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I feel like the stars will never shine for me again~ [Nicolas ♥]
##   Mer 6 Déc 2017 - 15:06

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Le trajet se passe en silence... Il n'y a que le bruit du vent et de leur pas sur le goudron mouillé. La Miss s'arrête devant un portail de métal. Ce n'est pas un foyer, c'est un orphelinat. Les sourcils de Nicolas s'abaissent avant même que la Miss ne leur fasse remarqué que ce n'est plus le lieu qu'elle a connu autrefois. Il met les mains dans ses poches... Deux émotions contraires se battent en lui ; d'un côté, il trouve ça normal que ça ait changé, même bien, vu le peu qu'avait raconté la Miss sur cet endroit... mais d'un autre, il perçoit le choc de la Miss. Les choses évoluent, elle aussi, pourtant c'est comme si elle ne le comprenait pas. Elle ne le refuse pas, elle l'admet pas. C'est particulier... Alors il ne dit rien et se contente de la suivre. Un homme les interpelle... avant de reconnaître son amie. Il s'approche en souriant. Nicolas se méfie par instinct, mais répond poliment aux salutations. Le rouquin est une connaissance de la Miss donc, un ancien du foyer, aujourd'hui surveillant. Nicolas regarde la façade de l'immeuble... Oui, les choses ont changé. La conversation est courte, elle répond à peine au jeune homme... Typique Hamilton qui se protège derrière ses masques.

Nicolas perçoit le mouvement de leur interlocuteur, il sort aussitôt les mains de ses poches mais ne l'empêche pas de poser sa main sur l'épaule de la Miss. Si ça ne lui plaît pas, elle peut reculer et le surveillant paraît assez sympa pour comprendre les limites qu'elle pourrait imposer... Pourtant, Nicolas reste à l'affût. Quelque chose cloche. Il ne sait pas encore quoi. Et quand la Miss recule pour se défaire de la main, c'est Nicolas qui souffle. La Miss décide de s'en aller, Tomoe et lui la suivent sans poser de questions. Est-ce que je peux me permettre une remarque ? Hmm... Tu sais, ce fameux "Doran", il a raison quand il dit qu'il faut aller de l'avant... Mais tu te souviens de nous ? De notre réaction quand on est retourné au village et qu'aller de l'avant nous a paru à la fois improbable et que ça nous dépassait complètement ?... Tu te souviens de Charlotte, d'Hélène et de son nouveau mari... et même après, accueillir Jérémy dans notre vie... et nous. Nos problème et nos parts d'ombre. Nicolas observe le regard vide de la Miss quand elle leur demande de rentrer à la maison. Tomoe répond, et heureusement, parce qu'il est un peu ému par ce qu'il se passe...

Ils se tiennent la main et se téléportent. Nicolas retrouve les odeurs du hall de Terrae et ça lui fait du bien, ça remet ses idées en place. La nuit est tombée, Tomoe doit rentrer. La Master leur demande si ça ira, Nicolas répond en souriant. :

-Oui, merci de nous avoir accompagné Tomoe.

Je veille sur elle promis. Un dernier regard, un dernier sourire, et Nicolas la salue de la main alors qu'elle s'en va. La Miss parle sitôt la Master sortit. Elle ne veut pas être seule... Elle lui demande s'il peut rester. Tss, même si elle nous avait dit de partir on serait resté, qu'elle est bête. Nicolas sourit. :

-Bien sûr Miss. Viens, on va se promener.

Parce que la nuit est leur élément, parce que marcher c'est un truc qu'elle fait quand elle va pas bien, il le sent. Une fois dehors, il observe le ciel... On arrive à percevoir quelques étoiles même au cœur de Tokyo. Pas assez à ses yeux, mais c'est mieux que rien. Il s'avance au dehors, mains de nouveau dans ses poches. :

-Tu veux qu'on discute de ce qu'il s'est passé ?

Parle Miss. S'il-te-plaît. C'est pas le moment de t'enfermer en toi. On sait de quoi on parle.



##   Mer 6 Déc 2017 - 19:46

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Un sourire. Quelques paroles. Un regard.

J’ai l’impression que tout glisse sur moi. Que je ne retiens rien. L’unique chose donc je me souviens vraiment, c’est de ce sentiment qui hurle en moi que je ne veux pas être seule. Que je ne veux plus être seule.

Je suis le Tonnerre dehors. Un léger vent frais souffle, me réveille un peu, me rappelle à la réalité. Nous faisons quelques pas. Marcher. Oui. Cela calme, de marcher. De respirer un air nouveau. Le ciel se déploie au-dessus de nous, les quelques étoiles qui nous apparaissent nous couvent en un bouclier géant. Oui. Habituellement, cela m’apaise.

Cette nuit, j’ai l’impression que le feu qui brûle en moi ne fait que s’intensifier au contact du frais.

Nicolas me demande si je souhaite que nous discutions de ce qu’il s’est passé. Je hausse des épaules. Qu’en sais-je ? Est-il réellement utile de remuer le couteau dans la plaie ? de revenir dessus ? et surtout, si vite ?

- Il n’y a pas grand-chose à dire, tu sais.

Encore quelques pas. Et puis j’explose de rire. Je ris tant que je dois m’en arrêter de marcher. Je ris, je ris à en pleurer, à m’en faire mal aux côtes. Les larmes coulent sur mes joues, dégoulinent de mon menton.

- C’est. C’est absurde, Nicolas !

Autour de nous, il n’y a personne. Seule la nuit nous accompagne. Tant mieux, sinon je n’aurais jamais tout lâché.

- J-J’y suis allée en v-. En voulant retrouv- Retrouver ma famille !

Je parle vite. Trop vite pour être claire. Je m’emmêle dans les mots, je ne sais plus ce que je souhaite dire, où je veux en venir. Je me perds moi-même dans mes propos, comment pourrait-il comprendre ce que je lui raconte ? Je me calme. Aussi vite que le rire m’a pris, le sérieux est recouvré. Ma mâchoire est serrée à m’en faire mal. Mes sourcils à peine redressés. Je pose sur Nicolas des yeux brillants, encore humides.

- Je suis un peu débile…non ? Je.

Un soupir affaisse mes épaules et mon regard glisse sur le noir dans lequel nous sommes plongés, l’obscurité dans laquelle je voudrais me cacher.

- J’en ai assez, de temps en temps, tu sais… J’essaie d’avoir l’air forte. J’essaie de montrer que je ne me briserai pas. J’espère, toujours, même si je tente de paraitre désabusée… Oh, je ne me trompe pas toujours, tu le sais. Mais. … Mais des fois, cela ne marche pas. Peut-être que je place mon espoir trop haut ? Je ne sais pas. Je n’ai jamais eu le droit d’espérer avant Terrae, je ne sais pas vraiment comme cela fonctionne, moi… Je. Je sais juste que j’aurais. J’aurais aimé avoir…une famille…

Le dernier mot se perd en un murmure. Je sens un sanglot venir se loger dans ma gorge, je sens les larmes qui noient une nouvelle fois mes joues.

- Je ne sais pas qui je suis, Nicolas…

Le sanglot m’échappe. Le masque se brise en même temps.

Je n’en peux plus.




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##   Mer 6 Déc 2017 - 20:30

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Ils marchent tous les deux sous le ciel étoilé. Mais... mais ça ne va pas mieux... il sent, la chaleur qui enfle chez son amie. Il sent la peine et la détresse et rien ne s'arrange... ça enfle et ça le dépasse. Mais il n'est plus le même, et là où il aurait fuit à travers un masque pour échapper à la douleur de la Miss, il la prend de plein fouet. Elle dit qu'il n'y a pas grand chose à dire et pourtant, il bat des paupières sous le coup de sa tristesse... Il pourrait se refuser à le ressentir à travers son filet protecteur mais il sait que c'est pas le moment. Il veut totalement la comprendre pour l'aider, quitte à avoir mal. Le mal qui est indispensable, pas le mal qu'on se donne après à l'avoir évité. La Miss éclate de rire. Éclate, c'est le mot. C'est le rire blessé au fond d'elle qui déchire son masque. Ça fait exploser la lumière de son visage, la lumière aveuglante de la souffrance. Nicolas passe son poignet sur ses yeux, y appuie les larmes qu'il ne veut pas verser.

Elle voulait juste y retrouver sa famille, y retrouver son sang. Au final, elle n'y a trouvé qu'un mur, que de la manipulation, que des faux-semblants. Il déglutit face au regard humide, face à la stature droite d'Hamilton, mais tremblante de la Miss. Elle se traite de débile... :

-Non...

Ça sort automatiquement, en un murmure blessé, si bas et grave qu'il n'est pas sûr qu'elle l'a entendu... Non elle n'est pas débile d'y avoir cru. Merde Miss, c'est toi qui nous a appris à avoir espoir. Tu ne peux pas t'en vouloir pour ça je t'en prie. Nous deux, on te prie de pas faire ça.

Elle se tasse, elle s'efface, comme si elle voulait s'effondrer sur elle-même. Nicolas pince ses lèvres... Mais quand il entend ses mots, ses phrases... Il n'en peut plus. Il ne veut pas la toucher au risque de la blesser un peu plus, mais il se tourne vers elle. Entier. Nous deux. On se tourne parce que sa souffrance, même si elle est différente de la nôtre, on l'a compris, on l'a traversé. J'explose, je crois. On doit parler pour deux à ce moment. :

-Tu n'as pas à te montrer forte, et tu peux te briser. Parfois il le faut ! Ça ne t'empêche pas d'espérer, ça ne t'empêche pas de vivre ! Il faut juste apprendre où placer cet espoir ! Tu me l'as montré... y'a pas si longtemps... Alors laisse-moi te proposer ça.

Tu as appris à espérer avec Terrae ? Place ton espoir dans Terrae. Dans ceux qui y vivent. Dans moi, dans Alice, dans toute la Cool Patrol même ceux que tu connais moins, dans ceux que tu apprécies le moins... Parce que je peux te garantir qu'il seront plus compréhensif que ta... Mémémilton là ! Tu ne sais pas qui tu es... ET ALORS ?!
lâche-t-il soudain en se rendant compte qu'il y donne toute sa frustration et son envie de l'aider. Tu es la Miss... T'es Hamilton. T'es Evrard. T'es... tout ce que tu souhaites être ici. On t'accepte, toute entière. On t'aime, toute entière.

Il sent... Il sent la chaleur de la Miss qui monte, il sent ses masques qui se brisent... Il les reconnaît et même s'il connaît à peine la personne dessous, il la reconnaît aussi. :

-Adélaïde. murmure-t-il d'un coup. Tu es bien plus qu'Adélaïde, la femme qui manipule sa gosse pour avoir de l'argent. Tu es... Non. En vrai pour moi, tu es la Miss. Pour nous en fait. Même au fond de moi. Que tu sois une Adélaïde qui se bat pour son prénom, une Hamilton qui garde espoir dans sa famille, ou quoi que ce soit d'autre... Pour moi tu es la Miss, la fille que j'ai rencontré une nuit d'orage sur un toit. Une fille qui débarque dans ma chambre pour m'emmener en Russie. Une fille qui aime, une fille qui vit... Une fille qui garde espoir. Alors... avec ou sans masque, Miss...

Il s'approcha imperceptiblement, sentant la chaleur se dégager d'elle. :

-Je serais toujours... toujours... ravi de te rencontrer.



##   Mer 6 Déc 2017 - 22:25

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Un mot échappe à Nicolas au milieu de toute ma déclaration. Un « Non » qui continue longuement de résonner en une basse puissante alors que je parle, alors qu’il me répond ensuite. Mes yeux humides ne lâchent plus le Tonnerre. Il parle. Il parle et je ne peux m’empêcher de faire non de la tête.

Non, je ne peux pas me briser.

Non, il ne faut jamais.

Non, il ne faut plus espérer.

A quoi cela mènerait-il ?

Je nie, je refuse. Et je ne le cache pas. Je secoue la tête, de plus en plus fort, comme une enfant.

JE NE VEUX PAS.

J’inspire. J’expire. J’essaie d’écouter la suite de ses paroles. Mais il repart sur l’espoir. C’est de ma faute, cela. L’espoir. Pardon de t’y avoir fait croire, Nicolas, même moi, là, je ne sais plus comment y croire. Mémémilton ? Je m’arrête une seconde de secouer la tête pour le dévisager, étonnée. Il crie d’un coup et je tique, ne bouge plus du tout. Je suis tout en tension, le moindre son plus fort me paralyse. Même mes pensées me font sursauter.

La Miss.

Hamilton.

Evrard.

Adélaïde.

Cela ne fait-il pas beaucoup pour une seule personne ? Vous savez, je suis une toute petite personne. Un brin de fille. Je ne mérite pas tant d’appellations. Est-ce que j’en mérite au moins une ? Je porte un masque depuis si longtemps que j’ai oublié qui est celle qui se planque derrière depuis qu’elle est née.

Je déglutis alors que Nicolas continue. Non. Non. Toujours pas. Je ne suis pas elle. Elle n’est pas moi. Je ne suis pas celle qu’il a rencontré. Elle, elle détestait tout le monde. Elle, elle ne voulait pas faire confiance. Je fais un pas en arrière lorsqu’il s’approche. Il croit approcher cette fille dont il parle, sa Miss, son amie mais… Mais chaque rencontre me change. Chaque voyage me change.

Je suis perdue.

Yeux d’émeraude contre yeux d’argent. Je le fixe ainsi quelques secondes, le regard plus violent, plus sauvage que d’habitude :

- Tu te trompes. Je ne peux pas être la Miss… Hamilton… Evrard… et Adélaïde… Il y a. IL Y A TROP DE CHOSES.

Ma voix éclate le silence. Je me remets à secouer la tête, comme prise de compulsion. Les larmes ne peuvent plus s’arrêter. Malgré chaque sanglot que je tente de ravaler, elles paraissent toujours plus fortes, reprennent toujours de plus belle.

- Non. Non. NON NICOLAS. Tu me demandes quelque chose d’impossible. Vous. Vous vous valez peut-être la peine d’y croire. Va savoir ? Qui sait ? AHA ! Mais. Mais comment je fais, avec les autres ? Comment je fais avec ceux que je rencontre ? Et puis, comment je peux être sûr que vous, vous n’allez jamais rien me faire de mal ? Après tout, du mal, je vous en fais ! Regarde Alice ! UN MOIS QUE JE NE LUI AI PAS PARLE ! Et. Et tu crois, tu crois qu’elle ne voudra jamais me faire de mal ? Et Ariana. Hein. Ariana ! Elle est. Elle est une amie. Une vraie. Et moi non. Et toi. Et toi, hein ? J’étais où, quand t’avais besoin de moi ?

Je sens mon corps chauffer, chauffer sans s’arrêter. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas ce qu’il m’arrive. Je tremble. Je brûle de l’intérieur. J’ai peur de ces choses qui s’agitent en moi.

- ET J’EN AI MARRE D’AVOIR PEUR, NICOLAS ! TU M’ENTENDS ? J’EN. AI. MARRE.

Des flammes s’échappent tout à coup de mes mains, j’ai l’impression que mon corps va se consumer tout entier. Peu à peu, la chaleur m'envahit tout entière, jusqu'à ce que je la sente se loger dans mes iris.

- …moi je ne serai pas toujours ravie de me rencontrer, Nicolas, murmuré-je. …NON.

Une force inconnue grandit en moi en même temps que le feu échappe totalement à mon contrôle. Je vois le corps du garçon tomber au sol sans comprendre que cela vient de moi. Juste après lui, je m’effondre à mon tour, cognant mes genoux contre le sol. Ma tête tombe sur mes cuisses et j’éclate une nouvelle fois en sanglot, sans plus pouvoir m’arrêter. J'essaie de bouger, de me redresser, m'assurer que je ne lui ai pas fait du mal...encore...mais mon corps ne parait plus répondre. Toute énergie m'a quittée.

- Je veux y arriver, Nicolas… Je veux vraiment… y arriver… parce que… moi aussi, je vous aime… mais… je suis fatiguée… d’essayer…

Finalement, peut-être n’ai-je pas tant changé. Finalement, peut-être est-ce seulement mon entourage, qui a changé.




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##   Dim 10 Déc 2017 - 17:45

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Il y a trop de choses dit-elle... Et quand elle relève la tête, ses yeux ne sont plus tout à fait verts. Oh oh. Nicolas se tend tout entier mais reste concentré. Elle s'étoilise, là, maintenant ? Han merde, han shit, han zut. Respire. Il l'écoute attentivement ; elle demande comment elle peut être sûre que ses amis ne lui feront jamais de mal alors qu'elle en faisait, apparemment, du mal... Il retient un soupir. Miss... Si tu savais le nombre de fois où l'on s'est posé cette question. Elle rejette, elle veut rejeter toute cette peur qui la consume jusqu'au fond de son être. Nicolas va pour tendre sa main vers elle, mais des flammes surgissent d'un coup des siennes. D'un geste ample du bras, il recule d'un pas, dessine un arc défensif à bonne distance de lui... Il étouffe à peine les flammes beaucoup trop vives pour lui, mais c'est bien suffisant pour éviter qu'elles ne lui crament son visage déjà assez défiguré comme ça. Par contre, il ne peut sauver une partie de sa main et son avant-bras... Il veut s'approcher à nouveau mais soudain, ses jambes se bloquent... pire, elles ne le soutiennent plus. Il tombe à genou... AH MAIS ZUT ! ELLE VA ME LAISSER APPROCHER MERDE OH ! Je prends le relais quand je vois Adélaïde nous rejoindre à terre. Elle est devenu une petite boule de flammes et de larmes... Ma main se plante dans le sol, je rampe jusqu'à elle. Et à mesure que je m'approche, les flammes s'éteignent et je récupère doucement l'usage de mon corps... Bon tant mieux, parce qu'en vrai, j'avais aucune idée de comment j'aurais pu la toucher si elle était en mode méchoui.

Elle appelle Nicolas, elle est fatiguée. Je comprends... J'arrive à m'asseoir en tailleur à côté d'elle, je regarde ses yeux de nouveaux verts. Bien. Je mets une main devant ses yeux et je sais que je peux passer l'autre par-dessus ses épaules. :

-Chut.

Elle est encore bouillante, pourtant je la rapproche. Je l'amène au creux de moi, dans mes bras, assis par terre, ce n'est pas l'important. Elle est là, sa tête rousse contre notre cœur, son souffle brûlant qui s'écrase sur nous... Ce n'est pas douloureux. Je regarde son visage baigné de larmes qui s'évaporent. Je passe mes doigts abîmés sur ses joues. :

-C'est bon. On est là.

On aura vécu des étoilisations bien différentes... Celle d'Aria était glacée, celle d'Adélaïde nous brûle. Mais dans les deux cas on était là. C'est dingue qu'il nous ait fallu un an avant de nous en rendre compte. :

-Je suis désolé Miss mais... tu ne seras jamais sûre de rien. Que tu nous fasses du mal, qu'on te fasse du mal, malheureusement, ça arrive parfois... Mais c'est aussi ça, l'amitié, l'amour, la famille,... C'est de se dire que, quoi qu'il arrive, on sera là pour affronter le pire comme le meilleur, ensemble.

On passe notre main non blessée dans ses cheveux... l'autre repose contre son bras, la maintient dans notre creux de chaleurs. :

-Et tu as le droit d'être fatiguée. Tu as le droit de douter. T'as même le droit de ne pas nous aimer à chaque fois qu'on se rencontre Miss.

Je plonge mon regard animal dans le sien. Tu fais parti de ma meute jeune Adélaïde. :

-On t'aime et on t'aimera, dans n'importe quelle circonstance, qu'on soit sûr ou pas de l'avenir, parce qu'on tient à toi.



##   Lun 11 Déc 2017 - 19:53

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Je sens le garçon se rapprocher. Je vois une forme rendue flou par mes larmes devant mes yeux. Une main se pose sur moi et je frissonne, sans pour autant m’écarter. Au contraire, sitôt que je comprends que Nicolas est venu me prendre dans ses bras, je laisse aller ma tête contre son torse. Je me blottis contre lui, comme si sa simple présence proche allait pouvoir calmer les soubresauts qui agitent mes épaules.

Mais c’est sa voix qui m’apaise le plus finalement. Il parle, et peu à peu, ma respiration se calme. Mon cœur bat moins vite. J’arrête, lentement, de bouillir de l’intérieur. Pour l’écouter, je dois me concentrer sur autre chose que cet affolement intérieur, de toutes façons.

Non. Je ne serai jamais sûre de rien. Je sais. C’est si…instable. Je déglutis mais ne l’interrompt pas. Même si je ne suis pas d’accord avec tout. Même si j’aimerais le contredire. Et puis, les larmes ne veulent cesser, les sanglots continuent de rester bloquer dans ma gorge. Quand bien même j’essaierais de parler, je ne pense pas que je le pourrais.

La voix du Tonnerre se perd dans la nuit. J’écoute le silence, maintenant. Interrompu de temps à autre par un reniflement, par un gémissement que je ne peux retenir. J’ai un peu mal, encore, Nicolas. J’ai mal parce que je pleure, mais j’ai aussi mal parce que je me suis trop retenue de pleurer dans ma vie… Je ne comprends plus grand-chose, Nicolas.

- J’ai dû tremper ton t-shirt.

Ma voix est rauque et encore emprunte de douleur. Elle est trop faible par rapport à mes cris précédents. J’essaie de me redresser en essuyant mes yeux du dos de ma main, légèrement tremblante. Je cherche les yeux d’argent de mes émeraudes. Pardon, Nicolas. Pardon de t’imposer tout cela. T'ai-je fait mal? Est-ce que tu vas tenir le coup? Pardon, tu te remets à peine de ta propre vie, et je te tombe dessus ainsi. J'espère...que cela va aller...

- J’ai… Un peu froid…

Après la montée de température, la nuit me parait bien plus glaciale. Et puis. Et puis je n’arrive plus à parler. Je me sens épuisée, vidée. Je retiens ce que tu m’as dit, Nicolas, mais je trouve que pour ce soir, j’en ai bien assez dit, pas toi ? Peut-être qu’une autre fois, j’en dirai plus, mais je ne pense pas qu’il reste grand-chose à dire. Tu me connais assez pour savoir que je ne suis pas en accord parfait avec tes propos, mais je sais aussi qu’il y a certains points où nous ne nous entendrons jamais. Ce n’est pas si grave. Alors, est-ce que, pour ce soir, nous pouvons nous dire que nous en avons bien assez fait ?




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##   Mar 12 Déc 2017 - 15:25

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"Everytime you see them happy, you remember how sad they're going to be. And it breaks your heart. Because what's the point in them being happy now if they're going to be sad later ? The answer is, of course, because they're going to be sad later."

Ça aurait pu être des mots d'Oldie, quand il y pense. Mais il est parti trop tôt pour les lui dire... ou Nicolas était trop jeune pour bien les comprendre. La Miss contre lui sanglote, il a mal. Il a mal à sa main un peu brûlée, il a mal à son cœur chauffé à blanc par ses émotions. Mais il était là. Il était là pour l'aider à faire un pas de plus. Que sa famille la rejette, qu'elle n'accepte pas Terrae, qu'elle se sente abandonnée sans qu'il ne puisse plus rien y faire, impuissant... Il serait là. Il n'allait plus jamais baisser les bras même si la souffrance l'empoignait aussi fort. Parce qu'il voulait la revoir sourire encore. ...On voulait la revoir sourire. Nicolas et moi. Nous deux. Cette réflexion nous fait grincer des dents intérieurement... Aaaah. Passons.

Quand la voix rauque de la Miss s'élève, c'est pour lui dire qu'elle a trempé son t-shirt. Nicolas lâche un "tseh" amusé. Vu à quel point ils ont eu chaud, une bonne partie des larmes tombées sur lui ont du sécher. Elle lève ses yeux redevenus verts... Il y a plein d'inquiétude dedans, plein de tristesse et de regret. Nicolas lui sourit. ...et elle enchaîne en disant qu'elle a un peu froid, éludant ses propres questions. C'est bien la Miss ça. Il lui passerait bien sa veste, mais lui aussi commence à avoir froid. :

-On va rentrer se mettre au chaud hein. Tu dois être épuisée, je te raccompagne.

Sans compter l'étoilisation, le voyage n'a pas été de tout repos. Il l'aide à se lever, propose sa main pour l'aider à marcher... Il se souvient d'à quel point tout paraît épuisant, même le moindre petit mouvement, une fois étoilisé.

Une fois dans la chambre de la Feu, il la laisse se changer dans la salle de bains. Elle met un temps fou, mais elle arrive à ressortir préparée pour la nuit. Elle s'effondre presque dans son lit et Nicolas l’emmitoufle correctement dans sa couette épaisse. La Miss allait peut-être dormir profondément, mais avec tout ce qu'il s'est passé, Nicolas songe qu'elle aura peut-être le sommeil agité. Il s'installe alors sur la chaise du bureau après avoir envoyé un message à Aaron, puis croise les bras... Je l'observe dormir, ses cheveux roux anarchiques et sa couette cachant une grosse partie de son visage déjà apaisé par les songes. Je penche la tête sur le côté... et sourit. Je veille, juste le temps de constater qu'elle est dans un sommeil profond...

Combien de fois ai-je fait ça ? J'ai veillé sur ma mère, j'ai veillé sur Cynthia... sur Aria quand parfois elle s'endormait lors d'un marathon Disney, un peu sur Mathéo le matin où je me suis réveillé avant lui... récemment sur Charlotte quand elle a du mal à s'endormir et que je lui chante des berceuses... même Jérémy qui s'endort un peu n'importe où, n'importe comment, en lui mettant un plaid sur ses épaules. Je veille... et je crois que j'ai jamais autant apprécié ça de ma courte existence. Doucement, à mon tour, je me laisse emporter par le sommeil.

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