Terrae, Une nouvelle ère commence...

Partagez | 
Qui nous as dit que tout irait bien ? (Théo)
Mar 16 Mai 2017 - 21:17
avatar
Masculin

Messages : 749
Date d'inscription : 01/06/2014
Age : 20
Emploi/loisirs : - / la caligraphie et la sculture d'eau
Humeur : Détruit

Détruit, brisé, tué…

Tu en ris peut-être actuellement non ? Je suis vraiment qu’un pauvre crétin… vraiment. Bon sang. Je suis incapable d’oublier quelque chose non ? Mais pour quoi ? Je ne peux pas l’accepter et putain… ça fait plusieurs jours que je me trimbale cette douleur au plus profond de moi. C’est si douloureux. Ma gorge est presque en permanence nouée, je me sens lasse… si…RIEN. Je ne suis RIEN. Je ne suis qu’un RIEN de cette univers ridicule.
Asa, ma tigresse blanche et près de moi. Elle au moins elle ne m’a pas laissé tomber… Elle est là bien qu’elle commence vraiment à vieillir. Elle vient frotter sa tête à ma main. Elle sait que quelque chose ne va pas et elle fait de son mieux je sais. Elle est calme, elle est encore présente. Elle est ma seule fidèle. C’est la seule qui me maintient encore en vie actuellement… Mais je n’ai plus vraiment le goût de la vie.

Je ne peux m’empêcher de me demander comment Ludmila va. C’est complétement con pourtant mais je m’en fait pour elle alors que c’est elle qui me fait autant mal.
Je suis seul, je n’ai plus personne. La vie sa rime vraiment à rien à partir d’un moment non ? Mon ventre cris famine mais qu’est-ce que je peux bien en faire ? Mourir de faim sa pourrait être pas mal non ? Ici, sur ce banc de bois. On me retrouverait peut-être le lendemain mort de tristesse ou peut-être pas. Je ne suis que transparent ici. Même ELLE ne le remarquerait pas. Ou je n’en sais rien. Ça me fait mal de penser ça d’elle. Mais elle le mérite non ?
Je suis qu’un pauvre crétin finalement. J’aurais mieux dû crever dans les flammes ou chez ces scientifiques temps que je le pouvais.

La tête penché en arrière, assis sur mon banc non loin du restaurant ou on avait passé notre Saint-Valentin, je réfléchissais sans cesse. La légère brise du vent n’arrive pas à rafraîchir mes idées. Avachie, une main pausée sur mes yeux, je laisse un sanglot revenir. Foutu sentiment. Et je me suis mis à crier dans ce début de nuit, sortir ma rage de mes poumons. J’ai frappé le banc de mes poings ; ils se sont mis à resaigner. Mes mains étaient recouvertes d’hématomes, de croûtes et encore une nouvelle fois de sang. Puis mes cris partirent pour redevenir des pleure. J’étais fatigué, exténuer et les cernes sous mes yeux pouvaient en témoigner.

Je suis trop fragile.
Voir le profil de l'utilisateur


2ème compte: Nils Hirano
Revenir en haut Aller en bas

Jeu 18 Mai 2017 - 11:19
avatar
Masculin

Messages : 51
Date d'inscription : 01/07/2016
Emploi/loisirs : M'occuper d'elle comme il se doit, pardi !
Humeur : Cela dépend de la demoiselle...

J'ai passé la journée dans mon lit, à cuver ma cuite d'hier. Boire, baiser, dormir, triangle parfait. Triste résumé de ma vie actuellement, mais c'est tout ce que j'ai trouvé pour arrêter de réfléchir. Après tout, ce n'est pas pire que de passer tout mon temps à déprimer dans mon lit, non ? Je me lève et me traîne dans les douches pour évacuer les derniers restes d'alcool et essayer de me rendre présentable. Me rendre présentable pour à nouveau finir dans un état lamentable, quelle ironie ! Mais une épave n'attire pas les faveurs des demoiselles...

J'attrape mes clés et mon portefeuille puis sors du dortoir. Il fait déjà nuit, j'ai bien traîné quand même. Le vent est frais, je resserre les pans de ma veste autour de mon cou et m'allume une cigarette. La nuit est belle, j'aurais presque envie de m'asseoir sur un banc et profiter des étoiles. Mais non, mauvaise idée, ce serait juste bon à laisser mon esprit gamberger, et c'est bien la dernière chose que je souhaite. Je continue de marcher tranquillement vers le centre du village, direction la discothèque habituelle. Pas géniale, mais il y a des filles et du rhum, c'est suffisant.

En dépassant un restaurant, j'entends soudain un cri qui me fait sursauter. On dirait presque une plainte d'animal blessé. Je hausse les épaules et continue d'avancer, ça ne me regarde pas, je m'en fiche. Ou plutôt je voudrais m'en ficher, mais je ne peux pas. Ce cri ressemblait bien trop à un appel de détresse, et même si j'aime bien penser que je suis un monstre sans coeur, dans le fond c'est faux. Alors je tourne à l'angle de la rue pour voir ce qui se passe.

Il y a un homme, couché sur un banc. En pleurs, les mains en sang. Je soupire et mon coeur se serre, j'ai l'impression de me voir moi, il y a quelques semaines. Il n'y a qu'une seule chose qui puisse mettre un homme dans cet état, et c'est un chagrin d'amour, je ne le sais que trop bien. J'éteins ma cigarette et m'avance vers le banc. Je ne suis pas très doué pour l'empathie, je ne suis pas sûr de savoir quoi dire, quoi faire. Je pose simplement ma main sur son épaule que je tapote doucement.

"Allez mec, reprends-toi. Faut pas étaler ses faiblesses comme ça, t'es un homme, non ? Je ne sais pas qui t'as mis dans cet état ni ce qu'elle a pu faire, mais crois-moi, elle ne mérite pas tout ça."

Voilà, je suis nul pour réconforter les gens, je vous l'avais bien dit. Je reste à côté du banc, attendant que le gars réagisse. S'il veut être seul, je partirai, je peux comprendre. Sinon, je l'emmènerai boire un pot, il a l'air d'en avoir encore plus besoin que moi !
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas

Ven 19 Mai 2017 - 21:48
avatar
Masculin

Messages : 749
Date d'inscription : 01/06/2014
Age : 20
Emploi/loisirs : - / la caligraphie et la sculture d'eau
Humeur : Détruit

Les yeux humides, les lèvres sèches et mon esprit embrouillé, je ne savais plus quoi faire. Je ne savais plus ou j’en était et je ne comprenais pas les sentiments de haine et de tristesse que je ressentais pour Ludmila. Mes souvenirs de notre couple défilaient sous mes yeux. J’étais impuissant face à ce destin. Pourquoi ? On avait pourtant passé de merveilleux moments ensemble. La boucle d’oreille qu’elle m’avait redonnée… Elle était dans la poche de mon jeans. Je lui avais offert celle-ci en gage de ma fidélité. Si je lui avais offert cette boucle d’oreille s’était pour lui dire que j’étais prêt à l’aimer au plus profond de mon être sans que plus jamais mes sentiments pour ma promise ne reviennent empiéter sur le nôtre. Nous avions passé… Un merveilleux Saint-Valentin. Je n’avais pu me résigner à enlever la montre que Ludmila m’avait offerte. Elle ne marchait plus, comme mon cœur, mais elle restait solidement accrocher à mon poignet. Je n’arrivais pas à me reposer, à souffler un coup. Quand je fermais les yeux, je revoyais sans cesse son visage à la fin. Pourquoi elle n’avait plus aucun sentiment à mon égard, aucune compassion. Elle me souhaitait que mon bonheur mais mo bonheur s’était avec elle putain ! Alors que la colère broyait en moi, j’ai senti une main se poser sur mon épaule. Je levai alors mon visage vers l’inconnu.

"Allez mec, reprends-toi. Faut pas étaler ses faiblesses comme ça, t'es un homme, non ? Je ne sais pas qui t'as mis dans cet état ni ce qu'elle a pu faire, mais crois-moi, elle ne mérite pas tout ça."

Quelqu’un m’avait donc remarqué ? Cet homme, d’une vingtaine d’année, semblait banal au premier abord. Ou peut-être que je n’arrivais pas à juger à ce moment-là. Après-tous j’en pouvais plus. Je le dévisageais longuement. Je devais vraiment être lamentable… Finalement, après quelques minutes de silence, je parvenu à sortir quelques mots, d’une voix légèrement roque est déraillé.

« T’a s’en doute raison… » Lançais-je.


J’étais lamentable, vraiment. J’aurais préféré, dans d’autre circonstance, me transformer en souris et me cacher dans un droit tellement je me faisais honte à moi-même.
Voir le profil de l'utilisateur


2ème compte: Nils Hirano
Revenir en haut Aller en bas

Lun 22 Mai 2017 - 14:35
avatar
Masculin

Messages : 51
Date d'inscription : 01/07/2016
Emploi/loisirs : M'occuper d'elle comme il se doit, pardi !
Humeur : Cela dépend de la demoiselle...

Le gars relève ses yeux humides vers moi et me dévisage un long moment. Je n'arrive pas à déchiffrer ce que je lis dans ce regard, hormis une détresse incommensurable. Il devait vraiment l'aimer cette fille... Le voir comme ça me renvoie ma propre douleur au visage. J'essaie de le cacher, je bois pour ne pas y penser, je sors, je drague... Mais dans le fond, je suis mort. Un peu comme lui on dirait.

Il finit par briser le silence et me dire que j'ai sans doute raison. Mouais, je n'en suis plus si sur d'un coup, après tout ça fait du bien de se laisser aller, j'aurais presque envie de craquer moi aussi. Mais non, ce n'est pas mon genre. Puis bon, je me vois mal pleurer sur son épaule alors qu'à la base, je suis venu l'aborder pour essayer de lui remonter le moral. Je soupire et lui fais signe de se bouger un petit peu, que je puisse m'asseoir sur le banc à coté de lui.

"T'as envie d'en parler ?"

Je lui demande en gardant les yeux fixés au sol. Je n'ai pas envie de le mettre mal à l'aise, je sais à quel point c'est dur pour un homme d'être surpris en plein moment de détresse. Je lui laisse plusieurs minutes pour se redonner une contenance, en profitant pour m'allumer une cigarette. La fumée blanche s'envole en volutes dans l'air figé de la nuit. Il fait frais mais pas froid. Ca aurait pu être une belle nuit, mais j'ai le sentiment qu'elle va au contraire être difficile, pour lui mais pour moi aussi.

"Au fait, je m'appelle Théo."

Je lui tends la main avec un sourire. Ca semble tellement banal, voire inapproprié dans cette situation. Mais autant en savoir un minimum l'un sur l'autre, s'il doit commencer à me déballer toute sa vie sentimentale...
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas

Dim 4 Juin 2017 - 14:06
avatar
Masculin

Messages : 749
Date d'inscription : 01/06/2014
Age : 20
Emploi/loisirs : - / la caligraphie et la sculture d'eau
Humeur : Détruit

Je me décale, laisse la place pour l’autre homme. Je me penche en avant, joint mes mains. Pourquoi on a si mal au cœur ? Pourquoi avons-nous des sentiments ? Si nous n’avions pas de sentiments, au moins, nous ne souffririons pas. L’autre me demande si j’ai envie de lui parler, de sortir ce que j’ai en moi pour essayer de me libérer. J’ai vingt ans actuellement… Mais j’avais l’impression d’en avoir seize, quand on a notre premier gros chagrin d’amour. Mais là, ça fait plus mal qu’un simple chagrin d’amour. S’est plus puissant, plus dévastateur. On est tous dans le même pétrin ici. On a tous vécu quelque chose, et on avait décidé de se relever ensemble avec Ludmila, d’avancer ensemble vers un nouveau présent. En réalité, j’aurais aimé que notre relation devient de mieux en mieux, mais elle s’est détériorée.
Je replis mais jambe contre mon corps, enfouis mon visage entre mes jambes, le regard au loin, fixant l’intérieur du restaurant, ou d’autre couple prenait du bon plaisir.
Puis, l’homme se présente, et me tend la main. Lentement j’approche la mienne, et lui sert la main en me présentant à mon tour.

-Rin.

Le silence. Je revins dans ma position recroquevillée. Je regard encore le restaurant. Le silence. Une légère brise. Et puis finalement, je prends la parole, légèrement faible, hésitante.

-Au fond de moi, j’aurais tellement aimé former une famille avec elle. J’aurais aimé lui demander en mariage, avoir un ou plusieurs enfants avec elle… J’aurais aimé avoir… cette vie parfaite, cette vie que j’ai toujours rêvé d’avoir. J’aurais tellement aimé avoir des enfants avec elle et fonder une famille. Avoir un fis, une fille, peu importe… On aurait pu être tellement heureux ainsi… Je pensais que cela aurait pu être possible…


Je suis nostalgique, pathétique. Mais je vois ces soi-disant enfants qu’on aurait pu avoir dans mon esprit. Cette famille parfaite que j’aurais aimé temps avoir. Avoir un fis, une fille. Ils auraient été nos trésors…
Voir le profil de l'utilisateur


2ème compte: Nils Hirano
Revenir en haut Aller en bas

Jeu 24 Aoû 2017 - 15:13
avatar
Masculin

Messages : 51
Date d'inscription : 01/07/2016
Emploi/loisirs : M'occuper d'elle comme il se doit, pardi !
Humeur : Cela dépend de la demoiselle...

HRP : T_T je suis vraiment désolée, j'avais complètement oublié ce topic haaaa

Le gars se recroqueville sur lui-même d'un air complètement abattu. Il se sort à peine de sa léthargie pour répondre à ma poignée de main, accompagnée de son prénom, avant de se remettre dans la même position. Il fait peine à voir, vraiment.

Un long silence s'installe, je ne sais pas quoi lui dire, et visiblement, lui n'a pas envie de parler. Après plusieurs minutes, je m'apprête à me lever pour le laisser tout seul avec sa peine, quand il commence finalement à parler. Je l'écoute sans rien dire et sens ma gorge se nouer quand il commence à parler d'enfants.

"J'te comprends... Tellement bien, tu peux pas t'imaginer... On a l'impression de toucher du bout des doigts, ce rêve d'une famille parfaite dans un joli cadre photo... Et puis en l'espace d'un instant, tout vole en éclats..."

Je m'arrête de parler de peur de me laisser submerger par l'émotion. J'ai les larmes aux yeux, mais ce n'est sûrement pas lui qui va me juger. Je pose une main sur son épaule tout en regardant dans le vague, avant de secouer légèrement la tête pour chasser les images d'Alice et du bébé et mon esprit.

"Mais la vie continue. Faut s'accrocher, trouver une raison d'avancer. Tu vois, moi je bois et je drague n'importe qui, juste pour ne pas penser et ne pas être seul. Ce n'est qu'une illusion bien sûr, mais au moins, en attendant d'aller vraiment mieux au fond de moi, ça m'aide à ne pas perdre les pédales. Faut que tu te trouves quelque chose à quoi te raccrocher mon vieux !"

Je lui secoue gentiment l'épaule. T'es pas tout seul tu sais. Et on finira par s'en remettre tous les deux, quel que soit le temps que ça prendra.
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas

 

Qui nous as dit que tout irait bien ? (Théo)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1Terrae, Une nouvelle ère commence... :: Terrae Village. :: Restaurant.