Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Comment dit-on dans ces cas là ? Ha oui, bienvenue.
Dim 18 Juin 2017 - 18:16
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Ha, zut.
Tout en essayant de manœuvrer mon fauteuil roulant au milieu d'un tas de gravier, je me fis la réflexion que ça n'aurait été plus mal de demander avant à Chris s'il était disponible pour une séance d'entrainement. Visiblement non, puisque, exceptionnellement, il ne se trouvait pas dans sa cabane ni dans son petit jardin, et j'ai l'interdiction formelle de m'approcher de ses fleurs lorsqu'il n'est pas là. Ce qui est passablement très injuste. Je veux bien que la première fois n'ait pas été un franc succès, mais on ne peut que me complimenter pour mes progrès. Enfin, les fleurs de mon maître sont sacrées, j'ai bien compris.
Agacée que ce fauteuil ne veuille pas avancer, je finis par souffler doucement et écarter les pierres de mon passage. Quelle idée aussi de sortir alors que la réparation de mon fauteuil tout terrain n'est pas finie... Je respire l'air chaud du début de l'été. Ha, peut-être pour ça. Comment ils disent déjà ? Sociabiliser ? Sortir ? Un petit rire moqueur m'échappe. Il m'arrive de faire la taupe dans ma chambre pendant des semaines, tant que je ne tombe pas en pénurie de vis ou de matériel en tout genre...
Mais bon, vu que je suis venue ici pour m'entraîner...
Je me cale à l'ombre, proche de l'entrée, remonte mes cheveux blancs en une queue de cheval (il fait VRAIMENT chaud, et cette épaisseur capillaire n'est clairement pas à mon avantage) et laisse mon regard vagabonder sur les fleurs. Fleurs que je finis par faire lentement pousser et s'enrouler autour de mon fauteuil et de mes bras. Je relâche mon attention et décide de faire voler quelques cailloux. Sincèrement ? Je préfère les cailloux. Je reproduis cette défense qui m'a tant aidé en modelant la pierre autour de mon tatouage. Protéger la peau, toujours. Est ce que ça serait efficace contre un coup de soleil, vous pensez ?
Mon regard dérive ensuite jusqu'à la porte.
Mon cœur se serre un peu. De nostalgie, loin de moi de ressentir une quelconque tristesse. Depuis combien de temps déjà ai-je franchis ces portes pour la première fois ? Quelle détresse sommeillait au fond de moi à ce moment là... Je ne m'en souviens que rarement. Mes peines ne sont plus pour moi les fardeaux qu'elles étaient. Je prends à nouveau ma respiration, une de mes jambe commençant à me lancer.
J'ai changé. Je suis entrée sur mes deux jambes, debout.
Et damn, je ne regrette rien.
Un mouvement me signale une silhouette et je m'approche un peu. Ho.
Hoooo.
Il semblerait qu'il y ait un nouvel arrivant.
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Mer 21 Juin 2017 - 16:03
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« Comment dit-on dans ces cas là ? Ha oui, bienvenue. »
Combien de temps ou d’années, étaient passés exactement depuis l’instant où j’avais cessé de grandir intérieurement ? Hein ? …Bien que je savais que je ne devais pas me torturer ainsi, je savais qu’il était grand temps que je grandisse et que je prouve à mon horrible père que son petit garçon ne sera plus son jouet. Pourtant, c’était parce que je me retrouvais seul dans cette salle de bain que toutes mes idées noires qui me tuait lentement et m’étouffait petit à petit face à ce miroir. Je m’accrochais à ce rêve idyllique et éphémère comme si c’était une bouée, comme si c’était mon dernier espoir pour ma survie. J’étais à bout de nerfs et mes larmes continuaient malgré elles de s’écouler sur mes joues, j’étais épuisé moralement et voir même physiquement. Cette journée qui avait tout pour plaire en vue des beaux rayons de soleil, cette matinée ensoleillée virait de plus en plus au cauchemar… Mon ventre se tordait tellement dans tous les sens que ça m’en donnait la nausée et des vertiges par-dessus le marché. Pourtant, rien qu’en jetant un coup d’œil dans mes affaires, n’y trouvant le bonheur que dans une cigarette à l’odeur plutôt mentholée, il y avait bien quelque chose qui arrangeait un peu la situation, le seul souvenir qui est capable de me faire pousser des ailes et soulever des montagnes à la fois. Le temps semblait si long pour devoir prendre ma douche, m’habiller et me diriger vers cet endroit qui me terrifie et me fascine à la fois… Encore plus long aussi quand je me devais de suivre le chemin pour me mettre en direction de cette porte. Diable que le regard des autres personnes inconnues m’agaçaient, j’avais l’impression d’être un animal de foire, un nouveau jouet pour amuser la galerie et ces personnes me déplaisaient déjà, celles qui se cachaient derrière les fenêtres de l'immense batisse. Le temps semblait si long que j’avais l’impression que les secondes ne passaient pas, que le temps se jouait de moi…  Et encore aujourd'hui, j’avais l'impression que mes blessures et le mal ne se guériront jamais avec le temps aussi. J’avais abandonnée l’idée de compter les minutes voire les secondes qui passaient, je ne me souvenais plus de la date exacte à vrai dire, quand toute cette machination machiavélique avait commencé, je voyais mon terrible paternel constamment tous les jours que ma folie gagnait du terrain dans ma tête, jusqu’à lentement me rendre dingue… La montre que j’avais au poignet gauche n’indiquait pas plus tard que midi, tout en me sentant nerveux, je finissais par secouer ma tête négativement, passant lentement une main sur mes paupières avant de me mettre à soupirer soudainement. Tout en marchant droit devant moi, je finissais par croiser le regard d’une fille, cette fille qui me dévisageait déjà. Cette pointe de bonheur dans son regard me faisait déjà frissonner de l’intérieur, égayant un peu ma journée pour quelques heures, tout au moins. Même si je savais que ce bonheur ne serait que de courte durée, vu mon naturel penchant vers une froideur et un état aussi insensible qu’une armoire à glace... « Pardon, mais je crois que j’suis un peu perdu, tu peux m’aider, s’il te plait ?  »   Cette innocence à en faire pâlir plus d’un tandis que moi, je m’amusais comme une enfant à jouer au jeu du chat et de la souris avec elle. Tant de politesse de ma part et j’étais prêt à parié que si je me mettrais à lui sourire d’une façon indécente, elle finirait aussitôt par rougir.  « Pour commencer, je ne sais pas trop où je dois me rendre, ni ce que je dois faire exactement… Tu n’aurais pas une vague idée ? » Lui disais– je d’une voix plus docile tandis que je posais mon regard dans le sien, avec une pointe d’amusement et de tendresse dans le regard, faisant preuve d’une agréable sympathie, juste pour épater la galerie alors que je ne suis rien d’autre que le grand méchant loup dans une bergerie…
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It's only You and I.
Les ténèbres à la rencontre de la lumière, la perfection et le chaos, c'est tout ce que je crains, tout ce que je veux, tout ce dont j'ai besoin.  ▬ Parfois, il est plus sage de rester dans les ténèbres que d'être aveuglé par la lumière. Je te hais, cruel destin.
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Mer 21 Juin 2017 - 20:15
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Ce qui marqua en premier mon regard fut sa peau extrêmement pâle.
Ou alors était-ce le contraste avec ses cheveux et ses vêtements sombres qui me donnait cette impression ? Non, il était forcément pâle, puisqu'il faisait chaud, et la chaleur fait -normalement- naturellement rougir. Hors, pas de trace de cela sur son visage, plutôt efféminé d'ailleurs. Il me fait un peu penser à ces stars coréennes qui ont toutes fait de la chirurgie esthétique vous savez ! Evidemment, ça le rend beau, mais... Plastique ? Ho, Isis, tu deviens vilaine, depuis quand tu juges au faciès ?! Mais quand même, le noir en été, il est fou ce gars.
Bref, il était pâle, et troué de partout aussi. Un trait physique que j'apprécie, les tatouages et les piercings étaient monnaie courante au cirque. Je ne peux d'ailleurs pas empêcher un sourire en discernant un tatouage sur lui. Sur le bras, on va devenir amis vous croyez ? Mouais, ça pourrait tout aussi bien venir de la mafia. Ho d'ailleurs, plus il approche plus il me paraît grand. Et je suis sûre que ça ne vient pas uniquement de ma position assise dans ce fauteuil.
Il semble me remarquer et d'un coup, j'ai l'impression que l'expression de son visage change. Je ne sais pas si c'est l'effet "hooo elle est mignonne cette gamine en fauteuil roulant, faudrait pas lui faire de la peine" ou alors "je cache mon côté trop dark derrière une gueule d'ange". Probablement le second, mais mon gars si c'était ça fallait mieux choisir tes fringues ?
Une baffe mentale me rappelle à l'ordre. Isis ? Oui, merci, ici la terre, tu sais celle où les gens qui entrent à Terrae ont un passé douloureux et viennent chercher de l'aide ? Oui, celui là même.
Il me demande son chemin d'une façon... Douce ? Agréable ? Limite heureuse ? Un truc cloche avec ce gars ou le master s'est planté dans sa sélection ? Non pas que je me délecterai de son malheur mais, je ne sais pas, j'ai l'impression d'avoir affaire à un très bon acteur, ou dans le meilleur des cas, à un mec qui me prend en pitié pour mon fauteuil roulant. Et si c'est ce dernier cas, mon gars tu t'es trompé sur le genre de nana. Tandis que si c'est le premier, c'est juste affreusement terrifiant.
Enfin, laisse donc de côté ton esprit paranoïaque du détail. Chacun appréhende les nouvelles d'une façon différente. Je réponds à son sourire par le mien, beaucoup plus maternel et mature.

_ Bienvenue ! j'annonce (on commence par les basiques). Tout dépend de ce que tu cherches ici, si tu es venu pour le repos, la force de te battre ou la rédemption.

Heuuuu c'est moi ou aucun de ceux-là n'est un nom de lieu ? Merci moi même pour le cours de philo et le jeu psychologique, on s'en serait passé...
Ho et puis boarf, rien ne m'interdit de jouer un peu, il a l'air sympa. Je lui montre le premier bâtiment avec un geste vague.

_ Et si tu as besoin d'un guide, je suis disponible.

Très drôle, propose lui de faire la course aussi pendant que tu y es, banane.
Je lui tends une main, pour le saluer.
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