Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Grandir, ça craint. || Nico
#   Jeu 15 Juin 2017 - 20:15

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Etre adulte c'est pas un truc enviable. D'ailleurs je le recommande à personne. Etre adulte dans la tête de la plupart des gens ça veut dire être mature, responsable. Ca veut dire assumer ce qu'on fait et ce qu'on dit. C'est probablement pour ça que je me considère pas comme un adulte. Pour autant je me considère plus comme un ado. Je suis à cette phase un peu bizarre de transition où on commence à s'installer, à fixer des choses, des concepts, à envisager un futur plus lointain que juste le mois, l'année prochaine.

J'ai une fiancée, un couple stable, une maison à deux, un job même s'il est assez particulier mais que j'aime. J'aime ma vie et ce qu'elle est en ce moment. Pourtant il y a de grosses fausses notes. Il y a la dispute entre les trois inséparables Allen, Mitsuki et Aoi. Il y a ma mère avec qui je reprends doucement contact et dont je peux pas m'empêcher d'analyser chaque mot. Je suis un peu perdu en ce moment mais ça va. Je m'inquiète pas pour moi, en soi. Je m'inquiète pour les autres. C'est quelque chose dont j'ai pas l'habitude et qui me fait bizarre. Parce que ça veut dire que je tiens à ces gens et pour moi c'est ça qui me montre que je deviens adulte, je suis moins égoïste.

Je m'inquiète un peu pour Hamilton que je commence à apprécier et la voir progresser me rend fier. C'est un sentiment que j'avais jamais vraiment compris avant, avoir un élève est une relation bizarre. Je m'inquiète un peu pour Matheo qui a l'air d'avancer malgré toute cette histoire avec Nicolas et sa maladie qui empire toujours. Je m'inquiète beaucoup pour Nico.

Je considère Nico comme mon petit frère, au sens presque clanique du terme je crois. Parce qu'il a - avait - une façon de penser que je comprends. Parce que je me rappelle comment j'étais à son âge et qu'avoir un grand frère m'aurait aidé. Pourtant ces derniers temps je ne le comprends plus. Les mots qu'on a eu la dernière fois sont qu'un symptôme d'un truc qui va vraiment pas bien chez lui et je ne sais pas ce que je pourrais faire pour l'aider.

Même si je lui ai dit de partir, je ne voulais pas non plus cesser tout contact. Je pensais qu'il rviendrait me parler mais il ne l'a pas fait. Et ce que j'entends ces derniers temps me rassure pas du tout sur son état. Je devrais peut-être aller le voir.

Sa chambre est fermée à clé mais je sens son aura derrière la porte donc il est là. Faible l'aura. Je ne suis pas en colère cette fois, je suis réellement inquiet. Qu'est-ce que j'ai foutu ? J'ai foiré dans les largeurs en réagissant de cette façon. Je frappe à la porte.

— Nico ? Ouvre, je sais que t'es là !

Je frappe encore, un peu plus fort. Il ne dort quand même pas, à cette heure...


#   Jeu 15 Juin 2017 - 22:03

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Nicolas... Il y a quelqu'un qui frappe à la porte. ...Nicolas ?

Dans le grand espace blanc, épuré, organisé de son psyché, Nicolas se tient debout les bras légèrement écartés, la tête levée vers le ciel, les yeux fermés. Il n'y a rien. Et ça fait du bien, de n'être rien... Quelques instants pour enfin se sentir en paix, seul, mais en paix. Il inspire lentement et profite... Hmm... Il ouvre alors les yeux, la blancheur éclatante lui brûle les yeux... La pureté le crame de l'intérieur. Et ça fait du bien, de cramer de l'intérieur... Il regarde à droite, il regarde à gauche. Je me tiens devant lui, interdit, étouffé... La tâche dans cette partie de son palais mental. D'habitude, je n'ai pas le droit d'y entrer... mais d'habitude, il n'est pas autant abruti par la drogue... Qu'est-ce qu'il y a Loup Noir ? Je disais ; il y a quelqu'un qui frappe à la porte. Il pousse alors un soupir et s'en va... comme ça... tout simplement. Il me laisse au milieu de son paradis vide alors qu'habituellement, il me hurle dessus pour que je retourne dans la cage... et je ne sais plus quoi faire.

Il s'en va... Il prend la première porte qui apparaît et il la traverse. Là, dans cette partie de son palais mental, la pièce est plongée dans le noir... Ce sont les écrans qui couvrent les murs, le sol et le plafond qui éclairent légèrement l'endroit... Il y a des écrans éclatés, mais sur les autres, on voit des flashs de souvenirs, de ses yeux ; des combats de chairs, des yeux passionnés, des tâches de sang, des expressions horrifiées,... Il les connaît bien, ces moments de hontes infinies, il le ressent encore le remord, mais il passe souvent par là. Il ouvre une autre porte qui donne sur le vide.

Il écarte les bras.

Il plonge.

Nicolas se redresse d'un coup dans son lit. Il a du s'assoupir après avoir pris une énième dose. Il regarde l'état de sa chambre plongée dans l'obscurité, le volet ne faisant entrer que quelques traits de lumières ; ça sent le résidu d'humanité. Il n'a couché avec personne depuis au moins trois semaines et pourtant les draps sentent encore une transpiration qui n'est pas la sienne. Il a des volutes de fumée dans la pièce qui n'a pas été aérée depuis des mois. Il y a des affaires qui traînent partout, plus ou moins sales... Sa guitare prend la poussière dans un coin de la pièce... ainsi que les souvenirs accrochés au mur, au-dessus de son bureau. Lentement, très lentement, il tente de faire une mise au point sur ce qu'il se passe. On frappait à sa porte, oui. Mais il était à demi-nu, torse à découvert dévoilant sa maigreur et les cicatrices de ses anciennes prises en intraveineuse au creux des coudes. Il n'avait même pas les mitaines qui couvrait ses tatouages aux phalanges ; en bref, il n'était pas prêt du tout à recevoir. Et là où il devrait ressentir de la panique, un léger rire bref d'abruti fini le secoua.

Et la porte s'ouvrit dans un bruit fracassant. Il tourna lentement la tête et plissa des paupières, la lumière du couloir inondait sa chambre et l'aveuglait. Il était trop sonné pour tenter de deviner depuis combien de temps il était là allongé... En fait, il ne savait même pas ce qu'était réellement le temps. Il attendait juste que ses yeux s'habituent à la lumière ou que son inopportun visiteur referme la porte derrière lui.



#   Ven 16 Juin 2017 - 18:25

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Il n'ouvre pas, ne bouge même pas. Il est là pourtant mais son aura est étrange, faible et perturbée. Je frappe encore, toujours pas de réaction. Bon… Je voulais pas en arriver là mais à l'ancienne hein. Je recule un peu, prends légèrement de l'élan et donne un gros kick au niveau de la serrure qui ouvre la porte en claquant avec un grand bruit.

La chambre est à moitié dans la pénombre et je plisse les yeux pour tenter d'apercevoir ce qu'il y a à l'intérieur. Ca ne me plait pas. Même pas du tout. J'entrevois la silhouette de Nico sur le lit mais le reste… C'est un bordel total, la pièce sent le renfermé, la transpiration aigre et le join. Je grimace franchement, soupire et entre en refermant la porte derrière sans aucune délicatesse. Autant ne pas se faire déranger.

Je traverse la pièce d'un pas vif et ouvre le volet et la fenêtre pour aérer. La lumière qui éclaire la scène ne fait que montrer plus le désastre. C'est dégueulasse ici. Depuis combien de temps il a pas rangé ? Nettoyé ? Nico était pas maniaque mais il faisait gaffe à ce genre de choses. Je me tourne vers lui, me fige alors que je l'examine.

Il a l'air d'émerger très difficilement mais ce n'est pas ce qui me choque. Le grand garçon dégingandé en pleine puberté que je connais est- Je ne le reconnais même pas. Sa coloration rouge que j'avais vu ces derniers temps a pâli par manque d'entretien en lui donnant une teinte rose moche. Il a des cernes violacées sous les yeux et il est même maigre. Pas squelettique, il a toujours été mince mais à ce point… Négligé en fait.

— Nico…

Je m'approche un peu. Note les nouveaux tatouages, les cicatrices dans la saignée du coude. Je crois que j'ai tourné au blanc crayeux. Je me sens mal rien qu'à le regarder. Putain, qu'est-ce que j'ai foutu ?

— Qu'est-ce que tu as fait ?

Réponds moi, petit frère. Comment t'as pu en arriver là ? Comment j'ai pu- Comment on a tous pu ne rien voir ?


#   Ven 16 Juin 2017 - 23:01

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La porte se referme... enfin. Nicolas bat lentement des paupières, claquant sa langue sur son palais tentant de retirer l'arrière-goût amer qui y naît. Il lève ses yeux et reconnaît le visage de Huo... qui tire la gueule. Peut-être que si Nicolas arrivait à ressentir quoique ce soit à ce moment, il aurait eu un sourire, avant qu'il ne s'efface en se souvenant du spectacle qu'il offrait à son frangin. Son frère... Mais non. A la place il le regarda traverser la pièce sans comprendre ce qu'il cherchait à faire quand la lumière du jour inonda de nouveau la pièce, brutalement. Il émit un borborygme immonde, gras à cause des glaires dans sa gorge, aussi bref et plaintif que celui d'un animal cerné. Il se recula tant et si bien qu'il heurta le mur derrière lui, les bras tendus devant tentant de bloquer le soleil.

Doucement, il tenta de poser de nouveau ses yeux vitreux et rougis sur Huo. Celui-ci fait un pas, s'approchant assez pour bloquer un minimum la lumière alors il baisse les bras... Il a l'air d'être plongé dans un halo. Nicolas penche la tête sur le côté. Non, ce n'est pas une hallucination... enfin... même moi je ne suis plus très sûr. Nicolas... Le fantôme de ce qui aurait pu être ton frère te demande ce que tu as fait.

Il penche la tête de l'autre côté, pesant chaque mot, cherchant la signification de l'ensemble. Ce qu'il avait fait... Il se retourne, ayant une vue sur ses oreillers plus si blancs. Il tend sa main, faisant tanguer le reste de son corps mais il arrive à rester assis... Très lentement, il tend son corps vers la table de chevet ; des articulations grincent, certaines claquent. Ses doigts tapotent la table comme s'il était aveugle. Son cendrier plein à craquer rejoint le sol, une cuiller saute sur place à cause d'un mouvement trop brusque, il manque de renverser son pot de verre rempli d'étoiles multicolores en origami, puis, enfin, il arrive à atteindre ce qu'il cherchait.

Et c'est toujours avec cette lenteur infinie que Nicolas se redresse, hébété, à peine anesthésié de la douleur que lui procure chaque geste mais tout à fait de sa pensée et de ses émotions. Ce n'est qu'une fois de nouveau en position assise qu'il arme son index, tapotant sur l'écran, battant furieusement des paupières ou les ouvrant en grand selon ce que l'intensité de la lumière lui permettait de faire. Une fois qu'il eut confirmation de ce qu'il cherchait, il hocha la tête. :

-Hm. Oui. J'ai oublié. Mon réveil. Hier.

Il fixa un long moment le mur blanc face à lui. Quelque part, une partie de lui pensait que c'était pas bien d'oublier son réveil... celle aux commandes n'arrivait pas à se persuader que cela avait de l'importance. Et puis il sursauta. Mince ! C'est vraiment Huo qui est là en fait. :

-Bonjour. dit-il en souriant sans émotion.



#   Sam 17 Juin 2017 - 14:35

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Il me fait peur. Pas dans le sens où il est dangereux, dans celui où je ne comprends pas ce qui lui est arrivé. J'ai vu assez de mecs drogués dans ma vie pour en reconnaître un. Et comme cette fois avec Aoi, ça me fait presque mal d'être capable de reconnaître cet état aussi vite chez les autres. Je me déteste un peu pour ça mais je sais très bien à quoi ressemble un squat de camés et là sa chambre y ressemble beaucoup trop.

Il n'a même pas l'air de réagir réellement à ma présence. Enfin si il se redresse un peu pour tatonner sur sa table de chevet. Je frémis quand il renverse une cuillère en plus de son cendrier. Je ne sais même pas comment réagir. Lui hurler dessus ? Le traîner à l'infirmerie ? Lui poser des questions ? Je suis juste figé là et je le regarde en repoussant mon envie de l'attraper par le bras pour le secouer.

Ses mouvements sont trop lents, imprécis et tremblant. Il allume son téléphone. C'est irréel. Je suis en train de faire un cauchemar. C'est pas possible autrement.

— J'ai l'impression que ça doit faire un moment que tu ne t'es pas réveillé, Nico.

Je me mords la lèvre, expire brutalement. J'ai la tête vide.

— Me sers pas ce sourire. Arrête de me prendre pour un imbécile.

Je fais quoi ? Je fais quoi, putain ? J'peux pas le laisser là comme ça. Je m'approche un peu et m'assois sur le lit à côté de lui.

— Tu n'as pas répondu à ma question. Mais je peux t'en poser une autre si tu préfères. Depuis combien de temps tu te piques ?

Un geste vague vers son bras. J'pensais pas qu'il était assez con, ou assez mal, pour en arriver là. Je savais que ça allait pas, on le savait tous un peu, mais j'ai pas compris à quel point. Est-ce que c'est trop tard ?


#   Sam 17 Juin 2017 - 17:40

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Nicolas pince ses lèvres quand il lui dit d'arrêter de sourire... Mais pourquoi ? C'est cool sourire non ? Bon ben non, ne sourions pas. Donnons au peuple ce qu'il veut hein. Par contre ça va être compliqué d'arrêter de le prendre pour un imbécile... Il ne pense pas avoir fait ça. Si ? Nicolas prend une inspiration. Le trop plein d'oxygène fait des étoiles dans ses yeux. Il sait pas.

Quand Huo s'assoit près de lui, il se tend. Il sent doucement le down qui approche ; il allait avoir de nouveau faim, il allait de nouveau avoir soif, il allait ressentir la fatigue, sa peine et son désespoir et la dernière chose qu'il voulait c'est que son frangin en soit témoin. Quand ce dernier fait un geste vers lui, avec ses mains, Nicolas lève les siennes, près à parer de peur qu'il ne le touche. Je veux pas. A sa question, sa tête tombe mollement sur son torse pour qu'il puisse voir le creux de ses coudes... La croûte cicatrisait mal... Il avait du encore se gratter dans son sommeil. :

-J'me pique plus. marmonne-t-il. C'était... avant. Quand j'étais à l'héroïne.

Avant, parce qu'il ne se souvient plus qu'il avait essayé en avril. Ça lui plaisait beaucoup d'ailleurs, le seul inconvénient c'était qu'il ressentait mieux les effets en se l'injectant. Il y avait donc plus de risques que quelqu'un voit l'état de ses bras. :

-J'ai pas ce problème. Avec la meth. Ou le canna.

Ou les autres... Combien déjà ? Il ouvrit sa main puis la referma, d'un coup, une colère subite s'emparant de cette partie de son corps et de sa voix. :

-QU'EST-CE QUE TU VIENS FOUTRE ICI ?!

Et tout aussi intensément, une tristesse profonde s'empara de ses entrailles. Sa main se desserra pour aller effacer les deux grosses larmes qui roulaient sur ses joues. Il tourna la tête vers Huo, sourit l'espace d'une seconde avant de se rappeler que non, il n'avait pas le droit de sourire... Alors il laissa de nouveau tomber ses bras et fixa le mur blanc face à lui. :

-Non. J'hallucine. Je crois. T'es pas là.

S'il était là, il aurait ressenti la colère de Huo, pas la sienne. C'est comme ça que ça marche. Même s'il oublie qu'il est Master... c'est forcément une hallucination. :

-Je préfère. Les autres fois. Quand je te vois. D'habitude tu me frappes. C'est mieux.

Ça picote dans sa joue. Comme une vraie bonne droite. Il toussote. :

-Un crochet droit. Un crochet droit. Et j'esquive pas. Crochet droit.



#   Sam 17 Juin 2017 - 19:14

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[HRP : alors déjà ton post m'a mise en PLS grave et ensuite je te déteste d'avoir du chercher "fumer meth" sur mon navigateur. Heureusement que personne regarde mon historique mdr]

Son sourire se fige avant de disparaître. Il a même un mouvement de recul quand je m'approche de lui. J'avais pas l'intention de même le toucher mais il a un mouvement de recul. Il regarde le creux de ses coudes. L'héroïne avant… Mon dieu… J'ai envie de vomir. Il- J'ai déjà vu des camés honnêtement, je sais le genre d'effet que ça peut avoir, je sais à quoi ressemble un addict. Mais voir sur lui, sur mon petit frère. Et il me dit qu'il fume de la meth avec cette voix tellement calme. Comme si c'était normal.

Je sursaute, pris par surprise devant son accès de colère. Merde. Des sautes d'humeur en plus. Putain, je peux pas gérer ça. Je- Il me donne envie de m'enfuir et en même temps de le prendre dans mes bras pour le rassurer. J'ai dépassé le stade de la colère, de l'inquiétude. Je suis juste infiniment vide. Il y a cette impression de tristesse tenace qui ne veut pas partir parce que le voir comme ça me fait presque mal physiquement. Il pleure.

— Je suis réel petit frère.

Il pense que je suis une hallu. C'est vraiment pire que je pensais. Comment j'ai pu ne pas réaliser à quel point ce que j'avais fait l'avait mis mal ? Comment j'ai pu me laisser abuser par cette façade souriante qui me disait "moi, ça va".

— Je- J'm'inquiétais pour toi. J'avais raison de le faire apparemment.

J'ai le coeur qui est remonté dans ma gorge et qui bat dans mes oreilles. Pardonne moi, Nico. Je voulais pas te frapper, pas te faire de mal. J'étais inquiet pour toi, en colère à cause de Matheo. Qu'est-ce qu'il penserait de tout ça ?

— Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu t'inflige ça ?

Oui, pourquoi ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Où est-ce qu'on a foiré ?


#   Sam 17 Juin 2017 - 19:44

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[HRP : Fais gaffe, ça s'trouve t'es sur la liste de la brigade des stup' maintenant 8D ! Alors on dit merci Néo ♥ !]

Il dit qu'il est réel. Nicolas secoue lentement la tête... D'accord, s'il est réel ça veut dire que lui aussi... Merde alors. Il fixe toujours le mur.

Il dit qu'il s'inquiétait. Il fait la moue. :

-Non mais nooon. C'est pas ça. Faut pas faire ça.

Dans sa tête c'est logique. :

-Faut faire comme avant. Crochet du droit.

Il tend son poing devant lui. C'est mou, c'est lent. Ça le fait glousser l'espace d'un instant. Il grattouille sa barbe mal entretenue en l'écoutant. Il lui demande pourquoi il fait ça. Après un long moment de réflexion, à se demander s'il ne se moque pas de lui, il écarquille les yeux. :

-Mais enfin... Parce que c'est normal !

Silence. Les traits de Nicolas s'étirent ; il sourit. Un sourire fou. Bientôt suivi d'un rire qui le secoue d'abord, des pieds à la tête, avant d'éclater dans sa gorge. C'est ce qu'on fait aux monstres ; on les anesthésie ou on les euthanasie, c'est selon. Nicolas avait la décence de faire ça dans son coin,

Mais rire l'épuise. Il s'arrête d'un coup. Brutalement. :

-T'aurais vu ta tête. C'était drôle. Ça faisait longtemps. Faut que j'en fasse une.

Il tendit de nouveau son corps vers la table de chevet, la main tremblante, et s'empara d'une bande de papier jaune. Il fit un nœud étrange, hésitant, la toux l'empêchant de faire son étoile correctement. :

-Dis-moi. Tant que t'es réel. Est-ce que tu me hais ?



#   Dim 18 Juin 2017 - 0:19

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Je pince les lèvres. J'arrive même pas à réaliser que c'est lui, qu'il dit ça. Comment tu voudrais que je m'inquiète pas ? Comment je suis censé ne pas m'inquiéter quand t'es dans cet état ? Je sais que c'est pas vraiment lui, que c'est surtout la drogue qui parle mais ça fait pas moins mal de le voir comme ça.

Je réalise que j'aurais jamais dû le frapper de cette façon la dernière fois. Parce qu'au final c'était ce qu'il voulait. Et moi comme un imbécile j'ai foncé dans le panneau en me laissant aveugler par ma colère, mon agacement. Comment ça peut être normal pour toi de te détruire comme ça ? Je secoue la tête dans une négation triste.

— Non Nico, te faire du mal c'est pas normal. Même si j'étais en colère j'aurais pas dû te frapper comme ça.

Ne ris pas comme ça. Pas avec cet éclat de folie. Il prend une bande de papier et je me demande ce qu'il fait. Une étoile ? Comme toutes celles emprisonnées dans son bocal ? On n'emprisonne pas les étoiles petit frère, elles sont plus belles dans les yeux des enfants, dans les tiens.

— Je ne te hais pas, je murmure. Tu restes mon petit frère et je t'aime.

Est-ce que c'est ma faute ? Est-ce que c'est pour ça qu'il s'est mis dans cet état ? Dire ça me coûte beaucoup. C'est pas des mots en l'air et je m'inquiète pour lui. Pourtant c'est pas mon genre de dire les choses mais il a l'air d'en avoir vraiment besoin. Qu'on lui rappelle qu'il est pas tout seul, que je tiens à lui et que je suis pas le seul à le faire. Mon dieu, Hamilton va m'arracher la tête avec les dents quand elle apprendra ça.

— Pourquoi tu as pensé que c'était le cas ?


#   Dim 18 Juin 2017 - 1:22

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Nicolas commence à doucement se balancer, comme un enfant, quand il lui dit qu'il aurait pas du le taper. Le down commence à faire son chemin ; il commence à avoir mal aux intestins, il commence à se demander quand est-ce qu'il a mangé la dernière fois... C'était quand, en fait, maintenant ? Il secoue la tête. :

-Si. insiste-t-il comme un gamin entêté. Parce que. Tu m'as dit. Que je lui avais fait du mal. Donc c'est normal. De me faire mal en retour.

Nicolas tripote l'étoile qu'il vient de terminer... Il regarde la belle couleur jaune flamboyante et sourit bêtement. Huo lui dit qu'il ne le hait pas et qu'il l'aime même. Nicolas repose ses bras sur ses cuisses, continuant son léger balancement qui atténue légèrement la douleur qui se diffuse dans son corps. :

-Tu devrais. Me détester. C'est ça qu'il faut faire.

Il emprisonne son étoile dans le creux de ses mains et il souffle à l'intérieur, comme pour attiser une flamme, comme pour encourager le papier à respirer, à vivre la joie à sa place. Il se lève difficilement, trébuche et se cogne au mur le plus proche. Il ne se redresse pas, il reste là où il a atterri... C'est-à-dire assez proche du bocal d'étoiles pour plonger la petite dernière à l'intérieur.

Nicolas tourne vaguement la tête vers Huo quand il lui demande pourquoi il pensait qu'il le détestait. Nicolas hurle d'un coup. :

-JE T'AI DIT QUE C’ÉTAIT NORMAL !

Puis il sursaute, comme si même lui, il ne s'y attendait pas. Il amène ses mains à son visage qu'il tapote. :

-Attention. Sinon mon nez va tomber.

Il repose ses yeux gris ternes sur son frangin et un sourire d'enfant illumine son visage pourtant émacié et sale. Il se relève, tangue à nouveau, tombe à genou devant Huo toujours assis sur son lit. Nicolas a un mouvement ; pendant un instant, on a l'impression qu'il va poser ses mains sur les genoux du Master Feu... et finalement non, il les repose à terre, le regard toujours fixé sur lui, le sourire trop étendu pour être vraiment naturel. :

-Tu sais mon secret ? Tu sais ? fait-il comme pris d'une soudaine fièvre. Quand je suis là, y'a toujours tout qui va de travers. Tu vois pas ? J'étais là, y'avait la Miss qu'était malheureuse et je savais pas pourquoi, y'avait Aria qui était enceinte je sais même pas de qui et j'ai rien pu faire pour les aider. J'étais juste là et c'était le bordel. Et ma mère aussi, quand j'étais en France, j'étais là et c'était le bordel. Et je suis venu à Terrae et pouf ! Elle ne regardait plus la télé, elle est tombée amoureuse à nouveau et elle a eu un bébé.

Il s'arrête, haletant. Il prend une grande inspiration avant de continuer. :

-Et puis Mathéo... Je l'aime tu sais ? Je l'aime vraiment vraiment. Il est si beau, si doux, si intelligent. Quand il me parle, j'ai l'impression d'être un être humain, que j'ai pas besoin de me battre pour me justifier d'exister... Quand il sourit... j'ai l'impression... de respirer pour de vrai !

Et sans prévenir, de grosses larmes coulent de ses yeux... mais le sourire est toujours là, immense et terrifiant. L'eau tombe sans cesser, comme un torrent, comme une cascade ininterrompue. :

-J'ai du croire je sais pas mais j'ai du croire qu'il m'aimait aussi, c'est peut-être à cause de mes pouvoirs de Sensitif, j'avais pas tant bu que ça mais je me suis peut-être pas rendu compte que ça venait de moi mais... comme je croyais... je voulais... essayer de rendre quelqu'un heureux ! Au moins lui ! Au moins quelques heures !

Il renifle et se rend soudain compte qu'il est triste. Il est vraiment triste en fait. Beaucoup trop triste. Oh non. Déjà ? Oui. Je dois prendre ma dose. Devant lui ? Je sais pas !... Fais quelque chose ! Je prends la place aussitôt à la douleur m'étreint. Je suis assis à genoux mais si mal installé que je ne sens plus mes pieds mal irrigués. Mon regard a du s'éteindre d'un coup, mais j'ignore l'éventuelle réaction de Huo pour essuyer mes joues. Une migraine incommensurable me martèle le crâne comme cent chevaux au galop. J'ai faim, j'ai soif, je suis fatigué et plus que tout, j'ai envie d'être seul pour méditer le fait que je ne suis qu'une erreur de la nature.

Alors je baisse la tête et reprend le fil de la conversation. :

-Mais ça aussi... ça a foutu le bordel.

Inspiration. :

-Laisse-moi tranquille.

Je relève la tête, les yeux d'acier en fusion, et je gronde. :

-Sors !



#   Dim 18 Juin 2017 - 12:58

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Pourquoi ? Comment ? Je comprends pas ce qu'il s'est passé. Nico était un garçon adorable, mis peut-être que c'est là le problème ? Il a pas supporté de penser qu'il avait fait quelque chose de mal ? Qu'il avait blessé quelqu'un ? Je regarde vaguement la petite étoile jaune en origami. Je me mords la lèvre, retiens une exclamation de douleur tellement elle est sensible à force de faire ça. Je secoue encore la tête.

Je ne mentais pas. J'aime beaucoup Nico, comme le petit frère que j'ai jamais eu et que je veux protéger, même si c'est de lui-même. Si j'ai réagi aussi violemment après cette histoire avec Matheo c'est parce que j'étais surtout déçu. Nico est meilleur que moi, il fait pas souffrir qu'il aime. Ou du moins, je le pensais. Je retiens un mouvement de recul quand il hurle encore. Il est tellement instable, j'ai peur de ce qu'il risque de faire.

Un instant je pense qu'il va poser ses mains sur mes cuisses mais finalement il s'asseoit juste par terre en face de moi. Ca fait mal. Ca me fit tellement mal de l'entendre dire ça. J'ai envie de le toucher, de le prendre dans mes bras pour le rassurer et lui dire que c'est faux, que jamais personne a pensé qu'il amenait du malheur à qui que ce soit. Et Matthy… A quel point j'ai pu me tromper en pensant qu'il l'aimait pas.

C'est peut-être, même surement les substances qui parlent aussi mais il est triste, il pleure. Et moi je ne bouge pas pour essuyer ses larmes alors qu'il essaye de sourire comme si tout allait bien. Mais il pleure.

— Il t'aime, je souffle doucement. Je sais qu'il t'aime énormément.

Mais tu es parti au matin et ça lui a brisé le cœur. C'est ce que tu n'as pas compris. On ne donne pas son cœur pour faire croire qu'on le reprend juste après petit frère, ça ne marche pas comme ça. Je m'avance un peu, m'apprête à le toucher doucement mais il relève les yeux vers moi, gronde comme un animal en me demandant de sortir.

— Non. Hors de question. Je te laisse pas tout seul alors que t'es dans cet état.

J'ai déjà mal par avance avec ce qu'il va devoir traverser mais c'est même pas une alternative de rester dans cette situation.

— T'as besoin d'aide. Je vais pas te laisser continuer de te foutre en l'air comme ça. Faut que tu te soignes, que tu prennes soin de toi, et visiblement t'arrives pas à le faire tout seul.


#   Dim 18 Juin 2017 - 16:10

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Je n'ai pas entendu ce qu'il a soufflé... mais ça n'a aucune importance. C'est trop tard. se lamente Nicolas au creux de lui-même, tentant de garder son calme. C'est trop tard. C'est trop tard. C'est trop tard. Une litanie si douloureuse qu'elle accentue mon agacement. J'ai compris que je ne servais qu'à faire du mal okay ? J'ai compris que je comprenais rien aux sentiments. J'ai compris que le dieu qui distribuait les pouvoirs à Terrae, s'il y en avait un, s'était surtout chargé de me punir en faisant de nous un Sensitif. Alors pourquoi une partie de nous s'entête à souffrir autant ? Certes, nous le méritons. Mais à le ressasser, j'ai compris une chose ; Nicolas nous menait à notre perte. Je m'en fous. Je m'en fous ! Mais pas moi... Je suis destiné à survivre quoi qu'il m'en coûte, quitte à user de cette violence et de cette haine qui nous habite et qui nous hante. Mais de l'aide... De l'aide ?! Pour vous emmener dans le cercle infernal que s'est créé Nicolas ?! :

-Je ne suis jamais seul. C'est ça le problème...

Sous la critique sous-jacente que j'adressais à tout ceux qui s'entêtait à nous aimer sans rien connaître de nous, il y avait aussi cette vérité ; Nicolas s'était créé une petite collection de masques, certains plus puissants que les autres. Moi, j'étais quelque chose de plus profond. Moi, j'étais né des véritables émotions qui l'avaient traversé et le traversaient encore parfois. J'étais plus fort, tout aussi perdu que lui, mais plus fort.

Alors que la faim nous tiraillait, que la soif rendait toute douleur insupportable et que j'étais bien incapable de le repousser dans cet état. Mes mains contractées s'emparent de mon t-shirt que j'étire, m'imaginant qu'il s'agit de mes entrailles que je déchire pour étouffer mon supplice. Et ça me frappe aussi sûrement qu'un coup de couteau.

J'ai l'impression que mon cerveau va imploser ; j'ai des images qui dansent devant mes yeux, des mauvais souvenirs ainsi que des créations totalement factices. Je le sais bien. Mais tout mon être est persuadé que c'est la vérité. On me hait. On nous hait. Quoi que l'on fasse, où que l'on soit. Mon souffle s'accélère et je transpire comme lorsque je courrais dans les bois. Les bois nous manquent. Même l'odeur du sang qui moisit dans les recoins. Même la vision de la décrépitude qui nous entourait. Au moins, à cette époque, ce n'était pas nous. Maintenant, c'est moi qui murmure en boucle. :

-Sors. Sors. Sors. Sors.

J'aimerais le faire mais j'en ai pas la force et j'ai peur. J'ai peur des autres dehors et de leurs yeux, de leurs poings et de leurs corps. Des bouts de chair qui déambulent et que je dois m'efforcer de comprendre sans me connaître vraiment. Ah... AH ! Je pleure encore, les dents serrées, j'ai juste envie que tout s'arrête ! Mais je ne veux pas mourir ! Je veux que le Vide nous étouffe ! Je veux souffrir ! Je ne veux pas souffrir ! Qu'est-ce que je fais ? :

-S'il-te-plaît sors. murmurais-je.

Je suis juste... tellement...fatigué... Le flot d'images se réduit et mes yeux se ferment. Ne venais-je pas de me réveiller ? Et si je dormais maintenant, sans prendre ma dose, mon sommeil allait être terrible... terrifiant... j'ai peur. Je crois que j'ai peur. Le Loup Noir ne devrait pas avoir peur. Je tombe en avant. J'étais trop fatigué. Je sombre dans un sommeil lourd.



#   Dim 25 Juin 2017 - 0:01

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Sa réponse vague m'inquiète encore plus. Qu'est-ce qu'il veut dire par là ? Il veut parler de ses hallus ? Ou c'est autre chose ? J'ai peur Nico. J'ai très peur pour toi parce qu'un état aussi instable c'est osciller entre folie auto destructrice et rire hystérique. Pour moi, au delà de l'aspect drogue, c'est surtout un signe qu'il aurait dû se faire aider mais qu'il a trop bien caché son état pour qu'on s'en rende compte. Et ça, ça fait mal. On se construit tous un peu des murs, des façades, parce qu'être brisé c'est pas si rare à Terrae malheureusement. Mais justement ! C'est aussi pour ça qu'on est censé savoir mieux le voir chez les autres.

Je secoue la tête devant son insistance à me faire sortir. Je peux pas. Je peux pas faire ça en le voyant comme ça. S'il fait- Je sais pas ce qu'il risque de faire. Ce que je vois c'est qu'il s'est enfermé dans une spirale destructrice parce qu'il a l'air d'estimer qu'on doit le punir. Je sais même pourquoi il pense ça mais putain c'est douloureux. Je peux pas sortir. J'ai peur qu'il fasse une connerie, une overdose, je sais pas.

Il est incohérent, ses mains tremblent et il pleure encore. Il a l'air totalement au bout du rouleau. Nico, petit frère… Où est-ce que j'ai échoué ? Dis moi comment je peux réparer ça. Comment je peux te rafistoler ? Il s'endors finalement d'un coup et je secoue la tête. Je suis triste au delà des mots. Je le soulève doucement pour le reposer sur le lit et l'allonger, passe ma main sur son front.

— Je vais faire quelque chose pour ça, xiaodi. C'est juré. Je sais pas encore quoi et tu vas surement me détester pour m'insérer dans tes décisions comme ça mais tu me- Tu nous laisses pas le choix. Je peux pas te regarder faire ça sans réagir.

Je souris faiblement, effleure ses cheveux. Parfois, je préfèrerai revenir à celui que j'étais avant. Quand rien n'importais autant que moi. Tenir aux autres c'est parfois bien trop douloureux. Et moi… Je sais pas quoi faire. Je- Faut que je vois Aoi. Je-

Je sors de la chambre aussi discrètement que je peux, referme la porte. La trajet jusqu'à la maison est flou. Heureusement qu'elle est là aujourd'hui. Je referme la porte d'entrée et fonce vers elle pour l'enlacer étroitement. J'ai mal Princesse. Et cette fois c'est pas sûr que tous tes pouvoirs puissent y faire grand chose mais j'ai besoin de toi.


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Grandir, ça craint. || Nico

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