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Des retrouvailles violentes sous un ciel bleu [Ft. Joyce] TERMINE
##   Ven 7 Avr 2017 - 22:07

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Je contemplais pensivement les grilles qui me faisaient face. Trois ans déjà que j'étais parti... Trois longues années à errer, à voyager. Ces années m'auront mené aux quatre coins du monde. De l'Afrique à la Nouvelle Zélande, de l'Australie en Corée... J'aurais voyagé, ça c'est sûr ! Le chemin a parfois été rude, et j'ai souvent dû faire des concessions. Mais au bout du compte ça en avait valut la peine. J'avais rencontré des tonnes de gens bons, prêts à aider et à secourir. J'avais progressé, mûri. J'avais grandit, je m'étais musclé, ma peau s'était tannée. J'étais aussi retourné sur la tombe de ma mère, où j'ai enfin pu terminer mon deuil. J'avais même pu revoir mon père, mon vieux père qui s'était enfin décidé à s'installer quelque part. Et pas n'importe où, dans ce village où nous avions subit l'attaque de lion. Là où j'avais pu vivre un premier amour éphémère. Mais la jeune fille qui en avait été la cible était éclipsée par une autre qui me hantait. Une jeune femme, aux cheveux blonds et aux sublimes yeux verts. Son tempérament de feu, je l'avais retrouvé dans plusieurs personnes au cours de mon voyage, mais jamais, pas une seule fois je ne l'ai oubliée. Elle était ma Grande Ourse dans un ciel sans lune.

J'avais lutté, pour un peuple opprimé parfois, pour ma propre survie d'autres fois, sans jamais dévoiler les pouvoirs surnaturels qui faisaient de moi une cible de choix pour n'importe qui et surtout les scientifiques. J'avais vu dans les yeux d'un jeune garçon la famine, dans les yeux grand ouverts d'une mère la peur. J'avais vu l'horreur du monde, mais aussi ses plus lumineux côtés. La joie de la pluie pour les petits enfants, l'amour des animaux dans les centres de sauvetage, la joie pétillante d'une jeune fille sur le chemin de son école, toutes ces émotions étaient entrées en moi, puissantes et nourrissantes. J'en étais ressorti changé, grandit. Tout autours de moi semblait briller d'un nouveau sens. Et, malgré les fois où j'ai voulu abandonner mon périple, où j'ai cru que j'allais rentrer en pleurant, j'ai continué. Quelque chose manquait en moi, autre que ce vide qui se comblait petit à petit grâce à Terrae. Il manquait une pièce au puzzle, une pierre au mur qui me consoliderait définitivement. Cette pièce, elle s'est lentement formée à partir de tous les souvenirs, toutes les expériences que j'ai fait au-dehors. Alors, lorsque je me suis senti complet, ou presque, j'ai suivi Hero et il m'a guidé, pas après pas, jusqu'à la véritable maison que j'avais. Terrae, je suis de retour, pensais-je ému, en regardant les grilles se refermer sur moi et mon sac à dos usé.

La joie d'être de retour se mêlait à un sentiment étrange. Dans mon cœur se mélangeaient la culpabilité d'avoir abandonné Joyce pour si longtemps, la tristesse d'abandonner le monde au-delà des murs, le bonheur de la fourrure de Hero contre... Mais où était-il ? Je me retournais, affolé. A peine rentré que le voilà déjà en train de filer à l'anglaise ! J'aperçus sa fourrure grise et salie par la poussière des chemins qui disparaissait au détour d'un arbre. Je m'élançais donc à sa poursuite de toute la force de mes jambes épuisées par la marche. Heureusement il s'était arrêté devant quelqu'un. Une magnifique jeune femme aux cheveux blonds dorés dont le sourire fit fondre mon cœur. Lorsque je croisais brièvement son regard, ce fut comme la première fois que j'étais tombé amoureux. Je tombais instantanément à nouveau sous son charme. Le sac que je portais pesait près de quinze kilos, mais il se retrouva à terre sans que je m'en rende compte. J'avais fait trois pas avant de reprendre mes esprits. Elle était là, ma Joie, ma Joyce, mon Bonheur. Ma main se tendit vers celle que je chérissais.

"Joyce..."


Porte-parole en #0066ff

Hero:
 


Dernière édition par Liam Sparrow le Mar 11 Avr 2017 - 23:46, édité 1 fois
##   Ven 7 Avr 2017 - 22:49

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Trois ans. Trois foutues années sans jamais avoir plus de nouvelles que de vagues excuses. Liam m'avait évité jusqu'au bout et n'avait même pas eu la décence de rompre proprement avec moi. J'aurai pourtant pensé mériter au moins ça.
Le pire dans cette histoire c'est que je n'avais jamais pu l'oublier. Je n'avais trouvé personne pour le remplacer, personne ne le pouvait... Liam m'avait achevé autant le dire. Faut être honnête j'avais mûrie... Mais mon cœur était toujours brisé et j'espérais encore qu'il revienne m'offrir une explication.

D'une certaine manière j'avais compris: Liam avait disparu peu après mon étoilisation. Peu après qu'il ait apprit pour la maladie. En parlant de ça, j'allais mieux. Les entraînements de Mitsuki portaient doucement leurs fruits et je devenais plus forte et plus résistante à la douleur et à la fatigue.
Mais j'avais perdu confiance et ça se ressentait. J'avais été abandonné et j'en voulais à Liam de l'avoir fait si lâchement.
Pour me protéger, j'avais mentis à tous en affirmant que tout allait bien. Que l'on se voyait uniquement en privé... La vérité  c'est que personne ne savait où il était et je ruminais ma colère et ma déception,  attendant en vain qu'il me donne le droit de m'exprimer et celui de comprendre.
Bientôt pourtant la vie reprit son court et je vivais de nouvelles expériences, entourée de mes véritables amis et même famille, luttant pour survivre chaque jour, allant seule à l'hôpital alors que la promesse de mon amour d'être toujours là résonnait creuse dans ma tête.

C'était à la fin du printemps. J'étais sortie me promener après un entretien avec le médecin qui m'avait particulièrement retourné. Il m'arrivait souvent de marcher vers l'entrée avec le vague doute quand à ma réelle place ici.
Toujours est il que ce jour là, je n'y fût pas seule. Effectivement, alors que j'arrivais à peine je vis un loup fondre sur moi. Sous la surprise je le laissai me faire les fêtes avant de comprendre: Hero. Mon Dieu!
Je me suis laisser tomber au sol, mon short couleur noir se tâchant de poussière et mon haut crème des poils de la bête.

- Oh mon Dieu! Hero!

J'en aurai pleuré de joie. Et puis c'est là que j'ai sentis une présence à mes côtés. Sa présence. Je me suis lentement relevée, époussetant mon bas tout en caressait une dernière fois le lupin. Doucement et avec prudence, je me suis approchée de Liam avant de l'observer attentivement. Il avait changé c'est vrai, mais je reconnaissais encore le garçon dont j'étais tombée éperdument amoureuse. J'en voulus aussitôt à mon cœur de battre aussi fort.
Il prononça mon nom, le regard tendre et je me retiens de pleurer. Depuis combien de temps n'avais je pas entendu sa voix? Et mon prénom de sa bouche ?
Il avança sa main vers moi, comme pour vérifier que j'étais bien là, en face. C'était à n'y rien comprendre.

C'est à ce moment là que j'ai réalisé. Il était là. D'un seul mouvement, j'ai arrêté sa main dans son élan et je l'ai giflé violemment. J'étais furieuse, trahie, triste, déçue et dans l'incompréhension la plus totale. Il méritait cette gifle pour chacune de mes foutues larmes des trois dernières années.

- Enfoiré ! N'essaie même pas de me toucher ou je te jure que la prochaine fois je serai beaucoup moins douce! Trois ans ont passé Sparrow et tu ne sais pas ce dont est capable une femme en colère, qui plus est feu. A côté l'enfer serait presque une délivrance.

J'avais la rancune tenace et dans mon regard, il ne restait plus aucune trace de l'adolescente perdue qu'il avait quitté. Il ne restait que la fureur de la femme abandonnée.


##   Dim 9 Avr 2017 - 21:57

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Elle se releva. Elle était belle, vraiment. Mon Soleil. La tendresse emplit mon cœur et vint se mêler à la culpabilité, me laissant un goût doux-amer dans le ventre. Dieux que je l'aimais. Si je devais le jurer devant Odin lui-même, je le ferais, malgré mes erreurs. Ces années loin d'elle avaient été une torture et elle se terminait maintenant. Je la regardais s'approcher. Ses yeux verts posés sur moi me détaillaient. Je croisais son regard. Elle voulait encore me regarder, elle voulait encore me voir. Et si elle me voyait, et que je la voyais alors ce ne devait pas être un rêve. Non, ça devait ne pas l'être, car si je me réveillais encore loin d'elle, j'allais céder, rentrer avec cet étrange sentiment de manque dans les tripes. Mais je devais avoir le cœur net. J'avais tendu la main, vers elle, vers le Soleil.

La gifle claqua dans l'air, comme une piqûre glacée. Hero, peu habitué à me voir me faire frapper sans réagir, sursauta, les oreilles aplaties et la queue entre les pattes et jappa en reproche à Joyce. Je portais la main à ma joue où une marque rouge prenait déjà sa place. Elle m'avais touché juste un instant, mais avec une violence inouïe. Elle était en colère, mais dans mon coeur la culpabilité était dominée par un sentiment égoïste : le soulagement de savoir que tout cela n'étais pas un rêve. Et sa voix, malgré la colère me parvint plus douce que les plumes duveteuses d'un oisillon.

- Enfoiré ! N'essaie même pas de me toucher ou je te jure que la prochaine fois je serai beaucoup moins douce! Trois ans ont passé Sparrow et tu ne sais pas ce dont est capable une femme en colère, qui plus est feu. A côté l'enfer serait presque une délivrance.

Puis la sidération me vola quelques mots :

-... mais aïeuh...

Des mots bien mal choisis dans le contexte actuel. Je me secouais et repris mes esprits en fourrant ma main libre dans la fourrure de Hero. La piqûre familière des larmes montantes me chatouilla le nez et je priais pour pouvoir les refouler. Avant que Joyce ne m'en mette une autre sur l'autre joue, je m'empressais de tenter de m'expliquer :

- N-non, attends, c'est pas ce que je voulais dire ! Euh, genre, vraiment pas ? Vraiment, vraiment pas ! Pardon... Je...

Ma main se crispa dans la fourrure du loup qui avait toujours été un soutient pour moi. S'il te plaît, Hero, sois-le juste encore une fois, juste cette fois... J'inspirais profondément, et l'air entra en tremblant dans mes poumons. En tremblant ? Oui, je tremblais, de tout mon corps, comme une feuille. Etait-ce de la peur ? De la culpabilité ? Les larmes qui se battaient pour déborder de mes yeux écarquillés..? Qu'importait : je devais me justifier.

- Joyce, mon Soleil... Pardonne-moi... Je n'ai aucune excuse valable, aucune raison justifiant un tel abandon. Je t'ai laissée sans rien dire, je t'ai blessée, j'ai été un sale petit égoïste, un enfoiré de première. Je m'en veux. Mais je devais - j'insistais sur le "devais" - partir.

Je repris une respiration tremblante. Une larme amena un goût salé dans ma bouche. J'étais terrifié qu'elle puisse m'abandonner. Hero me donna un coup de museau, je me lançais à nouveau.

- Là, dehors, j'ai vu, vécu, expérimenté tant de choses... Mais qu'importe. J'oublierais tout, si tu me l'ordonne. Je me plierais à la moindre de tes exigences. Je suis désolé... Je n'en ai pas le droit, mais je t'implore. S'il te plaît ne me laisse pas...

Pitié, tout, tout mais pas ça. Reste avec moi. Je me laissais tomber accroupis, sur les talons, le nez enfoui dans le cou de mon loup de toujours. Lui seul pouvait m'aider à surmonter ça. Joyce avait tous les droits de se mettre dans une colère noire, elle allait me le faire payer, mais qu'importait le prix. Je me plierais à toutes ses volontés. Alors, Joyce, mets-toi en colère, hurle, tempête, frappe-moi, ne me pardonne pas, mais ne t'en va pas...


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##   Dim 9 Avr 2017 - 22:33

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J'étais furieuse. La haine me nouait l'estomac et je m'en voulais de l'aimer encore si fort. A un tel point que s'il m'avait serré contre lui, j'aurai été incapable de me défaire de ses bras. Et pourtant! La colère m'empêchait de savourer son regard si bleu et si beau qui m'avait tant manqué. La dernière fois que je l'avais vu, vraiment vu, dans ce fichu hôpital, après mon étoilisation, il m'avait juré de ne pas m'abandonner. Il avait promit. Il m'avait défier de le lui demander, à un tel point que j'avais finit par lui faire confiance en lui demandant de rester, malgré tout.

Mon regard se fît plus dur, mes yeux virèrent foncé, je serrai les points. Oui, il m'avait abandonné. Il m'avait lâchement abandonné, il était parti. Je lui avais avoué risquer la mort à tout instant et il avait promis d'être là!
Dans mon coeur et dans ma tête, la seule chose qui résonnait, c'était les paroles qu'il avait eu sur le toit, quand je lui avais demandé pourquoi il restait: "Je reste parce que j'aurais plus mal en partant qu'en restant à tes côtés. Parce que ce qui me détruirait, ce serait de te quitter définitivement." Mais qu'avait-il fait justement?

Liam eut un moment d'incompréhension, ce que je ne compris pas. Il s'attendait vraiment à ce que je lui ouvre les bras? Il émit une plainte et je le flinguai du regard. Ben voyons!
Je vis Hero japper contre moi, et j'en voulus de passer pour la méchante. Parce qu'il protégeait son maître alors que c'était de sa faute si on en était là.
Liam s'excusa, profondément perturbé par la gifle alors que j'étais prête à lui en mettre une seconde, quitte à me faire bouffer par le loup. Il n'avait pas le droit de paraître si étonné! Pas après trois putains d'années! Pas après m'avoir briser le cœur. Pas après m'avoir trahie, alors que je lui avais offert toute ma confiance et tout mon cœur.

- Joyce, mon Soleil... Pardonne-moi... Je n'ai aucune excuse valable, aucune raison justifiant un tel abandon. Je t'ai laissée sans rien dire, je t'ai blessée, j'ai été un sale petit égoïste, un enfoiré de première. Je m'en veux. Mais je devais partir.

Il devait? C'est une plaisanterie? Où est la caméra? Non sans rire.
J'ai crue que j'allais l'étrangler. Je me suis mordue la langue pour ne pas lui ordonner de la fermer. Vu mon énervement, j'aurai pu utiliser mes pouvoirs contre lui, mais je n'étais pas ainsi. Plus.

- Là, dehors, j'ai vu, vécu, expérimenté tant de choses... Mais qu'importe. J'oublierais tout, si tu me l'ordonne. Je me plierais à la moindre de tes exigences. Je suis désolé... Je n'en ai pas le droit, mais je t'implore. S'il te plaît ne me laisse pas...

De...DEHORS?! Pardon?!
Un rire mauvais m'a prit. J'ai bien vu qu'il était sincère, mais j'avais juste envie de lui faire aussi mal que ce qu'il m'avait fait à moi!
Il ne s'était pas contenté de m'ignorer, il m'avait mentit et était parti! Il m'avait abandonné pour se tirer. Il m'avait fui et il n'avait même pas eu le courage de m'avertir? Et il me demandait de rester en plus?! De faire comme si de rien?! J'ai vu rouge.

- Je te demande pardon? Trois ans Liam! Trois putains d'années que tu me mens, que tu m'ignore et que je ne t'ai pas vu et tu penses que revenir la queue entre les jambes va me faire plier? Je ne crois pas non.

J'ai repris ma respiration, le regardant de haut, lui intimant muettement de regarder, de me regarder, moi, et ce qu'il m'avait fait.
Les larmes menaçaient doucement, mais il était hors de question qu'il n'entende pas tout ce que j'avais à lui dire.

- As-tu ne serait-ce qu'une idée de ce que j'ai pu ressentir?! Une seule putains d'idée de ce que tu as pu me faire?! Des larmes qui ont coulé, des nuits à pleurer en me demandant ce que j'avais pu faire pour mériter une chose pareille! Du nombre de mensonge que j'ai dû inventer pour que personne ne se doute de rien?!

J'ai pris une pause et je sentis les larmes rouler sur mes joues. Je lui en voulais plus que de raison, j'avais mal et je sentais mon cœur se briser une fois de plus. Je ne pouvais, ne voulais pas lui pardonner. C'était impossible.

- J'ai dû affronter seule les visites à l'hôpital et les verdicts! J'étais seule quand on m'a annoncé que la maladie avait évolué! J'étais seule quand arrivait le soir, seule au moment des crises, seule quand j'avais mal! J'ai dû me battre sans toi! Alors tu m'avais juré d'être là, que je ne te perdrais pas! Mais bon sang pourquoi t'as fais ça?!

Je pleurais à chaude larme, la colère s'était tue pour laisser la place à la douleur et à la tristesse.
Je ne faisais que penser à une chose, c'était au jour où tout s'était terminé, sur ce toit. Liam m'avait convaincue par une des plus belles déclarations jamais entendue. Et je l'entendais encore: "Non, je ne m'en vais pas. Tu sais pourquoi ? Parce que je ne supporterais pas d'être séparé de toi. Parce que je t'aime et que je me fiche que tu sois malade. Je trouverais quelque chose, on trouvera quelque chose ! Je t'aime, et je ne m'en irais pas parce que je ne suis ni en colère, ni apeuré ! Je ferais face à tout ce qui arrivera, parce que c'est près de toi que je veux vivre. Et tu vas devoir composer avec ça !" C'était ce qui faisait le plus mal; les souvenirs. Combien de fois m'étais-je endormie en pleurant ce jour? Il était le seul homme que j'ai jamais aimé, et en trois ans, rien n'avait été effacé. Si encore il me l'avait dit!

- Pourquoi est-ce que je te pardonnerai? Tu n'étais pas là. Jamais. Je me bats sans toi depuis trois ans et si j'ai pu retarder l'échéance, ce n'est pas à toi que je le dois. Tu m'as quitté Liam, sans même avoir les couilles de me le dire. Alors pourquoi est-ce que je devrai rester, moi? Pourquoi? Trouve moi une seule bonne raison!

J'ai baissé la tête, fermant douloureusement les yeux sur mes larmes. J'avais la voix cassée et je sentais une douleur familière mais décuplée se faire un chemin vers mon cœur. J'avais crié, m'étais brisée la voix. J'étais épuisée, triste.
Je me suis laisser tomber au sol, mes jambes ne me supportant plus. J'étais à bout de force. Entre la visite médicale et ça... Je ne pouvais plus en supporter plus.

- J'ai fais l'erreur de tomber amoureuse de toi. Et le pire dans tout ça, c'est que même maintenant, je t'aime encore. Alors que toi.... tu ne m'as jamais aimé. Je n'aurai jamais dû te faire confiance.

J'ai gémis quand j'ai compris combien j'allais mourir de prononcer mes derniers mots.

- Je n'en peux plus Liam. Mets un terme à tout ça et qu'on en finisse.


##   Dim 9 Avr 2017 - 23:30

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Douleur.
Chagrin.
Colère.
Haine.
Voilà ce que je vis dans ses yeux lorsque, ayant fini ma tirade, elle planta ses yeux plus durs que l'émeraude dans les miens. Et je comprenais, je comprenais et pourtant, je ne pouvais me résoudre à l'abandonner. Secouant légèrement la tête, je l'écoutais répliquer avec une violence que j'avais rarement vu chez elle.

- Je te demande pardon? Trois ans Liam! Trois putains d'années que tu me mens, que tu m'ignore et que je ne t'ai pas vu et tu penses que revenir la queue entre les jambes va me faire plier? Je ne crois pas non.

Les réponses se succédaient dans ma tête, les pensées tourbillonnaient. "Mais je ne t'ai pas ignorée..." Vraiment ? "Je ne voulais pas que tu t'inquiète !" Hypocrite. "Je ne voulais pas te faire de mal" Qu'as-tu fait alors toutes ces années ? "Je ne veux pas que tu plies..." Non, tu veux qu'elle te pardonne. Idiot. Hypocrite. Menteur. Je me taisais, ce boucan en moi hurlant pour sortir, me griffant le cœur, le faisant saigner.

- As-tu ne serait-ce qu'une idée de ce que j'ai pu ressentir?! Une seule putains d'idée de ce que tu as pu me faire?! Des larmes qui ont coulé, des nuits à pleurer en me demandant ce que j'avais pu faire pour mériter une chose pareille! Du nombre de mensonge que j'ai dû inventer pour que personne ne se doute de rien?!

Et encore, la tempête hurlante de mes émotions contradictoires. Mon cœur contre mon esprit. Ils se rencontraient, se fracassant l'un contre l'autre comme deux cerfs dont le choc de leurs cornes faisaient écho au tonnerre. "Je comprends" Tu crois vraiment ? "Je t'ai fait du mal" Cela te chagrine-t-il vraiment ? "Oui !" ... "Tu n'as rien mérité de tout ça, mais il fallait que..." Il fallait ? Tu te devais de l'abandonner et de partir sans un mot ? Non, non, taisez-vous..! Elle pleure... Ses larmes coulent et j'en suis la cause...

- J'ai dû affronter seule les visites à l'hôpital et les verdicts! J'étais seule quand on m'a annoncé que la maladie avait évolué! J'étais seule quand arrivait le soir, seule au moment des crises, seule quand j'avais mal! J'ai dû me battre sans toi! Alors tu m'avais juré d'être là, que je ne te perdrais pas! Mais bon sang pourquoi t'as fais ça?!

La maladie..? Elle a évolué ? Combien de temps lui reste-t-il ? Et encore ces stupides combats en moi qui résonnent et me blessent à chaque pensée. "Tu n'étais pas seule, je pensais à toi !" Oh, c'est mignon... Tu pense qu'elle l'a senti ? "Tu ne me perdras pas !" Mais bien sûr, tu es toujours là pour elle ~ Tu n'es pas parti en la laissant seule pendant dix ans ! "Tu m'as attendu, je suis là à présent, je peux t'aider" Ah oui ? Comment ? Tu es médecin, tu as trouvé un remède miracle ? Taisez-vous, taisez-vous !
Les larmes traçaient des sillons humides sur son visage et en la regardant, elle avait mincit, ses traits étaient fatigués, et son état me sauta aux yeux, la culpabilité me rongea de plus belle.

- Pourquoi est-ce que je te pardonnerai? Tu n'étais pas là. Jamais. Je me bats sans toi depuis trois ans et si j'ai pu retarder l'échéance, ce n'est pas à toi que je le dois. Tu m'as quitté Liam, sans même avoir les couilles de me le dire. Alors pourquoi est-ce que je devrai rester, moi? Pourquoi? Trouve moi une seule bonne raison!

Je me débattait en eaux troublées et agitées. Les rapides de mon combat contre moi-même me déchirait et m'entraînait vers les abîmes. Mes poings serrés me faisaient mal, mes ongles s'enfonçant jusqu'au sang dans mes paumes de mes mains tannées et couvertes de fines cicatrices. "Pardonne-moi, je t'en prie" Egoïste ! "Je serais là maintenant, je te le promets" Trop tard, mon ami. "Je n'ai aucune raison à te donner pour que tu reste..." En effet, bien deviné. ASSEZ !!!
Elle a baissé la tête, j'ai senti ma Grande Ourse s'éteindre un petit peu. Le désespoir m'a envahit, familier et pourtant oublié depuis peu. Elle s'est laissée tomber au sol, et moi, sur mes talons, je la contemplais, sans pouvoir dire mot sur la tempête qui faisaient rage en moi.

- J'ai fais l'erreur de tomber amoureuse de toi. Et le pire dans tout ça, c'est que même maintenant, je t'aime encore. Alors que toi.... tu ne m'as jamais aimé. Je n'aurai jamais dû te faire confiance.

Je relevais la tête brusquement, ma nuque craqua avec violence, comme pour faire écho au craquement de mon cœur que je fus le seul à entendre. "Une erreur..?" Apparemment oui. "Mais je l'aime !" En es-tu sûr ? "Oui !" Prouve-le. Laissez-moi, assez, je n'en peux plus !!
Elle gémit et mon cœur rate un battement.

- Je n'en peux plus Liam. Mets un terme à tout ça et qu'on en finisse.

Non.
Non.

- Non.

Le seul mot qui put sortit de mes mâchoires crispées par mon conflit. Le simple mot de refus. J'allais la mettre hors d'elle. Mais maintenant, que faire d'autre. Je ne veux pas la perdre, je veux me battre pour elle, quitte à en crever, quitte à en perdre la vue, un membre, deux s'il le faux. Quitte à tout perdre. Je veux me battre pour elle.

- Joyce Noran, il est hors de question que je mette un terme à tout ça. Je ne veux pas que ça se termine. Tu le veux ? Tu veux que je te dise que c'est fini ?

Pitié dis-moi que non.

- Je veux être à tes côtés. J'ai parcouru le monde pendant ces trois années, et pas une seule heure, pas une seule minute, pas une seule seconde ne s'est passée sans que toi, ma Joie, mon Soleil, ne soit dans mes esprits, mon cœur et ma tête ! Partout. Tu étais partout, autours de moi je te voyais tourner au coin des rues, dans les nuages je voyais ta silhouette, dans les arbres, la couleur de tes yeux et les blés celle de tes cheveux. Je n'en ai peut-être plus le droit, mais je suis revenu, parce que l'endroit que je veux habiter est celui où tu te trouve. Et je te le redis.

Je pris une grande inspiration et prit son visage entre mes mains. Dieux comme elle semblait frêle...

- Je t'aime, je t'aime. Je t'aime, et peu importe que tu sois malade, je me battrais avec toi jusqu'au bout. On trouvera quelque chose. Je ferais tout, absolument tout pour trouver un remède au mal qui te ronge. Haïs-moi si ça te chante mais je m'accrocherais à toi, je m'accrocherais et je te guérirais !

Je me forçais à expirer l'air de mes poumons, lentement et repris.

- A partir de maintenant, je le jure devais ton Dieu, devant les loups et Asgard tout entier. A partir de maintenant, jamais plus je ne te laisserais, jamais plus je ne mentirais, jamais plus je ne t'abandonnerais. Et si tu ne veux pas de moi, je serais là quand même.

Je me tus, mon coeur battant un rythme effréné et terrifié. Qu'allait être sa réaction..?


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- Non.

Non? J'ai relevé les yeux sur lui, ne comprenant que trop bien. Il me refusait la délivrance. Je lui en voulus d'autant plus. Il n'avait pas le droit! Et ce foutu cœur qui battait encore pour cet idiot qui me l'avait volé. A qui je l'avais offert, trois ans plus tôt.
Je vis son cœur se briser dans ses yeux quand je lui affirmai qu'il ne m'avait pas aimé une seule fois. Je vis combien je l'avais blessé. Mais je voyais encore l'espoir, que moi, j'avais perdu, bien des mois plus tôt. Il ne pouvait pas comprendre tout ce que j'avais pu vivre pendant toutes ces années. Il m'avait lâchée. Abandonnée. Laissée seule sur le bord de la route, s'attendant à ce que je sois toujours là à son retour. Et je l'étais. J'en étais toujours au même point, toujours aussi désespérément amoureuse de lui, toujours aussi éprise...

- Joyce Noran, il est hors de question que je mette un terme à tout ça. Je ne veux pas que ça se termine. Tu le veux ? Tu veux que je te dise que c'est fini ?

- Je t'en pris Liam, ne complique pas les choses! Finis ce que tu as commencé!

Ma voix venait de se briser tant la douleur me prenait la gorge. Je le suppliais presque de me quitter, pour que je puisse avancer. Je ne pouvais me résoudre à le faire. Ce n'était pas moi qui était parti, bien que je puisse le comprendre. Mais il aurait dû avoir la décence de me le dire, même par message.

- Je n'en peux plus Liam...

- Je veux être à tes côtés. J'ai parcouru le monde pendant ces trois années, et pas une seule heure, pas une seule minute, pas une seule seconde ne s'est passée sans que toi, ma Joie, mon Soleil, ne soit dans mes esprits, mon cœur et ma tête ! Partout. Tu étais partout, autours de moi je te voyais tourner au coin des rues, dans les nuages je voyais ta silhouette, dans les arbres, la couleur de tes yeux et les blés celle de tes cheveux. Je n'en ai peut-être plus le droit, mais je suis revenu, parce que l'endroit que je veux habiter est celui où tu te trouve. Et je te le redis.

Il vint poser ses mains sur mes joues, m'obligeant à plonger mon regard douloureux dans ses pupilles remplies d'espoir et de détermination. Comment résister? Je m'en voulais d'être si faible mais je ne pu pas bouger ni même le repousser, figée.

- Je t'aime, je t'aime. Je t'aime, et peu importe que tu sois malade, je me battrais avec toi jusqu'au bout. On trouvera quelque chose. Je ferais tout, absolument tout pour trouver un remède au mal qui te ronge. Haïs-moi si ça te chante mais je m'accrocherais à toi, je m'accrocherais et je te guérirais !

Combien de fois a-t-on tous rêver d'entendre des mots pareils? Combien de fois l'ai-je moi-même cru quand il me les a dit, la première fois et les suivantes? Pourquoi a-t-il tout balayé? Pourquoi m'avait-il abandonné? Un sanglot m'échappa quand je sentis combien il m'avait brisé. Ces mots-là, il me les avait déjà dis. Ces mots-là, j'y avais cru. Je m'étais accrochée à eux. Et il avait manqué à sa parole.

- A partir de maintenant, je le jure devais ton Dieu, devant les loups et Asgard tout entier. A partir de maintenant, jamais plus je ne te laisserais, jamais plus je ne mentirais, jamais plus je ne t'abandonnerais. Et si tu ne veux pas de moi, je serais là quand même.

Je vrillai mon regard au sien, tentant de lui montrer combien il m'avait fait du mal. On ne voyait dans mes yeux que le désespoir et la souffrance d'un cœur brisé et d'une confiance bafouée.

- A partir de maintenant? Ces mots tu me les avais dit il y a longtemps, et je t'ai cru. J'y ai tellement cru qu'ils m'ont permis de me battre lors de mon étoilisation. J'y ai cru à un point où je me suis dis qu'il serait plus facile de mourir que de vivre sans toi! Le pire dans cette histoire, c'est que c'est la vérité.

J'ai soupiré, un sanglot m'étranglant.

- Je ne peux plus Liam. Je ne peux plus t'attendre, je n'ai plus le temps, ni l'envie. Que se serait-il passé si j'avais succombé pendant que tu parcourais le monde? Que se passera-t-il la prochaine fois que tu voudras partir? Je ne veux pas que tu restes pour moi et si tu m'en avais parlé il y a trois ans, je t'aurai supplié de partir et de me revenir. Je t'aurai attendue, parce que je t'aimais et je t'aime plus qu'aucune autre femme ne t'aimera jamais. Mais ça? Je ne peux pas te croire Liam, j'ai perdu confiance en toi. Je t'avais tout donné, et tu m'as tout pris.

Sans que je le veuille vraiment, ma main s'est glissé contre sa joue et j'ai retrouvé le touché que j'aimais tant, trois ans auparavant. J'avais eu mon au revoir, j'avais eu mes explications. Il n'en avait aucune, mais j'avais compris. Je le connaissais. Et je m'en voulais plus à moi que je ne lui en voulais à lui.
Je me suis avancée vers lui et je l'ai embrassé sur le front. Liam était tout ce que j'avais attendu de la vie. Il était l'homme que j'aimais plus que de raison sans que je ne sache vraiment pourquoi. Mais je ne pouvais pas accepter de nouvelles promesses en l'air. Il ne me prouvait rien avec de belles paroles. C'était facile de dire je t'aime. C'était facile de dire qu'on allait rester. Mais fallait-il encore le montrer.
Ys m'avait serré contre lui à m'en étouffer à chacune des épreuves, Mitsuki m'avait offert son temps pour m'entraîner à devenir plus forte, Misao avait fait des recherches... Tous m'avaient prouvé leur amour et leur présence. Liam m'avait quitté sans une explication. Je ne pouvais donc que remettre sa parole en doute.

- Je t'ai attendu trois ans Liam. Je mérite de retrouver ma liberté. Et... Et mon cœur mérite de guérir. Je t'aime. Plus que je n'aimerai jamais personne d'autre. Mais je ne peux pas te croire quand tu me ressors les mêmes promesses que celles que tu as trahis. Alors je t'en pris... Si tu ne peux me le montrer et me le prouver... Laisse moi partir.


##   Lun 10 Avr 2017 - 22:57

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La surprise qui s'est peinte sur son visage m'a redonné un infime espoir de la retrouver, et je me suis donc enflammé et j'ai continué sur ma lancée. Je me suis rapproché, je lui ai pris le visage dans mes mains. J'ai senti sa peau, vu ses yeux, vu comme elle était brisée. "Je l'ai brisée..." Mmmoui... "C'est de ma faute" C'est pas faux. "Mais je veux rester à ses côtés" Elle ne te veux pas à ses côtés. Non, plus de ça, assez...
Ses plaintes me vrillaient le cœur... Elle a répliqué, vrillant ses yeux noyés de larmes. Elle était désespérée, elle attendait que je la délivre de son malheur... Mais je ne pouvais pas.

- A partir de maintenant? Ces mots tu me les avais dit il y a longtemps, et je t'ai cru. J'y ai tellement cru qu'ils m'ont permis de me battre lors de mon étoilisation. J'y ai cru à un point où je me suis dis qu'il serait plus facile de mourir que de vivre sans toi! Le pire dans cette histoire, c'est que c'est la vérité.

J'ai levé les mains en guise de rémission. Je ne voulais pas qu'elle pense qu'elle avait été toute seule tout ce temps. "J'étais là, j'ai pensé à elle..." Égoïste, sans cœur. "Non..." Si. Pitié...
Mais elle n'en a pas, de pitié. Pas pour moi, pas pour un enfoiré de première. Et elle continue, elle m'enfonce.

- Je ne peux plus Liam. Je ne peux plus t'attendre, je n'ai plus le temps, ni l'envie. Que se serait-il passé si j'avais succombé pendant que tu parcourais le monde? Que se passera-t-il la prochaine fois que tu voudras partir? Je ne veux pas que tu restes pour moi et si tu m'en avais parlé il y a trois ans, je t'aurai supplié de partir et de me revenir. Je t'aurai attendue, parce que je t'aimais et je t'aime plus qu'aucune autre femme ne t'aimera jamais. Mais ça? Je ne peux pas te croire Liam, j'ai perdu confiance en toi. Je t'avais tout donné, et tu m'as tout pris.

A ces mots, un gémissement incontrôlé s'échappa de mes lèvres, alors que la déchirure dans mon cœur s'agrandissait un peu plus. Une plainte d'animal blessé. "Si elle avait succombé, je l'aurais rejointe..." Tu es trop peureux pour ça. "Ne me sous-estime pas !" Ce serait une grosse erreur de sous-estimer un petit hypocrite comme toi. Arrêtez... Le combat en moi me déchire les entrailles, il me brûle et me consume.
Alors, sa main touche ma joue. Ce contact je l'ai rêvé toutes les nuits de mon voyage, je l'ai senti, comme un fantôme. Et maintenant qu'il est là, il me brise un peu plus. L'espoir commence à s'éteindre, et je gémis doucement. Entre nous, Hero est confus, il tente de nous lécher le visage à tour de rôle, la queue frétillante mais l'air peureux. Je crois que la claque l'a grandement choqué.

- Je t'ai attendu trois ans Liam. Je mérite de retrouver ma liberté. Et... Et mon cœur mérite de guérir. Je t'aime. Plus que je n'aimerai jamais personne d'autre. Mais je ne peux pas te croire quand tu me ressors les mêmes promesses que celles que tu as trahis. Alors je t'en pris... Si tu ne peux me le montrer et me le prouver... Laisse moi partir.

- Je ne peux pas... Je secouais la tête. Si tu t'en vas, alors je n'aurais plus jamais nulle part où aller. Si l'étoile qui me guide dans le ciel disparaît, alors je périrais. J'aurais laissé ma vie derrière moi, au sens propre, si jamais tu étais m... ma voix s'étrangla dans ma gorge. Je ne voulais pas y penser !

Je pris une immense inspiration, tremblante et hoquetante tant le combat en moi est rude. "Je veux son bonheur" Laisse-la partir. "C'est trop, je ne peux pas." Elle mérite mieux que toi. "Je sais, mais moi je n'ai qu'elle à l'esprit" Laisse-la partir ! "NON !!" Assez, assez, cessez ce brouhaha qui me blesse !

- Joyce, que tu le veuille ou non, j'ai pensé à toi chaque seconde de mon voyage. Si tu veux des explications, je t'en donnerais. Elles ne seront peut-être pas celles que tu espérais, mais elles seront vraies.

Je laissais échapper un sanglot qui sonna pathétiquement.

- Je ferais tout, TOUT, ce que tu veux. Je t'accompagnerais à chaque rendez-vous chez le médecin, je te tirerais vers le haut, je t'aiderais à marcher, te chanterais des berceuses pour t'endormir, je resterais des nuits entières pour toi à veiller. Pour toi, je décrocherais la lune, ses étoiles et même le soleil, je fendrais la mer en deux, je grimperais des montagnes...

Je plongeais mes yeux dans ceux de Hero. Pardon mon loup, mais elle est la plus importante dans mon monde.

- Et si le jurer face aux Dieux ne suffit pas... Alors je le jure sur ma vie, et sur celle de Hero. Plus jamais, JAMAIS je ne t'abandonnerais.

Ces phrases, toutes autant qu'elles sont, je les clamais avec toute la conviction, toute la véracité que mes tripes me le permettaient. Je les clamais, je les hurlais en mon fort intérieur, et par dessus tout, je les pensais.
Je posais mon front contre le sien, mes yeux bleus rencontrant le vert des siens. Je murmurais :

- Tout pour toi. A jamais.


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##   Lun 10 Avr 2017 - 23:21

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- Je ne peux pas...  Si tu t'en vas, alors je n'aurais plus jamais nulle part où aller. Si l'étoile qui me guide dans le ciel disparaît, alors je périrais. J'aurais laissé ma vie derrière moi, au sens propre, si jamais tu étais m...

J'avais envie de hurler mais je ne pouvais pas. J'étais vide. J'avais laissé tomber. Il m'avait laissé derrière lui, peu importait ce qu'il disait. Il m'avait laissé loin derrière et il avait continué sa route. Et le pire dans tout ça, c'est que sa sincérité le pardonnait. Je lui en voulais de ne m'avoir rien dit, mais pas d'être parti. Qui n'aurait pas fui dans pareille situation?
Je lui avais fais beaucoup de mal, et pas qu'aujourd'hui. Tout le temps. Et lui aussi m'en avait fait. Beaucoup.

- Joyce, que tu le veuille ou non, j'ai pensé à toi chaque seconde de mon voyage. Si tu veux des explications, je t'en donnerais. Elles ne seront peut-être pas celles que tu espérais, mais elles seront vraies.

Ma main a caressé sa joue, tentant en vain de l'apaiser, ne serait-ce qu'un peu. J'entendis son sanglot et mon cœur en souffrit amèrement.

- Ce n'est pas ce que je veux, Liam.

- Je ferais tout, TOUT, ce que tu veux. Je t'accompagnerais à chaque rendez-vous chez le médecin, je te tirerais vers le haut, je t'aiderais à marcher, te chanterais des berceuses pour t'endormir, je resterais des nuits entières pour toi à veiller. Pour toi, je décrocherais la lune, ses étoiles et même le soleil, je fendrais la mer en deux, je grimperais des montagnes...

Des mots pareils, on en rêve tous. Je repensai à sa timidité, le jour où il m'avait avoué m'aimer. Notre quiproquo nous avait valu une violente dispute. Et regardez-le maintenant: Il était déterminé à me convaincre, poussé par sa sincérité et sa culpabilité. Je le voyais tout ça. Et pourtant! Rien n'était plus difficile que de lui dire non, mais je ne pouvais me résoudre à lui offrir de nouveau celle que j'étais.
Hero était perdu entre nous, craignant un nouvel excès de violence et ne sachant vraiment vers qui se tourner. Et oui Hero, parfois, les caresses sont douloureuses.

- Et si le jurer face aux Dieux ne suffit pas... Alors je le jure sur ma vie, et sur celle de Hero. Plus jamais, JAMAIS je ne t'abandonnerais.

Que Liam jure sur sa vie ne m'atteignis pas tant que ça. C'est tellement simple de jurer sur sa propre vie. Mais sur celle de Hero, son meilleur ami, son compagnon de toujours? J'avoues que j'ai senti ce traître de cœur espérer un dénouement heureux.
Je pleurais à chaudes larmes quand il a posé son front contre le mien, ses yeux sondant les miens à la recherche d'une réponse que je ne pouvais me résoudre à lui donner.

- Tout pour toi. A jamais.


Me mordant la lèvre avec force, jusqu'à me la fendre, comme autrefois, j'ai trouvé la force de reculer. Je me suis libérée de ses mains, fermant les yeux pour ne pas avoir à croiser son regard déchiré.

- Tout tu dis hein? Alors pourquoi ne me laisses-tu pas guérir Liam? Pourquoi ne restes-tu pas sur ta décision, pourquoi tu reviens? Je t'en supplies Liam, cesse de me briser.

Je lui demandais de partir, de ne plus revenir. Je lui demandais de me retirer ce bonheur qu'il me promettait plutôt que de me le voler plus tard. Je lui hurlais de partir. Mais tout en moi, de mes gestes au sons de ma voix, lui réclamaient une étreinte, un baiser, et une part infime d'éternité à ses côtés.
Mais ça bien sûr, je ne pouvais pas l'admettre. Alors je refusais simplement ses promesses bien que je sache pertinemment que cette fois, il les tiendrai, chacune d'elles. Si je lui demandais de m'accompagner à chaque radio, à chaque prise de sang, il le ferait. Si je voulais savoir tous les détails de celui qu'il est, il me les dirait. Si je lui quémandais une nuit dans ses bras, il me l'offrirait. Si je le suppliais de m'accorder du temps, il le plierait, même si ça le tuait. Je le savais.

- Je t'en pris Liam, je t'en supplies... J'en ai assez d'être naïve. Je n'en peux plus. Pour une fois sois honnête dans tes paroles comme dans tes actes.


##   Lun 10 Avr 2017 - 23:53

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- Ce n'est pas ce que je veux, Liam.

Mais que veux-tu mon amour ? Je sais qu'au fond de toi, ça te tue de me demander de te laisser partir... Et si tu te fourvoyais entièrement ? "Alors je n'aurais plus nulle part où aller, je finirais par errer telle une carcasse vide pour l'éternité."

- Tout tu dis hein? Alors pourquoi ne me laisses-tu pas guérir Liam? Pourquoi ne restes-tu pas sur ta décision, pourquoi tu reviens? Je t'en supplies Liam, cesse de me briser.

Je retins ma respiration. Non, je n'étais pas parti pour fuir ! Je ne voulais pas la briser, pas la déchirer. Une larme salée roule comme une perle sur ma joue et vient se perdre dans le keffieh que je porte. D'autres suivirent rapidement après et elles coulèrent, enfin libres. Je portais une main à ma poitrine, serrant le tissus qui la recouvrais comme si je pouvais serrer mon cœur. Comme si je pouvais atténuer la douleur qui me paralysait. J'avais mal aux pieds, faim comme un loup, la tête me tournait après des heures de marche au soleil. Mes cheveux, emmêlés, étaient redevenus des dreadlocks brunes. J'étais épuisé par le voyage, mais ce n'était rien comparé à la douleur qui me rongeait.
Elle voulait que je m'en aille. Elle me voulait loin d'elle, là où tout ce que je souhaitais était d'être à ses côtés pour lui donner toute mon énergie...

- Je t'en pris Liam, je t'en supplies... J'en ai assez d'être naïve. Je n'en peux plus. Pour une fois sois honnête dans tes paroles comme dans tes actes.

Naïve..? Non, elle ne l'était pas. Mais par ces mots, elle me laissait entrevoir une petite, infime lumière d'espoir. Alors je m'y engouffrais, déterminé à lui prouver que j'étais plus que sérieux. Elle allait voir qui j'étais réellement. Qui je voulais être pour elle. Alors je me lançais.

- Si je suis parti, ce n'est pas pour fuir. Je voulais vraiment rester. Je ne voulais pas t'abandonner, mais quelque chose, un manque, une gêne, m'a poussé à sortir. J'ai vu mon père, j'ai revu les habitants des villages où lui et moi, sur les routes, on a logé. Et je suis allé sur la tombe de ma mère. Elle était pleine de lierre, de mousse, grise comme un ciel triste. En la remettant en état, j'ai pu faire un peu plus mon deuil. J'ai pu lui dire au revoir une dernière fois. Elle me manque, ô combien. Et mon père -j'ai beau être âgé de plus de vingt ans- lui aussi il me manque. Mais le manque, je l'ai comblé.

Je plongeais mes yeux dans les siens, mortellement sérieux.

- Sais-tu combien de nuits je n'ai pas trouvé le sommeil, pensant à toi..? Sais-tu combien de fois j'ai cru te voir au détour d'une rue ? Le blé des bords de chemins me faisait penser à tes cheveux, le feuillage des arbres à tes yeux. Je voyais ta silhouette dans les nuages, dans le reflet brillant des cours d'eau, j'entendais ton rire. Combien de fois j'ai voulu rentrer et te rejoindre... Hero me tirait vers Terrae dès qu'il sentait ma détermination fléchir. Mais je ne pouvais pas encore rentrer.

Je fis une pause, le silence s'éternisant entre nous deux. Remarquant à quel point ce que je venais de dire était mielleux et lyrique, je ne pus m'empêcher de rougir. Je sentais mes oreilles en feu, mes joues chaudes et la vague timidité qui resurgissaient. Mais je devais prouver que j'avais changé. Je me raclais la gorge et repris, la voix tremblante.

- Jamais encore je n'avais osé jurer sur la vie de Hero. Il mérite une vie longue et sans embûches. Mais je veux que tu me croies !

Je la pris dans mes bras, emporté par ma volonté. Je la serrais doucement contre moi, comme si je pouvais la briser si je la serrais trop fort.

- Débats-toi, frappe-moi, casse-moi des côtes si ça te chante. Mais pitié croies-moi.

Je la gardais encore quelques instants dans mes bras puis je me reculais. De accroupis, je passais à genoux. Je m'inclinais jusqu'à ce que mon nez me démange à cause de la poussière. Mes habits, mes cheveux y traînaient.

- J'implore ton pardon. J'implore ta clémence. Je te supplie de me croire, et par dessus tout je t'implore pour une seconde chance à tes côtés.


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##   Mar 11 Avr 2017 - 0:18

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J'ai refusé d'ouvrir les yeux, de peur de flancher. J'ai eu peur que son regard ne m'achève. Je savais que j'étais à deux doigts de craquer. Je ne pouvais pas lui résister, on le savait tous les deux.
J'étais tombée amoureuse de lui, éperdument. J'avais espéré chaque jour des explications que je n'aurai probablement jamais. J'avais haïe chaque heure, chaque minute et seconde loin de lui. Et je haïssais chacune de celles que je passais à le détester lui.

- Si je suis parti, ce n'est pas pour fuir. Je voulais vraiment rester. Je ne voulais pas t'abandonner, mais quelque chose, un manque, une gêne, m'a poussé à sortir. J'ai vu mon père, j'ai revu les habitants des villages où lui et moi, sur les routes, on a logé. Et je suis allé sur la tombe de ma mère. Elle était pleine de lierre, de mousse, grise comme un ciel triste. En la remettant en état, j'ai pu faire un peu plus mon deuil. J'ai pu lui dire au revoir une dernière fois. Elle me manque, ô combien. Et mon père -j'ai beau être âgé de plus de vingt ans- lui aussi il me manque. Mais le manque, je l'ai comblé.

Je n'ai pas pu m'empêcher de rouvrir les yeux et son regard a accroché le mien. J'étais incapable de détourner le regard. Incapable de l'ignorer.

- Sais-tu combien de nuits je n'ai pas trouvé le sommeil, pensant à toi..? Sais-tu combien de fois j'ai cru te voir au détour d'une rue ? Le blé des bords de chemins me faisait penser à tes cheveux, le feuillage des arbres à tes yeux. Je voyais ta silhouette dans les nuages, dans le reflet brillant des cours d'eau, j'entendais ton rire. Combien de fois j'ai voulu rentrer et te rejoindre... Hero me tirait vers Terrae dès qu'il sentait ma détermination fléchir. Mais je ne pouvais pas encore rentrer.

On a tous un manque en nous. Une histoire a achevé. Un livre à terminer. On a tous ce besoin d'en finir, de tout laisser derrière pour mieux se confronter à l'avenir. Si j'avais été à la place de Liam, n'aurais-je pas fait pareil?
Elles étaient là. Les explications à ces trois ans de silence étaient enfin là. J'en aurai pleuré de soulagement si ce n'était pas déjà le cas.
Je l'ai vu rougir et l'espace d'un instant, j'ai retrouvé l'homme dont je m'étais éprise, bien des années plus tôt.

- Débats-toi, frappe-moi, casse-moi des côtes si ça te chante. Mais pitié croies-moi.

Il m'a serré contre lui et j'ai retrouvé la chaleur et le confort de son étreinte. Sa force familière tentait de ne pas me briser et son cœur battait à tout rompre.
Une plainte m'a échappé tant la tentation de succomber était grande. Il n'était pas loyal.
Il s'est tout de suite reculé pour s'agenouiller devant moi, soumis à ma volonté. Comme si j'avais le pouvoir de décider seule de l'avenir branlant de notre couple.

- J'implore ton pardon. J'implore ta clémence. Je te supplie de me croire, et par dessus tout je t'implore pour une seconde chance à tes côtés.

Une seconde chance à mes côtés?
Liam était fou, je le savais depuis le début. Il avait voulu me connaitre alors que je l'avais rembarré, il avait voulu me sauver sur le toit... Et il revenait. Il était parti, certes, et il ne m'avait rien dit. Le chemin serait long pour oublier cette trahison, mais il était revenu. Il était revenu et il me demandait à moi de choisir pour nous. Je savais que cette fois, si je le repoussais, je ne pourrai pas le retrouver. Il m'offrirait ce que je lui demandais. "Tu sais quoi? Je crois que je suis amoureux de toi. " Ouais. Moi aussi je crois que je le suis.
Pour la première fois depuis des mois, c'est un véritable rire qui m'a secoué. J'ai rit face à la situation, face à notre bêtise. Était-ce si difficile que de s'aimer?

Quand il s'est redressé je me suis jetée dans ses bras, retrouvant une étreinte que j'attendais depuis bien trop longtemps.
Une fois qu'il eut comprit mon geste, j'ai osé l'embrasser. Et Dieu combien c'était bon après tant de temps! J'ai retrouvé mes marques et ma main s'est glissée dans ses cheveux, mes yeux se fermant sous l'émotion. Je me blottissais contre lui, refusant de me séparer, de peur de me réveiller d'un doux rêve mouvementé.

- Espèce d'idiot... Je t'aime. Si tu savais comme je t'aime.

Je me suis permise de poser mon nez dans son cou, ne voulant plus jamais me séparer de lui. Je crois que c'était mort, je le laissais pas repartir dans sa chambre ce soir, j'aurais eu bien trop peur de me réveiller sans lui le lendemain matin.

- Reste avec moi Liam. Pas seulement maintenant mais après aussi. Ne pars plus. Pas sans moi.


##   Mar 11 Avr 2017 - 22:53

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La poussière me donnait envie d'éternuer, mais elle retomba petite à petit, plaquée au sol par les larmes qui brouillaient ma vue et inondaient le sol. Et Joyce ne répondant pas, mon cœur se serra encore un peu. J'étais terrifié. Terrifié à l'idée de la perdre pour toujours, à l'idée qu'elle me rejette encore une fois. Parce que cette fois-ci je la laisserais partit. J'avais tout dit, tout exprimé, j'étais vide, et tout ce qui me restait était cet amour inconditionnel qui me hantait encore et toujours. Je la voulais pour moi, à mes côtés et je ne voulais pas le voir s'éloigner. Jamais. Plutôt mourir. Si elle s'éloigne je sens que quelque chose se brisera définitivement en moi. Et ça... je ne pourrais pas le supporter. Non, je ne pourrais pas.

Terrifié, pétrifié par ce sentiment de peur, je me redresse, relève la tête pour voir comment elle a réagit. Elle s'est alors jetée dans mes bras, ses cheveux me caressant la joue. Je la serrais, interdit. Je restais sur le cul, trop surpris pour faire quoique ce soit. Hero a jappé en reproche lorsque nos deux corps l'écrasèrent et se tortilla pour aller se réfugier dans un buisson plus loin. Heureusement, mes bras retrouvent leurs habitudes. Je la serre doucement d'abord, comme une question que je ne veux pas formuler. Et alors j’ai comprit. J’avais une nouvelle chance de prouver ma loyauté. Une lumière s’est rallumé au fin fond de mon cœur, et lorsqu’elle m’a embrassé, mon estomac s’est divisé en une multitude de papillons. Ces fourmillements et ces sensations, elles me revinrent comme de vieilles amies. Je lui rendis brièvement son baiser, et il fut l’uns des plus intenses de ma vie. Elle sépara ses lèvres des miennes à mon grand désespoir, mais ses mots réchauffèrent mon cœur.

- Espèce d'idiot... Je t'aime. Si tu savais comme je t'aime.

Alors seulement, je retrouve le contrôle de moi-même. Et je le perds tout de suite après. Je la serre fort, je plonge mon nez dans ses cheveux, sens son odeur qui me hantait depuis des mois. Sa main dans mes cheveux, son nez qui se frotte à mon cou, juste en dessous de mon oreille... Un frisson me parcourt et je pousse un énorme soupir de soulagement. Un rire nerveux s'échappe de ma bouche. Elle a craqué. Elle me laisse une chance !

- Reste avec moi Liam. Pas seulement maintenant mais après aussi. Ne pars plus. Pas sans moi.

... Lirait-elle dans mes pensées..? Je ne voulais pas la laisser, jamais, plus jamais ! Et si elle me demandait de ne pas la laisser, alors ainsi soit-il. Je resterais à ses côtés pour l’éternité. Je pris son visage si doux, si creusé de fatigue et de tristesse dans mes mains et embrassais le bout de son nez.

- Je reste. Je reste avec toi, c’est promis. J’ai beaucoup de choses à rattraper. Je veux tout savoir, tes moindres faits et gestes, tes moindres émotions, tous les comptes-rendus des médecins. Parle-moi… Je veux entendre ta voix.

Je me détachais d’elle pour laisser Hero lui faire la fête. Le jeune loup avait encore grandi pendant ces trois ans, et il atteignait maintenant la taille d’un petit dogue argentin. Comme fou, il frétillait de tout son corps lorsque sa queue remuait. Je souris en le voyant. Puis mes yeux tombèrent sur mes vêtements, mon keffieh et ma veste étaient gris de poussière, tâchés par le voyage. Mes cheveux emmêlés pendaient lamentablement dans mon dos. Et ma peau était d’un ton plus foncée, pas seulement à cause du soleil. J’étais sale, pour ne pas dire crasseux… C’était un coup de chance que je ne pue pas le chacal. Je passais une main dans ma nuque, gêné par mes guenilles et mon apparence.

- Hum, je veux bien rester, mais je pourrais t’emprunter ta douche ? Je crois que ça s’impose. Hero a été lavé il y a deux jours alors il est propre, mais moi…

Je rougis de plus belle.

- Désolé…

Mon sac, abandonné plus loin, attendait que je vienne récupérer ses quinze kilos de vêtements, d’étoffes, d’épices, de cadeaux et de souvenirs. Et la plupart n’étaient pour personne d’autre que mon Soleil. Oh oui, elle allait être gâtée ! Et en attendant, mes larmes avaient séché.


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##   Mar 11 Avr 2017 - 23:26

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Humeur : Ben... Disons que si vous continuez les questions chiantes, vous risquez de rencontrer ma colère. Pas trés amicale.

Je crois que personne ne pourra jamais comprendre ce que j'ai ressentit quand j'ai sentis les bras de Liam me serrer contre lui avec une force surprenante. J'ai entendu son soupire de soulagement, son rire nerveux, signe chez lui qu'il avait eut peur de me perdre.
Moi aussi j'avais eu peur de ne pas rester. De ne plus le voir, plus jamais. Liam était mon salut. Il avait été là quand d'autres ne l'étaient pas. Et s'il avait fauté... La vérité était qu'autre une envie, c'était un besoin. J'avais besoin de lui, même si je m'en étais défendue pendant trois ans. S'il était vrai que j'avais avancé seule, montrant à qui voulait bien le voir que j'étais forte et indépendante, la réalité voulait que c'était bel et bien ses paroles et ses promesses qui m'avaient fait tenir.

J'ai sentis ses lèvres sur les miennes, son cœur battre à l'unisson avec le mien. J'ai compris sa déception, semblable à la mienne quand on s'est séparé. Tout ça, je l'ai ressentis de nouveau, pour la première fois depuis bien longtemps.
Il a prit mon visage entre ses mains, m'embrassant le nez. J'avais l'impression de vivre un véritable rêve.

- Je reste. Je reste avec toi, c’est promis. J’ai beaucoup de choses à rattraper. Je veux tout savoir, tes moindres faits et gestes, tes moindres émotions, tous les comptes-rendus des médecins. Parle-moi… Je veux entendre ta voix.

J'ai souris, un sanglot de soulagement m'échappant. J'était si heureuse de le revoir! De comprendre! De le sentir avec moi, près de moi, à moi.
Et cette promesse. Elle était différente de toutes celles qu'il avait pu me faire autrefois. Elle semblait vraie, pensée et sincère. Je sus immédiatement que celle-là, il la tiendrait. Il resterait avec moi, ou sinon, il m’emmènerait avec lui.
Liam s'est écarté de moi et c'est Hero qui m'a fait les fêtes. J'ai frotté mon nez contre son pelage, appréciant de revoir ce vieil ami, perdu en même temps que l'homme en face de moi. Lui aussi m'avait terriblement manqué.
En m'écartant du lupin tout heureux, je vis mon amour gêné. Il rougissait et j'ai souris.

- Hum, je veux bien rester, mais je pourrais t’emprunter ta douche ? Je crois que ça s’impose. Hero a été lavé il y a deux jours alors il est propre, mais moi…

J'ai ris. Vu combien il m'avait manqué, je n'avais pas fais réellement attention, mais il est vrai que la route avait dû être longue. La poussière que je portais à mon tour était pourtant la preuve de son retour, et je me fichai bien de savoir qu'il était sale pour le moment.
Mais je pouvais comprendre son besoin de retrouver douche et propreté. Je me suis donc relevée avant de lui faire signe de me suivre.

- Désolé…

- Tu es tout pardonné. A la condition que tu nous laisses le temps de rattraper tes trois ans d'absence après ta douche. Et je ne parle pas seulement des dernières nouvelles chéri.

Oh oui Liam, j'avais bien l'intention de te casser les pieds pendant un long moment. Tu me devais bien ça pas vrai?
Et comme pour prouver mes dires, je l'ai embrassé rapidement avant de me mettre en marche, heureuse comme peu le sont.


##   Mer 12 Avr 2017 - 13:37

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Humeur : Douce-heureuse.

Elle a rit. Mes yeux se sont illuminés en même temps que mon cœur et j’ai senti un sourire étirer mes lèvres. Le bonheur revint se lover dans mon cœur et je me sentis bien pour la première fois depuis longtemps. Elle se releva et je fis de même alors qu’elle m’invitait à la suivre.

- - Tu es tout pardonné. A la condition que tu nous laisses le temps de rattraper tes trois ans d'absence après ta douche. Et je ne parle pas seulement des dernières nouvelles chéri.

Je piquais un fard, mais j’étais heureux et flatté qu’elle m’appelle « chéri ». Le sourire qui s’était épanouit sur mon visage ne me quittait plus. J’allais donc récupérer mon sac que je hissais péniblement sur mes épaules. En me retournant vers Joyce, je me retrouvais nez à nez avec elle, et après un baiser rapide, elle partit devant, d’un pas léger, presque dansant. Je m’empressais de la rattraper, Hero tournoyant autours de nous, tellement heureux que le balancement de sa queue le faisait zig-zaguer. Je me penchais légèrement et saisit la main de celle que je venais de retrouver. La vie allait reprendre son court et j’allais pouvoir la passer aux côtés de cette merveilleuse personne qu’était Joyce Noran.

[FIN]


Porte-parole en #0066ff

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