Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Gonna kick your ass, scottish style. [El' puis Nico'!]
#   Sam 1 Avr 2017 - 13:48

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Moi j’ai dit bizarre? Comme c’est bizarre!

Oui. Bizarre. C’est bel et bien le mot que je me répète tout le long du chemin qui me mène au parc où je dois rejoindre ma sœur. Ma demi-sœur.



Reprenons. Où je dois rejoindre Elwynn. Ce sera plus simple.

J’ai l’impression que cela s’est décidé sur un coup de tête. En même temps, n’est-ce pas le cas ? Je suis venue, j’ai vu, j’ai vaincu. Non, ce n’est pas cela non plus. Je suis venue, je l’ai vue, je lui ai demandé comment vaincre. Voilà tout. D’ailleurs, je reste sur la surprise qu’elle ait accepté la proposition. Surtout aussi facilement. Je me serais attendue à un peu plus de négociations, de justifications probablement. Pourtant elle a immédiatement dit oui. J’apprécie qu’elle n’ait pas été indiscrète malgré le caractère décalé de ma demande. C’est… gentil de sa part ? Probablement. Malgré cela, je sens mon ventre un peu plus douloureux que la norme et je déglutis difficilement.

Non, je ne stresse absolument pas. Qu’est-ce qui vous fait penser cela ? Tout va bien. Enfin pratiquement parce qu’en réalité, j’ai une sacrée gueule de bois. Et j’ai encore en tête la fin de soirée – plutôt la nuit – passée avec Alice. Et-

Stop. Marcher. Ne pas réfléchir. Voilà. Je vais apprendre à me battre. Rien d’étonnant à tout cela.

Je pousse un léger soupir alors que j’arrive finalement au parc. Elwynn n’est pas encore là, en même temps je suis un peu en avance je pense. En me réveillant, j’ai ressentie le soudain grand besoin de sortir dans l’air frais du matin sans même prendre le temps de grignoter quelque chose ou de boire un café. Je m’assois sur un banc libre et, l’attends en me roulant une cigarette, mon regard blasé se relevant de temps à autre pour la voir arriver. Pour l'instant, il n'y a pas grand monde dans le parc. De toutes façons, nous trouverons bien un endroit un peu isolé pour qu'elle m'apprenne à me battre loin des regards indiscrets.

Qu'est-ce que je fais là, sérieux?




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#   Lun 10 Avr 2017 - 23:40

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Je me suis levée tôt ce matin. Parce que je suis partie tôt hier soir. D'ailleurs, tout l'Institut dort. Pas étonnant, après ce genre de soirée, tout le monde dort beaucoup, beaucoup trop longtemps. J'en ai profité pour aller à la salle d'entrainement et piquer un sac de sable. CA VA tu te calmes toi là-bas, j'irai le rendre après... Après quoi ? Après avoir montré à une inconnue qui est ma soeur comment frapper dedans ? Demie-soeur ok, ça change pas des masses, moi qui considère n'avoir eu qu'un seul... Parent ? Pfeuh. Juste connue ma mère quoi.

BREF. Je descends tout ça, portant le sac sur mon épaule. C'est lourd, mais j'ai l'habitude de ce genre de poids. Quand j'arrive au point de rendez-vous, je n'ai croisé personne, et elle est là-bas. En m'approchant je vois la fatigue sur ses traits... Gueule de bois ? J'en sais rien, on verra si elle tient le coup de l'entrainement en tout cas.

Salut. J'ai pensé que ça serait utile.

Je désigne le sac d'un coup d'oeil. J'avance un peu dans le parc, histoire d'être vraiment isolée avec elle. Bon, comme ça, on pourra s'entrainer tranquille. Et puis je me tourne vers elle, et la regarde, de haut en bas. Pourquoi je- ... OK STOP. La foule de questions qui m'assaille est bloquée par un réflexe. Non ça suffit, on arrête là tous ces doutes. On va commencer par se parler, et on verra par la suite.

Bon euh... T'as déjà frappé avant ? Tu sais pas du tout comment mettre un coup ? Parce que si c'est la première fois, faut t'échauffer un peu, juste les bras, les poignets et les mains. Sinon tu vas douiller.

Ok. Parler d'un truc que je connais. Parler de comment faire. Apprendre aux autres, c'est facile. Surtout quand tu connais ton sujet par coeur puisque c'est l'oeuvre de ta courte vie. Et puis, mine de rien, j'apprends quand même des bribes d'informations sur elle, et vice versa. Elle saura que je sais faire. Que je peux apprendre. Rien en profondeur, mais juste un peu... On fait... Connaissance ? Pas vraiment. Moi j'essaie juste de comprendre qui elle est. ET POURQUOI ELLE VEUT SAVOIR SE BATTRE ?
#   Mar 11 Avr 2017 - 21:38

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Alors que je tire une taffe réconfortante, Elwynn arrive. Soudain, je réalise que fumer avant une séance d’entrainement n’est peut-être pas franchement l’idée du siècle. Je me relève sans pour autant lâcher le petit bâton de tabac, et tant pis si mes poumons me font pleurer.

- Bonjour.

Salut. Bonjour. Rien que notre échange de politesse est beaucoup trop décalé. Je soupire intérieurement tout en hochant de la tête pour lui faire comprendre que son idée du sac est bonne. De toutes façons, elle pourrait me dire que nous avons besoin d’un cheval pour nous entrainer correctement, je lui dirais d’accord. C’est elle qui s’y connait, là. Je ne cherche pas plus loin.

Nous avançons un peu de manière à nous éloigner des quelques personnes qui trainent. En même temps, il n’y a vraiment que peu de monde. La plupart doivent être en train d’encaisser les excès d’hier probablement. Ce que j’aurais certainement dû faire aussi d’après le sympathique mal de crâne qui saccage mon cerveau.

Je vois la rouquine me détailler de haut en bas et hausse un sourcil. Aurait-elle un souci ? J’ai enfilé le seul survêtement que j’ai ainsi qu’un sweat simple. Attendait-elle autre chose ? Si oui, tant pis pour elle. Elle n’avait qu’à le signaler. Et non, je ne suis pas hargneuse. Du tout. Enfin bref. Arrive le temps des questions. Je réponds par la négative d’un signe de tête avant de me racler la gorge et prendre la parole lorsque je me souviens que les mots sont supposés être la base de la communication humaine :

- Hier. Et j’ai eu mal. J’en déduis que je ne sais pas du tout mettre un coup.

J’aurais pu lui dire qu’il faisait beau aujourd’hui et que je serais bien allée faire un tour en calèche, j’aurais utilisé le même ton. Je tire une dernière taffe sur ma cigarette avant de la jeter plus loin dans les graviers. Je hausse ensuite des épaules et reprends de la même voix monocorde et banale :

- Un mur devant toi. Tu as bien dû voir que je ne savais pas m’y prendre. Oh. Et aussi un sac devant toi.

Un petit rire faussement amusé s’échappe soudain d’entre mes lèvres, et lorsqu’il s’achève il n’est plus qu’amertume.

- Veux-tu savoir quelque chose de drôle ? Le jour où tu m’as vue frapper ce sac, je venais d’apprendre ton existence. Si je me souviens bien, c’était ta tête dont je me souvenais lorsque je cognais. Comme tu auras pu le constater, je ne t’aurais pas trop fait de dégâts si j’étais tombée sur toi avant le punching-ball.

Les mots sont secs, plus pointus de par leur ton morne. Ne me laisserais-je pas un peu trop emporter ? A peine.

- Maintenant que tu sais que j’ai voulu te frapper, je suis certaine que tu vas m’apprendre à me battre avec un enthousiasme débordant, n’est-ce pas ?

Je termine ma phrase par un mince sourire étrangement calme. La haine est repartie aussi vite qu’elle est arrivée. Je ne fuirai pas cette fois-ci. En revanche, chose rare, les mots me dépassent. Elle m’agace, Elwynn, car elle me met dans tous mes états. Elle me fait me souvenir que nous aurions pu vivre à deux, elle me fait me dire que peut-être que sa vie a été bonne. Alors que c’est une évidence que non, elle ne l’a pas été. Sinon pourquoi la jeune fille serait-elle là ?




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#   Jeu 13 Avr 2017 - 11:41

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Une fois toute mes questions posées, Adélaïde met du temps à répondre. Elle se racle la gorge... Elle se donne une contenance ou c'est quoi le délire ? J'écoute sa réponse, et rien ne paraît sur mon visage... Mais par contre, genre, quoi ? Pourquoi hier ? Elle a vraiment frappé quelqu'un hier ? Elle en a vraiment eu rien à foutre et s'est logiquement dégommé le point ?

En tentant d'ignorer l'odeur de clope - c'est pas possible ils fument tous ici, c'est un putain de complot -, je croise les bras. Ok, bon, va falloir que je lui apprenne tout depuis le début alors. Et puis elle me répond pour clairement me faire comprendre qu'elle ne sait pas frapper, que je devrai le savoir parce que c'est évident. Oui j'ai vu qu'elle ne savait pas frapper, mais des fois mois aussi je m'éclate les mains pour me défouler, alors on sait jamais...

Elle rit, mais c'est pas marrant. C'est pas marrant, arrête de rire putain. Et l'amertume qu'elle me renvoie à la fin n'est clairement pas agréable. Et puis ses mots fusent, cinglants, amers. Donc, sa colère, c'était ma faute ? Donc, elle ne me connaissait pas avant. Elle ne savait pas que j'existais. Ma mère en avait donc réellement rien à foutre. Et elle me détestait, probablement pour mon existence, tout comme moi quand j'avais appris la sienne. Vraiment une pute ma mère.

Je ne laisse passer aucun sentiment, écume tous ses crachats de mots sans broncher. Je dois vraiment, vraiment l'énerver pour qu'elle me parle comme ça. T'inquiète pas Adélaïde, toi aussi tu m'saoules. A te comporter comme une enfant de 6 ans à qui sa mère n'a pas donné de jouet. Moi non plus j'en ai pas eu des jouets, et j'ai fini de m'en plaindre. J'aime pas cette situation, et j'm'en plains qu'à moi-même, mais ça sert à rien de pisser sur les autres comme ça. Même si j'conçois qu'elle soit énervée. Enfin je me force à concevoir.

Après un petit moment de silence, je lui envoie une tape sur l'épaule, pas violente, mais une tape quand même.

C'est bien. T'as de la motivation et de la haine. C'est plus simple pour frapper fort, mais pour apprendre va falloir se calmer.

Je me tourne vers le sac, que je place droit, tout en ajoutant.

Si tu veux continuer dans la rigolade, le jour où j'ai appris ton existence, j'ai rien frappé, j'me suis juste demandé comment devait être la vie de noble. Apparemment c'était pas ouf, si tu te retrouves ici... Bah, après tout, t'es la fille d'une pute, ça devait faire trop faire plaisir à tout le monde.

OLALALA mais qu'est-ce qu'on se marre, c'est vraiment super marrant j'adore. Je ne suis pas agressive pour un sous, mon ton est complètement neutre et plat. Je me tourne vers elle, et sans sourire, sans aucune compassion, je lui propose.

Bon puisqu'apparemment on est pas capable d'échanger normalement, on peut juste s'échauffer.

Et c'est ce que je fais. Je commence à faire tourner mes mains, mes bras, l'incitant à faire pareil.
#   Dim 16 Avr 2017 - 11:10

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Dents serrées. Yeux emplis de dégoût. Mes poings se referment en même temps que mon corps se tend. Je ne dis rien mais sais que le regard que je lui lance suffit : « Ne me touche plus. ». Surtout pas ainsi. Pas de cette manière condescendante. Pas avec l’air de dire « Pauvre choute, il te reste encore tant à comprendre. T’es si loin de la réalité, si loin. ».

Elwynn parle et j’écoute, mon visage redevenu un masque vide. Plus aucune expression ne passe, je me suis refermée. Même lorsque la rouquine part elle aussi sur le jour où elle a appris mon existence, qu’elle se moque ouvertement du fait que je vienne d’une famille noble et que ma mère ait été une prostituée, je ne dis rien. A quoi bon ? J’ai juste envie de partir. Et elle aussi, probablement.

Je suis son échauffement, mon regard toujours planté sur son visage. Mes yeux n’ont en fait pas bougé depuis l’épisode « Tape sur l’épaule » : braqués dans ceux de ma demi-sœur. Un moment, nous chauffons nos articulations et nos muscles, puis, au bout d’une dizaine de minutes, passons à l’entraînement même. Elwynn me montre comment me placer, et je l’imite sans rechigner.

- Veux-tu savoir ce qu’est la vie de noble ? demandé-je soudain d’un ton plat alors que je tourne mon poing de manière à ne pas le blesser quand je frapperai.

Mon regard glisse un instant du sac de frappe à la rouquine à mes côtés. Il est sauvage, plein d’une rage inexpliquée. Mais celle-ci disparait en même temps que mes doigts s’écrasent contre le sac. Je grimace, je me suis encore fait un peu mal. Elwynn corrigera ma position, tant pis :

- Je ne sais pas qui tu as eu dans ta vie. Moi, j’ai eu des grands-parents, un père et des serviteurs. Officiellement. En réalité, j’avais un père et des serviteurs. La vie de noble, c’est la corruption, de l’argent et des mensonges. Il n’y a pas de confiance, encore moins entre membre de la même famille. Mes grands-parents ne savaient pas qui était ma mère. Mon père avait menti. Un jour, je l’ai laissé échapper.

Nouveau coup. Nouvelle grimace.

- Tu as raison, être la fille d’une prostituée n’a pas fait plaisir à tout le monde. Mon père était adorable mais il n’aimait pas se fouler. Il ne travaillait pas, mes grands-parents lui donnaient l’argent nécessaire. Jusqu’à ce qu’ils apprennent tous ses vilains secrets.

Je hausse des épaules et me masse quelques instants le poing douloureux.

- Non, la vie de noble n’est pas ouf. Dès lors que tu ouvres les yeux, que tu comprends que la nature même de la noblesse est complètement pourrie, tu la détestes. Pour être noble et heureux, il faut se balader avec des œillères, ignorer la superficialité des rapports que tu entretiens et faire comme si tu ne savais pas que chacune des personnes avec qui tu échanges n’est là que par intérêt. Mais au moins, tu as à manger dans ton assiette, un toit sur la tête et un lit confortable.

Il n’aurait servi à rien de lui mentir. Je ne sais pas ce qu’elle sait sur moi, mais peut-être plus que moi sur elle. Je n’aime plus les mensonges. J’en usais à une époque, mais la franchise a le mérite de libérer. Je voudrais lui demander d’où elle vient, elle, mais ne peut me résoudre à lui poser une question. Au fond, j’espère qu’elle y viendra d’elle-même.




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#   Dim 16 Avr 2017 - 13:22

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Je commence l'échauffement sans faire attention au regard d'Adélaïde. Je m'en contre fiche de l'avoir mise en colère, elle m'a demandé quelque chose, je le fais jusqu'au bout, et puis c'est tout. Entonnement, elle obéit, et suit mon échauffement. Puis je lui montre comment se placer, comment serrer son poing, combien de temps il faut qu'elle le garde contre le sac en fonction des dégâts souhaités, le plus simple étant de frapper brièvement pour pouvoir en remettre un derrière. C'est super violent ce que j'enseigne en fait, aidez-moi.

Elle me pose une question, sur si je veux savoir ce qu'est la vie noble. Je ne réponds pas. Je m'en bats les couilles, royalement. J'ai pas du tout envie de connaitre sa vie tout de suite. BON OK. J'ai super envie de savoir ce qu'elle a fait, ce qu'elle sait de moi, comment elle a vécu son départ, j'ai hyper envie de savoir qui c'est cette fille. Mais j'pense qu'il me faudra pas mal de temps avant de l'assumer complètement. ON JUGE PAS OK.

Elle rate sa frappe. Son bras n'est pas resté contracté pendant son coup; Je lui explique calmement comment se placer, et lui montre au ralentit comment il faut faire. C'est pas très compliqué, mais faut prendre le coup quoi. Quand j'explique, je ne suis pas condescendante ou quoi. Je fais juste tout pour qu'elle réussisse, je ne la rabaisse pas, mais ne cherche pas non plus à l'encourager. J'ai rarement encouragé quelqu'un en entrainement. J'ai pas appris comme ça moi-même.

Et puis elle commence à parler. Au départ, je lui jette un regard distret, et puis comme elle continue, je me tourne face à elle, pour l'écouter, en vrai. Je ne sourcille pas, alors qu'elle me parle de qui elle a eu dans sa vie. Elle a eu un père. Pas terrible apparemment, mais elle a eu un père. Ca m'étonne pas qu'il ait menti sur notre mère. J'suis certaine que ma mère existe même pas aux yeux du mien, et moi encore moins.

Je ne bronche pas quand elle frappe de nouveau, ne relève pas le fait qu'elle doit viser plus droit, je la laisse continuer. Je n'ai pas envie de l'interrompre. C'est un peu un pas qu'elle fait vers moi, alors je l'écoute, je la laisse me parler. La vie de noble... Ca m'étonne pas. De toute façon, j'ai été très vite convaincue que, dans la vie, tous les milieux puent la merde à un endroit. Que ce soit le milieu de la rue ou la noblesse, les bons extrêmes comme ça, c'est vraiment de la merde. Et bizarrement, même si elle a vécu l'inverse de moi, dans l'hypocrisie sans manquer de quoi survivre, j'me sens un peu plus proche d'elle. Et c'est sans mentir que je réponds.

Eh beh, c'est super naze comme vie tout ça. Désolée que ton père ait pas réussi à assumer la suite, et que tes grands-parents ait été des connards. Même s'ils pensaient peut être pas l'être.

Je soupire, pose une main sur ma hanche, et baisse la tête. C'est mon tour c'est ça... Allez...

Moi j'ai eu personne. J'ai jamais vu la tête de mon père, je sais juste qu'il est irlandais. Et pour ce qui est de notre mère, elle m'a virée de chez elle quand j'avais 2-3 ans. J'ai grandi avec un ancien chef de gang, qui m'a apprit seulement à me battre. Il est mort quand j'étais au collège. J'allais jamais en cours, et à partir de là j'ai complètement arrêté toute éducation. Après... Ouais bah j'ai vécu dans les rues, j'me suis battue pour des gangs et pour me faire accepter... J'ai eu la dalle, j'connais les urgences par coeur.

Je laisse échapper un rire piteux. C'est pas marrant du tout. Mais c'est tellement ironique.

Au fond, l'abandon, ça nous connait. Allez, frappe avec l'autre point si t'as mal.

Au final hein, on est un peu la même. J'aurais jamais pensé. Mais en fait... Si on est à Terrae, c'est plutôt logique non ? Ma dernière phrase, c'est un peu de l'encouragement, j'avoue. Je lui remontre la position de base, surveillant la sienne pour la corriger.
#   Dim 16 Avr 2017 - 21:20

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Tout en me montrant comment me placer à certains moments, m’expliquant à quelle vitesse je dois lancer mon poing, combien de temps le laisser contre le sac… Elwynn m’écoute. Jusqu’au bout. Quand je m’arrête en frottant mes doigts douloureux elle a ses yeux braqués sur moi. Je plonge les miens dans les siens et elle prend à son tour la parole.

Un rire bref m’échappe lorsqu’elle me dit que ma vie est « super naze ». Ah bon ? Je n’avais pas remarqué ! Mais pourquoi me dit-elle « Désolée » ? Ce n’est pas à elle de s’excuser pour les erreurs de ma famille. Même si pour mon père ce serait assez compliqué de se faire pardonner, il faut l’admettre. Sa dernière phrase en revanche me fait grincer des dents. S’ils ne pensaient pas l’être ? Mais, ma grande, ils se savaient connards et s’en étaient fait une spécialité, un mérite. « Bonjour, Sir Hamilton, mais appelez-moi donc Sir Connard, ce sera parfait. ».

Tais-toi Hamilton, c’est à ta sœur de parler.

Je l’observe se préparer, sentant qu’à son tour elle va s’ouvrir un peu. Irlandais, hein ? Trouvons-nous une sœur Galloise et une Anglaise et nous pourrons faire le Royaume-Uni, si ce n’est pas beau ! Je pousse un soupir intérieur et me calme doucement pour écouter Elwynn avec toute l’attention nécessaire. J’apprends que notre mère l’a abandonnée, qu’elle a été élevée par un ancien chef de gang mais qu’il est décédé et qu’elle a dû cesser toute éducation. Une idée me vient, mais je la chasse rapidement. Ce serait inutile. Au lieu de me faire des films, je tends l’oreille à la fin de l’histoire. Aux bastons, à la faim et aux urgences. La rouquine laisse échapper un rire piteux qui ne trouve aucun écho en mon visage fermé.

- D’accord, lâché-je en conclusion à son histoire.

J’ai du mal à revenir à la réalité lorsqu’elle me dit de frapper avec l’autre poing. Je bats une seconde des paupières puis me souviens que nous nous sommes retrouvées aujourd’hui pour qu’elle m’apprenne à frapper, pas pour papoter. Alors je me tourne vers le sac et serre cette fois-ci mon poing gauche.

- Oui, l’abandon cela nous connait, je réponds en retard sans vraiment savoir pourquoi.

L’impact de mes phalanges contre le sac est abrupt, sec. Cette fois-ci, je ne me suis pas fait mal. Un sourire fugace transperce mon masque. Un peu de fierté que je ravale en une fraction de seconde. C’est à peine s’il s’est vu, j’en suis sûre.

- Ma vie n’a pas été simple, mais j’ai reçu une éducation correcte.

Oula. J’avais dit non. Pourquoi ? Je parle sans réfléchir. Je ne contrôle rien, je crois. Ce n’est pas moi qui dis ces mots, je vous assure. Et pourtant, je continue en me tournant vers ma sœur :

- Aimerais-tu de l’aide sur. Euh. Sur ce que tu veux en fait ? J’ai même eu des cours de français, si tu as besoin. La grammaire, tout cela… En échange de l’apprentissage que tu me fais aujourd’hui. Il y a une bibliothèque bien remplie mais si jamais tu voulais rattraper certains points du lycée… Je peux.

C’était débile, non ? Complètement. Inutile. Elle va dire non. Aucun moyen qu’elle dise oui. Elle va me trouver ridicule de lui proposer cela. Je suis plus jeune qu’elle, j’arrive à peine à la fin du lycée et il y a plein de professeurs qui seraient ravis d’aider ici. POURQUOI ? Malgré ma panique intérieure, mon visage est lisse, parfaitement impassible. Pourtant, je suis certaine que je vais bientôt exploser.




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#   Mar 18 Avr 2017 - 11:29

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Adélaïde rigole quand j'exprime le fait d'être désolée. Hey, si j'trouve ça triste, et que je suis désolée, tu peux pas m'en empêcher poulette. J'veux dire, désolée au sens  stricte du terme. J'te le dirai pas souvent, alors arrête de rire. J'le pense vraiment, c'est pas cool d'avoir une vie de merde. Je termine de parler, et elle m'écoute, elle m'écoute vraiment. C'est bizarre, depuis le début on se jauge, on se juge aussi un peu, et là, j'ai l'impression qu'on a le droit de parler. Je sais pas trop si je trouve ça cool ou pas pour l'instant.

Elle met du temps à se reconcentrer, à se préparer pour frapper. Et juste avant d'envoyer son poing dans le sac, elle me répond qu'en effet, l'abandon, ça nous connait... Au moins, on a ça en commun, comme très probablement énormément de terraeens.

Et puis elle frappe. C'est rapide, sec, et le son est juste comme il faut. Ce n'était pas spécialement une frappe puissante, mais ce genre de coup est suffisamment efficace pour calmer quelqu'un. Je souris un peu, pas des masses non plus hein, mais juste un peu. J'suis contente qu'elle ait réussi, et j'suis contente d'avoir réussi à lui montrer.

Là, c'était bien. Tu peux t'entrainer encore pour bien chopper le mouvement, mais là tu l'as eu.

Et puis elle continue de me parler d'elle. Elle me dit qu'elle n'a pas eu une vie simple, mais qu'au moins elle a eu une éducation. Bah, moi aussi, enfin, j'ai les bases quoi mais... J'ai pas grand chose de plus. Et puis elle continue. Et sa proposition me prend carrément au dépourvu. Mon expression de visage affiche simplement un petit air étonné, sans plus s'épancher sur ce que je ressens vraiment.

Elle... Elle vient de me proposer de me donner des cours ? Genre... Pas méchamment, elle vient de me proposer de l'aide là... C'est... oui. Je sais pas du tout quoi faire. Et du coup, ma réponse est assez automatique, mon ton est plat, mais ce que je dis n'en reste pas moins sincère

Euh... C'est inattendu comme proposition... Beh euuh... C'est plus au niveau culturel que j'ai des vraies lacunes... Mais euh... Enfin je sais pas si toi ça te va aussi du coup... Ouais. Oui. Enfin, pourquoi pas quoi. Et euh...

Alleeeeeez on retrouve de la contenance. Je fais carrément moins la maline devant ma demie-soeur que je viens à peine de rencontrer que devant un type qui se téléporte et se bat aussi bien que moi, stp, je fais n'importe quoi.

Et si tu veux continuer d'apprendre à frapper, genre, plus fort ou quoi ou juste t’entraîner physiquement... Beh j'peux t'aider... J'ai pas eu une vie simple non plus, mais je sais comment entraîner quelqu'un.

Je la regarde, je sais pas si y faut que je souris ou pas. Et je sais pas ce que je dois faire. Du coup, je me tourne vers le sac après un petit temps, prends ma position en une fraction de seconde et donne deux coups consécutifs dans le sac. Et là je fais quoi ? Je lui demande si elle mange avec quelqu'un à midi pour discuter avec elle ? Pfeuh... Je sais pas, mais j'ai envie d'en savoir un peu plus. Du coup, j'pose une question bateau, sans la regarder. J'attends pas spécialement de réponse si elle veut pas, juste... Ouais, trouver un truc qui nous fait parler un peu.

T'as revu... Maman depuis que t'es partie ?

"Maman". C'est comme ça que je l'appelle, mais y'a aucune affection dans ce mot. J'aurai pu dire " T'as revu cette personne " ou quelqu'un qui ne compte absolument pas pour moi, c'aurait été pareil.
#   Jeu 27 Avr 2017 - 10:28

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En serions-nous capables ? Prêtes à se féliciter, à s’épauler, à discuter, se découvrir, s’apprendre, s’accepter ? Serions-nous disposées à grandir ensemble, probablement pas main dans la main c’est un fait, mais côte à côte, droites et fières d’être ensemble, là, debout ? Un instant je nous imagine passer du temps toutes les deux, nous comporter comme de vraies sœurs. Un instant, je m’imagine ressentir le même amour, la même tendresse que ressent Nicolas pour Charlotte. Un instant, je nous image rire et pleurer ensemble, se réjouir et s’énerver de concert.

Un instant.

- Je peux t’aider à améliorer ta culture, si tu en as envie. Nous pourrons essayer d’organiser cela. Si tu le souhaites, nous pourrons peut-être même continuer les entraînements en effet et travailler avec nos pouvoirs. Quelle affinité es-tu au fait ?

Un sursaut de crainte tiraille mon ventre à l’évocation de l’utilisation de mes pouvoirs, mais je n’en montre rien. Ma discussion avec Alice m’a légèrement rassurée. Cela n’empêche pas qu’il me faudra un certain temps pour pouvoir accepter mon Feu sans peur.

Nos regards se croisent fugacement avant qu’Elwynn détourne le sien. Elle donne ensuite deux légers coups dans le sac. Serait-elle nerveuse ? Qui, de nous deux, ne l’est pas ? Après tout, cette situation est étrange. Quel comportement adopter ? Quelle face de nous-mêmes pouvons-nous montrer ? Jusqu’où faut-il se découvrir, et que devons-nous cacher ?

J’ai cru un instant que cela pourrait être plus simple. J’ai été bien naïve. J’ai cru un instant que dans un futur pas si lointain, nous pourrions être sœurs, et non pas demi-sœurs inconnues à peine découvertes. Un instant, j’aimerais y croire encore.

Un instant.

Sa question est une pierre dans mon estomac, un mât sur mes épaules. Je ne m’affaisse pas, reste droite et retrouve son regard. « Maman » ? « Maman » ? Le mot est doux mais son image est sale.

Visage fermé. Lèvres closes un peu trop longtemps.

- Je ne l’ai jamais vu, Elwynn, finis-je enfin par déclarer. Mon père m’a enlevée à elle lorsque je suis née et depuis je n’en ai entendu parler que par lui, et pas en bien.

Je me détourne vers le sac et lève mon poing, m’apprêtant à frapper. Pourtant, mon geste se suspend, la fatigue engourdit mon bras et je l’abaisse sans donner de coups. Je n’en ai plus l’envie, mon esprit est ailleurs.

- Comment est-elle ?

Je ne veux pas en parler, mais les questions naissent au bout de mes lèvres comme un coquelicot naîtrait en hiver, percerait la neige contre toute attente et ne pourrait être arrêté. Finalement, je préférerais presque que nous nous disputions, que nous nous battions avec des mots, des piques froides et acérées. Que les dix-huit années de ma vie sans elle à mes côtés lui tombent dessus avec une amertume déplacée, celle-là même que devrait subir ma mère, et non pas cette demi-sœur qui ne m’a rien fait.

Un instant, j’ai envie de la gifler.




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#   Dim 21 Mai 2017 - 23:10

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Je sais que ce que je semble proposer est étrange. Mon esprit est incapable de m’imaginer avec une sœur. Même une moitié de sœur. Mais je me dis que peut être, je pourrai la considérer comme une bonne personne. Peut être est-elle réellement une bonne personne… Peut-être n’a-t-elle pas mérité tout ce qui lui arrive. Cette part de moi a envie de l’aider, d’être aidée par Adélaïde. Mais je n’arrive pas à m’y résoudre. Cette jeune femme, imaginée, rêvée, je l’ai haï pendant trop longtemps. Je n’y arriverai pas aujourd’hui, à la considérer comme… Comme quoi au juste ? Ah oui, une « amie ». Une fille bien. Je ne sais pas vraiment.

Je… Eh bien, si tu veux bien, ça ne me dérange pas. Enfin, j’aimerai bien.

Comment lui expliquer qu’apprendre à se défendre est la seule chose que j’ai réellement apprise. Comment lui dire que je n’ai pas du lire plus de 20 livres dans l’entièreté de ma vie. Comment lui expliquer que je ne connais pas la musique, que je ne connais rien. Comment avouer à cette fille, qui a été élevée dans une famille où la culture devait être si importante, sûrement trop importante, que moi, je n’ai rien… Allez El’, tu vas pas commencer à flipper devant l’avis des autres.

Faut que tu saches que j’ai aucune culture. Vraiment aucune. Pour ce qui est des pouvoirs, pourquoi pas, je n’ai pas encore tenté quoique ce soit. Je suis Eau. Eau lunaire. Et toi ?

Tiens c’est marrant, je ne m’étais pas posé la question avant. Elle est de quelle affinité ? Normalement, c’est censé être défini par notre caractère. Le mien est assez révélateur, même si j’en donne pas l’air. C’est toujours une question de renvoi d’apparence de toute façon.

Adélaïde se referme immédiatement à ma question. C’est pas étonnant, j’aurai fait la même chose à sa place. J’ai envie de rire. De rire jaune. On a un peu la même relation avec notre mère au final hein… Alors comme ça, elle ne l’a réellement jamais vu. Je suis surprise, réellement surprise. Pour moi, ma mère m’avait plus ou moins trahi en m’apprenant l’existence de cette fille. Et pourtant elle s’en foutait aussi. Elle n’avait rien à faire de tout à part d’elle-même. Je ne réponds pas directement, je digère un peu la nouvelle. C’est très bizarre. J’ai envie d’aller voir ma mère et de l’engueuler. De tout lui balancer. Je lui en veux de ne pas s’être occupée de sa deuxième fille, alors qu’elle avait déjà abandonnée la première. J’ai l’impression de ne pas avoir le droit de reprocher quoique ce soit à cette rouquine qui se tient devant moi, le point levé vers un sac que je lui ai amené. Je soupire, l’air lasse. Ce n’est en rien contre elle. Pour une fois.

Mon ton est extrêmement froid, je n’aime pas du tout la personne que je suis en train de décrire.

C’est pas super agréable à constater, mais physiquement, elle nous ressemble un peu. Elle fait presque ta taille. Un peu plus petite. Elle est brune, bouclée. L’air froid. Elle a toujours un air froid, sauf lorsqu’elle a besoin de quelque chose. Là, elle prend un air de victime, insupportable. Elle ne fait attention qu’à elle, elle ne prend pas la peine de s’occuper des autres. Et vivre dans la pauvreté n’est pas une excuse, elle avait une maison, elle avait bien de quoi abriter des gens. Elle n’a jamais vécue à la rue contrairement à ce qu’elle prétendait à qui voulait l’entendre.

Je soupire, exaspérée. C’est bon, j’suis énervée rien que de parler d’elle. J’ai même pas envie de frapper ce putain de sac. Elle, elle n’a jamais vécu dans la rue. Elle n’a jamais vécu non plus ce qu’à dû vivre Adélaïde. Elle porte le même nom que ma mère, quelle plaît. Tout à coup, je comprends pourquoi elle ne voulait pas que je l’appelle comme ça. Mais par son nom de famille. Je pense que je n’ai jamais autant compris quelqu’un qu’à ce moment.

C’est pas quelqu’un que j’apprécie. Du tout. Je suis… Désolée de t’avoir appelé par ton… Son prénom. Comment tu veux que je t’appelle déjà ?

Bel effort Elwynn, bel effort. Tu progresses, c’est pas mal.
#   Mer 24 Mai 2017 - 8:44

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La veille, il avait bu. Pourtant il n'a pas dormi alors qu'habituellement, ça l'aide énormément à trouver le sommeil, surtout avec un petit joint. Mais là, il est resté assis sur son lit, les bras croisés sur ses genoux... seul... Il y avait longtemps qu'il n'avait pas ainsi songé. En même temps, le bal de la Saint-White lui avait donné de quoi réfléchir et ce, malgré ce petit punch des familles fort goûteux ma foi. Le comportement d'Aaron d'abord, qu'était très étrange... Quand il n'avait pas Charlotte dans ses bras, il avait son téléphone. Nicolas avait d'abord songé, qu'avec la distance, il entretenait quand même une discussion avec Gae, pour l'occasion... Mais il paraissait si déçu chaque fois qu'il regardait son écran... Et il s'amusait à faire payer aux autres chaque déception avec cette histoire de plac-... de cet-endroit-dont-on-ne-doit-plus-prononcer-le-nom. Mais s'il n'avait que ça pour s'inquiéter, ce serait trop simple... L'Alien et Aria s'étaient rapprochés, bon, y'a pas de mal -tant qu'il prend soin d'elle maintenant hein, ce serait bien, faut espérer, mais c'est pas si simple, oui il sait, putain !!!- mais Aoi y semble être pour quelque chose... Aoi qui le regardait de travers quand il se montrait trop proche de son rayon de soleil... Mais il a fait quoi au juste ?! Il se doute qu'elle est en colère à propos de M-Mat-... MAIS ARIA ? D’OÙ ? MAIS D’OÙ ? C'en est à un point où il se demande s'il a pas fait une connerie avec elle mais il arrive pas à voir quoi. Y'a aussi la Miss, qui a disparu au cours de la soirée... Il a du quitter Alice précipitamment, du coup pas de nouvelles, du coup il s'inquiète pour rien, alors qu'il s'était promis d'arrêter avec ça d'ailleurs... AH ! IL SAVAIT QU'IL AURAIT PAS DU Y ALLER !!

Et puis évidemment. Mathéo. Mathéo et lui enfermés dans cet-endroit-dont-on-ne-doit-plus-prononcer-le-nom. Si proche. Si proche que même dans la pénombre, son regard le transperçait. Il avait senti son cœur battre contre lui, et ses émotions qui avait réussi à le bouleverser une fois de plus. Et une fois de plus, il avait failli craquer. Nicolas se pencha en avant, secouant ses cheveux qui commençait à repousser un peu trop à son goût, pour au moins la centième fois depuis qu'il était rentré. Ses mots le hantaient. Pourquoi il était parti ? C'était une évidence... Mais pourquoi Mathéo lui avait-il dit ça ? Il était en colère parce qu'il était parti... Ce n'est pas ce qu'a dit Huo pourtant. Mais Mathéo a dit que son cœur avait choisi. Choisi quoi bon sang ? De ne plus lui en vouloir ? De le laisser partir ? D'accepter ? D-D'aim-D'a- GRAAAAAAAAAAAAAH ! Il se secoua d'un coup dans tous les sens... Comment pouvait-il dormir ? Est-ce qu'un jour il allait réussir à dormir ?... Je dois oublier. Mais plus il essayait de se convaincre d'arracher ce souvenir de sa mémoire, moins il parvenait à le faire. C'était... trop... vif...

Il devait bouger. Il devait se dépenser. Sinon il allait devenir fou.

Il se lève, s'habille, va à la cafétéria prendre son café et part, de bon matin, manteau de cuir sur le dos, marcher dans les bois parce qu'il veut bouger mais n'a pas la motivation nécessaire pour courir. J'aurais été au village, je me serais inscrit pour les combats de rue de l'après-midi. Je me serais battu, vidé la tête... Mais je ne peux pas faire ça. Il fouille ses poches et roule une cigarette, cherchant à se détendre avec ce peu. Après ce qu'il s'était passé avec Boubou, il avait peur de lui... Il essayait de temporiser cette espèce de hargne qui faisait son grand retour en lui. Sauf qu'il n'avait plus le même corps, sauf qu'il n'avait plus les même réflexes... Il pouvait déjà faire mal, avant, mais aujourd'hui... Que pourrait-il faire ? Qu'elles étaient les limites d'un Loup Noir une fois qu'il était en pleine santé ? Il regarda ses mains. Je ne dois pas penser à ça... Il ferma ses poings qu'il fourra dans ses poches. Une seule chose était sûre ; même si Huo le haïssait aujourd'hui, il ne lui ferait pas honte dans ce domaine. S'il doit encore se battre, ce sera pour apprendre et pour défendre. Plus. Rien. D'autre. Ça, tu te le fourres dans le crâne bizarrement. Ta gueule c'est pas le moment. Mais tu en as envie, tu en as envie puisque j'en ai envie... Tu crois qu'en maîtrisant cette partie de toi, de nous, tu maîtrises tout le reste... Que c'est ce qui compte le plus au final ?

Nicolas serre les dents et accélère inconsciemment le pas. Voilà pourquoi il avait arrêté tout ça, voilà pourquoi il se perdait dans l'alcool, la drogue et la chair... Il n'avait plus à parler avec... lui. Quand il est enfin calmé, il arrive au parc. Il écrase son mégot dans la poubelle la plus proche et tente de ne pas regarder les balançoires quand il passe devant... Il s'éloigne pour ne plus avoir à faire avec ses doux souvenirs. Trop doux souvenirs. Puis il entend des voix... Il ne compte pas s'attarder mais il reconnait, même de loin, les intonations de la Miss. Miss qui paraît... Tendue ? Haussant un sourcil, il se dirige à l'ouïe qu'il sait sensible depuis la visite médicale obligatoire. Une autre voix de femme. Puis aux travers des arbres éparses, un peu plus loin, il voit une deuxième crinière rousse. Il voit la Miss en train de s'entraîner sur un sac de frappe... Il voit... Je ne comprends RIEN de ce que je vois. Mais ça a le mérite de l'empêcher de réfléchir... ça a le mérite de l'intriguer grandement. Alors... il s'invite. Ben oui. Comme ça. Après tout, il a pas beaucoup la Miss hier et il commençait à se demander si elle ne l'avait pas fui... vu qu'il sait qu'elle sait qu'elle aurait pu lui demander de l'entraîner. :

-Salut Miss. Et bonjour coach. fait-il en les regardant l'une, puis l'autre.

Et c'est en étant plus près qu'il constate... Y'a quand même un sacré pourcentage de roux à Terrae, mais ces deux-là ont une ressemblance assez frappante lorsqu'on prête attention aux traits des gens... ce que Nicolas fait par habitude. Aaaah la fameuse demi-soeur. Ok, maintenant il comprends encore moins pourquoi la Miss a demandé à cette demi-sœur dont elle n'avait pas l'air de supporter l'existence plutôt qu'à lui. Le bordel. J'aurais mieux fait de rester couché je le sens. Pourtant il ne s'en va pas....... Il y a un sac de frappe c'est quand même vachement tentant de rester. Le regard d'acier de Nicolas s'attarde sur les mains de la Miss, encore une fois, par habitude. Mains déjà légèrement abîmée... et nues. Il penche la tête sur le côté et fouille les poches intérieures de son manteau. Il en sort des bandages neufs, s'approche de la Miss et les lui tend. :

-Tu dois protéger les articulations de tes phalanges si c'est ta première fois avec un sac de frappe. Tu sais les mettre ?

Et puis il la regarde. Il ne regarde qu'elle. De ce regard qu'ils comprennent que tous les deux. Dis-moi si je dois t'aider. Dis-moi si je dois partir. Mais ne tais jamais. Tu voulais me faire espérer n'est-ce pas ? Donc ne fuis pas.



#   Mar 30 Mai 2017 - 10:54

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La rouquine accepte ma proposition mais parait soudain avoir du mal à parler. Un sourcil levé, je pose mes yeux verts sur elle. Elle reprend la parole, et je comprends. Je hausse cependant des épaules, comme si cela me laissait indifférente :

- Eh bien d’ici quelques mois tu ne pourras plus dire cela, voilà tout, lâché-je d’une voix terne. Je suis Feu Lunaire.

Et je déteste mes pouvoirs et t’envie d’être Eau. Morphe ou Voyante ? Je ne sais plus. Il me semble qu’Ariana est Lunaire, Elwynn serait donc Morphe. Si mes souvenirs sont bons, ce qui n’est pas une garantie.

Froidement, ma demi-sœur répond à ma question. Question bien inutile finalement. Cette réponse va-t-elle réellement apporter quelque chose à ma vie ? Qu’est-ce que cela peut me faire, qu’elle soit brune ou blonde ? grande ou petite ? que son allure soit celle de la prostituée qu’elle est ou qu’elle soit aussi douée que ses deux filles pour ressembler à celle qu’elle n’est pas ? Je n’en ai rien à faire. Strictement rien à faire. Rien. Du. Tout.

Alors pourquoi mon cœur s’emballe-t-il tant ? Pourquoi malgré l’indifférence calculée de mon visage, je hurle en mon fort intérieur ? Pourquoi ?

- Hamilton, réponds-je, mon regard vide plaqué dans le sien.

Je sais pourquoi je la hais. Elle me rappelle le passé, passé que j’oublierais avec plaisir. Si vous saviez. Mais soudain, une voix familière attire mon regard qui vient trouver Nicolas. Mon cœur rate un battement. De joie de le voir ? ou de crainte qu’il ne ressente ma panique, mon agacement et mon envie de fuir ? Parce que là, je suis à nouveau la même qu’au premier jour - ou plutôt, la première nuit - où nous nous étions rencontrés. Je ne suis pas certaine d’avoir envie qu’il ressente à quel point mes retours en arrière sont rapides, trop rapides, par rapport à l’allure à laquelle j’avance.

- Bonjour Nicolas.

Le Tonnerre s’approche sans un regard de plus pour Elwynn avant de me tendre des bandages neufs, me demandant si je sais les mettre. De la tête, je fais signe que non. Nos regards se croisent, et je déglutis. Non, je ne suis pas la même que lors de notre rencontre. Ce n’est pas parce qu’une part de mon passé est là que je suis encore celle que j’étais. Alors je tends mes mains vers mon ami. Tu peux me toucher. Tu peux me les mettre. Toi. Pas elle. J’ai un peu confiance en toi, alors qu’en elle, je ne peux pas encore. Peut-être jamais, mais pour l’instant je veux juste dire « Pas encore ».

- Nicolas, je te présente Elwynn, ma demi-sœur, commencé-je lorsque le Tonnerre eut fini de me mettre les bandages. Elwynn, Nicolas.

Wait. Maintenant que je suis un peu calmée je réalise quelque chose. Alice et moi. Hier. JE SUIS SURE QU’IL VA DEVINER.

Mais non, mais non. Hamilton. Voyons. Il n’est pas Télépathe. Puisque tu as préféré choisir une petite copine Télépathe qu’un ami. Et un ami qui est Sensitif oui. Tu es mal barrée ma pauvre fille. ENFIN. Tout cela pour en venir à : rester calme. Comme si rien ne s’était passé. Arrêter d’y penser d’ailleurs. Arrêter de revoir Ali-

OUI. NON. STOP. TAPER. NOW.

- Elwynn m’a un peu montré comment donner des coups dans un sac.

Ce n’est pas vraiment une explication cela.

- Parce que j’ai donné un coup de poing à Aaron et que je me suis fait mal.

Au moins, cela aura le mérite de le préoccuper assez pour ne pas qu’il parle d’Alice, n’est-ce pas ?

Du coin de l’œil, j’observe mon ami qui parait… fatigué. Très fatigué. A-t-il dormi ne serait-ce qu’un peu, cette nuit ? Je l’ai fui une bonne partie du bal et… Ah, la culpabilité, oui. Peut-être aurait-il eut besoin d’aide… Mais quand bien même cela aurait été le cas, il n’en aurait pas parlé. Il m’énerve. Oui, je peux souvent faire la même chose. Et alors ?




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#   Sam 3 Juin 2017 - 12:19

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J’hoche simplement la tête. Malgré son indifférence, sa promesse semble solennelle. Je ne m’y fie pas trop, je ne la connais pas assez, je ne sais pas de quoi elle est capable. Elle est Feu Lunaire de plus, donc elle est Marionnettiste. Je n’ai jamais vu ce pouvoir en action, mais je sais qu’il peut être puissant. Son regard est complètement neutre. Et puis lorsque je parle de notre mère, elle reste indifférente. L’être à ce point, c’est la maitriser et la contrôler parfaitement. Je le sais parce que j’exerce mon expression de la même façon. Que lui est-il arrivé pour qu’elle s’empêche de ressentir, ou en tout cas de montrer ce qu’elle ressent ? Je ne demanderai pas de toute façon, je ne suis pas certaine de vouloir le savoir et encore moins de la voir en parler.

Très bien.

Hamilton. C’est vrai. Son nom de famille. C’est un peu étrange aussi je trouve. Enfin, cela veut dire qu’elle a de l’attachement avec son père ? Je veux dire, lorsqu’on rejette un prénom, autant rejeter tous ceux que l’on n’aime pas. Pourquoi n’a-t-elle pas pris de surnom, du genre… Adé ? Les gens auraient probablement deviné ceci-dit. Peut être qu’elle a essayé. Je ne sais pas, je ne suis pas certaine de vouloir savoir de nouveau. Alors je l’appellerai Hamilton, même si c’est long. Elwynn aussi c’est long. Et pour moi, pour les mêmes raisons qu’elle, je ne donne quasiment jamais mon nom de famille. Je ne sais pas si c’est une chance ou pas qu’elle ne porte pas le nom d’Evrard, mais si elle l’avait porté, elle aurait probablement eu du mal et aurait choisi un autre prénom… Histoires de symboles tout ça.

Je vois un garçon approcher. Enfin je l’entends avant de le voir. Et puis il parle. Il a une voix fatiguée, abîmée par la nuit. Il me salut brièvement puis m’ignore. J’adore l’ambiance. Il semble être l’ami d’Adélaïde, qui d’ailleurs ne semble pas ni heureuse ni triste de le voir. Niveau indifférence on est bien. J’hoche simplement la tête vers Nicolas lorsqu’elle me le présente. Je n’ai pas frissonné lorsqu’elle a dit « demie-sœur ». C’est encore étrange pourtant.

Ils se regardent et puis Nicolas sort des bandages pour les donner à Adélaïde. Je ne dis rien, mais ça m’énerve. Visiblement elle n’avait pas besoin de moi, puisqu’il a l’air de s’y connaitre. C’est limite si j’me pose pas la question du coup monté, mais j’pense pas, elle l’avait l’air plutôt sincère. Elle lui explique ce que nous faisions. C’est pas vraiment taper dans un sac que je t’apprends en fait, c’est mettre un poing dans quelqu’un sans te faire mal.

En général quand tu donnes un coup de poing, tu prends pas le temps de mettre des bandages.

Je ne dis pas ça de façon mesquine ou quoi, je suis seulement neutre et je ne parle pas fort. HMHM. L’effort pour pas mettre un énorme vent à ce type qui arrive et s’en bat les couilles de ce qui a pu se passer avant. Pour un entrainement complet il faut effectivement des protections, mais dans ce cas elle ne devrait pas non plus s’habiller comme cela, et enfiler un survêtement, et elle devrait courir un peu. Si elle veut voir ce que ça fait de frapper quelqu’un, c’est sans protection. Ca ne sert qu’à s’entrainer, ou à se battre lorsque c’est prévu.

J’attends de mon côté. J’ai très sincèrement envie de me casser directement. Mais je ne le fais pas, parce qu’elle m’a demandé de l’aider et que j’ai accepté.
#   Ven 9 Juin 2017 - 3:25

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Nicolas capte avec précision ce que ressent la Miss d'un regard, mais un peu moins avec sa demi-soeur... peut-être parce qu'il la connaît moins, sans doute parce que ses pouvoirs ne lui permettent pas de visualiser avec précision les émotions de deux personnes à la fois. Soit l'une, soit l'autre. C'est noté. D'abord la Miss, déjà parce qu'il a les bandages à la main et doit savoir s'il a son autorisation pour la toucher. Elle déglutit mais ses yeux ne disent pas non... Alors lentement, il tend sa paume pour qu'elle y dépose sa main et s'active... Au final, il y a peu de moments où leurs peaux sont réellement en contact sinon au début. Pour la suite, le bandage aide grandement. D'un geste précis d'habitué, il protège plus particulièrement les phalanges et le poignet ; le tout se fait dans un silence monacale... qui étrangement, le met mal à l'aise.

Une fois ceci fait, la Miss lui présente correctement sa demi-sœur Elwynn. Ah ! Un prénom ! Il lui sourit et hoche la tête, tout simplement, pour éviter de réitérer des salutations qu'elle-même ne prend pas la peine de faire. Ambiance. Il se concentre un instant sur ce qu'elle peut ressentir de le rencontrer... Beaucoup de... doutes ? Il n'est pas sûr puisqu'il ne la connaît pas bien... Et puis il est déconcentré par la soudaine gêne de la Miss. Pourquoi de la gêne ? Ça il ne peut pas deviner... En tout cas, elle tente de cacher ça en expliquant ce pourquoi elles sont là tout en tapant dans le sac de manière plutôt correcte d'ailleurs.

Et puis elle ajoute qu'elle a frappé Aaron.

Nicolas lève un sourcil. Puis deux. Il retient un gloussement de peur de paraître moqueur. :

-Aïe... T'as du avoir plutôt mal... Surtout qu'il a une humeur de chien en ce moment, il a pas du se priver pour utiliser ses pouvoirs afin d'amplifier la douleur.

Enfin... De donner l'impression que la douleur est insupportable. Truc de Sensitif que Nico n'arrive pas du tout à se convaincre d'apprendre d'ailleurs.

Puis Elwynn reprend... plutôt... discrètement... la conversation. Nicolas tourne son visage vers elle, cette fois bel et bien concentré sur elle. Ce n'est pas de la colère qu'elle dégage mais plus de la... contrariété ? C'est plus subtil et mélangé avec un soupçon d'autre chose qui lui donne envie de partir du moins... Nicolas penche la tête sur le côté. S'il a compris une chose avec la Miss c'est que son passé lui pèse autant que son présent... Pour qu'elle évolue vers l'avenir elle a tout autant besoin de se libérer que d'assumer les deux. Et même s'il ne connaît pas Elwynn, il devine quelque part que de forger quelque chose avec sa demi-sœur perdue peut soit l'aider, soit lui retirer un poids... Il le sait grâce à sa propre sœur même si ce n'est qu'un bébé. Alors il sourit doucement dans sa direction. :

-Oui c'est vrai. Puis vers la Miss. Plus tes mains sont faites, moins tu auras mal ou te blesseras. Mais ce qu'elle t'apprend pour le moment va t'aider à minimiser les blessures que tu t'imposes en frappant... Enfin. Tu m'arrêtes si je me trompe Elwynn hein.

Parce qu'il savait se battre, mais il n'a jamais donné de cours pour ça... Il a vaguement appris à Rasta comment tirer, quand il vivait au village... mais ça date un peu. Mais la remarque d'Elwynn lui permet au moins d'en venir à une conclusion : la demoiselle sait se battre et l'a déjà fait. C'est pour ça qu'il se permet de partager une anecdote, tentant de la mettre à l'aise tout en lui insufflant l'idée que c'est toujours elle qui apprend à sa demi-sœur comment se battre. Pas lui. :

-La première fois que je me suis battu, j'ai mis mon pouce dans mon poing. dit-il avant de serrer les dents et de secouer légèrement sa main droite en se rappelant de la douleur. A l'époque, j'étais pas tout à fait ambidextre et j'ai galéré à écrire pendant plusieurs jours parce que ça ne désenflait pas !

Enfin, il lance un encouragement à la Miss. :

-En tout cas, tu t'en sors bien pour quelqu'un qui a frappé un Master Sensitif hier... Je vous laisse entre vous ou on peut partager le sac ?

Au fond de lui, le Loup Noir sautille dans sa cage. Nicolas lui, espère aussi qu'il ne risque pas de déranger leur échange... tout en se retenant de sautiller à l'idée de se vider l'esprit en tapant dans un sac.



#   Lun 3 Juil 2017 - 15:22

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Le silence pèse au-dessus de nos têtes, écrase nos épaules. Un moment, seules des paroles brèves sont prononcées. Nicolas me met les bandages sans que je ne desserre les dents, concentrée sur le moindre contact qui pourrait arriver. Celui-ci est rare heureusement, et rapidement nous revoici hors de notre bulle provisoire, nous revoici trois.

Nicolas hausse les sourcils lorsque je lui apprends la raison de cet apprentissage, avant me dire que j’ai dû avoir bien mal. Je hausse des épaules, blasée. Oui, en effet, il ne s’est pas gêné. J’avoue ne pas avoir la folle envie de le recroiser. Mais je ne dis rien. Pour certaines raisons, Nicolas le respecte et l’aime. Alors je ne dis rien.

Etrangement, c’est Elwynn qui sauve la conversation… Ok. Peut-être que sauver est fort. En tout cas, elle se permet de faire remarquer qu’hors entraînement, il n’y a pas de bandages. Elle n’a pas tort. J’observe le Tonnerre lui offrir un léger sourire en reconnaissant qu’elle a raison. Il se tourne ensuite vers moi et m’explique que mes mains finiront par être moins simples à blesser. Il prend le temps de demander confirmation à ma demi-sœur. Il fait attention. Toujours attentif aux autres, mmh ? Nicolas va même jusqu’à nous raconter une petite anecdote. Celle-ci ne m’étonne pas trop. La première fois que nous nous étions parlées, il m’avait dit que ses articulations craquaient parce qu’enfant, on ne sait pas se battre. Il ne fait là qu’apporter des détails. Mon regard ne change pas, pas même un simili de sourire ne vient éclairer mon visage alors qu’il continue de parler. Il demande si nous pouvons partager le sac.

Mes yeux se posent un instant sur Elwynn avant de revenir sur Nicolas. Le tableau est étrange. Quelques secondes avant, nous parlions de notre mère. De la seule chose qui nous lie. Du hasard malheureux qui fait que nous sommes aujourd’hui ici. Le Tonnerre en sait plus sur moi que cette fille qui est pourtant une part de ma famille. Ma… Famille. Les voir ensemble est… Dérangeant. Mon passé et mon présent réunis. Ils ont pourtant plus de points communs, de ressemblances l’un avec l’autre que moi avec l’un d’entre eux. Je hausse des épaules.

- Aaron a fini par décider de faire partir la douleur, sinon je ne m'en sortirais pas ainsi. Quant au sac, si Ewlynn n’y voit pas d’inconvénient tu fais bien ce que tu veux, Nicolas, réponds-je sans émotions.

Parce que voir mon passé et mon présent réunis ne m’apporte pas de tristesse, de joie, de peine. Voir mon passé et mon présent réunis n’apporte que vide et indifférence. Qu’y puis-je ?

- Comme vous savez tous deux vous battre, vous n’aurez qu’à faire une démonstration tant que nous y sommes, lâché-je amèrement.

Parce que je ne veux pas voir mon passé et mon présent réunis. Parce que mon passé n’aurait jamais dû s’insinuer dans mon présent. Parce que les deux n’auraient jamais dû paraître compatibles. Parce que le vide m’agace aujourd’hui.




♥:
 
 

Gonna kick your ass, scottish style. [El' puis Nico'!]

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