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Despair sitting on bench {PV Sibylle}
##   Lun 17 Sep 2018 - 15:54

Personnage ~
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Leya Stones
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Age : 28
Humeur : ....


Sibylle semblait particulièrement enjouée, et même si c'était indirectement, Leya était plutôt contente d'apporter de la joie à la demoiselle dont le vide est particulièrement présent. Non, elle ne savait pas lire dans les pensées, ni même contrôler les émotions comme le ferait quelqu'un d'empathique, mais elle arrivait à déchiffrer les sentiments sur les visages, et quand bien même Sibylle riait, sautillait presque même dans sa fougue joyeuse, il y avait au fond cette part que tout à chacun cherche à dissimuler. Un peu comme l'albinos. En faites sur ce point, elles se ressemblent vraiment beaucoup, car Leya ne montrera qu'une façade, un masque dans le bal des dissimulations. Mais quand on aime quelqu'un, on a envie de son bonheur, et ce serait peut être trop s'avancer de parler d'amour quand on vient de rencontrer une personne certes, mais la demoiselle aux cheveux blancs, elle, ne pouvait que s'alimenter du bonheur de la rouquine.

Bonheur ?
Non ce n'était pas ça, ce n'était que le contentement, un moyen de se changer les idées et de palier à la misérable existence que tout autre se pense. L'être humain en soi, n'a rien d'exceptionnel car même s'il se diffère à un autre, leur pensées, leur émotions, leur esprit de coeur sont pareils.

L'humain ne courra qu'après une seule chose : Le bonheur
Parce qu'il en a besoin, il a besoin de ce tourment fantastique qui lui permet d'avoir la sensation de vivre. Et hélas, c'est une lutte sans véritable fin. Car personne n'est jamais heureux.

Alors qu'elle écoutait s'exclamer, la rouquine, se perdre dans son délire, où elle veut absolument l'intégrer dans une masse de réseaux, Leya se retrouve un peu ailleurs, pensive, regardant sa vis à vis, puis ses jambes, comme si elle compatissait à son mal...

Tu vas mourir, Leya...

La cupidité, la jalousie aussi font partie des défauts de l'humanité. Et bizarrement, c'est étrange à le dire ainsi, mais l'albinos aurait aimé être à la place de l'allemande. Parce qu'a à choisir entre ne plus jamais marcher et vivre, il n'y a pas d'alternative. Le ton de la voix de cette dernière, changea du tout au tout, on sentait un brin de tristesse, d'amertume et de perdition dans sa voix. Que pouvait-elle lui répondre face à ça ? Lui mentir ? Non ce n'était pas une bonne chose à faire, parfois apporter la vérité est plus bénéfique même si elle fait mal. Sauf que Leya ne se sent pas la force de supporter d'être l'oracle de ce qu'elle sait déjà. Alors tout simplement, alors qu'elle n'avait pas perdu son attention sur elle, parce que c'était un peu la seule chose qu'elle pouvait faire, l'albinos se leva, et emboita un seul pas...

Partir était peut être ce qu'il y a de mieux pour se garder de sa propre souffrance...
Mais pas aujourd'hui...

Sans crier garde, elle vint enlacer d'une étreinte sincère la rouquine, en ne sortant qu'un seul mot de ses lèvres. « Courage »
C'est peut être sans contexte, c'est peut être bien trop imagé, mais la rouquine comprendrait...la rouquine se rendrait compte, ce que ce mot paraissant insignifiant, avait comme précieuse valeur.

Puis de nouveau, avec le peu de force qu'elle possédait, elle vint la soutenir contre elle, et l'emmena dans un slow un peu intimidant. C'était pas forcément comme la danse qu'elle avait eu pour habitude de pratiquer... mais...
C'était pour lui montrer que l'espoir n'est jamais perdu...
Et qu'avec la présence des autres, et surtout avec ses propres capacités, elle pouvait outrepasser son mal en se laissant bercer par ce fameux « courage »

Un geste maladroit il est vrai, mais qui pouvait faire tomber ce masque d'ironie cachant les véritables sentiments de la rouquine.

Elle ne lui en voudra pas de se laisser aller, car aucune larme n'est un fardeau.


Despair sitting on bench {PV Sibylle} - Page 2 Pywa
Merci pour ce magnifique cadeau Ronron ♥️

Spoiler:
 

##   Dim 10 Fév 2019 - 21:34

Personnage ~
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Sibylle Dinkel
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Emploi/loisirs : S'entraîner à r'marcher, pis bientôt à danser aussi !
Humeur : En pleine forme !

hrp:
 

Pendant son interminable blabla, Sibylle ne se rend pas compte que Leya est ailleurs. Elle ne l’écoute plus, ou peut-être que d’une oreille. Elle, elle est trop heureuse de pouvoir aider sa nouvelle amie à faire plein de connaissances. Elle s’emballe. Elle a besoin de ça pour se sentir vivante. Elle a besoin de ça pour combler temporairement et artificiellement ce vide qui s’est créé en elle. Pourtant, ça ne suffit pas… évidemment que ça ne suffit pas. La joie passagère retombe, l’énergie lui manque et l’Allemande pose la question suivante sur un ton plus triste. Sa détermination, son courage font le yo-yo, comme son humeur. Le psychologue lui a dit que c’était normal de ressentir ça, mais elle ne s’était même pas posé la question. Elle vit le moment présent sans réfléchir.

Or le moment présent devient soudain un peu bizarre, mais pas désagréable, plutôt surprenant. La malade s’est levée pour s’approcher et a pris la rouquine dans ses bras, accompagnant le geste d’un « courage », seul mot traversant ses lèvres. Sibylle enlace à son tour cette jeune femme qui était d’abord si mal à l’aise, un peu distante et qui se retrouve à présent tout contre elle. Elle sert plus fort, comme s’accrochant à une bouée de sauvetage. Depuis combien de temps n’avait-elle pas serré quelqu’un dans ses bras ? Depuis l’accident en tout cas, c’est sûr. L’ex-danseuse avait tendu les bras vers sa mère la première fois qu’elle l’avait vue, une fois réveillée, mais cette dernière s’était détournée. Déception et tristesse, mais aucune rancœur, pas de plaintes.

Comme si Leya avait pu lire dans le cœur de la rouquine, elle se met à tanguer doucement, emmenant la blessée dans un slow un peu étrange. S’en est trop pour la courageuse qui craque. Elle ne comprend pas pourquoi elle réagit comme ça, mais les larmes se mettent à couler. Elle qui riait l’instant d’avant, la voilà en pleures. Elle enfuit son visage dans le cou de sa nouvelle amie et laisse s’exprimer son chagrin au rythme silencieux de leur danse. Sibylle n’est pas secouée de soubresauts qui viendraient casser l’harmonie de ce tableau muet. La tristesse et la souffrance s’expriment en douceur. Elles coulent sur les âmes et se perdent dans l’espace, dans cette chambre aux murs blancs, ce paysage terni, gris.

L’Allemande pleure rarement devant les gens. Ce n’est pas une question d’orgueil ou de honte, c’est qu’elle est rarement triste en présence des autres. Être en compagnie de quelqu’un a plutôt tendance à la booster, à lui donner de l’énergie, mais aujourd’hui, le chagrin a pris le dessus. Elle a pourtant déjà beaucoup pleuré avant de venir à Terrae, depuis qu’elle a compris qu’elle ne pourrait peut-être plus jamais marcher, mais pas assez, manifestement.

Le temps s’écoule sans que l’ex-danseuse ne s’en rende compte. Elle garde Leya prisonnière de ses bras, mouillant sans complexe et sans gêne son pull. Ce n’est que lorsque ses pleures se tarissent, qu’elle desserre son étreinte. Elle renifle d’une manière très glamour, avant de prendre un mouchoir en papier sur la table à côté d’elle et de se moucher avec vacarme.

« Merci d’être restée avec moi. T’es vraiment une chouette amie. », dit-elle simplement. Sibylle ne s’excusera pas. Elle n’y pense même pas, parce que ça ne lui paraît pas du tout nécessaire dans cette situation. Le silence s’installe à nouveau, mais elle ne le rompt pas tout de suite. C’est moins gênant et puis, il faut qu’elle reprenne un peu ses esprits. Un deuxième mouchoir en papier rejoint la poubelle, avant qu’elle ne se passe les deux mains sur le visage pour se débarbouiller un peu.

« Pffffiuuuu, bin ça fait du bien d’pleurer des fois. J’oublie toujours ça. Moi j’préfère rire, alors c’est pas pareil… », commente l’Allemande avec un petit sourire. Elle étire ses bras, avant de poser sa main sur celle de sa nouvelle amie pour retrouver un contact et sans penser que ça pourrait la gêner. « Chais qu’y a des gens qu’aiment pas ça, qui ont… honte, j’crois… bin j’trouve ça bête. », recommence-t-elle. « M’enfin, c’est pas important. Pis j’ai d’jà assez pleuré main’ant. Ça t’arrive aussi à toi ? », finit-elle par demander.


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