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Tu m'touches j'te bouffe. [/Jerem <3]
En ligne##   Sam 16 Sep 2017 - 19:37

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Je me gratte l’oreille avec une patte. Assise devant le miroir, je m’observe. C’est vraiment moi. C’est fou. C’est la première fois que je me regarde dans un miroir. J’suis un renard. Un vrai renard, tout roux, tout beau, tout en forme. Le renard, c’est l’animal en lequel je me transforme sans réfléchir. Enfin si mais genre, quand j’veux me transformer et que j’ai pas d’idée précise, je deviens renard. J’aime bien. Je sais pas si je dois l’interpréter d’une façon quelconque, mais moi j’aime bien. C’est un chouette animal, c’que j’apprécie surtout c’est qu’il s’adapte à tout. Et surtout à l’homme. Des renards on en trouve sur tous les continents. De toutes les sortes. Et je trouve ça assez ouf. C’est peut être bête, mais moi, beh j’trouve ça cool.

Je retourne sur mon lit et me transforme de nouveau en humaine. Deuxième coup d’œil dans le miroir. Mes cheveux encadrent mon visage, cache mes bras nus et recouvrent mon t-shirt noir. Hm. Moi au moins j’ai pas tant changé que ça. Je me redresse, j’vais enfiler mes percings aux oreilles. Pas le sternum aujourd’hui, j’pars pour frapper aujourd’hui. Avec mes points et avec mon eau. Ouais j’ai décidé de tenter, voir ce que ça fait. J’essaie de pas trop penser. Frapper m’aide. Frapper m’a toujours aidé. C’est marrant, parce que c’est aussi ce qui m’a conduit a plus trop avoir envie de penser à ce que je frappais. A ce que j’ai frappé. Hm. C’est pas drôle du tout en fait et j’vais juste aller m’entrainer.

J’attrape un élastique, me fait un chignon avec seulement la moitié de mes cheveux. J’ai toujours mis un point d’honneur à savoir me battre avec les cheveux de n’importe quelle façon. Ouais, j’suis une meuf, et ouais, j’aime avoir des cheveux longs, et non, c’est pas un handicap. Et je te baise si t’es pas d’accord. Merde.

Une fois sortie, j’me dirige vers le gymnase, main dans les poches de mon jog’. Il fait frais, mais pas encore froid. La bonne température pour s’entrainer facilement. Ca sent le début de la pluie, le début des pulls chauds et de l’asphalte mouillé. Je pousse les portes du gymnase. 4 types s’entrainent au basket là-bas. Bien, j’aurai les sacs pour moi. Je vais directement aux vestiaires, je cherche une bassine -bien planquée- et la remplie d’eau. Je la ramène en face d’un sac. Je me penche d’abord sur la bassine pour retrouver la sensation. C’est agréable, c’est comme une sorte de prolongement de moi, mais en… Différent. Je la fais se redresser sur elle-même. Hm. Pas mal. Bon, on verra ça après, un petit échauffement ne fait pas de mal. Je sors un bandage de ma poche, et entoure seulement mon poing gauche, je garde le droit pour une expérience avec l’eau. Je frappe quelques minutes, sautille sur place. Et puis au bout d’un moment, je plonge ma main droite dans l’eau, l’ouvre et la referme. Je me concentre, et lentement je la sors de l’eau.

J’ai réussi. YES ! Depuis le temps que j’essaie. Bon c’est pas joli joli mais c’est un bon début ! Ma main et entourée d’un gant d’eau. Je teste en frappant avec. Ca ne change pas grand-chose, mais ça tient. Et mon idée est de pouvoir frapper plus dur avec mon eau. C’est étrange ce que je dis mais j’ai vraiment une idée claire de ce que je veux, et je vais tenter d’y arriver comme je peux.

Je relâche la pression, laisse tomber l’eau. Un peu fatiguant tout ça. Mais j’suis contente, je souris, et tourne la tête machinalement vers la porte qui s’ouvre. Et je perds mon sourire. Instant. Le type qui vient d’entrer c’est l’fameux Jérémy du couloir. Une forte tête. Un gros débile surtout. Son regard se pose sur moi. Je fronce le nez l’air agacée, voire dégoutée de le voir. Pff. Je tourne la tête. Même pas tu t’approches de moi toi. Malheureusement j’pense même pas une seconde à pourquoi il est là, ni au fait que je suis potentiellement à l’endroit où il voulait aller. J’y pense pas mais ça m’empêche pas de penser qu’il m’approchera pas. Merde.




##   Mar 19 Sep 2017 - 23:59

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La rentrée a été d'une platitude morbide. Le premier jour, il n'y en a eu que pour le Loup Noir. Ils étaient tous là, en train de graviter autour de lui, à l'engueuler pour les avoir laissé galérer à réviser les maths sans lui, à lui demander si ça allait mieux, à l'encourager, à lui faire des câlins,... Quelle horreur. Pire. Il y a eu l'autre rouquine avec lui. Celle qui devait rappeler de temps en temps aux autres qu'elle s'appelait Hamilton... Elle parlait pas beaucoup aux autres et il s'est dit un instant que s'il n'avait pas foiré l'autre jour dans la cafétéria, il aurait pu faire semblant d'être amical avec elle pour l'arracher au Loup, et en faire sa première poupée. Quoique... Ça aurait été trop compliqué de le faire sans doute... Si elle se fait appeler par son nom de famille, c'est qu'elle a une estime d'elle de bourgeoise pète-sec. Et c'est chiant les bourgeoises. Même une fois dressée y'a toujours un risque qu'elles se rebellent parce qu'elle sont nées avec une cuillère en argent dans la bouche alors elles s'attendent à ce qu'on leur en offre une en or... Mais bon. C'est bien un truc de gonzesse ça aussi.

C'est pour ça qu'aujourd'hui, comme il n'avait pas cours, il avait décidé que c'était la journée de Jérémy. Sa journée pour lui à faire des trucs qu'il aime. ...Bon il a quand même du demander l'autorisation d'aller au gymnase en promettant de casser ni rien ni personne -ce dernier détail était important apparemment. Ce qui a failli lui pourrir son groove MAIS c'est pas grave, au moins il part s'entraîner un peu... ce serait dommage de perdre ce corps de rêve en s'encroûtant m'voyez ? Il a été plus que ravi d'enfiler son jogging à la place de ce putain de pantalon taillé obligatoire pour les élèves de l'Institut. Et un t-shirt blanc au lieu d'une chemise. Il écarta les bras, poussa un soupir satisfait en constatant qu'il était à l'aise dans ses vêtements. Avant de sortir, sac sur le dos, il passa dans le salon pour poser ses lèvres fines sur le front de Lottie. C'est un au revoir ma choupette, tu le sais. Je ne te quitterais plus jamais. Puis il partit sans lancer un seul regard aux deux autres. Il se foutait complètement de ce qu'ils faisaient ou de ce qu'ils auraient pu éventuellement lui dire... C'était la journée de Jérémy, bordel de merde à cul de mégère en période de diarrhée.

Il courut jusqu'à sa destination. Autant arriver déjà chaud pour la baston. Il faisait pareil au village... Il commençait ses journées en courant jusqu'au Q.G. des Vikings, puis il faisait les missions que lui confiait le Jarl. Quelqu'un d'attentif à ses traits ce serait alors rendu compte que, l'espace de quelques secondes, ils affichaient un peu de tristesse... Son village lui manquait terriblement. Il était né et il avait grandi là-bas. Il connaissait les moindres recoins, connaissait les rondes des gendarmes par cœur, savait où étaient postés les caméras de surveillance et, le plus important, il connaissait tout le monde, ainsi que leurs secrets. Et là... Il était à des milliers de kilomètres de là. A emprunter un chemin qu'il avait du vérifier avant de partir parce qu'il aurait pu se perdre. Vers des gens qu'il ne connaît pas. Dans un endroit où n'importe qui pouvait être une menace... Enfin. Non. Pas vraiment. Il restait quand même le Chasseur et on ne pouvait pas surprendre le Chasseur. Ni même l'attaquer dans le dos. C'est en ayant retrouvé le sourire qu'il poussa les portes du gymnase.

Il n'y a pas grand monde... Des basketteurs et une rouquine qui- minute. Okay il ne sourit plus. C'est l'autre rouquine du couloir. Pas l'Hamilton. Il se dit qu'elle a sans doute sorti son prénom, une fois, mais il ne s'en rappelle plus. Et au regard qu'elle pose sur lui, il devine qu'elle est pas super heureuse de le voir... Ben eh, ça tombe bien lui non plus. Cette petite conne joue les fortes têtes en oubliant où était sa place... un peu comme le Lou- AH MERDE MAIS NON ! On a dit que c'était la journée de Jérémy PUTAIN ! Il va pas laissé une saloperie de rouquine qui se prend pour une racaille lui pourrir SA journée ! Non mais ! Il lâche les portes et entre dans le gymnase l'air conquérant, le menton levé. Il va où il veut et il fait ce qu'il veut. C'est à dire... quasiment droit sur elle... En même temps les sacs sont tous au même endroit, au fond, longeant le mur assez loin du terrain. Il y a aussi quelques poids dans un coin pour soulever de la fonte mais il veut se détendre et taper dans un truc... sans le casser OUI il se souvient qu'il a promis grr.

Il pose son sac à dos contre le mur et sans un regard pour l'autre gonzesse, s'en alla vers un sac de sable pour commencer direct à le frapper. Il n'a pas besoin de protection pour ses mains... en fait, il n'en a jamais vraiment eu besoin. Depuis tout petit, entre les bagarres et les coups de mains qu'il donnait au garage, il s'était fait des poings d'acier, caleuses, parfaites. Il était endurant aussi, rien ne pouvait l'arrêter. Il fit différentes passes puissantes, brutales,... du pur combat de rue, du vrai. Puis il redressa sa tête vers l'autre pimbêche et lui décocha un sourire carnassier, en rattrapant le sac qu'il venait d'envoyer voler d'un coup de poing sans qu'il ne perturbe son équilibre... C'est comme ça qu'on se bat, faiblarde.





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En ligne##   Mer 20 Sep 2017 - 12:16

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Oh putain. Il est en train de venir vers moi là. Avant il m’a bien regardé en perdant son sourire de merdeux. Quel connard. Il vient vers moi en fonçant tête baissé. Le mec on dirait un train t’sais il a décidé c’était les rails hop là il fonce. Débile. Du coin de l’œil je surveille. Hm, il est vraiment grand, j’avais déjà bien fait gaffe à comment il est foutu, mais là j’le vois se déplacer. Ce truc c’est un gros caillou, il est clairement plus grand et plus épais que moi. Il est dangereux. Hm. Tant pis, j’en ai vu d’autres des dangereux. Il a dû en voir d’autres des comme moi. C’pour ça que je comprends pas pourquoi il est aussi con. Putain.

Ok donc le mec arrive, passe juste devant moi et m’ignore. Tant mieux. J’suis déjà énervée quoi. J’pensais avoir un peu progressé pour ça mais là il me saoule de base, j’ai juste envie de lui dire de dégager. Là il commence à frapper un sac de sable. Sans protection. SUPER JEREMY moi aussi j’peux frapper sans protection, mais moi j’suis pas teubé ni un monsieur qui veut bien montrer que « olalala je suis fort et je te bats ». Connard. Arrête de faire le malin comme ça putain. Je continue de frapper mon sac. Mes coups sont plus rapides que les siens, plus secs, moins puissants. J’ai pas besoin de briser des os poto, réfléchi juste deux secondes à où tu frappes bordel. La façon dont il se bat est brouillonne. Il fait pas attention. Il s’en fiche, il est trop puissant, il brise tout. C’est le genre de mec hyper dangereux s’il te choppe avant que tu n’aies donné le premier coup. C’est le genre de mec qui te roule dessus jusqu’à que ça arrête de l’amuser. Je serre les dents.

Souvenirs de merde c’est pas l’moment de revenir. On est complètement opposés. Je ne suis pas spécialement puissante, ni aussi endurante que lui pour ce qui est du temps de combat. Mais j’pense que vu sa masse, je cours plus vite, j’atteins plus vite, je répète les frappes plus vite. Et je réfléchi bien plus à où frapper. 2 coups maximum pour tuer quelqu’un. C’était ça mon but. Ca l’a toujours été. Malgré mes bases d’arts martiaux, en combat de rue, c’est comme ça que je m’en sortais. Et parce que j’essuie facilement les coups. On me brise pas comme ça, malgré le fait qu’il soit simple de me blesser.

Je commence à frapper avec tout mon corps. Mes poings, mes pieds. Je suis énervée. Je frappe plus fort que d’habitude, sans chercher à faire mes preuves. J’ai rien à prouver à ce débile. Et puis je sens qu’il me regarde. Et comme une idiote je tourne la tête. Effectivement, il me regarde et envoie son sac contre le mur. Il a juste frappé avec son poing. Et il a volé. Alors j’avoue, j’avoue c’est impressionnant, et ouais tu peux être une menace pour moi.



MEC T’AS CRU T’ALLAIS M’FAIRE PEUR COMME CA ? C’est quoi la vanne, t’as cru j’étais une carpe tu fais du bruit et j’m’enfuie enculé ?

Mon regard se fait méprisant au possible, mon nez se fronce légèrement de colère. Alors toi, mais toi, j’vais pas te louper. En un coup je soulève légèrement mon sac pour le décrocher du sol, et brutalement je me retourne et lui envoie en plein dessus avec le genou. Le sac s’envole très rapidement sur lui. Quant à moi je me retourne entièrement vers lui. J’suis pas calme, j’suis pas calme du tout.

T’arrête de faire le malin immédiatement. Si t’es là pour faire chier l’monde tu dégage. Tout l’monde s’en fout de tes démonstrations de merde.

Je m’approche de lui en même temps, pas rapidement. Non, j’ai l’air plus calme, que ce que je ressens, je le défie carrément rien qu’en le matant. Pas besoin d’avancer vite pour avoir l’air menaçante, même si je fais pas spécialement attention à ce que ça fonctionne ou pas, c’est un truc assez naturel.




##   Mer 20 Sep 2017 - 18:28

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Elle le regarde, parfait. Et son regard retranscrit parfaitement le dégoût qu'elle lui inspire. C'est ça, regarde-moi. T'es dég' hein ? Il est content de lui. Parce qu'il a constaté, bon, certes, elle sait se battre, elle tape bien et vite. Mais à côté de lui, c'est un moustique. Et un moustique contre un buffle, c'est nul. Ça peut piquer une fois mais à la deuxième, ça prend une bonne tarte dans la gueule et on en parle plus. Mais il s'attendait pas à ce que le moustique lui balance un sac de sable dans la tronche. Jérémy a quand même assez de réflexe et de rapidité pour attraper le sac avant de le prendre dans son nez déjà bien trop abîmé pour son visage magnifique. Il le pose et la colère déforme ses traits. Non mais saloperie qu'est-ce tu croyais faire ?! C'est ce qu'il aurait voulu dire... Mais c'est elle qui l'engueule. Et pas qu'un peu. Non mais dis donc... NON MAIS ELLE ABUSE UN PEU LA GROGNASSE ! Oui, il a voulu se la péter un peu. MAIS EH. Il avait fait chié personne jusque là, il était même pas allé lui parler d'abord !... ET IL A PROMIS QU'IL CASSERAIT RIEN MERDE IL FAISAIT DES EFFORTS ET ON L'ENGUEULAIT !

Elle s'était approché de lui lentement, comme un prédateur qui assoit sa supériorité... Mais c'est elle qui a perdu, c'est elle qui a du s'avancer. Jérémy repoussa le sac qu'il avait encore dans les mains sur le côté et il la toisa, bien campé sur ses deux jambes solides. :

-J'fais l'malin si j veux. Si ça te fait chier t'as qu'à pas mater.

Puis il ajouta avec un sourire pervers. :

-D'ailleurs si ça n'intéresse personne pourquoi tu me mates grosse maligne ?

Il avait la main qui le démangeait. Sérieux, il avait décidé de même pas lui causer pour rester calme et la voilà qui débarque en voulant lui faire la leçon. Il fait ce qu'il veut nom de Dieu ! Pardon Seigneur. C'est la Journée Internationale de Jérémy !!!! MAIS... Mais il était pas con. Et il savait quelque part que s'il faisait un seul geste, ça allait lui retomber dessus... Alors il préférait la faire chier avec des mots, comme ça, si elle craque, il se défendra et ça sera son problème à elle. En attendant, il vrilla ses yeux d'or dans les verts, à l'affût de la moindre attaque qu'elle pourrait lui envoyer. On ne prend pas le Chasseur par surprise... et toc.





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En ligne##   Jeu 21 Sep 2017 - 0:13

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Alors que je lui parle, je comprends que je l'ai devancé. Il est ultra vénère, ses traits puent la rage. Beh ouais chaton, t'as sérieusement cru que t'allais faire l'malin comme ça ? Et il continue en plus, incroyable, genre le mec a juste pas pigé que je voulais pas le voir. Limite mec, tu serais allé prendre le sac du fond et pas celui d'à coté de moi, ça m'aurait saoulé mais j'aurai rien dit. Là le mec se pose à coté de moi, me matte plus que permis et ensuite me dit que si si il a le droit. NON MAIS ON EST PAS CHEZ SA MERE PUTAIN.

J'allais répliquer, mais il continue de parler. J'ai rien laissé paraître, j'ai juste la bouche fermée, les yeux fixés sur les siens, dorés, et j'ai l'air vraiment très en colère. Il me regarde avec un sourire... EURK ça faisait longtemps qu'on m'avait dévisagé comme ça. Putain d'merde j'ai vraiment envie de lui décrocher la mâchoire. J'sais qu'il est dans la classe de ma soeur, j'ai soudain hyper peur qu'il la regarde comme ça. J'ai tellement pas envie qu'il fasse ça, en fait j'aimerai juste que ce regard n'existe jamais chez personne.

Je finis par répliquer, une colère froide agitant mes mots.

J'te mate pas, tu prends trop de place. Tu fais l'malin, t'as tellement envie qu'on te regarde, j't'entends le hurler de tout corps d'ici. Mais parce que "Monsieur a des grosses couilles" il prend bien la place de les poser et il trouve ça legit ? Non, tes couilles tu les ranges ou j'te les coupe pigé ?

Je suis sûre de moi. Je n'ai pas peur de lui, malgré les recommandations d'Adélaïde, malgré celle que Nicolas m'a donné par son biais. Je sais, JE SAIS que je devrai même pas m'énerver, mais ce genre de gros enculé de mort j'les supporte pas, j'ai juste envie de l'enterrer. Pour illustrer mon propos, je balaie l'air des bras, en grand, rapidement. C'est un mouvement brusque, et je n'ai pas dévié du regard. Je laisse mes bras étendus en l'air jusqu'à ce que je lui demande, enfin non, jusqu'à que je sous-entend qu'il a pigé.

J'entends les deux types du basket qui s'arrêtent et qui viennent vers nous. Oh putain. Alors non tu m'arrêtes pas quand j'suis énervée, personne ne m'arrête quand j'suis énervée. JE SAIS C'EST DEBILE et j'suis désolée Asb mais là ta philosophie m'aide pas. Etre sympa tout ça ouais ouais ça va deux minutes, pas avec les pauvres cons comme Jérémy Bonnet.

En fait, tu sais quoi ? J'ai aucune envie que tu sois là. Genre, j'ai juste pas envie de te voir. Alors...

Le mec le plus proche nous interpelle. Et me coupe. Je me retourne vivement vers lui, pose une main sur ma hanche et tends l'autre vers lui, en mode "STOP."

Ok juste tais-toi. C'est entre ce type et moi, tu t'en mêles pas. Tu retournes avec ton pote. Maintenant.

Mon regard s'est considérablement durci, genre ouais c'est possible. Le type paraît hésiter. Je décide de l'ignorer. Il est prévenu. S'il intervient, il va prendre cher. Déso poto mais tu m'énerves pas encore plus quand j'le suis.

Je tourne la tête vers Jérémy, la main toujours sur la hanche. L'autre vient se loger dans ma nuque, repoussant mes cheveux. Je le regarde de nouveau, n'ayant aucune peur de plonger mes yeux verts dans les siens brillants. Et j'vais pas baisser les yeux crois-moi.

Soit tu te décales et t'arrête de me regarder et de faire en sorte d'attirer mon attention, soit tu dégages. C'est pas discutable.

Je lui sors ça froidement, mais implacable. Je lève les deux mains autour de ma tête, je desserre un peu les jambes. Je suis énervée, je suis froide, et j'ai vraiment envie de lui péter la gueule. Mais j'me retiens. J'suis à Terrae. On m'a laissé une chance de changer. Allez El'. J'essaie même de lui donner une chance de plus m'faire chier, et que j'm'énerve plus.




##   Jeu 21 Sep 2017 - 0:37

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Pour être franc, Jérémy n'a jamais vu ça chez une fille. Au bout d'un moment, elles laissent tomber, elles retrouvent leur place de petit être à manger dans un coin puis c'est fini. Celle-là, elle a un sacré caractère faut le reconnaître... Son regard ne cille pas, ses mots sont froids. Il a jamais connu ça, l'envie de taper une fille si fort qu'elle en perdrait connaissance. Il faut qu'il garde tout son sang-froid pour se rappeler qu'il a VRAIMENT promis de ne rien casser. Damn cette promesse me perdra. Aller un peu de courage, après tout, elle nous divertit un peu. :

-Oui j'veux qu'on m'regarde, oui j'ai de grosses couilles... et alors ?

Sous-entendus : meuf en vrai, t'en as jamais vu de si grosses tu t'évanouirais en les voyant. Sérieux. Bien sûr que c'est legit de s'afficher quand on a sa classe légendaire ! Qu'est-ce qu'elle croit ? Qu'avec son corps d'Apollon il allait se cacher quelque part dans un trou ? Non mais elle rêve ! Fallait se montrer que diantre ! Même son nez cassé allait pas l'empêcher de pécho tellement il avait une confiance légendaire en lui-même. Une confiance telle qu'il ne tremble même pas devant le mouvement un peu brusque qu'elle fait pour appuyer son propos. Et ouais, tellement grosses que ça en prend de la place AH ! Qu'est-ce t'as cru rouquine ? Le monde n'est pas assez grand pour les couilles du Chasseur.

Mais c'est à ce moment qu'il y a deux basketteurs qui s'inquiétent pour rien... et ils viennent en plus les tarbas. Non mais... Il a pas le temps de dire quoi que ce soit, la gonzesse réplique direct. Il salue mentalement sa réaction, mais physiquement, il fixe ses yeux dans ceux des sportifs, quittant un instant la rouquine, pour appuyer ce qu'elle leur blablate. :

-Ouais. On discute. Si t'as un problème tu joues à la baballe dehors.

...Personne ne fait chier des combattants de la rue. Personne. Alors après cette pique, un basketteur leva les bras au ciel, l'air innocent, et emmena ses camarades dehors. Une fois sûr qu'ils étaient partis, il revint à la rouquine qui beuglait encore pour rien. Quoi sérieux on a pas fini avec ça ? Et elle le regarde droit dans les yeux, et il a tellement envie de l'envoyer au tapis. Il sent qu'il se contient mais elle est si proche de craquer... Il le voit à la façon dont elle se tient, à la façon dont son visage se tort. Il fait craquer les articulations de ses doigts. :

-J'ai choisi ce sac, je reste sur ce sac. C'est pas discutable ? Essaie donc de me faire bouger de là pour voir.





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En ligne##   Jeu 21 Sep 2017 - 16:12

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Oké, donc ce mec... Est un gamin. Un gamin qui en traumatisé d'autres et qui fait peur du coup il a jamais compris que l'monde c'était pas que lui. Genre. Pas du tout. J'ai même plus envie de lui répondre, j'ai même plus envie qu'il soit là, j'ai juste envie qu'il ferme sa gueule, qu'il arrête d'être ou juste qu'il existe plus. Ha, ce serait plus simple comme ça. Putain Terrae m'a ramolli, avant je l'aurai éjecté directement. Ouais des gros lourds et costauds j'en ai connu. Dans beaucoup trop de situation différentes.

Le genre de type qu'il pense que tout lui est dû. Rien ne t'es dû bordel de merde, RIEN, rien jamais, à aucun moment. Tu n'acquiers jamais rien, et ça j'le sais. C'est un enfant, naïf et puéril. Un gros gamin qui a jamais grandi. Il se pose pas de question NON ! Il en a pas besoin hein, puisque tout est si évident. Quel connard. Quel. Connard. J'ai pas envie qu'il soit ici. Pourquoi y a pas un Master qui lui colle au bask' ? Non en fait non, ce serait pire, il serait pire et il grandirait jamais.

Le type du basket finit par s'en aller, et je ne relève même pas sa pique. Ouaaah mais c'est qu'on a un truc en commun dites-moi, on aime pas être dérangés, hmhmmmmm c'est trop bien ça dites-donc ! Putain, j'suis énervée, et j'arrive pas à redescendre. Ceci dit, j'pense pas être la seule. On se jauge depuis tout à l'heure. Il est persuadé de gagner. Je ne le suis pas. Mais je sais ce que je dois faire pour gagner. Et si je sais, alors j'y arriverai. Ouais on est déjà en plein combat, celui qui frappera en premier. Il doit avoir une interdiction ou une merde du genre vu le peu que j'ai entendu de son passé.

Et pour bien continuer il me défie. Clairement, simplement. Tu veux jouer au plus malin p'tit con ? Très bien. On est partis. On va jouer. Et j'suis très, très mauvaise joueuse. Je le quitte du regard, j'vais chercher son sac d'un pas calme. Très calme. Je le soulève, le hisse sur mon épaule. Je me tourne vers l'autre bout du gymnase, m'avance un peu, et puis je l'éjecte en l'air et frappe avec mes deux points. Le sac atterri dans un grand bruit beaucoup plus loin que là où je m'entraine. J'allais me retourner vers lui, et je sens sa main s'abattre sur mon épaule. C'était pas agressif, enfin pas dans l'optique de me blesser. Mais j'm'en rends compte après.

Mes pupilles se contractent, tout mon corps se tend, et sans entendre s'il a voulu me parler ou quoi, j'attrape son avant bras sans me retourner, et le tire hyper violemment vers moi. Son torse cogne mon dos et putain c'est dur. Pas sa bite. Son torse. Dans l'élan je soulève son corps. Equilibre précaire pour le mien, mais je l'éjecte sur le coté, en lui donnant un coup d'épaule dans les cotes, tout en redressant ma jambe droite. Il m'a laché, moi aussi, je retrouve vite mon équilibre. Je sais pas si je lui ai fait mal, j'm'en fiche pas mal du résultat. Mes jambes sont pliées, je suis prête à bouger rapidement. Mes yeux se posent sur lui, bien plus sauvages qu'avant.

Me touche pas connard.

J'aurai pu t'éclater sur le sol enculé. On est pas chez moi, alors je l'ai pas fait. Tu recommences. Je te démonte. Et j'rigole plus.




##   Jeu 21 Sep 2017 - 23:34

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Cette meuf... C'est une saloperie. Déjà, elle répond même pas à sa question posée poliment. Ensuite, elle se tourne vers son sac. Sur le coup, Jérémy a pensé qu'elle allait taper dedans au lieu de le taper lui. Faire genre elle est au-dessus de ce qu'il lui raconte, elle va évacuer sa frustration sur son sac juste pour le faire iéch. Mais en fait, pas du tout. C'est pire que ça. Elle choppe le sac, le soulève d'un genou pour le décrocher et puis elle le balance. 'fin elle le balance... Elle y met un gros coup de patate avec ses deux poings et le truc s'envole rejoindre la liberté au loin. Il perd son sourire. Euké. Le mouvement était badass. Mais elle croit quoi ? Il ira le chercher puis le remettre à sa place, puis continuer son entraînement comme si de rien n'était. Inutile. A part si elle voulait lui montrer qu'elle aussi savait taper fort -ce qu'il reconnaissait déjà... C'est qui qui fait le malin à montrer ses couilles maintenant ?... wesh attends non c'est une meuf... ...Z'avez compris l'idée merde ! Non et pis d'où elle fait ça d'abord ?! Elle a pas à s'éloigner de lui comme ça, il avait pas fini de discuter. Il fait un pas en avant, posant sa main sur son épaule, avant qu'elle ait la bonne idée de se barrer...

Mauvaise idée. Elle se tend instantanément au contact et le Chasseur sait d'instinct ce qu'elle compte faire par la suite. Elle le chope, l'attire à lui et tente d'utiliser son poids pour le retourner. Mais il est bien trop grand par rapport à elle pour que ça fonctionne complètement, alors elle le décale simplement sur le côté en lui donnant un coup d'épaule dans ses côtes. Jérémy encaisse ça sans aucun soucis. Il préfère se concentrer sur son équilibre... Il se retrouve les jambes écartées, le regard aux pupilles contractées par l'adrénaline vrillé sur la rouquine. Ses yeux à elle sont féroces, sa posture animale amplifiée par l'anarchie totale de sa coupe de cheveux qui veut rien dire. ...Et elle le traite de connard. Un grand sourire carnassier et amusé se peint sur le visage de Jérémy. Enfin... Enfin un aperçu de la vraie vie dans ce monde voilé par les bisounours du bonheur. Enfin de la rage à l'état pure. Enfin un peu de baston. :

-Sinon quoi ?

Oui sinon quoi ? Amuse-moi petit être fragile. Danse un peu. Il tendit sa main vers elle pour faire mine de vouloir lui toucher le bras, le reste de son corps en position défensive et prêt à la contre-attaque. Le Chasseur s'amuse... et il a oublié combien le village lui manquait.





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En ligne##   Ven 22 Sep 2017 - 0:44

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C'te grosse montagne de nullité encaisse bien trop bien mon coup. Dommage, mais j'm'en remettrai. Je sais bien que contre lui c'est pas dans la force que je dois compter. Je vois bien qu'il peut me briser comme il veut. Je serai bien stupide si je ne le voyais pas. Mais ça ne me fait pas peur. Je n'ai jamais peur de l'adversaire. J'ai longtemps appris à en sortir, à voir seulement l'intéressant, et à me séparer de ma peur. Mon regard ne laisse aucun doute sur ce fait. Je n'ai aucune hésitation pour ce qui est de lui faire face.

Je le fixe. Il ne me lâche pas non plus, son regard devient violent, malsain. Je connais ce regard. Il veut jouer avec moi comme avec une proie. Je suis son gibier du jour, et il compte bien me manger tout cru. Super, j'adore, vraiment. C'est super agréable d'être pas considérée à c'point. Mais c'pas grave, on va s'casser les dents l'un sur l'autre, mais jamais il me bouffera. C'est moi qui l'bouffe. Et toujours pas sa bite JE TE VOIS RIRE TOI LA BAS.

Ses cheveux n'ont plus de sens, les miens doivent plus ressembler à une crinière qu'à une chevelure. On doit ressemble à deux chats enragés. Super image, ça m'donne l'impression que j'suis débile. Mais j'ai pas hyper envie d'y réfléchir, parce que je suis vraiment énervée. Et l'autre abruti me demande réellement qu'est-ce que je vais faire s'il me touche.

Sinon tu vas vraiment prendre cher.

Parce que les Master te puniront ? Oui. Parce que tu risques être viré de Terrae ? Oui. Parce que ma voix sera probablement plus écouté que la tienne ? Oui. Parce que je serai soutenue dans l'histoire, s'il y a ? Oui. Mais surtout parce que je suis déterminée à te faire mal, vraiment très mal, quitte à recevoir la même chose. Et c'est idiot parce que tu penses pareil, parce qu'après tout on est bien deux animaux stupides, et que je suis pas capable de me calmer. J'ai plus envie de me calmer. J'ai pas envie de laisser ce genre de type mater des meufs comme il l'a fait avec moi, traiter des gens qui sont différents de lui de façon odieuse. J'ai pas envie qu'il fasse du mal aux gens que... J'apprécie.
Ouah, aurais-je un bon fond ? Ouais on verra ça plus tard.

Il approche sa main de moi. Un instant, j'hésite sans que cela ne se voit une seule seconde à l'attaquer en retour immédiatement. Et puis... Son bras droit avance. Je lève mon bras gauche, faisant mine de vouloir le bloquer. Je le laisse allègrement attraper mon avant bras, mon poing fermé, les veines de mon poignet saillantes. Pendant tout ce temps je ne le quitte pas des yeux. En fait, mon regard ne bouge pas. Je ne lui donne pas d'indication visuelle. Trop dangereux avec un adversaire qui sait ce qu'il fait. Dès qu'il attrape mon bras avec trop de facilité, sans prendre le temps de voir sa réaction, je le frappe très rapidement de mon bras droit en plein sur le diaphragme, coupant sa respiration violemment. Sa main lâche mon bras. Mais je ne recule pas. Je reste toute proche de lui. J'arme seulement mon poing gauche. Ma voix n'est plus qu'un murmure. Presque sensuel. Hm.

On part sur ça ?


Farouche, mon regard cherche le sien. Je veux qu'il me regarde. Je veux qu'il voit que je suis en colère, mais que je n'ai pas peur. J'veux voir comment il réfléchit, je veux qu'il arrête de croire qu'il est le prédateur. J'veux lui niquer sa race.
Mon poing s'abbat en direction du coin en bas de ses cotes, le plus mouvant de tous.




##   Ven 22 Sep 2017 - 11:15

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Elle répond du tac au tac qu'il va prendre cher s'il ose la toucher. Il répond à la menace par pure envie de rébellion... mais aussi par curiosité. C'est rare une meuf qui cache autant de surprises dans ses manches. Il se rend bien compte que ça le fait agir comme un gosse de cinq ans mais il s'en fout un peu là. Il est curieux, il a envie de jouer, Jérémy se laisse guider par ses instincts primaires et la maturité, c'est quelque chose de surfait quand on y pense. Dans ce monde à bouffer ou à se faire bouffer, le plus important, c'était savoir qui on était. Et Jérémy sait qui il est, il connaît ses forces et le peu de faiblesses qu'il s'autorise. Par contre, il ne connaît pas la petite rouquine... En vivant dans un village où l'on connaît tout le monde au point de pouvoir monter un dossier sur chacun, il ne savait pas ce que c'était que de rencontrer quelqu'un. C'était quelque chose de nouveau qui l'intriguait. Même si une partie de lui était méfiante ; ici, les gens avaient des pouvoirs magiques, quelle nouveauté pouvait encore bousculer ses croyances ? Bref, il est tout excité... Enfin. Content. ...Me faites pas dire ce que j'ai pas dit.

A peine lui attrape-t-il le bras qu'elle répond aussitôt. Le coup est fort, le coup est précis et surtout... il est rapide. Il n'a pas pu le bloquer. Son torse prend la pleine mesure de l'attaque, ses poumons se vident soudain. Il serre les dents pour cacher le souffle qui lui échappe, mais il ne peut pas faire autrement que de la lâcher. C'est douloureux... Mais il a l'habitude. Il bloque sa respiration, les poumons vides, attendant que la douleur s'amenuise puis seulement, prend une lente inspiration. Elle... Elle n'a même pas reculé. Elle a visé, elle a attaqué, elle est prête à recommencer. Une évidence lui vint aussitôt en tête ; elle sait tuer. Elle sait tuer ou elle a les moyens de tuer. Dans les deux cas, c'est certain. Un combattant de rue est brouillon, il n'a pas forcément l'instinct de viser des points faibles, à part s'il n'a pas le gabarit, la même puissance que son adversaire. ...Bon certes c'est le cas de la rouquine aussi mais avec une telle précision ? une telle répartition de la force ? Elle sait très bien ce qu'elle fait. Et... c'est... TROP COOL. Un vrai sourire apparaît le temps d'un mirage sur ses traits animés par ses émotions animales, avant qu'il ne réponde sur le même ton qu'elle. :

-On fait ça.

D'un coup, tout le corps du Chasseur s'avance. Oh il n'est pas rapide, il le sait, mais il s'adapte. Il est prêt à parer n'importe quel coup ; elle ne le touchera plus. Il attrape le poing qu'elle était sur le point de lui donner dans les côtes... Dommage pour elle. Il la tire vers lui, ne la lâchant pas et attrape son autre main. On dirait un mouvement de danse... L'instant d'après, il la tient contre lui, les bras croisés sur elle pour ne pas qu'elle s'échappe au contre-attaque. Il laisse échapper un "ah !" de gamin vainqueur avant de le regretter. Oui parce que c'est bien beau mais bon... Qu'est-ce qu'il fait maintenant qu'il a une meuf même pas baisable sur les bras ?... Ouaiiis parce que s'il la lâche il est à peu près sûr de se prendre une torgnole même si, elle a perdu là, on est d'accord ? On est d'accord.

Puis ses yeux dorés tombent sur les cicatrices de la rouquine... Celles sur ses bras qu'il tient avec ses paluches immenses. Il en reconnaît. Il reconnaît celles qui lui importent en fait. Un frisson se déplace le long de sa colonne vertébrale, ses jambes se ramollissent légèrement à cause du mauvais souvenir qui vient de renaître dans sa mémoire. Il les fixe sans vraiment le vouloir, sans vraiment les voir, sans vraiment y réfléchir. Juste... Il regarde. Et il est perdu.

Et puis soudain, des cuisses s'enroulent autour de son cou. Eh ? Elle glisse d'entres ses bras, vu qu'il ne la tenait plus vraiment, se redresse sur ses épaules, ninja style, et se laisse tomber en arrière... emportant toute la masse de Jérémy avec elle. EEEEEH ???!!!! Il a beau faire des moulinets avec ses bras, c'est trop tard. Il a perdu son point d'équilibre et il percute le sol dans un fracas monstrueux. Il perd son souffle une seconde fois, mais c'est bien plus douloureux... Un gémissement s'échappe de ses lèvres alors qu'il reste là, étendu, à faire l'étoile... Putain. Il avait deux points faibles et il fallait que l'un d'entre eux se trouvent sur la rouquine. Évidemment. Pourquoi n'arrivait-il pas à ignorer de telles cicatrices ?... Il ne le comprenait même pas. Et une chose était sûre ; ça allait rester un point faible tant qu'il ne le comprendrait pas. :

-Salope..... lâche-t-il dans un souffle faible. C'estpasdujuste.





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En ligne##   Sam 23 Sep 2017 - 0:30

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Mon premier coup lui fait mal. La douleur se lit dans la contraction de ses mâchoires. Mon expression est devenue froide, vivante et vive, mais terriblement froide. Il doit savoir, il doit avoir compris qu’on est deux prédateurs. C’est plus un combat entre une proie et son dévoreur, mais bien entre deux bêtes sachant tuer. Lui, comme moi, on l’a déjà fait. Je le sais aussi. Je le sais parce qu’il ne parlerait pas comme cela, et il aurait peur de moi si ce n’était pas le cas. Je ne recule pas, et lui non plus.

Attends… C’est un sourire que je viens de voir passer ? Le genre de sourire heureux ? Non c’pas possible. Sinon ce type est complètement taré, juste un gros maso. Il peut pas se mettre à sourire juste parce qu’il a compris que son adversaire se laissera pas faire… Si ? Y a des gens assez cons pour penser comme ça sur Terre ? Aled j’aurai préféré ne même pas le savoir.

Alors que j’arme mon poing il se remet en place, et me balance, de façon tout aussi « douce » que la mienne qu’il est partant. OK. DONC IL EST MASO. Moi aussi me direz-vous, j’suis assez dans le délire. Bonjouuuur moi c’est Elwynn et je me laisse attraper par un type beaucoup trop baraque pour moi parce que je sais que je peux le descendre. Mais j’ai pas le droit à Terrae c’est CA MON HANDICAP. Putain de Terrae. J’commence à vraiment aimer cet endroit hein mais à un moment donné c’est chiant. J’peux même plus me défendre comme je veux. Je suis super triste.

Mon coup est lancé. Il le bloque. Prévisible. Rapidement, il immobilise mon autre bras avant que j’ai le temps de bouger. Je reste tendue, prête à frapper, mais me laisse complètement faire. Je me contente de lever mon regard glacé sur lui sans faire preuve de plus d’initiative. J’attends. Je me laisse prendre dans ses griffes, et j’attends le bon moment pour lui couper les pattes. C’est comme ça que je fonctionne. Je prends des risques s’il faut, des très gros risques. Mais ça me réussit plutôt, peu de filles se battent, et encore moins prennent autant de risque. Et à en croire son regard vainqueur, il n’est pas habitué aux combattantes. Désolée chaton, t’es tombé sur une bornée en plus.

Son regard triomphant s’efface très vite, pour laisser place à une sorte de désarroi. Beh oui grosse brute qu’est-ce que tu vas faire maintenant. C’est moins rigolo pas vrai ? Le deal ici, c’est que si moi j’peux pas te tuer, toi non plus. C’est un combat sans fin si on continue comme ça. Mes yeux toujours posés sur lui, mon cou tordu pour le voir, ma poitrine compressée contre son torse, mes jambes prêtent à bondir, je l’observe. Qu’est-ce qu’il fait ? Il détaille mes bras, mes mains… Son regard semble se perdre complètement sur mes poignets. Il se passe quelque chose. Il me regarde, et il ne se rend même pas compte qu’il lâche prise.

Grave erreur. J’attrape ses bras. Faisant confiance à sa masse pour me tenir, je saute sur place et vient violemment entourer sa tête de mes cuisses. Je t’avais dit Jérémy, que j’allais te démonter. Je me laisse partir en arrière avec une habitude propre à un mouvement répété des centaines de fois. Tout mon corps me suit, ce mouvement est complètement prévu, c’est extrêmement facile pour moi. Je me méfie de lui. Une fois que je l’étale au sol, je me redresse. Son cou est rouge, j’ai dû serrer un peu fort… Oops. Je détache mes cheveux défaits, libérant une rivière de cheveux roux. Je me mets juste hors de portée de lui. Je le fixe, froidement. S’il bouge je le verrai arriver. Je me tiens droite à coté de lui, qui gémit de douleur. Ooooh il a mal le pauvre chat ? Eh bah vas bien niquer tes morts.

Il finit par lâcher une petite injure. Dans une autre situation, cela m’aurait arraché un sourire. Je me contente de lui lancer ce même regard froid et dénué de sentiments. Le regard d’une tueuse, celui que l’on a quand on a aucune pitié et aucun regret à faire ce que l’on fait.

Mon prénom c’est Elwynn, pas salope.

Je m’éloigne, dédaigneuse. Je retourne vers mon sac dans le plus grand des calmes, très attentive aux bruits. J’articule, un peu plus fort.

Désolée chaton, mais j’ai gagné. Va taper dans ton sac plus loin.

Je détache mon bandage de ma main gauche. Je souris sans qu’il le voit. Micro satisfaction d’avoir vaincu l’adversaire dans la rue. Une fois devant mon sac, je tourne la tête vers lui, dévisageant sa silhouette massive, debout. Un détail à vérifier. Ses bras. Les miens ont déclenché une étrange réaction, c’est ça qui m’a fait le vaincre. Il a peu de cicatrices sur les bras. Mon regard se fait plus acéré. Ses brassards… hm. Bon.
Je finis par tourner la tête, et l’ignore, comme s’il ne s’était rien passé, comme s’il n’existait plus, comme s’il n’avait même plus le droit d’exister.




##   Dim 24 Sep 2017 - 1:48

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Pendant qu'il reste immobile au sol pour s'éviter de s'étouffer connement, alors qu'il a déjà le souffle coupé, ce serait dommage, la rouquine est debout et nickel. Son geste était parfaitement calculé et exécuté. Okay. Qui a eu l'idée à la con d'apprendre à une fille de se battre ? Et qu'on lui dise pas qu'elle a appris toute seule, une meuf ça n'a pas le combat dans les gênes... la maternité ouais mais pas le combat. Il lève simplement les yeux pour la voir retirer ce qui maintenait ses cheveux et une cascade de feu tombe sur ses épaules. Tss. Frimeuse. Son regard est froid et il a envie de sourire a nouveau... C'est con, mais elle lui a opposé assez de résistance pour qu'il l'amuse, pour qu'il soit intéressé, pour qu'il puisse écraser ce visage suffisant entre ses deux mains. Il soupire quand elle répète son prénom. Il lui dirait bien qu'il est pas trop con et qu'il est capable de retenir un prénom... sauf qu'il avait oublié son prénom justement. Hm. Passons. Il inspire lentement et soupire comme si c'était le bout du monde de prononcer un prénom aussi compliqué. :

-Elwynn.

C'était pas français. Eurk. Tu m'étonnes qu'il l'a pas retenu finalement. Il se redresse au moment où elle s'éloigne, certain de pouvoir respirer de nouveau correctement. Une vertèbre claque en déplaçant une articulation dans son dos, il grogne. Sa stature avait beau être parfaite, elle était parfois un désavantage quand ses adversaires savaient comment utiliser sa masse musculaire contre lui. C'est pour ça qu'il trouvait que les arts martiaux, c'était de la merde pour petite frappe qui veulent croire qu'ils savent se battre tout en prêchant des trucs hippies du genre "on se bat pour se défendre" ou "la violence ça fait mal" no SHIT Sherlock.

Puis il bloque. Il est choqué. D'abord... D'OU TU M'APPELLES CHATON ? Non mais du calme. Parce qu'elle enchaîne en disant qu'elle a gagné. Sa soudaine colère s'évanouit pour faire place à une sincère surprise. Il avait cru pendant un instant qu'elle était un peu comme lui... Erreur. Faut vraiment pas faire confiance aux étrangers. :

-Tu n'as pas gagné... et moi non plus d'ailleurs. On ne pouvait pas se battre j'me trompe ? Tu te retenais non ? dit-il en frottant son cou rougit. Sincèrement, je ne sais pas qui s'en serait le mieux sorti de nous deux.

Sans doute lui. Mais bon, faut parfois faire preuve de modestie. Il lève alors les deux bras en l'air, faisant l'innocent, tout en poussant un autre soupir. :

-Mais okay. J'tape plus loin.

Il se lève en replaçant ses bracelet-éponges. Ça le gratte. Ça le tiraille. Ça lui donne une furieuse envie de fumer... Mais il doit d'abord finir son entraînement. Il se dirige vers le sac qu'Elwynn a balancé tout à l'heure pour le remettre à sa place, le portant d'un bras. Il songe au fait que, dans la rue, le mouvement de la rouquine aurait pu lui donner une avance considérable si elle avait fui après. Mais au village, il l'aurait rattrapé, qu'importe où elle se serait trouvé. Il songe aussi au fait qu'elle n'aurait pas fui ; la lueur de ses yeux voulaient tout dire, on se reconnaît entre meurtrier. Elle aurait plongé une lame dans sa carotide, tiré une balle dans sa tête,... Mais s'il y avait eu un couteau sur le terrain de bataille, il aurait eu l'avantage. Il était passé maître dans l'art du maniement de n'importe quel couteau... même le couteau de cuisine.

Il s'installa au fond de la salle, loin de la rouquine, et cette fois, il se décida à s'entraîner sérieusement. Inspiration... Position défensive, jambes écartées, poings devant. Regard fixé sur la proie... Le Chasseur commença une première série d'échanges pour chauffer ses bras. Il y mis toute la puissance qu'il voulait, toute la précision qu'il désirait... Au bout de plusieurs minutes, il s'arrêta, retira son t-shirt et s'apprêta à faire plusieurs tours de terrain... Avant de se rappeler que mademoiselle Elwynn-pas-salope voulait pas trop voir sa tronche. Grimace... Mais j'ai envie de courir. C'est pas elle qui va m'empêcher de courir ! .......J'vais faire des largeurs. Aussitôt décidé qu'il s’exécute. Il bondit presque pour son premier pas de course, le regard vrillé sur le mur d'en face. Il avale le terrain comme un monstre dévore le monde. Ses genoux sont levés à chaque pas, son souffle est régulier... Quand il atteint sa destination, il tapote le mur et fait demi-tour... à un rythme plus doux. Ses pas sont mesurés, sa posture droite... Le sprint du prédateur et l'endurance d'un chasseur.





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Il prononce mon prénom de façon dédaigneuse. Je t'en prie Jérémy. J'ai entendu mon prénom des milliers des fois, et l'entendre de cette façon ne m'est pas inconnue. Au final, il n'a pas l'air de vouloir se relever, jouer l'idiot et continuer de se battre. C'aurait été stupide, on le savait tous les deux. J'imagine qu'il n'a pas du apprécier. Je ne sais pas contre qui il a l'habitude de se battre, mais il ne doit pas apprécier ceux qui savent jouer de ses points faibles. Il les connait, c'est évident. Mais il est les cache tellement, et tente de compenser par tous les moyens. Quelle façon stupide de voir les choses.

Je lui jette un regard lorsqu'il me répond. Je garde mes yeux posés sur lui, l'air un peu surprise... Oh, je vois. Il veut dire que je n'ai pas gagné "en général". Non, jusqu'à ce que l'un de nous deux le dise ou meurt, personne ne gagne. Mais j'ai gagné cette manche, cette bataille, cette partie. J'ai au moins gagné ma partie du terrain. Je lui réponds simplement, sur un ton neutre.

Tu sais comme moi qu'on ne peut que se retenir ici. Le combat serait très différent dans la rue hors d'ici.

Il finit par lever les bras. Hm. J'ai donc bien gagné, seulement cette partie. Je n'ai pas l’imbécillité de croire qu'il se sent vaincu tout court. Non. Il sait de quoi il est capable. Je sais qu'il est dangereux pour moi, je sais qu'il serait facile pour lui de me faire mal. Je sais aussi de quoi je suis capable. Il a compris, nous sommes tous les deux des tueurs. Et sincèrement, je ne sais pas lequel de nous deux en serait sorti. Et puis... Le regard qu'il avait eu sur moi, juste avant que je ne m'énerve vraiment, ce regard sale, et laid. S'il avait réussi, peut être m'aurait-il vraiment blessée. En même temps, il m'a fait remarqué plusieurs fois le fait que je sois rousse. Donc, potentiellement, j'évite le viol. MAIS JE PENSE VRAIMENT A DES TRUCS JOYEUX.

Dans la rue, je ne sors jamais sans arme. Lui non plus j'imagine. C'aurait été très différent. Et puis ici, on a pas le droit de se faire plus mal que de permis... Au final, on a été plutôt doux. "Doux" ahaha, quelle ironie.

Je retourne m'entrainer, frapper avec les poings, les pieds. Rapidement, le plus vite possible. J'essaie des mouvements que j'ai moins l'habitude de faire, et je les répète, sans relâche. J'entends les coups de Jérémy derrière. Pendant un moment, on s'entraine comme ça, comme si rien ne s'était produit. C'est pas si compliqué au final. Je finis par m'arrêter, petite pause. Ca fait un moment qu'on est là. Je me retourne pour aller chercher ma bouteille d'eau, et je le vois courir. J'peux pas m'empêcher de regarder. Beh oui, ce type s'est battu contre moi, j'essaie de voir ses points faibles. Manifestement, en course, il est bon. Très bon. Encore un atout. On aura ça en commun, on a du passer nos vies à se perfectionner pour savoir faire mal. Je le regarde faire quelques largeurs. Il vient pas vers moi. J'ai instauré un respect ou c'est juste une feinte ?

Je bois quelques gorgées, la main sur ma hanche, jambes plantées au sol. Je m'amuse depuis quelques temps à ne pas boire à la bouteille, mais à faire venir l'eau dans ma bouche. J'y arrive bien maintenant. Ouais c'est chelou mais ça m'entraine et moi ça me va. Je repose ma bouteille. Ferme les yeux. Et je me concentre. Respirer. Sentir. Ecouter. Et puis, les yeux fermés, je visualise une silhouette d'homme lambda. Sans ouvrir les yeux, je plie légèrement mes jambes. Et je frappe dans le vide. Dans ma tête, j'ai frappé le cou, la glotte précisément. Mon coup n'a pas pris plus d'une fraction de seconde avant que mon bras ne revienne en garde. Et je recommence. Diaphragme. Foie. Ratte. Estomac. Ovaires. Carotides. Tempes. Oreilles. Bouche. Et je répète. J'enchaine parfois deux mouvements, extrêmement rapidement. Une fois que j'ai la silhouette acquise en tête, je sais où frapper sans même regarder. C'était ma force. Etre rapide, précise, et bien dosée. Savoir où exactement détruire. Tuer en un coup. Propre. Ne pas laisser de trace. A chaque coup, mon expression reste neutre. Lorsque je frappe plus fort, ma bouche se tend légèrement.

Je finis par rouvrir les yeux. J'ai très chaud. Je suis contente. Cet exercice me laisse toujours une impression de satisfaction. Je fronce les sourcils. Jérémy est toujours en train de courir au son. Hmpf. Il m'énerve. Arrête-toi un peu, ou va courir dehors, je sais pas, sois pas con merde. Je vais pour retourner.

Dis-moi, est-ce que tu...

Mon visage se ferme au lieu d'exprimer une quelconque surprise. Jérémy. Me fonce dessus. J'dois vraiment lui plaire pour qu'il s'acharne comme ça. Genre, vraiment. J'attends qu'il vienne, sans bouger d'un poil. Une fois assez proche, je cours vers lui, prends appui sur ses épaules et le survole. OK MEC TU ME FAIS QUOI LA ?




##   Mar 26 Sep 2017 - 2:01

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Se retenir... Se contenir. Priver les gens de leurs instincts. Et pourquoi ? La bonne parole ? La bonté ? Pour que la partie de l'humanité qui reste éternellement faible ait une chance de survivre ? Non. C'est pas comme ça que ça se passe. Et si les autres, les terraens, emprisonnés entres quatre murs, ont fini par croire à cette utopie, ça ne lui arrivera pas. Il refuse que cela arrive. Parce que ce n'est pas ça la vraie vie, celle qui t'écrase si tu te laisses faire, si tu n'es pas fort. Admettons que dans la rue, il ait croisé une fille comme elle... Déjà, ce serait pas possible ; une meuf, même si elle fait genre, ça reste un petit être faible et fragile, un être qui doit être dressé par un homme pour ne pas subir l'influence des autres hommes. Mais si c'était arrivé... il aurait pris son crâne entre ses deux mains massives et il aurait serré. Serré jusqu'à ce qu'elle demande pitié, pardon et qu'elle se soit offerte à lui, car elles ne servent qu'à ça et elles le savent. Elles savent qu'elles ont besoin d'un homme fort pour survivre. Oui. Dans la rue, cela aurait été complètement différent... Parce qu'il n'aurait pas pensé à sa sœur qu'il protégerait déjà. Sa sœur qu'on peut lui retirer au moindre geste déplacé, à la moindre action qui trouble le semblant de paradis qu'ils se sont créé ici, à Terrae.

Il continue de courir et du coin de l’œil, il voit cette satanée rouquine qui confirme ses pires doutes. Il la voit fermer les yeux et entamer cette étrange danse que seul les vrais combattants connaissent... à quelques détails près. Elle s'imagine un opposant, il le voit à la façon dont elle se tient, mais elle vise à des endroits qui ne lui paraissent pas si fragiles, si tant est qu'il s'agit bien de l'endroit qu'elle vise. C'était vif et précis... et plutôt perturbant. Plutôt que des mouvements de tueurs, on dirait des mouvements d'assassins. Des mouvements de faibles visant à incapaciter l'adversaire le plus rapidement possible. Jérémy les connaît pour les avoir subi. Jérémy s'agace de voir qu'il a été mis au tapis par une telle personne. Jérémy s'agace parce qu'il reconnaît que sa force brute ne peut pas servir à grand chose face à elle, vu qu'il la connaît à peine, ne connaît pas son style de combat, ne connaît rien d'elle. Comme un enfant qu'on vient de mettre au défi, il a une brusque envie de la mettre au tapis. Juste ça. La foutre à terre comme elle a pu le faire tout à l'heure parce qu'il a été déconcentré par ces maudites cicatrices. Car il y a bien une chose que n'autorise pas le combat de rue, c'est la seconde chance. Autant en profiter non ? Ne devait-il pas s'adapter ?

Alors il se dit qu'il devait compter sur l'effet de surprise. Si au corps à corps il pouvait se montrer pataud comparé à elle, niveau course, il avait la rapidité et l'endurance pour lui. Il tapa une énième fois le mur face auquel il faisait ses longueurs et sprinta droit sur elle, comme un taureau vers un matador. Malheureusement, elle se retourne alors qu'il est à mi-chemin ; il l'admet, il n'a rien de discret tant qu'il n'est pas en extérieur. Il savait maîtriser ses pas lourds que sur de la terre, l'humus des bois, le sable... Sur le parquet d'un gymnase, beaucoup moins. Elle prononce quelques mots qu'il n'entend pas. Il est concentré sur sa tâche, il est tout au combat à venir... ça ne lui était pas arrivé depuis quelques années déjà... Elwynn court alors vers lui, il s'attend à une feinte puis une attaque, mais elle l'évite simplement. Pensait-elle qu'il allait simplement continuer sa route ? Était-ce du à un trop plein de confiance en elle ou s'était-elle ramollie en vivant ici ? Il n'en savait rien, il réfléchirait après. Car alors qu'elle passait au dessus de lui, il leva son poing en l'air, la percutant en plein dans le ventre alors qu'elle semblait flotter dans les airs. Là seulement, il s'arrêta de courir d'un dérapage contrôlé, puis il se tourna vers elle.

Position d'attaque. Il n'avait pas mis toute sa force dans ce coup pour deux raisons ; une, il voulait savoir ce que donnait un vrai combat avec Elwynn et donc, elle devait rester en forme le plus longtemps possible pour répondre à ses attaques, et deux,... parce qu'il courrait... Et donner un coup de poing au-dessus de soi en courant c'est chaud, putain de coquille Saint-Jacques pas fraîche ! Une fois sûr qu'elle fut remise, il n'attendit pas une seconde de plus. Son corps immense s'avança et lui offrit d'abord un crochet droit, qu'elle évita, un crochet gauche qu'elle para. S'il tenait la cadence, Elwynn n'aurait pas les moyens de répondre d'une contre-attaque mais il se connaissait ; il risquait de ralentir le rythme d'un moment à l'autre. Il enchaîna alors avec un coup de pied retourné... Il ne souriait plus, il ne plaisantait plus. Mais il avait gagné quelque chose d'autre. Les secrets d'Elwynn, une nouvelle façon de se battre, une nouvelle façon de survivre. Une fois qu'il apprendrait à parer les attaques d'un assassin, qu'est-ce qui pourrait l'arrêter ? Une nouvelle fois, la vision de Charlotte s'imposa dans son esprit. Promis, je ne casse rien ni personne... mais je ferai tout pour te protéger ma choupette. Et ça va commencer par un véritable combat avec Elwynn.





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En ligne##   Mar 26 Sep 2017 - 9:50

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Erreur. Putain mais quelle débile, j’ai cru 2 secondes que c’était juste genre, je sais pas, une tentative de m’impressionner ? Bien sûr que non. Faut que je le considère comme ce qu’il est. Ce type est un combattant, un tueur. Je suis une assassine. J’ai toutes les raisons de perdre contre lui. Lorsque son poing atteint mon ventre, j’ai à peine le temps de contracter pour atténuer le coup. Je ne me retiens pas et laisse échapper un grognement. Déjà parce que c’est le genre de mec que ça satisfait et qu’il pense gagner si j’ai mal, et que c’est comme ça qu’ils se relâchent. Et parce que AIE putain il frappe fort le con.

Je me place directement en position de combat, ne laisse passer aucune émotion. Lui, il ne sourit plus. C’est plus un jeu là. Je sais pas ce que j’ai fait pour qu’il se mette dans cet état. J’avoue ça m’amuse presque, et en même temps, ça m’saoule. J’espérais ne plus devoir faire cela. J’espérais ne plus devoir me battre. Mais apparemment, y a un débile qui est déter pour ça. EH BEH OK. Alors on va s’battre comme dans la rue ? On va s’frapper à mort ? Jérémy est con, on ne PEUT PAS. Alors… Pourquoi ?

Il m’attaque directement, il m’envoie un coup du droit, j’évite facilement, je pare avec un peu plus de difficulté celui du gauche. Il va plus vite. Il est puissant, tellement puissant. J’ignore mon ventre qui me crie sa douleur. Ce n’est rien. J’essaie de comprendre ses raisons, sans rendre les coups pour l’instant. Je repousse son pied. Inutile d’essayer de le déstabiliser, son mouvement était bien trop habituel, il ne tombera pas comme ça. Pourquoi s’acharne-t-il ? Il veut vraiment me voir combattre ? Ok. Parfait. Tu n’auras pas mon style de combat habituel.

Il s’adapte à moi, il ne me laisse pas de répit, il frappe sans cesse pour que je n’ai pas le temps de le frapper. Mes avants bras s’engourdissent à force qu’il les frappe quand je pare. Il ne cherche pas plus loin, il veut seulement me battre, son attitude est explicite. Au bout d’un moment, je commence à rendre les coups. Qu’il évite ou pare. Putain. C’est pas le moment d’être fatiguée. Ses coups restent puissants, il est endurant, et ça m’énerve.

Je rate une parade. Je me prends son poing en plein dans l’épaule. Je sens mon corps se décaler, je sais déjà en comment je vais atterrir. Lui aussi. Au lieu de me laisser aller, mon pied d’appui me projette en avant. J’envoie un crochet du droit vers son visage. Et en même temps, je frappe du bout du pied son tibia. Je sais à quel point ça fait mal. Mais lui et moi on s’arrête pas à un p’tite douleur au ventre ou à la jambe hein ? Je m’énerve parce que j’ai pas envie de me battre, il enrage parce que je pare ses coups et qu’il ne peut plus tenir le même rythme qu’au départ, et que je peux riposter. Mais je ne peux pas lui faire plus mal que cela. J’attends son erreur, il attend la mienne. Mais si ça arrive… Qu’est-ce qu’on va faire ? Ca sert à rien. C’est ridicule. Aucun d’entre nous n’en est à son vrai potentiel.

Et c’est là qu’il me piège à son tour. Il me refrappe à l’épaule. Et j’ai vraiment mal. Genre vraiment. Putain de merde la douleur a le don de me mettre en rogne. Brutalement, au lieu de parer son prochain coup, j’attrape son bras, je me retourne et frappe son coude au niveau du nerf. Et maintenant t’as plus d’force enculé !

Pourquoi tu fais ça Jérémy ? On pourra pas combattre jusqu’au bout, pourquoi tu t’acharnes ? Qu’est-ce que tu cherches à faire ou à t’prouver là ?

Je ne lui demande pas d’arrêter. Je lui demande pourquoi il est con. Mon souffle est court mais je ne suis pas encore tout à fait essoufflée. J’ai vraiment envie de le casser. Le pire c’est que je sais que, dans la rue, il aurait pu m’écraser facilement. Chez lui. Il cherche des repères. Mais dans un environnement qu’il ne connait pas, j’aurai eu le dessus. Mais ici à Terrae ? Personne, ni lui ni moi n’avons le dessus. C’est chiant mais faut l’accepter. Je ne me suis pas écartée de lui, j’attends, tendue, le moindre coup qu’il me renverra. Mon regard est dur et froid, et je le plante dans ses yeux dorés.




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