Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Qui sommes-nous pour prétendre vivre en ce monde ? (Haley)
#   Jeu 18 Mai 2017 - 21:00

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L’une des portes des chambres des eaux s’ouvrit, lentement. Elle resta entre ouverte et un fin filet de la lumière de la lune s’infiltra dans le couloir. Un silence du plus total. Le seul son que l’on pouvait distinguer était un robinet mal fermé. Une goutte, deux gouttes, trois gouttes. Une ombre se déplaçait dans le plus grand silence, transparent aux yeux de tous.  Il devait être environs minuit. La notion du temps n’existait plus pour cet personne.

Il s’arrêta au niveau du robinet qui laissait des gouttes tomber de temps en temps. D’un simple regard, dépourvu d’émotion, il gela la petite goutte qui perlait et repris son chemin. Il n’y avait personne, en tout cas pas ici. Et même s’il y avait quelqu’un, personne ne le remarquerait. Il était insignifiant, qu’une ridicule personne.

Il déambula dans les couloirs, les pièces, l’extérieur… Puis il marqua une pause à la cafétaria. Il resta planté là quelques instants à regarder le Contoire. Des grilles fermaient l’accès. Alors, il reprit ça route et pénétra dans les premières toilettes qu’il croisa. Il s’arrêta devant les miroirs. Un silence. Un regard noir. Les muscles se crispent, reprennent du poil de la bête. Soudainement, un miroir se brise et se répand sur le sol dans un grand fracas. Son poing, lui, reste figer à l’endroit où le miroir se trouvait il y a quelques instants. Le sang coule abondamment, tantôt dans le lavabo en dessous de lui, tantôt le long de son bras. Il n’a poussé aucun cri de douleur, ni de désespoir. Il est vide, briser comme ce miroir. Il n’est plus rien.

Il baisse lentement son bras, qui retombe le long de son corps. Son sang tombe sur le sol carrelé. Son visage est baissé vers ce même sol. De sa main valide, il ouvre le robinet et laisse celle-ci goûter longuement à l’eau fraîche, sans rien faire d’autre. Et puis, il se recule, en emportant avec lui une partie de l’eau. Il part des toilettes, laissant l’eau du robinet couler.

Il repaire une cage d’escalier isolé. Il s’y en gouffre et décent au plus profond, vers les enfers. Il avance toujours, portant toujours avec lui l’eau. Enfin, il s’arrête réellement, dans une réserve, ou quelque chose qui s’en apparente. Son corps tombe lourdement, à genoux sur le sol poussiéreux. Il fait complétement sombre. Mais qu’importe.

S’était fini, plus rien. Pour la seconde fois dans sa vie, il ressentit un vide en lui. Mais s’était pire que la première fois, peut-être bien. Après tout, il ne ressentait plus rien, plus aucune émotion, plus aucun sentiment. Il était las de vivre cette fois-ci, et pour de vrais. Plus personne ne l’attendait à présent. Sa famille s’en était allé depuis longtemps, Ludmila était partie de sa vie et… Maintenant… Asa, ça tigresse, était morte. Elle était morte dans ses bras sans qu’il ne puisse y faire quelque chose. Il n’y avait plus rien qui le liait à ce monde.

Rin Hakari était mort en lui, et il le serait bientôt physiquement. Il s’appuya contre le mur et passa sa main en sang dans la bulle d’eau qu’il maintenait toujours auprès de lui. Le liquide se teinta de pourpre. Lentement, il se concentra pour les dernières minutes de sa vie. L’eau se solidifia lentement. Une pique de glace rougit s’était formé. Le reste, non utilisé, retomba sur le sol et forma une flaque d’eau.

Lentement, ses poignets bougèrent. La pique de glace se recula lentement puis…
L’arme de sa mort se planta dans son abdomen. Il tressauta légèrement. Son sang fut d’abord absorbé par son t-shirt. Il n’avait pas touché un point fatal. Mais cela suffirait. Il fallait juste attendre et ses yeux se fermeront d’eux même pour cette fois-ci, disparaître réellement. Ses deux bras tombèrent le long de son corps, sur le sol froid du sous-sol. Ses yeux bleus, eux, se perdaient dans le néant de son désespoir.

Il n’avait plus rien, il n’était plus rien. Plus aucune émotion…. Le vide total.


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#   Jeu 18 Mai 2017 - 22:40

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Parce que ça m'a fait penser à Rin !


Je me couvris d'un grand manteau sombre à capuche sur lequel se trouvait quelques plumes, indices de mon précieux héritage indien. La nuit était tombée, depuis que l'été se faisait de plus en plus proche je devais attendre un peu plus longtemps désormais pour m'adonner à ma grande passion et la matière que j'enseignais à Terrae : l'astronomie.
Comme toujours j'étais rentrée dans ma pièce à moi. Celle d'où je pouvais tout voir et cet endroit où je savais que j'étais en harmonie avec moi-même. Ce lieu là, encore plus lorsque j'étais seule était un moment unique que je vivais toujours pleinement et où quelque part j'en redoutais toujours un peu la fin. L'astronomie c'était moi, ma vie. Etrangement les secondes passaient lentement mais le temps passait tout de même trop vite, dans ce moment où je me sentais ailleurs. A des années lumières de la réalité. J'aimais à observer les astres, à voir où ils se trouvaient ce soir-là, voir si les étoiles étaient toutes là ou si une avait disparu de mon ciel.

Mais dans ce moment hors du temps quelque chose me ramena à la réalité ou plutôt quelqu'un, enfin quelque chose. Ma greffe se déclencha brusquement. Je ne pouvais pas dire que c'était courant non plus mais il s'agissait la plupart du temps de mauvaises nouvelles alors on ne peut pas dire que j'appréciais vraiment son activation. Je sentis que je partais ailleurs, mes yeux devinrent rougeoyant tandis que je sentie que je devenais de marbre. Nakoma se mit alors en route. Nakoma était depuis le début avec moi et mes pouvoirs avaient fait d'elle une vraie petite poupée vivante, mais muette. Elle se leva et se mit alors à marcher doucement d'une manière fantomatique. Dans ces moments-là je ne pouvais pas réagir, seulement attendre que le message me soit délivrée. Nakoma se mit alors à accélérer puis à courir dans tous les sens, semblant faire n'importe quoi et mima des mutilations corporelles diverses. Je ne pouvais rien analyser, cela ne viendrait qu'après...Elle se glissa alors sur le sol sans bouger. Mes yeux perdirent leur éclat rouges pour redevenir verts tandis que je sentis un haut le cœur, il me faisait terriblement mal. J'étais inquiète et essayait de comprendre le message de Nako. Je m'assis un instant tentant de reprendre mes esprits. Mais ma poitrine me tiraillait trop et je n'avais pas le temps d'attendre, ni de réfléchir. Ni une, ni deux je sortais de la salle d'astronomie, Nako dans une poche et je suivis mon instinct, ce que je ressentais.

Je descendais les étages rapidement, comme si la vie de quelqu'un en dépendait. Je ne savais pas ce qui m'attendait, ni qui m'attendait cette fois-ci, mais c'était grave, beaucoup trop grave. Je me stoppai après quelques minutes de course. Je tournai ma tête vers les toilettes. De l'eau ? L'eau coulait de la porte restée ouverte. Je me précipitais tandis que je distinguais du sang mélangé à l'eau. Un robinet coulait abondamment tandis que j’eus la stupeur de découvrir un miroir brisé au sol et partout du sol. Putain ?! Mais c'était quoi ce bordel?! A cette heure-là ! Il était quoi ? Genre minuit ?! Mais merde quoi ?! Il avait été chez le psy au moins lui ? Je fermais rapidement le robinet pour au moins limiter les dégâts et me mis à suivre le sang répondu sur le sol. Au moins la piste était facile à suivre...J'avais bien trop peur de ce que j'allais découvrir à sa fin...Je me décidais à allumer mon portable. Je devais prévenir Norah parce que je sentais que j'allais avoir besoin d'elle ! Je ne savais rien guérir moi ! Juste péter des trucs ! C'est pas comme si j'étais une fille sensible et tout ! Je priais pour qu'elle décroche ! Et merde ! Mais quelle joie de voir qu'elle me rappela à la suite !


Ouais Norah désolée, mais c'est putain d'urgent ! Je ne sais pas ce qui se passe encore, mais je vais avoir besoin de tes services il y a du sang partout ici ! Faut que tu viennes c'est au rez-de chaussée, tu trouveras de toi-même !

Je raccrochais aussi sec, elle me connaissait, elle savait ce que ça voulait dire, je n'étais pas du genre à m'inquiéter pour rien. Le sang menait au sous-sol ! Ca devenait de plus en plus glauque. Je descendis rapidement (mais sans me casser la figure ça foirerait tout). Et je n'eus pas à chercher loin pour le trouver. (Avec tout ce sang perdu tu m'étonnes). Je ralentis le rythme en le voyant. Enfin en voyant ce corps étendu sur le sol. Mais qu'est-ce qu'il foutait bon sang ?! Pour voir j'allumai une boule de feu dans ma main. Et putain mais merde quoi ?! Un corps masculin s'étendait là entre sang et eau ?!  Le gars était en piteux état, et je vis alors ce pic rouge dans son corps. De la glace ? Décidément je ne comprenais pas tout. Mais je compris bien que par contre ce gars là était dans un sale état. Et à ses yeux il n'était pas mort, pas encore.

Mais qu'est-ce que tu fous putain ?! Ca ne va pas dans s'embrocher comme ça ou quoi ?! Toi, tu viens avec moi, Norah va te venir en aide, parce que moi je ne te laisse pas crever là comme un moins que rien. On ne meurt pas comme ça ici ! Déjà on ne meurt pas, on se bats, ça c'est un principe de l'institut, enfin plus ou moins officiel mais bon...et merde quoi, etc.

Ma voix d'abord sévère et en colère se changea doucement dans un bla-bla sourd sans nom, tandis que je portais le type. Bon le type était pas gros mais je n'étais pas Hercule non plus. L'avantage c'était qu'avec le peu de force qu'il avait il ne pouvait pas vraiment se débattre. Une loque quoi. Non mais sérieusement, il lui était passé quoi dans sa tête à lui ? Mourir avec un pic de glace dans le ventre, les gens ici étaient vraiment bizarres...Des tas de gens ailleurs se tiraient juste une balle dans la tête, bon après si il l'avait fait il ne serait pas encore vivant, bref ! Je remontais les escaliers comme je pouvais entre ce corps et mes essais pour mieux voir. Mes mains occupés je me contentais de créer une petite boule de feu du regard que je suivais pour la faire voler et nous accompagner. Pourvu que Norah réussisse à me rejoindre rapidement...Parce que je n'allais pas pouvoir le sauver toute seule le petit...



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Dernière édition par Haley Lindley le Dim 18 Juin 2017 - 22:19, édité 1 fois
#   Ven 19 Mai 2017 - 22:28

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Le noir totale, les enfers, ou peut-être le paradis. Il pourrait peut-être enfin être libéré de ses sentiments, de ce qu’il est. La douleur était présente mais qu’était la douleur physique par rapport à ce qui se cachait au plus profond de lui ? Rien. Il était déchiré, briser dans la réalité qui était la sienne. Il suffisait de fermer les yeux pour se sentir aller et sentir une lueur d’espoir. La montre de Ludmila se trouvait toujours à son poignet. Quant à la boucle d’oreille, celle-ci était logé dans le creux de sa main droite. La pointe de celle-ci s’était planter dans sa peau ; il l’avait serré dans sa main avant de passer à l’acte. Il finirait ces derniers instant ici. Peut-être qu’on le retrouverait dans quelques jours, dans une semaine ou dans plusieurs années. Après tout, il n’était rien d’autre qu’un élève dans cet établissement à présent. Il n’était qu’une simple connaissance pour les autres. La seule qui était proche de lui s’était éclipsée et Asa avait elle aussi goûté à la mort.

Autant en finir maintenant, une fois pour toute. Il y avait bien plus de gens qui l’attendait de l’autre côté. Il pourrait retrouver tous ses proches. Sa mère, son père, sa sœur, Asa et sa promise. Les secondes passèrent, et les minutes. Chaque minute était une éternité, chaque minute dans la mort contaient. C’étaient le passage entre la vie et la mort, une sensation des plus étranges, entre le doute, l’ignorance, la joie et la peur. Il commençait à devenir serein. Les pulsions de son cœur se perdait, s’estompait pour un repos qui durait une éternité.
Mais quand est-il de la destinée d’une personne ? Est-ce elle qui choisit son futur ou des coïncidences ? Son cœur s’emballa alors qu’il commençait à s’en aller vers le sommeil profond. Une voix lointaine venu perturbé son ascension. Il ne comprenait rien. Il ne put que jeter un bref coup d’œil. Une flamme éclairait l’intrus. Une femme ? Un homme. Tout lui était loin. Il priait pour mourir maintenant. Non… non, non. Il ne voulait plus vivre. Pourquoi temps d’acharnement ?

« Viens avec moi, Tomoe… aide… pas crever… On ne meurt pas… »

Il ne peut rien faire. Ridicule… Pourquoi il était sauvé. Il n’était rien et ne servait à rien dans ce monde. Qu’il ne soit là ou non ne changerait rien. La personne venue le porter. La douleur se raviva, la vie revenue. S’était douloureux, affreux… Mais qu’on le laisse mourir en paie ! Pourquoi ? Rin aurait voulu frapper la personne, lui supplier de le laisser seul dans ce noir. Mais rien à y faire, il en était incapable. Son corps se remettait en marche mais son esprit, lui, refusait. Il voulait mourir, de ses propres mains, de ses propres pouvoirs qui avait causé la perte de toute sa famille. En réalité, il haïssait ses pouvoirs, il haïssait ce pourquoi il était dans l’institut actuellement. Et ce n’était que maintenant qu’il le remarquait.

Finalement, ses yeux s’humidifièrent. Une larme coula le long de sa joue ; ses émotions refessaient surface.


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#   Mar 29 Aoû 2017 - 16:51

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[C’est Norah pas Tomoe je m’étais mélangée les pinceaux dans le 1er post. ]


Ce n’était pas un exercice facile que de réussir à monter ces marches avec ce gars moitié mort dans mes bras et le peu de lumière que j’avais, d’autant que je ne voyais pas où je mettais les pieds. Je me concentrai, pourvu que Norah arrive bientôt ! Cet escalier me semblait être infini. Et le gamin n’avait pas dit un mot depuis que je l’avais trouvé.

Heureusement en arrivant en haut de l’escalier, alors que j’étais à bout de souffle je reconnue cette jolie tignasse brune, cette peau hâlée et ces grands yeux bleus, Norah ! Elle passa aussitôt ses bras sous le corps du garçon pour m’aider à le porter. Je vous assure qu’un mort ça pèse son poids ! (En un mourant quoi.) Je pu alors agrandir la flamme qui nous éclairait. On posa le corps sur un banc un peu plus loin et je tombais sur les genoux dans un soupir.
Norah s’était déjà mise à l’examiner. Je levai mon regard vers elle. Elle s’affairait rapidement et fronça les sourcils devant ce pieu de glace. Je levai les épaules et dis:


Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Quand je suis arrivée il y avait un miroir brisée dans la salle d’eau avec un robinet ouvert, je n’ai eu qu’à suivre les traces de sang. Il était déjà dans cet état là lorsque je l’ai trouvé. Il n’a pas dit un mot depuis le début. J’ai comme l’impression qu’il s’est fait ça tout seul.

Norah qui était de ces visages si souriants étaient sérieuse et soucieuse. Cela n’avait pas l’air d’être anodin, il n’y était pas allé de main morte le petit.

Tu pourrais faire fondre le pieu ? Au moins un peu. Je ne pourrais pas réparer la cicatrice avec cela dedans et en même temps l’enlever semble être une chose compliquée.

Je hochais de la tête et me levai sur mes genoux. Je tendis mes mains et les plaçais au-dessus du pieu, puis doucement je commençais à le faire fondre. Je prenais mon temps, le but n’était pas de faire cuire son épiderme, au contraire. Lorsque j’arrivais au niveau de la peau je m’arrêtais.

Il est dans un état grave, il a vraiment frôlé la mort. Si tu n’étais pas arrivée au bon moment il y serait passé. Je vais tenter de voir ce que je peux faire pour ses plaies.

Je ne dis rien, me contentant de hocher de la tête de nouveau. L’infirmière plaça ses mains au-dessus du corps du jeune homme et une voile bleutée se répandait sur son corps. Elle lui redonnait sans doute de la force. Peut-être allait-elle même le ranimer ?
Je la regardais faire, et je ne pu m’empêcher de me demander ce qui avait bien passé se passer dans la tête du gamin, il avait quand même eu une bien drôle d’idée. Soudain je vis son poing serré, comme si il y avait quelque chose à l’intérieur, je l’ouvris délicatement. Une boucle d’oreille, une seule, serait-ce une histoire de coeur ? Décidément ce genre de choses amène bien des atrocités ! Je le pris et vis alors alors la marque qu’elle avait faites dans sa main. Il avait du serrer bien fort le bougre ! J’attendais de voir si il allait se réveillait tandis que Norah faisait de petites pause de temps à autre pour éviter de trop s’épuiser à la tâche.



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#   Dim 1 Oct 2017 - 19:04

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L’inconscience, aucune douleur pourtant, mais un son aigu sifflaient dans ses oreilles, lui rappelant qu’il était encore vivant, encore de ce monde. Ses cheveux pareils à la nuit étoilée tombèrent devant ses yeux, balayant son regard qui s’était clos. Aussi, il lui était impossible de se repérer dans l’espace, savoir ce qu’il se passait. Son souffle se tarissait, son corps se glaçait et perdit presque toute sa chaleur tel le corps d’un serpent. Il perdit peu à peu toute sensation, jusqu’à en oublier la consistance du corps de la personne qui était intervenue. Peut-être n’était-ce qu’un rêve ? Qu’un songe, ou bien il était réellement mort et c’était un être inconnu qui l’emportait vers la mort. La mort avait un goût tantôt métallisé, tantôt sucré, tantôt amère trouvait-il. Mais le métal lui semblait être la dominante.

Qu’avait-il après la mort ? Le néant, la solitude, la réincarnation, un autre monde ? Rin sentait une frénésie à apprendre ce que les vivants ne savaient pas, découvrir ce qu’il se produisait après, après une vie où les humains ne cessaient de se poser des questions. Peut-être que la vie n’était pas ce qu’ils croyaient, que ce n’était qu’une illusion, que tout ce qu’on croyait être vraie n’était rien, que tout ce que l’on avait vécu se résumait à une simple histoire créer de toute main.
Ses réflexions se brouillaient, se mélangeaient se désintégrait. Il en oublia qui il était, quel était son nom, où il se trouvait. Il en oublia son histoire, l’ignora, la décomposa, la détruisit. La douleur n’était plus, son corps lui semblait transparent, sans aucun point. Ainsi, même son poing en sang, où des morceaux de miroir s’étaient incrustés dans sa chaire, ne lui faisait sentir aucune douleur.
La mort n’était ni blanche ni noir, ni coloré. Elle était incolore, quelque chose qui était indescriptible. Elle n’avait aucune odeur, plus aucun goût finalement. Il n’y avait plus rien, juste quelque chose indescriptible, que le langage des hommes ne pouvait décrire.

Puis soudainement, quelque chose se passa dans son esprit, cet endroit indescriptible se décomposa, et quelque chose à qui on pouvait imposer un mot apparu : une lueur bleutée. C’était chaud, chaleureux, chose qu’il n’avait plus ressentit ces derniers temps.

Les deux yeux bleus de Rin, dont un plus claire qui signalé qu’il était à moitié aveugle, s’ouvrirent légèrement, juste assez pour voir la couleur éclatante de ses iris. Ils se refermèrent, puis se rouvrir, comme aveuglés par la lueur de la nuit. La douleur se ranima avec légèreté puis avec plus de brutalité par la suite. Son corps se contracta par la douleur, ses muscles se raffermirent, mais son expression resta neutre ; il n’avait aucune émotion dans le regard. Il remarqua la silhouette d’une femme penchée sur lui, la lueur bleutée sortant de ses paumes, puis, une autre femme, aux cheveux bruns, à la peau halée, un regard lui semblant inquiet. Il ne quitta pas une seconde le regard de la 2ème, celle qui se tenait légèrement à l’écart. Une sensation de froid commença à lui parcourir le corps. Il lui semblait impossible de dire les moindres mots, comme figés dans la glace, comme muet, comme si cela lui demandait trop d’énergie.

Il chercha du bout de ses doigts la boucle d’oreille qui était, avant, dans le creux de sa main. Cependant, il ne lui sembla rien ressentir. Son souffle se contracta. Sa gorge se serra. Une sorte de cris de rage sortit de sa bouche, lamentablement faible, alors qu’il tentait dans une action de se dégager de leur emprise ; en vain. La seule chose qu’il était parvenu à faire, s’était d’éloigner la soigneuse dans un coup de surprise et tomber du banc dans son action. Faible, il recula cependant le plus loin possible des deux jeunes femmes, rampant vers le mur le plus proche, le plus dans l’ombre possible, dans une respiration rapide. Son corps tenait à peine en position assise, tremblant, presque un corps endormit par la mort. Seul ses yeux bleu, pesant, semblaient belle et bien vivant, hargneux, dangereux, ceux d’un prédateur. On aurait presque pu penser, pour ceux qui la connaissaient, les yeux de sa tigresse morte. Et ces deux yeux bleus, fixaient les deux jeunes femmes comme le danger le plus imminent alors que son sang continuait à se vider sur le sol de l’établissement.


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