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Between the sinners and the saints [Miss Adé]
##   Mar 29 Aoû 2017 - 18:24

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Nicolas Lefebvre
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Mi-août

Nicolas a la bouche grande ouverte, assis sur son lit. Il est ridicule et il le sait. Ce qui est moins ridicule, c'est qu'il bégaye beaucoup moins depuis qu'il a trouvé cette technique : tous les matins et quelques autres fois dans la journée, il étire sa bouche. Une espèce d'échauffement si vous voulez. Et sachant qu'il n'a rien d'autres à faire en attendant que ses séances de rééducation commencent, ça l'occupe aussi. Tout bénéf' !

Le manque est toujours présent toutefois, il se surprend souvent à fixer le plafond et à s'imaginer tout ce qu'une dose pourrait lui faire ressentir... Et puis Aoi débarque pour lui amener son plateau, elle reste un peu pour voir comment il ingère de la nourriture plus solide, prend sa tension, vérifie ses perfusions et repart... et il n'y pense plus.

Des infirmiers et infirmières viennent l'aider à aller aux toilettes, à se laver, mais il arrive maintenant plus ou moins à se débrouiller. Il tremblote, il se raidit, il a l'impression d'avoir la maladie de Parkinson parfois... Il a mal à en pleurer... Et puis Aaron arrive, il a réussi à passer l'accueil sans se faire repérer avec une peluche gigantesque ou des ballons multicolores gonflés à l'hélium... "Pour égayer la pièce", qu'il dit. Alors Nicolas rit et ils discutent ; comment va Lottie, des préparations pour la rentrée, pour la maison, de l'avenir tout simplement. Il repart et la journée paraît être passée à toute vitesse...

Nicolas regarde par la fenêtre en se disant que ça devait être l'heure du goûter.

Puis on toqua à la porte. Nicolas tourna vivement la tête comme un animal aux aguets. Aaron a oublié ses clefs ? Aoi va changer mon cathéter ? ...Une autre visite ? Il voit qu'il s'agit en fait de la troisième option... La Miss ouvre la porte et il se retient de tendre ses pouvoirs vers elle, afin de savoir comment elle va. Il se retient d'analyser ses traits pour y percevoir quoi que ce soit. Les mains l'une sur l'autre devant lui, il observe sans être à l'affût de ce qu'elle attend de lui. Nicolas agit sans filet et sans masque... mais un sourire point sur ses lèvres dès qu'il la voit, il ne peut en être autrement. Il est content qu'elle soit là. Il est content de pouvoir lui dire ce qu'il aurait du lui dire quand il est rentré du village il y a quelques mois. :

-L'espoir, ça marche.

Il s'adosse alors à la moitié de lit relevé. Toujours assis, pas complétement allongé, cette position lui paraît bizarre mais c'est celle qui est moins douloureuse. Son corps est saisi d'un tremblement mais une fois installé, il ne bouge plus, sinon pour poser un regard tendre sur son amie. :

-Bonjour Miss.


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##   Mar 29 Aoû 2017 - 19:02

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Allongée sur mon lit, je fixe le plafond. Blanc, le plafond. Parfaitement blanc.

Est-ce cela que Nicolas voit tous les jours ? Du blanc ? Du blanc, partout ?

Je ferme les yeux. J’essaie d’imaginer. Je ne suis que rarement allée à l’hôpital. Je n’y suis jamais restée plus que le temps d’un rendez-vous. J’aimerais savoir ce que Nicolas vit tous les jours. Mais je n’y arrive pas. Cela m’agace.

Je me pose la question depuis qu’Aoi m’a appelée. Pendant ce temps, je ne pense pas à Ariana. Ce qui n’est pas trop mal vu notre discutions de l’autre jour. Un sujet déplaisant qui prend le dessus sur l’autre vaut mieux que les deux réunis.

Je rouvre les yeux. Il faudrait que mes murs soient blancs, eux aussi. Mais il y a des photos qui les décorent depuis quelques temps maintenant. Nicolas a-t-il des photos, lui aussi, dans sa chambre d’hôpital ?

Alice me dirait que je suis bête de me poser ces questions sans bouger de mon lit. Elle me dirait d’y aller, d’aller voir directement.

Nicolas va-t-il réellement mieux ?

Là aussi, elle me dirait que je suis bête. Je peux aller voir par moi-même, constater de mes propres yeux que mon ami se remet. Aoi m’a simplement demandée que nous n’y allions pas tous en même temps. Elle n’a pas interdit les visites. Au contraire, cela pourrait lui faire du bien.

Nicolas veut-il réellement me revoir ?

Je referme les yeux. J’ai peur et je le sais parfaitement. Parce que si je crois de tout mon cœur que nos retrouvailles seront simples et qu’il me rejette, je ne sais pas comment je réagirai. Je n’ai jamais vécu cela avant. Ce mois-ci, question crainte du rejet, entre Ariana et Nicolas, je suis servie.

J’inspire profondément, et soudain me voici debout, yeux grands ouverts. Je suis déjà lavée. Je suis déjà habillée. Je me suis préparée ce matin comme si j’avais prévu qu’aujourd’hui, ce serait le bon jour. J’ai juste attendu les trois quarts de la journée allongée sur mon lit que quelqu’un me dise d’y aller. Ce quelqu’un qui ne peut être que moi, évidemment.

Je marche d’un pas calme. Je marche comme si rien n’était anormal. Je fume ma cigarette sans montrer de nervosité. Puis, au loin, l’hôpital m’apparait et mes pas s’arrêtent d’eux-mêmes, tout comme la main qui menait le bâton de nicotine à mes lèvres.

Un raté de cœur, et la machine se remet en marche, mécaniquement. Je jette mon mégot dans la première poubelle que je croise après l’avoir éteint. Une nouvelle fois, je m’arrête. Le bâtiment se tient devant moi. Monstre géant qui me domine. Mon ami se trouve dans son ventre, à moi de le rejoindre. Une inspiration plus profonde que les autres gonfle un instant ma poitrine avant que je ne relâche l’air. Je pousse la porte de l’hôpital et me dirige vers l’accueil sans que mon masque ne bronche.

Ils m’indiquent la chambre de Nicolas. Je m’y rends mais devant la porte, toquer devient plus dur que ce que j’aurais cru. Un mélange d’impatience et de crainte se loge au creux de mon estomac, bien décidé à y rester. Quel Nicolas vais-je trouver aujourd’hui ?

Je serai ravi de te rencontrer une deuxième fois.

Combien de fois ces mots nous auront-ils sauvés, Nicolas ?

Mon poing frappe trois petits coups à la porte, ma main abaisse la poignée et je fais un pas dans la chambre. Mes yeux verts trouvent Nicolas dans son lit, croisent son regard, et j’ai soudain la sensation d’étouffer. Je ne dis rien, j’observe. J’observe les tuyaux. J’observe le visage maigre et cerné de mon ami. J’observe la chambre. Blanche, la chambre.

- L'espoir, ça marche.

Je retrouve les yeux d’argent. Une boule se forme dans ma gorge. Nicolas sourit. Nicolas sourit sincèrement. L’espoir, ça marche. Il m’a dit que l’espoir, ça marche. Nicolas bouge, Nicolas tremble, mais l’espoir, ça marche.

Je ferme lentement la porte, mais je reste devant elle, incapable de bouger. Parler est difficile aussi. Ce n’est qu’après quelques secondes d’échange silencieux de regard que je parviens enfin à dénouer ma langue :

- Je te l’avais dit que cela marcherait.

Je ne souris pas, je ne ris pas, je ne parviens pas à abaisser le masque. J’ai peur, encore. J’ai peur d’avancer. J’ai peur des mots que je vais employer. J’ai peur de le blesser plus que ce qu’il n’a été. Alors je ne bouge pas, raide devant la porte, bras ballants.

Je me raccroche à ce qu’il y a autour de moi. J’ignore le regard tendre qui me donnerait envie d’éclater en sanglot, de lui dire à quel point il m’a manqué. Je me planque derrière mon visage fermé.

- C’est chouette… La peluche. Et les ballons. Cela met de la couleur, lâché-je soudain en désignant du menton le peu de décoration qui anime la pièce.

Parce que je ne veux pas pleurer. Parce que je ne veux pas que Nicolas sache que je suis terrifiée. Parce que je suis complètement perdue.

Que ressens-tu désormais, Nicolas ? T’autorises-tu au moins à ressentir ?



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##   Mar 29 Aoû 2017 - 19:37

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Elle est à la porte et elle ne bouge pas. Comme à son habitude, elle tente de ne rien montrer de sa peine ou de sa colère, Nicolas ne le sait pas vraiment et il ne cherche pas vraiment à savoir... Ce qui compte c'est que son amie est là. Il le perçoit avec une telle intensité que rien n'a plus d'importance. Et aujourd'hui, elle sait. Elle sait que c'est un peu grâce à elle qu'il est toujours là. C'est un peu grâce à tout ceux que je cherchais à fuir pour leur bien. Mais il n'était plus question de fuir, plus question de paraître. Son sourire s'agrandit quand elle arrive à répondre, ses yeux s'animent quand elle parle de la décoration. :

-Oh oui ! C'est Aaron qui a tout ramené. Ça me fait du bien et c'est moins angoissant que le blanc... et puis Aoi veut bien m'en laisser tant que ça n'encombre pas la pièce.

Il rit. Un rire léger, un rire amusé, un rire qui fait grincer ses articulations à la moindre secousse. Il ne retient pas la grimace de douleur, mais il passe rapidement à autre chose. :

-Pis c'est mieux que les fleurs... Ce serait dommage de les voir dépérir alors que je récupère.

Il la regarde à nouveau, mais elle ne paraît toujours pas décidée à venir. Alors il se redresse, retire le drap qui couvre ses jambes maigres et s'assoit au bord du lui, tapotant le bord à son côté. :

-Viens. Viens et dis-moi des nouvelles. Qu'ai-je raté ? Il fait chaud dehors ? Tu es prête pour la rentrée ? Moi j'essaie. J'ai plus qu'à réviser.

Et puis après un court instant de réflexion, il pose ses yeux d'argent sur elle. Ce qu'elle avait traversé, ce qu'elle avait ressenti... ce qu'elle ressent maintenant, il ose à peine y penser. Il sait qu'il a mal, mais à ce niveau il peut la rassurer... Il sait surtout que, même enfermé dans une pièce, il est heureux quoiqu'un peu triste, un peu effrayé par ce qui l'attend. Mais il a confiance en eux, en elle et surtout en lui, après tout ce qu'il avait traversé. :

-A moins que tu veuilles me poser des questions aussi Miss ? Je peux entendre tu sais, je suis déjà super content que tu sois venue me voir.


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##   Mar 29 Aoû 2017 - 21:41

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Il sourit de plus en plus, Nicolas, alors que ma voix emplit enfin la pièce. Ses yeux sont vivants, comme ils ne l’ont pas été depuis longtemps. Il enchaine sur les ballons et la peluche. C’est Aaron qui les a ramenés. Ce qui signifie qu’il est revenu… Après la bataille, me souffle une voix intérieure. Mais je la fais taire. Ce n’est pas le moment d’être amère ou rancunière. Aujourd’hui, je ne veux penser à rien d’autre qu’au fait que Nicolas va mieux. C’est pourquoi je me contente d’acquiescer : oui, c’est moins glauque ainsi. Peut-être aurais-je moi-même dû ramener quelque chose…? Mais Nicolas rit, alors avec l’amertume et la rancune, j’enferme un moment la culpabilité. Ce sera pour plus tard. Si je ne souris pas, je ne veux pas pour autant qu’il soit encombré sous mes tonnes de mauvais sentiments.

Ses yeux d’argent me retrouvent et le garçon se redresse, retire son drap. J’esquisse un froncement de sourcil interrogateur en le voyant s’assoir sur le bord de son lit, puis comprends lorsqu’il tapote la place restante à ses côtés. Il voudrait que je vienne. Il me le dit, même. Alors une nouvelle fois, la gorge nouée, je hoche de la tête et m’approche pour venir m’assoir. Je me sens maladroite, pas vraiment à ma place, mais Nicolas me le demande, alors je le fais. Mes yeux glissent sur ses jambes maigres pour revenir à ses joues creusées puis à ses orbites cernées. Le Tonnerre pose des questions. Puis le Tonnerre me dit que je peux poser des questions. Avant d’achever en m’affirmant être « super content » que je sois venue le voir.

Je détourne le regard, braque mes yeux en amande sur la porte close. Je ne m’y étais pas attendue, et l’émotion me submerge une fraction de seconde. Une inspiration suffit pourtant à me remettre sur les rails.

- Oui, il fait chaud dehors, commencé-je d’une voix un peu rauque que j’éclaircis en me raclant la gorge.

Nous sommes proches. Plus que d’habitude. Il y a encore de la place sur le lit, je pourrais me décaler. Sauf que là où je suis, je sens son odeur, je le sens tout près, je le sens . Un peu comme si j’avais le besoin de sentir sa présence plus que de la voir pour y croire. Alors je ne bouge pas. Tant qu’il ne me le demande pas.

- Alice m’a emmenée voir son père en France en juillet. C’était un peu étrange. La famille, tu vois. Mais cela s’est relativement bien passé je pense.

Je déballe sans trop réfléchir. Nicolas m’a demandée des nouvelles. Je les lui donne sans lâcher des yeux la porte. Je parle. Je parle comme je n’ai pas parlé depuis longtemps. Sans émotions dans la voix, tout dans le cœur.

- Je ne sais pas si je te l’avais dit mais je travaille depuis quelques mois au café en tant que serveuse. Les clients ne sont pas toujours agréables pour certains, heureusement que d’autres le sont pour deux. Au moins, cela me permet d’économiser un peu. Pour les cours, mis à part les sciences où je peine parfois, je m’en sors. J’ai déjà tout vu l’année dernière de toutes façons. D’ailleurs, je t’ai pris tes cours lorsque je pouvais. Je pourrai t’expliquer certaines choses si tu en as besoin. Sauf les sciences, tu l’auras compris. Pour les mathématiques tu as Aaron de toutes façons, je me trompe ? La biologie en réalité je devrais pouvoir t’aider. C’est essentiellement pour la physique qu’il faudrait que tu trouves quelqu’un. Quoi qu’il en soit, tu as tous les cours écrits. L’un dans l’autre, tu devrais y arriver.

Après tout ce que tu as traversé, ce ne sont pas quelques feuilles qui te feront pâlir, mon Nicolas.

- J’aide toujours Elwynn par rapport à la littérature et elle continue de m’apprendre à me battre. Je maîtrise les bases maintenant. Cela va mieux entre nous, même si ce n’est pas non plus la relation rêvée entre sœurs. Je suppose que nous avons atteint le meilleur que nous puissions avoir. Je m’entraine avec elle pour mon Feu. Je le gère bien mieux qu’avant. Alice me pousse à utiliser mon Marionettisme avec elle, pour soutenir son corps lorsqu’elle-même utilise ses pouvoirs par exemple, mais j’ai encore un peu de-

Je m’arrête d’un coup, comme épuisée d’avoir trop parlé. C’est que le nœud de ma gorge n’est toujours pas passé et que je dois forcer pour qu’il ne bloque pas ma voix. Un petit soupir s’échappe d’entre mes lèvres et mes yeux lâchent enfin la porte pour Nicolas. Yeux un peu humides. Yeux un peu tristes. Yeux dans lesquelles brillent une blessure intérieure :

- Je ne peux pas. Je ne peux pas faire comme si de rien n’était. Je veux bien essayer. Du fond du cœur, je veux bien. Mais tu es un imbécile. Tu as le droit d’aller mal. Tu as le droit de tout. Sauf de mettre ta vie en danger. Nous étions là. Nous aurions pu t’aider. Nous ne savions plus quoi faire, même si nous en avions envie.

Je parle vite. Trop vite. Comme avant je m’arrête net, fatiguée, avant d’encore reprendre, inlassablement, mais plus lentement :

- J’aimerais pouvoir t’en vouloir, je crois, Nicolas. Le problème c’est que je ne peux pas. Je comprends que tu n’aies pas voulu nous inquiéter. Je comprends que tu aies eu peur de nous faire de la peine en nous disant que tu allais mal. Mais croyais-tu pouvoir le cacher longtemps ?

Je déglutis. Au fil de mes paroles, la boule dans ma gorge a grossi, est devenue douloureuse :

- Tu sais, c’est idiot. Depuis que j’ai appris ce qu’il t’arrivait, que j’ai compris que cela n’allait pas, je n’ai pas pleuré. Pas une fois. Mais là… Là je n’arrive pas à retenir, et je ne comprends même pas pourquoi.

Ma voix se brise sur le dernier mot, mon masque se fracasse tout d’un coup, deux larmes glissent sur mes joues, une sous chaque œil. Le nœud se dénoue et un sanglot glisse dans ma gorge à la place. Pourtant, je ne ressens pas que de la peine. Derrière se cache un apaisement étrange, une sorte de soulagement. Alors pourquoi ? Pourquoi suis-je en train de pleurer au lieu de sourire si je suis heureuse ?

- Je suis contente, Nicolas, que tu ailles mieux.

Si cela n’avait pas été le cas, qu’aurais-je fait ?

- Sincèrement, je le suis. J’ai envie-

Un sanglot de plus, un qui me coupe, et je repars.

- …envie que tu me parles. Que tu me racontes ce que tu vis, ce que tu ressens, ce que tu fais de tes journées. Mais… Mais j’ai envie de pleurer.

Je serre mes poings, attrape sans le vouloir le drap entre mes doigts. Mes joues sont rosies par la gêne et les pleurs. Derrière mes yeux voilés, je vois à peine le Tonnerre. Puis une envie me prend. Une envie que je n’ai jamais eue pour quelqu’un d’autre qu’Alice. Une envie que j’émets timidement, entre deux hoquets :

- Je… Est-ce que je peux te prendre dans mes bras, Nicolas ?

J’ai besoin de le sentir vivant. J’ai besoin de sentir que même s’il est trop maigre, trop affaibli, il est bien là. J’ai besoin de la chaleur réconfortante de mon ami. J’ai besoin de ces grosses paluches qui ont toujours su trouver les miennes bien plus fines lorsqu’il sentait que j’en avais besoin. J’ai besoin de savoir que mon ami est là, et qu’il ne partira pas.

Hrp : 50 nuances d’Adé, ou comment passer par beaucoup trop d’émotions en un post. Et c'est pas vrai j'ai pas fait un pavé.



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##   Mer 30 Aoû 2017 - 17:30

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La Miss vient après un instant de suspense. Elle s'installe près de lui, si près, tellement près qu'il comprend à quel point ils se sont manqués l'un l'autre, à quel point elle a du avoir peur, à quel point il tenait à elle. Pas besoin de pouvoir, il suffit d'un geste... De gestes qu'aujourd'hui il comprend. Qu'aujourd'hui il accepte vraiment. Elle essaie d'abord de répondre à ses questions... Il fait chaud dehors, Nicolas regrette un peu de ne pas être dehors et de profiter du soleil tant que l'été est là. Après tant d'années à vivre la nuit, il commence à apprécier la chaleur du jour. Elle parle d'Alice et de son voyage en France ; il l'écoute attentivement. Il apprécie qu'elle parle assez facilement d'elle, de cette partie de sa vie qu'elle doit deviner, peu à peu, un peu d'elle, un peu de joie pure. Il hoche lentement la tête quand elle parle de famille, oui, il sait, mais il ne veut pas l'interrompre. Elle travaille au café et il est bien en peine de ne savoir réellement si elle lui avait dit, s'il ne l'avait pas tout simplement oublié, comme tant de choses que la drogue lui avait fait occulté, bousillant son intérieur, sa mémoire, son système nerveux... Elle apprend la vie et le travail sain, malgré les mauvaises gens. Mais elle économise, elle étudie, elle apprend à construire son avenir avec une force qui l'attendrit un peu plus. Comme un frère fier de ses benjamins. Elle parle d'Elwynn et de ce qu'elles apprennent ensemble, de ce qu'elles s'apprennent ensemble, et il est d'autant plus heureux. Il est fier de l'effort qu'elle fait pour son Feu, mais aussi pour son Marionnettisme, avec la meilleure personne de confiance qui soit pour elle, Alice.

A tout ça, il sourit. Il sourit de l'entendre parler, il sourit de l'entendre vivre,... il sourit de l'entendre essayer pour lui. Mais bientôt, elle s'arrête, brutalement... Et comme pour son rapprochement, Nicolas n'est pas aveugle à ses yeux verts humides. Et comme pour l'instant d'avant, il n'a pas besoin de pouvoirs. Et elle reprend, elle parle vite, elle parle intensément avec ce souffle court, avec cette peur, avec cette inquiétude, avec cette colère, avec ce soulagement, avec tout ce qu'elle a vu et vécu. Il ne répond pas à sa question ; il avait cru tant de choses qu'il se sait bien incapable de tout cataloguer... Peut-être des années plus tard, allait-il arriver à mettre des mots sur ce qu'il avait pu penser et ressentir lui-même. Et elle pleure... Et il sait que quelque part, son masque s'est déchiré... Il est ému tout autant que souffrant d'avoir fait enduré tout ça, au point qu'elle en pleure maintenant, alors qu'elle le dit elle-même : elle n'a pas pleuré, pas une seule fois. Il ferme les yeux, retient un instant la tristesse qui l'étouffe sans l'éteindre ; car il n'avait plus le droit de faire ça quand les autres ressentaient tout ça à sa place, mais qu'il devait bien attendre qu'elle vide son sac. Qu'elle puisse repartir plus forte encore, de cette chambre d'hôpital, comme lui. Elle sanglote et son corps se secoue de mille émotions alors qu'elle lui demande de parler, qu'elle lui demande d'être réellement sincère... Non pas parce qu'elle ne voulait plus souffrir elle-même, mais parce qu'elle ne voulait plus le savoir en souffrance. Le Loup Noir rouvre les yeux pour affronter tout ça... Le courage qu'ils n'avaient jamais eu, le voilà. Encore une fois.

Et soudain, elle lui demande si elle peut le prendre dans ses bras. Nicolas a ce sanglot étrange, entre le rire, et le profond chagrin. Il ne pleure pas mais l'argent de ses iris se noie d'eau salée... Lentement, il lève la main vers les joues de la Miss que les larmes ont creusé de sillons de tristesse et de soulagement, de ses larmes qu'elle a enfin réussi à verser. Par habitude, après cet instant où il a vérifié dans ses yeux qu'elle n'y voyait pas d'objection, il a essuyé ses chemins humides, d'une main tremblante mais sûre. L'une. Après l'autre. Enfin, il répondit d'un souffle, après s'être légèrement penché pour qu'elle l'entende bien à travers les émotions qui le torturaient encore et toujours, tout en ouvrant ses bras. :

-Oui. Viens.

Il la connaît, oh, depuis ce qui lui paraît être des millénaires. Pourtant, c'est la première fois qu'il entend de manière aussi nette, les battements de son cœur. Il entoure ses épaules de ses grands bras dégingandés n'ayant rien perdu de leur chaleur, sans pour autant la serrer, au cas où elle veuille s'éloigner promptement. Il avait l'impression de revivre ce jour terrible où il avait pris Aria dans ses bras ; c'était fort autant au niveau des émotions que de la signification, certes, mais il ne retenait encore une fois qu'une seule chose, l'amour. Ce que ses bras arrivaient à donner instinctivement sans qu'il ne le comprenne... Ce qu'aujourd'hui il embrassait avec un consentement béat, presque extatique. Aria pour l'ouvrir, la Miss pour l'illuminer. Il n'osa pas défaire l'étreinte... Il attendit qu'elle veuille, ou pas, s'éloigner un peu, respirer un peu mieux, ça n'avait pas d'importance... Il allait parler. Parce qu'elle le voulait, mais aussi, parce qu'il le souhaitait. :

-C'était dur Miss... Au début, j'avais peur, j'étais seul dans cette grande chambre blanche. Le silence dans ma tête et dans la pièce était terrifiant. Il y avait Aoi qui me surveillait, mais j'avais si mal... J'ai jamais connu ça, Miss. Alors que j'ai été battu, affamé et détruit de toutes les façons possibles, j'ai... jamais eu... aussi mal.

Il effaça la larme qui menaçait de tomber avant même qu'elle ne s'échappe de ses paupières... Cette douleur à en pleurer, il n'en voulait plus. C'était son quotidien mais... :

-Tu vas m'en vouloir pour dire ça, peut-être, mais c'est peu cher payé. Car aujourd'hui tout va mieux, tellement mieux. Je ne suis pas encore pardonné, et je pense être loin de l'être à jamais, mais j'ai confiance... Pour une fois j'ai confiance en moi, et en nous. Je sais qu'un jour jour, j'arriverai à vous montrer. Je n'ai plus peur que vous voyez à quel point je suis heureux de tous vous avoir dans ma vie, quitte à voir mes parts d'ombre. Je suis heureux de t'entendre, je suis heureux de te voir.

Délicatement, ses doigts se posèrent sur le dos de sa main, dans ce muet respect qu'il a pour ses craintes, mais aussi dans l'importance qu'il a de renforcer ses mots avec un contact physique. :

-Tu n'as plus besoin de faire semblant... Merde. Non. Tu n'auras plus jamais besoin de faire semblant avec moi. Parce que j'ai compris une chose aujourd'hui... Si, pour moi, mon entourage était aussi précieux que le scintillement des étoiles... il était possible aussi, que je sois précieux pour les autres. Dans toutes mon ignominie, dans toute ma monstruosité. Je n'ai peut-être pas le droit de recevoir votre amour, mais qui, Dieu ou Diable, peut le juger ? Je suis ici, je reçois de l'amour parce que je suis quelqu'un... et que j'ai une place dans votre cœur.

D'ici à ce que tout soit réglé, que je ne souffre plus ni de mon corps, ni du manque, je n'espère qu'une chose : vous montrez à quel point ce pourquoi vous avez lutté, vous avez souffert, n'a pas été en vain. Je vous rendrai tous fier et je serai toujours à vos côtés, car je ne veux plus jamais rien manquer de vos sourires, de vos problèmes et de vos victoires.


Il se recula enfin et, se rendant compte qu'il avait omis quelque chose, il haussa une épaule et laissa son visage afficher un sourire mutin. :

-Et ce que je fais de mes journées. Ah ! Je m'entraine à plus bégayer, et comme tu vois, je maîtrise maintenant. Prochaine étape, réussir à marcher jusqu'au distributeur dans le couloir pour chopper des chips et, enfin ! manger autre chose que de la purée et des bananes de l'hôpital.


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##   Jeu 31 Aoû 2017 - 15:40

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Nicolas me laisse parler, comme toujours. A-t-il réellement le choix ? Aujourd’hui, je ne crois pas. Tout devait être dit. A quoi tout cela aurait-il servi si c’était pour continuer à entasser non-dits sur non-dits par la suite ?

Mais les larmes me bloquent, les larmes échappent à mon contrôle, et la seule chose qui parvient à les surpasser est mon envie d’être rassurée. Un sanglot échappe à Nicolas, retentissement à la fois soulagé et malheureux. Nous sommes deux dans ce cas, j’ai l’impression. Ses yeux d’argent humides trouvent les miens, puis ses doigts tremblants viennent effleurer mes joues. Larme par larme, il les efface, et tant pis si d’autres arrivent. J’ai l’impression qu’il pourrait passer des heures à vouloir toutes les faire disparaitre, ces gouttes salées qui trempent mes pommettes. Le Tonnerre se penche à peine, ses bras s’ouvrent et se referment sur moi alors que dans un souffle il me dit de venir.

Je ne me fais pas prier. Ma tête s’enfonce dans son torse moins fort qu’avant. Mes bras entourent sa taille trop fine. Lui ne sert pas. Moi, je l’étreins de toute ma petite force une fraction de seconde, le temps de savoir, le temps de réaliser. Puis ma pression se relâche. Je laisse aller ma joue contre sa poitrine, ferme les yeux. Je ne me sens pas oppressée, Nicolas y prête attention et je le ressens. Cela ne dure pas longtemps, mais un moment, je suis calme, apaisée. Le corps du garçon est toujours chaud, comme avant. Le garçon est toujours rassurant, comme avant. Un soupir relâche mes muscles qui refusaient depuis des jours de se détendre. Ma cage thoracique semble moins bloquée. J’ai l’impression de respirer pour de vrai pour la première fois depuis des mois.

La voix de Nicolas résonne tout à coup dans la pièce. Je recule un peu en reniflant avant de planter mon regard sur le visage de mon ami. Il me parle de la peur. Du blanc. Du silence. De la douleur. Il n’avait jamais connu quelque chose d’aussi douloureux et pourtant, il en a connu. Je serre les dents alors qu’il efface une larme prête à s’échapper. Puis il me dit que cela va mieux. Qu’il a confiance en lui, en nous. Il est prêt à nous montrer qui il est, un jour. Il me dit qu’il est heureux. Heureux de nous avoir, heureux que je sois là. Je sursaute à peine en sentant ses doigts sur le dos de ma main, animal craintif surpris de tant de douceur, et mes yeux viennent effleurer la grande paluche, mais je ne bouge pas. Rapidement, je retrouve le regard d’argent. Celui de la personne qui me dit que je n’ai plus à faire semblant. Celui de mon ami qui m’annonce qu’avec lui, je n’aurai plus jamais à ne pas être moi. Des larmes émues viennent voiler mon regard sans couler. Ma lèvre inférieure tremblote légèrement. Les mots de Nicolas continuent de tomber, sans jamais cesser, et plus il parle, plus mon émotion est forte, ma gorge nouée. Il sait. Il sait enfin qu’il est précieux pour nous, autant que nous le sommes pour lui. Il a… tant d’espoir.

Crétin de Nicolas. Crétin qui nous a fait peur, et qui pourtant réussi à nous rendre tous plus forts avec ses conneries. Crétin qui parvient à nous rendre fier même dans un si sale état. Crétin de Nicolas qui se marre encore, même après tout cela.

Un mince sourire vient illuminer mon visage aux yeux rougis. C’est mon tour de lever une main hésitante vers la joue creusée de Nicolas, la gauche, celle sans cicatrices, après avoir cherché l’accord dans son regard :

- Nous sommes déjà fiers de toi, Nicolas, affirmé-je d’un ton calme.

Ma paume s’appose sur son visage et je secoue la tête en lâchant échapper un petit rire dans lequel mes anciennes larmes semblent encore résonner :

- Quant à la nourriture, promis la première chose que nous ferons quand tu sortiras d’ici sera le plus beau banquet que tu n’aies jamais eu. Tiens, tu n’auras qu’à faire une liste de tout ce que tu souhaites avoir ce jour-là.

Mes yeux verts ne lâchent pas l’argent des siens. Comme d’habitude, je parle plus par le regard que par la parole. Parce que j’ai retenu tout ce qu’il a dit et que je veux qu’il sache que j’en ai saisi l’importance. Parce qu’au fond, je ne peux pas lui en vouloir et que je veux lui pardonner, comme tout le monde je crois. Parce qu’à mes yeux, le plus important, c’est qu’il se pardonne lui-même, et que ce sera certainement le plus long.

Ma main retombe sur ma cuisse, mon visage recouvre sa neutralité.

- En tout cas, je t’avoue que j’ai hâte que tu reviennes dans la classe. Ce n’est pas que je n’aime pas me mêler au reste des élèves mais… Si en fait. Clairement, ils me fatiguent tous. Je t'en supplie, remets-toi vite, tu me sauveras.*

Eh. Je fais l’effort d’avoir un ami dans la classe. Il y a du progrès. Mais quand la personne en question ne se pointe pas, forcément, ce n’est plus l’éclate tout à coup.

*Ayons une forte pensée pour Mymy qui débarque à la rentrée o/



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##   Ven 8 Sep 2017 - 13:56

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Rien n'est résolu, mais tout va mieux. Les erreurs ont été commises, la discussion est terminée, il n'y a plus qu'à avancer, aller de l'avant,... tout ça ouais. Nicolas retient un soupir un peu stressé quand la Miss lui dit que ses amis sont déjà fiers de lui. Il a certes construit un peu de confiance en lui dans son périple, il n'empêche qu'il a toujours cette peur sourde de décevoir, de blesser qui le tenaille. Mais cette peur ne l'empêchera plus de faire les bons choix, il en est certain. Il hoche lentement la tête et la laisse poser sa main douce sur sa joue... et dans ses yeux il repousse cette peur pour se concentrer sur la joie. Ça lui fait du bien d'avoir parlé, de regarder, de penser à autre chose qu'à lui-même et sa douleur dans cette chambre. ...Il ne tremble plus l'espace d'un instant. Et puis ses yeux s'illuminent. :

-De la viande.

Il se redresse alors que la main de la Miss quitte sa joue. Il joint les siennes comme dans une prière tout en fixant le plafond... il baverait presque rien qu'en imaginant toute la nourriture qu'il pourra de nouveau mâcher et ingérer sans problèmes. :

-Des burgers, des saucisses, des côtes de boeuf... peut-être des frites et han... j'aurais jamais cru que ça me manquerait de croquer dans une pomme !

Ça sert à quoi d'avoir des dents s'il ne s'en sert pas ?... M'enfin ça, ça devra attendre le passage chez le dentiste, apparemment ses molaires ont subi quelques dégâts au cours de ses derniers mois. Il décide de garder ça pour lui, déjà parce qu'il ne veut s'en inquiéter que lorsque ce sera confirmé, ensuite parce que s'il devait faire la liste à la Miss, il finirait sans doute par pleurer en pensant à la douleur qui l'anime à chaque mouvement.

Puis elle parle de la classe. Nicolas a un rire gêné ; il a été connu dans sa classe pour être un fêtard, quelqu'un de volage,... un camé. Il n'avait pas hâte de voir l'accueil qu'il risquait de recevoir à la rentrée. Il avait beau essayer d'imaginer la scène, ce n'était qu'un flou artistique dégueulasse d'images qui se superposent dans un cacophonie ignoble... Pourtant, il avait envie d'y retourner, d'être en cours avec la Miss et surtout, d'apprendre tout ce qu'il avait manqué au début de l'année scolaire. En repensant à ça, il gémit et passe ses mains sur son visage. :

-Eurg... Pour te sauver, faudrait déjà que je fasse mes devoirs... Aaron m'a ramené ceux de maths mais j'ai pas le reste... et rien que le premier exo m'a donné un mal de crâne de l'enfer. Sérieux... les japonais ont rien compris au concept des vacances.

Et l'année prochaine, y'aura la fac... et donc les examens d'entrée à l'université dès décembre... et Nicolas qui n'avait aucune idée de ce qu'il voulait faire... Oui, il est dans la merde jusqu'au cou pourquoi ?


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##   Mer 13 Sep 2017 - 23:29

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Nicolas ne repousse pas ma main. En son regard, une douce joie brille. Ce regard qui était jusqu’à peu si terne. Ce regard qui a une nuit faillit m’effrayer à m’en faire fuir. Ce regard qui aujourd’hui est vivant.

Vivant, mon Nicolas.

Et affamé de viande il est, mon Nicolas ! Je m’autorise un rire léger alors qu’il joint ses mains, yeux rivés sur le plafond. Il énumère tout ce qu’il pourra enfin manger à sa sortie avant d’achever sur une simple pomme. Je secoue la tête avec douceur devant sa liste, sincèrement amusée.

Tout est si… Normal.

J’aborde le sujet de la classe. Je n’aurais peut-être pas dû, me dis-je face au rire gêné de mon ami. C’est vrai que les bruits courants à son propos ces derniers temps n’étaient pas fameux. J’aurais sûrement mieux fait de les écouter plus tôt au lieu de les ignorer, d’ailleurs. J’aurais pu. Aurais-je dû ?

Trop tard. De toutes façons, maintenant, tout est normal.

Un gémissement file de la gorge de Nicolas avant qu’il ne parle de ses devoirs. Un petit sourire en coin au visage, j’observe ce visage inquiet face à ce que le garçon va devoir rattraper. Oui, ce simple malheur étire mes lèvres. Anxiété si banale face à ce dont il vient de sortir.

- Je t’apporterai le reste, ne t’en fais pas.

Ne t’en fais pas, tout est à nouveau normal.

Alors puisque tout est normal, continuons sur les sujets d’inquiétude bêtement liés à notre âge, à qui nous sommes. Non ?

- Au fait, j’ai commencé à réfléchir à ce que je voulais faire l’année prochaine.

Une classe faite par deux fois suffit. Une troisième serait de trop, il fallait bien que je m’y penche.

- Je pense aller à l’université. Je voudrais tenter une licence en littérature anglaise.

Je n’attends pas particulièrement qu’il me dise ce qu’il pense de ce choix. Je le tiens informé, c’est ce que font les amis, n’est-ce pas ? Peut-être cela lui permettra-t-il de penser à lui, à ce futur jusqu’alors incertain qui s’ouvre à nouveau sous ses yeux. Peut-être y a-t-il même déjà pensé, a-t-il déjà des projets. Auquel cas cela me rendrait étrangement heureuse qu’il m’en parle, qu’il partage ses idées.

- Je ne sais néanmoins pas ce que je voudrais en faire plus tard. J’ai simplement constaté en parlant littérature à Elwynn que cela me plaisait. Au moins, je ne m’ennuierai pas.

Penser un an est relativement simple face à la simple idée de penser sur des années, sur un avenir si lointain. Et puis, c’est au moins cela de pris.



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##   Mar 19 Sep 2017 - 22:05

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La Miss lui dit qu'elle lui apportera ses devoirs... Un sourire abruti naît sur ses lèvres tandis que ses yeux se remplissent des étincelles de la reconnaissance. Kawaï ne ? Il avait une soudaine envie de lui faire une liste de toutes les matières dont il avait besoin mais quelque part, il savait que c'était pas le bon moment... et de toute façon... il avait besoin de tout, sauf des maths. Donc à quoi bon ? Elle enchaîne sur le sujet logique des études, à savoir, qu'est-ce qu'ils allaient foutre l'année prochaine ?... La Miss avait raison de s'en inquiéter... Après tout, elle devrait déjà être à la fac. Mais pour aller dans une fac en dehors de Terrae, il était quand même mieux de bien comprendre le japonais, même une fac rattachée à notre pays d'origine... Manquerait plus qu'on se perde dans les rues de Tokyo parce qu'on a pas pris le bon taxi et qu'on sait pas lire les panneaux, m'voyez c'que j'veux dire ? Il hoche la tête quand elle annonce vouloir tenter une fac de littérature anglaise... ce qui... n'était pas bête. Elle avait une sacré culture niveau bouquin et anglaise ben... vu qu'elle est écossaise... ça tombe sous le sens.

Même si elle n'avait aucune idée de ce qu'elle allait faire de cette licence... même si au final, c'était plutôt un choix par dépit plutôt que par passion. Ça restait une bonne idée. Une idée logique, Hamilton style. :

-Tu sais, fait il en haussant une épaule, même si tu sais pas ce que ça va donner, ce que tu vas en faire, c'est déjà quelque chose. Et puis on a toute notre vie pour se reconvertir si on aime plus vraiment ce qu'on fait.

Puis il soupire et se penche un peu en arrière, s'appuyant sur ses bras pour ne pas tomber. La Miss avait réfléchi pour son avenir et lui qu'avait-il fait de ses journées ?... Non on va pas se répéter, on le sait déjà, mais du coup ça laisse pas trop de temps aux perspectives d'avenirs qu'il aurait pu avoir... :

-J'ai aucune idée de ce que je vais faire... J'aime la musique mais, j'ai pas une vision académique de ça, je suis certain que j'y passerais pas un bon moment. J'aime la bio mais ça me permettrait de faire quoi ? Médecin ? Non merci, j'ai déjà passé trop de temps ici. blague-t-il en ponctuant sa phrase d'un rire. Je sais cuisiner, je sais coudre, je sais démonter un circuit électrique et le remonter selon la machine, je sais bricoler, je sais m'occuper des animaux, je sais me battre,... mais tout ce que je sais... c'est pour survivre.

J'avais tout le temps pour découvrir qui j'étais, je l'ai passé à nous renier. :

-Je suis un bon à tout... qui peut rien faire. Je suis content du coup, que tu ais pu trouver quelque chose qui puisse potentiellement te plaire. J'vais faire de même et tenter de trouver ma voie dans les mois à venir !

Sourire bref... Regardez donc qui parle d'espoir et d'avenir ensemble, c'est-y pas beau ?


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##   Mar 17 Oct 2017 - 16:11

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Nicolas est rassurant, il me dit que même si je ne sais pas quoi en faire ensuite, mon idée reste quelque chose. Il a raison, nous avons tout le temps pour savoir. Je laisse mon regard se perdre quelques instants sur la porte qui devient floue en même temps que mes pensées m’échappent, pour revenir au Tonnerre alors qu’il prend la parole.

Il ne change pas, celui-ci. Toujours à rassurer les autres, les encourager, pour ne pas appliquer ses conseils à lui-même. Je l’écoute me dire ce qu’il sait faire sans qu’il ne cesse de venir y opposer quelque chose. Il conclut en me disant qu’il est content pour moi. Je lui réponds par un mince sourire :

- Tu trouveras aussi, Nicolas. Tu l’as dit toi-même, nous avons le temps de découvrir. Pour l’instant, cela ne te saute pas aux yeux parce que tu as d’autres choses à régler. Mais ne t’en fais pas, tu as des qualités. C’est un fait, tu as un certain talent dans la survie… Mais pas que.

Le silence s’installe. Je ne sais plus trop quoi dire, quoi ajouter. Cela n’a jamais été mon fort de tenir une conversation, c’est bien connu. Mais soudain, une idée me vient. Mes yeux verts glissent un regard hésitant vers Nicolas avant de venir se poser sur ma main droite à demi tendue devant moi.

- Je vais essayer de te montrer quelque chose.

Ma voix est un peu moins sûre que d’habitude. Je ne suis pas certaine de réussir ce que je veux faire. Je peux tout de même essayer, ce sera déjà ça. Mes paupières s’abaissent alors que mes sourcils se froncent. Rapidement, je retrouve la sensation habituelle de chaleur au creux de ma paume. Ok, au moins j’ai une flamme. Je recouvre la vue et fixe mon Feu en me mordillant la lèvre inférieure. Alice m’a aidée durant les entraînements, mais ce n’est pas encore tout à fait au point…en tout cas, cela ne l’était pas. Je ne sais pas du tout ce que cela va donner.

Ma main gauche se lève et s’approche de la flamme. Je joue un peu avec mes doigts, concentrée autant que je le peux. Et puis, petit à petit, l’élément se déforme et se transforme en une boule parfaite. La première étape, je le maîtrise. Un infime sourire en coin se dessine sur mon visage. Je suis sur la bonne voie. Peu à peu, de la boule émergent cinq pointes maladroites que l’on devine plus que nous voyons. Cela ne dure qu’un temps court, juste assez pour avoir le temps de voir et soudain ma flamme s’évapore.

La tension dans mon corps se relâche et mes épaules s’abaissent un peu. Un rire léger file d’entre mes lèvres avant que je ne me redresse et me tourne vers Nicolas, un peu gênée mais sans le montrer :

- Je m’entraîne à transformer mon Feu en étoile. La forme n’est pas encore assez définie, il faut savoir que je veux que ce soit une étoile pour la voir je crois. Puis, elle ne reste pas assez longtemps. Mais voilà.

Ok. Ok. Je suis beaucoup trop gênée. Pourquoi ai-je fait cela ? Parce que je me souvenais qu’il avait créé une danseuse lorsque nous étions en boîte ? Mais. Mais. MAIS LUI C’ETAIT BEAU AU MOINS.

Calme. Respire. Tout va bien.



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##   Mar 17 Oct 2017 - 23:27

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Elle aussi, elle le rassure en lui disant qu'il finira par trouver. Ahah. Ouais c'est vrai que pour trouver il faut commencer par chercher, mais il a un peu la tête ailleurs. Enfin, occupée à autre chose. Ouais c'est plutôt ça. Les séances de rééduc', les petits défis qu'il se donne pour ne pas penser à la drogue, les petites crises de nerfs quand il est en manque, les visites, les devoirs de maths... Putain, on dirait pas comme ça mais c'est fou les trucs qu'on peut faire à l'hôpital. Sarcasme eh. Un peu. Parce que faut pas déconner, il a parfois des moments où il a envie d'aller courir dehors pour oublier eeeeeeet il peut pas. D'ailleurs il recommence à avoir mal au dos... Quand il est pas complètement allongé, son corps finit par souffrir... Mais il n'a pas envie de bouger. Il est bien à côté de la Miss. A parler de trucs normaux... sans être bourrés !

Il y a un silence qu'il ne pense pas à remplir. Le silence ne lui est pas douloureux tant qu'il a quelqu'un avec lui, il peut observer les gens comme ça. Mais elle s'anime soudain, lui lançant un regard... timide ? EH ? Qu'est-ce que tu prépares Miss ? Elle veut lui montrer quelque chose, qu'elle dit en regardant sa main devant elle... Alors il fait de même. Concentrée, elle fait une flamme dans sa main et de l'autre, elle en fait une boule... et petit à petit, elle prend une forme qu'il reconnaît avant qu'elle ne s'évanouisse comme un mirage. Nicolas bloque alors qu'elle rit et lui explique rapidement qu'elle maîtrise bien mieux son Feu. Et qu'effectivement... elle avait fait une étoile.

Soudain Nicolas amène ses mains à ses lèvres, pose son regard brillant de fierté sur la Miss. Il aimerait vraiment se retenir mais... :

-Aaaah ! Une étoile ! OMG ! C'est trop bieeeen ! Je suis trop content ! Tu peux lui donner forme déjà ! Je. Suis. Super. Fier ! Ne lâche rien Miss ! C'était presque parfait !

Il s'agite comme un gamin. Il sait qu'il va le regretter parce que ça a tendance à l'épuiser, surtout en fin d'après-midi comme ça... MAIS IL NE POUVAIT PAS S'EN EMPÊCHER ! :

-Une fois que la forme sera stable, tu pourras la faire bouger petit à petit ! Oh ! Commencer par la faire tournoyer peut-être ? Je sais que les mouvements plus compliqué, j'ai du attendre d'être Étoile pour mieux gérer mon flux d'énergie ! Mais c'est déjà énorme ce que tu fais ! T'as du bosser comme une folle ! Vraiment. Je suis fier. Tu- gnh.

Non il ne s'étouffe pas de bonheur. Cépavré. :

-OH ! Dès que j'aurais retrouvé ma maîtrise, je te montrerai des trucs. Bon je sais que Feu et Tonnerre c'est pas pareil, et puis, je suis tellement faible pour l'instant que c'est comme si j'étais Initié à nouveau mais- mais- on pourra faire des danseuses élémentaires tous les deux et- Attends.

Il bat plusieurs fois des paupières et se met à légèrement rougir. Parce que soudain, l'idée qu'il ait pu éventuellement inspirer la Miss à maîtriser son Feu pour faire de belles choses l'émeut vraiment plus que ce à quoi il s'attendait. :

-...Tu- ... Tu voudrais faire une danseuse comme je le faisais ?


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##   Mer 29 Nov 2017 - 19:43

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La flamme disparait et je sens Nicolas poser sur moi un regard que les gens ont rarement eu. Je ne connais pas tout aux émotions humaines, mais si je comprends bien ce qui brille dans ses yeux, je peux y voir de la…fierté ? Si je n’en étais pas certaine avant, les exclamations qui suivent me le confirment, même si au passage elles me rendent plus nerveuse que jamais.

Je n’ai pas l’habitude que quelqu’un soit fier de ce que je fais. Encore moins qu’on me le dise.

Un rire discret file de mes lèvres que je maintiens closes pour retenir leurs coins de se relever, ne serait-ce qu’un peu. Pourtant, l’enthousiasme de Nicolas est contagieux. Il parle. Il parle vite. Sans s’arrêter. Il commence à faire des plans sur la comète en énonçant ce que je pourrais faire, la manière dont je pourrais agir sur l’étoile. J’essaie de lui répondre, mais il ne me laisse pas le temps d’en placer une. C’est bon de le revoir comme cela. Passionné. Réactif.

- C’est gentil, Nicolas.

Merci de te sentir investi à ce point-là.

- Je vais déjà essayer de réussir à améliorer la forme et la faire tenir plus longtemps. Mais j’aimerais beaucoup que tu me montres, oui.

Mais le Tonnerre bat des paupières, ses joues rougissent. Il a l’air d’un enfant lorsqu’il me demande si je voudrais faire une danseuse comme celle qu’il avait faite. Qui m’a probablement donnée envie de faire des choses du même style, d’ailleurs.

- Oui, je voudrais bien, réponds-je d’une petite voix.

Ok. Nous avons cinq ans à nouveau et nous nous laissons grignoter par la gêne. Fabuleux. Je replace nerveusement une boucle avant de reprendre en me raclant la gorge pour retrouver une meilleure tonalité :

- Mais cela attendra que tu ailles mieux, bien sûr.

Oui. Je suis heureuse d’avoir retrouvé Nicolas. Celui que j’avais rencontré. Celui dont les yeux s’illuminent en même temps que cerveau s’emballe de mille et une idées, même si les trois quarts sont certainement irréalisables. Celui plein de vie qui m’avait donné envie de vivre, et même d’aimer cela.

- Comme cela, nous pourrons progresser ensemble.

Ce n’est pas grave que tu aies flanché, Nicolas. Ce n’est pas grave parce que nous sommes là pour cela, tous. Nous sommes là pour te tendre la main, pour te dire que nous aussi, nous sommes fiers de toi. Ensemble, nous ferons des danseuses qui illumineront les nuits les plus sombres, ne t’en fais pas.



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##   Dim 10 Déc 2017 - 15:11

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Elle confirme qu'elle veut bien qu'ils s'entraident... Elle confirme aussi qu'elle aimerait faire une danseuse. Mais qu'il faudra attendre qu'il aille mieux. Nicolas est bouleversé par plusieurs émotions mais une surpasse les autres ; il a hâte. Sons sourire heureux s'épanouit et il ne trouve rien à dire à la Miss, soudain muet de joie. Il a mal, encore, il souffre, toujours... Mais qu'est-ce que ça peut faire quand on sait que l'avenir est devant soi ? Nicolas qui un peu plus tôt s'en inquiétait se retrouve soudain pressé d'être les semaines, les mois, les années à venir... Il avait envie de voir ce qu'il pouvait faire, ce que ses amis allaient devenir... Il avait enfin envie de vivre.

Il glousse un peu, rentrant sa tête entre ses épaules... Ils ont l'air d'avoir leur âge quand ils discutent comme ça, c'est étrange car il a toujours eu plus ou moins des conversations sérieuses avec la Miss... mais un changement de ce genre, ça fait du bien. Pour eux deux, suppose-t-il. :

-Okay !

Quand elle maîtrisera son énergie, il lui donnera des astuces pour bien donner forme à son Feu. Quand elle sera Étoile, elle pourra la faire bouger petit à petit. Quand elle se sera bien entraînée, sa danseuse pourra faire des mouvements plus amples... et quand il ira mieux, ils pourront faire valser l'électricité et le feu ensemble.


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