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Comment es-tu tombé du ciel ? [avec Samouille o/]
##   Jeu 12 Oct 2017 - 12:40

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Les cours étaient terminés. Encore une longue journée de passée. Jérémy l'avait vécu comme une énième torture, dans cet enfer personnel qu'était son quotidien. Nicolas restait avec l'autre rouquine, Adélaïde, d'autres élèves nettoyaient la salle de cours. Comme si c'était aux élèves de faire le ménage, ce pays était vraiment merdique. Ne voulant plus attendre, il prit son sac et sortit. Il avait faim, manquerait plus qu'il patiente pour les beaux yeux du Loup Noir. Une fois dans le couloir, il entend qu'on l'interpelle... Mais pas par son prénom nooon... Ce serait trop simple. :

-Hé ! Toi attends ! Le frère de Nico !

Jérémy serre les dents, fronce les sourcils. De toutes les insultes qu'il pouvait recevoir, celle-ci devait être la pire. Il se retourna et d'un geste, choppa l'élève qu'il connaissait à peine au cou et le plaqua au mur. AH. On lui avait bien dit qu'il n'avait le droit de frapper personne... on ne lui a pas interdit de menacer. :

-Appelle-moi encore une fois comme ça et je t'arrache les tripes pour m'en faire un collier.

L'élève se mit aussitôt sur la défensive, levant les deux mains pour montrer qu'il ne pensait pas à mal. C'était trop tard mec, le mal était fait. Faut penser avant d'agir petite sous-merde. Il déglutit difficilement sous la poigne de Jérémy et lui signala qu'il devait lui aussi aider au ménage, c'était à son tour. C'en était trop pour le Chasseur. Il jeta l'élève sur le côté, le forçant à se foutre à genoux. :

-Je fais ce que je veux. Et je veux sûrement pas être la bonniche de cet Institut pourri.

Et il s'en alla. Il s'en alla parce qu'il sentait les regards des autres dans son dos. Si personne n'osait vraiment s'en prendre à lui parce qu'il était large, parce qu'il était grand, parce que rien qu'avec sa carrure il était menaçant, tout le monde lui faisait bien comprendre avec des mots, avec des gestes, avec des regards, que ce qu'il faisait n'était pas bien à leurs yeux. Leurs yeux voilés de bisounours... Tss. C'était pas lui, le Grand Méchant Loup. Lui, il savait ce qu'était la vraie vie merde. Il avait beau avoir eu cette conversation avec Elwynn, il gardait cette façon de penser... et pour le reste, il offrait ce qu'il pouvait de "vision positive", histoire de se fondre dans le décor. C'était dur, surtout quand on lui disait qu'il était le "frère" de l'autre tantouze, mais après tout, il était le Chasseur non ?

Il poussa un soupir en descendant les escaliers. Il avait faim, certes, mais il devait fumer avant. Toute cette histoire l'avait tendu, et il ne pouvait plus sécher les cours, comme avant, pour aller s'en griller une... ou pour aller faire des courses pour le gang. Là, il n'avait plus de gang et Willy-Wonka, prof de maths incompétent, se croyait assez responsable pour le forcer à venir... et à vérifier ses présences. Tout ça parce qu'il avait la garde de Lottie... Il massacre son briquet pour allumer sa cigarette. Il prend une grosse inspiration dès le départ, sentant la fumée salvatrice emplir ses poumons, et qu'il recrache lentement, comme si son âme s'échappait de ses lèvres. C'était peut-être le cas. Il sent encore des regards sur lui. Il se retourne brutalement. Personne. Du moins ses yeux ne perçoivent personne. Impossible pour lui de s'être trompé. Il était le Chasseur. Le premier à savoir s'il était proie ou prédateur... et hors de question d'être dans le premier cas.





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##   Sam 4 Nov 2017 - 14:16

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Hypocrisie


Mandus - Amnesia

L
a jeune infirmière laissa échapper un soupire alors qu’elle pansait une énième fois tes bras. Tu la vois souvent, Norah, autant que ta psychiatre, voire plus. Et à en voir son expression, c’était trop souvent. D’une douceur à laquelle tu t’es presque habitué, elle referma tes plaies et leva ses yeux vers toi, un regard dur tête de gentillesse.
─ Il faut vraiment que tu arrêtes de te faire ça, j’aimerais éviter que tu arrives un jour dans un état critique parce que tu t’es entaillé trop profondément.
Le regard fuyant, tu regardais tes avant-bras intacts, comme anormal à tes yeux, malgré plusieurs cicatrices persistantes. Tu te mordillas la lèvre, plus expressif qu’il y a quelques mois, sans doute pas encore assez.
─ Samaël s’entraîne…
Elle soupira, légèrement. Tu mentais, tu as appris à mentir depuis que tu es ici, mais tu ne sais pas le cacher. Se couper pour s’entraîner sur son pouvoir de guérison est une chose, mais toi, ce n’était pas qu’une entaille, c’était rarement superficielle, il y avait autre chose. Mais tu le gardais pour toi, et même la gentillesse de Norah ne pouvait te faire arracher une réponse.
Frustré. Tu as ce trop-plein d’agressivité, de violence qu’on t’interdit d’exprimer. Tu le gardes au fond de toi comme une maladie, prêt à exploser, explosant, parfois, lors de tes crises noctambules. Faute de faire des autres un sacrifice, tu te fais du mal à toi-même. Étrangement, ça t’apaise et tes pouvoirs ne sont que prétextes pour les autres. Mais cette routine ne peut pas durer longtemps, elle te fatigue, t’éreinte, d’anémie. Tu joues avec le feu, danse avec la vie au bord du précipice. Et tu ne le remarques pas, pas réellement malgré ton esprit de plus en plus encré à la réalité. Par force, par obligation. Mais toi, tu ne l'aimes pas cette réalité.
Tu te sens perdu dans cette existence. Le monde est gentil avec toi, agréable, bienveillant. Mais quelque chose te gêne, te dérange dans ce monde dans lequel tu n’as aucune marque. Ces gens, tu ne possèdes pas encore le terme pour les décrire, mais tu le ressens, comme une image bancale : hypocrisie. Les bisounours n’existent pas, on ne fait rien gratuitement, il y a toujours une raison à la gentillesse, celle d’une satisfaction personnelle. Les gens ont pitié de toi, se servent de toi pour se donner bonne conscience et tu ne le supportes pas.
Naïf, tu l’es encore, beaucoup, mais moins qu’autrefois. Du moins plus avec les gentils sourires, les mains tendues. Alors qu’on s’efforce à te rendre sociable, parallèlement, tu deviens mauvais, méfiant, revêtant un masque de calme et de bienséance pour que te foute la paix. Alors tu esquisses un sourire, la remerciant poliment pour ses soins avant de filer, avant de devoir t’expliquer, ne faisant promesse de ne plus recommencer. Car tu ne la tiendras pas.

C’était la fin de la journée. Il faisait encore jour, mais le soleil prenait les teintes blafardes du début de l’automne. Tu seras ta veste contre toi, décidant d’aller te promener avant de rejoindre ta chambre dans l’aile psychiatrique de l’hôpital. Tu espérais un jour partir de cet endroit, que tes efforts te le permettraient. Mais c’est long, c’est agaçant, fatiguant, tu perds patience. Et tu commençais à comprendre qu’il t’est difficile de berner ton médecin. Mais tu ne veux pas changer, devenir comme « eux », tu te plais dans cet état, mais le monde ne te considère pas comme viable. Tu pensais que ne plus faire du mal aux autres suffirait. Ça ne l’est pas, on te demande plus, trop.
Tu soufflas, d’agacement, grattant nerveusement tes cicatrices, étant mal à l’aise de les voir guéries. Tu ne savais pas trop quoi faire, tu ne t’étais pas réellement trouvé de passion, de quoi occuper tes temps libres et tu avais l’impression d’avoir déjà visité tout Terrae. Alors tu repassais aux mêmes endroits, ceux que tu aimais bien, les zones vides, sans personne pour t’accoster et te parler de tout et de rien, surtout de rien. Puis au bout d’un moment, tu décidas de rejoindre la cafétéria pour manger ton repas préparé. Tu n’avais pas encore regardé, mais tu espérais qu’on n'est pas encore tenté de t’y mettre des légumes dedans, même si tu tolères le goût, tu as encore du mal à manger autre chose que de la viande. Ça bloque au niveau de la gorge, mais ça s’acharne à en mettre et parfois trop, alors tu finissais par ne rien manger du tout. Par curiosité, tu regardais ton tupperware, c’est orange, une tonne de carottes, et même si on te repère que ça a le même goût que le reste, tu soupiras, blasé. Finalement, tu jetas tout à la poubelle et tu diras que c’était bon.

C’était peut-être un peu con comme réaction, car en réalité, tu as faim. Mais ça passera, suffisait de ne pas trop y penser. Tu regardas autour de toi, personne. Si, il y avait quelqu’un devant la porte d’entrée, en train de fumer. Étranges, normalement, à cette heure-là, les élèves sont tous en train de se battre à la cantine pour avoir le dernier dessert. Tu te glissas derrière un arbre pour l’observer. Tu ne l’avais jamais vu, du moins, tu ne t’en souviens pas. Il était plutôt grand, imposant, rien à voir avec la carrure de la plupart des gens ici. Tu le sentais, dangereux, mais tu ne pouvais t’empêcher de le regarder, comme un rapace évaluant une proie bien trop grosse pour lui, juste parce que la faim remplace la raison. Tu secoues la tête, non, pas ce genre de pensées sinon ça allait te retomber dessus. Les masters télépathes, c’est un truc à te rendre totalement paranoïaque.


« Un cannibale est un homme qui aime son prochain avec de la sauce. »
##   Mer 29 Nov 2017 - 20:36

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Jérémy se tend, tout son corps, tout son être à l'affût... Il perçoit le son du vent inégal à certains endroits qui l'entourent... Il coupe sa cigarette d'un geste sec de ses doigts. Il ne sent pas la brûlure, il est tellement habitué et ses mains tellement cornées qu'il ne perçoit plus rien des douleurs vives. Il plisse les paupières, suit son ouïe... entend un souffle. Il s'approche d'un arbre. Il na rien de particulier cet arbre... si ce n'est que son instinct lui hurle que le regard vient de là. Il serre les dents dans ce sourire étrange d'animal affamé, retrouvant pour un instinct la joie de la traque. S'il y a effectivement quelqu'un derrière cet arbre, et qu'il veut fuir, il ne pourra pas le rater. Toutefois, si la proie court, il ne fera pas de même. Il veut juste s'amuser à faire peur... avancer comme un automate à la conquête de la chair suffit la plupart du temps... La plupart du temps.

Quand il se penche pour voir qui peut bien se cacher derrière l'arbre, il tombe sur un truc petit et sec. Les yeux vides mais étrangement attentif. Un corps malade qui se forge doucement. A la puissance que les yeux dégagent, Jérémy s'attendait à tout sauf à l'être qui lui fait face. Un prédateur surprenant... Ça arrive parfois, et l'air de rien, ils font aussi de bons chasseurs, ceux qu'on pense pouvoir maîtriser mais qui sont en fait aussi dangereux qu'un flingue et aussi puissant que la mâchoire d'un crocodile quand la détermination de mettre fin à une vie les étreint. Il y avait donc des êtres aussi curieux à Terrae ? Qu'on lui fasse pas croire qu'on tentait de faire de ce prédateur né un autre bisounours de la secte de l'amour ; ce serait du gâchis. ...On pourrait croire que Jérémy pourrait être gentil face à quelqu'un dont il reconnaît le regard de chasseur... mais c'est tout le contraire. Nouveau sourire mauvais. :

-Tiens... Salut sale voyeur. On croit pouvoir chasser le Chasseur ?

Avec un peu de chance, c'était encore un endoctriné. Un de ces gars qu'on essaie d'adapter à ce nouvel environnement, à cette façon de pensée abjecte que la force qu'on déploie ensemble et bien meilleure que la force que l'on possède tout seul. A celui qui condamne son Orgueil, sa Gourmandise, juste parce qu'on lui a dit que c'était pas bien ? Ouh lalaaa~ c'est terrible. Jérémy perd son sourire, plante son regard de carnivore dans ceux qui lui font face, l'or fondu à blanc de ses iris cherchant à le brûler tout entier. :

-Qu'est-ce que tu veux p'tit con ? Juste mater ? Avec des yeux pareils ?... On dirait que tu veux me bouffer...

Et puis ça l'atteint comme une évidence. Ces yeux... ce sont les mêmes lorsque le Loup Noir veut mordre la chair d'un autre, de ce qu'il considère l'ennemi. Jérémy tend sa main en direction de la mâchoire du petit être prédateur.





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##   Mar 27 Fév 2018 - 13:05

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Mandus - Amnesia

E
t le corbeau a eu les yeux plus gros que le ventre, la souris se trouver être un gros rat. La proie tourna les yeux en ta direction, des yeux à l’affût et amusés qui auraient effrayé n’importe qui. N’importe qui de normal. Qui aurait pris la fuite en sentant le vent tourner en leur défaveur. Mais toi, tu ne bouges pas d’un poil, car ton alarme ne fonctionne pas, car bien que tu ressentes quelques choses de désagréable, tu n’arrives pas à le comprendre. Ce message physique qui te hurle de fuir.
Tu inspires alors qu’il arrive à ta hauteur. Il est bien plus grand que toi, te forçant à lever les yeux vers lui alors qu’il plonge son regard de prédateur dans les tiens. Mais tu ne réagis pas, aussi inexpressif qu’une pierre. Ce n’est pas faute d’avoir appris pour simuler un peu d’humanité.
─ Tiens... Salut sale voyeur. On croit pouvoir chasser le Chasseur ?
Il attaque, voulant assurer sa place dans la hiérarchie proie-prédateur, mais tu ne fais que te frotter le nez face à cette remarque, un peu comme si tu ne l’écoutais pas.
─ Pas rare que les chasseurs se fasse tuer par leur proie.
Accule ta proie et elle se défendra, avec agressivité et instinct de survie. Les chasseurs piétinés, encornés, fauchés par leur cible, ce n’est pas si rare que ça. Tu ne lui lançais pas de regard menaçant, tu n’esquissais pas de regard sadique pour tenter de l’impressionner, lui faire peur, comme lui tentait de le faire avec toi. Tu restais toi-même, presque nonchalant, donnant juste ta vérité sans forcément vouloir convaincre.

Ce n’est pas dans ton essence d’impressionner. Tu n’as pas une conscience réelle du plaisir de la traque. Tu ne fonctionnes pas comme un humain. C’est juste en toi, une attitude innée, primaire que tu n’as pas appris à gérer, camoufler. Tu es le solitaire rejeté de la meute dont les interactions sociales n’ont jamais été apprises. Tout est brut chez toi, sans dentelles, rien pour romancer, pour rendre les choses plus belles, plus tristes, plus effrayantes. Et c’est sans aucun doute la simplicité de ton être qui dérange le plus. L’inexpression peut mener à toutes les interprétations. Et pourtant, cet homme arrive plus ou moins à comprendre ton regard.
─ Qu'est-ce que tu veux p'tit con ? Juste mater ? Avec des yeux pareils ?... On dirait que tu veux me bouffer...
─ Quelqu’un à le même regard que Sam ?
Tu balayes ses insultes, car tu n’y as même pas fait attention. Ce qui t’intrigue, c’est qu’il ait touché juste, comme s’il avait déjà eu affaire à quelqu’un comme toi. Oui, tu veux le bouffer. Ton instinct te dit de le mordre quand il tend la même vers toi. Mais tu ne fais que te raidir, retenant cette pulsion soudaine qui te prends aux tripes.

Tu fais le sage, mais tu ne l’es pas. Tu resserres la laisse que tu t’es laissé mettre pour avoir plus de liberté. Tu joues le rôle qu’on essaye de t’imposer, le jeu qu’on t’a dit de jouer pour qu’on te laisse tranquille. Tant que tu es coincé ici, dans cette prison ouverte, tu fais profil bas. Depuis tout ce temps, ils pensent avoir apprivoisé un loup. Alors que tout ce qu’ils ont fait, c’est d’apprendre à un loup à se faire passer pour un chien.


« Un cannibale est un homme qui aime son prochain avec de la sauce. »
##   Mar 20 Mar 2018 - 14:27

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Il répond et son regard reste le même. Vides d'apparence, avec cette lueur animale. Jérémy a un demi-sourire crispé. Il est content ; la situation l'amuse et le rend nostalgique. Il n'y avait rien de mieux que de pourchasser à être la ville, les champs et les bois, une proie qui devait de l'argent, de la drogue ou du sang au gang. Mais c'était tout aussi grisant de faire ça pour aucune raison précise... Quand le Chasseur avait envie de chasser pour s'amuser, il prenait une cible au hasard. Le petit voyeur s'était présenté à lui, le jeu l'amusait, il voulait bien continuer même si, comme il le dit "Pas rare que les chasseurs se fassent tuer par leur proie.".

Ce qui suit l'étonne toutefois, sans qu'il ne le fasse paraître. Le voyeur ne répond pas à ses questions, il lui en pose une en retour. Une surprenante. Il lui demande si quelqu'un a le même regard que lui. Hm... Un souffle rauque s'échappe d'entres ses lèvres. Il en avait vu des proies qui tentaient de paraître prédateurs, il en avait vu tellement... Mais il n'avait vu que dans les yeux d'argent de Nicolas cette pulsion animale, réelle et vivace. Au delà de l'instinct de survie, l'envie de faire du mal, de dévorer, d'annihiler la menace. Cette étincelle n'avait pas disparu quand le voyeur avait posé sa question, réalisant qu'il n'était pas le seul... Qu'importe si la nouvelle était positive ou négative pour lui, ça n'avait pas dépassé cette pulsion qu'il avait en lui. Jérémy fronce un peu plus les sourcils. :

-Peut-être...

Le Chasseur ne fait pas planer le mystère par plaisir, il n'a aucune envie de parler du Loup. Sa main tendue attrape la mâchoire du voyeur. Il se tend tout entier et son regard gagne une nouvelle intensité. Le Chasseur sent bel et bien le danger qui émane de l'être qui lui fait face ; il pivote un peu sa tête, voit presque la carotide battre... Mais il ne bouge pas. Il se retient ? Tsk. Qu'est-ce qu'on t'a fait petit Chasseur en herbe pour que tu combattes tes propres envies comme ça ? Terrae. L'endroit où on fait semblant de t'accueillir à bras ouverts à partir du moment où tu te plies à leur idéologie, à partir du moment où tu peux renier tes instincts. Où tu peux faire en sorte de ne plus être "toi".

Jérémy le relâche mais ne s'éloigne pas pour autant. :

-C'est quoi ton nom ?

Il n'avait pas perdu l'idée de jouer avec lui, mais il avait l'honneur d'avoir réussi à attiser sa curiosité.





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