Terrae, Une nouvelle ère commence...

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[Event - 2] You'll hit me, but i'll survive. (Solo)
#   Mar 23 Jan 2018 - 1:04

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Là tout de suite, j’suis plutôt calme. L’entraînement de cette aprèm s’est bien passé. En fait, j’aime bien ces moments que j’passe avec les gens qui sont op pour apprendre. Beaucoup de filles, notamment depuis que l’institut se barre en couilles. C’est aussi pour ça que je présente surtout voire que des éléments de défense, parce qu’imagine j’apprends un élément d’attaque, genre points sensibles ou quoi, à un gros psychopathe ? Nan j’suis pas chaud pour ce genre de responsabilités. Ouais ouais calme-toi oui c’est bon. J’ai des gens auxquels j’tiens ici. Bon. Fais pas ièch.

Aujourd’hui, le Soleil pointait. Il va bientôt se coucher, la lumière est très douce. J’aime bien ces moments de calme, de solitude, quand je range le gymnase après entrainement. Elles m’aident bien sûr, mais moi j’termine toujours pour que ce soit clean. Ca m’rappelle M. Yo. Ca m’apaise. Et puis ce soir j’vais pouvoir traîner tranquille, et lire. Ouais. Ca va être posé. Je sens soudain un regard posé sur moi. Je tourne la tête après avoir posé le dernier lourd sac de frappe avec ses copains contre le mur.

Un type, un poil plus vieux que moi peut être ? Il me dévisage, en me souriant. Il s’approche un peu. Moi, je secoue mes mains, retire le bandage de ma main droite, comme il sourit, et a l’air de vouloir chercher quelque chose, je m’avance un peu vers lui lorsqu’il est proche.

Besoin d’aide ? Tu cherchais quelqu’un ?

J’étais concentrée sur mon bandage. Quand d’un seul coup, mon visage est renvoyé violemment sur la gauche. Ca chauffe vénère dans ma joue droite. En fait, j’suis tellement surprise, que j’me contente d’écarquiller les yeux. Attends ahaha, il vient de mettre un direct là ? Il est sérieux le p’tit con ? Mon étourdissement s’en va, dès que son corps s’approche trop du mien, que ses mains cherchent mes poignets. Je l’attrape avant lui, et le lui tord violemment, il grimace, retire enfin ce sourire hyper creepy finalement.

Mec t’es malade ? Qu’est-ce que t’as ?

Je suis sur la défensive, détaille tout son corps. Il est déçu parce que j’ai été plus vive que lui. J’ai mal à la joue, mais j’ignore, j’ignore sans aucune difficulté. Je me sens en danger. Je ne sais pas s’il est seul. Je ne sais pas ce qu’il veut.

T’es bien Elwynn non ? Tu défends les Masters ? T’es leur espionne c’est ça ? On t’a vue à la réu l’autre jour, mais tu trempes pas tes couilles. Et déjà à la cafet, tu défendais l’ennemi.

J’écarquille les yeux ? Mais mais mais MAIS WUUUUUUUT ? Mais faut qu’il se calme là putain, le gars c’est bon y a un p’tit souci et le gars rentre en guerre. Mais chaton retourne dormir sous ta couette si tu comprends rien au monde extérieur putain.

Quoi, mais quoi défendre l’ennemi ? Tu t’rends compte de comment tu parles gro-...

TA GUEULE, T’ES QU’UNE SALE TRAITRE ! T’façon t’es pote avec le scientifique de merde, j’ai bien compris ton p’tit jeu. J’vais t’faire revenir à ta place, sale garce.

Une fois qu’il dit ça, il s’avance de nouveau. Il doit s’attendre à ce que je ne sache que me défendre. Ok, tu vas bouffer le sol enculé. J’t’assure que le béton ça a pas bon goût. Ses mains se jettent sur mon corps, en deux parades je le repousse, heurte sans douceur son coude pour qu’il soit engourdi. Je lui demande une fois d’arrêter, avec le ton le plus froid qui soit.

Et puis, son regard change. Il prend ça comme une faiblesse, il n’a pas compris que je n’ai pas peur. Mais son regard à cet instant me glace de l’intérieur. La dernière fois qu’on m’a détaillée comme ça, c’était Jérémy Bonnet, il a fini étalé sur le sol. Et avant… Avant, c’était en ville. Et j’m’y ferai jamais. Ce regard de servitude sur moi. Celui qui semble arraché mes vêtements, mon corps, l’essence même de qui je suis, pour seulement prendre ce qui l’intéresse. Le regard d’un charognard qui jauge par quelle pièce de viande commencer son appétissant repas. Et comme à chaque fois que ce regard se pose sur moi, mon corps se tend, mes yeux s’étrécirent. C’est ses propres tripes qu’il va déguster.

**

J’ai 16 ans. En face de moi, le type a deux couteaux, un dans chaque main. Il a ce sourire carnivore. Mes bras dégoulinent de sang, le mien surtout. Mais je n’ai pas peur, je n’ai plus l’âge d’avoir peur. Coincé contre le mur de l’immeuble, je ne peux pas m’enfuir, je suis obligée de l’affronter, et il le sait. Et le comme la majorité des hommes attirés seulement parce que je n’ai jamais décidé d’être, il s’approche de moi, et me sous-estime. L’instant de trop. Je fonds sur lui, attrape un poignet, le brise en un mouvement calculé, répété, étudié.

Des gars passent leurs vies à comprendre des phénomènes physiques, moi j’passe la mienne à perfectionner ce mouvement. Et ceux qui suivent. J’envoie deux doigts dans ses yeux. Il hurle. Les yeux ça blessent, ça déstabilise. Il est trop proche, son mouvement brusque du bras va me toucher. Je tourne la tête, ça me tranche à peine la joue. Dégâts minimes. Attendus. J’envoie mon genou dans son ventre. Une fois. Deux fois. Il se plie en deux. Je rate mon coup, l’envoie dans sa cage thoracique. Il suffoque, lâche son arme, tombe à genou.




#   Mar 23 Jan 2018 - 1:20

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Son poing part vers mon ventre. Ma conscience quitte mon corps pour n’en faire qu’une machine faite de réflexe. Une machine à réduire, détruire, anéantir. Je pare, une main à plat. Non, je ne ferai pas que défendre, pauvre con.

Je tord son bras, bloque son autre poing. Pas assez vif chaton. Je marche sur son pieds, il est déstabilisé. Je le pousse en arrière en prenant mon élan. Je saute et tourne sur moi-même. Mon pied rencontre de plein fouet ses cotes. Ca craque. Ce n’est pas cassé. Je n’ai pas frappé assez fort. Mais il a mal. Alors, t’es toujours certain de ma place maintenant ? Ses yeux me renvoient ma propre rage. Il exulte, je ne suis que de la glace. Il se jette sur moi. J’encaisse son poing sur mes abdos. Il ne s’attendait pas à autant de résistance, malgré ma faible endurance par rapport à un garçon de sa taille. Ca suffit maintenant.

Je suis en danger, je ne peux pas rester à découvert, je ne peux pas me permettre d’attendre que du renfort arrive. Je dois le stopper.

Détruire.

**

Des bruits de pas se font entendre au bout de la rue. Mes yeux se remplissent de larmes de rage. Personne ne viendra m’aider. C’est pour lui qu’on vient. J’envoie un coup de pieds dans sa tempe. Terminé. Il est vivant. Mais il ne s’en sortira pas sans gros traumatisme. Un homme et une femme se précipite vers moi. Le type passe devant, les mains les premières. C’est sa première erreur. Je me décale légèrement, brise de nouveau son poignet. Quand est-ce qu’ils comprendront qu’on ne jette pas ses meilleurs outils en premier au combat ? Ce n’est pas en m’attrapant que ça changera quelque chose. Sa main part directement et je me prends un coup au visage. J’avais déjà calculé où je devais le frapper. La mienne atteint sa rate. Il se plie en deux immédiatement. Gargouillis. Je ne suis pas certaine d’avoir frappé assez fort pour qu’elle explose, en tout cas, je ne pense pas qu’il va se relever. La femme a mieux étudié mon style, et elle se jette sur moi pour me porter directement un coup au cou. J’évite de justesse, je suis déjà un peu essoufflée. J’envoie un coup en plein visage à l’homme. Ok, un hors de nuire.

Elle enchaine les coups rapidement pour m’empêcher de l’attaquer. Alors on commence à danser. Elle attaque mais je pare en ripostant. Je la force à rentrer dans mon mode de combat petit à petit. Je ne dois commettre aucune erreur. Si je veux survivre, je dois ne rien laisser passer. Elle se recule, et porte sa main derrière son dos. Non. Pas ça. Je bondis sur elle pour ne pas qu’elle sorte son arme. Trop tard, mais elle n’a pas le temps de viser.

La balle vient se ficher dans ma cuisse. Je hurle. Ca brule. Ma main rencontre sa chevelure. J’attrape, et je tire vers le bas. Sa tête suit comme celle d’une poupée. Je cogne son front avec mon genou, ça tiraille dans ma jambe. Putain. Je recommence pourtant, je recommence, jusqu’à qu’elle soit complètement inanimée, mon genou plein de son sang, alors que je crie jusqu’à m’en briser la voix. Je la lâche. J’applique ma main sur ma blessure, appuie. Ce n’était pas profond, la douille tombe. J’ai tellement mal. En boitant, je m’éloigne le plus rapidement possible. Me mettre à couvert. Retourner en lieu sûr. Avoir mes sous. Survivre. Je ne sais pas qui j’ai tué, je m’en fiche. Je dois survivre. Le sang pue sur moi, la douleur envahi mon corps, et je dois l’ignorer.

Ne pas écouter mes hauts le cœur, refuser de tout rendre, refuser mon tournis, et continuer d’avancer. Etre plus forte que mon corps quand il lâche. Tuer s’il le faut.

Survivre.






Dernière édition par Elwynn Evrard le Mar 23 Jan 2018 - 1:41, édité 1 fois
#   Mar 23 Jan 2018 - 1:38

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C’est à mon tour de frapper son ventre. Je vise l’estomac. Il a un spasme. Il se penche comme pour vomir. J’éclate ma main sur sa tempe. Il suffoque. Je frotte mon ventre. J’ai commis une erreur au départ. Il n’y en aura plus aucune à partir de maintenant. Je me penche vers lui, attrape son visage perdu dans ma main, déformant ses traits. Je parle entre mes dents.

Ma place, je la choisis moi. Reste à la tienne, n’essaie pas de me faire bouger. Parce que de nous deux, c’est toi qui tortille du cul sur l’trottoir.

… P’tite salope, t’as cru j’ava-…

Mon coup rencontre sa mâchoire. Cette fois je crois que c’est cassé. Mon regard est toujours aussi dur, froid, et calme. En fait je pourrais le tuer là, sur le champ. C'est simple, rapide. Mais je suis à Terrae, et je me bats pour la paix, non ? Je ne sais pas me battre sans… Le faire réellement. Et je ne sais pas me défendre de la violence autrement que par la violence.

Pardon, Terrae.

… Pute…

C’est de ma mère dont tu parles, pas d’moi. Et ne regarde plus jamais une fille comme ça.

Petite merde. Ses morts.
Je le lâche et le pousse en même temps. Il tombe sur ses fesses. Et ne dis plus rien. Non. Il a raison. C’est pas une bonne idée de me répondre. Ca réduit l’espérance de vie. C’qui est dommage. Je sors du gymnase. Ma joue chauffe par alternance. J’vais avoir un beau bleu. Et puis l’air frais me rappelle à la réalité. Putain. Qu’est-ce que je viens de faire ? J’interpelle un groupe de jeune, et leur demande d’appeler du personnel ou quoi, dire qu’il y a un élève blessé dans le gymnase. Une fille me demande qui a fait ça. Je dis que je me suis défendue, qu’il a voulu m’agresser. Elle me regarde bizarrement mais en demande pas plus.

Je passe ma main dans mes cheveux, soupire.  Bravo, El’. Est-ce que Terrae est devenue comme la ville ? Est-ce que je vais redevenir cette machine à tuer ?

**

Pleine de sang, ma jambe m’élance, ma joue me brûle, mes bras me grattent. J’arrive au grand hangar qui nous sert de refuge. On se fout de ma gueule à cause de ma démarche lente, je serre les dents. Jusqu’à ce qu’un d’entre eux, pas trop con, leur balance de fermer leur gueule. Caled. Il s’approche de moi. Il fait partie des meilleurs. Il a déjà dit considérer que je ferai très vite partie des personnes aussi douées que lui. On se regarde, froids, et calmes. On se comprend, entre assassin. Il me demande sur un ton froid où j’étais. Je réplique que je devais aller chercher des armes, qu’elles sont bien arrivées, et que Gary devrait être arrivé. J’explique m’être fait attraper. Il me demande combien de mort. Je dis 2 probablement, peut être 3. Il me tapote l’épaule, m’arrachant un grognement et me répond froidement d’aller me faire soigner. J’y vais. J’ai déjà oublié les corps sanglants dans la rue.

J’ai survécu. J’aurai ma paie. J’aurai un toit. Et un peu de respect. Mais j’ai la vie sauve. Une machine à tuer ? Une machine de survie. Coûte que coûte. Je vais me faire recouvrir de bandage par Roman qui se fiche gentiment de moi. Moi je ne ris pas. Je ne ris pas. Derrière la vitre de verre de la pseudo infirmerie, au fond de la mezzanine, dans son canapé luxueux, entouré des meilleurs, Edward me fixe, narquois. Il ne me quitte pas des yeux. Il aime me regarder comme ça. Il aime penser qu’il me fait peur. Mais je n’ai pas peur. Je lui arracherai les yeux pour que plus jamais il ne me regarde comme ça. Nina rentre, son attention s’envole. La mienne aussi.

**

Je monte les escaliers. Je n’ai pas remarqué que mon poing gauche a un peu de sang séché sur le dessus. J’ai la joue qui chauffe. Je me dirige vers ma chambre et m’y enferme. Je n’ai pas envie de parler. J’ai envie de tout briser. La colère sourde, contre les abrutis de Terrae, contre cette situation injuste, contre moi-même, m’envahie, et ne me lâche plus. J’attrape mes cheveux, les serre jusqu’à en déclencher mes larmes. J’ai pas envie d’aller voir Boubou. Ni ma sœur. Ni Ariana. Ni personne.

J’ai pourtant besoin de parler. J’ai besoin de compréhension. Un visage se dessine dans mon esprit. Evidemment. Mais pas tout de suite. Demain. Demain matin. J’irai voir Misao.



I had a one way ticket to a place where all the demons go
Where the wind don't change
And nothing in the ground can ever grow
No hope, just lies
And you're taught to cry in your pillow
But I'll survive
And I'm still breathing
I'm still breathing
I'm alive


Ce soir, je n'ai pas tué. Je suis vivante. Mais j'ai fait du mal. J'avais dit que je ne voulais plus faire de mal. Je me déteste.




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