Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Une plante, ça peut se manger. [/w Sammy !]
Sam 27 Mai 2017 - 15:43
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Ce matin-là, il fait doux. C’était son anniversaire il y a peu. Alice est heureuse d’avoir pu fêter son anniversaire cette année aussi. Elle avait un peu peur en arrivant de ne pas pouvoir raconter des jolies choses à son papa pour lui dire qu’elle était heureuse, qu’elle était entourée, et que son anniversaire avait été extrêmement joyeux. Mais non, Hamilton lui avait réservé une magnifique surprise, Nathanaël lui avait envoyé un joli message. Elle est heureuse, ils ont fait attention à elle, ce n’est plus quelque chose dont elle a l’habitude, d’autant plus que les gens se montrent facilement agressif à Terrae.

Comme il fait beau, Alice se lève, prend sa douche, et décide d’aller s’entrainer en extérieur. Elle verra bientôt Aoi pour pouvoir s’entrainer avec une Master et travailler sa Télépathie. Mais aujourd’hui, c’est son élément qu’elle va de nouveau travailler. Elle se sent prête, maintenant, elle peut faire pousser une plante. Pas très grande évidemment, mais elle en est capable. Elle veut tester jusqu’où elle en est capable. Alice parvient de mieux en mieux à maitriser la Terre, c’est une chose qu’elle apprécie tout particulièrement.

Elle va s’asseoir dans un coin de la cour, seule, au milieu du silence. La terre est tiède sous elle. Elle retire ses chaussures, et croise ses jambes pour se mettre en tailleur. Elle prend cela comme un apprentissage lent, mais puissant. Elle ferme les yeux, les mains posées sur le sol, et elle se concentre. Ressentir la Terre sous elle, les petits cailloux, les graines, se concentrer encore jusqu’à sentir les reliefs du sol dans un périmètre assez restreint pour l’instant, tout autour d’elle. Elle respire lentement. C’est un mélange entre méditation et concentration. Elle se calme, tout autour d’elle est calme. Elle reste ainsi un long moment, sans se fatiguer, sans se lasser. Alice est patiente.

Elle cherche celle qu’elle va choisir. Il y en a une, à un mètre d’elle. Oui. C’est celle-ci. Elle ne rouvre pas les yeux mais la visualise, la ressent, l’imagine. Une toute petite graine, germée. A peine. Peut être n’atteindra-t-elle pas la surface… La jeune femme prend de longue inspiration. Le but n’est pas de se vider de son énergie, mais de tout de même faire éclore cette fleur. Elle ne sait pas encore ce qu’elle est, elle veut s’entrainer à les reconnaitre. Un flux d’énergie est envoyé à la fleur, lent, doux, calme. Petit à petit, Alice sent la plante s’épanouir, chercher la surface, puis poindre. Elle sourit. La plante grandit, lentement, tranquillement. Elle prend la lumière du soleil, et l’énergie qu’Alice puise dans la Terre elle-même.

Dans un éclat de rire, Alice rouvre les yeux, et les pose sur un coquelicot encore en bouton. Elle a réussi. Elle savait déjà qu’elle y arrivait. Mais cette fois, elle n’est pas exténuée. Peut être pas prête pour un footing, mais en tout cas, elle peut très continuer sa journée comme cela.
La Terre n’avait pas senti les pas et les vibrations du sol à l’approche d’un autre. Il passait là, mais Alice était trop concentrée sur sa fleur.
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Dim 16 Juil 2017 - 4:37
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ft. Alice Borges

Le silence


Aether - At what point do I stop trying

T
u es là, assis sur ton bureau, fixant par la fenêtre de la cellule qui te sert de chambre. Le regard vide, tu regardes le ciel bleu. Sans penser, ni rêve, le vide dans ta tête. Ce silence inconnu. La lucidité de revient, doucement, s’écoule comme une fuite nouvellement créée. Tu reviens sur terre, baisses les yeux sur tes mains, tes bras. Des bandages. Tu soupires. Quatre jours, c’était court. Il ne faut pas espérer si vite. Tu viens juste de découvrir tes pouvoirs. Ces pouvoirs. Tu fus étonné qu’on accepte finalement de te les donner, et, c’est quoi le terme déjà ? Ah oui, « heureux ». On t’a souvent répété qu’en raison de ton mental, tu aurais pu ne jamais les avoir, par crainte que tu n’échappes à leur contrôle. Alors, tu as fait des efforts pour bien paraitre, apprendre, comprendre. Tu n’es qu’un enfant qui ne sait rien, tu es dangereux malgré toi. Et surtout pour toi.
Au début, l’étonnement de ta psychiatre s’était lu sur son visage ; quand elle a appris ton pouvoir. Ironie. Tu as le don de guérir, toi qui détruis. Comme si le destin te demandait de réparer le mal que tu peux faire. Rassurant. Pas vraiment. Tu ne l’aimais pas vraiment ton pouvoir. Il était en opposition avec tes principes. Longtemps petit démon, voilà que tu te retrouvais avec les pouvoirs d’un ange. Tu n’as pas encore évalué le potentiel que tu as. De toute manière, tu ne le contrôles pas. Pourtant, tu as essayé. Sur toi principalement, mais tes membres délibérément tailladés restent douloureux. Tu arrives seulement à arrêter les saignements. À moins que ce soit ton imagination. Cela inquiète ta psychiatre, car tu t’acharnes. Elle a l’impression que tes mutilations s’aggravent. En même temps, sur quoi d’autre t’entraîner ? On t’a interdit de faire du mal à autrui. Tu as tenté sur des animaux, mais ils ont tendance à te fuir après que tu les aies blessés. Et tu as bien vite remarqué que ton don de guérison n’est pas un don de résurrection.
Tu sens le vent passer entre les barreaux. Ce vent, que tu es censé savoir contrôler. Ton élément. Tu lâches un rire s’apparentant à un ricanement. L’air, le vent, un élément que tu n’as ressenti qu’à travers une fenêtre. Tu le connais si peu et il est censé devenir ton ami. Le vent qui apporte les paroles, des paroles que tu entends, mais n’écoutes pas. Celles qui te sont familières ne sont pas apportées par la brise, mais sonnent dans ta tête comme un écho assourdissant. Sauf maintenant. Ce silence. Tu serres tes bras contre ton ventre. Tu n’aimes pas ce silence. Si tu pouvais, tu arrêterais tes médicaments pour ne plus devoir entendre cette insonorité. Toi qui leur demandais de se taire, voilà que tes voix te manquent. En fait, tu te sens juste terriblement seul.

Tu te lèves, descendant de ton perchoir. Tu regardes autour de toi avant d’aller frapper à la porte pour qu’on t’ouvre. Tu n’es pas prisonnier non plus, la journée. On te surveille plus que d’autre et on t’enferme que la nuit. Au cas où. Tu crois bien qu’on ne te fera jamais réellement confiance. Tu salues l’infirmier d’un signe de tête, il te répond que tu dois rentrer avant vingt et une heures et tu te diriges dehors. Il fait beau. Le soleil tape sur ta peau d’albâtre. C’est chaud, presque agréable. Tu fermes les yeux, levant le visage vers le ciel pour en profiter un peu puis décides d’aller te promener. Te changer un peu les idées. Tu aimes bien te promener pour rien, regarder, observer, entendre, écouter. Le bruit te rassure, un peu, bien qu’il se résume à quelques chants d’oiseaux, des bruits de pas, des voix audibles. Un monde bien différent du tien.
Alors que tu pénètres dans la cours, tu aperçois une jeune fille, seule, assise par terre. Elle semble très concentrée. Tu es intrigué, alors tu t’approches, doucement, pour l’observer. Elle a les mains posées sur le sol comme toi quand tu les poses sur tes bras. Elle semble tenter de faire quelque chose avec son pouvoir. Tu te demandes si elle veut guérir le sol avant de saisir la bêtise de ta réflexion. Tu t’assois sur un banc de pierre, tu continues donc à la regarder, dans le silence. Tu veux voir l’aboutissement de ce qu’elle entreprend. Quand soudain, une fleur apparaît à quelque mètre devant elle. Une fleur, qui t’est inconnue, comme beaucoup d’autres. Elle vient de pousser, mais n’a pas éclos. Elle est jolie. Tu crois. Tu as envie de la prendre. Tu replies tes genoux contre ton torse. Tu te demandes si tu as le droit. On t’interdit tellement de choses que tu aimerais faire que tu ne sais plus ce dont tu as le droit. Tu regardes la jeune fille dont tu ne saisis l’âge. Elle rouvre les yeux, tu croises son regard, intrigué. Mais ton expression reste toujours inerte.
─ … Ça sert à quoi ?
Tu ne comprends le sens de son action.
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« Un cannibale est un homme qui aime son prochain avec de la sauce. »
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Dim 23 Juil 2017 - 23:39
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Alice l'entend enfin. Elle lève les yeux vers un jeune garçon, l'air un peu perdu. Elle lui sourit, sans rien dire. Elle ne le connait pas, mais Alice est heureuse et le laisse approcher, confiante. Il observe la fleur, intéressé, il a l'air d'avoir envie de l'attraper, de la prendre pour lui. Alice le laisserait faire, même s'il retirerai la vie qu'elle venait de créer. Son expression reste pourtant très neutre. Alice entend surtout, dans le bouillon de pensée, la volonté de toucher la fleur. Elle reste assise, le regardant, attendant une réaction, ou pas, de sa part. Lorsqu'il parle, sa question semble sincère, il ne comprend pas pourquoi elle fait cela.

Alice n'a aucune idée de s'il vient d'arriver ou pas, mais un Initié devrait deviner qu'elle fait cela parce qu'elle s'entraine. Elle lui sourit cependant, sans le prendre de haut, ou avec condescendance. Peut être ne savait-il pas que les Terres étaient capable de cela au final, peut être qu'il débarque à Terrae et que personne ne l'a mis au courant, ou alors il ne s'est jamais intéressé aux capacités des autres. Peut être parlait-il peu aux gens, choses assez courantes à Terrae, au final.

« Cela sert à m'entrainer. Je suis Terre, et donc je peux créer des plantes. Plus tard, j'aimerai pouvoir faire pousser des arbres. Là tout de suite, c'est parce que je la trouve jolie aussi. »

Elle lui sourit, puis baisse les yeux sur la petite fleur. C'est un coquelicot, tout rouge, qui aura de grands pétales une fois ouvertes. Alice vient distraitement caresser la tige du bout du doigt. Elle détaille ensuite le visage du garçon. Elle ne l'a jamais croisé avant, elle se demande bien ce qu'il pouvait faire, de quelle affinité il était.

« Tu t'entraines aussi à maitriser tes pouvoirs ? Regarde, cette fleur, c'est un coquelicot. Tu peux la cueillir si tu veux, tu peux même la manger, c'est très bon. »

Alice lui sourit. Sa mère, lorsqu'elle était enfant, mettait régulièrement des pétales de coquelicots dans les salades. Cela donnait un petit gout de radis. La Terre croise les bras, et penche la tête sur le coté. Elle observe le nouveau venu avec curiosité. Pourquoi était-il si intrigué par ce qu'elle faisait, ce n'est pas un comportement habituel qu'il adopte. Elle se pose des questions, pourtant, elle bloque ses pensées, empêchant toute lecture. Elle lui poserait des questions si elle avait besoin, elle se refuse toujours à rentrer dans la tête des gens sans demander, sans permission aucune.
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