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[Event - 2] J'crois que j'ai merdé, y a que toi qui peux piger. (Misao ♥)
##   Mar 6 Fév 2018 - 12:57

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J'lui ai envoyé un message tard dans la nuit. J'lui ai demandé de me retrouver sur le toit de l'institut. C'est calme. Y a pas grand monde. Et j'aime bien être sur les toits. Quand je vais pas bien. Pas trop bien disons plutôt. J'ai pas dormi. Enfin très peu. Par petits à coups. Je revois mon poing s'écraser sur le visage du garçon. S'il avait des pouvoirs, il n'a même pas eu le temps de les utiliser. Ou alors n'a pas essayé. J'ai été tellement violente. Je me suis dégoûtée toute la nuit. Ca faisait longtemps tiens.

Ce matin, je trottine dans les escaliers. Je compte sur Misao pour venir même si je n'ai pas eu de réponse. Peut être qu'il dormait, qu'il était occupé. J'ai entendu parler du débordement qui a eu lieu juste après l'annonce. Et on s'était recroisé pendant la réunion avec les p'tits cons. On avait peu parlé ensuite, j'étais retournée avec la Cool Patrol, et lui je ne sais où. Je m'en veux un peu de ne pas être allée le voir. J'étais trop obnubilée par Asbjorn. J'ai tellement peur qu'il explose en vol que je fais tout ce que je peux pour passer du temps avec lui. Les autres s'occupent d'eux, je leur fais confiance.

Misao c'est pas tout à fait pareil. C'est un truc silencieux. C'est quelque chose de subtil. C'est une compréhension rassurante. Moi j'l'aime bien. Une fois arrivée en haut, l'air froid me réveille bien. Ah... Ca fait du bien. Je ferme ma grosse veste doublée, alors que mes cheveux volent doucement au vent. Je m'approche un peu du bord. Ca me rappelle les seuls instants sereins de la ville. En hauteur. Loin du bas, loin du mal, loin de la souffrance et de la violence. "Prendre de la hauteur", ça doit être ça. La porte s'ouvre derrière moi, je tourne la tête vers mon ami. Sourire éphémère sur mon visage pour le saluer.

Hey. J'espère que j'te dérange pas. Je...

Je soupire.

J'avais besoin... De parler. De discuter. Si t'en as envie, ça m'ferait plaisir. J'ai... J'ai fait une connerie.

Super pour poser une ambiance ça Elwynn, bravo. On adore. Baka.




##   Mer 28 Fév 2018 - 22:19

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Joyce s'est réveillée. Ca a été un choc de l'apprendre ; Misao a encore du mal à accuser le coup. Ce n'est pas qu'il est malheureux—au contraire, savoir que son amie est enfin sortie de son coma lui enlève un poids du coeur. Le problème, c'est qu'elle ne se souvient plus de lui. Ni de personne de Terrae. La pilule est dure à avaler, il n'a pas bien dormi cette nuit. Il rumine et tourne, se met l'oreiller sur la tête comme pour se cacher dessous. La vie arrête pas de lui faire des fucks, depuis quelques mois. Dégoûté, triste, en colère. Il ne sait pas bien quoi faire.

Le message qu'il reçoit d'Elwynn, en plein milieu de la nuit, l'intrigue un peu. Il l'aperçoit entre deux épisodes d'insomnie, oublie de répondre mais se promet de la rejoindre le lendemain matin.

Alors il s'habille chaudement, enroule une écharpe autour de son cou et monter les marches jusqu'au toit. L'air est frais, vivifiant ; il le réveille un peu, mais il se doute que son visage pâle et ses cernes violacées le trahissent. Il est tendu, droit ; comme pour compenser, comme pour s'empêcher de s'effondrer. C'est dur, putain.

Il l'aperçoit de dos, mais elle se tourne vers lui. Il répond à son sourire, presque poliment. Il est un peu inquiet, il n'aime pas savoir que les autres vont mal—et sa voix hésitante le fait s'interroger. Il s'approche, répond à son salut à mi-voix et secoue la tête pour lui signifier que non, elle ne le dérange pas. Il va s'accouder au bord, juste à côté d'elle, silencieux un instant. Terrae calme et froide dans la fin de l'automne.

—Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demande simplement le feu, coulant un regard soucieux vers la morphe.

Elle a l'air tendue, elle aussi. Sans doute perdue. Mais il attend, il l'écoute. Qu'elle avoue elle-même en avoir besoin, c'est qu'il s'est passé un truc grave.

—C'est en rapport avec ça ? reprend-il calmement en désignant la joue d'Elwynn.

Peut-être que ça l'énerve un peu, quand même.



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##   Sam 3 Mar 2018 - 22:09

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Clairement, Misao n'est pas en meilleure forme que moi. Ca m'rassure pas. On part sur une bonne ambiance. Bon en même temps, avec lui, toutes les séances confessions ont été faites dans des conditions pas hyper optimales. Mais j'm'en fou. Au moins lui, il comprendra. Je le laisse s'approcher, j'crois que j'suis contente qu'il soit là. Il a l'air ok pour parler. En tout cas pour m'écouter. Oui non parce que là j'suis pas au top de la forme mais j'm'en remettrai. Qu'il croit pas que j'vais le laisser partir sans lui demander si lui va bien. Sous-entendu, je sais très bien qu'il ne va pas bien. Libre à lui de parler. T'façon, j'insisterai pas, et il le sait.

Mon sourire est bref, très ironique. Je ne touche même pas ma joue. Je sais à quoi elle ressemble.

Ouais. Entre autre.

Je me tourne, appuie mon dos à la rambarde. Croise les bras. Souffle un coup. Il en faut pour qu'Elwynn Evrard se prépare à parler un p'tit moment de ce qui lui est arrivé. Mais j'change pas. Je parle toujours de cette voix plate et neutre, sans émotion.

Un type m'a foutu une droite hier soir. Après l'entraînement que je donnais. Parce que j'ai pris le parti des Masters. Par deux fois. Parce que je vais pas dans le sens des p'tits cons de la réunion de l'autre jour. Parce que je suis ton amie. Parce que je défends l'idée qu'il y a un truc dans cette forêt. Et parce que j'dois pas leur plaire tout simplement.

Soupir.

J'ai mal réagi. Enfin je crois. Je l'ai frappé en retour. Il m'a parlé et regardé d'une façon qui m'a pas plu. Alors je l'ai frappé. Jusqu'à ce qu'il s'arrête. Il s'en sort bien, peut être une cote fêlée mais ça ira. Rien de grave.

Je soupire de nouveau, fais glisser ma longue tresse sur le coté droit. Je croises mes bras.

Je me suis dégoûtée toute la nuit. J'ai été réellement violente. Je n'ai plus envie d'être... Comme ça. En fait j'ai plus envie de faire du mal. C'est bizarre parce qu'en même temps... J'veux dire, l'avoir frappé, c'est pas un regret. Juste... J'sais pas, j'ai plus envie d'être... Simplement de la violence. D'être juste...

Je tourne la tête vers lui, mes yeux verts se plantent dans les siens, avec beaucoup plus d'émotion que d'habitude. Mais ce n'est pas de la tristesse. C'est plus... Une colère lasse, et vieille.

En fait, ça m'a rien fait. J'veux dire, ça m'dégoute pas, de frapper. Ou même de tuer. Je... M'en fiche. J'aurai pu le tuer, là dans le gymnase, lui faire réellement du mal, briser son corps. Ca m'aurait rien fait. Ca m'a jamais rien fait. Et en fait, j'ai plus envie d'être seulement ça. J'ai envie de... Changer ? Et j'ai l'impression que j'y arrive pas. Et en plus de ça, j'me rends bien compte que c'est une connerie d'avoir fait ça. Surtout à Terrae, et dans le contexte actuel. Je... Je sais pas. Est-ce que... Tu comprends ?

Ouais. Alors qu'est-ce que j'ferai si jamais tout part en vrille, hm ? Est-ce que je me contrôlerai ? Ou est-ce que je tuerai ceux qui m'font du mal ? Ceux qui font du mal à ceux que j'aime ? J'en sais rien. Mais j'en ai marre.




##   Dim 4 Mar 2018 - 20:16

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Les sourcils de Misao se froncent, sa mâchoire se serre. Il contient sa colère, parce qu'il se dit qu'elle n'aimerait pas qu'il se mette en colère alors que c'est elle qui a été agressée. Même si clairement, Elwynn n'est pas le genre de personne à qui il est bon de chercher des noises—ça ne change rien pour lui. Il n'aime pas qu'on touche aux personnes qu'il apprécie, encore moins sous des prétextes cons. Encore moins parce qu'elle "est son amie". (C'est quasiment tout ce qu'il retient. Abstraction sélective.)

Alors il acquiesce, lentement, continue à l'écouter. Cette discussion fait pas mal écho à ce qu'ils ont déjà pu se dire, à l'occasion. Ce n'est même pas vraiment rare—et avec elle, tout ressort toujours directement. Il a l'impression de pouvoir hurler sans subir de jugement. Même les questions déplaisantes trouvent leurs réponses. Parce qu'avec elle, on peut être ce qu'on est. Un monstre si on veut, avec toute la souffrance et tous les remords que cela implique ; mais un monstre quand même. Ce côté de nous que les autres ne veulent pas voir.

Et ça fait du bien.

Pour Elwynn, c'est peut-être un peu la même chose, bien qu'il ne puisse pas parler à sa place. Mais il suppose que si elle est là, à lui en parler à lui, c'est aussi parce qu'elle pense qu'il est le mieux placé pour l'écouter. Elle n'est pas du genre à faire des choix superflus.

Misao lève les yeux vers Terrae, l'observe tout en écoutant la Morphe parler, comme pour lui donner un peu d'intimité. Il acquiesce parfois, mais ne grimace pas. Son visage est sérieux. Lorsqu'elle cherche son regard, il tourne la tête vers elle et la laisse faire. Cette histoire la bouleverse plus qu'elle ne le laisse entendre dans son ton, dans ses expressions. D'un mouvement lent, le Feu acquiesce.

—Je comprends.

Puis il retourne fixer le village. Calme. Mais il réfléchit, cherche ses mots lui aussi.

—Pourquoi tu as envie de changer ? lui demande-t-il.

Ce n'est pas ingénu, même si ça peut le paraître. La question ne se pose pas par curiosité, pas parce qu'il pense qu'elle a tort de le faire. Mais pourquoi veut-elle changer, si elle trouve que ça ne la dégoûte pas d'être comme elle est, si elle s'en fiche ? Est-ce qu'elle s'en fiche réellement ? Est-ce qu'il y a autre chose ? Qu'est-ce qui est derrière ça, qu'est-ce qui vient se poser-là ? Misao n'est pas bon psychologue—il n'est pas Matheo—mais il comprend un peu comment ils marchent, à force de les cotoyer.

—Et pourquoi tu dit que tu t'es dégoûtée toute la nuit, paradoxalement, si ce que tu as fait ne te dégoûtait pas ? Est-ce que c'est parce que tu disais que tu voulais changer, et qu'au final, tu as juste réagi comme tu l'as toujours fait ?

Il incline la tête.

—C'est dur de changer, de toute manière. Ca ne vient pas comme ça, heureusement ou malheureusement. Ca veut aussi dire que les bons côtés ne sont pas facilement effacés par les mauvais, même si ça implique un combat quand on cherche à faire l'inverse.

Effacer la violence par la paix. Est-ce que c'est possible ?

—C'est effectivement une connerie, mais en soi, t'aurais dû faire quoi, t'aurais dû le laisser te traiter comme une merde, te faire du mal ? Imagine si c'était tombé sur plus faible que toi. Le mal que lui aurait pu faire. (Il fronce les sourcils.) J'ai pas de pitié pour ces types-là non plus.

Ses sourcils ne se défroncent pas. Il repense à Ryu et contient un grognement.

—Ce que je veux dire, c'est que c'est pas parce que tu t'es laissée aller une fois ou deux que ça veut pas dire que tu as pas déjà changé. Déjà, te poser toutes ces questions montre que tu fais pas que cogner sans réfléchir ou sans rien ressentir. Peut-être que c'est déjà un changement en soi, si tout le reste te convainc pas.



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##   Ven 23 Mar 2018 - 17:47

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Misao m'écoute. Je savais qu'il m'écouterait. Misao n'a pas l'air dégouté, ou choqué, ou quoique ce soit d'autre. Étonnamment, les rares personnes à qui j'ai pu parler de ce que j'ai fait avant n'ont pas été choquée et m'ont laissé parler. Ils m'ont tous compris et acceptée malgré tout. Mais avec Misao, c'était différent. Misao n'envisage pas les choses pareil, puisqu'il souffre, d'une certaine manière lui aussi, d'un bagage avec des conséquences lourdes.

Il me dit qu'il comprend. Je sais qu'il ne ment pas. Il pose son regard sur le village, moi je regarde le ciel dans l'autre sens. La cime des plus grands arbres. Il me demande pourquoi j'veux changer. Je sais pourquoi il me demande ça. J'ai aussi ma réponse. Il me demande pourquoi je me suis dégoutée. Je me dégoute toujours d'avoir fait ça. Je l'écoute me parler. Il avait raison. J'étais en colère parce que j'ai réagi comme j'ai toujours réagi et sans tenter autre chose, sans me poser de questions. Et ce n'était pas une bonne idée.

Je veux changer parce que je ne suis plus d'accord pour agir comme ça. Je veux agir parce que je n'ai plus besoin de me battre, de blesser ou de tuer pour survivre. Je veux changer parce que ce n'est pas bien de faire ça pour régler des problèmes. Fondamentalement, tuer quelqu'un ne me fait rien. Mais je ne veux plus le faire, parce que c'est pas une solution.

Non, tuer ne m'a jamais rien fait. Ni chaud ni froid. Mais je ne veux plus, parce que c'est pas comme ça qu'on doit faire. Parce qu'il y a plus simple. Moins dur pour les autres. Parce que j'ai plus envie d'être une machine de guerre : je n'ai plus besoin de l'être. C'est peut être les paroles pragmatiques d'un monstre de glace. Mais c'est aussi ce que pense une gamine de 20 ans qui a passé sa vie depuis ses plus jeunes années à détruire des vies sans se poser de question.

Il me dit que c'est difficile de changer. Ah ça. Il le sait parfaitement. Je le sais aussi, maintenant. Et puis malgré tout, il me demande ce que j'aurai dû faire. Et j'en sais rien. J'en sais rien. Tenter de lui parler ? Non, il m'a direct agressée. Parer, jusqu'à l'épuisement ? Non, ça n'aurait rien changé. J'en sais rien. Je hausse les épaules pour traduire mon ignorance. Et Misao me dit qu'il n'a aucune pitié pour eux. Moi non plus. C'est pas pour lui que j'ai le seum, c'est pour moi. Lui, je l'ai déjà dit, ça n'm'a rien fait. Quelque part, ça me rassure de me dire qu'au moins Misao me comprend sur ce point là.

J'me pose des questions depuis que j'suis arrivée à Terrae. Depuis que j'ai pigé qu'il était inutile de se battre pour vivre. Depuis que j'ai compris que j'pouvais faire plus que survivre. Et j'ai plus envie de retomber dans ma vie d'avant. Je l'aime pas, cette vie. C'était pas une vie d'ailleurs. C'est pour ça que j'me suis dégoutée de réagir comme ça mais... J'aimerai juste, changer. Et tu vois, je donne des cours de combat, à beaucoup de monde. Et je sais pas trop ce que ça va donner. Au départ j'avais l'impression de répéter ce que je ne voulais pas. Au final j'me suis dit que peut être j'apprendrai juste quelque chose d'utile à des personnes bienveillantes. J'en sais rien. J'me suis dit ce jour-là que j'avais changé. Mais j'ai l'impression que j'ai tout cassé...

Je serre les dents.

J'ai l'impression... qu'avec tout ce qui se passe, j'vais devoir agir comme avant. Sauf que maintenant ce sera plus seulement pour moi, mais pour ceux que j'aime aussi. Pour mes amis. Et je sais que je serai beaucoup plus dangereuse aujourd'hui, si ce n'est pas moi qu'on attaque mais les autres. Le fait qu'il me dise qu'il en avait après toi m'a beaucoup énervé. Et doit sûrement t'énerver. Je sais que tu te défendras seul si jamais il arrive quoique ce soit. Mais ce genre de comportement m'énerve... Réellement. Et j'ai envie de les encastrer dans un mur. Le truc c'est que si je reste comme ça, je le ferai s'il décide de jouer au plus con. Et c'est ça qui me dégoute. J'arrive pas à être autrement.

Autrement que violence. Je n'arrive même pas à donner de la douceur aux autres. Je suis incapable de leur donner un peu d'amour. Même Asbjorn, probablement la personne avec qui je suis la plus proche, avec qui je ris, que je prends dans mes bras, j'ai pas l'impression de lui donner beaucoup d'amour. Ni Ariana, toujours de bonne humeur et qui veut juste être heureuse avec les autres. Non, moi j'suis la statue géante qui ne s'active que sous la colère. Et je ne ressens rien de fort, même en colère. C'est pas un coeur de pierre, c'est un corps de pierre à ce stade. Et ça m'saoule un peu oui.




##   Dim 29 Avr 2018 - 23:44

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La situation n'est pas simple ; au final, c'est peut-être parce que leur esprit lui-même est tordu. Toujours à s'inventer des problèmes, à s'inventer des raisons de s'en vouloir ; à s'inventer de nouvelles raisons de se dégoûter eux-mêmes. Et quelque part, en entendant parler Elwynn, il se retrouve par moments dans son discours. Il ne peut pas dire qu'ils ont vécu les mêmes choses, ce serait grotesque ; lui n'a pas été bercé dans la violence, mais il a fait les mauvais choix. Lui n'a pas fait les choses pour survivre, mais pour retrouver sa soeur. Deux situations qui ne se comparent pas, mais qui lui permet de toucher du doigt l'obscurité qui l'engloutit comme une vague.

Il acquiesce lentement ; pas parce qu'il sait que ce qu'elle dit est vrai, mais parce qu'il accueille, tout dans sa réflexion. "C'est pas une solution." Y a plein de choses qui sont "une solution", et pourtant ils le font tout de même. Lui s'est fait du mal, s'est blessé pour ne pas avoir à subir ses pensées obsédantes ; parce qu'elles cessaient un peu lorsqu'il les chassait en se frottant les mains avec des brosses dures, parce que la douleur lui disait qu'il faisait quelque chose de bien, une fois dans sa vie. Mais c'est pas une solution non plus, de se faire du mal ; et c'est pas pour autant que ça a été simple. ((Parfois, il s'en fait encore ; moins fort, moins longtemps. Il s'en veut, mais il fait ce qu'il faut pour se sentir mieux.))

Faire du mal aux autres, c'est pareil, au fond. Misao ne sait même pas comment il fait pour accueillir des paroles comme "tuer ne m'a jamais rien fait" sans flancher. Lui regrette. Il ne sait pas comment elle fait pour ne pas regretter les horreurs qu'elle a pu commettre, comme lui a pu commettre des atrocités ; mais est-ce qu'il regrette d'avoir fait du mal à d'autres êtres humains, ou bien regrette-t-il l'image qu'il renvoie aux autres ? Si personne ne l'avait vu frapper Ryu, s'en serait-il voulu à ce point ? Si Daisuke ne l'avait pas vu-...

Il chasse les pensées, se reconcentre sur Elwynn. Il a failli perdre le fil un instant, dans le silence qu'elle a laissé s'installer durant quelques secondes.

Une partie du Feu a envie de rétorquer à Elwynn qu'il a toujours fallu se battre pour vivre, que ce soit contre les autres ou soi-même. Il y a toujours un obstacle quelque part, mais il comprend aussi qu'elle ne parle pas de ça. Elle est plus littérale. Plus axée sur la violence pure. Sur les coups. Sur la douleur. Sur la mort.

Misao secoue la tête lentement lorsqu'elle lui dit qu'elle a l'impression de tout avoir cassé. "Tout cassé", ça existe pas, pas comme ça.

—Tu arrives à être autrement, arrête de dire des conneries. Rien que le fait de vouloir changer et de te rendre compte que ton comportement est allé trop loin, peut-être, c'est une bonne chose qui va dans le sens de ce changement. Après, j'vais être honnête, s'il en a après moi, il peut venir me trouver... j'lui expliquerai, siffle-t-il.

Avec sa batte de baseball.
"On en revient toujours là."

—C'que je veux dire, c'est que… T'as changé, tu sais ? Avant tu te battais pour toi, pour survivre, mais maintenant tu te bats pour tes amis. Tu fais en sorte qu'ils soient en sécurité, et tu as raison de le faire. Parce que vu les temps qui courent, on est pas à l'abri qu'ils fassent des conneries — suffit de voir de quoi ces abrutis ont parlé à la réunion.

Un soupir.

—T'as pas à te dégoûter. C'était peut-être une erreur, mais on fait tous des erreurs.

Une moue qu'il tente de dissimuler au mieux se glisse sur son visage.

—Perso j'ai frappé Ryu devant la moitié des Masters et mon neveu, alors tu sais… grommelle-t-il, la gorge serrée de colère à ce simple souvenir. Et... Enfin. J'regrette, et j'ai merdé ? Mais la vie s'arrête pas là, je crois. Même si j'me dis que me casser de Terrae serait peut-être préférable, parfois.

Il hausse une épaule, troublé.

—C'est bien que t'apprennes aux gens à se défendre par eux-mêmes. Parce que si quelqu'un en vient à essayer de leur faire du mal, ils seront pas démunis. Et c'est grâce à toi. Je trouve pas que ce soit réellement aller dans le sens de la violence... même si y a quelques ajustements à faire, j'suppose.

Misao tente un sourire, un peu fade, mais sincère. Il l'aime bien, Elwynn. Depuis sa première rencontre, il ne sait pas vraiment pourquoi, mais il sait qu'elle est une fille bien.

Il faut simplement qu'elle apprenne.



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##   Ven 15 Juin 2018 - 21:48

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Misao m'écoute, il encaisse sec, sans broncher. J'ai beau lui balancer toute ma pensée telle qu'elle est, il ne flanche pas. Ca m'fait du bien. J'crois que Misao c'est un peu mon expiatoire. Boubou mon confident. J'irai pas leur dire les mêmes choses au même moment. Et là, j'avais raison, c'était lui que j'devais voir. Parce que Boubou aurait été tout doux, inquiet, et réconfortant. Misao... Misao m'engueule presque. Il est sec, il est vif. Ca m'fait l'effet voulu. Je me tourne vers lui, le fixe, sans écarquiller les yeux, alors que je suis extrêmement surprise par sa réaction. Mais c'est bien. J'en avais besoin.

Il me dit qu'il trouve que j'vais dans le bon sens, que j'ai pas tout pété. Il m'explique pourquoi, je ne relève même pas quand il dit qu'il expliquerait à l'autre connard s'il allait l'voir. J'ai changé selon lui, parce qu'effectivement, j'me bats pour les autres et pas simplement pour ma survie. Il le relève, il le met en avant, c'que je suis incapable de faire. Je continue de le fixer, comme si j'buvais ses paroles. J'me fais clairement secouer. Il prend ma défense bien plus que moi je peux le faire. Il a raison, et il me protège en même temps. Alors j'ai l'droit d'évoluer doucement, j'ai l'droit de ne pas trop savoir quoi faire lorsqu'on s'en prend à moi ou mes potes dans l'enceinte de Terrae ?

Tout le monde peut faire des erreurs. Tout l'monde, même moi hein. Je souris un peu alors qu'il grimace à peine. Lui aussi des fois, il déraille un peu. Je n'suis pas dégoûtante. Bon ça c'est plus compliqué pour m'en convaincre, mais j'le laisse continuer. Lui aussi il a frappé des gens. Lorsqu'il parle de Ryu, j'peux pas m'empêcher de pouffer brièvement.

J'aurais fait pareil.

Nope, pas la bonne chose à dire El'. Mais c'est vrai en attendant, j'lui aurai pété les dents. Le mec fait du mal à tout le monde (quand je repense à Nicolas, Alice, Ariana, Asbjorn...) et il a cru il allait s'en sortir oklm. Mais j'comprends le regret de Misao. J'comprends parce que, même si je ressens pas tout à fait pareil, je comprends le fait de ne pas vouloir le faire, de se détester de l'avoir fait. Je hoche simplement la tête. Et il parle de partir de Terrae. Heureusement qu'il enchaîne pour lui parce que moi j'reste fixée sur cette info. Non. Non non. Stp tu restes là tu te calmes.

C'est bien d'apprendre aux autres pour qu'eux-même ne soient pas démunis. Certes. M'enfin ils ont le même deal aux Etats-Unis avec les armes, et on voit bien comment ça termine. Super comparaison ça Elwynn, génial. Non au moins j'essaie de leur faire comprendre que se battre c'est pas un jeu. Lorsqu'on m'a demandé comment on pouvait faire pour blesser ou tuer, j'étais pas aux anges. Je ne leur apprendrai pas à tuer. Je n'apprendrais pas à quelqu'un qui ne l'a jamais fait. Je ne le ferai que dans certains cas à quelqu'un qui n'en est plus à ce stade. Misao me sourit. C'est un peu compliqué pour lui aussi, mais il a l'air d'y tenir et d'être sincère. J'le regarde un moment sans rien dire.

Puis je lâche un sourire amusée en soufflant. Je regarde le vide quelques secondes, devant moi. Puis je me penche vers lui, jusqu'à poser ma tête contre son épaule. Pas très longtemps. Lorsque je repose mes yeux sur lui, je souris vraiment, l'air presque douce. Presque abuse pas.

Arigato.

C'est peut-être la première fois que je m'exprime en japonais avec lui. Je ne sais plus. Souvent je parle en français. Mais quand j'ai un japonais en face, ce n'est pas rare que des phrases m'échappent. Là c'était voulu. "Merci" et "Arigato" n'ont pas exactement la même poigne. Je tourne la tête vers le vide, mon sourire s'efface doucement. Je repense à ce type dans le gymnase. Je me dis que j'ai encore des progrès à faire. Mais qu'en fait, peut être qu'avant, je l'aurai simplement tué. Peut être qu'en fait, j'ai déjà fait pas mal de progrès. Je finis par soupirer, et je parle toujours en japonais.

Partir c'est pas une solution, surtout ici. J'te connais pas assez, mais j'pense que t'as pas mal changé aussi. Et puis comment tu f'ras si tu t'retrouves à l'hopital et que j'pourrais pas venir te voir hein ? Et moi ? Comment j'ferai la prochaine que j'passerai quelqu'un à tabac, hm ?

Oh ce vieil humour noir horrible Elwyyyyyn tu crains. Pourtant, je souris un peu en parlant. J'me pose réellement la question. J'irai pas voir quelqu'un d'autre.






##   Lun 18 Juin 2018 - 17:12

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Humeur : Joker ?

Il ne se rend pas vraiment compte de la manière dont il dit les choses. Pour lui, c'est une évidence ; il a ce besoin de le lui faire rentrer dans le crâne, le besoin de lui faire comprendre que ce qu'elle fait ne la rend pas plus monstrueuse que n'importe qui d'autre. La discussion pourrait tourner en rond longtemps comme ça ; il préfère l'amener directement vers une manière de penser plus saine. Moins douloureuse. Mais pas forcément plus véridique — qui serait-il pour le déclarer ?

Elle a l'air d'abord étonnée, songeuse ; il ne parvient pas tellement à décrypter son expression, ses lèvres closes et son regard qui ne cille pas, mais qui n'exprime pas tout à fait de la peine ou de la colère, ni vraiment rien de neutre. Elle est comme dans l'attente, tendue, à l'écoute ; il se surprend à apprécier cet échange, peut-être un peu violent, un peu cynique, un peu trop franc, au final. C'est ce qu'il leur faut. Pour exprimer, pour comprendre. Pour communiquer. C'est violent, mais ce n'est pas agressif. C'est violent, mais ce sont les mots qui font mal, plus que les idées. Les idées se glissent, elles. Parce qu'ils comprennent mieux avec une gifle qu'ils ne comprendraient avec une caresse… La caresse, elle, vient apaiser par après. Mais il faut laisser la marque rouge brûler un peu, pour bien s'en imprégner. Pour bien apprendre.

Pour Ryu, il n'est pas trop fier, mais elle arrive presque à le faire rire. Il arrive presque à oublier que sa soeur a disparu une seconde fois, sa soeur qui est peut-être déjà morte, qui sait ? Il n'y pense pas, il s'accroche à ce rire, il s'accroche au fait qu'il n'est peut-être pas un monstre, lui non plus. Si quelqu'un d'autre aurait agi de la même manière que lui... est-ce qu'il a le droit de la voir comme une erreur, qui n'est pas aussi irréparable qu'il le pensait au premier abord ? Peut-être-… Peut-être qu'il a eu tort, mais qu'il n'a pas besoin de se détester tant pour l'avoir fait ?

Il garde son esprit concentré sur ce qu'il dit. Se contente de lâcher un demi sourire, pas vraiment lâche, mais plutôt rassuré. Sincère, au moins.

Elwynn pose naturellement sa tête contre son épaule. Il reste figé un instant, immobile, sans trop comprendre le geste, sans trop comprendre l'élan d'affection venant d'elle. Pas qu'il la pense incapable de ressentir quoi que ce soit, juste... C'est étrange, un peu bizarre. Pas désagréable. Il la laisse faire ; ça ne dure pas longtemps de toute manière — pour une fois, il profite du contact. Ca ne le gêne pas. (Il ne sait pas vraiment depuis combien de temps ça ne le gêne plus.)

Il esquisse un nouveau sourire, le lui rend. C'est bien d'avoir quelqu'un avec qui parler, vraiment. Un ami. Huo est son ami — mais ce n'est pas vraiment le même genre d'amis. Huo est maladroit, il n'essaie pas vraiment de comprendre — ou alors il a l'empathie d'une moule handicapée. (C'est méchant pour les moules handicapées.)

Retrouver une complicité avec quelqu'un, comme ça, ça fait tellement longtemps. Quelqu'un qui ne juge pas, qui accueille, et qu'on accueille aussi, au final. Alors si elle se pose contre lui comme ça pour le remercier, lui la laisse faire pour les mêmes raisons. Parce que c'est leur manière de montrer à l'autre qu'ils sont touchés. Qu'ils ont confiance. Savoir qu'ils peuvent compter l'un sur l'autre, ça le sauve déjà un peu.

Il pouffe de rire doucement. Pas de moquerie. Il a remarqué le changement d'accent — ça lui fait plaisir. C'est sincère. Il détourne la tête pour ne pas qu'elle voie la gêne poindre sur son visage. (Pas l'habitude.)

—Merci de quoi… souffle-t-il en secouant à demi la tête, pas vraiment convaincu d'avoir fait quoi que ce soit de bien.

Il reste appuyé sur la rambarde. Reporte à nouveau son attention sur elle. Il ne sourit plus vraiment, mais ça lui vrille un peu le coeur. Parce que même si on lui a déjà dit qu'il avait sa place ici, il ne se souvient pas vraiment qu'on lui ait déjà dit qu'il manquerait à qui que ce soit.

Misao lève les yeux vers le ciel.
C'est toujours calme, là-haut.

Il finit par rire un peu.

—Je sais pas. Si je pars, j'irais pas bien loin. Au pire, j'essaierai de me trouver un appartement en face, et si tu as un problèmes, tu me dis, et on communique à travers les grilles par langue des signes ? tente-t-il sur un ton humoristique, en faisant quelques gestes, avant de se remettre dans la même position, appuyé sur la rambarde, et soupirer. Je compte plus retourner à l'hôpital, si ça peut te rassurer. J'ai- enfin, c'était une période compliquée, l'année dernière. Je fais ce que je peux pour aller mieux, et j'crois que ça va mieux. Parfois.

Il fait la moue, fronce les sourcils. On s'en fout, de ça.

—Ce que je veux dire, c'est que je compte pas partir. Pas maintenant. J'ai tenu le coup jusque-là, et j'crois que ça peut aussi s'améliorer alors... (Il se mord la lèvre.) J'en sais rien. J'ai plus de trente piges, et j'ai pas l'impression que c'est ici que je peux faire ma vie. Alors je suis un peu perdu.

Et de là à savoir ce qu'il veut en faire, de sa vie... Il y a déjà un monde.

—Mais j'ai pas non plus envie de laisser les quelques personnes que j'apprécie derrière moi ?



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##   Lun 18 Juin 2018 - 18:53

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Notre échange est vif. Plein d'entailles, de griffures, de pièges. Et pourtant, on s'en sort, parce qu'on s'connait, et qu'on s'écoute. On se comprend, surtout. C'est marrant, depuis l'début y a ce truc. Est-ce que c'est parce qu'on est tous les deux des monstres ? Apparemment, on est pas tellement des monstres. Mais au moins, on s'comprend, on est pas seuls chacun dans son coin.

Lorsque je viens doucement poser ma tête contre lui, il ne bouge pas. Ca ne m'aurait pas surpris de le sentir s'écarter, ou grimacer, ou quoique ce soit. Non, cette fois il ne bouge pas, il me laisse faire. Je l'interprète comme sa façon à lui de faire la même chose que moi. De me rendre ce geste. Il sent le propre. Le très très propre. Ca m'fait rire intérieurement. Ca ne m'étonne pas de lui. Je m'écarte assez vite, j'veux pas le gêner non plus. En le connaissant, et en ajoutant la culture japonaise, le contact c'est pas forcément la chose la plus facile pour lui j'pense.

Il rigole, sans s'moquer de moi j'crois. J'espère. Il me demande pourquoi je dis merci. Il demande sans me regarder. Moi je souris un peu plus, amusée aussi. Est-ce qu'il a vraiment besoin de savoir pourquoi ? Est-ce que j'ai besoin de le dire, vraiment ? Misao baisse les yeux, regarde-moi, c'est évident non ? Je lâche tout doucement, et l'oublie bien vite.

D'être là, baka.

Et alors que j'lui fais bien comprendre que j'ai absolument pas envie qu'il parte, il me regarde, l'air de rien, sans air en fait. Il finit par regarder vers le haut. Ca c'est l'geste que faisait Nina pour pas pleurer ça, j'reconnais. Ce geste pour renvoyer ses émotions. J'le connais ce geste. Je le laisse faire, reprend petit à petit mon expression neutre à mon tour. S'il part il n'ira pas loin, mais il ne sera plus là, et c'est ça qui compte pour moi. Je ris un poil quand il me dit qu'on parlera la langue des signes. Je le regarde se replacer contre la rambarde tout en lui répliquant

J'la maitrise mal, j'propose qu'on communique en morse plutôt.

Il enchaîne sur le fait qu'il n'ira plus à l'hopital. Je ne souris plus. Il n'allait pas bien. Ca c'était évident, mais j'ignore tout de cette période sombre. Réellement. Je ne sais pas non plus pourquoi il l'a aussi mal vécu. J'ignore ce que veut dire "aller mieux" pour lui. J'espère, très sincèrement. Ma voix est redevenue neutre, grave, posée.

J'ai l'impression que tu vas mieux. J'espère que ce n'est pas qu'une impression. Et puis tu sais, même si t'y retournes, j'te laisserai pas y traîner longtemps.

Il le prend comme il veut, mais pour moi c'est très clair. J'le laisse plus aller mal, pas au point d'être à l'hopital ses morts. Il change de sujet. Enfin, non, il continue, parce qu'il n'avait pas envie de parler de ça, ou qu'en fait ce n'était juste pas notre sujet initial.

Il ne veut pas partir, et c'est tant mieux. Enfin. Il ne sait pas trop. Il veut tenir le coup. Il le tient bien, j'ai envie de lui dire, mais j'dois le laisser terminer avant. Il se mord la lèvre, je fixe un instant ses lèvres faire ce mouvement puis écoute la suite. Il a plus de trente ans. Je n'aurai pas dit autant, mais clairement pas mon âge. Misao est bien plus âgé que moi. Pf. Et moi j'me permets de lui donner des conseils. J'm'en fou, j'l'aime bien, j'fais ce que je veux t'es pas mon père. Pas ici qu'il peut faire sa vie ? C'est quoi pour lui, faire une vie ? Ca veut rien dire, faire sa vie. Rien dire et tout dire à la fois. C'est une expression inventée pour que tout le monde suive un schéma. Et j'suis bien placée pour dire que les schémas ne se vivent pas obligatoirement bien, ni même ne se vivent. J'les emmerde, les schémas.

Qu'est-ce que tu ferais dehors ? Tu vas trouver un appart, et ensuite ? Adopter un lapin, ok, et puis ? Les recherches que tu mènes sont ici, tu pourrais changer, effectivement. T'as envie de faire des recherches ailleurs ? Tu veux pas tenter des trucs ici ? C'est censé être l'endroit où on a tous une autre chance.

Je hausse les épaules, et fait quelques pas sans le regarder.

Peut être que t'envisages pas la vie comme moi. On a pas vécu les choses pareil. J'sais pas qui t'étais au début, qui t'es devenu en faisant du mal aux gens, ni même exactement qui tu étais lorsque tu t'en es rendu compte. J'considère de moins en moins ma vie d'avant comme une vie, tu l'sais j'crois, alors pour moi, Terrae, c'est comme une naissance. J'apprends à avoir une famille, des amis, des activités qui me plaisent, à vivre en paix. C'que j'veux, c'est grandir comme ça. Apprendre des choses, et apprendre de ceux que j'aime. Plus jamais retourner à ma vie d'avant.

Sans pour autant la rejeter. Je tourne la tête vers lui.

Moi, j'espère que tu resteras longtemps, qu'on continuera à s'voir, et que tu pourras t'épanouir avec ceux que t'aimes. Qu'est-ce que tu veux, Misao ? Qu'est-ce que tu attends de toi, et de ta vie ?




##   Jeu 28 Juin 2018 - 0:25

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Humeur : Joker ?

La discussion est étrange, mais elle lui fait du bien. Il profite, comme il profite trop peu de ces moments avec les personnes qu'il aime ; même le contact, bref, n'est pas aussi désagréable qu'il l'aurait imaginé. Il laisse une petite impression de vide sur son bras lorsqu'Elwynn retourne s'appuyer sur la rambarde.

—Alors de rien ? Je suis content. D'être là, je veux dire.

Parler de partir, c'est toujours bizarre. Il ne veut pas que ça sonne comme une accusation, une sentence, quelque chose d'irrémédiable, ou juste balancé là pour le plaisir de la faire culpabiliser ou s'inquiéter. C'est juste. Ca lui traverse l'esprit, comme mourrir avait déjà pu lui traverser l'esprit auparavant. Douloureusement. Il laisse passer la pensée comme un nuage, sans trop s'y accrocher.

—Ah, zut, j'ai pas encore appris le morse. Ca s'apprend vite, ça va ? On doit faire comment, honk honk ? plaisante-t-il à demi, un sourire léger sur les lèvres.

Sourire qui s'efface. Elwynn a des choses à lui dire, et ce n'est pas vraiment désagréable, là non plus. C'est plus comme un poids qu'on lui ajoute sur la poitrine un instant, un étau qui enserre son coeur ; il sait qu'une fois la discussion terminée, le poids s'enlevera de lui-même. Parce qu'il aura trouvé le chemin, qu'il aura été exprimé ; mais pour le moment, il est présent, il grandit, il gonfle, il bouillonne. Il n'aime pas se plaindre — il ne sait juste pas encore faire la différence entre se plaindre et parler. Il y tient, à avoir l'air fort.

Le vent le fait frémir en même temps que les arbres de la cour. Misao a un sourire faible. L'écouter en parler, c'est presque pire. Il est trop poli (ah bon ?) pour la couper lorsqu'elle le fait — alors que s'il parlait lui, il lui serait beaucoup plus simple de simplement se taire. Il baisse alors les yeux, sans savoir quoi répondre.

—Ce n'est pas qu'une impression, acquiesce-t-il.

Même s'il a cru qu'il allait sombrer à nouveau. Hideko, Ryu. C'est... Il va bien, nan ? Il a pas le droit d'aller à nouveau aussi mal. Joyce s'est réveillée — même si ellme ne se souvient plus de lui... elle est vivante, et ça compte, ça, non ? Hideko reviendra vite, aussi- Sûrement-...

Il s'accroche à la balustrade. Sa gorge est serrée, il ferme les yeux. Elle a raison. Il ne sait pas ce qu'il trouverait en partant, mais il sait surtout ce qu'il n'y trouverait pas. La culpabilité.

Ses yeux deviennent humides lorsqu'il les relève vers Elwynn. Il ne sait pas pourquoi ce qu'elle lui dit a tellement d'importance, là, maintenant. Sans doute parce que c'est un moment de décision — rester ou partir, ce n'est pas un choix qu'on fait au moment de faire ses bagages. Il faut prendre la décision par avant. Maintenant ?

—Ce que j'attends… souffle-t-il.

Ce n'est pas la première fois qu'on lui pose la question, mais c'est la première fois qu'elle le marque autant.

—J'en sais... rien ? J'attends rien. Avant, je voulais faire de la recherche dans un labo tranquille mais compétitif, peut-être être prof quand j'aurais envie de me poser plus sérieusement, jouer du baseball, rejoindre à nouveau une équipe. Je voulais avoir une meuf et une famille, savoir que ma soeur était heureuse, pouvoir voir mes parents être heureux avec leurs petits-enfants, voir mes amis. C'est ce à quoi j'aspirais.

Mais maintenant, c'est impossible.

—J'ai… effectivement pas le même parcours que toi. Terrae, ça a bousillé ma vie.

Les mots sont rudes. Mais ils sont vrais. Honnêtes. Il lui faut un moment pour rassembler son courage et reprendre la parole — gorge serrée, serrée à lui en faire mal ; elle retient les mots, les bloque, les contient. Ils lui font mal avant même d'être prononcés, il est obligé de respirer plus amplement. Plus lentement. Parce que c'est difficile. Il ferme les yeux. Ressent l'espace autour de lui. Retient son envie de disparaître. De sauter.

—Un jour, il y a eu une éclipse. Ça m'a assez marqué parce qu'elle n'était pas vraiment prévue, alors avec mes collègues laborantins, même si on n'était pas dans le domaine, on s'est posés des tas de questions. Certains se sont demandés si ce n'était pas un objet volant non-identifié. Quelques minutes à peine après l'éclipse, la terre a tremblé. Il y a eu une explosion dans le centre-ville.

Il se pince les lèvres.

—Il y a eu beaucoup de morts, de blessés. Personne savait ce qu'il se passait — moi, j'avais la trouille parce que que j'arrivais pas à joindre ma famille. Les communications étaient très vite saturées.

Silence.

—Quand j'ai capté que ça se passait près du boulot de ma soeur, j'ai essayé de l'appeler. Mais j'arrivais toujours pas à la contacter, alors j'ai checké les infos moi-même pour comprendre. Mais personne n'a compris. Personne a pu comprendre pourquoi il y avait tout ce feu. Y avait des discours incohérents et choqués, moi j'm'en foutais. J'avais pas de nouvelles de ma sœur, de ma jumelle, avec qui j'avais passé ma vie, mon enfance, mon adolescence, avec qui je me chamaillais et qui me tapait sur les doigts quand elle jouait à la petite déléguée modèle. J'avais juste pas de nouvelles de ma soeur.

Silence. Misao fixe toujours le vide.

—Dans les heures, jours qui ont suivi, on attendait des nouvelles avec mes parents. On se disait qu'elle était morte. Et puis une vidéo est sortie et a fait le tour des télés japonaises, et sûrement même du monde entier, j'm'en fous en fait ? Une vidéo est sortie, et on la voyait y déchaîner un pouvoir absolu.

Les flammes.

—On est venu nous interroger. J'ai demandé où elle était, on m'a dit "morte". J'y ai pas cru. Je l'ai cherchée. Je me suis vendu. J'ai vendu mon âme quand j'ai eu vent de ces foutues recherches sur les pouvoirs. J'ai fait du mal à des êtres humains. J'ai tué des êtres humains. Même pas pour la science — pour retrouver ma soeur, qui a fini par se planquer ici. Pour ma soeur qui était inatteignable. Pour ma soeur que je n'arrivais pas à joindre. Pour ma soeur qui ne laissait personne de l'extérieur entrer dans son institut. Pour ma soeur qui n'aurait même pas dit à son frère qu'elle était encore vivante. Qui avait fait une croix sur sa vie.

"J'ai fait du mal autour de moi, encore plus, j'ai pas ressenti de Vide. J'ai essayé de me suicider pour de faux, j'ai touché le fond. J'ai vraiment voulu en finir, j'croyais que Terrae me l'avait enlevée pour toujours."

—Un jour j'ai réussi à ressentir le Vide. J'crois que c'était inespéré. J'avais fait de la merde pendant six ans pour essayer de la retrouver, essayer de la revoir et ressentir ce foutu truc. Et quand j'ai abandonné, c'était là.

Silence. Pitoyable.

—Je me suis bousillé pour pouvoir arriver jusqu'ici et la revoir.

Obsessionnel.

—Terrae m'a fait plus de mal que de bien.

Il pleure un peu. Quelques gouttes fatiguées. Il ne tourne pas la tête. C'est plus simple. Mais ça ne l'est pas.

—Je… sais plus ce que j'attends de la vie. Un miracle, p'tetre. Un peu de lumière. Je sais même plus dissocier mon boulot ou… moi tout entier du mal que j'ai pu faire. Tout ici respire ma culpabilité. J'aurais pu avoir fait du mal à l'un de mes amis actuels que j'le saurais pas. Parce que c'étaient même pas des noms, des visages.

Fixe sa main.

—Moi, j'aimerais retourner à ma vie d'avant. Où j'étais encore capable de ressentir des émotions, d'aimer une femme et de la serrer dans mes bras, de me marrer à gorge déployée, de faire un travail dans le domaine de la santé, quelque chose qui me donnait l'impression d'être vraiment utile. Où je faisais pas des attaques de panique quand on m'empêchait de lacer sept fois mes baskets, où j'avais pas besoin d'être le frère monstrueux d'Hideko qu'on aimerait juste voir disparaître.

Silence.

—Terrae m'a bousillé.



hrp : aha achevez-moi



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##   Ven 29 Juin 2018 - 20:57

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Misao finit par dire qu'il est heureux d'être là. Je me contente de lui sourire rapidement. Cool. Moi aussi j'suis contente qu'il soit là. J'ai pas besoin de le préciser, je pense que ça suffit pour le moment hein ? Ouais je suis d'accord. Il ironise, et mon rire fuse, tout aussi cynique, et je me permets un léger coup de poing à l'épaule. Il est bête, je rétorque.

C'est un peu plus simple, tu d'vrais pas avoir de mal à l'apprendre.

Et puis je me retrouve face à lui. Il ne laisse rien voir. Hm, ici, c'est la loi de "Je suis fort et tu m'verras pas mal." Et j'dis ça mais j'en fais partie, ça n'a rien de réellement négatif, j'pense pas que là ce soit grave. Il pense vraiment aller mieux. En un sens ça me rassure, mais il met du temps avant de répondre à la suite. Il ne sait pas, et j'sais pas pourquoi, mais j'm'en doutais. Si peut-être que je sais : je suis un peu pareil, ça fait un an que je traîne et j'fais rien de ma vie alors ouais, peut-être que je comprends un peu.

Il aspirait à tellement de choses. C'est fou, je me rends compte que je ne le connais pas si bien que ça. Je le comprends, en fait. Il voulait avoir une vie "normale". Un chemin classique, la sécurité, la routine peut-être mais quelque chose qui lui plaisait. Misao voulait vivre simplement. Misao voulait, comme tant d'entre nous, vivre tranquillement sans qu'un truc vienne déranger ce cours tranquille. Terrae l'a détruit. Pas son arrivée à Terrae si j'ai bien compris. Non. Terrae en elle-même.

Je ne le lâche pas du regard, neutre, presque froid par habitude. Il raconte comment sa soeur a disparue. Comment sa soeur a développé ds pouvoirs sans rien lui dire. Comment sa soeur est partie sans même un regard en arrière. Misao a eu le temps de tout lâcher, de se lâcher lui-même pour la retrouver, de ne se laisser aucune possibilité de retour avant de se rendre compte à quel point il était abîmé, plus loin, pour retrouver sa soeur. Sa putain d'soeur qui l'avait abandonnée.

Je m'sens monter en pression. Ca part d'un coup, je serre les dents, les poings. J'ai envie d'aller voir sa soeur et de lui coller mon poing dans la gueule, cette conne a fait du mal à beaucoup trop de mes potes et elle s'en bat bien les couilles. Super ça. Connasse. Elle recommence en plus, avec des gamins, des gamins auxquels Misao tiens aussi, mais quelle débile, ah ça elle a bien trouvé son mari tiens, deux gros abrutis, j'souhaite à leurs enfants de pas l'être autant, en espérant qu'ils soient pas en dépression dans 3 ans avec deux gros connards de merde comme parents. J'le dirai jamais assez mais bordel avant de s'occuper de gens, de les créer -encore pire-, REFLECHISSEZ.

Ma rage s'envole lorsque les larmes pointent dans les yeux de Misao. Et c'est un poing dans le bide que je me prends lorsqu'il parle d'un miracle. Quelque chose pour l'sauver. Qu'il voudrait retourner à sa vie d'avant. Mon ventre se serre. Misao est le frère monstrueux qu'on voudrait voir disparaitre. Nausée. Flash du mec d'hier. Ok super qu'est-ce qui m'arrive. Je respire une fois. Mes yeux n'ont pas lâché le Feu. Misao c'est l'monstre dont personne ne veut. Misao a perdu sa chance à Terrae. Moi j'suis un monstre dont tout le monde l'ignominie, moi j'ai une chance à Terrae, moi j'veux pas retourner en arrière parce que j'ai des chances de vivre la suite. Pas lui.

Je pince mes lèvres, penche ma tête sur le coté, détourne le regard des yeux humides de Misao. J'ouvre la bouche, la referme, lèvres ouvertes, dents serrées. Ma voix finit par sortir, dure, tranchante.

J'ai vraiment aucune raison d'apprécier ta soeur.

Je sais qu'il l'aime bordel.

Misao, tu t'es déjà rendu compte de ce qu'elle t'avait fait, volontairement ou pas, pas vrai ? Tu lui en as déjà parlé ? Parce que c'est vraiment pas cool. J'pensais pas qu'elle avait pu te faire autant de mal.

Je sais qu'il l'aime.

J't'avais jamais vu autant en colère et aussi triste d'un coup. J't'avais que j'ai... Ahaha, c'est débile. C'est la première fois que j'vois quelqu'un comme ça. J'crois que j'avais pas envie que ce soit toi, mais au final, vaut mieux. Que ce soit toi.

Parce que j'l'aime ? Parce que c'est mon ami, un des rares à vraiment piger qui je suis, et pour lequel je pige vraiment la vie quand il m'en parle. Et parce que j'avais besoin de lui tout à l'heure, peut-être qu'il a besoin de moi maintenant.

Je sais pas comment on fait pour trouver un miracle mais si j'peux t'aider j'le ferai. J'voudrais que tu puisses être capable de faire tout ce que tu veux. Reprends le baseball ? Si tu veux ne pas être seul, apprends-moi. J'sais pas si partir est une bonne solution, tu m'manquerais énormément mais...

Je soupire, et continue, j'crois que mes yeux sont humides, mais ma voix est pleine, sûre.

Mais si ça peut t'apporter un miracle, si ça peut être ta deuxième chance parce que Terrae ne l'a pas été, alors, bah fonce. Trouve une copine, t'as beau probablement te trouver vieux, t'es plutôt mal et pas si âgé. Trouve un taf qui t'fais te sentir utile. Si c'est ça que tu veux, un peu comme ta vie d'avant, trouve quelque chose, qui ok ne sera jamais ta vie d'avant, mais qui te rendra heureux.

Je croise les bras, j'le lâche pas du regard. Cette fois ma voix se brise.

Et puis merde, t'es pas un monstre qu'on veut disparaître pour tout l'monde, et j'te jure que j'leur péterai la gueule comme hier tous les jours si y faut pour que j'devienne un monstre à ta place.




##   Lun 2 Juil 2018 - 2:36

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Il se demande pourquoi il a parlé. Il se demande pouquoi il a lâché tout ça, et surtout comment il a réussi à tout lâcher sans s'effondrer ou sauter par dessus la rambarde. Il ressent son vide comme jamais il ne l'a ressenti ; il se demande même un instant s'il l'a ressentie avec autant d'intensité avant de venir à Terrae, ou si le fait d'en reprendre soudain conscience l'amène à se sentir plus mal encore. Est-ce que c'est la situation ? Cette culpabilité latente, de ne pas avoir voulu la mettre mal à l'aise alors qu'elle exprimait ses propres difficultés ? Mais elle ne semble pas rebutée, elle semble plus... Misao ne sait pas.

Elwynn semble atteinte. Différemment de tout à l'heure. Elle se renferme, ça se voit à son regard, à sa mâchoire qui se crispe et ses membres qui se tendent. Lui ne le voit qu'à demi, parce qu'il n'est que trop conscient des mots et des larmes qu'il laisse se déverser et qui lui font tant de mal. Il a trop peur d'être jugé encore, par elle qu'il ne juge pas non plus. C'est stupide et il le sait, mais est-ce que ce n'est pas humain, aussi ?

Ses poings se serrent aussi, elle est en colère, elle essaie de ne pas le montrer, lui aimerait se mordre la lèvre pour se taire. Mais il parle. Il dit ce qui le dérange. Ce qui le retient et ne le retient pas. La réalité.

Il y a un moment de silence. Il coule un demi regard vers elle — elle ne le regarde plus, mais elle cherche ses mots. Elle est en colère. Sa voix est une lame qui tranche dans le vif. Ca fait mal.

Il l'observe se lâcher, parce qu'il se dit qu'elle aussi en a besoin. Il l'observe de ses yeux encore humides, avec ses joues où coulent quelques larmes qu'il ne retient pas, mais qui sont silencieuses et amères comme la colère qu'il porte en lui. Il veut parler. Il ne sait pas quoi répondre.

Bien sûr qu'il sait, mais il ne lui en veut pas. Pas totalement. Il sait qu'Hideko avait ses raisons, et c'est ce qui le tue le plus. Il a un sourire amer, cynique un peu. Il acquiesce quand elle parle de baseball. Il aimerait bien. Il aimerait bien foncer, il aimerait bien pouvoir faire des efforts et retrouver sa vie d'avant. Mais il ne se fait plus confiance et ne sait plus vraiment ce qui lui ferait du bien ou quoi, c'est dire.

Il se rend pas compte qu'il pleure un peu plus. Son visage se tord un peu, il est obligé de détourner les yeux de ceux d'Elwynn qui se sont plantés dans les siens. Il enfouit son visage contre ses bras pour se cacher, honteux. Il ne sait pas si ça le blesse ou si ça lui fait du bien. Les deux peut-être. Il a juste besoin que ça sorte. Pleurer un peu. Les épaules qui tressautent et la gorge serrée, la voix qui ne se laissera pas entendre et le vide de Terrae devant eux.

—T'es… pas obligée de tout ça, arrive-t-il finalement à dire, après un temps. Leur péter la gueule. Je m'en fous, articule-t-il.

Il ne s'en fout pas. Son visage est déformé par ses larmes. Il ressent le besoin maladif d'une étreinte, juste une, mais il ne demandera pas. Il ne posera pas la question. Ce n'est pas lui, ça. Ce n'est pas lui. C'est trop honteux. Il se dégoûte un peu. Mais il en aurait besoin.

—Je sais que tu détestes Hideko... pour c'qu'il s'est passé. Mais on sait pas, elle… elle est peut-être morte, et on le sait pas.

Il a envie de pleurer encore plus fort.

—Elle m'a pas fait du mal sciemment. Pas... pas volontairement. J'sais qu'elle avait peur. Qu'elle a fait ce qu'il fallait pour protéger Terrae. Et sans elle, Terrae serait pas là. (Inspiration.) Elle pense toujours aux intérêts communs. Les autres. Elle est pas égoïste. Ceux près d'elle en pâtissent. Mais c'est- c'est pour ça que Terrae est encore debout.

"Mais est-ce que ça aurait changé quelque chose, de me donner des nouvelles ? Est-ce qu'elle savait que j'étais passé de l'autre côté ? Est-ce que c'est pour ça qu'elle n'a pas voulu me faire confiance ?"
Il ne se serait pas fait confiance non plus.

—Elle a eu tort... et j'ai eu tort, il souffle. Elle-

Il lui en veut. Il est triste. En colère. Détruit. Ca lui fait du mal qu'elle ait choisi Terrae à lui. Mais elle est l'Originelle, elle avait une mission.
C'est comme ça.
Il l'accepte.

Il essaie de respirer.

—Elwynn ?

Silence.
Il a encore envie de pleurer.

—Désolé.

Il pleure encore.

—J'suis- j'suis content. Que tu sois encore là.

Peut-être que s'il y a un endroit au monde où il pourra se sentir vraiment accepté, c'est auprès de gens comme elle qui seront prêt à l'écouter.



PLS en #b7273d.


Dernière édition par Misao Honda le Lun 2 Juil 2018 - 17:49, édité 1 fois
##   Lun 2 Juil 2018 - 16:46

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Pourquoi Misao se confit à moi là-maintenant ? J'en sais rien. Parce que j'ai fait la même tout à l'heure ? J'en sais rien. Mais il me parle, et il me laisse réagir. J'ai pas envie de le blesser, j'me doute bine que cette histoire le touche très fort, il pleurerait pas sinon, bah non. Mais j'suis trop honnête pour lui cacher c'que je pense. Nan, si j'voulais j'pourrais partir, juste me casser et pas revenir.

Mais j'suis pas comme ça, alors je lâche ce que je pense, ma voix dure et froide, lame d'acier. Je sais que je suis agressive. Pas seulement, mais je sais que je fais bien ressentir que je n'aime pas sa soeur. Mais vraiment pas. Les larmes de Misao ne s'arrêtent pas, elles sont toujours là, silencieuses, discrètes. Mais elles sont là. J'ai envie de détruire tout ce qui le met dans cet état-là. C'est rare que je ressente une aussi grande colère. Heureusement pour lui, je le respecte et je ne veux pas lui faire de mal. J'ai déjà déraillé une fois en colère, j'suis pas stable, dangereuse, j'en suis très consciente. Mais je sais aussi que j'suis vraiment énervée et que j'ai pas du tout envie de voir un pote pleurer. Jamais. Ca m'est très peu arrivé mais j'aime pas ça, du tout.

Son visage se tord. Mon premier réflexe serait d'aller vers lui, d'attirer son visage contre mon épaule, le prendre contre moi, le calmer, comme avec ma brindille de Tonnerre. Mais il parle alors j'écoute. Il ne trouve pas ça nécessaire que j'leur pète la gueule. Il a probablement raison mais là tout de suite je suis pas dans une réflexion de type pacifique.

Il a peur que sa soeur soit morte. Evidemment, il adore sa soeur, il l'aime probablement plus que toutes les autres personnes qu'il a pu connaître. On se brise pas pour retrouver quelqu'un qui ne compte pas vraiment ou pas assez. Misao a peur pour elle. J'hoche une fois la tête. Tu as le droit d'avoir peur. Tu as l'droit, malgré ma colère, la tienne, celle de tout Terrae, personne n'a le droit de t'empêcher d'avoir peur Misao. J'dis rien, mais c'est ce que mon visage exprime. C'est ok. Il m'explique tout ce qu'elle fait, ou pas, et pourquoi elle le fait. Je ne doute pas de la bonne volonté d'Hideko. Je ne la connais pas pour en juger. Je la trouve seulement en manque de jugeote de façon régulière. Peut-être que j'me trompe hein, mais là j'suis vraiment pas contente et j'ai pas l'intention de changer d'avis tout de suite.

T'as l'droit de la défendre Misao, t'as l'droit d'avoir peur pour elle, comme t'as le droit de lui en vouloir et d'être en colère en même temps. Ca fait beaucoup mais t'as le droit.

Et même si j'suis pas d'accord c'est pas moi qui irait te forcer à l'inverse. Clairement pas. Mais moi j'la défendrait pas. J'ai beau prendre la position de défendre les Master et d'essayer d'être 30 sec compréhensive, pas comme l'autre taré qui m'a frappée hier, j'oublie pas les conneries des gens. Mais j'suis pas rancunière. Un poil protectrice peut-être. Là tout de suite j'décolerai bien quelques dents du visage d'Hideko. Mais elle est pas là et Misao s'en sent mal.

Misao appelle mon prénom. Bordel de ses morts j'ai l'impression qu'il va mourir sur place. Cette fois j'm'en empêche pas, parce qu'il arrive à peine à parler. Il est content que j'sois toujours là hein. Moi aussi j'suis contente qu'il soit toujours là. Mes pas sont bref, rapide, sans bruit. Un fauve. Ma main vole rapidement vers sa joue, mes yeux planté dans les siens noyés de larmes. J'essuie sa joue droite, avec mon pouce, doucement. J'ai les lèvres pincées. Doucement, j'attrape ses épaules et l'attire contre moi. J'entoure ses épaules, referme mes mains sur sa veste. Pose mon menton sur son épaule, les yeux rivés vers le ciel. Je parle pas très fort, et mon ton a perdu de sa dureté.

Hm. Moi aussi j'suis contente que tu sois encore là. Et j'suis contente d'être là.

J'suis réellement en train de réconforter un type de 32 ans là ? Qui pleure comme un gamin ? Oui. Et si t'as un problème tu peux complètement dégager et fermer ta gueule, personne te force à rester.

J'vais pas m'en aller Misao. Toi tu choisis ce que tu fais. Mais tu pourras toujours v'nir ici. J'aime peut-être pas ta soeur, du tout, mais c'est pas une raison pour la laisser crever ou pas la chercher. Ni pour détruire les choses biens qu'elle a fait. J'te promets pas de lui rentrer dedans si jamais ça s'présente. Mais au moins de t'soutenir et de respecter ce qu'elle fait.

OK et ça c'est déjà beaucoup parce que PUTAIN sa disparition de merde a mis Nicolas en pls devant moi, Adé panique parce qu'Alice a l'air complètement instable, Pandora a eu super peur, Asb est en train de se brisé - et ça, ça j'lui pardonnerai jamais. Rappelons que j'suis pas rancunière. Mais pas Boubou - et j'ai même aidé Jérémy pour prendre soin de tous ces êtres cassés. Alors c'est déjà beaucoup d'essayer de la soutenir dans les décisions avec lesquelles je suis d'accord. Et de pas lui péter la gueule si j'peux. Toujours contre moi, j'jette une dernière fois.

J'm'en irai pas.

Pas comme elle.




##   Lun 2 Juil 2018 - 19:14

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Les larmes coulent toutes seules. C'est comme si une digue s'était brisée d'un coup et laissait échapper ce qu'il avait retenu pendant tant de temps ; la colère et la tristesse qu'il contient habituellement se déverse à flots, il se sent pitoyable, détestable, et pourtant, quelque part, il espère qu'il se sentira plus léger. Il a cet espoir ; cet espoir de ce petit miracle qu'il attend toujours et qui est peut-être en train de se produire. Il trouve qu'il parle trop, encore, malgré sa bouche pâteuse, malgré ses mots auxquels il tente de donner du sens.

C'est à Elwynn qu'il en parle et il ne saurait même pas dire pourquoi. Sans doute est-elle la seule qu'il imagine suffisamment forte pour entendre un tel discours, sans s'effondrer ou chercher à le minimiser. Il sait. Il sait que les autres ne font pas ça pour le dénigrer, ou rabaisser ce qu'il ressent ou a vécu, qu'ils tentent de mettre un peu d'ordre dans leur monde, parce que c'est difficile de se dire qu'une personne que l'on aime bien peut aussi être un monstre. Même si ce n'est pas tout à fait de sa faute, il a fait les mauvais choix et il en est conscient ; c'est ce fardeau qu'il porte chaque jour de sa vie, et que tout le monde fait mine de ne pas voir. Son fardeau invisible.

Il se mord la lèvre lorsqu'elle lui répond. Acquiesce. Il sait. Il sait qu'il a le droit. Même si c'est difficile de ressentir tellement de choses contraires à la fois ; il sait qu'il en a le droit. (Il sait, mais il ne l'a pas encore tout à fait accepté.)

Misao a du mal à respirer. Il appelle Elwynn presque avec désespoir ; il l'appelle, sans raison particulière. Et elle vient, elle s'approche ; lui se redresse un peu, il panique, il veut reculer mais son geste à elle est doux. Il est figé dans l'attente lorsqu'elle lève sa main vers sa joue pour essuyer les larmes. Son esprit lui crie de partir et de l'empêcher de la toucher, mais il est plus fort que ça ; il ferme les yeux fort au contact, pas avec dégoût mais avec crainte. Il la laisse faire. Il respire. Il a envie de pleurer plus fort, mais c'est aussi de soulagement.

Il se baisse un peu pour qu'elle puisse l'étreindre. La position n'est pas super agréable, parce qu'il l'étreint tout en gardant un peu de distance, malgré la main qu'il pose maladroitement dans son dos. Il a les yeux qui brûlent un peu, les poumons en feu. Il essaie de ne pas pleurer plus fort comme un enfant alors que les mots qu'elle prononce se frayent un chemin ; ils s'ancrent un peu, cette fois.

Sa main serre un peu la veste d'Elwynn. Il reprend son souffle, lentement. Il reste comme ça. Un moment. Il ne compte pas vraiment, ça n'a pas trop d'importance. Puis doucement, il recule, la gorge serrée. Sourire tremblant. C'est trop de contact d'un coup. Trop longtemps. Mais ça va. Ca va mieux. Il s'est calmé. Il sait. Ok. Elle ne partira pas. Il la croit.

—Merci, bredouille-t-il en essuyant quelques larmes en détournant les yeux, honteux, mais un peu content quand même.

Sentiment étrange de celui qui n'a pas l'habitude de se faire consoler.

Demi sourire.

—Je m'en irai pas non plus.

Pour le moment pas. Il a encore des trucs à vivre ici. Des gens qui l'écoutent. Qui le comprennent. Même si ce n'est qu'elle, ça lui va.

Doucement, il s'éclaircit la voix. Il plante ses mains dans ses poches. Moment gênant. Il ne voulait pas... craquer comme ça.

—Ca. Enfin. Ca va mieux. Désolé.

Ouais, il s'excuse, laisse-le s'excuser. Stp. Il sait plus quoi dire. Il est tout mortifié de l'intérieur.

—T'as. déjà pris ton petit-déjeuner ?

Ils peuvent encore discuter. Mais lui, maintenant, ça va. Il en avait simplement besoin.



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##   Lun 9 Juil 2018 - 14:46

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Ce que me dit Misao ne me choque pas, parce que je sais qu'on a tous vécu des choses difficiles ici. Ca me choque pas parce que je sais qu'on peut avoir fait des choses horribles et avoir une autre chance. Parce que même s'il se considère comme un monstre, même si on le considère comme un monstre, et même si c'est vrai, qu'il a été un véritable monstre, j'en suis un aussi. Et moi, j'm'en fou, qu'il en soit un. Misao ressemble à un gamin quand il se mord les lèvres. Il a le visage baigné de larmes. C'est limite si son nez coule. C'est un chagrin d'enfant gardé trop longtemps. C'est un chagrin véritable, qui fait ressentir trop fort pleins de choses à la fois. Et c'est vraiment horrible à voir.

Il est tendu comme un ressort lorsque je m'approche et que je passe ma main sur sa joue. J'sais pas s'il veut que j'arrête ou pas, dans le doute j'voudrais arrêter, mais il se baisse lorsque je l'attire doucement contre moi. Ne pas le brusquer. Il ferme les yeux très fort, il tremble, comme s'il se retenait encore. Allez va chaton. Ca va bien se passer. Je reste contre lui, enfin, plus ou moins, pendant un moment. Accrochée à lui, j'fais pas des faux câlins. J'attends que ça passe. J'attends que son chagrin se déverse, se brise contre moi, s'en aille loin d'ici pour l'instant. Moi j'suis là pour lui. Et j'l'aiderai à trouver sa soeur. Il ne dit rien, rien du tout. J'ai pas besoin de l'entendre parler. J'ai pas besoin de réponse. Il sait ce que je pense. Il en fait ce qu'il veut maintenant.

Il me lâche, et continue d'être un enfant dans un corps si adulte, si grand et si maigre. Il détourne le regard, gêné, et me remercie. J'incline rapidement la tête pour toute réponse. Pas besoin de me remercier, c'est un fait : je ne partirai pas. En tout cas, pas sans rien dire, et jamais définitivement. Il sourit à moitié. Et me dit qu'il ne partira pas non plus. Alors moi aussi j'me mets à sourire. Eh, ça va hein. T'as le droit de douter tu sais.

Cool.

Mais j'suis contente, ok, j'avoue. Il se ressaisit. Ola, ola ce sera pas un peu de la honte. Un bras le long du corps, je lui donne une tape à l'épaule. Mon regard est plus doux que d'habitude, je souris. Ca dure pas longtemps. Juste histoire de dire que j'm'en fou, qu'il soit désolé, que moi j'veux juste qu'il aille bien. Le reste, c'est pas si important que ça. Quoi, il a pleuré pendant 10 min devant moi, bah oui, sa soeur a disparu et il a une bonne relation de merde avec elle. C'est bon, c'est plus important que mon hématome sur la joue. J'm'en remettrai bien assez vite.

Il est tout perdu. Allez va, c'est pas grave. Je me tourne vers les escaliers et commence à marcher, et je lance, dos à lui, la voix souriante.

C'est moi qui paie, j'ai b'soin de réconfort pour hier soir alors c'est p'tit déj à la française.

Comme ça il a pas à choisir, juste à dire s'il a pas envie. J'suis contente de lui avoir parlé. Vraiment.




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