Terrae, Une nouvelle ère commence...

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J'aurais voulu venir plus tôt mais la vie {Misao}
Mar 20 Juin 2017 - 20:53
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Est-ce que tout va mal dans ma vie ? J'irai pas jusque là quand même. Mais faut quand même avouer que j'ai eu une semaine un peu chargée. Enfin un mois plutôt. Je résume. Ma mère m'a envoyé une lettre juste avant mon anniversaire. J'ai fini par la lire et lui répondre d'ailleurs. J'en ai un peu honte mais j'en ai pas encore parlé à Aoi. Enfin j'en avais l'intention puis il s'est passé des trucs.

Déjà Aoi et Mitsu se sont battues. Ouais. Battues. Mais pas la petite dispute hein. Genre la baston full power kidétruitou. C'était le bordel. Je me suis retrouvé à en parler avec Ys. Mauvaise idée. Puis comme ça allait encore assez bien j'ai appris que Nico se drogue. Tout seul comme un grand. Je- Quelqu'un peut faire pause ? S'il vous plait ? Les gens sont soudainement devenus fous en fait. Non parce que j'ai l'impression d'être le seul mec sensé dans les parages dernièrement. Sachant ma propension à faire n'importe quoi c'est pas super encourageant de me rendre compte que c'est le monde à l'envers.

Ha oui et Misao est à l'hosto aussi. Apparemment il va encore plus mal que je le pensais. Ou bien le harcèlement a atteint un point insupportable. Je sais pas bien. J'avais de la compassion pour Mitsu à propos de ce vote. Parce que je pouvais très bien me mettre à sa place et voir à quel point ça devait être douloureux. Sauf qu'en fait elle s'est comporté tellement comme une gamine immature ces derniers temps que j'ai juste envie de la prendre entre 4 yeux et de lui dire de plus s'approcher de mes amis.

On reste calme hein. C'est pas comme si Misao avait un grave problème de santé ou qu'il était blessé à cause d'elle. Nan. Il est juste. A l'hosto. Pour une durée indéterminée. Je suis pas encore passé le voir. Pas parce que j'ai honte de lui. Seulement je sais pas quoi lui dire ? J'suis pas quelqu'un qui parle. Et lui… J'ai peur d'empirer les choses ? Mais en même temps je le considère comme un bon ami et peut-être que je peux lui remonter le moral.

Je suis passé rapidement faire un coucou à ma chérie. Apparemment il a droit aux visites mais faut pas le bousculer et être gentil avec lui. C'est quoi ce regard Princesse ? Je sais que tu me juges, ok ? Je peux être sympa quand j'ai envie. Bon on va tenter sa chambre hein. S'il y est pas j'irai voir dans les parties communes. Toc toc toc. Qui est là ? C'est le père noël. J'ouvre la porte doucement et passe la tête à l'intérieur.
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Mar 20 Juin 2017 - 23:44
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Misao devrait aller mieux. Il voit régulièrement la psychologue de l'institut, qui tente de voir avec lui comment travailler sur ses problèmes. Mais Misao est borné : souvent, s'il s'autorise à croire qu'il a effectivement un problème, il finit par se braquer et ne pas vouloir avancer. Parce que c'est trop difficile, qu'il n'a pas l'énergie, qu'il refuse catégoriquement de faire toutes ces choses dégoûtantes. Parfois, il fait des crises de panique à cause de sa présence dans l'hôpital, rempli de germes et de personnes tarées.

Lui n'est pas taré ; il ne va juste vraiment pas bien, et ça, il le sait. Il aimerait pouvoir faire en sorte que ça s'arrête, arrêter les petites voix dans sa tête qui lui rappellent à quel point il est un être humain exécrable. La dernière fois, il lui a semblé croiser la chevelure d'argent de Mitsuki, et il s'est caché, enfui.

Personne n'est venu le voir.

Il ne s'attendait pas spécifiquement à des visites de quelqu'un d'autre que sa soeur, mais ce simple fait amplifie son mal-être. S'il disparaissait, personne ne s'en rendrait compte. Pas même Mathéo et Joyce, qu'il considérait comme ses amis. Maintenant, il ne sait juste pas quoi en penser. Peut-être ne sont-ils pas au courant. Mais comment les préviendrait-il ? Pourquoi le ferait-il, aussi ? Trop compliqué, il ne veut pas avoir à les voir... Alors il préfère penser qu'ils le fuient plutôt que de comprendre qu'il se coupe des autres, il préfère penser que tout est de sa faute plutot que d'être lucide.

Et plus le temps passe, plus Misao reprend des forces. Si avant il ressemblait à un fantôme, il accepte à nouveau de manger, bien qu'il ait perdu pas mal de poids ; si avant il restait prostré des journées entières sur ses consoles portables ou des BD, il arrive à sortir, à parler parfois. Des inconnus souvent, régulièrement, parce qu'il se dit qu'il arrivera peut-être à exister comme ça. Mais sa chambre lui manque, malgré tout ; il se sent enfermé, il veut sortir, il veut revoir le monde. Il a besoin de partir de Terrae, de s'éloigner, il a besoin de sortir de sa tête tout ce qu'il a pu vivre durant les dix dernières années. Ne plus penser scientifiques, ne plus penser labo ; simplement penser baseball, penser jeux, penser histoires merveilleuses ; bien loin du souci que lui cause l'institut et de la douleur qui enfle sans cesse dans sa poitrine.

Maintenant, Misao devrait aller mieux.

Et il va mieux, un peu, parfois, dépendant des moments. Il va mieux lorsqu'il sort, et soudain il se sent à nouveau suffoquer, la gorge compressée, serrée à n'en plus respirer. Ses humeurs vont et viennent ; et ses mains, elles, portent parfois encore les stigmates de sa haine envers lui-même. Il déteste le sang, Misao. Il ne le supporte pas. Alors quand une blessure se rouvre alors qu'il se lave les mains, et qu'il se sent obligé de frotter, frotter encore jusqu'à ce que le sang s'en aille, mais sans comprendre qu'il doit arrêter, sans parvenir à s'en empêcher, l'eau devient à nouveau rouge. Rouge, rouge comme le sang qu'il a versé, rouge comme sa colère, rouge comme le feu dans ses veines.

Il sait que lorsqu'il retrouve l'énergie de s'agiter, de ranger, de nettoyer, il finit par faire une connerie. Et ses calmants n'aident pas. Les médicaments ne font rien. Il se sent juste mal à en crever.

Ce serait tellement simple de se foutre en l'air.
C'est le genre de choses qu'il pense lorsqu'il se rase, et que la lame passe près de sa jugulaire. Il a un moment d'arrêt en se fixant dans la glace, observant sans ciller le tranchant contre sa veine palpitante... Ce serait tellement, tellement simple. La carotide est juste là, énorme, tellement énorme.

"Mais ça va saloper le sol, et j'ai pas passé des heures à nettoyer pour ça, merci bien."

Il voudrait rire, mais il ne rit pas. Il continue à fixer.
Brusquement, il déplace le rasoir.

Il reprend son oeuvre. Il se concentre, comme un enfant à qui on dit de ne pas dépasser hors des traits. Il tourne la tête pour avoir un meilleur accès à sa barbe de quelques jours
Simple.
Il s'applique. Commence à passer sur sa mâchoire...

Quelqu'un toque, et se coupe en sursautant.

—Ah, merde !… peste-t-il en passant une main sur la légère coupure.

Puis il voit le sang. Respire.
Respire.
R e s p i r e.
. . . R  e  s  p  i  r  e.

Il appuie sa main à l'endroit de la coupure et passe une tête à derrière la porte de la salle-de-bain, pour voir qui vient d'entrer. Des cheveux rouges. (Toujours rouges ? Pourquoi rouges ?)

—Huo, souffle-t-il, stupéfait, au point d'en oublier pour quelques secondes qu'il saigne. Puis il se souvient. Ah ! Hm. Attends, je-

Il s'approche maladroitement d'une boîte de mouchoirs pour en attraper un et l'appuyer à l'endroit douloureux. Il voit du rouge, et il a l'impression que ça va le rendre timbré.

—Je me rasais, explique-t-il en suant à grosses gouttes.

Comme si la mousse à raser qui reste sur un tiers de son menton n'était pas assez explicite.
Puis il le regarde. Il sait pas quoi dire. Il aimerait pouvoir se planquer, mais il se ferait juste foutre un coup de pied au cul s'il se rendait encore invisible.

—Qu'est-ce que tu fais là ?

Pas d'animosité. Mais Misao se demande s'il a encore fait quelque chose de mal - il a failli faire quelque chose de mal.
Il n'arrive pas à se dire que c'est simplement pour lui rendre visite qu'il a passé le pas de la porte.
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Mar 4 Juil 2017 - 19:32
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Je piétine un peu devant la porte en entendant du bruit de l'autre côté de la chambre d'hosto. La salle de bain ? Oh merde il est peut-être en train de se douch- Ha bah non en fait… Il a une tête un peu hallucinée, enfin surtout surprise. Je souris en coin en voyant qu'il lui reste de la mousse à raser sur la moitié du menton et une joue. Rigole pas Huo, ça t'est déjà arrivé en plus.

Je fronce un peu les sourcils en remarquant qu'en fait il s'est coupé en se rasant. Mince, il a du déraper quand j'ai toqué. Et à bien y regarder il a pas l'air bien du tout. C'est le sang ? Il me semblait pas qu'il était phobique de ça mais si son histoire avec les scientifiques le travaille autant ce serait pas étonnant que ce genre de chose ait empiré...

— Je me doute que tu te rasais, ouais. Désolé de t'avoir surpris.

Il a même pas pris la peine de se rincer. Il est pas négligé pourtant. Il a même peut-être pris un peu du poids depuis la dernière fois que je l'ai vu. Enfin, physiquement il a l'air bien. Le reste c'est pas sûr mais bon je vais pas l'emmerder je suis juste là pour lui tenir un peu compagnie et qu'il parle à quelqu'un d'autre que son psy.

— Y avait de la lumière et je suis rentré, je fais en roulant des yeux. Je suis venu te voir, tiens.

Je pointe mon index vers son menton.

— Tu devrais nettoyer ça. J'peux appeler une infirmière pour ta coupure s'tu veux.

Pourquoi j'entends Aoi dans ma tête qui me juge en me disant que c'est pas ça être gentil ? Je suis gentil, ok ?! Je suis venu le voir parce que je m'inquiète pour lui et tout ça. Même si visiblement il aurait bien besoin qu'on lui rappelle qu'il est pas tout seul pour poser des questions de ce genre.

Je referme quand même la porte derrière moi et vais m'asseoir sur le lit en attendant qu'il termine. Il a une chambre pour lui tout seul au moins. C'est plutôt cool. J'ai pas trop envie de le bousculer mais je suis tellement nul pour ce genre de trucs. J'sais pas ce qu'on est censé dire à quelqu'un qui a des soucis d'ordre psycho. Je suis pas ce genre de gars.
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Dim 9 Juil 2017 - 18:14
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Misao doit se calmer. Sa respiration brusque et presque immédiatement interrompue par la prise d'air suivante lui donne l'impression qu'il va finir par hyperventiler. Il garde le mouchoir plaqué contre sa joue et dévisage Huo, en se rendant compte que sa réaction a de quoi faire paniquer n'importe qui. Il essaie de respirer, secoue maladroitement mais lentement la tête de droite à gauche à l'attention de son ami. Il ne rajoute pourtant rien ; clairement, il l'a surpris, et il a bien cru qu'il allait s'arracher la moitié de la joue. Il se demande ce que feront les infirmières si elles voient qu'il s'est coupé...

Visiblement, Huo est juste venu le voir. Comme si l'idée ne parait pas assez saugrenue juste comme ça, il faut qu'il en rajoute pour rire. Mais là, Misao n'a pas vraiment envie de rire, et il a l'impression que le sang poisseux qu'il a sur sa main va finir par le contaminer, même s'il ne s'agit que du sien. Peut-être que c'est justement parce qu'il s'agit du sien, au final ?

—Ah, oui, euh... Je vais la nettoyer, attends. N'appelle pas- Enfin, n'appelle personne s'il te plaît.

Il lui fait signe d'attendre un instant dans la chambre et baisse les yeux vers son rasoir en déglutissant. Puis, faisant appel à toute la volonté qu'il lui reste, il prend une longue et profonde inspiration pour terminer de se raser, puis finalement passer son visage sous l'eau. La coupure le picote, c'est désagréable, mais rien qui ne soit pire que ce qu'il a déjà pu se faire. Alors il se contente de s'essuyer le visage et de se frotter longuement les mains avec du savon- Non, il ne doit pas faire ça. Il les frotte, les rince, reprend du savon, en met sur sa plaie. Ca pique encore, mais tout va bien. Il désinfecte. Il ne veut pas appeler l'infirmière, même s'il sait qu'il va paniquer d'ici peu. Il se connaît, après tout.

Une nouvelle fois le visage sous l'eau, puis la tête. Il attrape une serviette éponge pour s'essuyer les cheveux, attrape un mouchoir, puis un deuxième lorsque celui-ci est trempé, pour le coller sur sa joue qui ne daigne pas arrêter de saigner, et finit par revenir dans la chambre. Rasé. Visage trempé. Mais ça va. La crise a pu être évitée.

—Désolé, j'ai un peu… stressé. Tu vas bien ?

En fait, Misao a un moment d'arrêt en le voyant assis sur son lit. Il veut faire une remarque et lui demander de descendre mais se retient, pince même les lèvres pour empêcher l'ordre de s'en échapper. Inspiration. Ca va.

—J'pensais pas que j'verrai ta tête ici, dit-il simplement.

Ce n'est pas un reproche, plutôt une constatation. Personne n'aime voir quelqu'un de malade, encore moins quand il est devenu barge. Et avec sa copine qui travaille à l'hôpital, il a bien dû en entendre parler.

Il s'approche. Refuse finalement de s'assoir sur le lit et attrape le tabouret que les visiteurs ou la psychologue utilisent parfois. C'est assez bizarre d'avoir les places échangées ainsi, mais au moins, il se sent un peu mieux.

Raclement de gorge. Il ne sait même pas ce dont Huo est au courant...
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