Terrae, Une nouvelle ère commence...

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J'aurais voulu venir plus tôt mais la vie {Misao}
#   Mar 20 Juin 2017 - 20:53

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Est-ce que tout va mal dans ma vie ? J'irai pas jusque là quand même. Mais faut quand même avouer que j'ai eu une semaine un peu chargée. Enfin un mois plutôt. Je résume. Ma mère m'a envoyé une lettre juste avant mon anniversaire. J'ai fini par la lire et lui répondre d'ailleurs. J'en ai un peu honte mais j'en ai pas encore parlé à Aoi. Enfin j'en avais l'intention puis il s'est passé des trucs.

Déjà Aoi et Mitsu se sont battues. Ouais. Battues. Mais pas la petite dispute hein. Genre la baston full power kidétruitou. C'était le bordel. Je me suis retrouvé à en parler avec Ys. Mauvaise idée. Puis comme ça allait encore assez bien j'ai appris que Nico se drogue. Tout seul comme un grand. Je- Quelqu'un peut faire pause ? S'il vous plait ? Les gens sont soudainement devenus fous en fait. Non parce que j'ai l'impression d'être le seul mec sensé dans les parages dernièrement. Sachant ma propension à faire n'importe quoi c'est pas super encourageant de me rendre compte que c'est le monde à l'envers.

Ha oui et Misao est à l'hosto aussi. Apparemment il va encore plus mal que je le pensais. Ou bien le harcèlement a atteint un point insupportable. Je sais pas bien. J'avais de la compassion pour Mitsu à propos de ce vote. Parce que je pouvais très bien me mettre à sa place et voir à quel point ça devait être douloureux. Sauf qu'en fait elle s'est comporté tellement comme une gamine immature ces derniers temps que j'ai juste envie de la prendre entre 4 yeux et de lui dire de plus s'approcher de mes amis.

On reste calme hein. C'est pas comme si Misao avait un grave problème de santé ou qu'il était blessé à cause d'elle. Nan. Il est juste. A l'hosto. Pour une durée indéterminée. Je suis pas encore passé le voir. Pas parce que j'ai honte de lui. Seulement je sais pas quoi lui dire ? J'suis pas quelqu'un qui parle. Et lui… J'ai peur d'empirer les choses ? Mais en même temps je le considère comme un bon ami et peut-être que je peux lui remonter le moral.

Je suis passé rapidement faire un coucou à ma chérie. Apparemment il a droit aux visites mais faut pas le bousculer et être gentil avec lui. C'est quoi ce regard Princesse ? Je sais que tu me juges, ok ? Je peux être sympa quand j'ai envie. Bon on va tenter sa chambre hein. S'il y est pas j'irai voir dans les parties communes. Toc toc toc. Qui est là ? C'est le père noël. J'ouvre la porte doucement et passe la tête à l'intérieur.


#   Mar 20 Juin 2017 - 23:44

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Misao devrait aller mieux. Il voit régulièrement la psychologue de l'institut, qui tente de voir avec lui comment travailler sur ses problèmes. Mais Misao est borné : souvent, s'il s'autorise à croire qu'il a effectivement un problème, il finit par se braquer et ne pas vouloir avancer. Parce que c'est trop difficile, qu'il n'a pas l'énergie, qu'il refuse catégoriquement de faire toutes ces choses dégoûtantes. Parfois, il fait des crises de panique à cause de sa présence dans l'hôpital, rempli de germes et de personnes tarées.

Lui n'est pas taré ; il ne va juste vraiment pas bien, et ça, il le sait. Il aimerait pouvoir faire en sorte que ça s'arrête, arrêter les petites voix dans sa tête qui lui rappellent à quel point il est un être humain exécrable. La dernière fois, il lui a semblé croiser la chevelure d'argent de Mitsuki, et il s'est caché, enfui.

Personne n'est venu le voir.

Il ne s'attendait pas spécifiquement à des visites de quelqu'un d'autre que sa soeur, mais ce simple fait amplifie son mal-être. S'il disparaissait, personne ne s'en rendrait compte. Pas même Mathéo et Joyce, qu'il considérait comme ses amis. Maintenant, il ne sait juste pas quoi en penser. Peut-être ne sont-ils pas au courant. Mais comment les préviendrait-il ? Pourquoi le ferait-il, aussi ? Trop compliqué, il ne veut pas avoir à les voir... Alors il préfère penser qu'ils le fuient plutôt que de comprendre qu'il se coupe des autres, il préfère penser que tout est de sa faute plutot que d'être lucide.

Et plus le temps passe, plus Misao reprend des forces. Si avant il ressemblait à un fantôme, il accepte à nouveau de manger, bien qu'il ait perdu pas mal de poids ; si avant il restait prostré des journées entières sur ses consoles portables ou des BD, il arrive à sortir, à parler parfois. Des inconnus souvent, régulièrement, parce qu'il se dit qu'il arrivera peut-être à exister comme ça. Mais sa chambre lui manque, malgré tout ; il se sent enfermé, il veut sortir, il veut revoir le monde. Il a besoin de partir de Terrae, de s'éloigner, il a besoin de sortir de sa tête tout ce qu'il a pu vivre durant les dix dernières années. Ne plus penser scientifiques, ne plus penser labo ; simplement penser baseball, penser jeux, penser histoires merveilleuses ; bien loin du souci que lui cause l'institut et de la douleur qui enfle sans cesse dans sa poitrine.

Maintenant, Misao devrait aller mieux.

Et il va mieux, un peu, parfois, dépendant des moments. Il va mieux lorsqu'il sort, et soudain il se sent à nouveau suffoquer, la gorge compressée, serrée à n'en plus respirer. Ses humeurs vont et viennent ; et ses mains, elles, portent parfois encore les stigmates de sa haine envers lui-même. Il déteste le sang, Misao. Il ne le supporte pas. Alors quand une blessure se rouvre alors qu'il se lave les mains, et qu'il se sent obligé de frotter, frotter encore jusqu'à ce que le sang s'en aille, mais sans comprendre qu'il doit arrêter, sans parvenir à s'en empêcher, l'eau devient à nouveau rouge. Rouge, rouge comme le sang qu'il a versé, rouge comme sa colère, rouge comme le feu dans ses veines.

Il sait que lorsqu'il retrouve l'énergie de s'agiter, de ranger, de nettoyer, il finit par faire une connerie. Et ses calmants n'aident pas. Les médicaments ne font rien. Il se sent juste mal à en crever.

Ce serait tellement simple de se foutre en l'air.
C'est le genre de choses qu'il pense lorsqu'il se rase, et que la lame passe près de sa jugulaire. Il a un moment d'arrêt en se fixant dans la glace, observant sans ciller le tranchant contre sa veine palpitante... Ce serait tellement, tellement simple. La carotide est juste là, énorme, tellement énorme.

"Mais ça va saloper le sol, et j'ai pas passé des heures à nettoyer pour ça, merci bien."

Il voudrait rire, mais il ne rit pas. Il continue à fixer.
Brusquement, il déplace le rasoir.

Il reprend son oeuvre. Il se concentre, comme un enfant à qui on dit de ne pas dépasser hors des traits. Il tourne la tête pour avoir un meilleur accès à sa barbe de quelques jours
Simple.
Il s'applique. Commence à passer sur sa mâchoire...

Quelqu'un toque, et se coupe en sursautant.

—Ah, merde !… peste-t-il en passant une main sur la légère coupure.

Puis il voit le sang. Respire.
Respire.
R e s p i r e.
. . . R  e  s  p  i  r  e.

Il appuie sa main à l'endroit de la coupure et passe une tête à derrière la porte de la salle-de-bain, pour voir qui vient d'entrer. Des cheveux rouges. (Toujours rouges ? Pourquoi rouges ?)

—Huo, souffle-t-il, stupéfait, au point d'en oublier pour quelques secondes qu'il saigne. Puis il se souvient. Ah ! Hm. Attends, je-

Il s'approche maladroitement d'une boîte de mouchoirs pour en attraper un et l'appuyer à l'endroit douloureux. Il voit du rouge, et il a l'impression que ça va le rendre timbré.

—Je me rasais, explique-t-il en suant à grosses gouttes.

Comme si la mousse à raser qui reste sur un tiers de son menton n'était pas assez explicite.
Puis il le regarde. Il sait pas quoi dire. Il aimerait pouvoir se planquer, mais il se ferait juste foutre un coup de pied au cul s'il se rendait encore invisible.

—Qu'est-ce que tu fais là ?

Pas d'animosité. Mais Misao se demande s'il a encore fait quelque chose de mal - il a failli faire quelque chose de mal.
Il n'arrive pas à se dire que c'est simplement pour lui rendre visite qu'il a passé le pas de la porte.



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#   Mar 4 Juil 2017 - 19:32

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Je piétine un peu devant la porte en entendant du bruit de l'autre côté de la chambre d'hosto. La salle de bain ? Oh merde il est peut-être en train de se douch- Ha bah non en fait… Il a une tête un peu hallucinée, enfin surtout surprise. Je souris en coin en voyant qu'il lui reste de la mousse à raser sur la moitié du menton et une joue. Rigole pas Huo, ça t'est déjà arrivé en plus.

Je fronce un peu les sourcils en remarquant qu'en fait il s'est coupé en se rasant. Mince, il a du déraper quand j'ai toqué. Et à bien y regarder il a pas l'air bien du tout. C'est le sang ? Il me semblait pas qu'il était phobique de ça mais si son histoire avec les scientifiques le travaille autant ce serait pas étonnant que ce genre de chose ait empiré...

— Je me doute que tu te rasais, ouais. Désolé de t'avoir surpris.

Il a même pas pris la peine de se rincer. Il est pas négligé pourtant. Il a même peut-être pris un peu du poids depuis la dernière fois que je l'ai vu. Enfin, physiquement il a l'air bien. Le reste c'est pas sûr mais bon je vais pas l'emmerder je suis juste là pour lui tenir un peu compagnie et qu'il parle à quelqu'un d'autre que son psy.

— Y avait de la lumière et je suis rentré, je fais en roulant des yeux. Je suis venu te voir, tiens.

Je pointe mon index vers son menton.

— Tu devrais nettoyer ça. J'peux appeler une infirmière pour ta coupure s'tu veux.

Pourquoi j'entends Aoi dans ma tête qui me juge en me disant que c'est pas ça être gentil ? Je suis gentil, ok ?! Je suis venu le voir parce que je m'inquiète pour lui et tout ça. Même si visiblement il aurait bien besoin qu'on lui rappelle qu'il est pas tout seul pour poser des questions de ce genre.

Je referme quand même la porte derrière moi et vais m'asseoir sur le lit en attendant qu'il termine. Il a une chambre pour lui tout seul au moins. C'est plutôt cool. J'ai pas trop envie de le bousculer mais je suis tellement nul pour ce genre de trucs. J'sais pas ce qu'on est censé dire à quelqu'un qui a des soucis d'ordre psycho. Je suis pas ce genre de gars.


#   Dim 9 Juil 2017 - 18:14

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Misao doit se calmer. Sa respiration brusque et presque immédiatement interrompue par la prise d'air suivante lui donne l'impression qu'il va finir par hyperventiler. Il garde le mouchoir plaqué contre sa joue et dévisage Huo, en se rendant compte que sa réaction a de quoi faire paniquer n'importe qui. Il essaie de respirer, secoue maladroitement mais lentement la tête de droite à gauche à l'attention de son ami. Il ne rajoute pourtant rien ; clairement, il l'a surpris, et il a bien cru qu'il allait s'arracher la moitié de la joue. Il se demande ce que feront les infirmières si elles voient qu'il s'est coupé...

Visiblement, Huo est juste venu le voir. Comme si l'idée ne parait pas assez saugrenue juste comme ça, il faut qu'il en rajoute pour rire. Mais là, Misao n'a pas vraiment envie de rire, et il a l'impression que le sang poisseux qu'il a sur sa main va finir par le contaminer, même s'il ne s'agit que du sien. Peut-être que c'est justement parce qu'il s'agit du sien, au final ?

—Ah, oui, euh... Je vais la nettoyer, attends. N'appelle pas- Enfin, n'appelle personne s'il te plaît.

Il lui fait signe d'attendre un instant dans la chambre et baisse les yeux vers son rasoir en déglutissant. Puis, faisant appel à toute la volonté qu'il lui reste, il prend une longue et profonde inspiration pour terminer de se raser, puis finalement passer son visage sous l'eau. La coupure le picote, c'est désagréable, mais rien qui ne soit pire que ce qu'il a déjà pu se faire. Alors il se contente de s'essuyer le visage et de se frotter longuement les mains avec du savon- Non, il ne doit pas faire ça. Il les frotte, les rince, reprend du savon, en met sur sa plaie. Ca pique encore, mais tout va bien. Il désinfecte. Il ne veut pas appeler l'infirmière, même s'il sait qu'il va paniquer d'ici peu. Il se connaît, après tout.

Une nouvelle fois le visage sous l'eau, puis la tête. Il attrape une serviette éponge pour s'essuyer les cheveux, attrape un mouchoir, puis un deuxième lorsque celui-ci est trempé, pour le coller sur sa joue qui ne daigne pas arrêter de saigner, et finit par revenir dans la chambre. Rasé. Visage trempé. Mais ça va. La crise a pu être évitée.

—Désolé, j'ai un peu… stressé. Tu vas bien ?

En fait, Misao a un moment d'arrêt en le voyant assis sur son lit. Il veut faire une remarque et lui demander de descendre mais se retient, pince même les lèvres pour empêcher l'ordre de s'en échapper. Inspiration. Ca va.

—J'pensais pas que j'verrai ta tête ici, dit-il simplement.

Ce n'est pas un reproche, plutôt une constatation. Personne n'aime voir quelqu'un de malade, encore moins quand il est devenu barge. Et avec sa copine qui travaille à l'hôpital, il a bien dû en entendre parler.

Il s'approche. Refuse finalement de s'assoir sur le lit et attrape le tabouret que les visiteurs ou la psychologue utilisent parfois. C'est assez bizarre d'avoir les places échangées ainsi, mais au moins, il se sent un peu mieux.

Raclement de gorge. Il ne sait même pas ce dont Huo est au courant...



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#   Jeu 27 Juil 2017 - 19:02

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Je sais pas trop comment faire. J'ai pas peur de Misao. En fait son état m'inquiète plus pour lui qu'autre chose. C'est pas non plus un truc dont j'ai l'habitude. C'est un mec responsable, plus vieux que moi. Et en ce moment j'ai l'impression que plus rien ne va. Alors peut-être que j'aurais avoir quelqu'un à qui parler de tout ça.

Aoi est là, bien sûr. Mais je veux pas la charger plus que je le fais déjà. Elle m'aide énormément avec Nico en me soutenant mais j'ai pas envie de trop pousser. Les gens sont tous devenus fous brusquement. Mitsu qui pète un cable, Nico, Aaron qui est parti. Et Misao a tellement l'air de pas être bien, là. Fin il a pas une tête de quelqu'un qui se sent bien clairement. Je sais qu'il avait des toc mais pas au point d'avoir besoin d'aller en HP. Enfin je pensais pas que ça pouvait empirer comme ça.

Je lui adresse un sourire et acquiesce. Pas d'infirmière, ok. J'attends qu'il termine de se remettre présentable en balançant un peu mes pieds. Finalement il revient dans la chambre en appuyant un mouchoir sur sa coupure. Je retiens une grimace et hausse une épaule quand il demande si je vais bien. "Moi, ça va", comme on dit.

— T'excuse pas, c'est moi. J'aurais du frapper.

Il est mal à l'aise. C'est assez visible. Un peu moins qu'avant mais je suppose que c'est aussi ma faute pour avoir débarquer sans prévenir. J'aime pas penser au terme "fragile" pour désigner quelqu'un, c'est très négatif. Vulnérable peut-être. Ouais. Il a l'air vulnérable. Comme si il pouvait plus vraiment cacher ses blessures intérieures maintenant qu'elles sont sur ses mains.

J'ai remarqué les cicatrices encore fraîches. Je sais pas comment il a pu se faire ça mais j'en ai une vague idée. C'est douloureux de me dire que j'aurais peut-être pu faire quelque chose. Encore. La dernière fois qu'on s'est vus il allait déjà pas super alors j'aurais surement du en parler à quelqu'un. La culpabilité qui me serre un peu le ventre ne me surprend même plus. Je ne ressens que ça ces temps-ci. J'aurais pu, j'aurais dû, pourquoi j'ai pas.

— Moi non plus j'pensais pas te voir ici… Enfin. C'pas un reproche. Mais bon, j'serais pas un pote si je venais pas te voir alors que ça va pas. Sauf si tu voulais pas me voir ?

Peut-être qu'il a aussi envie de rester un peu tranquille ? Même si l'isolement c'est pas la solution en général.


#   Jeu 3 Aoû 2017 - 11:04

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La panique qui l'agite encore commence seulement à s'amenuiser. Il tente de ne pas se concentrer sur la coupure, cette coupure contre laquelle il appuie encore un mouchoir - c'est sale - pour éviter que le sang ne se remette à couler - c'est sale aussi. Le tabouret qu'il a pris n'est pas confortable, mais il suffira - il déteste l'idée qu'il soit sur son lit. Huo le détaille, comme si une inspection par le regard pouvait lui apporter les réponses aux questions qu'il se pose. L'invisible aimerait bien pouvoir le rassurer un peu, lui dire que non, bon, c'est rien, ça va, c'est pas grave. Que ça ira vite mieux. Mais en fait, il ne va pas vraiment mieux. Par période, peut-être. Grâce à quelques personnes qu'il a pu croiser dans les couloirs, comme ce type aux longs cheveux argentés qui lui rappellent ceux de Mitsuki. C'est fou comme certaines personnes peuvent te faire du bien, et d'autre du mal...

Le regard d'Huo descend sur ses mains, celui de Misao fuit par le côté. Tout le monde a la même réaction. De la surprise, de la peine, un mélange de colère et de culpabilité. Il a pas besoin que tout le monde se sente coupable de ce qui lui arrive. Parce qu'y en a pas, des coupables ; et que tous pensent être la cause de ses problèmes, ou pensent qu'ils auraient pu éviter que tout empire, ça lui donne surtout l'impression d'être un enfant qui s'est blessé en tombant. "On aurait dû faire plus attention, c'est de ma faute, j'aurais dû le surveiller, j'aurais dû le rattraper."

Pourtant, ce sont ses propres choix qui l'ont amenés ici. Il mentirait s'il disait n'avoir jamais ressenti de colère envers Terrae et ses habitants ; mais la colère est, parfois, simplement le dernier moyen que l'on a de montrer sa détresse. Il ne veut pas que l'on se sente responsable de lui ; l'infantilisation, quand on a trente ans passés, a de quoi faire grincer des dents. Pourtant, ce n'est pas comme si on lui laissait le choix... On le met dans cet hôpital contre son gré ; on lui dit quand manger, quand prendre ses médicaments, quand sortir. On lui dit quand parler, on lui dira peut-être un jour quand il pourra respirer. Et tout ça l'effraie et le dégoûte ; il se demande si c'est sa punition pour ses crimes, et, si ça en est une, il l'accepte de toute manière sans broncher. Parce qu'il ne sait pas quoi faire d'autre qu'attendre que le temps passe et que les choses aillent mieux. Il se raccroche parfois à l'infime espoir que représentent les mots de ceux qui apportent un peu de lumière dans sa vie. Et ça le calme. Il aime la sérénité qu'ils lui apportent. "Je suis extrêmement heureux d'avoir pu te rencontrer."

Mais la culpabilité des autres, celle-là, il la déteste.

Matheo et Joyce lui manquent.

Misao hausse une de ses épaules distraitement, laisse tomber sa main sur sa cuisse. Le sang a l'air de s'être arrêté de couler, et, de toute manière, il en a marre d'avoir le bras plié. Il se retient de lui dire que, de toute manière, ça fait sûrement un mois et demi qu'il est là et qu'au pire, un peu plus un peu moins, il aurait pas eu besoin de se déplacer. Pas besoin de se cacher derrière l'idée qu'on se fait de ce que devrait ou ne devrait pas faire un ami. Il comprend qu'on n'ait pas envie de le voir lui, particulièrement dans cet état. À la place, il lâche :

—Si, si, je suis content de te voir. Ça me change des visites de ma frangine et des infirmières.

Ou de la psy. Nah, il va pas dire ça…

—Qu'est-ce que tu deviens ? Comme tu t'en doutes, j'ai pas grand-chose à te raconter… Sauf si t'as envie que je te raconte ("comment un type a réussi à me dissuader de sauter par la fenêtre") comment j'ai réussi à battre la ligue pour la cinquième fois par dépit...

Il lève les yeux vers lui. Hm.

—Enfin, au moins, la pâtisserie n'est pas très loin. Je suis assez libre de mes mouvements. Ils préfèrent juste que je ne sorte pas trop longtemps. Mais le parc me fait du bien parfois. Tu m'trouveras peut-être là-bas si tu passes.

En pleine nuit. Quand y a personne. Il préfère regarder le soleil de loin, par la fenêtre de sa chambre. Il repense une fois de plus à Matheo, et une tristesse indescriptible lui brûle soudain les yeux.

—Ça se passe bien avec Aoi ?

Pourquoi il se sent obligé de dire un truc à chaque fois qu'une pensée désagréable le traverse ?



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#   Jeu 17 Aoû 2017 - 16:57

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Il est tout en fuite et esquive de regard. C'est - était ? - Quelqu'un de franc pourtant. Mais là il ne croise pas mon regard, il ne regarde pas vraiment mes yeux comme il le faisait. Qu'est-ce qu'ils t'ont Misao ? Qu'est-ce que tu t'es fait ? Pourquoi ? Et pourquoi je peux pas m'empêcher de me poser ces questions ? J'en ai assez de tout ça, de la culpabilité, des remords, de cette tristesse. Ca me donne envie de tout casser de me sentir prisonnier. J'ai l'impression de rien pouvoir faire pour ceux qui comptent. Je peux aider personne.

Je me mordille la lèvre, un peu gêné. Pas beaucoup de visites… J'aurais dû venir avant. Je crois que je voulais. Puis trop de choses sont arrivées et j'avais juste pas envie de me retrouver encore dans un hosto pour en rajouter. Je soupire doucement.

— C'est cool si t'as le droit de sortir.

Je songe qu'il faut que j'emmène Matthy le voir une nuit. Qu'il faut que j'aille le voir moi même si c'est une mauvaise idée. On avait dit qu'on ne le mettrait pas au courant pour Nico mais j'ai besoin de lui parler. Il arrive toujours à apaiser mes angoisses.

— Je t'avoue que ma vie est un peu déprimante en ce moment. Enfin pas déprimante mais…

Ne pas en parler avec lui. Je veux pas risquer de mettre d'autres personnes au courant. De toute façon il ne connait pas Nico, ça n'avancerait à rien et je veux pas l'emmerder avec ça. Je fais la moue.

— Avec Aoi, ça va oui. On fait nos projets, tout va bien. J'ai recommencé à correspondre avec ma mère. Ca faisait des années que j'avais coupé les ponts.

Peut-être qu'elle viendra au mariage ? Ce serait bien. Même si on a clairement encore le temps. Je crois que sans Aoi, je tiendrais pas le coup.

— Est-ce que tu veux aller faire un tour ? Marcher un peu ?

C'est une vraie question. Je comprendrais qu'il préfère rester dans sa chambre si ça le met plus à l'aise. Je suis simplement plus à l'aise si je marche en parlant. Au téléphone c'est pareil, je peux juste pas rester assis et immobile quand je passe un coup de fil faut que j'occupe ma main libre, que je marche...

— Enfin c'est juste une proposition, t'as peut-être pas envie.

Je me lève pour mettre mes mains dans mes poches, éviter d'être nerveux.


#   Lun 21 Aoû 2017 - 22:21

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C'est sûr cette fois, il est mal à l'aise, en face. Pourquoi est-il venu si c'est pour le fixer de cette manière ? La pitié l'exaspère, il a juste l'impression d'être encore moins que ce qu'il est aujourd'hui ; un moins que rien, un faible… Quelqu'un de malade, de dépendant des autres. Pourtant, il sait s'occuper de lui ; il a juste besoin de calmants, parfois...

Alors il hausse les épaules, essaie d'en rire un minimum. C'est le moins qu'il puisse faire, de toute façon ; et il vaut mieux qu'il ne lui fasse pas trop part de son apitoiement.

—Je suis juste là pour décompresser, je suis pas un fou dangereux.

Peut-être juste dangereux. Pour lui et pour les autres.

Huo lui-même avoue que la vie n'est pas très tendre avec lui ces derniers temps. Cette constatation lui fait froncer les sourcils un bref instant. Alors, il n'a pas besoin qu'il lui parle de ses propres problèmes, surtout s'il doit gérer les siens à côté... Les gens s'en foutent de toute manière, non ? Il fait la moue alors qu'Huo s'arrête. Il ne parle pas. Ne se confie pas. Il le prend encore pour un faible, pour quelqu'un d'incapable de tenir sur ses jambes. Il peut le faire, au moins pour les personnes à qui il tient. Il n'est pas faible, bon sang... Quand vont-ils tous le comprendre ? Fragile. Vulnérable. Mais certainement. pas. faible.

Le Master lui parle de sa mère, de ses projets avec sa femme, sans vraiment en dire plus. Mariage, enfants ? Quelque chose dans ce goût-là, sûrement ; quelque chose que lui n'aura sans doute jamais, et c'est tant mieux. Dans cet état, dans cet état d'esprit, et avec son passif, qui aurait envie de lui, de le voir élever des gamins ? Il aime son neveu et sa nièce, mais ça lui suffit. De toute manière, ce n'est pas comme s'il pouvait encore.

—Non, répond-il immédiatement. On peut y aller, j'ai envie aussi. Ca nous fera du bien - c'est mieux qu'ici, de toute manière.

Tout est mieux que cette chambre, même si elle est parfois son sanctuaire. Et ça lui évitera de devoir se concentrer sur Huo sur son lit. Il attend qu'il sorte, et prend son temps pour troquer ses chaussons contre ses chaussures, qu'il prend un temps fou à lacer. Puis il le suit dans le couloir, vérifie trois fois si la porte s'est bien fermée, et, enfin, consent à entamer leur marche jusqu'à l'extérieur. Il ne dit pas grand-chose et préfère attendre qu'ils soient sortis. Le silence continue à s'étirer un moment avant qu'il ne lâche :

—Si tu as quelque chose à dire, dis-le. C'est pas parce que je suis ici qu'on ne peut plus rien me dire. Qu'est-ce qui se passe ?



PLS en #b7273d.
#   Jeu 31 Aoû 2017 - 14:02

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Je roule un peu des yeux, esquisse un sourire. Un fou dangereux, Misao ? Manquerait que ça. Au moins je suis rassuré de pas le voir apathique. Les calmants peuvent avoir cet effet des fois. Puis l'idée de Misao dangereux… Enfin non c'est pas si incroyable mais je le connais assez pour savoir que maintenant il préférerait sauter d'une fenêtre que faire du mal à un élève. La réflexion manque de me tirer une grimace.

Je suis pas à l'aise, autant le dire clairement. J'ai pas envie de dire un truc qu'il ne faut pas ou de faire une gaffe. Enfin je suppose que ça pourrait être pire. Déjà il a l'air… Normal ? Enfin autant que d'habitude. Pas que j'ai une échelle de normalité super précise quand ça le concerne. Avec ses manies, ses TOCs et tout ça. Mais Misao est pas fou. Il a apparemment besoin de décompresser, il le dit lui-même. Autant en profiter pour le distraire.

— J'ai jamais été super fan des chambres d'hôpital non plus.

Je le laisse mettre ses chaussures et l'attend dans le couloir. Il met un temps passablement long à faire ses lacets, à fermer sa porte mais je retiens un commentaire. Ca ne s'est vraiment pas arrangé de ce côté là mais j'imagine que c'est aussi pour ça qu'il est ici en partie. Je vais pas l'emmerder avec ça, ce serait genre le comble de l'irrespect je crois. Je mets mes mains dans mes poches alors qu'on sort enfin du bâtiment. Je soupire doucement quand il me dit que je peux lui parler.

— Ca n'a rien à voir. C'est juste compliqué et je sais pas si je peux en parler.

Envie de fumer, encore. Je retiens une grimace de dégoût devant mon propre comportement.

— Enfin tu le connais surement pas mais… Y a ce garçon que je considère un peu comme mon petit frère. J'ai appris qu'il se drogue y a pas longtemps. Un peu de la pire façon possible.

Je me mordille la lèvre, serre les poings dans mes poches. Ca fait toujours aussi mal.

— J'me sens tellement con d'avoir rien vu, d'avoir rien fait pour éviter ça.

Ce n'est qu'une partie du problème. Tout part en vrille j'ai l'impression.


#   Dim 3 Sep 2017 - 0:41

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Les chambres d'hôpital ne sont de toute manière pas très confortables, a envie de répliquer Misao avec un demi sourire. Pourtant il n'en a pas le coeur, préfère prendre son temps pour sortir. Si Huo a une remarque à lui faire, il lui en fera une ; il ne s'en formalisera pas. Il a conscience que ses gestes sont étranges et ses peurs irrationnelles ; pour autant, il n'arrive pas à s'en débarrasser. Le seul moyen qu'il trouve de se débarrasser de son angoisse, c'est avec ces TOCs. Ces comportements étranges qu'il effectue en pleine conscience de ses actes, et que son ami observe d'un oeil terne.

Pas de remarque. Alors Misao se permet de se détendre et est bien heureux de pouvoir sortir ; l'air est un peu sec, mais la chaleur et le soleil sur sa peau plus pâle que d'ordinaire lui fait du bien. Il se dit qu'il devrait sortir plus, peut-être qu'il se sentirait mieux…

De l'autre côté, il se rend bien compte qu'Huo est tracassé. Mal à l'aise, peut-être simplement à cause de lui. Il préfère lui demander ce qui ne va pas, quitte à devoir crever l'abcès, quitte à ce que ce soit particulièrement désagréable.

Alors Misao acquiesce lentement pour l'encourager. A force de parler avec sa psy, qu'il ne pouvait au début pas quitter du regard, il s'est rendu un peu plus compte de leur manière de faire et d'écouter. Encourager les gens d'un hochement de tête, avec quelque mots parfois. Avec une question simple ; "c'est à dire ?".

Là, il n'a pas besoin de le faire ; l'explication vient d'elle-même, et l'Invisible fronce lentement les sourcils, soucieux. La drogue, c'est un problème difficile. Il ressent un élan de compassion envers son ami, mais il ne sait pas vraiment quoi dire pour le rassurer. En soi, se droguer, c'est seulement un autre moyen de montrer qu'on a mal, d'essayer d'aller mieux. Est-ce que lui, complètement perdu dans ses rituels, a vraiment le droit de juger ça ?

Alors son visage se tord légèrement, dans une moue perplexe et embarrassée.

—Tu sais, j'crois pas qu'il faille toujours se sentir coupable de la détresse de quelqu'un d'autre, même d'un proche. Effectivement, parfois ça soulage d'entendre dire "désolé, j'aurais dû, il aurait fallu que"... mais franchement… Moi ça m'énerve juste. Quand ma soeur me dit ça. Parce que le monde entier est pas responsable de moi, et elle est pas responsable de moi non plus. Même si elle est ma soeur. Pour lui, ce sera sûrement pareil… Enfin, j'le connais effectivement pas, donc je sais pas.

Un soupir, et Misao lève les yeux vers le soleil. Il plisse les yeux sous la luminosité trop forte.

—Est-ce que tu penses vraiment que si tu l'avais vu ou que si tu avais fait quelque chose, ça aurait changé la situation ? (Il marque une pause.) Si oui, alors t'as le droit de t'en vouloir un peu. Si non, t'en veux pas, parce que ça va te pourrir la vie. Dans tous les cas, regarde ce que tu peux faire maintenant, et pas ce que t'aurais dû faire avant... C'est un peu simpliste comme manière de voir les choses, mais parfois on en a besoin.

Il a un moment d'arrêt, puis commence à marcher vers un banc pour s'y assoir, déjà épuisé moralement d'être sorti de l'hôpital en plein jour.



PLS en #b7273d.
#   Mer 13 Sep 2017 - 12:57

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Est-ce que c'est mal de se dire qu'on doit juste tenir le coup ? Je ne sais plus. Je me sens comme tiraillé. Et Nico me pose un cas de conscience auquel je ne veux pas penser. En plus de ma culpabilité que je n'arrive pas à raisonner, il y a cette idée que je devrais faire quelque chose de plus. Seulement je sais qu'il le prendra mal si on lui demande de faire une cure alors qu'il n'y est pas prêt. Si ça ne vient pas de lui… Enfin ça ne servirait pas à rien mais il nous en voudra. Et je suis encore trop égoïste peut-être pour lui enlever mon soutien de cette façon quand bien même ça me fait mal de le voir se droguer.

Misao a au moins l'air de comprendre le problème et ça me fait du bien d'en parler un peu, de verbaliser. Et pourtant lui est un peu de l'autre côté de la situation. Il sait ce que ça fait d'avoir en face la culpabilité. Et je sais qu'à sa place ça m'agacerait aussi. On est aussi responsable de nos propres actes mais… Enfin Nico n'est même pas majeur et il a un passé compliqué. Peut-être que j'ai tort de penser qu'ici il avait le moins de raison au monde de se droguer.

Je le suis vers un banc en continuant de l'écouter et m'asseoit à côté de lui. Pas trop près parce que je ne veux pas le mettre mal à l'aise. Le problème c'est que justement j'ai des raisons de penser que je n'y suis pas non plus pour rien. Même si je ne suis même pas certain qu'à ce moment… Non. Il sortait beaucoup, il couchait beaucoup et il buvait pas mal mais je crois pas qu'il se droguait déjà. Je l'aurais remarqué. Je crois ?

— Je me sens surement trop responsable. Mais je sais aussi que j'ai fait quelque chose que je n'aurais pas dû alors que lui… Enfin il n'allait pas bien et il a fait une connerie et moi...

Je me passe une main dans les cheveux, pousse un soupire.

— Son comportement était- Je sais pas, il se comportait comme un petit con, comme s'il s'en foutait. Alors que Matty…

Est-ce qu'il sait pour Matty ? Je ne me souviens plus. J'ai pas non plus envie qu'il se mette en tête de s'en mêler. C'est déjà compliqué.

— Je voulais juste savoir ce qu'il s'était passé mais il m'a provoqué, il m'a insulté. C'était tellement pas lui. Alors je l'ai frappé.

Je serre les dents. Comme je regrette. Et ça fait mal putain. J'ai pas été capable de me contrôler, de faire quelque chose d'autre. Et à cause de ça j'étais pas là. Je me prend la tête entre les mains, abattu. Dire que j'étais venu pour lui remonter le moral.


#   Sam 30 Sep 2017 - 22:15

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Misao ne sait pas quoi lui répondre. C'est difficile pour lui de mettre des émotions sur ce que lui dit Huo, et pourtant il essaie. Il se dit que, peut-être, au moins, il pourra lui donner une vision plus pragmatique des choses, mais c'est relativement complexe malgré tout. L'Invisible observe le Master en silence. Même s'il est à un rang supérieur au sien, il remarque parfois encore la différence d'âge dans sa manière qu'il a de réagir aux situations auxquelles il est confronté. À sa manière de toujours penser que "lui aurait pu faire"... Quand il s'est disputé avec sa meuf - plusieurs fois - et maintenant. J'ai mal agi, j'aurais pas dû faire ça... Il a envie de soupire. Alors si tu penses que t'aurais pas dû faire ça, réfléchis la prochaine fois ?

C'est ce qu'il aimerait lui dire, mais il n'est pas encore assez excédé pour ça. À la place, même s'il ne la comprend pas, il essaie de comprendre la peine et la culpabilité d'Huo. Autant dire que c'est comme lui demander si les crampes de règles font mal : il peut te répliquer un truc générique du type "bah, ouais, je suppose" mais de là à pouvoir te donner une vraie réponse...

Par contre, la mention de Matheo fait plisser le nez de Misao, et il appuie un peu plus son regard pour avoir des précisions. Huo ne semble pas le remarquer, puisqu'il continue.

—Et alors ? réplique Misao du tac au tac, sans comprendre. Tu l'as frappé : et après ? Il t'a provoqué, il t'a insulté. C'était une réaction con, j'vais pas te mentir, mais tu crois vraiment qu'un poing dans la gueule, ça amène les gens à se droguer ?

T'es stupide à quel point ?
Nan, ça non plus il le dira pas.

Misao soupire et plisse le nez, se passe une main dans les cheveux.

—Ca aurait rien changé... Du moins je pense pas. S'il en est arrivé là, c'est sans doute qu'il y avait d'autres raisons. Alors effectivement, p'tetre qu'il aurait fallu l'écouter, ou au moins lui parler, mais parfois, s'en prendre une ça remet les idées au clair. Ca ne l'a pas fait, ok. Mais c'est pas ta faute. S'il t'a provoqué et a refusé de te parler, c'est qu'il avait pas envie d'en parler, donc que t'aurais pas pu l'aider. Point à la ligne.

Il sait qu'il peut paraître froid et distant, à dire les choses de cette manière, mais il se dit qu'Huo doit avoir besoin de les entendre. Pas que ça lui ferait du bien, mais ça l'aidera peut-être à réaliser.

—C'est quoi cette histoire avec Matheo ?

Peut-être qu'il est un peu en colère, au final. Il repense à son ami, qui ne lui disait pas que quelque chose n'allait pas. Au final, les gens passent leur temps à faire la même chose. Fuir. Lécher leurs blessures en silence, et seuls. Ça l'agace et le dépite à la fois.
Mais au final, il n'est pas vraiment mieux.



PLS en #b7273d.
#   Lun 2 Oct 2017 - 19:09

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Je ne sais pas bien d'où me vient cette manie de penser que c'est toujours ma faute. Avec Aoi aussi je réagis souvent comme ça. J'ai tendance à prendre pour moi des choses qui n'ont rien à voir quand il y a un problème. Je ne me fais pas confiance pour être quelqu'un de bien, je crois. Ou tout du moins pas assez et j'essaie de changer ça. Je crois que cette histoire avec Nico est aussi un gros coup dur pour ça.

Etrangement, la réaction un peu sèche et pragmaique de Misao me fait aussi du bien. J'ai besoin qu'on m'aide à rationnaliser et il est bon pour ça. Et j'en suis arrivé aussi à cette conclusion plus ou moins. Enfin, du moins j'ai parfois besoin de l'entendre de quelqu'un d'autre pour me mettre les choses au clair dans ma tête.

J'acquiesce lentement en retenant une grimace. Par contre ce mec a tellement aucun tact. Et si même moi je le pense c'est que ça se voit. Mais bon, les pincettes c'est pas ça qui marche avec moi. Suffit de voir qui sont les gens avec qui je m'entends bien. Avec Ipiu ou Aoi c'est clairement pas là que je vais chercher qu'on me ménage. Encore que Aoi le fait presque qu'avec moi j'ai remarqué… Vous croyez que je suis un homme battu ?

— J'imagine que c'est aussi une façon de voir les choses. Enfin, c'est probablement ce que je me suis dit sur le moment.

Je grimace quand il me reprend sur Matheo. C'est vrai… Est-ce que je lui en parle ? Matthy aurait surement voulu le faire lui s'il y avait quelque chose à en dire mais… Bah après tout, c'est pas omme si il pouvait aller casser la gueule à Nico pour ça maintenant. Si ?

— Je sais pas si tu étais au courant… Enfin c'était cet hiver. Il s'est passé quelque chose entre lui et Nicolas. Je sais pas exactement quoi. Si j'ai compris correctement, ils ont couché ensemble et… Enfin Matheo est amoureux. Du genre beaucoup. Et Nico ne l'a pas compris et il est parti comme il le faisait à ce moment là vu qu'il couchait pas mal à droite à gauche.

Je soupire lourdement. Cette histoire est compliquée. Je crois que je n'ai même pas tous les morceaux.

— Honnêtement, je m'y retrouve pas très bien là dedans. Mais Matthy était assez déprimé après ça. Et il s'est vengé en faisant un truc qu'il ne m'a pas dit. Enfin bref, c'est compliqué entre eux.


 

J'aurais voulu venir plus tôt mais la vie {Misao}

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