponds d’un ton se voulant rassurant :

- T’excuses pas ! Tu m’as pas dérangé, j’avais terminé le morceau. Et puis, la musique est faite pour être partagée, non ? Je vois aucun intérêt à jouer tout seul dans mon coin. Si ça t’a plu, tant mieux !

Tu parles un peu moins vite que d’habitude, sans te détacher de ton enthousiasme naturel pour autant. Mais la musique te fait cet effet, canalise ton surplus d’énergie. Ton sourire est toujours tordu, mais il est détendu. Ta voix emplie d’émotions, mais posée, apaisée. Ça te fait du bien, d’offrir ton cœur aux notes et de le laisser s’envoler un peu.

Mais quand même, le garçon t’intrigue. Tu te dis qu’il y a quelque chose de surprenant à croiser quelqu’un dans l’institut au milieu de la nuit, en particulier dans les salles de cours. Tu sais que tu y es personnellement arrivé en errant dans les corridors qui te sont encore inconnus pour certains. Et lui ? Comment ?

- Par contre j’dois bien t’avouer que t’as attisé ma curiosité. Tu fais de la musique et une envie nocturne de jouer t’as soudain pris ? Ou tu as fait comme moi, erré dans le coin jusqu’à tomber ici ? Oooh… Est-ce que c’est la magie de mes notes qui t’as attiré jusqu’ici ?


Le ton est plus malicieux, le sourire amusé et s’entend dans ta voix. Tu plaisantes bien entendu, autrement tu serais bien présomptueux. Mais avant qu’il ne réponde, tu reprends précipitamment la parole:

- Au fait ! Je me suis pas présenté. Asbjorn Andreassen ! déclares-tu soudain en bloquant l’archet et le violon dans une seule main pour pouvoir tendre l’autre vers le jeune homme. Tu es ?



#   Lun 27 Mar 2017 - 17:55

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Apparemment je ne l'avais pas dérangé, du moins c'est ce qu'il me dit. Si ça se trouve, il n'ose pas me le dire pour ne pas me vexer. Mais de ce que je peux entendre de lui, il semble quelqu'un de très... naturel. Je ne vois pas comment le dire autrement; Ou plutôt si : spontané. Il sort les choses qui lui viennent à l'esprit, un peu pêle-mêle. Un sourire éclair emon visage à cette pensée. Il me rappelle quelqu'un..

-Tant mieux alors, lui répondis-je avec le même enthousiasme. J'aime beaucoup la musique! L'écouter surtout car je ne sais jouer d'aucun instrument...

Ca avait toujours été un petit regret de ne pas savoir jouer d'un instrument de musique, et pourtant j'aurai aimé. Du piano par exemple, étant donné que c'était l'instrument que j'écoutais le plus parmi mes musiques, la harpe aussi, j'aimais le son que cela produisait, c'était si doux.

-Je n'avais jamais entendu quelqu'un jouer du violon, c'est vraiment beau. Tu jouais bien du violon hein ? demandais-je, soudain pris d'un doute.

La manipulation de l'air me disait que oui, du moins c'est ce que je pense, la forme est très semblable en tous cas. Mais n'ayant jamais écouté de violon auparavant, je le déduisais au fait que le son semblait provenir de cordes frottées, un son aigü. En tous cas, il devait vraiment être passionné pour venir joué jusqu'ici en pleine nuit. Je n'avais encore jamais croisé grand monde dans ces salles à cette heure. C'est arrivé oui... Mais très rarement, je m'en souviens à peine. Peut-être est-ce un joueur professionnel, qui du coup doit s'entraîner tout le temps.

Sa question me fait rire, et je lui offre un grand sourire. Pas étonnant qu'il soit intrigué par ma visite nocturne, tous ceux qui me croisent le nuit le sont. J'avais juste pris l'habitude de ne plus rencontrer grand monde. Non pas que j'évitais volontairement les gens, mais Ys venait me tenir compagnie très osuvent la nuit, alors je les vivais de moins en moins seul. Ce qui est très bien évidemment! Mais parfois j'étais aussi heureux de pouvoir me promener comme au bon vieux temps ( et lui de pouvoir profiter de Mitsuki ).

-Oui, j'ai entendu tes notes dans le couloir et je suis venu ici, attiré comme un marin par un phare, expliquais-je avec un petit sourire.

Ce qui est vrai au passage! J'étais bien dans le couloir lorsque je l'ai entendu, et j'ai décidé de venir voir. J'en ai juste un peu rajoutais sur le côté fantastique parce qu'il m'avait tendu la perche, et que c'était plus amusant.

-Mais dans un sens, j'errais aussi dans le coin, donc tu n'as pas tort non plus. Tu as même presque tout bon, ajoutais-je en pouffant.

Je me rendais compte qu'en fait je tournais autour du pot. Ce qui le surprenais vraiment ce n'était pas que je sois en salle de musique, mais plutôt que j'y sois à cette heure-ci. Je balaie la salle en tournant mon visage dans tous les, achevant ma reconnaissance des lieux. Je pouvais m'y déplacer librement, j'avais repéré tous les objets, aucun risque qu'ils ne changent de place. Je m'avançais un peu dans la salle, me baladant tranquilement entre les instruments d'une démarche aérienne.

-Mais ce que tu veux savoir c'est pourquoi je suis ici la nuit n'est-ce pas? demandais-je, un brin amusé. En vérité c'est simple, je ne peux sortir que la nuit. Connais-tu une maladie qui s'appelle XP, Xeroderma Pigmentosum ? On nous appelle aussi les enfants de la lune...

Généralement, le nom que l'on nous donne, quoique poétique, parlait davantage aux gens que le vrai nom de la maladie. En classe de science, ils le voyaient comme ça m'avaient expliqué ceux qui savaient déjà. Moi je n'avais jamais croisé ma maladie dans les livres de l'école...

Je me tourne avec lui, un petit sourire aux lèvres, bien vite remplacé par une moue désolée. Je baisse la tête, rougissant de honte.

-Asiorn ? Je ne sais pas si j'ai bien prononcé... Je n'ai pas bien compris, excuse-moi...

En revanche, je sens qu'il me tend sa main. Je la lui tends en mon tour et la serre délicatement. Oui je sais, je ne fais pas de vraie poignée de main, Ys se moque tout le temps de moi à cause de ça. Mais j'ai peur de faire mal... ou plutôt qu'on me fasse mal. C'est idiot je le sais bien mais c'est un réflexe.

- Moi c'est Matheo, enchanté de te rencontrer!


Hrp: Mais c'est très bien, et laaaaaaargement assez long! Oo <3 Fais pas comme moi hein!!! Surtout pas xD




Dernière édition par Matheo Runon le Lun 3 Avr 2017 - 15:08, édité 1 fois
#   Jeu 30 Mar 2017 - 22:46

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Le garçon s’enthousiasme aussi. Tu sens ton cœur bondir. Quand on est aussi souvent enthousiaste que toi, c’est rare de tomber sur quelqu’un qui l’est aussi. Du coup, là, t’es tout content. Par contre, la question qu’il te pose ensuite t’étonne. Il te demande si tu jouais bien du violon. Tu penches la tête sur le côté en fronçant à peine les sourcils.

- Oui, oui, c’est bien ça, réponds-tu, un sourire dans la voix.

A ta question, il rit franchement et un sourire illumine son visage. « Ok, lui ça va devenir mon poto. Il sort la nuit et il se marre pour pas grand-chose. Je vais l’adopter. ». Il suit ta plaisanterie en se comparant à un marin et toi à un phare. Tiens, t’aimes bien cette image. Même si lui rigole, toi ça te plait bien l’idée d’être un phare pour les autres. « Celui qui guide, celui qui aide, celui qui éclaire les nuits les plus sombres, qui sauve alors qu’on est perdu en pleine tempête. ». Ouais, vraiment, t’approuves.

Tu poses des yeux intrigués sur ce phénomène qui t’a rejoint dans la salle et qui s’amuse à tourner autour du pot avant de réellement te donner l’explication de sa balade nocturne.

- Enfants de la Lune, répètes-tu dans un murmure.

Ton sourire est doux, ton regard aussi. Tu as toujours trouvé ce nom bien trop beau pour une maladie telle. Et en même temps, il apporte un peu de poésie dans la vie difficile de ceux qui en sont atteints.

Comme le nom de sa maladie, sa poignée de main est délicate. En fait, si tu y réfléchis bien, tout en lui respire la délicatesse. Sa façon de parler, les mots qu'il emploie, sa manière de se mouvoir. Il paraîtrait presque flotter. « Après la Fée, l'Ange? Y a vraiment de tout, à Terrae.»

- Asbjorn, le corriges-tu. Mais appelle-moi Asb, c’est plus simple, non ?

Tu marques une pause avant d’aller poser le violon et l’archet puis de revenir vers Matheo.

- Oui je connais ta maladie, mais t’es bien la première personne que je croise qui l’a. Quand on dit, « Enfant de la Lune », on croirait presque à quelque chose de fantastique qui sortirait de je ne sais quel roman.

Tes lèvres s’étirent. Et puis soudain tu te souviens que sa question t’avait intriguée. Tu t’apprêtes à demander, et puis te ravises. Après tout, qu’est-ce que tu vas lui dire ? « Eh bah, t’as pas vu que c’était un violon ? ». Peut-être qu’il ne sait même pas à quoi cela ressemble, un violon. Par contre, t’as retenu autre chose qui te donne une idée :

- Eh! J'ai un truc à te proposer. Tu disais que tu savais jouer d’aucun instrument, c’est ça ? T’aimerais apprendre ? Je sais jouer du violon et du piano. Si un des deux te tente, je serais ravi de t’aider ! Comme ça toi aussi tu pourras attirer les gens comme un marin par un phare.

« Huhuhu ~ ». Ouais, dans ta tête tu as un rire de psychopathe. Epargne-le lui, stp. Merci.



#   Lun 3 Avr 2017 - 15:32

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J'esquisse un petit sourire lorsqu'il me confirme que c'est bien un violon qu'il a en main. Chouette! Comme je n'arrive pas à bien déterminer sa forme ( après tout, un violon, ça n'a pas d'énergie ) et que l'air n'est pas toujours pratique pour ça, je n'étais pas très sûr.

En m'entendant répéter le nom que l'on me donne à cause de ma maladie, je n'arrive pas à déterminer s'il réfléchit ou si ce nom évoque quelque chose pour lui. Je 'apprête à demander, lui donner des éclaircissements si besoin est, la plupart des gens avait besoin que je leur explique tout parce que ma maladie était mal connue, mais il enchaîne sur autre chose. Je penche la tête à la manière des japonais, comme j'ai si souvent vu Ryu ou mes amis le faire, pour m'excuser.

-Pardon d'avoir écorché ton nom, je suis vraiment désolé.

Son raccourci me plait bien par contre, et un sourire renaît bien vite sur mes lèvres.

-Asb? Ca me va! C'est beaucoup plus simple, effectivement!

Je pars d'un rire léger avant de me rendre compte que je n'avais jamais entendu ce genre de prénom de ma vie. Les sons étaient durs à prononcer, surtout à comprendre, c'est comme s'ils se mêlaient tous en un seul, impossible à décortiquer.

-Dis-moi, tu n'es pas japonais, si ? demandais-je peu convaincu.

Je n'avais jamais entendu ces sonorités dans les noms japonais que je connaissais. Mais qui sait ? J'ai peut-être encore beaucoup de choses à apprendre dessus!
Il avoue finalement savoir ce qu'est ma maladie. Un air de surprise passe sur mon visage, avant que je n'approuve d'un hochement de tête. J'étais étonné c'est sûr, à part Misao, personne ne savait ce que c'était, et Misao avait un avantage puisqu'il était scientifique. Quoique, peut-être que lui aussi...

-Ouah, je ne pensais pas que tu connaîtrais, c'est si rare que les gens comprennent à quoi je fais allusion, dis-je, tout heureux. Tu es un scientifique ou un docteur ?

Il était peut-être juste cultiver bien sûr, mais ma curiosité naturelle prenait le dessus sur moi là. Sa remarque sur le côté fantastique du nom me tire un rire sincère, et je lui réponds avec le même entrain.

-Je te comprends! Et puis tu sais, avec les pouvoirs de Terrae, c'est un peu vrai. Je suis une sorte de fantôme nocturne, dis-je, amusé.

Sa proposition, ou plutôt la manière dont elle est présentée, me fait largement sourire, je pouffe même légèrement lorsqu'il reprend mon image du phare en pleine nuit. Je l'aime bien ce garçon, il ne manque pas d'énergie. Il me rappelle Ys, mais en beaucoup plus sympa! Je ne manquerai pas de le lui dire à l'occasion. Mais il a cette même vivacité, cette énergie qui lui donne l'apparence d'un étincelle sous ma perception. Je penche la tête sur le côté, alors qu'il m'explique ce qu'il peut m'enseigner, l'observant avec douceur. Finalement, je secoue délicatement la tête avant de lui expliquer.

-J'aimerais beaucoup apprendre le piano, c'est un de mes instruments préférés! Mais je ne peux pas... Regarde, dis-je avec gentillesse.

Sur ce, je pose deux doigts sur mes paupières que je soulève tranquilement pour ne pas me faire mal, et expose mes pupilles laiteuses à sa vue. Je n'aimais pas les garder ouvert car j'avais l'impression qu'ils faisaient peur aux gens, et puis je trouvais que ça donnait une atmosphère malaisante.

-Ce serait difficile d'apprendre pour moi, dis-je, penaud. Mais ta proposition me fait vraiment plaisir, je ne l'oublierai pas!



Hrp: <3 parce que ton post était trop mimi!




#   Sam 15 Avr 2017 - 16:41

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Le jeune homme s’excuse de s’être trompé sur ton prénom. Tu hausses les sourcils puis ris doucement en secouant la tête :

- Si chaque personne se plantant sur mon prénom s’excusait, je croulerais sous les excuses, Mathéo ! T’en fais pas, c’est un peu l’étape obligatoire j’pense !

Mais le garçon reste souriant et rieur, alors tu es heureux. Sa question suivant t’amuse. En effet, Asbjorn est loin de sonner japonais. Mais tu ne peux t’empêcher de te dire qu’il est mal placé pour te dire ça, « Mathéo » ne sonnant pas tellement asiatique.

- Je viens de Norvège. Et toi ?

Il affiche ensuite un air surpris alors que tu lui apprends connaitre sa maladie. Il va même jusqu’à te demander si tu es un scientifique ou un docteur.

- Du tout. D’ailleurs, j’ai que des connaissances de base. Du genre que tu dois pas t’exposer à la lumière du Soleil, tu vois ? J’ai juste dû lire quelque chose dessus dans un bouquin et mon cerveau a décidé d’en garder quelques infos !

Un rire franc s’échappe de Mathéo alors que tu commentes le nom de sa maladie. Lui aussi en plaisante, allant jusqu’à dire qu’il est un fantôme nocturne. Avec un petit gloussement, tu lui réponds :

- Désolé de te l’apprendre, mais pour un fantôme t’es pas particulièrement effrayant ! J’en ai jamais vu, mais j’me serais plutôt attendu à quelque chose d’assez impressionnant. Va falloir faire des efforts, eh ! achèves-tu d’un ton taquin.

Le garçon pouffe encore. C’est une impression ou il est aussi rieur que toi, Asb ? Wooooh t’as trouvé quelqu’un qui est carrément sur la même longueur que toi là. LE LACHE PAS. SI TU LUI FAIS PEUR TU LE KIDNAPPES ET-

Oui. Non. Il est gentil. Lui fais pas peur c’est tout.

Pourtant, à ta proposition il penche la tête sur le côté, tout doux, avant de la secouer avec délicatesse. D’un ton calme, il te dit que malgré son amour du piano, il doit refuser. Son geste suivant t’étonne, jusqu’à ce que tu comprennes qu’il te révèle sa cécité. Un instant, une tristesse sincère traverse tout ton corps, ton sourire pourtant si solide face à tes propres malheurs se brise devant la peine du garçon. Il aimerait, mais ne le peut. Et ça te rend triste. Mais cela ne dure qu’une fraction de seconde. Tes lèvres s’étirent à nouveau et d’un ton toujours enthousiaste tu reprends :

- Tu sais, t’as pas besoin de voir le piano pour en jouer. S’tu veux, je peux jouer les yeux fermés pour te le montrer. Avec de la patience, tu pourrais totalement. T’es un garçon patient, Mathéo ?

Imitant la douceur du garçon qui te fait face, tu souris légèrement, ta voix s’est apaisée même si elle reste bienheureuse. Tu ne veux pas qu’il se force, mais tu ne souhaites pas non plus qu’il se mette des barrières pouvant pourtant être enlevées.


Hrp: Nan mais parler de mignonnitude quand tu joues Mathéo c'est juste pas possible. Ce perso' est trop craquant.



#   Dim 18 Juin 2017 - 14:08

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Ca, je veux bien croire ne pas être le premier à écorcher son prénom! A part pour une personne venant de la même contrée que lui, je suis sûr que tout le monde doit avoir du mal à la prononcer. Après, c'est en aprtie ma faute, j'ai toujours été nul en langue étrangère. Je serais même incapable de deviner ses origines. Heureusement, comme une réponse à mes pensées, il m'offre la réponse lui-même. Je lâche un petit "oh". C'est la première fois que je rencontre quelqu'un venant de là-bas.

-Oh tu es norvégien! C'est classe ça tiens! Je ne connais pas du tout ce pays. J'ai vu son nom dans quelques uns de mes bouquins mais sans plus. C'est comment là-bas ? C'est couvert de glace ? Il fait toujours froid ou pas du tout ?

Je me ressaisis enfin, quoique encore tout excité, pour lui répondre à mon tour.

- Moi je viens de France. Et je ne pourrais pas t'en parler beaucoup malheureusement, je ne suis pas beaucoup sorti de chez moi, tu t'en doutes, ajoutais-je, un peu déçu.

Ma surprise redouble en l'entendant me dire qu'il n'a jamais étudié ma maladie au cours d'une formation quelconque, qu'il a juste vu le mot quelque part. Alors ça... ça ne m'étais jamais arrivé auparavant. A part Misao et quelques rares autres, personnes ne savaient ce qu'étaient cette maladie généralement, mais en plus l'apprendre au hasard.

-Ah ben... Tu es assez remarquable alors. Je n'aurai jamais retenu ça moi, dis-je en souriant.

Il me cite le principal symptôme de ma maladie et j'acquiesce en applaudissant doucement.

-Très bien! Je ne peux pas sortir au soleil effectivement. Même certaines lumières sont dangereuses pour moi alors je dois faire attention, dis-je en lui montrant le petit appareil pour contrôler le taux d'UV d'une pièce.

Poussé par sa chance sans doute, il ose me dire que je ne suis pas un fantôme très effrayant. Je gonfle les joues une seconde, boudeur, puis m'élève doucement dans les airs. Je prononce quelques mots dans le vent, sans qu'ils puissent les entendre, et les porte jusqu'au creux de son oreille grâce à une douce brise.
"BOUH"
Bon c'est assez enfantin, mais je toruve ça très drôle. J'atterris finalement, content de ma petit farce.

-Il ne faut jamais contrarier un fantôme. Jamais!

Après quelques échanges, je m'approche du piano à mon tour et en épouse les formes du bout des doigts. Il me propose de m'apprendre malgré tout, arguant que ça n'a jamais empêché personne de jouer. Je lui offre un fin sourire. Il a raison bien sûr.

-Je suis patient oui. L'es-tu, Asb?


Apprendre à jouer du piano, ce serait plutôt sympa en vrai. J'ai toujours aimé cet instrument, et il y avait une sorte d'élégance dans cet objet, dans le son qu'il produit. Il était terriblement attirant non ?



#   Dim 9 Juil 2017 - 2:03

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Humeur : Mon sourire ne disparait jamais.

Matheo s’étonne de tes origines, s’interroge et t’interroge en… pas mal de questions ! Tu ris face à sa curiosité si spontanée, heureux de l’intérêt qu’il porte à ton pays d’origine. Tu fermes les yeux un instant, te remémores, un fin sourire étirant tes lèvres si imparfaites :

- Non, il ne fait pas toujours froid. Ou plutôt, pas partout. Quand t’es dans l’intérieur du pays, oui, il fait froid. Ca doit faire un p’tit choc quand tu viens d’un coin chaud ! Mais sur l’extérieur, il parait qu’il fait pas les mêmes températures. J’y suis jamais allé, c’est juste ce qu’on m’a appris, tu sais ? J’étais pas totalement dans le Nord, mais dans c’coin là des terres mêmes de la Norvège, alors on se les gelait un peu. Mais tu t’y habitues, hein. Les vêtements sont pas les mêmes, les habitudes, les horaires non plus. Bon, y a quand même des coins complètement gelés.

Tu hausses des épaules. Le froid ne t’a jamais effrayé. Un peu dans la rue, mais t’as commencé à disparaitre dans ta veste, à survivre en t’y enfonçant, à te réchauffer en courant, à zapper la douleur glacée en te droguant. Alors en fait, t’as jamais vraiment eu peur.

- C’que je peux te dire, c’est que c’est magnifique. T’as dû entendre parler des fjords ? C’est un peu LE TRUC le plus connu du coin, aha ! C’est un peu un bras de mer entouré de glaciers, on va dire. Pour faire simple. Y a des montagnes et des glaciers partout, en fait. Et des lacs, des chutes d’eau… C’est très vert. Tu m’diras, c’est pas bien sec donc c’est logique ! Mais tu sais, c’est un peu comme dans les films ? ‘fin bon. Y a énormément de maisons pas très grandes, très colorées. Ça a un côté décalé par rapport à ce qu’on peut voir au Japon mais…

Mais ça te manque, hein ?

- Mais j’trouve ça magnifique.

T’es un peu nostalgique. Pas triste, plutôt mélancolique. T’y retourneras, Asb. Tu le sais, pas vrai ?

- J’connais pas du tout la France, par contre ! Quelques photos p’têtre, mais pas plus ! Quant à ta maladie, y a rien de bien remarquable. J’ai juste retenu ça comme ça, je sais rien d’autre. En tout cas, même si t’as pas vraiment eu le choix, t’as bien du courage !

Ton tour, d’applaudir doucement, comme pour lui répondre. Mais ton applaudissement est vite calmé alors que le garçon gonfle ses joues et… s’envole.

Définitif : tu ne t’habitueras jamais aux pouvoirs de Terrae. Tu ne peux pas t’empêcher de l’observer avec un regard admiratif et fais un petit bond en entendant le « BOUH » qui se glisse dans ton oreille.

- O- Ok. Je retire ce que j’ai dit. T’es très effrayant. Pardon grand fantôme en chef, je m’incline !

Tu ne peux t’empêcher de mimer une petite révérence avant de te souvenir que Matheo ne la verra pas et que tu fais le pitre dans le vide. « Peut-être perçoit-il les mouvements ? De toutes façons, on ne chasse pas le naturel comme ça, eh. »

Mais, soudain, le sérieux revient. Ton peut-être potentiel futur élève s’approche de l’instrument, le parcourt délicatement du bout de ses doigts fins et pâles. Un fin sourire vient étirer ses lèvres. Il est patient. L’es-tu ?

- T’imagines même pas à quel point je peux l’être.

Tu souris toujours. Mais tu es calme, posé. Professionnel, tout à coup. Adulte ? Oui, c’est ça. Tu penches un peu la tête sur le côté avant de reprendre :

- Alors, fantôme en chef, tu veux tenter ma patience ? demandes-tu d’un ton empli de défi.

Asb le sale gosse, le retour.



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