Terrae, Une nouvelle ère commence...

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♪ Et là-haut dans le ciel, tu t'envoles, tu t'envoles, tu t'envoles ! ♪ [Alice]
Dim 25 Juin 2017 - 17:32
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"Rêve ta vie en couleurs,
C'est le secret du bonheur!
Rêve que tu as des ailes,
Hirondelle ou tourterelle
Et là-haut dans le ciel,
Tu t'envoles,
Tu t'envoles,
Tu t'envoles !"

Peter Pan


Ça faisait longtemps.
Longtemps pour tout un tas de trucs. Longtemps qu'il n'était pas sorti, longtemps qu'il ne dormais plus, longtemps qu'il ne faisait rien, longtemps qu'il n'avait plus rien envie de faire, longtemps qu'il réfléchissait et surtout, longtemps qu'il avait chaud sa mère. Et pas la petite chaleur de rien du tout non, passant sa vie en face d'un ventilateur et d'une clim, notre jeune homme ne supportait pas la chaleur du Japon en été. Sa bouteille d'eau passait presque autant de temps dans sa main que son portable (ce qui était en soi déjà un miracle), et il recherchait la moindre trace de fraîcheur, qui n'était malheureusement pas compatible avec "peu de monde". Et dire qu'il y en avait qui trouvaient encore la force de s'entraîner... Des grands malades.
Sa recherche de fraîcheur l'avait amené sur le toit. Ou sa recherche d'air. Un grand bol d'air frais. Une vue à l'horizon, dans le haut des arbres et le sur le haut des corps, il put contempler d'ici ce qu'il n'avait pas vu depuis sont arrivée : la vie. Il était une de ses propres caméras, il se sentait tellement puissant et tellement accable (de chaleur) à la fois.
"Les gens ressemblent à des fourmis. Et ils ont l'air cons." Ils vont, ils viennent, ils cherchent, ils abandonnent ou s'accrochent. Tiens, le gamin a oublié un truc. Et ça lui casse les couilles parce que lui ne peut pas oublier des trucs, alors pourquoi ce gamin là peut ?!
L'ancien informateur s'approche du bord. Une bourrasque de vent frais, enfin, vient jouer avec ses cheveux et aérer ses vêtements. Il lève les yeux, et son esprit se tourne vers Dieu. Non pas qu'il soit croyant. Mais Dieu est la caméra ultime, car si lui peut observer l'existence du haut du bâtiment, Dieu est au dessus de tout, il voit tout. Est ce qu'il le voit, lui, à ce moment même ? Au fond, Houston s'en fout.
Il inspire.
Il expire.
Il pense qu'il fait chaud alors il boit.
Puis il inspire, etc...
Il ne fait rien d'autre pendant un moment.
Puis il décide de s'approcher encore du bord. Pourquoi ? Parce que. Ou mieux, pourquoi pas ? Parce que c'est un véritable gamin, tout simplement.
Il monte même sur le rebord qui le protège de la chute. Rien d'autre entre lui et le vide que Dieu. Rien entre lui et les fourmis qu'une petite quinzaine de mètre. Et c'est grisant. Grisant et si triste à la fois. Un instant, Houston se demande si Michigan a tenté de sauter. Oui, forcément, il le sait, il a eu le temps de lire pleins de fois son dossier, il a essayé. Il a du regarder le sol, comme lui, et le ciel, il a du se sentir si bien.
Houston ne peut pas comprendre cela. Il ne peut pas comprendre comment on pourrait sauter. Ce qui est excitant, c'est la ligne, le risque. Cette sensation de se sentir entre le raisonnable et l'irresponsable, approcher sa main de la mort, pour mieux la retirer ensuite. Prank ma vieille.
Houston n'a pas envie de sauter, il regarde juste.
Il se prend juste pour Dieu.
Et il cherche à comprendre.

_ Tsss. C'est chiant.

Et il n'est pas très poli avec Dieu.



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Dim 25 Juin 2017 - 22:02
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Il fait chaud. Le temps est caniculaire. Ce temps ne doit clairement pas satisfaire sa Lune, mais le petit bout de Soleil qu'est Alice se complaît dans cet ambiance parfois sèche, parfois moite. La Terre ne souffre pas de la chaleur, elle y résiste très bien. Ca ne l'empêche pas de beaucoup boire et d'apprécier l'ombre des grands arbres de la forêt, l'occasion parfaite de s'entrainer tranquillement.

Alice a passé sa matinée dans la forêt, seule, à s'entrainer. Elle finit par arrêter, pour aller manger. Une fois tout cela fait, et une douche de prise, Alice s'installe un moment pour lire. Il faudrait qu'elle écrive à son père bientôt. Elle soupire doucement en y pensant. Bientôt un an qu'elle aura passé à Terrae, loin de lui. Elle n'avait pas été présente pour Noël, ou pour son anniversaire. Elle avait pourtant veillé à lui envoyer son cadeau en avance pour qu'il le reçoive le jour-même. Il lui manquait terriblement. L'idée commençait à lui trotter dans la tête : pourquoi ne pas demander à partir pendant quelques jours en France, pour retrouver son père. Et pourquoi pas emmener Hamilton avec elle ?

Après avoir réussi à lire un peu, Alice se rend compte qu'elle n'a pas envie de se concentrer sur une autre tache. Elle soupire de nouveau, regarde ses étoiles au plafond. Souvenirs, chaleur corporelle, soupirs. Elle ferme les yeux, ne retient pas son sourire, de plus en plus grand. Oui Alice, le seul fait de penser à Hamilton te rend heureuse. Mais comme tu es seule, ça va, tu n'as pas l'air trop idiote. Elle se lève lentement. Aller dehors. Mais pas là où tout le monde se trouve. Pas dans la forêt.

Le meilleure endroit qui lui apparait est en hauteur. Elle attrape un élastique, et sort de sa chambre, direction les escaliers. Elle attache seulement le devant de ses cheveux en une petite queue de cheval, laissant ses cheveux arrières, plus courts, libres. Son haut s'arrête à son ventre, et la chatouille alors qu'elle trottine pour arriver jusqu'au toit. Elle ouvre la porte doucement et se retrouve là-haut. L'air est moins statique, chaud certes, mais de l'air y passe. Une silhouette qu'elle connait se tient sur le rebord du toit. Ses longs cheveux flotte légèrement dans le vent. Le sourire d'Alice nait, et elle parle de sa voix douce et heureuse, pas trop fort pour ne pas le surprendre.

« J'avoue que je ne m'attendais pas à te trouver ici aujourd'hui. Bonjour, Houston. »

La Terre s'approche doucement, s'arrêtant au milieu du toit, le laissant répondre avant de s'approcher plus.
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Lun 26 Juin 2017 - 0:28
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Houston compte les fourmis quand la porte du toit s'ouvre dans son dos.
En réalité, il ne l'entend que lorsqu'elle celle ci claque légèrement et que la nouvelle arrivante se met à lui parler. Un peu surpris -ou plus exactement, se préparant à insulter copieusement la personne qui l'a fait sursauter au point qu'il avait failli tomber bordel- il se retourne et a le plaisir de tomber sur un visage familier. Enfin, plaisir est un grand mot pour ce jeune homme qui a pour moitié de connaissances de dangereux psychopathes.
Mais celle là n'en faisant pas parti.

_ Alice ! dit-il en ouvrant ses bras faiblement, en signe d'accueil. Faut prévenir quand tu arrives en douce comme ça sérieux...

Il se tourne complètement vers elle sans pour autant descendre du muret. Il s'y sent étrangement en sécurité, ce qui n'est pas plus paradoxal que le reste de sa vie, en soi.
Alice, c'est la fille de la bibliothèque, dont Houston serait bien incapable d'oublier le visage et le nom. Une personne qui l'a aidé, pour la première fois depuis... Longtemps. S'il a vraiment avancé depuis ? Cela reste une question taboue, on ne va pas se mentir, mais elle a eu le mérite de le distraire et de ne pas le juger. Et puis, c'était un instant hors du temps qui semblait naturel chez elle. Comme si sa simple présence simplifiait le monde et effaçait l'embarras des humains.
Cette fille doit être une extra-terrestre, à coup sûr.
Houston sembla ensuite se souvenir de la remarque et y répondit, le plus simplement du monde.

_ T'as raison, moi non plus je me serais pas attendu à me trouver là. Mais bon, c'est ça qui fait mon charme non ? Jamais là où on m'attend, toujours là où cela surprend... Je pourrais faire une chanson avec ça, finit-il dans sa barbe inexistante.

Mais non, clairement non désolé de te le dire Houston, mais "charme" est un mot qui ne pourras jamais entrer dans la description de ta personne. Enfin...
Le hacker se tourne à nouveau vers le vide, étend ses bras vers ce terrain à conquérir, tel un Christophe Colomb du ciel.

_ Mais bon, c'est là qu'on a la meilleure vue non ?

Il reste comme ça, quelques instants. Il a trop putain de chaud. Vraiment. Il cherche à reprendre un peu d'eau dans sa bouteille mais celle ci préfère lui exploser à la figure à cause d'une fausse manip. Pouvoirs de merde.
En cet instant, au bord du vide, entre la vie et la mort, il a juste l'air d'un adolescent attardé.
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Lun 26 Juin 2017 - 1:02
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La Terre sourit, le garçon a une réaction plutôt joviale. Elle ne s'y attendait pas non plus, et pourtant cela l'enchante. Elle s'approche un peu, affiche une mine désolée, avant de rire doucement, amusée. Ses yeux tout bleus se focalisent sur lui, son sourire rayonnant se fige sur lui. Alice est heureuse de le revoir. Elle a accompli pas mal de choses depuis leur rencontre. Et c'est un peu grâce à lui, ce bonhomme pourtant inconnu au bataillon à l'époque.

Et lui ? Est-ce qu'il va mieux ? Est-ce qu'il rit, est-ce qu'il rêve maintenant ? Est-ce qu'il se sent  mieux, est-ce qu'il a réussi à avancer ? Aucune question ne franchissent les lèvres de la Terre, il est encore trop tôt pour les poser. Elle avait oublié à quel point le brouhaha de ses pensées était puissant, elle le bloque par réflexe, comme elle s'y entraine depuis un moment maintenant.

A sa réponse, le rire d'Alice fuse dans l'air chaud. Elle joint ses mains dans son dos, et penche légèrement la tête.

« On pourrait dire cela oui ! C'est encore plus charmant de te trouver percher comme un oiseau à l'endroit où je viens moi-même me percher habituellement. »

En silence, elle s'approche et saute sur le rebord, non loin de lui, mais laissant la place à ses bras pour pouvoir s'écarter si besoin. L'idée qu'elle puisse être proche de la mort ne semble pas lui effleurer l'esprit, en fait, elle s'en fiche complètement.

Il avait raison, c'était d'ici que l'on voyait tout le domaine de Terrae. Ce n'était pas l'endroit le plus calme mais ça y ressemblait. Elle observa le sol sous elle, les gens qui cherchent l'ombre, les arbres et leur douce présence. Pour seule réponse, elle acquiesce. Le silence tombe doucement. Alice n'a pas trop chaud, elle est bien, dans la petite brise de hauteur. Un mouvement puis un bruit d'eau se fait entendre. Elle tourne la tête.

De nouveau, elle éclate de rire. Ce n'est pas un rire moqueur, ce n'est pas un rire méchant, c'est un rire comme celui d'un enfant, réellement amusé par la situation. Elle lui sourit finalement, toujours douce.

« T'en fais pas, ça te tiendra moins chaud comme ça. Et ça n'enlève rien à ton "charme" non plus. »

Le regard vif d'Alice est joueur, et pourtant, toute son attitude reste douce. S'il a besoin d'aide, ou qu'il veut tout de même aller boire, elle ne se moquera pas. Le fait qu'il puisse être gêner devant elle ne lui vient pas à l'esprit. C'est seulement après un moment qu'elle se souvient qu'il maitrise l'Eau, et qu'il peut se venger comme bon lui semble sur elle.
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Lun 26 Juin 2017 - 14:10
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Houston leva un sourcil cynique lorsqu'elle les compara à des oiseaux.
Oui, peut-être que les oiseaux sont plus proches de Dieu qu'eux. Mais quand même, il n'aurait pas comparé l'immeuble à un perchoir. Elle semble en tous cas bien s'amuser, à lâcher de petits rires semblant sortir d'un rêve agréable. Houston lui, malgré son ton faussement enjoué et sarcastique, n'arrive pas à sourire.
Cependant, il ne peut s'empêcher de laisser poindre la crainte dans son regard lorsqu'elle monte également sur le regard. Une crainte affreuse le prend aux tripes, le torture et lui mange ses entrailles. Elle est, elle aussi, sur la ligne. Houston n'a jamais peur pour lui, parce qu'il n'y a pas de lui. Houston a peur pour les autres. Houston la voit elle, sur cette ligne juste à côté du bord, cette vision lui donne le vertige et la nausée. Il la voit elle et, sur son visage se superpose celui d'un blond, qui le nargue en étant en constant déséquilibre. Il détourne son regard, essaye de se concentrer sur autre chose. La peur le paralyse malgré le rire de la jeune fille et l'eau qui coule sur son visage.
Prenant une grande respiration, il essaye de se concentrer pour remettre l'eau dans la bouteille, et en obtient les trois quart. Honnêtement, il comptait lancer le reste sur Alice, mais il a peur. Il a peur qu'elle soit déséquilibrée, il a peur de sa chute. Il décide donc de le laisser tomber le reste de l'eau sur une fourmis qui râle sur eux et qui réussit à lui tirer un sourire presque triste.
Toujours sans la regarder, il répond à son amie.

_ Étonnant cette fascination pour le vide hein ? Par contre t'aurais dû mettre de la crème, tu vas te prendre pleins de coups de soleil avec le ventre à l'air.

Haaa son côté vieux papa gentil tiens, ça faisait longtemps qu'on l'avait pas vu. Un dernier regard plein de peur vers elle finit par le motiver à s'asseoir, espérant qu'elle l'imite plus que par confort. Désormais, ses jambes pendaient dans le vide, ça le rapprochait du sol, et des fourmis.
Il inspire à nouveau, dans un vain espoir de se sentir vivant pour lui même. Il lui faut se concentrer sur autre chose...

_ Tu as l'air heureuse, dit-il pensif, aurais tu amélioré ta situation amoureuse ?

Son ton est un poil taquin. En réalité, il a entendu des bruits de couloir (évidemment, il sait tout) qui parlent de deux jeunes filles, mais il a volontairement fermé les yeux (ou les oreilles). Il ne veut pas savoir. Pour lui, Alice est en dehors du monde, il veut croire qu'elle ne peut pas être observée par Dieu. Apprendre les choses d'une façon différente, il ne pense pas qu'elle puisse lui mentir, de toutes façons.
Alors, comme à chaque fois avec elle, il écoute.


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Mar 27 Juin 2017 - 21:56
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Elle a vu l'étincelle de crainte dans son regard, sans savoir l'interpréter. Alors elle laisse tomber. Elle regarde devant elle, toujours en riant. Au final, l'eau qu'il réussit à retirer de son t-shirt atterri sur une personne en bas. Alice rigole doucement, et fait des coucous à la personne comme pour lui dire "Désolée, t'inquiète pas va !". Malgré la hauteur, la Terre est à l'aise sur le rebord. Elle l'a exploré tant de fois, elle le connait par coeur à force d'y venir, seule, ou accompagnée.

Elle sourit, l'air enjouée, lorsque que Houston s'inquiète pour elle. Alors comme ça, il éprouve un réel intérêt pour elle ? C'est une bonne chose à savoir, et qui l'amuse beaucoup. Il avait l'air de savoir tout sur tout la dernière fois, et de s'en ennuyer. Il avait l'air également de vouloir y échapper, de se tourner vers autre chose, des mondes qu'Alice connaissait bien de son coté. Elle se contente de poser son regard dans le sien quelques instants, attendrie. Aïe, c'est plus complexe de bloquer des pensées aussi tumultueuses avec un contact visuel.  

« C'est ma façon d'avoir moins chaud, ne t'en fais pas, ma peau s'est déjà habituée, on dirait pas comme ça, mais ça ira ! »

En effet Alice sort depuis plusieurs jours déjà avec des hauts de cette forme-là. Il a tout de même un peu raison, elle risque le coup de soleil. Mais sa peau bruni plus vite qu'elle ne rougit, elle ne se fait pas trop de souci. Elle lui sourit calmement avant de détourner le regard. Elle le laisse s'asseoir, restant toute droite sur le muret.

Son rire se déploie à nouveau. Elle se balance de ses talons jusqu'à monter sur la pointe des pieds, bougeant tout son corps. Elle croise ses mains dans son dos. Le sourire qu'elle ne retient pas vient dévorer son visage, illuminant tous ses traits. Elle hoche simplement la tête de haut en bas pour commencer. Et puis, avec des mouvements aussi doux que son caractère, elle tourne sur elle même et se laisse tomber assise, une jambe dans le vide, l'autre sur le sol du toit, face à Houston.

« On peut dire cela oui. Au final, j'ai appliqué tes conseils, et j'ai décidé de tenter. Et j'ai eu la chance qu'elle accepte ce que j'avais à lui apporter. Je suis extrêmement heureuse, en fait. Malgré le fait qu'elle a peur, qu'elle a toujours peur, de beaucoup trop de choses, elle veut continuer. C'est... Ouais. Je suis heureuse. »

Le ton d'Alice est léger, heureux, réellement heureux. Ses yeux brillent comme ceux des enfants heureux. Ce n'est pas compliqué, il n'y a rien qui puisse contrarier cette gaieté là. Habitée par ce sentiment, Alice balance sa jambe dans le vide, repensant au visage de la rousse, à sa voix, à leurs mains mêlées. Elle a peut être l'air idiote, ce qui est certain, c'est qu'elle est remplie de joie, et qu'elle ne fait rien pour l'arrêter, Alice la donne aux autres sans retenue.

« Et toi ? Où en es-tu avec les peurs, l'acceptation... Le rêves ? Tu as réussi à avancer ? »

Elle se reconcentre sur l'Eau, le regardant en lui posant la question. Elle penche la tête sur le coté pour mieux voir son visage, tout sourire.
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Sam 1 Juil 2017 - 9:43
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Pendant un instant, Houston se dit qu'elle a de la chance d'avoir une peau pareille: la sienne est d'une pâleur et d'un chiant qu'il est sûr et certain de rentrer avec le corps couvert par ces plaques rouges et douloureuses. D'un autre côté, s'il sortait plus souvent il n'aurait certainement pas ce genre de problème. Des problèmes de geek comme la lumière trop intense pour ses yeux fragiles habitués aux écrans, la moindre chaleur devenant un Enfer pour sa peau et son cerveau élevés sous climatisation, ce corps de fillette fatigué à la troisième volée de marche... Alors oui, Houston enviait Alice pour la légèreté de son habit et sa grande vitalité visible à des kilomètres, alors que lui n'avait presque jamais autant ressemblé à la fusion d'un clodo et d'un dépressif accro de sa vie (presque, car il en a vécu, de ces choses...).
Et surtout, Alice était un soleil. Elle rayonnait. Son sourire perçait sans aucun problème la carapace de malheur de Houston, ses certitudes et ses années d'informations acquises volaient brusquement en éclat devant la représentation même du bonheur. Houston était déboussolé. Perdu à nouveau dans cette abîme étrange qu'étaient les yeux de la jeune terre. Elle resplendissait de bonheur. Elle semblait lui offrir, mais il ne pouvait pas accepter quelque chose d'aussi précieux. En fait il se sentait faiblir.
Houston n'avait jamais été "heureux". Ce sentiment d'accomplissement, de satisfaction et de plénitude ne l'avait jamais atteint. Pas qu'il ne le veuille pas au contraire, mais sa vie d'avant, c'était une course contre le temps, où il aidait les gens, peut-être dans le but qu'eux soient heureux, à défaut de lui même. Personne ne venait vers lui heureux, jamais. Les gens avaient des demandes, ils étaient désespérés, à bout, ils voulaient des miracles. Et Houston faisait des miracles. Mais personne n'était plus heureux à la fin. Et personne ne venait le remercier non plus.
Mais là, c'était un cas encore nouveau. Alice n'avait rien à lui demander, elle avait déjà le bonheur, elle avait tout. Elle était comblée, et ce qu'elle renvoyait à cet instant à Houston, c'était le vide intersidéral qu'il y avait dans sa vie, dans son coeur à lui. Elle remplissait, faisait déborder le coeur de Houston en un sourire, ce que toutes les informations accumulées au cours de ces 23 ans n'avait pas réussi à faire. C'est dire s'il était insignifiant, il n'était rien face au bonheur.

_ Mes conseils ne t'ont pas aidé, c'est ton courage et ta noblesse qui t'ont rendus heureuse, dit il à demi voix. Si tu lui donnes ce que tu as de meilleur et que tu la protèges, elle finira par ne plus avoir peur.

Houston ne complimente pas les gens. Mais il ne peut pas s'en empêcher, Alice dépasse complètement tout ce à quoi il est habitué, tout ce qu'il connaît. À tous les coups c'est un extraterrestre.

_ Par contre elle finira peut-être par en attendre de plus en plus,
finit il avec ironie.

Mais sa voix n'est pas stable, il se sent vaciller à l'intérieur. Des tremblements de terre viennent le heurter, et le secouer d'une force qu'il ne connaît pas, qu'il ne contrôle pas.
Elle le fixe ensuite, alors qu'il essaye de fuir son regard. Il le sent sur lui, le regard du bonheur. Qu'est ce qu'il peut bien répondre à ça ? Elle a évolué, elle a avancé, elle est devenue heureuse. Que faisait il en attendant ? Se plaignait il sur son sort ? Était il en deuil ?
Sa gorge est nouée, comme un enfant devant un tribunal d'adultes, pris à une faute qu'il n'assume pas.

_ Je... Je ne sais pas.

Et elle mérite bien plus que cette réponse, mais il ne sait pas quoi lui donner. Pourtant, il faut qu'il essaye.

_ Je ne sais pas comment être... Heureux ?

Et ça a l'air si simple dit comme ça qu'il ne peut s'empêcher de sourire alors que ses yeux se remplissent d'une eau salée aux relents d'abandon.

_ Tu sais, j'ai toujours vécu par procuration. La vie des autres c'était ma vie, parce que je passais tout mon temps à les observer, à les comprendre, à compatir avec eux, à vivre avec eux. Mais... C'était tellement dur. Je voyais tellement de choses affreuses, aucun de ceux que j'observais n'était heureux en fait. Et je les aidais ou détruisais leur vie quand on me le demandait. Ça me prenait quoi, dix secondes pour détruire le bonheur de toute une vie ? C'était putain de dur.

Il soupira en sentant une larme couler le long de sa joue.

_ Merde, désolé. Bref, je m'étais dit que si il y avait une seule personne dans ce putain de monde que je pouvais rendre heureuse ça serait juste génial. Sauf qu'il a fallu que je choisisse mon cousin bipolaire paranoïaque suicidaire, parce que lui vivait dans la même galère que moi peut-être ? J'en sais rien. Voilà sur quoi j'ai construit ma maison Alice.

Et cette constatation le laissa sans voix pendant quelques secondes.

_ Bon évidemment il a finit par crever. C'est à cause de ce crétin que je suis ici d'ailleurs. J'ai... Je l'ai tellement haïs. Si tu savais comme je l'ai détesté de ne pas avoir su quoi faire du peu de bonheur que je pouvais lui donner. Je lui ai donné tout ce que j'avais de moi, je crois. Et il l'a emporté avec lui. Mais je l'ai accepté. Je sais que ce qu'il vivait et ce que je vivais, c'était pas tenable, c'était pas fait pour des êtres humains. Seulement... Maintenant je suis qui moi ?

Houston n'avait jamais été personne.
Et il allait devoir apprendre à devenir quelqu'un.
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Sam 1 Juil 2017 - 13:31
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Alice en étant face à Houston, en le regardant droit dans les yeux, voyait bien qu'il se passait bien trop de choses dans l'esprit du jeune garçon. Elle ne connaissait pas son vécu, elle n'avait aucune idée de ce qu'il faisait, elle avait seulement connaissance de sa meilleure à en faire pâlir plus d'un, et les problèmes qui vont avec. Ca ne l'empêche pas de lui sourire, de le considérer comme quelqu'un de normal. Ca ne l'empêche pas d'être heureuse de laisser sa joie irradier autour d'elle.
Alice a pour habitude d'aider les autres, elle a aussi l'habitude qu'on lui refuse son aide, elle sait qu'elle n'est pas toujours la bienvenue. Souvent, elle se contente d'écouter, de discuter, l'air de rien. A Terre notamment, elle a rencontré beaucoup de personne qui refuse son aide parce que trop enfermés dans leur souffrance. Alice ne peut pas les blâmer, elle comprend, ou du moins fait son possible pour.

Pourtant, Houston lui sourit, et lui adresse même de jolis mots. La Terre semble d'abord surprise, et puis, elle sourit, les joues un peu rosies. Touchée par les mots de Houston, elle acquiesce doucement.

« C'est gentil, merci. Mais ne sous-estime pas l'effet qu'ont eu tes conseils et notre discussion. »

Elle accepte sans concessions ses compliments. Elle a appris a dire merci, à accepter que les autres puissent parfois la trouver mieux qu'elle se trouve elle-même, et ne rechigne pas à accepter. Bien qu'à cet instant, elle refuse que Houston se dévalorise au profit de ses quelques qualités.
Elle lui répond simplement avec un sourire amusée, mais sage, lorsqu'il blague. Il n'a pas tort. Mais Alice n'a pas peur, ni de l'accepter, ni d'y mettre des barrières.

Lentement, le sourire d'Alice devient plus léger, puis un peu inquiet. L'Eau évite son regard, sa voix tremble. Oh... Elle n'aurait peut être pas du poser sa question. Et puis, l'Eau lui explique pourquoi. Il parle, il parle sans s'arrêter. A vrai dire, Alice ne s'attendait pas à autant de confessions d'un coup. Le visage de Houston est tendu, triste, ses yeux se remplissent de larmes, et une s'en échappe doucement. La Terre est désemparée, mais ne se départie pas de son calme. Le premier réflexe qu'elle aurait serait de le prendre dans ses bras, mais elle ne veut pas risquer de le gêner plus qu'il ne l'est déjà.

Ses yeux ne le quittent pas, elle l'écoute jusqu'à ce qu'il termine. Elle laisse un silence, elle veut être certaine qu'il a dit pour l'instant, ce qu'il voulait dire.

Doucement, elle se met à parler. Pas de pitié dans sa voix, pas de compassion. Seulement de la tendresse, du calme. Elle veut simplement lui venir en aide. Si ce qu'il vient de lui avouer, de cette façon, n'est pas un appel à l'aide, alors elle se trompe complètement sur ce qu'elle pense de Houston.

« C'est terminé. Tu n'as plus à détruire aujourd'hui. Personne ne te le demande. Et si jamais c'est le cas, tu as le droit de refuser. Tu peux aider mais tu peux aussi refuser. Ce n'est pas évident de faire le deuil de son passé ou d'un événement douloureux. Mais aujourd'hui, c'est terminé. Tu as le choix d'être autrement. Bien sûr que ce n'est pas non plus un choix facile, d'autant plus que c'est le genre de chose qu'il faut assumer longtemps, jusqu'au bout. »

Du bout des doigts, elle vient toucher la main de Houston. Hmmm. Un bouillon de pensées. Blocage. Alice ne veut pas les entendre. Par le contact qu'elle instaure, elle cherche à lui faire passer du calme, et du réconfort.

« Ne t'excuses pas. Tu sais, quand on construit une maison pas super et qu'on se rend compte qu'on y est pas bien, on peut déménager. Ce n'est pas chose facile, il faut trouver un autre endroit qui nous parait bien, puis instaurer des fondations, et des repères. Et puis il faut tout construire, et ça prend du temps. Toi, maintenant, tu peux tenter le coup, non ? Et puis, toi, maintenant, tu peux avoir la prétention de demander de l'aide, ou de chercher en n'étant plus tout seul. »

La Terre écarte doucement  sa main. Un sourire un peu triste, mais plein d'espoir se dessine sur ses lèvres. Sa voix est un peu plus faible.

« Tu sais, moi aussi, j'observe beaucoup les gens, j'écoute et je cherche à comprendre. C'est très fatiguant, mais ça fait partie de moi. Etre heureuse malgré tout, c'est la chose la plus compliquée que j'ai du accomplir dans ma vie. C'était pas facile, mais aujourd'hui, ça va. J'arrive à être moi, et à être moi heureuse. Et puis tu sais, si là maintenant, tout de suite, je suis heureuse, c'est un bout grâce à toi. Tu as beau vanter mon courage ou ma noblesse, si je n'avais été encouragée, je n'aurai pas eu confiance en moi pour arriver à prendre les choses en main. Quoique tu en penses, moi je le sais. Alors, merci Houston, d'avoir pris soin de m'aider à ce moment-là. »

Plus elle parle, plus Alice lui sourit. Plus Alice semble reconnaissante. Et plus elle est sincère. Si elle a eu le courage de parler à Hamilton, et de s'affronter elle, et l'état dans lequel elle avait trouvé la Feu ce soir-là, c'était aussi grâce au garçon. Elle s'était rendu compte à quel point elle tenait à sa Lune, à quel point elle avait envie de vivre à ses cotés. Ce n'était pas rien.

Alice se rend compte également du grand vide qui vit en Houston. Le Vide, hein. Comme ils l'avaient déjà dit, dans le rien, on peut tout de même construire.
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Dim 9 Juil 2017 - 23:49
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Houston se sent con.
Il se sent presque comme sur le plateau de Malaise TV. Sérieusement, ils étaient bien là, posés tranquillement, pourquoi est ce qu'il se la ramène avec ses problèmes ?! Il n'a pas pu s'en empêcher. Elle lui a posé la question, et... Il a tout déballé d'un coup comme le dernier des cons. Alors qu'elle s'attendait probablement à une réponse banale, il n'avait pas pu s'empêcher de parler de ses problèmes. Elle était gênée, il le sentait. Putain mais merde, c'était pas sa psy !
Peut-être qu'il avait espéré... Que ce serait différent, parce que Alice était différente. Parce que Houston ne parlait jamais de lui. Il ne l'avait fait ni avec Michigan, ni avec Gaetano, et c'était les personnes qui avaient été les plus "proches" de lui. Pourtant, il se sentit intensément coupable d'avoir parlé. Égoïste. Alors il se taisait juste, attendant une réaction de la jeune terre. Une réaction de rejet, sûrement. Après tout, il ne la connaissait pas. Ça l'apprendrait à se fier à des sentiments. Des conneries ces trucs.
Mais Houston devrait vraiment laisser tomber ses à priori. Alice parle d'une voix calme, d'une voix douce, qui ne juge pas une seconde, la voix de la raison. Toutes ses paroles résonnent en Houston comme des vérités absolues, que la logique même lui aurait dicté. Oui, il devrait refuser, de temps en temps, dire non à l'aide qu'on lui demande lorsqu'elle le met en danger. Bien évidemment que c'est dur de devenir différent. Plus évident encore, oui ça prendrait du temps, et, oui, il n'était plus seul. Enfin, pas qu'il connaisse grand monde, mais il y avait autour de lui tellement de personnes prêtes à lui rendre la pareille, à l'aider.
Et il se sent cette fois stupide de ne pas pouvoir l'accepter par lui même. Pourquoi a-t-il fallu que l'on lui dise tout ça pour qu'il l'accepte, pour qu'il s'en rende compte. Au fond de lui, il savait toutes ces choses, mais il était resté une coquille fermée, refusant l'entrée de son être pour n'embêter personne. Mais Houston avait plus que tout besoin d'aide, il avait besoin de ne plus être seul face à ce qu'il n'arrivait pas depuis longtemps à surmonter.
Son regard s'était naturellement tourné vers elle. Il la fixait, elle et son bonheur, comme on fixerait une étoile au milieu de la nuit. Tout romantisme mis à part, vous l'aurez compris. Alice, c'était juste son extra-terrestre.
Et puis, elle le remercia. Elle le félicita même, lui offrit les presque seuls remerciements qu'il n'ait jamais eu. Avec une sincérité déconcertante. Avec un sourire et une reconnaissance à vous en crever les yeux. L'esprit de Houston paraissait clair et limpide, lavé de tous ses embarras et ses questions. Il avait parlé, il avait déversé son mal-être, et avait reçu une douche inexplicable de plénitude.
Il laissa le silence défiler.

_ Wow.

Il n'arrivait pas à sortir quelque chose d'autre que cela. C'était l'expression de tout ce qu'il ressentait, de toutes ces choses fortes qu'il vivait après de longs mois d'oppression et de souffrance. Le poids sur sa poitrine semblait s'être envolé au profit d'une innocence toute nouvelle. Ou plutôt, des vestiges d'enfance non vécues. Houston, qui n'avait jamais été bon pour analyser ce qu'il ressentait, disait juste qu'il se sentait étrangement bien. Comme soulagé. Pas encore tout à fait libéré, mais tout à fait ouvert. Et cela depuis bien longtemps.

_ Wow, souffla-t-il encore. Je... La politesse voudrait que je te dise merci, mais je suis pas sûr de savoir le faire aussi bien que toi.

Il essuya encore son visage, semblant reprendre conscience après ce moment de surprise passé. Il ne sentait plus grand chose, mis à part un besoin pressant de faire quelque chose de sa vie, et de s'échapper de cette chaleur infernale aussi. Il reprit son souffle, essayant de redescendre sur terre. "Vous n'avez pas vu... ça, alors la ramenez pas" qu'il vous dit.
Puis il ne peut s'empêcher de ricaner devant cette scène qui a tout d'un mélodrame un peu pathos et pas très intéressant du samedi après midi sur NRJ 12.

_ Et ben, on peut dire que t'es sacrément efficace comme psy ! Ca t'arrive souvent, que les gens se confient comme ça ?

Simple manière de détourner l'attention, même si tout ce qui touche à Alice l'intéresse tout de même d'une certaine manière. Puis, il finit par souffler bien fort, en se tournant vers elle, les yeux emplie d'une sincérité touchante.

_ Merci.

Merci Alice.
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Sam 15 Juil 2017 - 0:08
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Lorsqu'elle parle, Alice sent l'attention de Houston sur elle. Elle sent qu'il se concentre. Au point de poser son regard sur elle. Il ne la lâche plus. Elle n'a pas peur, elle continue de dire ce qu'elle a à dire. Elle continue d'être sincère envers lui. Les gens qui souffrent ont souvent besoin d'entendre les choses. Impossible par eux-même, ils ont besoin des autres pour cela. Alice accepte d'être là pour Houston. Elle espère que cela pourra l'aider. Plus elle parle, plus elle se sent observée, Houston est aspirée par ce qu'elle dit. Cela ne la déconcentre pas le moins du monde. Une fois qu'elle a terminé, elle est heureuse qu'il ait réussi à l'écouter jusqu'au bout.

Et c'est dans son silence qu'Alice sait qu'elle l'a aidé. Dans son regard qui l'enveloppe, dans l'écho calme de ses pensées, comme si elle avait réussi à le bercer, à calmer sa douleur, ses états de perdition. Alors Alice ne lâche pas son éternel sourire, et lorsqu'il parle enfin, c'est un rire bref mais heureux qui s'échappe d'elle, un rire sans ouvrir la bouche, seulement une petite manifestation de contentement.

Elle n'avait évidemment pas tout réglé, elle était bien incapable de le faire à sa place. Mais elle voyait qu'elle l'avait aidé à avancer. Son expression se fait toute douce, manifestement, elle éprouve énormément de tendresse pour cet étrange personnage, et elle ne s'en cache pas. Son sourire laisse voir ses dents lorsqu'il finit par parler réellement, et elle secoue légèrement la tête. Elle n'avait pas besoin qu'il lui dise merci maintenant, elle n'en avait pas besoin tout court. Alice donne sans l'intention de recevoir, elle n'attendait rien de lui, à part peut être l'envie de le voir heureux ou au moins épanoui, ce qui revient à peu près à la même sensation.

Elle éclate de rire au final. Il avait digéré ce qu'elle avait dit. Il avait accepté. Etrangement, Alice est heureuse qu'enfin quelqu'un l'accepte, à elle, et qu'elle ne soit pas la seule à accepter. Elle lui sourit, de nouveau, et répond avec une voix légère.

« Plus souvent que tu ne le penses. Contente que tu le penses. Ce n'est pas toujours évident, je suis contente d'avoir pu échanger avec toi. Je suis contente que tu acceptes ce que je peux te dire. Je suis contente d'avoir pu t'aider. Sincèrement. »

"Avec tes pouvoirs, tu pourras aider les gens, tu le fais déjà." Hamilton n'avait pas tort. Alice faisait tout son possible, tout le temps, pour aider les autres. Est-ce qu'elle arriverait à l'aider, elle ? Est-ce qu'elle parviendrait à aider Nicolas de cette situation délicate ? A sortir Nathanaël de sa mélancolie ?
Aujourd'hui, elle avait aidé Houston, qui l'avait bien aidée par le passé. Et elle s'en contente. Au moins, elle n'est pas difficile à rendre heureuse, c'est un bon point pour aider les autres.

Son sourire tremble un instant. La sincérité, presque tendre, que lui offre l'Eau en la remerciant la désarçonne complètement. Elle ne s'en cache pas, ses joues rosissants un peu, seulement un instant. Elle ne s'attendait pas à cela, tout simplement. Et puis, son sourire enfantin et pourtant loin d'être idiot ou naïf, refait surface. Sa joie reprend toute sa place, et elle rit, un rire de bonheur, de joie toute simple. La Terre se penche en avant, pose son front contre l'épaule de l'eau, avant de se redresser, et de regarder de nouveau le vide. Sa façon à elle de faire un bisou, sa façon toute douce de manifester de l'affection sans brusquer.

« C'est avec plaisir, Houston. »
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Dim 16 Juil 2017 - 19:39
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Si Houston devait définir Alice, autrement qu'en tant qu'extraterrestre, ça serait probablement "la fille qui rit vraiment". Ho il en a connu, des rires, et des biens étranges, mais des rires de vraie joie, de vrai bonheur aucun. Et Alice elle, elle rit à chaque fois de bonheur, mais jamais exactement du même. Un peu comme 50 nuances de bonheur et il faut tout de suite arrêter cette comparaison, sérieusement. Mais quelque part, ça doit aussi probablement être libérateur de rire comme ça. S'il ne s'en sent pas la force pour le moment, il se dit qu'il aimerait bien faire pareil, plus tard. Quand il aura un peu "guérit".
Il approuve totalement sa remarque. Oui, ce n'est vraiment pas facile tous les jours d'aider les autres, il en sait quelque chose. Même s'il a parfaitement conscience que le contexte n'est pas le même. Alors il sourit pour lui répondre, il sourit compatissant.

_ Je confirme que c'est vraiment pas évident. Mais finis maintenant ! La carrière du génialissime hacker au service de Sa Majesté le Monde des FDP ferme ses portes, place à un nouveau gars. Il est tant de penser un peu à moi.

Moi.
Ce mot écorche ma gorge, la rend un peu pâteuse. Le pouvoir des mots, je vais t'en foutre des conneries pareil sérieux. Moi. Moi moi moi moi, me, je, haaaa l'horreur. Quelle drôle sensation de se mettre à exister là comme ça, d'un coup. Affreux sentiment, et un poil grisant je suis bien obligé de l'avouer.
Elle me regarde avec ce regard. Mais si vous savez, ce regard parfaitement sincère. Pas besoin d'aller chercher au tréfond de son âme, vous verrez qu'elle ne pense rien d'autre que ce qu'elle dit. C'est le genre de personne, le genre de regard à ne jamais mentir, mais avec le JAMAIS en lettres capitales gravées dans le marbre par l'artisan des Dieux. Ho, je sais que ça existe pas les gens comme ça, y'a toujours une bonne dose de fils de puterie en chacun de nous, mais je crois que je préfère fermer les yeux sur celle de Alice. J'ai envie de vous dire, j'ai fermé les yeux sur celle de Michigan qui doit être un des plus gros dérangés mental que la terre ait portée donc je peux bien le faire avec cette... Gamine ? Amie ? Amie.
Ok je crois qu'on va arrêter les nouveautés tout de suite, ça me file un mal de crâne vous imaginez pas. Toute ma vie a besoin d'une bonne mise à jour des familles. Clairement. Je pensais pas que juste parler pouvait libérer d'autant de fantômes, d'autant de... Malaise. Pourtant c'est pas faute d'avoir ouvert ma gueule pendant tout ce temps, ce qui signifie que y'avait probablement rien d'intéressant sortant de mes lèvres. Ca fait mal quand même. Ou alors que personne n'écoutait. Plus probable.
Mais tant que j'ai encore mon ange gardien sous la main, je devrais en profiter pour la questionner encore, vous ne pensez pas ?

_ Je pense que je vais tout changer. J'ai besoin d'un nouveau départ, comme ils disent dans les séries télé de merde là. Style de musique, de fringues, de cheveux... Ouais surtout les cheveux, ils sont assez laids hein ? Tu mettrais quelle couleur toi ? dis-je en saisissant négligemment une mèche de cheveux entre mes doigts. Ho et il faut que je me trouve des nouveaux loisirs, loin de ce portable...

Je regarde la surface de Meta. Oui, ce truc a un nom allez vous faire voir, j'ai vraiment jamais eu de potes. Ce truc c'est ma vie. Non, ce truc c'était ma vie. Tant d'informations, tant de génie informatique dans cette boîte. Tant de souvenirs, tant de frustration, tant de choses qui m'ont fait vibrer et pleurer, croyez le ou non, ce truc a sauvé ma vie. Pleins de fois. Plus que n'importe quoi d'autre. Avec ce portable, c'est mon réseau informatique mondial de caméras et de micros qui est dirigé, c'est la vie de milliers d'individus répertoriées à la seconde près. C'est l'Enfer coincé entre des 0 et des 1.
Et pour la première fois depuis la conception de cette chose, je l'éteins.
Je l'éteins, mais ça ne suffit pas à le séparer de moi. De mon nouveau moi. Il faut que j'ai la force de tracer définitivement un trait sur ce passé là. Avancer. Je tends ma main au dessus du vide. Vérifie qu'il n'y a personne. Ferme les yeux.
Et lâche.

_ Et bim. Adieu Meta.

Début d'une nouvelle vie.
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Ven 21 Juil 2017 - 18:38
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La Terre lui sourit, et elle hoche la tête. Oui, il doit savoir ce que c'est d'aider les autres, et la difficulté de la chose. Ses yeux se font tout doux lorsqu'il dit que c'est terminé, qu'il va tourner la page. Il va se concentrer sur lui. Sa façon de le dire est particulière. Et Alice, ses yeux plongés dans les siens, entend, très clairement. « Moi. » Le jeune garçon a brisé quelque chose. Ou construit des fondations d'un coup. En tout cas, quelque chose vient de changer. Quelque chose d'important, cela se voit et se ressent. Etrangement, Alice est fière. Elle est fière de lui, fière qu'il ait réussi à accepter aussi bien, aussi vite. Fière qu'il l'ait fait là, avec elle. Qu'il ait eu le courage de dire les choses pour ensuite pouvoir repartir.

« Tu as raison. »

Alice, comme Houston, était complètement ouverte à lui à ce moment. Prête à l'aider, le pousser en avant, elle était là, elle voulait qu'il aille bien jusqu'au bout, il est en trop de bonne voie pour échouer maintenant. Elle l'écoute, et se met à rire, un peu plus fort, amusée. Elle le regarde, pleine de joie, et réfléchissant, en le regardant de haut en bas. Que changer. Les vêtements c'est le plus simple, et puis chercher de nouvelles occupations. Lorsqu'il parle de ses cheveux, la Terre attrape une mèche de ses cheveux un instant, pour les relacher assez vite, et resserrer sa queue de cheval. Elle finit par pencher la tête sur le coté, et répond, toute douce de nouveau.

« Oui, du changement sera bon. Mais tu n'es pas obligé de tout changer, ni de le faire d'un coup hein ! Pour ce qui est des vêtements, trouve des choses qui te plaisent vraiment, à toi, vas-y avec quelqu'un si tu as un peu peur. Pour la musique ou ce genre de chose, cherche simplement de nouvelles chansons, de nouveaux groupes. Pour ce qui est des cheveux... A ta place, je commencerai par couper les pointes. Elle rit de nouveau, cela devenait nécessaire, puis enchaine : et puis pour la couleur... Pas quelque chose de trop foncé, tu as la peau pâle, ça l'accentuerai. Non, quelque chose de doux pour commencer, ça peut être chouette !  »

Oui, ce serait le mieux, quelque chose de doux. Qu'importe la couleur, tant qu'elle n'est pas trop affirmée, qu'elle reste dans les pastels, sont teint sera bien plus mis en valeur, et ce sera plus facile pour lui de l'accepter.
Lorsqu'il parle d'activités, Alice lui propose d'en faire avec elle. Elle ne précise pas encore quoi, elle a tellement de choses utiles, ou pas, à lui proposer. Ce serait peut être un peu rapide. Et puis, il prend son portable, le regarde. Hm. C'est un passage important. Il l'éteint, Alice sourit. Elle veut approcher sa main de lui, pour manifester son soutien, quand il approche son bras du vide. Non. Il ne va pas... Le portable tombe. Chute. Eclate.

Les yeux clairs de la Terre s'écarquillent tout grand. Elle fixe l'Eau. Elle ne s'attendait pas à ce niveau de décision, et de volonté de la part de quelqu'un qui vient de changer d'état d'esprit. Le plus souvent, les changements radicaux étaient quelque chose d'intime, que les gens ne partagent pas. Houston lui, s'en fichait. Il devait changer, maintenant, alors il le faisait. Un brin d'admiration brille dans le regard d'Alice, et elle se remet à sourire, rayonnante. Son premier réflexe serait de le prendre dans ses bras. Mais Alice est très tactile et n'est pas certaine qu'il 'est également, et puis, trop de changement d'un coup n'est pas bon. Elle arrête donc son pseudo mouvement. Elle se contente de lui sourire doucement.

« Wouah. Je m'attendais pas... Bravo. »

Son regard s'enfonce dans celui de Houston, l'enveloppe. Elle est heureuse pour lui. Sincèrement. Et elle est heureuse pour elle, parce qu'elle n'avait pas assisté à cela depuis longtemps, et que cela la rend heureuse. Elle est complètement consciente. Tout en bloquant les pensées de l'Eau, elle se rend compte de la confiance qu'il lui accorde. Alice est heureuse, et fière.
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Lun 24 Juil 2017 - 18:57
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Haaaa malheureusement pour toi ma chère Alice, je ne peux pas imaginer quelque chose "dans la douceur", je tourne une page, non mieux, je déchire celle d'avant et hop, je recommence. J'ai déjà essayé la demi-mesure et ça n'a pas vraiment été très efficace (oui je considère le fait de se faire passer pour mort -en me prenant deux balles dans le bide- comme de la "demi-mesure" mais j'ai mes raisons). J'ai pleins de choses à découvrir, parce que je ne sais rien de moi. Enfin si, je sais que j'aime rien, mais bon c'est sûrement parce que je ne connais pas la vie réelle. Il y a un début à tout hein ? Je dirais que j'arrive dans ma phase d'enfance, enfin. Genre, ma vraie jeunesse.
Je me retourne vers Alice, une sorte de lueur étrange dans le regard.

_ Justement ! Il y a tellement de choses à essayer, et puis j'ai toujours été du genre capricieux alors j'ai hâte de voir ce qui pourrait me plaire.

Je me sens amorcer un mouvment de recul lorsqu'elle approche sa main de mon visage mais me détend lorsqu'elle prend une de mes mèches pour l'inspecter. Wow l'espace d'un instant j'ai presque cru qu'elle voulait franchir un cap dans notre relation. Lol. Non mais vous savez, moi et les contacts... A part celui de mon oreiller je crois pas en avoir connu un jour.
Wow, d'un seul coup c'est effrayant. J'ai jamais touché personne, vraiment ? Je veux dire, autrement que pour me prendre des coups ? Je crois bien. J'ai vu Michigan genre, deux fois dans toute ma vie et c'est la personne la plus proche de moi. Peut-être que mon oncle m'a tenu la main une ou deux fois... ? Pouarf, c'est tellement prise de tête ce genre de réflexions. On oublie ? Ouais, on oublie.
Je claque des doigts dans sa direction.

_ Yup, je retiens pour les cheveux. Je pense connaître quelqu'un qui pourrait me faire ça. Y'a un coiffeur d'ailleurs dans ce bled ?

Ha non par contre, me demandez pas de bien parler. Svp. Je parle encore comme ça me chante.
Je capte le regard impressionné de Alice lorsque Meta s'écrase au sol. Mon coeur s'affole d'ailleurs un instant et je refuse de voir l'épave qui se trouve au sol. J'ai trop peur de revenir sur ma décision, je crois. Mais non, c'est fini entre Meta et moi. Et j'adore cette façon de présenter ça, genre tele-novelas à la con.
Je me force un peu à balayer ses félicitations d'un revers de la main. Allez, aujourd'hui j'ai décidé de faire mon faux modeste, ça peut être drôle.

_ Bravo rien du tout, c'est qu'un bien matériel. Bon, amélioré par mes soins avec une technologie de 10 ans en avance sur son temps mais c'est un boîtier quoi. Et puis bon, c'est pas comme si j'avais vraiment "perdu" ce truc. Je veux dire, vu que je suis hypermnésique.

Je pense qu'elle a déjà largement eu la démonstration de cet horrible talent. Mais ça va vraiment pas être facile de l'ignorer, parce que clairement, je peux pas vivre avec autant de trucs dans la tête, il faut que... J'allais dire "que je me fasse soigner" mais ça sonne glauque, disons plutôt qu'il faut que je fasses des concessions.
Je me retourne encore vers Alice pour me plonger dans ses yeux aux reflets du bonheur.

_ Alors cher ange gardien, qu'est ce que tu me conseilles pour ma première journée en tant qu'humain ? Qu'est ce que j'ai raté qui mérite vraiment que je le vois avant de mourir ?

Un film pourri ? Un centre thermal ? Peu importe quoi en dehors d'une salle avec des ordinateurs.
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Lun 24 Juil 2017 - 20:54
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Houston est soudain prit d'un certain entrain. Ouah, ça opère super vite sur lui, la petite Terre est impressionnée. Pour autant, elle comprend qu'il veuille en finir une bonne fois pour toute, qu'il veuille changer, maintenant, pour ne pas retourner en arrière, pour y arriver là, tout de suite. Elle sourit de toutes ses dents, un léger rire s'échappant de nouveau d'elle. Il est amusant, mais cela lui plaît, sincèrement. Oui, il va réussir. Alice croit en lui, de toutes ses forces, et ce n'est pas peu dire.

Lorsqu'elle va prendre sa mèche de cheveux, elle voit dans son regard l'éclair de recul, qui anime beaucoup trop de personnes à Terrae lorsqu'elle fait ça. Il n'en fait pourtant rien, comme il n'avait pas réagi lorsqu'elle lui avait prit la main. Il supporte beaucoup de choses cet énergumène, malgré tout ce qu'il peut tenir en horreur, selon lui. Elle lui sourit doucement, et lui répond avec entrain, nullement gênée par sa façon de parler.

« Je pense que oui, dans le village, il me semble qu'une amie devait y aller il n'y a pas si longtemps. Après, si tu veux, je peux te les couper, je coupe les miens moi-même, et je fais mes colorations rouges toute seule. Mais je comprends que tu veuilles le faire de ta propre initiative ! »

En parlant de colorations, les pointes rouges d'Alice ne sont plus que des reflets maintenant. En attrapant ses propres pointes elle émet à voix haute le fait qu'il faudra qu'elle se refasse sa couleur un jour... Mais enfin, pour l'instant, elle aime bien être toute brune.

Houston balaie ses félicitations. Hm. Qu'il ne la croit pas trop naïve, elle a bien vu ses petites hésitations, plus que légitimes. Elle secoue la tête, toujours souriante. Ca veut jouer les modestes, mais ce n'est pas encore tout à fait ça. Alice reste pourtant toute douce.

« Peut être, mais si c'était quelque chose de précieux, que ce soit matériel ou pas, ce n'est pas facile de s'en séparer. J'imagine bien que tu n'as pas tout perdu, sinon, c'aurait presque été idiot. Mais tu ne l'es pas. »

Alors que l'Eau se tourne vers elle plante son regard dans le sien, elle reste concentrée sur lui, tout en réfléchissant à sa question. Son visage se fait presque rêveur, elle vient remettre une petite mèche échappée de sa mini queue de cheval. Sa voix est légère.

« Je ne sais pas exactement tout ce que tu as fait ou pas... Quelque chose de vraiment chouette, en dehors de lire un bon livre... Dessiner, enfin, créer, de façon générale, sans but précis. Juste. Créer quelque chose. Faire pousser des plantes. Ou juste rêver allongé dans l'herbe. Hmm sinon quelque chose de très chouette... Moi, j'aime beaucoup passer du temps avec les autres, juste, sans forcément parler. J'aime beaucoup faire des câlins, j'adore dormir avec les gens. Et puis... Enfin je ne suis pas certaine que ce soit vraiment très adapté à une première journée, mais faire l'amour, c'est super chouette aussi. Voilà, je crois que ça fait déjà beaucoup... »

Elle lui sourit, l'air toute joyeuse, toute sincère. Alice a dit tout cela avec toute la simplicité du monde.

« Ou alors, là maintenant, on peut aller manger une super brioche à la boulangerie du village, si t'as jamais gouté celle qu'ils font. »

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Lun 24 Juil 2017 - 23:14
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Je penche la tête d'un côté, puis de l'autre, en profonde réflexion.
Une fille te propose de te couper les cheveux, la convention sociale voudrait que je dise oui non ? Bon je sais pas encore pour la couleur mais si c'est pour éclaircir les pointes ça peut pas être pire que ce que j'ai déjà !

_ Bah si tu te sens d'éclaircir le bordel moi ça me va ! Par contre pour la couleur je vais demander à une professionnel du changement de couleur. Ariana, ça te dit quelque chose ?

Bah ouais hein, vu comme elle est ça m'étonnerait pas que la moitié de la terre soit au courant de son existence. Et puis, comment ils disent déjà ? "Se faire du réseau", ou "sociabiliser", ce genre de conneries. Oui oui j'entreprends ma vie, faut pas croire.

Elle me parle ensuite de Meta. Oui, c'est un peu comme une rupture, les ruptures font mal. Elles vous font surtout mal lorsqu'elles sont subies, mais là je suis celui qui rompt, celui qui prend les devants. J'espère toruver plus devant, Meta était ce qui me retenait.

Ho je peux être stupide quand je veux, mais je préfère lui faire croire que je sais ce que je fais. Alors que je fais juste un pari sans aucune assurance d'y gagner quelque chose. Juste un pari stupide. Un peu le résumé de ma vie, au final malgré mon "nouveau moi", j'agis toujours de la même façon. Ironie quand tu nous tiens.

Elle commence à énumérer tout un tas d'activités et je crois qu'il y en a certaines qui me tentent bien, si on part du principe que je n'en ai fait aucune. J'ai rien fait de ma vie faut pas croire. Bon sauf lire, ça je gère, mais toujours sur écran étrangement. Genre, faire pousser des plantes, ça a l'air vachement cool et soft. Par contre je suis moins sûr de la suite. Faire des câlins, ça ça m'intéresse. Surtout depuis ma très trèèès récente prise de contact sur le fait que j'ai jamais eu de contact physique sympathique, par contre je lève un sourcil au fait de "dormir avec les gens".

Non mais attendez. Attendez attendez attendez, je veux bien avec l'esprit le plus soft du monde, mais c'est carrément chelou non ?! Je veux dire, normalement les gens qui font ça c'est des gens vraiment proches ? Je sais que j'y connais rien en relations sociales mais je suis pas sûr qu'on puisse faire ça avec des inconnus.

Je manque de m'étouffer lorsqu'elle parle de faire l'amour. Sérieusement Alice, pour un premier jour ? Je ne peux empêcher un rire sarcastique et amusé de sortir de ma bouche. Y'a pas à dire, c'est une fille surprenante. Ca m'apprendra à penser tout le monde innocent tiens.

_ Je retiens certaines idées et je t'avoue que je suis pas contre tester les câlins, par contre pour le sexe on va éviter hein ! Non parce que bon pas sûr de pouvoir trouver des travailleuses de la nuit ici et je dois avouer que... Ouais bref.

Je pense que mon "enfance" m'a castré. En même temps, quand à 8 ans tu vois déjà des vieux dégueulasses baiser des enfants tu revois ta notion de "sexualité". Ouais, c'est ma seule vision de l'amour. Pourquoi j'ai pas regardé des dessins animés sérieux... Bref, le sexe c'est pas encore sur ma liste de choses à faire dans ma nouvelle vie.

_ Par contre je dis pas non à la brioche. Ha ! Manger bien et apprendre à faire la cuisine, voilà ce que je pourrais faire aussi...

Halala, tant de choses à faire.
Et tellement de temps.
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♪ Et là-haut dans le ciel, tu t'envoles, tu t'envoles, tu t'envoles ! ♪ [Alice]

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