Partagez
Aller à la page : 1, 2  Suivant
[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥]
##   Mer 6 Déc 2017 - 19:39

Personnage ~
► Âge : 19
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
Nicolas Lefebvre
Nicolas Lefebvre
Etoile Tonnerre Solaire
Messages : 1320
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 26
Humeur : Oui.

Quand il avait demandé à Aaron l'autorisation de passer la nuit à l'hôpital pour voir... un ami... le Master est passé par plusieurs expressions ; l'inquiétude évidemment, mais aussi une certaine concentration, sans doute à se demander quel autre Master pourrait éventuellement veiller sur lui quand il n'est pas là, et enfin l'amusement. Oui bon, qu'il en profite pour le vanner hein, parce que Nico ne se gênait pas quand, comme par hasard, Aaron partait à Boston pour voir quelqu'un. Quelqu'un hein. Bref, il a supporté la gêne que ça a créé en lui parce qu'il était fébrile Nico... La perte de ses pouvoirs avait donc ramené le Vide en lui... Il avait souvent la tête en l'air, à discuter avec lui-même, au fond de lui-même. Il n'avait plus d'énergie... sauf quand il pensait à Mathéo. Certes, l'état de ses amis l'inquiétait aussi ; il envoyait des sms à Boubou qui n'osait plus sortir de sa chambre pour l'encourager à aller manger, à dessiner un peu ou juste pour l'occuper dans sa solitude, il parlait avec la Miss, avec Aria, avec toute la Cool Patrol. Plus drôle encore : parfois, quand son regard se perdait au loin et qu'il restait trop longtemps dans son palais mental, Jérémy se retrouvait comme par magie à côté de lui, et ce même s'il s'occupait de Charlotte ou qu'il se trouvait dans une autre pièce... Ils s'entraidaient tous... mais Nico n'avait eu des nouvelles de Mathéo que par le biais de Aoi et Huo. Et il avait vraiment, vraiment ! envie de le voir.

Sans compter le fait que Mathéo se retrouvait bel et bien aveugle sans pouvoir capter les énergies, comment vivait-il ce retour au Vide ? Il se doutait qu'il avait ses propres amis, recevait-il assez de visites ? Bref, il s'habilla... peut-être... un peu trop bien pour une visite à l'hôpital ? Oui, alors, vu le regard de Jérémy ça vaut le détour. Nicolas lui fait un doigt d'honneur pour cacher sa gêne, le Chasseur fait pareil. Oui bon niveau communication c'est pas trop ça. Après le dîner, dans son pantalon en cuir et ses chaînes cliquetantes, il va mettre ses rangers et sa veste pour rejoindre le taxi dehors qui le déposa à l'hôpital. Il fit une pause, d'abord pour fumer, ensuite pour admirer le bâtiment... Il avait l'impression de trop bien le connaître. Il y avait été pour lui, ensuite pour Aaron après la masterisation de Ys... et maintenant Mathéo. Il prend une inspiration, reste quelques minutes dehors pour profiter de la nuit qui tombe rapidement en hiver... et rentre avant que le couvre-feu ne soit dépassé. Il savait que les visites de nuit c'était pas trop ça, mais il comptait sur Aoi, le fait qu'elle pouvait mieux comprendre pourquoi il voulait rester que n'importe quel autre infirmier et l'état particulier de l'Air. Il se retrouva devant la porte de sa chambre assez rapidement en fait... Mais il prit tout de même le temps de respirer calmement avant. Au cas où. Oui. C'est ça. On n'a pas été aussi fébrile depuis la perte de nos pouvoirs quand même... Chut. Ouais pardon respire, respirons, on pourrait pas vivre sans respirer.

Il tapota et entra en l'appelant. La chambre était plongée dans le noir... Mais il sentit le mouvement sur le lit. Il sentit la chaleur d'un corps non loin. Il se dirigea à l'intérieur comme en plein jour. Le bruit de ses chaînes, boucles et colliers emplissant la pièce. Il fallait attendre qu'il se fasse à l'obscurité pour voir le visage de Mathéo, mais il était patient. Il se tient debout, près du lit... il se sent rougir. La dernière fois qu'ils étaient aussi proche l'un de l'autre, Nicolas était mourant. Il inspira. :

-Salut. Euh... Je viens voir... si ça va.

Il choppa le bout d'une de ses ceintures, ne sachant plus quoi faire d'autre. Il serra les dents avant de prendre son courage à deux mains, retenant son envie de s'asseoir près de lui. :

-Est-ce que ça te dérange que je passe la nuit avec toi ?

Oui, il demandait l'autorisation. Il se doutait quelque part que c'était parce qu'il voulait une confirmation que Mathéo ne le rejette pas, mais aussi parce qu'il voulait absolument son avis. Il voulait l'entendre dire qu'il le souhaitait près de lui. Il était enfin prêt à entendre ce que son ami pensait, ressentait. Sans pouvoirs. Juste des mots.


[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥] LqXPa


Spoiler:
 
##   Sam 9 Déc 2017 - 18:52

Personnage ~
► Âge : 24 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
Matheo Runon
Matheo Runon
Etoile Air Solaire
Messages : 663
Date d'inscription : 27/12/2011
Emploi/loisirs : Chanter pour la nuit et dormir sous le jour
Humeur : Résignée mais parfaite tout de même^^

Je pousse un énième soupir, me retournant encore une fois sous mes draps, m'empêtrant les jambes dans la couverture un peu trop serrée à mon goût, pour finalement opter pour une position sur le dos. Les bras le long du corps, j'essaie d'inspirer lentement pour tenter de trouver le sommeil. Je n'avais aucune idée de l'heure qu'il était, s'il faisait jour, ou nuit. Le temps m'échappait complètement. Lorsque l'infirmière passerait, je lui demanderai. C'est très déroutant dans ce retrouver à l'état de pure cécité. Je l'avais expérimenté au début, c'est pourquoi je parvenais à garder un semblant de calme, mais le stress et l'inquiétude ne partaient pas si facilement, et je conservais toujours ce nœud à l'estomac qui me rappelait combien mon angoisse était forte. Mes pouvoirs revenaient, je le sens, mais c'est infime, pas assez pour que je recouvre ma perception initiale.
Un pauvre sourire étire mes lèvres : au moins, plus de tricherie! Je vais vivre le temps qu'il faut comme j'aurai dû le vivre si je n'étais jamais venu ici. C'est ce qui m'empêche de dormir...

Quand on y pense, je suis chanceux. Le fait d'être à Terrae, d'être air, d'être guérisseur, d'avoir des amis partout autour de moi, cela facilitait grandement ma condition. En revanche, il m'arrivait souvent d'imaginer à quoi ressemblerait ma vie si j'étais resté à Montignac. Peut-être serais-je déjà mort... Ou bien, si j'étais encore en vie, je ne me débrouillerai sûrement pas aussi avec ma cécité. Maman et Papa continueraient de me couver comme un oisillon, enfermé dans ma chambre, privé du monde extérieur. J'avais parfois l'impression d'avoir tricher, d'avoir jouer un mauvais coup au destin en venant ici et en obtenant des... "astuces" pour palier à ma condition. Les gens du commun n'ont pas tous cette chance, j'ai l'impression de les spolier de la même opportunité que j'ai eu. Est-ce vraiment juste que je sois le seul à en bénéficier ?

Nouveau soupir. Comme j'aimerais savoir l'heure qu'il est. Le temps est infiniment long lorsque l'on est aveugle... Infini seul serait plus approprié. On n'a plus aucune marque de temps, on est juste perdu dans un grand vide, sans temps ni espace. Chaque fois que Norah venait, je lui demandais dans combien temps ils allaient me laisser sortir. Elle rigolait et me disait bientôt. SI je pouvais, je l'aurai bien foudroyé du regard. "C'est juste au cas où, Matheo! Comment ferais-tu si un accident t'arrivait alors que tu es seul dans ta chambre ?". Là, c'était l'occasion rêvée pour elle de me rappeler que j'étais trop casanier, que je devais sortir davantage, tout en me traitant encore et toujours de "vieux garçon qui finirait gâteux avec son chat" si je continuais. Je lui réponds toujours en rigolant. Ca l’agace un peu je pense, elle doit croire que je ne la prends pas au sérieux.

Des coups frappés à me porte me tirent de ma contemplation. Je me redresse légèrement. C'est sûrement l'infirmière. Je vais enfin avoir un peu de compagnie et savoir à quel moment de la journée nous sommes. C'est alors que j'entends une voix, SA voix. Ma première réaction est de sursauter, la deuxième d'hésiter, la troisième de rougir, la quatrième de dire "Entre!" d'une voix toute timide. Je suis à nouveau en colère intérieurement contre mon manque de pouvoir. J'aurai aimé sentir son énergie, pouvoir détecter si son corps allait mieux, s'il s'était fait soigner correctement... Je n'avais pas osé lui rendre visite.

-Bonsoir... Nicolas...

Je reprends contenance, pour la perdre aussitôt lorsqu'il me demande s'il peut passer la nuit ici. Je rougis jusqu'à la racine des cheveux. On sait très bien comment ça a fini la dernière fois qu'il m'a demandé ça... Enfin, il ne me l'avait pas demandé mais c'était tout comme! Je tousse pour dissimuler ma gêne, sans aucune discrétion j'en ai bien peur. Je finis par acquiescer. On est à l'hôpital, il n'y a aucun risque.

-Tu peux oui, tu n'as pas envie de rester chez toi ce soir ? demandais-je poliment.

Je me rends compte alors que j'ai éludé sa question. Je secoue la tête pour chasser la chaleur qui me grignote les joues, et me reconcentre sur la direction d'où provient sa voix. Je tourne la tête de ce côté.

-Je vais bien! En vérité je n'ai aucune raison d'être ici mais Norah préfère, ça la rassure le temps que nos pouvoirs reviennent, expliquais-je avec douceur, non sans une pointe d'amertume. Et toi ? Comment... te sens-tu ?

Ma question était vague. Ça pouvait tout aussi bien faire référence aux récents événements qu'à ce qui s'était passé dans sa chambre. C'était voulu. Je ne voyais pas comment les choses autrement.





[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥] 1416521899-matheo-signature
##   Sam 9 Déc 2017 - 23:45

Personnage ~
► Âge : 19
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
Nicolas Lefebvre
Nicolas Lefebvre
Etoile Tonnerre Solaire
Messages : 1320
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 26
Humeur : Oui.

Il le sent et l'entend bouger, mais il ne perçoit pas son énergie. Tout comme le collier avec le cristal du Guérisseur autour de son cou, c'est comme s'il était muet... ou que Nico était aveugle. Ça lui manque un peu, mais quelque part, il se dit qu'il n'en a pas besoin... Il se dit que c'est peut-être une bonne chose qu'ils se retrouvent sans pouvoir pour discuter. Parce qu'ils sont à égalité dans le noir. D'un autre côté, il se sentait mal... Comme chaque fois qu'il se rendait compte qu'il ne pouvait plus percevoir les autres, il se sentait terriblement seul... et là pire, il avait envie d'être au plus proche de lui pour le sentir avec ses autres sens, avec son souffle, avec ses mains. Il déglutit en entendant son prénom, frissonne un peu et baisse la tête, mais il ne perd pas courage et s'avance dans la chambre. Mathéo lui répond qu'il peut rester. Nicolas hoche la tête en ponctuant son geste d'un son étrange du fond de sa gorge... On a la sensation de réagir comme on le faisait avant, au village... Mais pas tout à fait comme l'animal qu'on était... c'est perturbant. Mathéo n'a pas répondu, on reste debout.:

-Je voulais te voir.

Hm. Bah. Oui quoi. C'était la vérité. Hm. Pourquoi il rougit comme le cul d'un nudiste en plein mois d'août ?... Oh ben- Silence ? Oui, on va faire ça. Mathéo enchaîne en lui disant qu'il va bien... Qu'on l'a mis dans une chambre d'hôpital juste au cas où... Nicolas comprend un peu. Lui-même avait pensé à comment il pouvait bien se débrouiller sans ses pouvoirs, Aoi l'avait rassuré rapidement à ce sujet. Il se tend quand il lui renvoie la question. Oh. Ah. La question avait un sens large... peut-être ? Il n'est pas certain... Il le suppose à l'hésitation dans la voix de Mathéo. :

-Euh moi euh... fait-il en cherchant par quoi commencer. Quand j'ai perdu mes pouvoirs j'ai pas vraiment... été... 'fin c'était pas génial comme sensation... mais Aoi m'a aidé. Tous les autres, aussi. J'évite la solitude, ça me fait mal... Mais je voulais te voir.

Déjà dit. Oups ! On enchaîne en évitant de paraître troublé. :

-J'veux dire ! Comme j'ai fini ma cure, et que j'ai plus de séances de rééducation, j'ai plus besoin d'aller à l'hôpital maintenant... mais je voulais te revoir quand même.

...HAN MAIS BORDEL DE NOUILLE ! Nicolas bloque sa respiration un instant avant de soupirer faiblement... Non mais c'est mort, il ne pouvait pas essayer de faire autrement, de faire semblant. Il ne pouvait plus, précisément. Il bat des paupières, finissant de s'adapter au peu de lumière dans la salle et il perçoit une ombre près du lit. Un fauteuil ? Une chaise ? C'est pas précis. Mais il peut s'asseoir dessus c'est clair. Il s'y avance, main tendue devant lui, la pose dessus. Fauteuil. Il retire sa veste, cliquette à nouveau à chaque pas, puis s'installe dedans. Il frôle son arcade cassée du bout des doigts, se retenant de la gratter. :

-Bref... Tu me dis si je t'embête hein ? Mais je voulais qu'on discute... j'ai pas trouvé le temps avant parce que je devais récupérer... Je vais pas te mentir, l'état d'alerte m'a chamboulé. Je me précipite, peut-être... mais c'est important, je crois...

Silence. Il geint. :

-Je suis pas clair du tout.


[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥] LqXPa


Spoiler:
 
##   Jeu 14 Déc 2017 - 19:17

Personnage ~
► Âge : 24 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
Matheo Runon
Matheo Runon
Etoile Air Solaire
Messages : 663
Date d'inscription : 27/12/2011
Emploi/loisirs : Chanter pour la nuit et dormir sous le jour
Humeur : Résignée mais parfaite tout de même^^

-Je voulais te voir.

Cette fois, je ne peux pas ignorer la brusque chaleur qui dévore mes joues et grimpe jusqu'à la racine même de mes cheveux. Je baisse aussitôt la tête, et tente de ma tourner dans la direction opposée à sa voix pour ne pas qu'il remarque ma gêne. Il l'a probablement senti... Vu même... Nicolas est très observateur avec moi. Il me connait bien, il connait mes réactions, il aime les provoquer d'ailleurs. Comme presque tous les feux et tonnerre que je connaissais. Mais eux n'étaient pas lui. Il est différent. Personne d'autres ne peut me faire réagir comme lui parvient à le faire... Je laisse filer une toux légère pour dissimuler le trouble dans lequel mes pensées me jettent.
Il voulait me voir... Il voulait vraiment me voir ? Moi ? Il est venu à l'hôpital juste pour... moi ? Un sourire étire malgré moi mes lèvres. Cela me faisait plaisir, j'étais profondément heureux qu'il me dise ça. Cela aurait été bien mieux de pouvoir sentir sa présence. Un brusque accès de vide me prend alors. Je crois en pas avoir regretté mes pouvoirs davantage qu'à cet instant.

-Je... Je suis content... que tu sois venu...

C'est la pure vérité! Il fallait bien que je le lui dise! Enfin, non il n'y avait pas besoin en vrai mais c'est sorti tout seul. Je l'écoute tranquillement me raconter ce qu'il a ressenti, comment les gens l'ont aidé. Il répond tout seul à ma question, à la fois sur l'aspect des derniers événements, à la fois sur sa cure. Je suis content. Je suis content qu'il aille mieux. Cela me rappelle notre "discussion", cette fameuse fois, dans sa chambre... Qu'il pourrait revenir et me dire ce qu'il ressentait une fois qu'il serait de retour à son état normal. Qu'il serait soigné...

Je gigote un peu sur mon lit, trouve une position confortable, me stabilise sur une qui ne l'est pas et réfléchis, tout en gardant le silence. Il est revenu. Il est vraiment revenu. Il est allé en cure pour se soigner, pour redevenir celui qu'il était avant son passage étoile, il m'avait avoué ses sentiments sous le coup de la drogue mais je n'y avais pas accordé grande importance, du moins j'avais essayé. Il m'avait dit qu'il m'aimait, avant de coucher avec tout Terrae, il me l'avait redis dans la chambre, alors qu'il était stone... Je ne sais pas au fond si je peux véritablement me fier à sa parole et surtout... Son amour pour moi, s'il est sincère, semble lui faire beaucoup plus de bien que de mal. C'est aussi pour ça que je ne suis pas venu le voir avant. J'ai l'impression, au final, que c'est moi qui lui fait du mal sans le vouloir, par ma seule existence, par le simple fait que je lui fais ressentir quelque chose que, peut-être, il ne veut pas ressentir... Je ne sais pas où je veux en venir moi-même...

Je relève la tête en l'entendant. Je la secoue doucement puis me décale sur le lit de façon à lui laisser une place pour s'asseoir, tapotant l'espace vide de ma main pour lui faire signe. Il voulait que l'on discute bien sur. Il voulait que l'on ai LA discussion qui aurait due avoir lieu ce soir-là. La discussion que je voulais que l'on ai, que j'avais moi-même demandé. C'était aussi une manière de fuir le désordre émotionnel qui menaçait de m'étouffer entièrement. Sauf que je ne pouvais plus y échapper maintenant...

-Ne t'en fais pas, je comprends, dis-je en souriant, après un léger rire en l'entendant dire qu'il n'était pas clair.

Pauvre tentative de le détendre, et moi au passage. Moi aussi je n'étais pas clair. Je n'osais pas parler, je n'osais rien dire, et je ne savais d'ailleurs pas quoi dire. Je ne savais même pas me comporter. Lui non plus visiblement. Mais lui, il avait osé venir jusqu'ici, il était venu me voir, prendre de mes nouvelles.

-Je suis heureux que tu ailles bien. Soulagé aussi, dis-je, après un court silence. Je... Je m'inquiétais un peu à vrai dire...

Nouveau rougissement. Je détourne de nouveau la tête. Je sais ce que je m'apprête à entendre. Je peux le sentir dans chaque fibre de mon corps. Et j'ai peur. Cela ma terrifie au plus haut point. Parce que personne ne m'a jamais dit ça, parce que je ne sais pas si je peux vraiment le croire après tout ce qu'il s'est passé. Parce que... Il y a tellement de "parce que" qui me viennent en tête!


[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥] 1416521899-matheo-signature
##   Jeu 14 Déc 2017 - 21:14

Personnage ~
► Âge : 19
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
Nicolas Lefebvre
Nicolas Lefebvre
Etoile Tonnerre Solaire
Messages : 1320
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 26
Humeur : Oui.

Mathéo est content. Mathéo est content... Ahah... Non mais restons calme, il a dit qu'il était content qu'on soit venu, donc, ça s'trouve, c'est juste qu'il est bien quand il est pas tout seul dans sa chambre d'hôpital, hein, c'est ce qu'on ressentait aussi quand on y était, on était content d'avoir de la visite hm, voilà, ça veut pas dire qu'il est content de te voir MDR voir bref, omg je m'emmêle les pinceaux tout seul et j'ai chaud... ET POURQUOI TU DIS RIEN ? Nicolas ne dit rien parce qu'il est en train de sourire comme un abruti parce que, du coup, il est content aussi. Il est content que Mathéo lui dise qu'il est content... Il le croit. Bon, ce serait mentir qu'il aurait aimé le sentir avec ses pouvoirs aussi mais... Ohlala, c'est trop compliqué.

Assis sur le fauteuil, il frotte machinalement les cicatrices de ses mains. Les mots sont si compliqués à manipuler, et il a déjà gaffé plusieurs fois de cette manière. Il veut vraiment faire les choses bien. Il veut vraiment y arriver. Les mots, parfois, sont importants aussi. Mais s'il passait à côté en étant pas aussi clair qu'il le voudrait ? Et s'il y avait de nouveau quiproquo ? Et... Toutes ses questions s'envolent quand il perçoit le corps de Mathéo faire un mouvement... et le son étouffé d'une main tapotant le matelas. Il veut... que je me rapproche ? .... Arrêt cérébral complet.

Il l'entend à peine dire qu'il le comprend... et son rire léger le fait vibrer. Il bat des paupières, essaie un court instant de se demander si c'est une bonne idée avant de laisser tomber, purement et simplement, et d'obéir. Si Mathéo le demande, c'est qu'il le veut bien. Hein. Oui. Inspirer, expirer. Il se lève, laissant sa veste sur le fauteuil et fait glisser sa main sur le bord du lit, pour être sûr de pas le louper... Ce serait dommage de se casser la gueule là quand même. Il ne s'assoit pas à côté de lui, même s'il ne souhaite que ça, il préfère lui faire face, une jambe dans le vide, l'autre sur son genou. Plus proche, il sent son odeur, il sent sa chaleur... Ça risque pas d'être compliqué pour se concentrer ? Non... Non parce que soudain, de mieux sentir sa présence, ça nous apaise. Un peu... Parce que lorsqu'il avoue être heureux et soulagé de nous voir, on baisse la tête, comme un chien qui sait avoir fait une bêtise... :

-Je suis désolé... de t'avoir inquiété... et de t'avoir blessé... et d'être euh... abruti. Je suis désolé pour beaucoup de choses en vrai...

Est-ce qu'il était désolé de l'aimer encore ?... Sûrement pas. Même si la peur sourde de continuer à le blesser restait tenace. :

-J'ai pas de mot pour décrire à quel point je suis un boulet, que ma connerie était pff... Il fait un geste vague de la main en haussant les épaules. J'ai eu peur, j'ai voulu fuir, j'ai fait bien plus de mal que de bien que ce que je croyais... Mais c'est passé, c'était dur mais c'est passé. Et j'ai compris que fuir, me faire souffrir ou... mourir... ça ne ferait plaisir à personne. Même pas à moi eh. Rire bref et gêné. Parce que je veux voir sourire ceux que j'aime... encore...

Il gratte son arcade et ne fixe rien d'autre que les mains de Mathéo. Il toussote avant de reprendre. :

-Je ne t'ai pas écouté et-

Quelque chose le bloque soudain, il déglutit. :

-On a... J'veux dire. J'ai aucune excuse pour ça. Je t'ai blessé et je suis parti. Et tu m'as offert un autre cristal et tu m'as sauvé la vie.

Il lève la tête pour empêcher les larmes de tomber... Il renifle. :

-Je comprendrais... que tu veuilles plus de moi. Franchement. Je suis vraiment pas... 'fin- Il s'arrête quand il se rend compte qu'il est de nouveau sur le point de se dénigrer, il secoue la tête. Mais je veux pas te perdre... Je sais que c'est égoïste après tout ce que j'ai fait... Mais... je... Inspiration. Je t'aime vraiment Mathéo. Je n'ai plus peur. Je t'aime et- je-... Je veux pas te perdre, plus jamais.

Wah putain j'ai chaud. AAAAAAH ! C'est horrible, on ressent du soulagement, de la peur, de la peine et de la joie tout à la fois... Même nos glandes lacrymales ne savent plus quoi faire au final. Ça nous brûle les yeux sans les faire couler. Ça nous fait trembler tout entier. Mais on ne s'en ira pas. Non. Plus jamais. :

-D-Du coup. J'aimerais... t'écouter...


HRP : Coooooome whaaaaaaat maaaaaaaaay :whut: :whut: :whut:


[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥] LqXPa


Spoiler:
 
##   Sam 23 Déc 2017 - 17:38

Personnage ~
► Âge : 24 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
Matheo Runon
Matheo Runon
Etoile Air Solaire
Messages : 663
Date d'inscription : 27/12/2011
Emploi/loisirs : Chanter pour la nuit et dormir sous le jour
Humeur : Résignée mais parfaite tout de même^^

Il s'assoit. Je sens son poids faire pencher légèrement le matelas et surtout... je sens son odeur, je perçois sa chaleur, j'ai l'impression qu'il est tout près, sans vraiment savoir exactement. J'avais fait ce geste sans réfléchir, sans imaginer la réaction que j'aurai s'il se tenait près de moi. Mon coeur loupe un battement, et je sens de nouveau une douce chaleur ronger mes joues. Il était le seul à me perturber de la sorte, peut-être parce qu'il était le premier avec qui... hum... Je secoue la tête. Ce n'est pas le moment de penser à ça.

Il commence à parler. il hésite, il se tortille sur le lit, il bégaie par moment mais il parle. il m'explique. Ou plutôt, il s'excuse. Je lève la tête vers lui, tendant toute mon attention sur Nicolas, sa voix, ses mots, chacun de ses tremblements, chaque nuances qui le rendaient plus réels et plus beau dans mon esprit qu'il ne l'avait jamais été. Chaque fois qu'il ouvre la bouche, c'est comme une pommade appliquée délicatement sur chacune des plaies qui couvrent mon coeur, comme une caresse délicate destinée à abaisser mes défenses, apaiser mes peurs et m'encourager à m'ouvrir à mon tour. Il me parle sans détour, il se dénigre, il s'excuse, se dénigre puis il... Il réaffirme, encore, toujours, ses sentiments pour moi. De nouveau cette douce chaleur qui envahit non seulement mes joues mais mon corps tout entier cette fois-ci. Je me recroqueville légèrement sur mon lit, gêné. Je ne sais quoi dire, comment réagir. Est-ce qu'on est  censé dire quelque chose ? Si oui quoi ? Je... Je ne connais rien au domaine des sentiments. Je me rends compte que, après avoir conseillé tous mes amis, Ys, Huo et bien d'autres sur comment faire leur déclaration, comment faire face à leurs sentiments, moi, j'étais tout aussi incapable qu'eux. C'est toujours bien plus facile quand on est pas concerné bien sur, A présent, je comprends mieux ce qu'ils avaient dû ressentir, leur désarroi. Je ressens actuellement la même chose.

Le silence retombe alors que sa voix s'éteint. C'est à moi de parler. Sauf que je ne sais pas quoi dire, comment commencer... Ma tête est complètement brouillée, mes pensées filent d'un côté et de l'autre sans se fixer, je ne parviens à penser clairement. Je respire bruyamment pendant trente secondes, avant de me calmer. Il a eu le courage de s'excuser, de s'expliquer, de m'ouvrir ses sentiments... Je ne peux pas avoir moins de courage que lui. Je n'en ai pas le droit. Et puis, c'est moi qui lui ai dis que je pourrai m'exprimer à ce moment-là. Il était temps que je fasse face à mes propres émotions. Je pris une grande respiration.

-Je t'ai haï Nicolas. Comme personne. Je n'ai jamais haï personne et tu es le premier à m'avoir fait... ressentir ça. Je t'en veux pour ça aussi... pour.... Pour cette nuit...

J'essaie de contrôler le tremblements de mes mains en empoignant le drap. Lorsque je reprends toutefois, ma voix est posée, calme.

-J'étais si heureux ce soir-là. Même avec ton pouvoir de sensitif, tu ne pourrais capter à quel point j'étais heureux. C'est pour ça que je n'ai... Que je n'ai pas compris... que j'étais... énervé, frustré... Je pense même qu'on pourrait aller jusqu'à désespéré tellement je me sentais bête. Je te sentais avec tous ces gens, je savais ce qui se passait et ça me rendait fou. Je me serais fait à l'idée de n'être que le plaisir d'un soir, avec le temps... Mais tu m'avais ouvert tes sentiments, et tu l'as encore fait à cette fête... J'étais perdu, je ne comprenais pas, je ne TE comprenais pas. Et tu continuais, et moi j'étais toujours plus malheureux.

Je secoue la tête. Inspire calmement.

-Même aujourd'hui je suis partagé entre... tous ces sentiments qui s'entremêlent, dis-je en frappant le matelas du plat de la main, de frustration. Quand je te "vois", je ne peux m'empêcher de repenser à cette nuit et d'être heureux, de... ressentir cette... attirance pour toi. Et en même temps, je meurs d'envie de t'arracher la tête.

Tout se bouscule encore. Je ne sais pas quoi ressentir. Enfin, si je le sais, mais il y a tellement de confusion et d'autres choses que je ne suis même plus sûr de ce que je dois ressentir.

-Mais au fond de moi... Je t'ai toujours... enfin je crois que j'ai toujours... aimé. Moi aussi. C'est pour ça que j'avais si mal.

Je détourne mon visage un instant. Même si je ne peux pas le voir, lui le peut! Il peut tout voir de moi, mes rougissements, mes tremblements... Il me voit mieux que je ne le pourrais jamais. Moi je ne le vois pas, je ne le vois pas me voir... Je regrette ma vue, je regrette ma perception... Ce serait tellement du simple. Quoique.

-Je ne pourrais jamais... ne plus vouloir de toi, dis-je en déglutissant. Je ne veux pas que tu t'en ailles. Je ne veux plus devrais-je dire. Je... je suis bien avec toi, là.

Je baisse la tête. Ultime rougissement.

-J'ai... j'ai l'impression d'être cette nuit encore une fois. Je suis heureux. C'est... agréable...

J'ai le coeur qui bat fort. Chaque battement semble résonner à mes oreilles comme si un taper sur un tambour à toute volée.

-Je te pardonne. Parce que... profonde inspiration, suivie d'un petit sourire... Je t'aime.


Hrp: I will love youuuu, until my dyiiiiiiiing daaaaaaaaaay <3


[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥] 1416521899-matheo-signature
##   Dim 24 Déc 2017 - 11:56

Personnage ~
► Âge : 19
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
Nicolas Lefebvre
Nicolas Lefebvre
Etoile Tonnerre Solaire
Messages : 1320
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 26
Humeur : Oui.

Il commence par dire "Je t'ai haï". Nicolas a beau en avoir parfaitement conscience, ça fait toujours du mal de l'entendre. Il déglutit, ferme les yeux... Mais au lieu de rejeter ça au loin, il l'accepte, il le comprend. Bien sûr, il s'était mal comporté, bien sûr, il risquait pas de recevoir des éloges pour avoir sal- non... Pour être parti. C'est ça. Mathéo s'était senti trahi, pas violé. Ce n'est pas une consolation, loin de là ; mais il comprenait bien mieux sa réaction à la fête du coup. Il hoche la tête bien qu'il sache pertinemment que Mathéo ne voit, ni ne perçoit son geste infime. Il continue de l'écouter, saisit que tout cela est du au plus grand quiproquo du monde... Personne ne comprenait personne. Et tout le monde était malheureux. Mathéo frappe le matelas, parle de ce qu'il ressent quand il est là... Le mélange de sentiments positifs et de frustration... Nicolas ne peut s'empêcher de sourire quand il lui dit qu'il lui arracherait bien la tête. Il se retient de lui dire que ça le dérangerait pas qu'il le fasse, tant que c'est lui.

Mathéo fait un mouvement de la tête, Nicolas ne comprend pas ce qu'il essaie de faire... Dans la nuit, il n'arrive qu'à percevoir les mouvements de l'ombre de Mathéo... Il cherche à se cacher ? La question sombre dans l'oubli sitôt qu'il reprend la parole. Il est heureux lorsqu'il est là. Il baisse la tête. Il trouve que c'est agréable. Nicolas bat des paupières... Et le temps s'arrête.

Il le pardonne d'abord. Un poids énorme s'envole de son torse. Ensuite, il lui dit pourquoi. On a déjà à Nicolas qu'on l'aimait. Entre Ronron qui passe son temps à lui rappeler qu'il n'est pas tout seul, ses amis qui l'entourent, ou même Charlotte qui peine à prononcer les mots mais qui est vibrante de sincérité chaque fois qu'elle essaie... Il les avait déjà entendu ces mots. Il connaissait les mots. Il n'avait aucune idée de la puissance qu'ils avaient. Il prend une inspiration, brève. Sa lèvre tremble, il le sent, alors il passe sa main dessus. Il se cache aussi... Il cache la chaleur qui a envahi tout son visage, tout son être, à en faire battre son cœur mille fois trop vite. Il ne s'était pas attendu à ça, à autant... Il était juste venu pour retrouver son ami, pour lui demander pardon, pour lui expliquer qu'il avait enfin compris le mal qu'il avait fait et qu'il ne voulait plus jamais faire du mal, du moins de cette manière. Que s'il blessait encore, il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour réparer sa bêtise et soigner ceux qu'il aime tant. Qu'il ne fuirait plus, ni la douleur, ni la joie, ni la peine, ni le mal, ni le bien qu'il pouvait ressentir, qu'il pouvait faire ressentir aux autres. Et là... du coup... on ne peut pas fuir une déclaration pareille hein ? S'il était possible de rougir encore plus fort, Nicolas vient de battre le record. Il a l'impression que son visage est bouillant, jusqu'aux oreilles, fiévreux, au point d'avoir des larmes aux yeux.

...Et il ne sait pas quoi dire.

Un aveugle et un muet sont dans une chambre d'hôpital et tente de communiquer... On dirait le début d'une mauvaise blague. Nicolas ouvre la bouche mais aucun son ne sort, ni mot, ni même une plainte. Il inspire lentement, mais rien que l’afflux d'air fait naître des éclats de lumière dans son champs de vision... Le monde est plus beau ou il fait un malaise ? Non, non, pas de malaise. Il retire sa main de son visage, attrape maladroitement le cristal autour de son cou. Il ne peut plus le percevoir mais ça le rassure quand même. Si je dis quoique ce soit tu crois que je vais bafouiller. Agblfm. Awi. Awiii. A ce point là donc. Ça veut pas dire qu'on va pas essayer... Parce que Matty doit se demander ce qu'il se passe hein. :

-M-moi aussi... je suis heureux.

...Hein ? Qu'est-ce que t'a dit ? Agblfm. Ah on y revient. Attends mais du coup... C'était pas prévu ça. On fait quoi maintenant ? Parce que, je te rappelle, on était juste venu dans l'optique de tenter de se faire pardonner et SI POSSIBLE redevenir ami, si ça lui disait bien... Et maintenant quoi ? Ça veut dire quoi ? Qu'on sort enssss- AAAAAAAAAH !!!! D'ACCORD ! D'accord ! Pas de panique ! Je- Je reste calme, je suis le Loup Noir, je sais m'adapter à toutes les situations qui se présentent devant moi....... sauf celle-là. AAAAAAAAAH !!!! :

-Je... Je sais plus quoi dire ou quoi faire. Je crois que je suis tellement heureux, que le moment est tellement parfait... j'ai encore peur de le gâcher.

...BON on a parlé, c'est sincère. Ça pourrait être mieux mais ça pourrait être carrément pire. :

-...Ah. Je regrette de pas avoir allumé la lumière maintenant. J'aurais voulu te voir.

Rougir. Il suppose. Le voir rougir ainsi que voir ses yeux. Ils lui manquent beaucoup.


[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥] LqXPa


Spoiler:
 
##   Mer 3 Jan 2018 - 10:31

Personnage ~
► Âge : 24 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
Matheo Runon
Matheo Runon
Etoile Air Solaire
Messages : 663
Date d'inscription : 27/12/2011
Emploi/loisirs : Chanter pour la nuit et dormir sous le jour
Humeur : Résignée mais parfaite tout de même^^

Je tends l'oreille pour guetter ne serait-ce qu'un indice qui puisse m'indiquer dans quel état il se trouve mais c'est peine perdue. On dirait presque qu'il a arrêté de respirer. J'espère... que ce n'est pas moi qui le met dans cet état! Peut-être que je l'ai blessé et qu'il a décidé de se suicider en s'asphyxiant ?! Je tends ma main, à tâtons, je finis par saisir la sienne. Je sens son pouls. C'est bon. Il est en vie. Pourtant je ne lâche pas sa main. J'essaie pourtant. Mais au fond, je n'en ai pas vraiment envie. C'est dur à imaginer, surtout après avoir gardé une telle rancune contre lui depuis si longtemps, mais je me sens... plus serein. Mieux en tous cas. Etre parvenu à sortir tout ce qui m'oppressait et me gâchait la vie depuis quelques mois semble m'avoir libéré d'un poids énorme. Alors je ne lâche pas sa main. Je n'y fais même pas attention en vrai. C'est presque comme un réflexe, je ne parviens pas à la retirer.

Un léger sourire s'épanouit sur mon visage. J'entends ses paroles qui finissent sur une sorte de borborygme étrange. Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris mais je peux imaginer ce qu'il a dit. Une légère rougeur s'installe de nouveau sur mon visage. Je ne savais pas qu'il était possible de rougir autant en si peu de temps. Remarquez, je suis un cas clinique grave à la base, ça doit être possible donc. Il finit enfin par s'exprimer de façon à ce que je comprenne. Je perds quelque peu mon sourire et penche la tête. Je ne parviens à lui dire quelque chose de rassurant. Tout au fond de moi, j'ai peur qu'il gâche tout à nouveau. Peut-être qu'un jour il se dira qu'il ne me mérite pas ou plus encore une fois et il retournera voir d'autres personnes, il m'abandonnera à nouveau. Il a beaucoup avancé, je l'entends, je le ressens aussi. Mais je ne suis pas sûr qu'il soit si facile de se débarrasser de ses anciennes peurs. Mais comme diraient Aoi ou Huo, c'est à moi de jouer aussi. A moi de le rassurer. Je prends une grande inspiration et serre un peu plus sa main.

-Tu n'es pas obligé de dire quoique ce soit. Moi je vais le faire...

Nouvelle inspiration.

-Je m'assurerai que plus jamais tu ne flanches, ni ne gâches rien. Enfin j'essaierai, dis-je soudain, peu assuré, je suis pas expert non plus... je... enfin... tu vois ce que que je veux dire... hmm...

Là je me perds dans mes mots, au point de pousser un petit gémissement et de m'enfermer à nouveau dans mon mutisme. Parfois c'est mieux de ne rien dire. J'ai voulu faire du zèle et je me suis fait avoir. J'ai sous-estimé l'emprise qu'il pouvait avoir sur moi... Ce n'est pas si facile que ça en réalité de parler à quelqu'un que... enfin quelqu'un qui... Argh! Je secoue la tête. Je dois penser à autre chose. Ce qui est littéralement impossible dans cette situation.

Lorsqu'il parle d'allumer la lumière pour me voir, je pousse un léger "oh".

-La lumière est éteinte alors ? Il est quelle heure au juste ... ?

Je me rends alors compte du décalage de mes questions par rapport à ce qui est en train de se passer dans cette pièce. Je rougis à nouveau et détourne la tête... avant de me rendre compte que ça ne sert à rien. Si on est dans le noir, il ne doit pas y voir plus que moi, donc toutes mes mimiques pour me cacher ne servent à rien. Me rendant compte que je tiens toujours sa main, cette fois, tel un électrochoc, je la lâche pour la ramener contre moi. Je replonge dans les méandres de mes pensées. Je sais ce que j'ai dis, je sais ce qu'il a dit et.... je crois que l'on... on... s'aime tout les deux non ? Enfin, c'est ce qu'il paraît. Qu'est-ce que ça veut dire pour nous alors ? Je n'ai jamais... enfin je n'ai jamais connu ça... ni personne... Je ne sais pas comment ça se passe et je en sais pas si...

-Je ne sais pas si je suis prêt...

Je l'ai formulé à haute voix, sans m'en rendre compte, indépendamment de ma volonté. Je sursaute moi-même, puis secoue de nouveau la tête. qu'est-ce que j'ai dis ? Moi-même je ne sais pas, je ne sais même pas pourquoi.

-Tu peux allumer la lumière... si tu veux... dis-je alors.


[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥] 1416521899-matheo-signature
##   Sam 6 Jan 2018 - 15:54

Personnage ~
► Âge : 19
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
Nicolas Lefebvre
Nicolas Lefebvre
Etoile Tonnerre Solaire
Messages : 1320
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 26
Humeur : Oui.

Mathéo lui tient la main. Mathéo lui tient la main... MATHÉO LUI TIENT LA MAIN NOM D'UNE NOUILLE ! Nicolas a d'abord un frisson, fixant l'ombre qui vient superposer la sienne. Il sent sa température qui augmente... et il a la tête qui tourne. Mais il s'en fout. Il est pris d'une euphorie qui lui donne envie de se lever, de courir dans les couloirs de l'hôpital et d'hurler que Mathéo lui a touché la main. Et la vie s'éclaire... Nicolas n'a pas besoin de ses pouvoirs pour ne plus être vide. Il sent la chair de Mathéo rejoindre la sienne, il écarte doucement ses doigts pour qu'il puisse y glisser les siens. Il l'écoute attentivement, un sourire se dessinant doucement sur ses lèvres. Il est heureux. Il est bien. Tout simplement. Si Mathéo lui assure qu'il l'aidera à ne plus rien gâcher, Nicolas se promet de faire ce qu'il peut pour qu'il n'ait plus jamais à le faire. Les yeux toujours fixés sur leurs mains, il répond. :

-Le couvre-feu est passé. La nuit tombe rapidement en hiver.

Passer la nuit à l'hôpital ne le dérange pas. Encore moins maintenant qu'ils se sont entendus. Il pourra dormir sur une chaise, dans une salle d'attente ou à l'accueil.

Puis, comme une bulle qui éclate, Mathéo retire sa main et Nicolas revient dans la réalité. Une réalité dans laquelle il lui dit qu'il n'est pas prêt... Le bonheur qu'il ressentait jusque là s'essouffle un peu, mais son sourire ne s'efface pas. Pour lui, ça ne changeait rien à ce qui avait été dit, et Mathéo avait bien raison de le lui dire, plutôt qu'ils restent en suspens à ne savoir quoi faire d'eux-même. Il a sursauté, Nicolas ne sait pas pourquoi mais il l'a senti. Il se redresse légèrement. :

-D'accord. Et pour être franc, je crois que je ne le suis pas non plus. Rire gêné. Mais- euh... On peut prendre notre temps, mieux se connaître tout ça... faire les trucs dans l'ordre.

Même si on sait pas c'est quoi ces trucs. Ah tiens, bon point. :

-J'ai pas besoin de la lumière...

...ma lumière, c'est toi. OH MEC ! Quoi ? NON MAIS TU T'ENTENDS PENSER ? OMG. Heureusement que tu l'as pas dit celle-là sinon je t'aurais forcé à sauter par la fenêtre ! Eh ?! MAIS MEC C’ÉTAIT NIAIS ! TU ES NIAIS ! TU ME GNIEH !!!

Nicolas secoue la tête pour retrouver ses esprits... et au passage, tasser le Loup Noir en train de rager tout seul au fond de sa cage. Et maintenant que tout ça était dit, il ne voulait pas laisser tomber la conversation. :

-Euh... Hm...

Il ne sait pas si Mathéo est au courant de tout ce qu'il se passe dans sa vie... Damn, il ne sait même pas s'il sait qu'il habite chez le Master qui a adopté sa petite sœur ! D'ailleurs, ce n'est pas la seule chose qu'il ne sait pas... Qu'est-ce qu'aime Mathéo, à part les balades de nuit ? Quel genre de musique écoute-t-il ?... A bien y penser, Nicolas a un peu honte de ne pas tout savoir de celui qu'il aime tant... Il veut tout connaître... :

-T-Tu... Tu manges bien ici ? Tu aimes quoi comme gâteau ? Tu aimerais. Qu'je. T'ramène. Un gâteau ?

AH MAIS PUTAIN DE COUDE TU ES NNNNN- J'ai compris !


[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥] LqXPa


Spoiler:
 
##   Jeu 1 Fév 2018 - 20:41

Personnage ~
► Âge : 24 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
Matheo Runon
Matheo Runon
Etoile Air Solaire
Messages : 663
Date d'inscription : 27/12/2011
Emploi/loisirs : Chanter pour la nuit et dormir sous le jour
Humeur : Résignée mais parfaite tout de même^^

Au moment où je sens ses doigts s'entremêlaient avec les miens, mon coeur loupe un battement. Puis se met à battre plus fort. plus vite. Je suis persuadé que je rougis à ce moment-là. Je me force au calme, alors que mon corps, lui, le perd totalement. Sans raison pourtant, je retire ma main. Je me sens aussitôt plus vide, comme s'il me manquait quelque chose. J'ai plus froid aussi. Mais le côté positif, si on peut dire, c'est que mon coeur s'apaise enfin, et que je peux de nouveau faire semblant de ne pas être troublé. Enfin, je peux essayer du moins.

Je l'entends me dire qu'il fait nuit. Que le couvre-feu est passé. Je me redresse légèrement.

-Tu ne vas pas avoir d'ennuis si tu restes ici ?

Je n'espère pas. Étrangement, alors que je pensais que ça me rendrait plus nerveux, plus hésitant que ça, je suis content qu'il soit là. Je suis... bien à ses côtés.
Il fait nuit. Je me suis déjà rendu compte que ça ne le dérangeait pas de sortir la nuit. Je me rappelle la fois où nous étions sorti nous balader, il m'avait parlé de la nuit, des sensations qui le gagnaient sous la voûte nocturne. Je l'avais écouté, attentif, buvant ses paroles. Il n'en avait peut-être pas conscience mais il s'exprimait comme un poète la plupart du temps. C'est une des choses qui m'avait frappé chez lui. Qui m'avait plu aussi. Qui me faisait sourire. Qui me faisait... "craquer" comme aurait dit ma soeur.

L'atmosphère semble retomber quelque peu. Même moi je parviens à la sentir. Est-ce à cause de ce que j'ai dit ? Je secoue la tête, écoute les mots qu'il prononce, me mord les lèvres. Je ne sais pas comment exprimer ce que je ressens à cet instant. De la frustration sûrement. En même temps que j'ai été clair, je me suis aussi mal exprimer. Mais je n'étais pas doué avec les mots. Je retiens un rire en imaginant la réaction de Ys ou de Huo si ils m'entendaient dire ça. Je suis plus doué pour rassurer les autres avec leurs sentiments que moi pour faire face aux miens. Je ne sais pas parler de mes sentiments. Cependant... il allait falloir que j'essaye.

- Ce n'est pas ce que je veux dire... enfin si... tu as raison... on fera comme tu veux, mais ce que je voulais c'est que... c'est compliqué tu sais je... Argh!

De frustration, ma main fouille dans mes cheveux comme si j'allais m'en arracher. Ce n'est pas le cas, juste une réaction à al frustration qui grossit un peu vite à mon goût. Comment lui dire ?

-Je n'ai... je n'ai jamais... Je n'ai jamais aimé personne Nicolas. Pas comme ça du moins. Je ne sais pas... je ne sais comment on doit s'y prendre. Qu'est-ce qu'il faut dire ? Comment il faut agir ? est-ce que je dois faire quelque chose en particulier ? Est-ce que tu attends quelque chose de moi que ferait normalement une personne amoureuse ? Est-ce que...

Je me tais, réalisant le mot que je venais d'employer. La rougeur reprend ses droit et envahit mon visage plus vite que le lion ne met de temps à attraper sa proie. Je l'avais dit. Sans le vouloir, mais je l'avais dit. Amoureux... Oui, c'était la première fois que j'étais amoureux. C'était la première fois que je le disais d'ailleurs. C'est peut-être aussi la première fois que j'en prenais vraiment conscience. En repensant à tous ce qui nous était arrivé, un léger soupir m'échappe tandis qu'un sourire étire mes lèvres.

-On a tout fait à l'envers j'ai l'impression. Nous sommes deux jolis boulets, dis-je, amusé.

C'était la meilleure manière de résumer notre relation jusqu'à maintenant. Amis, mais pas vraiment amis, plus qu'amis, mais jamais vraiment au-delà d'amis... jusqu'à ce fameux soir, puis la fête, où le monde entier avait basculé. Mon monde en tous cas. Quelque chose que je ne connaissais s'imposait en moi, et... j'avais très envie de la recueillir.

Il me fournit une échappatoire rêvée en parlant de la nourriture. Je laisse un rire léger s'échapper avant de reprendre la parole, un sourire aux lèvres.

-Honnêtement, non. La nourriture est mauvaise. Terrae ne fait malheureusement pas exception à ce niveau.

La surprise se peint alors sur mon visage en entendant la suite. Un sourire ravi y apparaît également.

-Oh, ça me ferait très plaisir oui. J'adore les gâteaux et les sucreries. Mes parents tiennent une patisserie-confisserie, je ne te l'avais pas dit ? J'ai toujours adoré ça!

Je me trémousse légèrement pour me redresser.

-J'aurai aimer apprendre à cuisiner, mais je n'étais pas assez attentif alors... j'étais trop jeune, dis-je en riant. Tu pourras m'apprendre! Il faudra que tu sois très patient et que tu restes toujours près de moi à cause de ma cécité, mais je suis sûr que je pourrais y arriver!

Et puis... c'est aussi une bonne excuse pour le garder près de moi. Pour être sûr qu'il ne retombe jamais, que je sois au courant si jamais les choses tournent mal. Je lui faisais confiance, bien sur. Mais quelque part, je ne pouvais m'empêcher d'être inquiet. Et je ne voulais plus arriver trop tard. en plus, ce serait de bons moments à passer ensemble.



[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥] 1416521899-matheo-signature
##   Ven 2 Fév 2018 - 22:32

Personnage ~
► Âge : 19
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
Nicolas Lefebvre
Nicolas Lefebvre
Etoile Tonnerre Solaire
Messages : 1320
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 26
Humeur : Oui.

Mathéo s'est redressé en lui demandant s'il allait pas avoir des ennuis... Nicolas sourit, ayant presque l'envie de rire. Dans d'autres circonstances, il aurait blagué sur le fait qu'il était un aimant à ennuis tellement il se dépréciait. Bon, ça ne veut pas dire qu'il se dépréciait plus maintenant hein. On change pas une équipe qui gagne. Bien dit. Mais ça voulait dire qu'il admettait aussi qu'il se mettait souvent dans la merde pour pas grand chose. :

-Non... J'ai prévenu que je passais la nuit ici. J'ai demandé à Aoi si je pouvais dormir sur un siège à l'accueil et elle m'a dit d'appeler si y'a un souci.

Mais il voyait mal la déranger pour quoi que ce soit de mineur au vu du bordel présent dans Terrae à ce moment. Les nuits devaient être courtes pour les Masters. Et agitées aussi, à la vue des cernes de Ronron.

Et puis là, Mathéo bafouille. Longtemps. Nicolas bat lentement des paupières... Il dit s'être mal exprimé, et quand ses mains passent dans ses cheveux comme pour y chercher les mots qui lui échappent, il doit se retenir d'aller les chercher pour l'empêcher de se faire mal. Je penche la tête sur le côté... et je rougis furieusement, mon corps se tendant comme une arbalète en l'entendant articuler la suite. Il n'a jamais aimé quelqu'un... ...comme ça. Un frisson remonte le long de ma colonne et je dois prendre trois ou quatre degrés de trop vu que le sang me monte à la tête... J'ose même pas imaginer la couleur de mon visage. ...cramoisi ? J'ai à peine le temps de comprendre toutes les implications qu'imposent ces mots, il enchaîne avec toutes les questions que je me suis posé.

C'est vrai ça ! Comment on fait ça ?! Être amoureux, y'a pas genre... un tableau de conditions à remplir ? Faut écrire des poésies ? Euh... Il y a des trucs en plus à faire oui. Oui. ...NON PAS CA ! 'fin si on peut le prendre en compte mais c'est pas l'important. 'fin si ! C'est important qu'avec celui qu'on aime. Mais c'est pas ce qu'on apprécie le plus dans la présence de l'autre. C'est quand le monde bascule entièrement quand il nous prend la main. C'est quand on a un mal fou à retenir la joie simple et intense de l'entendre dire qu'il nous aime aussi derrière un masque. C'est quand on est enfermé dans une pièce, dans le noir, acculé comme une proie devant lui... et être parfaitement bien. Rassuré. En sécurité.

Alors on se retrouve dans cette situation con où on a aucune idée de ce qu'on peut se dire, de ce qu'on peut faire, dans l'éventualité que l'autre veuille bien ou aime ça et puis on- On est deux boulets. Je le fixais depuis tout ce temps, le cœur battant à vive allure alors que le silence nous a entouré, mais le soupir qui s'est échappé de son sourire... il m'a fallu toute la volonté du monde pour ne pas l'attraper. Tendre ma main pour caresser sa joue. Voir sa tête se pencher sur ma paume. Je murmure un faible "C'est vrai." à cette constatation très juste. Deux boulets. Moi d'abord. Et je souris encore.

Mathéo enchaîne sur le sujet que je lui ai offert... J'avoue être encore un peu perdu sur mon petit nuage mais je suis attentif. Non, je ne savais pas que ses parents avaient une pâtisserie-confiserie. D'ailleurs je ne crois pas être déjà entré dans un pareil endroit. Je me doutais que ça devait être bien meilleur que les gâteaux qu'on trouvait en supermarché ou même ceux que je faisais... Eeeh... Il a placé la barre super haut d'un coup j'ai la pression ! Il me propose de lui apprendre à cuisiner. :

-Je serais là. dis-je en étant bien conscient que j'avais aucune envie de partir. Mais je te préviens, j'ai un niveau assez basique ! Je suis sûr que tu finirais par être plus doué que moi à la longue.

Y'avait pas de doute possible à ce propos ; je cuisinais pour me nourrir, je sais faire plein de choses mais j'ai toujours du mal à saisir l'intérêt des assaisonnements et des techniques de cuisson quand on peut faire plus simple sans que ça devienne franchement immangeable. :

-Je te ferai un cheesecake au chocolat blanc !

J'adore faire ce dessert ; j'en met partout, je fais une texture légère pour que ce soit pas trop lourd alors je peux goûter souvent et j'ai pas besoin du four. La recette parfaite à mes yeux. Je m'imagine un instant être en cuisine avec Mathéo, à faire des tartes pour le goûter, une tâche rouge fraise sur les lèvres... J'inspire lentement. :

-Je ne sais pas quoi faire non plus... comment agir quand on est... amoureux.

Je prends une pause... Vous savez... Pour éviter d'exploser d'un coup et de me mettre à hurler. :

-Quoi dire, quoi faire ? De manière générale, j'ai toujours eu du mal. Enfin... moins maintenant. Avec mes amis surtout. Je partage plus qu'avant, et si je fais des erreurs, je corrige ça et j'avance. Je... me laisse porter par le courant. Par ce qu'on a envie d'accomplir tous ensemble. J'ai pas de réponses... Ou sinon peut-être pour la dernière question.

Je regarde ses mains... J'ai envie de les toucher à nouveau. Sentir sa chaleur.  Je n'ai qu'une réponse, et même si c'est pas vraiment quelque chose que j'attends de lui en particulier, mais plutôt quelque chose que j'attends chez tous ceux chers à mon cœur, je veux le lui dire. Car il est encore plus à mes yeux. :

-A l'avenir, je veux savoir tout ce que tu aimes et tout ce que tu n'aimes pas. Que ce soit que je fasse, que je dise,... Ce n'est pas pour m'empêcher d'être moi cette fois, mais pour éviter de te blesser.

Je me penche en avant, une main sur la sienne, finalement, je n'ai pas pu résister. Je le regarde, si proche, même si ses yeux aveugles ne rejoignent pas les miens, je les vois et c'est tout ce qui compte. :

-D'accord ?


[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥] LqXPa


Spoiler:
 
##   Sam 3 Fév 2018 - 22:09

Personnage ~
► Âge : 24 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
Matheo Runon
Matheo Runon
Etoile Air Solaire
Messages : 663
Date d'inscription : 27/12/2011
Emploi/loisirs : Chanter pour la nuit et dormir sous le jour
Humeur : Résignée mais parfaite tout de même^^

Je sens mes oreilles s'échauffer légèrement. Il avait prévu de... passer la nuit ici ? Je me calme en l'entendant parler du fauteuil à l'accueil. Je fais la moue toutefois. Je ne le vois pas passer al nuit dans un fauteuil. Ce n'est pas confortable, il serra tout pelotonné, il aura des courbatures partout lui qui est si grand, ce n'est pas cool pour lui. Mais je dois avouer que, le fait qu'il ait eu cette idée... me fait plaisir dans un sens. Je suis heureux de savoir qu'il sera quelque part dans l'hôpital. Je me sens même rassuré. Je me redresse en me prenant conscience de cela, comme si un moustique venait de me piquer, et secoue à nouveau la tête pour chasser ses pensées.

Le silence s'installe doucement après ma... mise au point ? Déclaration ? Non non, pas ce mot-là! Mes réflexions, on va dire mes réflexions. Puis j'entends de nouveau sa voix. Je m'apaise. Il me parle de mes futurs talents culinaires, ce à quoi je ne peux m'empêcher de rire.

-Tu ne m'as jamais vu faire des travaux pratiques... je suis une véritable catastrophe. C'est toi, qui va avoir besoin de patience, dis-je, penaud.

D'un autre côté, je trouvais ça amusant qu'il relève le défi: celui de transformer le maladroit que je suis en cuisinier aguerri. Sauf qu'à ce point-là, de mon point de vue, ce serait plutôt d'un miracle dont il aura besoin. Mais l'idée de passer un peu de temps avec lui... c'était ça qui comptait non. Maintenant qu'il allait... mieux... peut-être que les choses pouvaient commencer à s'améliorer. Il ne pouvait y avoir que du positif non ?

Je hoche la tête face à sa proposition. Un cheese-cake au chocolat blanc ? Je n'en ai jamais goûté, ce sera une première. Je me demande quel goût ça a. Le nom est bizarre en tous cas, et l'image que j'en ai sûrement plus encore. C'est alors que la conversation repart. Je baisse la tête involontairement, le redresse, prêtant attention à chacun de ses mots. Ca me rassure de savoir qu'il est aussi perdu que moi, que je ne suis pas une bizarrerie de la nature, que ces choses-là ne sont pas innées. Après, le fait que nous soyons tous les deux démunis nous met peut-être en danger non ? A moins que ça n'est pas d'importance. Je ne sais pas moi. Il m'impose une condition. J'ouvre la bouche pour répondre mais il détaille davantage, et, curieusement, je sens son souffle se rapprocher, jusqu'à le sentir sur ma peau aussi nettement que le vent. Je dois être totalement rouge à ce moment précis, d'autant plus que je sens sa main chercher, puis trouver la mienne. Je commence à bafouiller une réponse, inintelligible, inspire un bon coup pour me reprendre.

- Très bien... Je te le dirai. Mais à une condition.

Je serre un peu sa main dans la mienne, comme pour imprimer mes mots avec force.

-Que tu me fasses la même promesse. Si jamais quelque chose ne va pas, si les choses tournent mal... Dis-le moi, parle-moi en. Ne me laisse... ne me laisse pas le découvrir par moi-même. D'accord ?

L'hôpital était calme ce soir, je n'entendais presque pas de bruit. Les événements s'étaient peut-être calmés. C'était difficile à dire. Pour moi en tous cas puisque je ne pouvais pas constater les changements, cela m'était difficile, surtout coincé ici. De toute manière, je serai bientôt de retour dans ma chambre. Ça ne durera pas éternellement, nos pouvoirs reviendront.

-Je me demande comment les choses vont là-dehors...


[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥] 1416521899-matheo-signature
##   Mar 20 Fév 2018 - 10:04

Personnage ~
► Âge : 19
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
Nicolas Lefebvre
Nicolas Lefebvre
Etoile Tonnerre Solaire
Messages : 1320
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 26
Humeur : Oui.

Je ne crois pas être tombé amoureux. Il y a cette idée de chute qui est là et qui donne l'impression que cet état est angoissant ; on tombe et notre monde, le contrôle de notre propre vie s'effondre. On passe de maître unique de notre existence à vouloir faire un bout de chemin en accord avec cet autre être qui nous fait chavirer. C'est inquiétant, cette notion de "tomber". Mais j'ai pas la sensation de tomber. Je ne vois pas Mathéo sur son piédestal, debout, fier et droit pendant que je décline, je dégringole dans un endroit sombre sans espoir, à être incapable de respirer sans lui, sans le voir, sans penser à lui. Non, je ne suis pas tombé amoureux... Je crois sincèrement que je me suis envolé. J'ai survécu à moi-même en l'écoutant, en étant sauvé par ses bras. Je réussis à être un peu plus moi, un peu plus alerte dans cette chambre d'hôpital, alors que la perte de mes pouvoirs m'a rendu amorphe, hébété de solitude, juste parce que ses yeux sont posés sur moi. Je respire mieux quand il pose sa main sur la mienne. Je me sens vivant près de lui. Je ne chute pas loin de lui, je suis moi. Moi tout entier, moi dans ma tête, moi dans mon corps et sans détours... mais sa présence me rend meilleur, conscient, éveillé. Je ne suis pas tombé amoureux de Mathéo. Mathéo c'est mon sixième sens, c'est une partie de moi qui m'aide à être. Il ne rend pas l'existence fade dans son absence, il magnifie tout dans sa présence. Comme une pièce d'un immense puzzle. Comme le ventricule d'un cœur. J'ai envie de le faire fondre en moi. Qu'on ne fasse qu'un dans un sens littéral, pour être dans cet état de félicité perpétuelle. Pour le protéger, l'amener avec moi au soleil, le garder de la manière la plus égoïste qui soit. Être lui et moi.

C'est parfois inquiétant, je l'avoue. Je me demande si ce n'est pas mal de penser comme ça. Ou bien. Ou dans cet entre-deux étranges que j'ai découvert récemment, où l'erreur est permise, où l'on peut évoluer sans crainte de blesser, dans cette zone où le monde n'est ni blanc, ni noir,... pas franchement gris. Plutôt multicolore aux idées qui ont le son d'un orchestre qui s'accorde, tous les instruments en même temps. Le chaos qui amène l'ordre, en quelque sorte. Je ne sais pas. Comme beaucoup de choses, je ne sais pas. Et je comprends qu'il ne sache pas non plus. Mais ça ira, on est dans cet endroit pleins de couleurs à deux et ça me va. Avec un peu de chance, ça nous ira. On cuisinera tous les deux bénis dans cet arc-en-ciel de nouvelles perceptions, on s'envolera les nuits où le ciel étoilé sera trop attirant pour être ignoré, on va se lever, on va manger, on va rire et vivre. Je n'espère que ça. Dans cet entre-deux qui sera notre royaume.

Alors quand il pose sa condition, je suis tout ouïe. Je l'entends bafouiller, je sens la chaleur que dégage son visage et je me dis qu'il doit rougir. Je souris. Je suis si calme, apaisé jusqu'au tréfonds de mon corps... Je crois qu'il pourrait y avoir l'apocalypse dehors que ça ne réveillerai pas mes instincts les plus primaires. Mathéo me demande de faire ce que je lui ai demandé. Parler. Je tends à m'améliorer de ce côté, mais c'est toujours bon d'avoir une piqûre de rappel. :

-D'accord.

Mon pouce passe doucement sur sa main. Il avait serré la mienne comme s'il voulait y graver cette promesse, l'intégrer en moi pour que je en fasse plus jamais la même erreur. J'y répondais aussi avec cette caresse.

Il y a un instant où le silence emplit la pièce. J'en profite pour fermer les yeux et caler ma respiration sur la sienne. Le bruit de nos souffles accordés créait comme des petits éclats de lumière sur un canevas bleu sombre. Je ne les rouvre pas tout de suite quand Mathéo se demande ce qu'il se passe dehors. Je penche la tête sur le côté, gêné. Je devrais le savoir. J'y étais. Mais j'ai l'impression que les événements se sont passés dans un autre espace-temps où seul mon corps faisait acte de présence... :

-La disparition des pouvoirs et d'Hideko ont créé un vent de panique... maintenant je pense que c'est surtout de l'angoisse qui habite les terraens. ...'fin je dis ça, je sais pas.

Je ne sens plus les gens. J'ai un frisson quand je comprends qu'avec cette simple constatation, j'ai voulu étendre mes pouvoirs pour capter des énergies endormies autour de nous... et le vide m'a répondu. :

-Les Masters font de leur mieux pour gérer la situation... mais il n'y a pas communication. Et ceux qui n'ont pas de réponses cherchent à les avoir d'eux-mêmes.

L'incompréhension peut mener à la colère. Je le sais. Je ne comprenais pas pourquoi on s'en prenait à moi au village, j'ai répondu à la violence par la violence, me complaisant dans la simplicité de cette loi du plus fort. J'ai pas envie que Terrae se transforme en champs de bataille. J'ai pas envie que ma maison devienne ce que j'ai essayé de fuir et qui me manque à la fois. Je baisse la tête, les yeux toujours fermés. :

-Je peux faire un câlin ?

J'ai pas envie d'un monde pleins de dangers dans la vie de ceux que j'aime alors que j'en suis déjà.


[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥] LqXPa


Spoiler:
 
##   Sam 14 Juil 2018 - 16:11

Personnage ~
► Âge : 24 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
Matheo Runon
Matheo Runon
Etoile Air Solaire
Messages : 663
Date d'inscription : 27/12/2011
Emploi/loisirs : Chanter pour la nuit et dormir sous le jour
Humeur : Résignée mais parfaite tout de même^^

Je hoche la tête, distraitement, alors que Nicolas m'explique les derniers événements. Je ne suivais les choses que de très loin depuis quelques jours et, pour être franc, je n'étais pas très rassuré par l'ambiance qui régnait à Terrae en ce moment. Sans en savoir davantage, les bruits et les rumeurs (qui allaient bon train) me faisaient peur, surtout maintenant que... Je sens son pouce sur le dos de ma main. Je frissonne, sans pouvoir m'en empêcher. Je ne lâche pas sa main pour autant. Je suis... Bien comme ça, alors que j'ai l'impression de mourir à l'intérieur, comme si mon cœur souhaitait s'arracher à ma poitrine. Perturbé, je me concentre sur ses paroles au maximum.

-Je comprends... J'espère que Terrae ne va pas sombré dans la folie. Les gens semblent si troublés, ils crient tellement fort parfois que j'en ai mal à la tête.

Je ne mentais pas en disant que je comprenais. Terrae avait perdu sa directrice, son mentor, il est normal que ses élèves se sentent abandonnés. Mais les pouvoirs... Pourquoi nous les retirer ? Je continue de croire que Ryu a ses raisons, qu'il n'a pas forcément envie d'exprimer... Ou peut-être a t-il agi sur le coup de l'émotion ? Quoiqu'il en soit, il ne fallait se diviser maintenant. C'est justement lorsque les temps sont troubles qu'il faut être fort. Sauf pour moi... encore une fois, je n'ai pas su le faire.

Le mot câlin résonne alors près de moi. Confus, je comprends, avec un peu de retard, que Nicolas me demande s'il peut me faire un câlin... Si je veux l'enlacer. La réaction ne se fait pas attendre : je rougis deux fois plus fort qu'avant, au point que je dois ressembler à un radiateur, ou plutôt, je dois dégager autant de chaleur (j'espère ne pas ressembler vraiment à un radiateur).

-Euh.. Eh bien.. euh... hum...

Trop tôt ? Trop soudain ?
Une évidence en tous cas : j'en avais envie. Après tout ce que l'on avait traversé, et sa présence ici ce soir, me poussait à accepter. La raison était de mon côté. Le corps également. J'en avais besoin moi aussi, j'avais besoin de m'évader un instant. D'oublier dans quel monde j'étais... D'oublier le noir de ma nuit personnelle.

Finalement, je hoche la tête, le visage aussi rouge qu'une pivoine. Je me penche un peu pour mieux m'installer et me décale pour lui laisser une place à côté de moi, sur le lit. J'entends qu'il bouge, je sens le froissement des draps et des couvertures, je sens le poids de son corps près de moi. Il est là, je le sens lui aussi à présent. Tout doucement, je le prends dans mes bras, sans aucune hésitation, à ma grande surprise. Une de mes mains se lève et vient caresser délicatement ses cheveux. Je savais qu'il aimait ça. J'en avais envie moi aussi.

- Ça va comme ça... ? Demandais-je d'une voix pas très assurée.


[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥] 1416521899-matheo-signature
##   Mar 17 Juil 2018 - 20:37

Personnage ~
► Âge : 19
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
Nicolas Lefebvre
Nicolas Lefebvre
Etoile Tonnerre Solaire
Messages : 1320
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 26
Humeur : Oui.

Mathéo me dit que les gens crient. Je secoue gravement la tête. Je ne sais pas ce qu'il y a de pire ; ce qu'il me décrit, ou ce que je constate au quotidien, quand je suis assez éveillé pour le voir, le silence tendu des gens au regard fuyant, comme s'ils captaient que n'importe qui pouvait être un traître. Je pince mes lèvres, tentant tout de même de faire une comparaison. Je me souviens de hurlements et de la peur qui pouvait les amplifier, ces cris venant d'un passé que je tente d'accepter mais le silence et le jugement qui suit les pas des gens d'ici aujourd'hui me saisit au thorax d'une manière que je ne connaissais pas jusque là, habitué au semblant de discrétion qu'adoptaient les gens du village, se faisant entendre juste assez pour le plaisir de faire souffrir les autres. C'était différent, je ne saurais dire si c'est mieux.

La simple présence de Mathéo m'empêche de ruminer tout ça. En vérité, j'ai même du mal à comprendre pourquoi j'ai tenté de l'éviter durant des mois quand je vois le bien qu'il m'apporte par le fait d'être juste là. Avec juste mon pouce, caressant le dos de sa main, faisant de lents cercles, j'ai l'impression d'avoir un paradis qui m'est interdit. Pourtant j'ose tout de même lui demander ce câlin. Parce que j'en ai envie, j'en ai besoin, mais que je veux pas le forcer... Il y a un petit silence suivi par une hésitation, ça me conforte dans l'idée que j'ai bien fait de demander. Je me prépare à un refus toutefois ; je me dis que ce serait une réaction logique. C'est peut-être un peu tôt pour un rapprochement aussi... radical. Même si je prends souvent mes amis dans mes bras, ça n'a pas la même signification avec Mathéo.

Pourtant je le vois hocher la tête. J'ai un moment d'absence où je me dis que j'ai peut-être mal compris son geste dans la pénombre mais non, clairement, il se décale pour me laisser un peu de place. Je gratte ma nuque brièvement, gêné, avant de me rappeler que j'ai vraiment envie de ce câlin et que rien ne peut m'arrêter maintenant -à part un refus à la dernière seconde de Mathéo, on sait jamais. Je m'installe alors prudemment, quand les bras de Mathéo m'encerclent sans aucune hésitation. Je passe une seconde en suspens, comme si j'avais du mal à saisir ce qu'il se passait -ce qui est le cas, ne nous mentons pas-, avant de le serrer contre moi à mon tour, d'un bras, l'autre faisant glisser ses doux cheveux derrière son oreille... La sensation me fit frissonner alors je recommence, une... deux fois... ses cheveux glissant entre mes doigts rendant le moment encore plus réel, avec la chaleur de nos corps l'un contre l'autre. Ma tête se pose sur la sienne et sa main vient chercher l'arrière de mon crâne... Comme à chaque fois qu'il me touche là, je ferme les yeux, retenant un grondement de m'échapper. :

-Ça va comme ça... ?

Sa voix perdue au creux de moi me fait encore plus de bien. J'ai Mathéo contre moi... J'ai Mathéo contre moi et j'ai envie que le temps s'arrête. Je plonge mon nez dans sa chevelure, hume son odeur que je reconnaîtrais entre mille... Un matin de printemps qui se lève, la fraîcheur de la rosée et toute la vie qui s'anime aux rayons du soleil, désireux de conquérir le monde. Cette vie qui a attendu tout un hiver pour exploser et qui maintenant s'agite dans les lueurs de l'aube... J'aimerais tellement lui montrer ce paysage... :

-C'est parfait. dis-je avant d'ajouter, hésitant... Merci.

Je pourrais m'endormir comme ça, je sais que je dormirais d'un sommeil sans cauchemar, sans me réveiller régulièrement dans la nuit en me demandant où je suis, pourquoi je suis ici et quelle menace je devrais tuer pour survivre. Je serais pas le petit garçon qui dort sur un tapis dans un placard, je serais la bête tranquille perdu dans les bras de quelqu'un plus fort que lui. Cette pensée me fait sourire. Mathéo est si fort, dans mon cœur, j'ai l'impression qu'il a fait toute les guerres du monde que je ne vaux rien entre ses bras... Et ça me va. Je ne vaux rien pour les autres, je suis tout à lui. J'inspire encore une fois son odeur, comme un animal en manque, passe une dernière fois ma main dans ses cheveux que j'adore, comme tout son corps, comme tout lui, avant de murmurer. :

-Si on reste comme ça je vais m'endormir... Tu veux qu'on discute un peu encore ?... Est-ce que tu veux que je vienne te voir demain matin avant de rentrer ?

Toujours lui laisser le choix, poser des questions... Il ne voyait pas de quoi ils pouvaient discuter mais il était prêt à répondre à toutes les questions de Mathéo, même jusqu'au bout de la nuit... Puis s'il voulait le voir au matin, ça lui semblait être important. Parce que ce n'était pas qu'une visite pour apaiser ses doutes ou sa culpabilité, c'était le début de ce qu'il voulait construire avec lui... C'est dommage que ce soit dans de telles circonstances mais il était trop inquiet pour la laisser passer.


[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥] LqXPa


Spoiler:
 
##   
Contenu sponsorisé

 

[EVENT - 1] Sing for absolution [Mattychou ♥]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Terrae, Une nouvelle ère commence... :: Terrae Village.
 :: Hôpital.
Aller à la page : 1, 2  Suivant