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Le temps de vérité /Ys/
##   Dim 3 Sep 2017 - 21:11

Personnage ~
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Ys Ochikawa
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Le rire cristallin de la Feu résonne encore dans la pièce. Un large sourire émerveillé s'étire. Se laissant guider, il garda bien sa main dans la sienne. L'orage était passé, emportant avec lui la souffrance, les craintes. Du moins, il avait pu retrouver sa sœur. Elle ne lui tournait plus le dos et quel soulagement de se comprendre à nouveau. Rien ne pourra jamais les séparer et combien même les disputes, ils resteront unis coute que coute.
Ses enfants, mourir avant elle, quelle douce mélodie. Et chaque soir avant de se coucher, il prierait pour que ça se réalise.
Dans un signe de tête, le jeune homme reprit à la suite:


"Oui, je veux bien aussi. On pourrait composer de nouvelles chansons aussi. Il faut continuer à persévérer encore et encore. Que les gens puissent se souvenirs au travers des sicèles."

Les Paws up traverseront les années au travers des différents styles musicaux. On pourrait se souvenir d'eux comme des musiciens talentueux. Et surtout, au delà des archives et des documents, les gens se souviendront d'une incroyable chanteuse guitariste. Elle pourrait briller dans le cœur des hommes pendant des siècles. Ca du bon aussi, la musique.
Les paroles de la jeune femme lui réchauffa le cœur. Et tel un grand frère, il vint déposer doucement sa main sur sa tête, collant son front au sien et murmura:


"Merci à toi."

Elle aura été sa plus belle prouesse. Grâce à elle, il s'était donné un but. Il avait changé, il voulait devenir quelqu'un de bien pour qu'une autre puisse briller de milles éclats. Cette rencontre fut l'une des plus belles. Et jamais il n'aura regretter de l'avoir accompagner dans chaque moment difficile. Et tant puis si Terrae ne peut plus rien pour elle. Il lui reste encore du temps pour profiter. Ce n'est pas finis. Et une fois sortis de cette hôpital, ils pourront reprendre une vie normale.
Lâchant les mains de son amie, Ys lui adressa un sourire plus joviale. Du moins, il s'applique. Un raclement de gorge, il reprend du courage. Il ne doit plus paraître faible, il doit faire sourire la jeune femme jusqu'au bout. Il doit tenir sa promesse et continuait à la porter sur ses épaules.


"Tu sais quoi, chez nous, on a pas mal de traditions et de fêtes. Ce soir, justement, on fête une histoire sur les dragons. Tu pourrais porter une tenue traditionnelle. Je suis sûr que ça t'irais bien en plus."


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##   Dim 3 Sep 2017 - 22:00

Personnage ~
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Joyce Noran
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J'ai gardé la main de mon frère dans la mienne, comme si l'avoir à mes côtés pouvait me sauver. Mais c'était pas faux: Si même sa confiance en moi et son affection n'y arrivaient pas, alors que me restait-il?

Il a accepté qu'on sorte après, pour oublier, pour penser à autre chose, pour continuer à cumuler les souvenirs, pour le jour où nous n'aurions plus que ça l'un de l'autre. Je crois fermement que les souvenirs que l'on a d'une vie reste notre héritage le plus précieux. Ils sont la preuve même de notre existence. Tant que l'on vit dans le coeur et les mémoires de ceux que l'on laisse, alors l'oublie que nous promets la fin n'est pas si près.

La proposition n'était pas anodine. La musique serait et resterait mon plus bel espoir. Je vivais à travers elle. Les Paws up était mon aboutissement. Ma révélation. Un groupe d'amis mêlant, un de mes amis les plus proches, mon frère et l'homme de ma vie. C'est puéril, d'admettre croire avoir rencontré le bon, à 18 ans? Je m'en fiche. Je crois en mes convictions.

Ys s'est rapproché de moi et a collé son front au mien, dans une tendresse infinie, avant de me remercier. Il était mon plus beau cadeau, ma plus belle rencontre. Il était à lui seul ma famille. Les épreuves traversées n'étaient que le reflet de notre profond attachement. D'autres étaient devant à nous, et il y avait fort à parier qu'il y aurait encore des cris, des larmes et de la rancoeur. Mais jamais longtemps. On en était incapable.

Il a finit par me lâcher et par me sourire, toute trace de souffrance envolée. J'aimais bien mieux le voir ainsi. Il était toujours aussi moche, mais il était bien plus paisible. Ça, c'était le vrai Ys. Celui que j'avais connu. Celui qui me faisait chier mais que j'aimais profondément. Celui qui cachait sous une sourire toute la souffrance du monde pour ne pas nous affecter. Celui que je comprenais d'un regard, celui de qui je n'étais pas dupe.
Ouais. Je serai là pour être la tata supra cool de ses gosses, je serais là pour le voir se marier et pour le voir vieillir. Je le taclerai encore avec Mitsuki en cachette. Je lui rendrai visite en riant de ces mauvais moments qu'on avait vécu ensembles. Je jouerai encore de la musique jusqu'à en faire saigner nos doigts avec les Paws up. Rien ne m'en empêcherai. Je serai toujours là.

"Tu sais quoi, chez nous, on a pas mal de traditions et de fêtes. Ce soir, justement, on fête une histoire sur les dragons. Tu pourrais porter une tenue traditionnelle. Je suis sûr que ça t'irais bien en plus."

J'ai souris, amusée. Il ne changerait jamais. Moi non plus.

- Wow, un compliment? Tu te ramollis feu-follet! Mais c'est d'accord, j'accepte de t'accorder un peu de mon temps.

Parce qu'on ne change pas une équipe qui gagne, parce que derrière les piques il y avait du cœur, je ne voulais plus penser à tout ce qui m'attendait encore.
Mais toutes choses ont une fin, surtout les meilleures. La porte s'est ouverte sur le médecin après que des coups y aient été frappés. J'ai perdu mon sourire, inquiète face au visage sérieux du doc. J'ai échangé un regard avec Ys avant de m'asseoir sur le lit, lui faisant signe de me rejoindre. J'ai attrapé sa main sitôt qu'il s'est lui-même assis.

Le doc s'est avancé, silencieux. Il tenait entre ses mains un dossier: Le mien. Il tenait mes résultats. J'ai inspiré difficilement, appréhendant. J'ai serré la main d'Ys. J'avais peur. Le doc a fixé Ys, cherchant à savoir s'il pouvait s'exprimer.

- Dîtes nous tout. J'ai rien à lui cacher.

Je ne sais pas si Ys se rendait compte de la confiance que je plaçais en lui. Mais elle était bien là, cette fois. Je n'avais plus rien à lui cacher, je ne voulais plus mentir. Ça ne faisait que nous éloigner.
Le médecin a soupiré avant d'ouvrir le dossier.

- Je vais essayer d'être clair mais arrêtez moi si quelque chose vous échappe.

J'ai approuvé en m'accrochant à la main de mon frère comme on s'accroche à une bouée au milieu de l'océan.

- Votre fatigue ne fait que s'accroître, comme c'était à prévoir. La maladie gagne du terrain et honnêtement, dans l'état actuel des choses, je préfère vous dire que votre temps vous est compté.

Je me suis mordue la lèvre. C'était difficile à entendre, même si je m'y attendais. Putain! C'était beaucoup trop injuste!

- Cependant...

J'ai relevé la tête vers lui. Il y avait donc un "mais"? C'est con comme l'espoir peut être naïf.

- Votre système immunitaire semble bien plus propice à la lutte que je ne l'avais prévu. Autrement dit, l'écart entre votre fatigue et votre tolérance à la maladie est bien moindre que je ne l'aurai cru.

- En clair, ça veut dire quoi?

- Ça veut dire que l'on ne peut pas vous dire combien de temps il vous reste. Mais je ne peux qu'admettre que vous avez eu raison d'insister sur les entraînements. Si vous ne l'aviez pas fait, il y a fort à parier que vous ne seriez pas en si grande forme aujourd'hui. Il faut que vous continuiez Joyce.

- Arrêtez moi si je me trompe, mais ça veut dire que j'ai encore mes chances? Que je vais vivre? Que je le peux?

- Je vais être franc avec vous, tout dépend de vous. Si vous parvenez à garder le rythme et à vous battre jusqu'à parvenir à devenir Master, il y a fort à parier que oui, vous pourrez vous sauver. C'est un véritable miracle, mais votre corps réagit bien à la fatigue. Je dois cependant vous prévenir qu'il faudra penser à vous reposer. Le combat est loin d'être finit mais vous repoussez la maladie plus qu'elle ne gagne en force. Il faut donc être prudente à partir de maintenant pour ne pas perdre cet avantage.

Je n'entendais plus rien. J'avais les yeux perdus dans le vide, le cœur battant à tout rompre, si fort qu'il me faisait mal.

- Je vais vivre...


Je l'avais murmuré mais le doc m'avait entendu. Il a sourit je crois, serein.

- Oui. Vous allez vivre Joyce. Si vous continuez ainsi et que vous réussissez vous vivrez encore très longtemps.

Un sourire a peu à peu pris place sur mon visage. J'ai tourné mon regard vers Ys, commençant à comprendre. Des larmes de soulagement ont roulé sur mes joues et je n'ai rien fait pour les retenir, ni même pour les essuyer. C'était Ys qui m'avait offert l'espoir que le rang de master pourrait me sauver. Il avait eu raison.
J'ai sauté dans ses bras, à la fois heureuse, soulagée et euphorique. C'était un véritable miracle. Rien n'était gagné mais tout était possible. Je n'allais pas mourir, putain! Ce n'était pas une fatalité! Je pourrais vivre, je pourrais être là pour assister à nos bonheurs respectifs, je pourrais tenir parole!

- T'avais raison! Putain Ys t'avais raison! Merci! Merci! Merci!

Tout était encore possible et rien n'était joué. J'avais une vie à gagner, un espoir à laisser croître et des rêves à réaliser. J'allais me battre et j'allais gagner. Jeu, set et match. Il était temps d'en finir. Ys avait eu raison, depuis le début: J'allais vivre.

HRP:
 


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##   Lun 4 Sep 2017 - 21:22

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De lui accorder un peu de son temps. Ys lui a sourit doucement. En vérité, même s'il est toujours plaisant qu'elle accepte son invitation, cela ne reste pas moins un double tranchant. Un peu de son temps, c'était tout ce qui leurs rester. Et ce temps là, ils avaient intérêt à en profiter du mieux qu'ils ne le pourraient.

Mais ils furent interrompu lorsque la docteur rentra de nouveau. Il affichait un visage sur lequel on pouvait lire tout le désespoir du monde. Le Tonnerre sentit son estomac ne faire qu'un tour. La seule chose qui le rappela sur terre fut la main de Joyce. Il sentait dans cette poignée toute la force et le courage dont elle faisait preuve.
L'homme reste silencieux et face à son regard, Ys baisse les yeux. C'est bon, le Tonnerre accepte la sentence puisque Joyce l'en avait décidé. Leurs plans étaient déjà planifiés. Ils savaient qu'ils devaient profiter du temps. Alors il peut bine parler, cette fois, le rouquin ne se jetterait pas à son col.

Assit sur le lit, Ys sentit cette sentence comme la sienne. Du coin de l'œil, il observa longuement sa sœur. Si seulement cette sentence n'était pas la sienne...
De ses yeux, il dessine les traits de son visage pour que jamais il ne les oublie. Aujourd'hui, le visage de sa mère avait disparu de sa mémoire, bien trop jeune. Il ne pouvait que connaître la douleur de ne pas pouvoir se souvenir du regard d'un être aimé. C'était ne pas pouvoir lui rendre hommage.
La voix du médecin s'élève, instinctivement, Ys baisse le regard sur le sol. Au fur et à mesure que ce dernier s'exprime, Ys resserre sa main dans celle de sa sœur. Chaque mot est un poignard. Il le sait, il attend juste une réponse. Un seul mot qui fera tout bouleversé.
Plus il songeait, plus il broyait du noir, plus il regrettait. Il lui avait offert des espoirs, il l'avait obligé de poursuivre ses entrainements. Il avait emmerder du monde, Mitsuki. Tous s'étaient plié à ses caprices. Il y avait cru dur comme fer. Joyce y avait cru aussi. Elle lui faisait confiance. Tout cela ressemble plus qu'à un mensonge. Et il n'y a plus horrible de faire croire à une personne qu'elle allait vivre alors qu'elle était condamnée dès sa naissance.

Pardon. Pardon. Pardon.
Cela ne sert à rien de racheter une conduite, de sauver un vieux souvenir au dépriment d'une autre. Voilà ce que cela coûte de s'attacher aux autres. Et tu vas continuer à porter ce sombre costume et cette vieille rancœur.
Pourtant, les paroles du médecin l'atteignent. Doucement, il relève le regard sur lui. Troublé, désemparé, sa bouche s'entrouvre sans qu'aucun mot n'en sort. Joyce demande de clarifier, mais le Tonnerre a déjà compris.
Son regard vient se perdre sur son visage. Il put lire, secrètement, un changement d'expression. Une renaissance. Peu à peu, son regard change, s'éclaircit. Joyce sourit. Des larmes coulent. Il l'entend. Il entend sa demande de vivre. Jamais il n'avait senti son cœur se soulever avec autant de douceur. La gorge nouée, il ne cesse de l'observer d'un sourire bienveillant.

Dans un éclat de joie, de libération, de miracle, Joyce se jette dans ses bras. Un rire aux éclats, Ys l'enlace de ses grands bras. Ils basculent légèrement en arrière. Ils balancent au rythme de leur joie. Ils ont gagnés.
Se redressant, Ys posa sa main sur la tête de sa sœur, ancrant son regard dans le sien. Il avait pu retrouver la fonction de sa voix. Et d'un regard bienveillant, d'une voix calme:


"Félicitations petite sœur. T'as obtenu ton droit de vivre sur cette planète."

Joyce a été pour lui une personne des plus courageuses. Elle avait lutté contre ses maladies malgré un deuil trop lourd pour son jeune âge. Elle avait la force d'une guerrière. Elle était sa plus belle promesse. Et pour une fois, dans sa misérable vie passée, il s'était senti utile.
Lui offrant un large sourire, il vint agripper son visage pour embrasser sa joue bruyamment.


"Et vous aussi là! Merci doc!"

Le pauvre homme aura beau mettre ses mains en avant pour se protéger, le Tonnerre l'avait retenu et l'embrassa de force. Délibéré, le médecin se précipita vers la sortie se demandant bien comment un être pouvait changer d'humeur avec autant de facilité.
Ys s'en moquait bien. Il était l'homme le plus heureux.
Ce dernier se tourna vers sa sœur, lui prit les mains pour l'aider à se relever.


"Je sais! Pour ce soir, on va fêter cette super nouvelle! Tu seras la star. On invite qui tu veux, ce soir, c'est un tout nouveau départ."

Il ne reste plus qu'une ligne droite à saisir. Désormais, il ne la lâcherait plus et il serait à ses côtés pour chaque entrainement. Et aussi, il devra bien lui dire à sa Mitsuki: un grand merci.

HRP>AAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Je crois bien que je suis encore plus heureux que mon perso! xD


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##   Lun 4 Sep 2017 - 22:02

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Je me souviens du jour où maman est rentrée à la maternité pour Vincent. J'étais allée à l'école comme si de rien, c'était mon père qui avait prit les choses en main. J'avais cinq ans et j'étais en troisième année de maternelle. C'était bientôt la fin de l'année. Le soir même, quand papa était venu me chercher, il m'a dit qu'on ne rentrait pas à la maison. J'étais grande sœur. Quand je suis arrivée, maman m'a demandé de ne pas faire de bruit pour ne pas faire peur à mon petit frère. J'ai râlé, parce que je voulais avoir une sœur. Et puis mes parents m'ont fait m'asseoir avant de me donner mon adorable petit ange. La joie que j'ai éprouvé à cet instant reste indescriptible. Cette petite chose qui me regardait avec de grands yeux curieux était un véritable miracle pour moi. J'étais responsable de son bonheur. Fille ou garçon, je l'aimais, ce petit bout.

J'ai eu la même sorte de joie quand le médecin m'a parlée, ce jour-là. Quand j'ai senti la main d'Ys serrer la mienne, j'ai compris que je ne rêvais pas. Un mélange de soulagement, de joie et de peur m'a submergée. J'étais muette. Et puis j'ai laissé exploser ma joie. J'allais vivre. Enfin! Quand j'ai sauté dans ses bras, Ys a rit avant de me serrer à son tour, suffisamment fort pour m'en faire mal. Mais c'était une douleur qui faisait du bien. Je vivais! J'allais vivre bordel de merde!
Quand il s'est écarté, j'ai senti sa main sur ma tête. Dans ses yeux, toute la fierté et tout l'amour du monde m'observaient, avec la joie qu'un frère éprouve face à la vie de sa sœur. J'ai alors su ce qu'avait du ressentir Vincent, la première fois que je l'avais tenu contre moi.

"Félicitations petite sœur. T'as obtenu ton droit de vivre sur cette planète."

Il avait l'air serein, mais je sais que ce n'était qu'une façade. Ys était heureux, je le lisais dans ses gestes et dans sa voix. Il était soulagée. Il ne se sentirait peut-être plus coupable de m'avoir demandé de faire ses entraînements.
Et ce surnom, mon surnom, ma place, qui résonnait dans la pièce. J'étais sa sœur. Je le serai toujours. Je le verrai s'accomplir. Je le verrai se marier, avoir des gosses, se transformer en cet homme qu'il doute encore d'être mais que je sais être tapis au fond de lui. Il m'a embrasser fortement la joue et j'ai ris entre deux sanglots. J'étais tellement soulagée! Tellement rassurée!

Ys a embrasser le pauvre doc, et je fus prête à faire de même mais il prétexta d'autres patients à voir avant de quitter la pièce, rouge jusqu'aux oreilles. Je voyais son bonheur exploser, semblable au mien. Je n'avais pas encore gagner la guerre, mais j'avais remporter ma première bataille et je comptais bien aller au bout. Jusqu'à la fin, je ne lâcherai rien.
Mon frère m'a prit les mains, m'aidant à me lever, plus heureux que jamais. Je crois même qu'il était plus heureux que moi, c'est dire! Je ne l'avais jamais vu comme ça.

"Je sais! Pour ce soir, on va fêter cette super nouvelle! Tu seras la star. On invite qui tu veux, ce soir, c'est un tout nouveau départ."

J'ai souris. Il faudrait que j'aille le dire en personne à Mitsuki, ainsi qu'à Misao (s'il reparaissait un jour) et à Liam. Mon Dieu... Que dirait Liam? Rien qu'à cette pensée, j'avais envie de me précipiter chez lui pour lui dire. Pour le soulager de ce poids. Pour lui dire que je respecterais chacune de mes paroles, que j'honorerais toutes nos promesses.
Mais non. Ce soir, aujourd'hui, c'était pour Ys. Juste nous.

- Juste nous. Je ne veux personne d'autres. Y a trois ans, c'est juste ce toi et moi qui m'a permit de me sortir de mon deuil. Alors pour ce nouveau départ... C'est juste nous. Je préviendrai tout le monde plus tard. Aujourd'hui, je veux juste fêter cette nouvelle avec mon frère.

Parce que oui, Ys était l'investigateur de mon renouveau, il avait le droit d'être le seul à profiter d'une soirée de pause. Il serait bien à temps de prévenir les autres après. J'avais toute la vie pour le faire. Et bon Dieu, je promettais qu'elle serait longue!

HRP:
 


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##   Mar 5 Sep 2017 - 21:32

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Ys ne pouvait qu'imaginer la joie que pourrait partager les autres une fois qu'ils seront au courant. Cette année se termine sur une bonne note.
Et tandis qu'il l'aidait à se relever, un large sourire aux lèvres, la jeune femme refusa que cette soirée soit partagée. Haussant un sourcil, Ys la fixa, étonné et surprit. Mais il ne lui demanderait pas pourquoi. Après tout, cette soirée lui appartenait. Elle avait le droit de choisir.
Un jour, elle lui en avait voulu de lui avoir voler ce droit. Il s'était battu pour calmer le dragon qu'elle était. Et plus jamais il ne prendrait d'initiative pour elle, surtout pas en ce qui concerne cette nouvelle.
Lui offrant un doux sourire , le jeune homme acquiesça de la tête et relança:


"Très bien, comme tu voudras petite tête!"

Passant son bras autour de son cou, le jeune homme reprit sur un ton plus amusé:

"En fait, je suis un VIP?! Trop la classe! Enfin, t'as intérêt à te changer. Je sors pas avec toi dans cette tenue. On va croire que je suis suivis par une échappée d'un asile."

Que mieux faire que de camoufler cette rougeur derrière un peu d'humour?! Il faut dire qu'elle l'avait surpris. Et dans un sens, il se sentait flatté, honoré. Ils pourront se noyer dans l'alcool. Noyer toutes ses peurs qui les ont torturés durant des années. Pour Joyce, une vie. Ils pourront fêter sa liberté, son futur. N'y a t-il pas de plus raisons que de boire?

"Ah et au fait, je mérite de me griller une cigarette. Ok? En plus, j'ai grave pas fumer aujourd'hui. J'ai diminué tu sais."


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##   Mar 5 Sep 2017 - 22:01

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Il a accepté sans se faire prier. Il m'a même taquiné, libéré de toute angoisse malsaine quant à l'avenir. J'avais encore un espoir. J'avais une lueur au bout du tunnel, je n'étais plus si loin. Il ne me restait qu'à continuer à avancer, à ne pas renoncer. Jamais. Je leur avais promis, à tous. Je n'abandonnerai pas. Je n'étais pas morte. J'étais en vie. Et tant que ce serait le cas, il y aurait de l'espoir.

Il a passé son bras autour de mon cou, comme si la journée qu'on venait de passer n'avait jamais eu lieux. Mais il avait raison, tout ça, c'était derrière nous. Dés demain, le combat reprendrait, mais pour ce soir, je pouvais bien oublier tout ça et profiter de ma soirée.
Il m'a taquiné à propos de ma tenue et je lui ai lancé un regard à la fois vexé et complice. Non, décidément, je ne pourrai pas lui en vouloir ce soir. Dans un éclat de rire et sans répondre, j'ai plaqué mes lèvres sur sa joue pour le remercier encore une fois. Ma vie, je la lui devais. Enfin! Je la devais aussi beaucoup à Mitsuki. Elle aurait droit à un gros câlin, promis.
Cependant, je n'avais pas manqué d'apercevoir les traces de gêne sur son visage, et je sus que ma demande lui avait plaisir. J'attendrai que Mitsuki sorte d'ici pour lui en parler. J'inviterai Liam à passer une soirée en amoureux pour lui dire. Je patienterai jusqu'au retour de Misao pour tout avouer. Ce soir, c'était avec Ys que je voulais fêter ce nouveau départ.

Une fois changée et remaquillé après avoir passé dix minutes à effacer toutes traces de larmes, on s'est dirigé vers l'accueil où le médecin m'a prié d'éviter de trop boire ce soir. De plus, je devais dés à présent venir toutes les deux semaines en plus de mon rendez-vous annuel et faire attention à bien me reposer après les entraînements. Pour ça, je prendrai une année sabbatique pour me concentrer sur mon rétablissement. Enfin, je devais demander à Mitsuki de tenir au courant le corps médical de mon avancée et de mon travail. Elle devrait, avec moi, faire un rapport détaillé chaque mois. La barbe! Mais ça en valait le coups. Une ordonnance me prescrivant des antidouleurs que je ne prendrais jamais et mon dossier sous le bras, je sortis avec Ys profiter de la soirée.

L'air frais du soir me fit frissonner un instant et je m'arrêtais sur le seuil. Je respirai le grand air et je souriais. J'étais soulagée. En paix. Déterminée.
Et puis j'ai rejoins Ys avant de poursuivre la soirée à ses côtés. Une fois attablés et une bière à la main cependant, j'ai échangé un regard avec mon frère.

- Dis.. Une fois que tout ça sera finie, quand ça sera derrière... Ça te dit qu'on parte? Toi, moi, Mitsu et Liam. Qu'on se prenne de vraies vacances. Pas longtemps hein. Mais juste assez pour profiter à fond de la vie. Je crois qu'on en aura tous bien besoin.

Et puis dans un sourire, j'ai obligé Ys à me suivre dans mes délires, prête à danser toute la nuit, pourvu que la forme que me procurait la nouvelle résiste à la fatigue. Ce soir, j'étais moi: Une jeune femme en devenir, qui voulait s'éclater et fêter la vie, la savourer. Et j'étais suffisamment bien entourée pour le faire. Advienne que pourra. J'avais la vie entière pour le découvrir.


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