Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Un flocon de neige en été (PV Leya)
#   Ven 22 Sep 2017 - 23:16

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L'air est lourd. Il fait lourd.
La journée touche doucement à sa fin. Enfin! Encore une journée maussade qui s'achève. Malgré les efforts, cela restera un jour comme les autres: vide, sans aucun goût. D'un ennui....
Et si ce n'est pas le creux de ces heures qui est fatiguant, le temps y est pour beaucoup. Il était rare de voir des élèves de Terrae quittaient leurs dortoirs pour allaient se promener en extérieur. Toute la journée, il n'a fait que de pleuvoir. Un éternel ennui.

Les terriens sont enfermés dans cet établissement. Malgré tout ce dont Terrae avait à offrir, ils étaient énervés, existés, empilés les uns sur les autres. Ce qui avait le don d'agacer le brun. Il était lasse de les voir remuer dans tous les sens, courir dans les couloirs, gesticuler, hurler, rire fort. C'est suffoquant.
Et pour la première fois, depuis son arrivée, il avait croisé son colocataire. Il parait jeune, blond. Il est très grand et élancé. Ce dernier a bien tenté d'être avenant. Renji lui a simplement répondu par politesse, et puis plus rien. Solitaire, muet, le jeune homme préfère rester seul dans son coin. Le blondinet l'aura bien compris, ce n'était pas avec Renji qu'il allait passer de superbes soirées.
Il lui laissa alors la chance de garder la chambre pour lui seul ce soir.

Soulagé, Renji put continuer ce qu'il avait commencé plutôt dans l'après midi.
Au bord de la fenêtre ouverte, laissant ainsi la fraicheur de la pluie rentrait dans la pièce, le brun étudiait. Bien qu'il ne soit plus scolarisé depuis un moment, il continuait d'apprendre. Durant toute son enfance, il avait été contraint d'apprendre, d'être discipliné. C'est encore un vieux reflexe qu'il avait gardé. Et surtout, il avait besoin d'occuper son esprit.
Récemment, il avait croisé Ys et Akito. Des retrouvailles guère enchanteresses. Voilà que maintenant, il allait devoir prendre soin d'éviter tout nouveau contact avec ces deux personnes là.

Dans cette pièce silencieuse et pesante, un soupir ressurgit. Laissant retomber sa tête doucement contre le mur de derrière, le regard de Renji glisse sur l'écran de son ordinateur. La page des messages reste vide. Il n'y a toujours rien. Aucun message.
Pourtant, lui et Pandora s'étaient bien déplacé pour lancer une demande d'emploi. Soit disant Terrae manque d'employé. Pourtant, ils restent sans nouvelles et sans travail, ces journées paraissent toujours plus longues.
Peut être devrait-il réellement prendre au sérieux la demande de Pandora. Et s'il prenait des cours de musique? Au moins ces journées ne paraitraient pas interminables. Pourquoi pas?

Lacé de ce vide qui l'entoure, le regard du garçon se perd dans ce paysage pluvieux. Au moins, il peut savourer cette solitude. Et l'air frais qui bat dans ses cheveux lui soulagea des doutes.
Se permettant de fermer les yeux un instant, son ouïe se fit plus fine et le miaulement d'un chat transperce la tombée de la pluie.
Rouvrant les paupières, le garçon fixe le dehors sans aucun but. Après tout, ce n'est qu'un chat...
Ce n'est pas lui qui irait s'en occuper. Ce n'est pas son problème. C'est ainsi qu'il conçoit les choses. On ne se mêle pas des affaires des autres et ainsi chaque mouton sera bien gardé.
Malgré tout, il aperçoit que le chat en question est plus petit qu'il ne l'aurait crus. Surement un chaton.
Il ne saurait comment l'expliquer, mais finalement, il se décide à se lever. Ce n'est qu'une excuse pour profiter de cette fin de journée, loin du bruit, loin de la chaleur. Enfin, c'est un prétexte qu'il se plait à croire.

Chaussures aux pieds, simple t-shirt noir tout comme le pantalon, le jeune homme se dirige, les mains dans les poches vers l'extérieur. Plus exactement vers l'entrée de l'établissement. Brondissant un parapluie, se tenant sur les escaliers, il scrute l'obscurité quand enfin une ombre se détache. Un pas en avant, et il se dirige calmement vers les buissons. D'une main tranquille, se voulant rassurante, il caresse le malheureux.


"Tu es bien trop petit pour rester sous cette pluie."

Lui glisse-t'il d'une voix tranquille.
Le chaton se frotte à sa main tout en ronronnant. Généralement, Renji n'est pas très "animaux". Disons qu'il n'avait jusqu'ici jamais eu l'opportunité de s'y mêler. Parfois, il est mieux d'être entouré d'animaux que d'humains.
Et ainsi, silencieux, il l'observe faire sans jamais être brusque.


#   Dim 24 Sep 2017 - 3:16

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Renji Fujii & Leya Stones
Un flocon de neige en été

Where the rain whispers to my heart
And the moonlight shows me the way ♫





C'était pourtant une évidence, mais elle a crut encore une fois en ce mensonge car l'espoir avait traversé une parcelle de son être. Leya ne pourra jamais oublier son arrivée à Terrae, en pleine nuit,  alors que la lune était à son paroxysme de la beauté. Il l'avait laissé entre les mains de ce psychologue, ceux qu'elle a en aversion. Il avait cherché à en savoir plus, à ce qu'elle se confie, elle avait gardé le silence, pourquoi devait-elle se justifier après tout ?

Et encore son cauchemar n'en était pas à son terme. Leya devait cohabiter avec une espèce de sans gêne, un énergumène disons...pas très sympathique. La chance aurait pu être de son côté pour une fois, mais non ! Déjà qu'elle supporte mal la compagnie de quelqu'un, il a fallu qu'elle tombe sur une peste de première catégorie. Et c'est ça les gens qui sont comme elle ?
Encore une lubie.

▬ Hé la coincée ! Je te parle là ! Ce soir tu déguerpis de la chambre, y'a une soirée et tu n'es pas invitée...

Tant mieux car ça ne l'intéresse pas, mais où peut-elle aller dans ce cas ? On l'avait bien prévenue qu'on ferait appel à elle pour son initiation mais c'est un peu tôt, elle n'est là que depuis deux jours, courte période et calvaire sans nom. Est-ce que ça va tout le temps se passer ainsi ? Leya finit par lever ses violines irisés du livre dans lequel son esprit s'était enfermé et regarda les quatre filles, dont sa colocataire qui la dévisageait, apparemment agacée.
Après une gifle de la part de cette dernière pour son mutisme, ainsi qu'un bizutage en bonne et due forme, ce fut la goutte de trop. Qu'il pleuve, ça lui est égal, elle préfère mille fois rester sous cette averse que supporter davantage les railleries et les moqueries de ces adolescentes.

Les étudiants de ce lieu, agglutinés les uns sur les autres la regardait passer comme si elle était un spectacle de foire. Peut être à cause de la sauce tomate sur son pull bleu clair ainsi que sa jupe blanche et de ses cheveux jaune d’œuf ? Leurs regards importe peu. Rien n'a changé.
Sans hésitation, sans parapluie, elle laisse ses pas la guider sous cette pluie diluvienne, et il n'en fallut pas plus de cinq minutes pour qu'elle soit complètement trempée de la tête au pieds. On peut qualifier ça de douche naturelle et si ça lui permet que ses cheveux ne sentent plus la nourriture, elle ne va s'en priver. Elle écarte ses bras et lève son visage face contre ciel, tournoyant sur elle même. La pluie, qu'est ce qu'elle adore cette météo !

Interrompue dans sa danse par un faible miaulement, la demoiselle regarda cet être tout blanc qui se lovait contre sa jambe. C'est la première fois qu'elle voit un animal de la sorte ! Elle ne sait pas ce que c'est, mais il est plutôt mignon, et il ressemble beaucoup à la peluche qu'on lui a offerte quand elle était petite, à l'Orphelinat Perkins.

▬ Tu es perdue, petite créature ?...

Un miaulement à l'affirmatif, elle le prend dans ses bras. Autour d'elle, difficile de voir, la pluie créait une ambiance bruine et elle ne peut que distinguer les faibles lueurs de l'énorme bâtiment. En tournant sur elle même très légèrement, elle discerna une autre silhouette et s'approche, avant de regretter assez vite sa décision. Un jeune homme, surement un pensionnaire de cette école était en train de caresser un animal semblable à celui qui était dans ses bras, mais de couleur noir, comme les vêtements de cet inconnu.  

Celui qui est blanc saute des bras de la jeune fille pour aller s'amuser avec celui qui est noir, surement sont ils de la même portée ? Leya s'accroupit à son tour, la pluie continuant de ruisseler sur elle, ses vêtements collant à la peau, elle fixe les yeux du garçon complètement hypnotisée par le bleu de son regard, sans prononcer une seule parole. Il allait surement la trouver bizarre et se sentir mal à l'aise, mais elle n'y peut rien, c'est la première fois qu'elle voit quelqu'un avec des yeux de sa couleur préférée. C'est qui l'animal maintenant ?
Leya est comme ce petit être sauvage qu'elle a trouvé.

Bien qu'elle est plus difficile à apprivoiser.



#   Dim 24 Sep 2017 - 23:28

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Toujours sa main balançant dans le vide, le chaton égaré en profite pour s'y frotter.
Renji le laisse faire. Pour une fois, il prend le temps et le donne aux autres. Enfin, ce n'est qu'un animal, mais c'est toujours un départ. Il parait que ceux qui aiment les animaux, aiment ses semblables. Il parait...
Pour l'heure, Renji préfère se contenter de la compagnie d'un petit animal. D'ailleurs, il constate que ce dernier doit être affamé en plus d'être trempé. Vue sa taille, il n'est pas bien âgé. Il pourrait tout aussi bien mourir sous cette pluie. Malheureusement, même en scrutant les lieux sombres, le brun n'a pas repère un compère.

Il prit le temps à la réflexion. Si bien qu'il n'entendit pas une ombre s'approcher. Ce n'est que lorsqu'un chaton blanc vint jouer avec le sien, que le garçon réagit enfin. Il sentit une présence, non loin de lui. Un regard incitant. Lentement, les yeux bleus du jeune homme tournent sur la droite pour constater une silhouette.
Sous l'effet de la surprise, il retint un hoquet, manquant de basculer sur le côté. Il aurait cru voir un fantôme.
Se retenant d'une main sur cette terre humide, Renji reprit ses esprits et fixa l'inconnue.
Aucun des deux ne baisseraient la garde et ils se fixèrent un long moment.

Ils sont vraiment étranges à Terrae. Ils arrivent, sortis de nul part, vous observent sans jamais vous adresser la parole. Cette... fille ne bouge pas d'un pouce. Et peu à peu, Renji la détaille du regard. Elle ne parait pas bien grande. Et surtout, la première chose qui frappe chez elle, c'est la blancheur de ses cheveux. On aurait dit que rien n'était réel. Jusqu'à présent, Renji n'avait jamais croisé de telles personnes, peut être aussi parce qu'il ne regard pas suffisamment autour de lui.
Cependant, il en est sûr, elle est la première femme qu'il vit ainsi. Ses yeux aussi, ne sont pas ordinaires. Et peu à peu, quand il se rend compte de son physique qui la détache du reste du monde, il remarque que cette dernière est quelque peu "sale".
Elle est tâchée un peu partout et la pluie s'écrase sur elle.
Elle est aussi trempée et mal menée que le chaton. Il faut croire que ce soir là, il est tombé sur plusieurs chatons.

Se détachant de son regard pour mieux le reporter sur les chatons, Renji ne savait pas comment réagir. Généralement, il se tient éloigné de la civilisation. Mais pour la première fois de sa vie, cette fille le mettait mal à l'aise. Elle paraissait si étrange. Si décalée. Elle n'était pas à sa place.
Silencieusement, Renji prit le courage de la regarder de nouveau. Puis suite aux décisions, il en conclut qu'elle n'était pas si dangereuse que ça, juste un peu perdue.
Calmement et délicatement, il leva son bras pour mettre ce "chaton" à l'abri, sous son parapluie. Elle pourrait très bien tomber malade.
Et d'une voix posée, il brisa enfin ce lourd silence.


"Toi aussi, tu es bien trop petite pour rester sous cette pluie..."

Malgré son attitude, cette envie de s'isoler, il se répétait constamment les conseils du psychologue et aussi du pacte fait avec Pandora. Et puis, il n'était pas assez mauvais pour laisser cette pauvre fille sous la pluie. S'il vient en aide à un chat, il peut très bien en faire de même avec une inconnue.
Par la suite, il lui tendit la poignée du parapluie, lui permettant alors de le saisir et de s'en servir à sa guise. Il n'en a plus besoin. Bien que ce fut à son tour d'être trompé, il ne resterait plus indiffèrent. Ses mèches viennent rapidement à coller à ses pommettes. Son t-shirt lui colle au corps. Foutu pour foutu!
Une fois que la demoiselle égarée se saisit du parapluie, Renji profite de cette liberté pour s'emparer des chatons. Tout en les gardant près de soit, veillant à ne pas les blesser, il rajouta toujours sur un ton neutre:


"Je vais m'occuper d'eux."

Et sans même attendre une réponse, il se leva. Il crut bon de la prévenir, à moins que ces chats ne soient les siens, il ne voyait là aucune réclamation. Restant sous cette carapace froide et distante, il se dirige vers les escaliers avec les animaux en bras. En ce qui concerne du sort des chatons, il savait quoi faire. En revanche, en ce qui concerne la jeune fille, c'était une toute autre histoire. Peut être était elle muette, mais jusqu'à présent, elle n'avait pas dis un mot et continuait de le fixer étrangement. Enfin ça, il en a l'habitude il faut dire.
Cependant, il voyait là une fille sauvage et seule. Et bien qu'il se moque du sort de ses semblables, son instinct l'arrête.
Un pied posé sur la première marche, il se retourne et constate qu'elle n'a toujours pas bougé.


"Tu devrais en faire de même."

Il ne saurait dire s'il avait pitié pour cette petite créature ou s'il s'inquiétait, néanmoins, il n'avait pas réussis à rester indiffèrent.


#   Lun 25 Sep 2017 - 17:49

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Quand il finit par remarquer sa présence, une bataille de regards s'en suivirent. Leya n'était pas du genre à fixer les gens ou même les objets sans raison. Cet homme, il a quelque chose de spécial, elle le sentait au plus profond d'elle même, mais elle ne saurait définir ce qui le rend unique. Toujours sans prononcer un mot, ils se regardèrent longtemps, mais aucune gêne apparente ne vint roussir ses joues. Non la demoiselle n'est pas le genre émotive, sensorielle à se gêner pour de quelconque regards échangés. Surement parce qu'elle n'était tout simplement pas comme les autres. 

Pourtant un simple geste vint bouleverser toutes ces certitudes, et si elle avait pensé à une quelconque menace quand il avait approché sa main, elle baissa sa garde en sentant que la pluie ne l'écrasait plus. Elle jeta un regard en hauteur pour apercevoir qu'il venait de la couvrir de son parapluie, et mieux encore de lui prêter quitte à ce que lui même soit complètement trempé. Ce geste ô combien simple et ridicule pour la bêtise humaine avait créé une vague de bonheur.

Quelqu'un se souciait d'elle, et il n'aurait pas pu lui offrir meilleur cadeau que celui ci. Cela dit, elle n'eut aucunement le temps de le remercier qu'il venait de prendre ses distances comme si elle l'avait intimidé. Un peu déçue, Leya baissa le regard. C'était toujours ainsi quand elle faisait des rencontres, était-elle si dérangeante ? Si effrayante ? Ce n'est qu'une enfant en mal être et qui a besoin d'aide, qui a besoin de connaître sa raison d'exister.

Le psychologue avait raison, comment pouvait-elle espérer changer si elle ne faisait pas quelques efforts. Surtout que pour la première fois de sa vie, Leya avait l'impression d'avoir rencontré quelqu'un qui ne lui voulait aucun mal, ni ne cherchait à la duper. Comment devait-elle s'y prendre ? Elle n'est vraiment pas douée en relations humaines, et ne connait même pas les limites que peut créer ses relations. 

Silencieusement, elle s'approche. Allez Leya, ce n'est pas si compliqué ! 

▬ Attendez ! 

Le silence revint dans le calme de la pièce alors que sa voix avait résonnée dans le hall, n'ayant pas su comment temporiser le timbre de cette dernière. 

▬ Je....Merci pour le parapluie

Hé ben voilà ce n'était pas si compliqué ! Bon ce n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler une conversation, mais il ne fallait pas demander au delà de ce qu'elle pouvait faire pour le moment. D'ailleurs elle l'a vouvoyé, c'est pour dire à quel point elle est complètement perdue en ce qui concerne la sociabilité. Un mouvement de panique commence à la prendre subitement, car la jeune femme venait de réaliser qu'il est trempé par sa faute !

Mince il va attraper froid que pouvait-elle faire ? Son pull à elle est trempé comme tout ses vêtements, et elle n'a pas de quoi l'aider sous la main. La seule chose qu'elle possède dans sa poche est un mouchoir brodé que sa défunte mère adoptive lui a offert. Sans imaginer le malaise qu'elle risque de créer, elle s'approche de lui, la proximité n'existant plus, elle commence à essuyer son visage mouillé à l'aide de son mouchoir par ses mèches de cheveux bruns. 

▬ Je suis désolée....Vous êtes trempé par ma faute 

Égale à elle même, se soucier des autres avant son propre bien être.



#   Lun 25 Sep 2017 - 21:53

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Ne s'attendant rien de plus de la part de cette étrangère, Renji se décide de rentrer. Les chatons se sont collés à lui et ronronnent. Ils recherchent surement de la chaleur. Il était temps de s'occuper d'eux. Evidemment, il y a un autre chaton resté à l'arrière. Renji espère secrètement que cette dernière rentre à son tour et part se réchauffer. Elle pourrait tout aussi bien tomber malade.
Mais il ne peut pas lui forcer la main. Il ne la connaît pas. Malgré avoir ressentis une envie de la protéger de cette pluie, il ne lui devait rien. C'est du moins, ce qu'il tentait de s'en convaincre.

A peine rentré dans le hall, une voix soudaine retentit. Se stoppant net dans sa marche, surprit, Renji se tourna pour faire face à cette fille. Elle l'avait suivis. Que lui arrivait-elle?
Ecarquillant des yeux, le brun la fixe alors que cette dernière le remercie. Ne s'y attendant pas, il resta un instant silencieux, sans plus bouger. Elle était si... surprenante.
A la fois déstabilisante, et à la fois, surprenante.
Ainsi la petite créature sauvage savait parler. Elle avait une douce et petite voix. A l'image de son reflet.
Calmement, se reprenant, Renji se courba légèrement en avant, fermant quelques secondes les yeux. Un geste de politesse. Inutile d'en rajouter d'avantage, parfois les paroles ne suffisent plus.
Se redressant, Renji crut bon de se quitter là quand la demoiselle s'avança d'un pas déterminé.
Et quelle fut sa surprise quand cette dernière essuya son visage d'un mouchoir brodé.

Ce geste était si inattendu, si soudain. Si proche d'elle, il put détailler le moindre trait de son visage. Il vit mieux encore la clarté qui vit dans ce regard. La proximité avec les autres est son plus gros défaut. Il n'est pas habitué et encore moins à recevoir une telle tendresse.
Il n'a pas grandis avec cela.
Alors, instinctivement, une main se libère pour mieux bloqué le poignée de la fille. Il aurait pu très bien repousser cette main d'un geste virulent, mais cette fois, il se contente de l'attraper, délicatement.


"Mer-Merci...."

Murmure-t'il. Dépassé par ce comportement et son emportement, le brun lâche la jeune femme. Elle est si proche que cela devient irrespirable. Il a encore énormément de travail pour cohabiter avec ses semblables. Pourtant, il voit bien là toute la gratitude et l'inquiétude dans ces prunelles violines.
Reprenant son courage, il ancra son regard dans le sien et se fit plus doux.


"Ne me vouvoies pas. On doit avoir pratiquement le même âge."

Elle est plus petite que lui. Une tête et demie de moins peut être. Elle n'est pas bien épaisse et parait bien frêle. D'ailleurs, elle semble si "mince" dans ces vêtements trempés. En y repensant, aucun d'eux ne peut rester comme ça. Et c'était d'autant plus gênant pour un homme qu'une jeune femme s'inquiète pour lui. On lui a toujours appris ce qu'était la galanterie et se tenir tel un gentleman. Un gentleman sans émotion.
Retenant un chaton, Renji tenta de se reprendre. Il s'était senti bien impoli et ne désirait pas brusquer cette fille.


"Si tu le désires, j'ai des serviettes dans mon dortoir."

C'est bizarre comme invitation. Il s'en rend bien compte derrière cette minute de silence. Comment l'art et la manière de passer pour un psychopathe. Décidément, il avait beaucoup plus de travail qu'il ne l'aurait crus!


#   Mar 26 Sep 2017 - 5:08

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Tout comme les deux êtres frêles et petits que le jeune homme tient dans ses bras, Leya et cet inconnu sont aux antipodes l'un de l'autre. D'un côté il y a lui, brun, habillé tout de noir, mystérieux et au regard si captivant. De l'autre il y a elle, albinos avec un regard clair mais dont la teinte différait de la sienne. Si l'on se laissait un instant noyer dans la métaphore, on pourrait les identifier à ces deux chatons fragiles, surement dépendants l'un de l'autre un peu comme des inséparables. Lorsqu'il se retourna vers elle, la crainte prit son coeur. Que devait-elle faire ? Que ferait une personne normale dans sa situation ? N'écoutant que sa bonté avant tout autre chose, elle avait risqué de s'approcher de lui, se souciant de son état avant le sien.

Bien entendu, ce geste aurait pu être mal accueilli, mais ça Leya était bien trop innocente pour voir quel danger cela pouvait représenter. Lorsqu'il saisit son poignet, la jeune femme avait crut qu'il allait lui faire du mal si bien qu'elle s'était mise à légèrement trembler. Le dernier homme qui l'avait saisi comme ça n'était autre que son enflure de père adoptif...

Il n'en fut rien. Il se contenta d'être doux et de la remercier à son tour. Elle reçut ses paroles et ce geste comme une marque de tendresse, bien plus qu'une gêne immédiate et il lui sembla soudainement que la température de la pièce venait de hausser de plusieurs degrés. Ou alors peut être était ce les rougeurs qui venaient d'apparaître sur ses joues ? Cest une sensation très nouvelle pour elle ! Elle ne comprend pas, mais c'est agréable. L'écoutant attentivement alors qu'elle se recula et détourna les yeux comme pour ne pas montrer l'embarras auquel elle fait face, elle s'hasarde à l'observer du coin de l'oeil ainsi que les deux animaux dans ses bras qui miaulaient, surement à cause de la faim. Il souhaite qu'elle le tutoie. De nouveau des rougeurs quoique plus faibles apparurent sur ses pommettes. Warning ! Warning !

Le tutoyer ? Peut-elle vraiment ? N’est ce pas réservé aux amis ou aux personnes proches ?

▬ Je....Leya ! Je m'appelle Leya...

On pourrait imaginer qu'elle répond spontanément à côté de la plaque ! Et vous êtes dans le vrai. En faites pour la demoiselle, en venir au tutoiement signifie devenir "plus proches" et de ce fait, des personnes jouxtantes se présentent. Et c'est donc pour ça qu'elle lui révéla son identité, au moins elle n'aurait aucun remords à le tutoyer. Reprenant un peu de sa candeur, ainsi que ses esprits, Leya réalisa qu'elle allait devoir retourner dans sa chambre pour se changer, et donc croiser les pestes, se faire encore jeter des aliments dessus. Cette pensée ne la charme pas au plus haut point...

C'est alors qu'il lui proposa un peu maladroitement, comme elle le ferait, de venir se sécher dans son dortoir. Une personne dite dans la norme aurait surement trouvé ça louche, voir dangereux. Un garçon invitant une jeune fille dans sa chambre....Vous voyez où je veux en venir ? Mais pas Leya, cette jouvencelle est l'inconscience incarnée !  Et plutôt que de penser à une insécurité de sa personne, elle imaginait surtout être dérangeante.

▬ Ho...Je ne voudrais pas embêter les personnes de ta maisonnée....

Même s'il est vrai qu'encore une fois à choisir entre être en présence de quelqu'un d'aussi gentil était cent fois préférable à la cruauté de ces mijaurées. Leya passa une mèche de ses cheveux derrière son oreille avant de s'incliner poliment face à lui, et de le dépasser dans les escaliers. Heu attends quoi ? Il s'est passé quoi là ? Elle est en train de fuir ? Alors qu'elle arrive en haut de ces derniers, elle serra le poing, une moue triste sur le visage, se pinçant la lèvre inférieure.

Encore une fois, un espoir salvateur, une raison venait de se présenter à elle ! Et ne supportant pas que ce genre de choses positives lui arrive, s'interdisant un quelconque bonheur qui lui serait dû, elle a tout simplement fuit la réalité en face. On venait pour la première fois d'être gentil, doux, aimable avec elle bien qu'avec quelques maladresses et tout ce qu'elle avait trouvé à faire c'est de s'esquiver ! Idiote  

Maintenant qu'elle a fait son choix, il est temps d'en subir les conséquences. La jeune femme se dirige vers les dortoirs juste en haut des escaliers, et disparut dans l’entrebâillement. Arrivée devant la porte de sa chambre, un moment d'hésitation, entendant des bruits de musique, des rires. Ce fut un homme qui l'accueillit, ce dernier torse nu, complètement éméché !

▬ Tu viens te joindre à la fête ma jolie ? Viens dans mes bras je vais te réchauffer
▬ Hé Ethan chéri ! C'est qui ?
▬ Une jolie nanaaaaaaa trempée, pas étonnant avec toute cette pluie !

Une des filles qui lui avait jeté de la sauce tomate apparut à son tour

▬ Ha...C'est ta coloc' Mel'

Un craquement sourd, et Leya aperçut l'objet de ses peurs la saisir par le poignet.

▬ Deux secondes je reviens, j'ai deux trois choses à lui dire !

Situation en cours : Sortie de l'entrée des dortoirs, Leya venait de violemment se faire plaquer contre le mur, la faisant perdre l'équilibre et tomber sur ses jambes au sol. La douleur n'était pas si intense, elle ne le devint que lorsque sa colocataire l'empoigna par les cheveux, tirant avec force dessus, encore plus facile vu qu'elle était trempée. Leya était complètement dominée, et le pire c'est qu'elle ne pouvait nullement se défendre face à cet enragée, elle est dans l'incapacité de se défendre, ne sachant se battre, ni même faire de mal à qui que ce soit de part son trop plein de gentillesse. Son bourreau pense surement s'en tirer vu le silence qui règne dans les couloirs, loin de se douter que de potentiels témoins traîne dans les parages.  

▬ Je t'avais prévenue la coincée ....Je t'avais dit que je voulais pas voir ta tronche ce soir ! Tu veux jouer les rebelles et me faire ch*er c'est ça ? Je vais te pourrir !

Elle tira encore plus fort avant de lui asséner un coup de poing au visage. Il parait qu'il y a un début à tout ? Hé bien se faire frapper pour la première fois en fait partie. Quand bien même la douleur est présente, elle ne se laissera pas démonter de la sorte, aucune larmes, aucun mouvement de faiblesse visible, ignorant complètement sa joue un peu enflée et sa lèvre ensanglantée.



#   Mar 26 Sep 2017 - 22:17

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Il l'a met dans l'embarras. Il s'en rend bien compte. Malgré tout, pensant que son geste était déplacé, il n'aurait su mieux corriger les choses quand lui proposant de ne plus le vouvoyer.
C'est assez délicat surtout que cette fille parait plus sensible et pure qu'il ne l'aurait crus. C'était la première fois qu'il rencontrait une telle personne. Généralement, il a toujours su comment se comporter avec ses semblables. Une distance, tout en restant poli; et le tour était joué. Mais là, cette fois, il était fasse à une impasse. Il ne pouvait pas être capable de considérer cette fille comme une autre.

Leya. Son nom résonna de nouveau. Il put poser un nom sur ce visage qui le fuyait. C'est doux, cela lui correspond assez bien. C'est vrai, généralement, les gens se présentent. Une chose encore à laquelle, le jeune homme peut d'importance. Ce n'est qu'une simple étiquette. Malgré tout, c'est ainsi qu'on vous présente. Alors, calmement, à son tour, il fit un effort.


"Renji."

Cela lui paraissait suffisant. Au moins, ils étaient à armes égales. Après cela, son invitation paraissait moins décalée. Enfin, c'est ce qui aurait pu paraître. Malgré tout, la dénommée Leya ne désire pas déranger l'entourage. Le brun aurait aimé pouvoir répliquer qu'en aucun cas ils ne dérangeraient son colocataire puisque ce dernier n'y séjournerait pas cette nuit. Et de toute manière, il se moquait bien de son avis. Ils ne sont pas proches, ils partagent seulement une chambre et sa présence, Renji tente de la fuir autant que cela se présente.
Mais il n'en dira rien. Il n'est pas du genre à détailler là dessus. Il n'apprécie guère user de l'énergie et de la salive inutilement. Et puis, il ne désirait pas la forcer.

Cependant, son comportement fut des plus inattendus. Ne le réalisant pas de suite, il mit un temps avant de comprendre la fuite de Leya. Le bout de ses mèches volant dans les airs lui frôlent le visage alors qu'il le détourne pour l'observer fuir. Elle est déjà en haut des escaliers. Elle est loin. Dans l'incompréhension, il la fixe un moment avant que sa silhouette ne disparaisse.
Quelle étrange personne. Elle était vraiment un chat sauvage.
Cependant, cela le soulager. Il ne sait pas s'occuper ou domestiquer.
Alors qu'il retrouve ses esprits, voilà que quelque chose attire son attention.
Son choir flottant dans les airs pour aller mourir au sol le fit réagir. De ses doigts, il attrape ce dernier. Le fixant un instant, il voudrait bien pouvoir lui rendre mais Terrae est grand. Et ce serait mal interprété s'il lui courait après. Déjà il passerait pour un déséquilibré, et deuxio, cela n'est pas dans sa nature.
Aussi il jugea bon de fourre le bout de tissu dans sa poche et regagner sa chambre.

En quelques minutes, il sèche les chaton set se change. Une serviette sur la tête, il ouvre le frigo constatant qu'il n'y avait plus de lait. Décidemment les manières de son coloc deviennent un véritable problème.
Se débarrassant de la serviette, le jeune homme n'avait pas d'autres choix que de retourner aux cuisines.
Silencieusement, il quitte les dortoirs et lorsque ses pas le dirigent vers le croisement, des sons attirent son attention.
Il ne saura jamais comment l'expliquer mais un pressentiment le pousse à devenir curieux. Pourtant on le sait, les histoires des autres ne sont pas les siennes. Du moins, c'était la règle d'or qu'il s'était tenu jusqu'à qu'il ne découvre la scène.
Leya.

La jeune fille était au sol, malmenée par une autre. Il ne faut pas être malin pour comprendre. Il suffit de constater. Et quelque chose le traversa. Ses yeux bleus devinrent plus brillants encore. Une étrange chaleur l'étouffe et sans cris égard, son corps réagit pour lui.
Etant un bon combattant aux arts martiaux, le bon élève discipliné ne se bat pas contre les filles. En revanche, il connaît tous les points vitaux et il sait comment faire reculer un ennemi sans avoir recours à la violence.
Arrivé à sa hauteur par surprise, l'étrangère n'eut le temps de réaliser, que de la paume de sa main, Renji frappe contre son torse, la propulsant plus loin.
Cette dernière, sous l'effet du coup, manque d'air. Elle panique mais sa vie n'est pas en danger.
Ses amis ne tardent pas, surement impatients de son absence et constatent alors la scène.
De son poing, le brun frappe le mur contre lequel Leya était appuyé. Au dessus d'elle, il les fixe de son regard glaciale et d'une voix posée mais terrifiante aussi soit elle, il leur lance sans jamais les quitter du regard:


"Désormais,à partir de maintenant et en aucun droit, plus personne ne la touche."

Naturellement calme et discret, jusqu'ici Renji n'avait pas connu de réels problèmes. Même en dehors de Terrae, il était respecté et personne ne venait le gêner. Ce soir, à partir de maintenant, il venait de se faire créer un nom: le gardien de Leya.
Il pouvait maintenant mettre un nom sur les raisons pour lesquelles Leya était mal vêtue.
Ses agresseurs prenaient un malin plaisir à la torturer aussi bien psycologiquement que physiquement.
Maintenant, il sait que demain, au levé du jour, il devra s'occuper de leurs cas administratifs.
Inutile d'en dire plus, le message est passé. Délicatement, Renji porte Leya telle une princesse. Un dernier regard à ses ravisseurs et il s'éloigne d'eux, emportant avec lui le chaton blessé.
Plus aucun son, plus aucune parole. C'est assez difficile mais il se concentre pour faire retomber cette pression. C'était rare de se sentir immergé par cette émotion, alors il ne devait pas se laisser emparer aussi facilement. Ce pourquoi, il préféra rester silencieux jusqu'à l'arrivée.

Finalement, ils finiront bien dans ce dortoir, tant puis. Ce n'est peut être pas plus mal ainsi. Il ne peut pas la laisser seule là bas, pas pour ce soir du moins.
L'installant sur une chaise, il lui donna une serviette. Il fallait qu'elle se sèche, et surtout, il voulait qu'elle se sente en sécurité.
Silencieusement, il mit de nouveau ce mur de glace entre eux. Leya devait retrouver son assurance et son espace vital. C'est ainsi que le jeune homme le conçoit.
Pendant un instant, éloigné, Renji prépare un sac de glaçons. Il connaît l'art du combat, il sait aussi comment guérir certaines blessures. Et toujours aussi calme, il posa le sac avec délicatesse sur la joue de la demoiselle. Il fallait calmer la douleur et surtout éviter que cela n'empire.
Il était assez proche d'elle mais cette fois, il n'y prêtera pas attention. Son état plus important. Puis, quelque chose lui revint en mémoire. De sa main libre, il sortit le mouchoir abandonné et lui tendit.


"Tu l'as laissé derrière toi. Je pense que tu aurais aimé le récupérer."

Ancrant son regard dans le sien, le ton de sa voix était diffèrent de tout à l'heure.
Sa tension était retombée. Pourtant, il le comprenait, il venait de créer quelque chose. Enfin du moins, il s'était mis dans une "histoire". Ce n'est jamais bon de ramener un petit animal sauvage chez soi. Il parait qu'on n'a que des problèmes. Il ne reste plus que la vie lui démontre le contraire.


#   Mer 27 Sep 2017 - 2:28

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L'art du combat, de faire du mal à quelqu'un, Leya ne le possède pas. Il est inimaginable pour la demoiselle de lever sa main sur une personne, quand bien même cette dernière peut la malmener. Elle préférait se comporter en martyre plutôt que d'être le bourreau. Généralement c'est comme ça que ça se passe, voyant son incapacité à se défendre de sa propre volonté, les êtres humains aimaient la prendre comme un bouc émissaire pour se défouler ou bien s'enfuir même d'une quelconque situation. Et elle ? Elle l'acceptait.

Néanmoins, ce coup porté fut comme un déclic pour elle. Se contentant de geindre de la douleur, elle espère que sa tortionnaire en finisse vite avec elle, et que ce ne sois pas douloureux. Puis tout d'un coup, la poigne qui la retenait se relâcha. Quand Leya releva ses yeux, elle aperçut sa colocataire en train de chercher à respirer de l'air. Que ? En observant plus en détails, ses violines irisés aperçurent un dos protecteur, ainsi que des cheveux bruns. Ne réalisant pas encore qu'on venait de la sauver, elle aperçut le sang qui coulait de sa lèvre, s'écoulant une goutte sur le dessus de sa main. Soudainement les images de son passé refirent surface dans son esprit, elle commença à trembler. C'est au moment précis où elle est le plus vulnérable que les autres "amis" de sa colocataire s'inquiétant vinrent rejoindre le champ de bataille.

▬ Mais qu'est ce que....Melina ça va ?

Le silence régna quelques secondes avant qu'une voix grave et sur le point de perdre son calme résonna, un coup donné contre le mur fit réagir la jeune femme, elle ouvrit les yeux qu'elle avait fermé précédemment pour ne pas tomber dans la panique à cause de la présence d'hémoglobine. Son sauveur, ce garçon sauvage qui comme elle, semblait craindre la distance avec ses homo-sapiens ô combien égoïste et destructeurs, celui qui avait montré de la douceur envers elle. Leya était comme un animal sauvage craignant tout ce qui l'entoure. Ainsi donc ces paroles prononcées à l'égard des autres témoins résonnèrent en elle comme un écho. Sans qu'elle ne comprenne pourquoi, des larmes perlèrent sur ses joues fragiles. Avait-elle déjà entendu quelque chose d'aussi fort prononcé pour elle même ? Non jamais.

Ne sachant plus trop où se mettre, elle se contenta de croiser les yeux de sa colocataire, ses yeux haineux qui lui fit comprendre qu'elle n'a pas l'intention de la laisser revenir dans la chambre. Forte heureusement pour elle, certaines de ses affaires étaient en lieu sûr, enfermées dans sa valise à code, la seule chose qu'elle craint le plus que cette peste puisse lui détruire, c'est son journal intime et ses livres adorés. En clair une partie de sa vie.

Mais elle n'eut pas le temps de l'implorer de ne rien faire, que Renji, ce garçon qui était le premier à l'approcher de si près la prit dans ses bras pour la porter. A nouveau, instinctivement et sans contrôler les émotions de son corps, Leya sentit ses joues s’empourprer, alors qu'ils disparaissaient tout les deux à la croisée du tournant. Pendant tout le chemin, la jouvencelle garda le silence tentant de faire un point sur la situation, et de contrôler son petit cœur chamboulé dans sa cage thoracique. Premiers émois.

Espérant ne pas être trop lourde, et afin de faciliter le port de sa personne, elle passa ses bras autour du cou du jeune homme, essayant de fuir son regard le plus possible. Puis ils arrivèrent dans la chambre de ce dernier. Il la déposa sur une chaise et alla chercher de la glace pour sa joue. Tout s'est passé si vite, que même le temps semble s'être figé, et pourtant il n'en était rien. Pourquoi faisait-il tout ça pour elle ? Pourquoi ? Tant de questions sans réponses qui se percutait dans son esprit. Renji, comment pourrait-elle oublier son prénom après tout ça ?...Lorsqu'elle sentit un contact froid sur sa joue, elle eut un soubresaut léger. Le chaton blanc qu'elle avait sauvé de la pluie tout à l'heure vint se lover en boule sur ses jambes.

Puis il lui reprit à nouveau parole pour lui rendre son mouchoir. Que...Comment se fait-il que c'était lui qui l'avait ? Généralement, elle ne se séparait jamais du précieux cadeau que la femme maternelle qui l'avait adoptée avait confectionnée avec soins. Leya pose son regard dans le bleu de ses yeux, le temps se figeant à nouveau, puis un peu gênée, elle récupère son bien.

▬ Me...merci beaucoup

Sans qu'elle ne s'y attende ses émotions prirent le dessus sur sa raison, et à nouveau quelques larmes apparurent sur ses joues. Cette expérience avait réveillée en elle, un trop plein de sensations diverses et inconnues : La douleur, la peur, la peine, et....autre chose qu'elle ne saurait qualifier.

▬ Je suis désolée....je ne fais que causer des problèmes et ce depuis ma naissance....Pardon

Ce n'était pas vraiment une excuse pour Renji, mais plus une excuse pour elle même de se sentir comme un fardeau pour les autres. Leya ressentait ce profond mal être depuis trop longtemps ! Peut être que c'était pour cette raison que sa mère l'avait abandonnée ? Parce qu'elle n'apportait que le malheur là où elle passait ? Leya est complètement perdue, et encore une fois décontenancée. Se calmant et tentant de prendre sur elle, elle sèche ses larmes. Comme si l’événement avait créé une nouvelle personnalité, elle se sentait moins sauvage et beaucoup plus douce dans ses paroles à son égard.

▬ Ce que tu as fait dans le couloir tout à l'heure, c'était vraiment gentil....C'est la première fois que quelqu'un m'aide depuis mon arrivée ici....Ma colocataire n'est pas méchante, fin je crois....c'est juste qu'elle ne m'apprécie pas...

Regardant l'ensemble de la pièce, elle prit la serviette à côté d'elle et s'essuya, séchant également ses cheveux blancs, la friction créant des petits courants d'électricité statique. Puis le chaton noir sauta aussi sur ses jambes, et elle regarda les deux....ha mais oui tiens !

▬ Renji....est-ce que tu peux me dire ce que sont ces deux....choses ? C'est la première fois que je croise des animaux de la sorte...

C'était plus pour acquis de connaissances et un peu pour meubler le silence qui s'installait. Leya se sentait complètement nouvelle. Elle percevait qu'elle pouvait faire confiance au brun, même si sa nature misanthrope risquerait de revenir au galop après cette soirée étrange.  



#   Mer 27 Sep 2017 - 21:46

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C'était bien la première fois qu'il réagissait ainsi. Non, il ne serait pas passé à côté de Leya sans venir l'aider. Il n'est pas de ce genre. Mais il l'a tout de même ramener dans sa chambre, dans son repère. Lui qui évite tant bien que mal son propre coloc, voilà qu'il ramène une étrangère.
Bon ce n'est plus vraiment une étrangère. Bien qu'elle soit différente des autres étudiantes, ils sont à l'opposé l'un de l'autre.
Il savait bien qu'il s'était mis dans le pétrin. Il ne faut jamais adopter un animal errant. Pourvu que pour cette fois, et pour la première fois surtout, il est tord.

Cependant Leya fut tout de même bien heureuse de récupérer ce mouchoir. A ses yeux, il ne s'agit là qu'un morceau de tissu. Mais pour la demoiselle, au vue de son regard et des larmes qui perlent ses joues, il avait une valeur d'autant plus importante. D'un signe de tête, Renji lui fit comprendre qu'il n'en était rien. Quand....
Des larmes? Oh mon dieu!! Renji ne sait pas comment réagir. Il n'est pas le merveilleux ami qui tend une épaule sur laquelle on peut faire couler son eleyner. Le mieux qu'il sache faire est de lui rendre son espace vital. Un moment pour se retrouver seule afin de soulager son petite cœur.
Pourquoi ne connaissait-il pas ces valeurs? Pourquoi était-il si froid?

S'éloignant de cette dernière, Renji se ressaisit et vida son esprit. Ses mains vinrent doucement se poser sur la commode quand la petite voix frêle du chaton résonne. Elle s'excuse. Depuis sa naissance, elle n'est qu'une source d'ennuies. Pour qui? Ses proches? Pour elle? Voilà de belles paroles d'enfant perdue. Etait-elle triste à ce point pour se sentir autant coupable?
Etait-il possible de supporter tout le fardeau du monde sur ses épaules?

Bien qu'il ne sache rien d'elle, ces paroles le tiraillent, étrangement. Ne disant rien, il se contente de reprendre là où il s'était arrêter. Délicatement, il ouvre le tiroir du meuble quand Leya se reprit de nouveau. Apparemment, personne ne semblait apprécier la jeune femme. Personne n'était à ses côtés. Et voilà que même après cet accident, elle trouve le courage de pardonner cette fille dans le couloir.
Laissant échapper un profond soupir, le garçon pose un tas de vêtements sur le lit et lui répond tout en même temps.


"Ce sont des chats. La sous-espèce issue de la domestication du chat sauvage, mammifère carnivore de la famille des félidés. Ils sont en principe des animaux de compagnie."

Relevant le regard sur la demoiselle, Renji s'interrompt. Il parle comme un bouquin. Peut être parce qu'il apprécie plus leurs compagnies que celles des humains qu'il sait correctement les réciter sans fourcher.
Il n'en dira rien sur le fait que Leya ne sache pas le nom de cet animal. Il a bien compris qui se trouvait en face de lui. Du moins, il avait une partie du puzzle.
Se tenant droit devant elle, cette fois, sa voix se fit plus grave et il reprit d'un air plus sérieux.


"Tu dois bien être fatiguée de vouloir porter tout le malheur du monde sur tes épaules."

C'était sorti tout seul. Disons, qu'il fallait absolument que cela sorte. Leya devait prendre conscience qu'il était inacceptable de se marcher dessus ainsi et encore moins être le martyr. Tout ce qu'il se passe à travers ce monde est bien triste. Mais personne ne peut être responsable pour la bêtise d'un autre. Cette fille l'avait agressé mais en aucun cas, elle ne mérite une excuse, aussi mince soit elle.

"Tu es différente à ses yeux, elle te crains. C'est parce que tu l'impressionnes qu'elle réagit ainsi. Mais tu n'es pas son ennemie, tu n'as pas à te laisser faire ainsi."

C'est assez rare qu'il s'adresse à ses semblables, alors leur faire une morale est hors du commun. Quoiqu'il ne désire pas la juger, seulement lui rendre la vue. Leya est surement une personne merveilleuse, ce pourquoi elle ne mérite pas un tel traitement de faveur. Même lui, il s'en rendra compte un jour qu'elle est une personne merveilleuse.
Retrouvant son silence habituel, il détourne son attention. Il se méprend, il doit se ressaisir. Bon semble à Leya de faire ce qui lui chante.
Alors, pour changer de conversation, il relance cette fois plus calmement:


"Tu peux rester ici ce soir si tu le désire. Tu es en sécurité. Mais si tu veux partir, tu es libre à toi de le faire. Ce n'est pas une prison, tu n'es pas ma prisonnière."

C'est vraiment compliqué les relations humaines. Et encore plus ce soir. Cette histoire l'étouffe. Il peut tolérer une présence quelques minutes, une heure, mais là, il se sent oppressé. Il a besoin de goûter à l'air libre.
Passant une main derrière sa nuque, il reprend tout en portant son attention sur la porte d'entrée. Oh combien il aimerait la passer.


"Je pars chercher du lait. Tu peux mettre ses vêtements."

Et sans attendre, il fuit. Il prend la porte et ne se retourne pas. Refermant cette dernière derrière lui, il prend le temps de se poser dessus pour reprendre une profonde respiration.
Qu'est ce qui lui prend de s'occuper de ses affaires? Et pourquoi il lui propose de rester ici? Il est idiot?!
Peut être qu'à son retour, elle sera partie... peut être.
Sur cette dernière pensée, Renji se redresse et part rejoindre les cuisines.


#   Mer 27 Sep 2017 - 22:55

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Des chats ? Hum, ça sonnait plutôt bien ! Leya avait quand même une intelligence supérieure, mais en ce qui concernait les choses hors science ou autre elle était un enfant qui découvrait la vie. Cajolant d'une caresse les deux "chatons" puisque c'était des bébés, elle regarda le jeune homme prendre ses distances. Disons qu'elle n'avait pas spécialement espéré qu'il la prenne dans ses bras. Ce n'est pas qu'elle n'y tenait pas, mais elle aurait surement paniquée un peu. Déjà que quand il l'avait portée, elle s'était sentie....bizarre ? C'est étrange comme sentiment....Jetant un coup d'oeil au dos du jeune homme, elle sentie à nouveau son cœur s'affoler dans sa cage thoracique. Mais enfin...pourquoi ? Pourquoi n'arrivait-elle plus à maîtriser ses émotions ?

Leya savait qu'en ce qui concerne sa colocataire, il avait un peu raison...Il est vrai que son comportement ne la dédouanait pas qu'elle la déteste ou non, mais la jeune femme voyait rarement des actes de cruauté comme quelque chose de prémédité. L'être humain est bien trop prévisible : Il sa cache derrière de faux semblants, a des défauts et s'enfoncent dans ces derniers, puis lorsqu'ils se rendent compte que c'est trop tard et que le mal est fait, il se noient dans la culpabilité....

▬ Peut être oui, mais je ne sais pas me défendre....

Ce qui était vrai. Leya ne maîtrisait aucunement l'art du combat et rien que de s'imaginer un instant faire du mal lui semblait impensable. D'ailleurs ses paroles de tout à l'heure, laissait supposer qu'il avait l'intention de la protéger dans la durée....Mais histoire de ne pas créer plus gros malaise que le silence qui pesait dans cette pièce, elle se ravisa de le faire remarquer. La demoiselle le contempla chercher des affaires, avant de lui tendre un t-shirt, et de lui proposer de rester ici pour ce soir, ou de partir ! Que c'était comme bon lui semblait qu'elle n'était pas en prison. C'est vrai que ça change de sa chambre où elle a l'impression d'être séquestrée à devoir supporter une fille mal lunée. Puis sans qu'elle n'ait le temps de lui donner sa décision, qui tombait un peu sous le sens vu le temps qui faisait dehors, elle le regarda sortir de la chambre.

Déposant les chatons sur le sol, elle se lève de la chaise pour s'étirer, ayant bien l'intention de faire une petite inspection de la grande bibliothèque de livres, la curiosité est un vilain défaut, mais elle adore la littérature. Cependant, il fallait d'abord qu'elle se débarrasse de ses vêtements mouillés tant qu'il n'était pas là. Fin en faites, elle aurait très bien pu le faire avant qu'il ne s'en aille, ça ne l'aurait pas dérangée. Leya est du genre....pas très pudique...Du coup, qu'un homme ou une personne lambda voit son corps, elle s'en moquait complètement. Ce n'est pas elle qui irait se gêner de ce problème.

Enlevant son pull ainsi que sa jupe, elle se retrouva dans ses dessous dentelle. Leya est une femme qui n'a rien à envier aux autres jeunes filles de son âge en ce qui concerne sa morphologie et même si elle portait des vêtements simples, sa mère adoptive lui a toujours dit que la lingerie était importante chez une femme quand elle a surpris cette dernière en train de se changer un jour. Actuellement, elle y prenait ses aises et se sentait plus confortable ainsi. Continuant de s'essuyer pour se sécher complètement.

Puis elle attrape un livre, regarde la couverture, le titre affichant « L'interprétation des rêves » et commence à en lire son contenu. Le temps s'écoula assez rapidement, trop si bien que quand elle entendit le cliquetis de la porte, il était déjà trop tard.

#   Mer 27 Sep 2017 - 23:31

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Seuls ses pas résonnent dans cette vaste salle qui est la cafeteria. A cette heure ci, il n'y a pas un chat (ou presque). C'est agréable d'errer dans l'établissement sans jamais croiser quelqu'un. C'était comme si le monde vous appartenez le temps d'une nuit.
Le brun trouva facilement l'accès aux frigos. Là, il trouva son bien. Vérifiant la date de péremption, le jeune homme prit aussi quelques fruits. Il semblerait que Leya soit affamée. Enfin du moins, quelque chose à grignoter ne ferait pas de mal. Au pire, il les garderait pour lui.
Sa main s'arrête sur la pomme et pendant un instant, il toise ce dernier.
C'est idiot de penser ainsi, non? Enfin, il parait que les humains fonctionnent de cette façon entre eux.
Soupirant, le garçon se redresse et emporte ses biens. Il réfléchit surement trop. Il doute et se pose des questions. C'est de la véritable torture et dire que tout allait bien en ce début de  journée.

Silencieux comme à son habitude, il monte les marches. Il n'y a toujours personne. Il semble que les élèves aient gagné les bras de Morphée.
Sans se douter de ce qu'il allait arriver, Renji arrive à la hauteur de son dortoir. Sa main se pose avec finesse sur la poignet et la tourne. Quand ce dernier entre, sa tête est légèrement penchée en avant. Lorsqu'il la redresse, il fait face à.... comment pourrait-on dire?

Dans sa famille, les femmes sont vêtues et aucunement une parcelle de peau n'est visible. Chez lui, tout est humble et respectueux. Chacun à sa place. Tout ce qui pourrait reporter, avoir un lien de près ou de loin, avec des corps nus est strictement punis. Bien qu'il soit un Yakuza, il n'est pas de cette branche qui s'occupe des affaires "sales". Alors non, il n'a jamais vu de corps nu et encore moins de la gente féminine.

Pendant quelques secondes, il reste de marbre face à cette vue. Plus aucun geste, ni aucun son. Il est pétrifié. Il réalise que tout ceci est bien réel. Même pour instant, aussi court soit il, sa vue avait déjà tout détaillé. Il ne saura dire mais il avait bien senti une bouffée de chaleur gagner tout son être.
Et enfin, il réagit. Un pas en arrière, il claque la porte et sous l'effet de l'embarras et de l'empressement, il se prend cette dernière au visage.
La bouteille de lait, fort heureusement bien fermée, et les fruits lui échappent.
Se plaignant de cette douleur aigue et agaçante, il porte instinctivement ses mains à son nez.
Finalement, il le comprend de mieux en mieux: ce chaton allait être plus difficile qu'il ne l'aurait crus.


"Leya?!"

L'interpelle-t'il tant bien que mal entre deux douleurs. Il fallait à tout prix réagir. Mais pourquoi ne s'était-elle pas habillée? Mais jusque où cette fille était si différente?

"Leya? Il faut que tu t'habilles. Je ne peux pas entrer tant que tu resteras comme ça."

Cela sonne comme une imploration. Renji prit soin de ne pas crier trop fort. Manquerait plus que les voisins n'entendent et sortent leur nez. Et voilà les problèmes! Surtout qu'ils sont dans le dortoir des garçons et autrement dit, il est strictement interdit que les sexes opposés ne s'y mélangent.
Reprenant ses esprits, chassant cette gêne, enfin du moins il essayait, Renji se laissa glisser le long de la porte. Assit au sol, il sentit la douleur au nez s'estomper. Ca allait s'avérer compliquer. Pourvu qu'elle s'habille. C'était qu'espérer secrètement le brun.

Il ne lui restait plus qu'à attendre. Il avait eu le temps de récupérer les aliments. Toujours appuyé contre la porte, il pencha la tête en arrière. Mais pourquoi était-il sorti sous cette pluie?
Et tandis qu'il refait son monde, l'image d'une Leya en dentelle vint de nouveau hanté sa pensée.
C'était la première fois qu'il aperçut les formes d'une femme et en aucun cas celles de Leya n'étaient déplaisantes.
Se rendant compte de cette idée malsaine, le rouge lui monte aux joues et Renji se maintient la tête de ses mains.


*Merde.*


#   Jeu 28 Sep 2017 - 1:38

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Il est vrai que Leya avait quand même un peu de tort de son côté d'avoir provoqué cette situation. Quand son regard croisa celui du brun, elle resta figée sur place. Autant elle n'avait aucune gêne, autant là vu qu'il s'agissait de lui, bizarrement c'était un peu différent...Leur regards l'un dans l'autre, elle se hâta de se retourner entendant la porte se claquer, tentant de calmer son petit coeur et les rougeurs légères....Kézako ? Qu'est-ce qui se passe ? D'habitude se pavaner en petite tenue ne la dérangeait pas, alors pourquoi est-ce qu'elle réagissait comme ça quand il s'agissait de Renji ?

Leya attrapa le t-shirt qu'il lui avait laissé et l'enfila assez rapidement après que le jeune homme l'ait presque supplier qu'elle s'habille. En matière de relations humaines, tout était à refaire du côté de la demoiselle ! peut être qu'il faudrait qu'elle commence à noter certaines choses : Règle numéro un, ne jamais se pavaner en petite tenue devant un homme. A présent, elle portait un t-shirt noir assez large pour couvrir le bas de son corps, même si c'était quand même assez limite. Au moins elle était un peu plus décente ainsi. Reposant le livre à sa place, elle alla entrouvrir la porte très légèrement pour lui faire comprendre qu'il pouvait entrer, tentant de fuir son regard.

▬ Dé...Désolée je me suis laissée happée par la lecture....

Se triturant un peu les doigts par gêne, elle se mit à respirer un bon grand bol d'air frais, puis comme la fenêtre était ouverte, elle alla s'accouder face à cette dernière, regardant la pluie. Un silence pesant s'installa encore à nouveau. Sortant de sa contemplation, elle s'installa au pied du lit, ses jambes en équerre regardant le jeune homme en train de nourrir les chatons. Sacré aventure quand même ce soir...Si elle s'attendait à ce qu'un garçon vienne perturber son quotidien lasse et morne...

▬ Ton colocataire ne rentre pas ce soir...?

Non pas que ça l'inquiétait , malgré l'interdiction. De toute façons les règles existaient souvent pour être transgressées....qui les suivaient vraiment ? C'est un peu archaïque comme façon de penser, mais si tout le monde était un humain parfait et modèle, est-ce que la criminalité existerait ? Ou encore même la délinquance ? Hé bien non. Pour en revenir au partenaire de chambre de Renji, c'est surtout qu'elle ne voulait pas le déranger et encore moins créer des rumeurs qui pourraient être facheuses. De toute façon s'il rentre, elle lui laisserait le lit, et dormirait près d'un mur ou sur le sol, ce n'est pas la place qui manque. n'ayant pas beaucoup dormie la nuit dernière, la fatigue commençait à la prendre. Et encore plus surprenante, Leya est du genre à s'endormir partout et ce dans n'importe quelle position. Seulement, ce n'était pas le moment, elle avait encore tellement de reconnaissance. La demoiselle se leva et s'inclina poliment.

▬ Je n'ai pas eu le temps de te le dire tout à l'heure mais....merci pour ton hospitalité...

A nouveau, elle se rassit, serrant ses jambes contre elle, sentant des images de son passé refaire surface...Calme toi Leya, ça va aller, il ne peut rien t'arriver....Et si cette nuit elle paniquait comme la plupart de ses terreurs nocturnes ?



#   Jeu 28 Sep 2017 - 21:38

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Se frottant le front, une sale habitude qu'avait le jeune homme quand quelque chose le tracasser, il tenta de faire le vide et d'y voit plus clair.
Bon, il ne peut pas laisser la jeune fille repartir dans son dortoir, elle est clairement pas la bienvenue et sa voisine risquerait de se venger. Il est préférable d'attendre l'aube pour régler cette histoire. Ceci, elle ne peut pas non plus rester dehors. Elle parait si différente. Elle paraissait si faible. Si sauvage aussi.
Il n'apprécie guère la compagnie des êtres humains, mais il ne peut pas non plus devenir une personne mauvaise. Tant puis, il prendrait sn courage en main. Il ne s'agit que d'une nuit.
Enfin pourvu qu'elle ne fasse pas ce genre d'accident aussi souvent.

Il entendit du remue derrière cette porte et alors sa petite voix l'interpella. Cette dernière avait légèrement ouvert la porte, par faute d'y être appuyé, le brun manqua de se renverser en arrière. Se rattrapant d'une main, il grommela dans sa barbe. Manquerait plus qu'il se blesse inutilement.
Se relevant, il prit soin d'y entrer doucement. On ne sait jamais. Puis, après y avoir jeter un rapide coup d'œil, il la vit proche de la fenêtre.
Mais pourquoi met-elle seulement le t-shirt? Bon d'accord, il est long, mais on distingue encore ses jambes blanches.

Baissant du regard, le jeune homme grimaça en coin. Juste une nuit hein?!
Sans dire un mot malgré les excuses de Leya, Renji ne préféra pas revenir sur ce fâcheux accident. C'était suffisamment gênant comme ça pour y mettre une couche en plus.
Aussi, il s'activa évitant tout contact visuel. Se chargeant de nourrir les chatons, la jeune femme l'interroge.


"Non, tu n'as rien à craindre."

Et c'est tant mieux! Déjà que Leya est une pile électrique imprévisible, il manquerait plus qu'il supporte cet idiot de Jules ou Julien, quelque chose comme ça.
Renji n'en sait trop rien à vrai dire et par chance ce dernier n'étant pas japonais, Renji en profitait pour retirer l'oreillette afin de ne plus l'entendre. Il cohabite du mieux qu'il puisse le faire.
Se redressant, le brun fixe les chatons se régalaient pour mieux allaient se recoucher sur le lit.
Et tandis que le jeune homme range la bouteille au frigo, voilà que Leya rebondit de nouveau. Elle a un comportement... félin.

Leya le remercie. Pour Renji, il n'en est rien. Ce n'est pas grand chose mais pour la jeune femme, il semblerait que ce geste représente autre chose.
Le calme revenu, le garçon reprit une respiration avant d'avancer vers elle pour lui tendre une pomme.


"Tu devrais manger sinon tu vas vraiment finir par tomber malade."

Lui laissant la possibilité de saisir le fruit, Renji, une fois libéré, s'assit lacement en face d'elle.
Une jambe plié sur laquelle repose un bras, il se contente de l'observer silencieusement. Des questions lui torturent l'esprit. Peu à peu, il commence à s'intéresser à cette personne. Elle parait tellement étrange. Lui qui, généralement, est l'ovni de sa classe. Voilà qu'un être supérieur à lui se retrouve en face de lui, dans sa chambre, dans son t-shirt.


"Leya?"

Beaucoup plus calme qu'il y a quelques minutes, il se permet l'interdit. Enfin du moins, il entame une conversation. Chose rare mais indispensable. Il est bien trop curieux cette fois.

"D'où viens-tu exactement?"


#   Ven 29 Sep 2017 - 3:32

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Ce n'était que pour une nuit, et en se focalisant dessus, Leya sait qu'elle arrive à se sentir moins mal à l'aise. Ce serait quelqu'un d'autre qui l'aurait vu, quelqu'un d'autre chez qui elle squatterait, que ça ne lui aurait pas fait le même effet. Seulement, la raison du comment et du pourquoi, la demoiselle l'ignorait. Renji fuyait son regard et cela eut le don de la rendre triste. Surement qu'il lui en voulait pour cette histoire de vêtements...De toute façon, elle ne le dérangerait que ce soir, et il ne risquait pas de la retrouver comme hôte à nouveau. Tiens il allait falloir regarder la météo, car la jeune femme doutait fortement que sa colocataire la laisse tranquille après son humiliation de ce soir. Peut être que les nuits seraient fraîches, mais un peu de camping c'est toujours mieux que de ne pas dormir.  

Elle sait déjà qu'elle va retrouver son journal intime en lambeau...Rien que d'y repenser, ça lui fendait le coeur. Leya avait inscrit toute sa vie dedans depuis qu'on lui avait remis ce carnet. Les bons, comme les mauvais moments...enfin surtout les mauvais, car son existence n'était qu'un amas de tristesse et de déception. Du moins jusqu’à aujourd'hui, et ce avant de connaître le jeune homme. C'était surement la première fois qu'elle était aussi proche de quelqu'un qui n'était pas un de ses psychologues. Silencieusement, elle observe la scène, un soupir léger sur ses lèvres. Que faire ? Comment pouvait-elle briser ce silence pesant ? Non pas qu'il la dérangeait, c'est juste qu'elle ne voulait vraiment pas que la seule personne qui soit gentille avec elle, la déteste en quelques heures.

Forte heureusement, il brisa ce mutisme en lui donnant une pomme. La jeune femme regarda le fruit sous toutes ses coutures, comme si elle détaillait l'objet. Empoisonnée ? S'il voulait la faire disparaître, il y avait bien d'autre manière...Mais non quelle idée Leya, pourquoi un jeune homme te sauverait des griffes d'une enragée si c'est pour faire disparaître ton corps derrière ? On est pas sur un feuilleton policier ! Puis bon, il s'inquiétait pour elle s'il ne voulait pas qu'elle tombe malade...Un léger rouge vint se teindre sur ses joues. Et dire que souvent on en avait que faire de sa santé....elle même d'ailleurs la négligeait.

Son prénom franchissant les lèvres du jeune homme l'étonna, si bien qu'elle plongea son regard violet irisé dans ses yeux bleus alors qu'il était assis en face d'elle. Toujours la pomme dans ses mains, elle se sentit d'abord mal à l'aise par la question, et posa le fruit sur la petite table, ayant laissé planer un léger silence.

▬ Si ta question porte sur le fait que je suis à part des autres, un peu comme un extraterrestre, hé bien il faut savoir que j'ai vécue une bonne partie de ma vie dans le mensonge et le déni....

La demoiselle n'affichait qu'une expression douloureuse sur son visage.

▬ Je n'ai pas eu la chance d'être éduquée par mes propres parents, ma véritable mère m'a abandonnée à la naissance dans un orphelinat....et je n'étais pas très proche de ma famille adoptive....hormis ma mère, mais cette dernière est morte...Avant d'arriver ici, j'étais rongée par le désespoir, je n'aspirais qu'à vouloir disparaître...

Inutile d'en dire plus, sauf s'il était vraiment curieux....
Leya n'aime pas parler de son passé, car les personnes la prenne en pitié par la suite.


#   Ven 29 Sep 2017 - 21:57

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La jeune fille se tient d'un côté de la chambre, proche du lit. Renji, quant à lui, il est à l'opposé. Près du lit de son colocataire. Ils sont éloignés comme si une ligne imaginaire les séparer. Et pour l'instant, ils se comptent de se contempler du regard.
Il est vrai que Renji n'est pas toujours adroit. De ses yeux bleus profonds, il a tendance à dévisager les gens. D'une manière, c'est ce qu'il en reflète hors il est en tout autre. Il détaille seulement ce qui se trouve devant lui. Et pour l'heure, il fixe la jeune femme.
Il faut peut être meubler le silence. Peut être, parce qu'elle partagera cette chambre pour cette nuit, il est mieux de se connaître un minimum. C'est du moins ce qui lui conseillerait le psychologue ou encore Pandora.

Alors on commence par les bases et tout simplement une question sur les origines. Oui, enfin, Leya ne l'entend pas de cette oreille. Elle prend la question au second degré et répond dans le détail, du moins en quelque sorte, son parcours. A aucun moment Renji ne l'interrompra pour la contredire sur sa réponse. Déjà parce que ce n'est pas poli de couper la parole. Et pace que Leya y mit énormément de courage pour en parler.
Généralement, les gens savent s'ouvrir, parler de leurs vies quand cette dernière semble gaie, ne leur parait pas être une torture. Et il y a ceux qui préfèrent se murer.
Pourtant Leya le fit, ce pourquoi, il ne pouvait y avoir là que du courage.

Restant un instant silencieux, lentement, la main du garçon vint camoufler le bas de son visage. Non, il ne se moque pas. Non, il ne soupire pas. Non, il ne sourit pas. Néanmoins, il jugea bon de camoufler si pour une fois quelque chose aurait pu avoir lieu. Mais il n'en est rien.
Et quand le silence revint, il le brisa d'une voix détachée:


"Je parlais seulement de ton pays natale."

Il ne veut pas la prendre pour une idiote aussi il se permet d'être sincère. Bien que le passé ou les problèmes d'autrui le touche guère, il n'en reste pas moins aveugle au passé de la demoiselle. Ainsi, il comprenait un peu mieux sa personnalité. Un chaton égaré malmené depuis sa naissance.
Et pas des plus heureuses. Elle se cache sous cette carapace. Une âme perdue vouée à l'échec.
Leya n'est pas heureuse.
Pour une fois, il ressenti comme de la compassion pour un être humain.


"Je suis désolé de ce qu'il t'es arrivé. Je peux t'aider pour ce soir mais tu ne pourras pas toujours être protégée. Tu devras, par moment, te débrouiller seule."

Non, il n'avait pas le cœur à la mettre dehors. Il ne voulait pas l'abandonner sur le seuil de sa porte. Mais il ne serait peut être pas toujours derrière elle. Et se pourrait-il aussi qu'il y est un "peut être"?
Pour une fois, il peut bien faire un effort.
Et parce qu'il souhaite qu'elle comprenne qu'il ne s'agit pas là d'un jugement, d'une réprimande, il reprit toujours sur ce ton neutre et détaché.


"Etant jeune, je me souviens avoir remarqué qu'un papillon tentait de sortir de son cocon. J'ai voulu l'aider en ouvrant le cocon. Il s'est envolé et c'était magnifique."

Marquant une courte pause, il ancra son regard dans ses prunelles améthystes.

"Et alors qu'il volait, il est tombé. Mort."

En brisant ce cocon, il lui avait empêcher toute chance de "créer" sa propre force. Croyant avoir bien fait, il ne l'avait que rendu plus faible en le protégeant. Parfois, il est bien d''y trouver une épaule, un réconfort, une voix. Mais il faut savoir aussi se forger par soit même, devenir plus fort.
En se relevant, il rajouta en quittant son regard.


"Ton passé et tout ce dont tu as vécu, ne sont là qu'un simple test. On cherche à jauger ta force. A toi de te prouver."

Calmement, il se dirigea vers son propre lit où il défit légèrement la couverture comme pour s'y installer. Ce soir, Leya dormira ici, dans son lit. Quant à lui, une chaise lui suffira. Il n'est pas du genre à se plaindre pour moins que ça. Il est hors de question de dormir dans le lit de son coloc.
Déjà parce qu'il n'est pas son ami et aussi parce qu'il n'a pas eu sa permission.
Une fois le lit préparé, il se tourna vers la jeune femme.


"Je te laisse le lit. Et demain, j'irai trouver les bureaux administratifs. Cela te convient?"


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