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I survived, carried on, glad to be like a weed. A wild red poppy, rooted in life • Huo ♥
##   Dim 20 Mai 2018 - 23:50

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Je grommelle un peu quand elle suggère les thermes comme alternative au lieu de la plage. Oui, bon. On est en hiver, je sais. J'y peux rien si moi maintenant les saisons… C'est vrai quoi mettez vous à ma place ! J'ai plus froid, comment je suis supposé capter les changements de saison ?

— Tu sais bien que moi, les bains publics...

Pas que je suis pudique mais l'idée de montrer mon torse à tous les gens qui passent… Enfin je suis pas à l'aise avec ça. J'ai pas honte de mon corps, ou de mes cicatrices, c'est plus le regard que les gens peuvent avoir dessus qui me gêne. Parce qu'après je dois encaisser la curiosité mal placée, les yeux curieux. J'aime pas ça. A la plage c'est plus simple de faire abstraction.

Je profite de mon passage à la cuisine pour me reprendre un peu. Ca me va pas de passer ma journée à bosser. Après mon cerveau part en vrille quand je relâche la pression. Surtout quand elle se ramène avec ce genre de surprise. Pourtant je suis bien. Je me sens heureux, stupidement heureux.

— On peut faire un curry si tu veux, ou de la viande sautée. Ce sera rapide comme ça.

Je me retourne pour la regarder par dessus mon épaule. Elle a mis un peignoire. Elle le fait exprès en fait. Non je sais que c'est pas confortable en vrai mais voilà. Je bougonne un peu dans ma barbe et lui vole un baiser au coin des lèvres et sortant de quoi cuisiner.

— T'es belle comme ça.

Détendue, à l'aise, confortable. Entendons nous, je le remarque parce que parfois c'est aussi l'inverse. Là, c'était le bon moment, le bon contexte. Je peux la toucher, la taquiner, l'embrasser, même faire des blagues salaces la dérangera pas trop. Et ouis il y a les jours sans. Ceux où je remarque tout de suite que c'est même pas la peine de glisser une main sur son bras. Comme elle sait aussi que parfois je vais juste être d'humeur à broyer du noir et que me parler lui donnera juste de vagues réponses monosyllabiques. C'est aussi pour ça que j'apprécie autant ces moments là.

— Tu as vu Aaron récemment ? J'ai pas encore trop eu l'occasion de lui reparler depuis... Enfin tu vois.

Pas en dehors du cadre boulot en tout cas.


##   Lun 21 Mai 2018 - 0:40

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Un sourire léger m'échappe alors que j'effleure sa joue. Sa moue est assez explicite sur ce qu'il pense à ce sujet-là. Je sais qu'il n'aime pas vraiment ça ; au début de notre relation, il avait quelques scrupules à exhiber ses cicatrices et son tatouage. Mais les cicatrices sont doucement effacées, et elles font partie de lui ; j'aime les retracer du doigt, même si je me souviens de la peur qu'elles m'ont fichues lorsqu'il se les ait faites... et de l'engueulade qui s'en est suivie. Mais juste tous les deux, un bain privé, ou cachés dans la vapeur épaisse, c'est agréable. Nous avons bien expérimenté, il y a deux ans, lors de nos fiançailles ; il n'avait pas l'air de détester spécialement ça.

—Oh oui, de la viande sautée, c'est bien, je souris en le câlinant doucement, profitant qu'il tourne la tête pour lui faire un baiser au coin des lèvres… mais il le fait avant. Je glousse. N'importe quoi… C'est juste un peignoir.

Mon visage s'est empourpré malgré moi, je ne m'y attendais pas. C'était dit avec une telle candeur, ça ne pouvait pas ne pas me toucher. J'appuie ma joue contre son épaule avec douceur, appréciant le calme, le silence, la sérénité. Je sais que je l'empêche un peu de cuisiner, mais au pire, ça ne nous retardera qu'un tout petit peu, pas vrai ? Ces moments sont importants. D'autant plus depuis cet hiver, d'autant plus depuis les attaques.

Ce jour-là, lorsque les rebelles ont décidé de se mutiner, il a fallut gérer l'hôpital ; puis gérer les blessés, des amis, des ennemis, des inconnus, des personnes qui avaient peur, des personnes qui regrettaient, des personnes qui voulaient simplement repartir, des personnes qui voulaient simplement comprendre. Pas de nouvelles d'Huo avant un moment, j'étais prise dans les opérations, prise dans le sang… et je ne savais même pas s'il allait bien. Je ne savais pas. Heureusement, il est venu — un regard échangé, quelques secondes, pas plus, et je suis retournée au travail. Jusqu'à m'effondrer dans la nuit, au coin d'un couloir désert. Il m'a ramassée. Il m'a ramenée. Il allait bien. Mais j'ai eu peur.

Huo est important. Même si c'est encore parfois compliqué, même si les attaques ont ravivé des peurs, des blessures. Il est là, on se soutient. Il est doux, quand ça ne va pas. J'essaie de l'être aussi avec lui, être là. Comme cet été avec Nicolas. Simplement un contact, léger. Une présence.

Mes sourcils se soulèvent alors que ma joue quitte son épaule. Ma bouche se tord en une légère moue.

—Pas tant que ça, de temps en temps quand il vient faire des contrôles à l'hôpital, pour lui ou Charlotte. Enfin, on ne se parle pas tant que ça habituellement en dehors du travail. Pourquoi ?... Lui parler, tu veux dire vis-à-vis de Nicolas ?

J'ai un peu allégé ma surveillance de ce point de vue-là, déjà parce que je sais qu'ils sont plusieurs à s'occuper de lui mais aussi parce qu'il y a eu énormément de choses à gérer. J'ai le ventre qui se tord d'angoisse à l'idée qu'il ait pu arriver quelque chose, mais me détends en me souvenant qu'Huo m'en aurait sans doute parlé plus tôt.



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##   Lun 21 Mai 2018 - 1:00

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Je souris en coin, amusé de la voir rougir pour un compliment aussi simple. Je le lui dis assez régulièrement en plus. Je profite de l'instant, appuyé tout contre elle alors que je prépare le repas. Sa proximité limite un peu mes mouvements mais je m'en fiche, j'apprécie le câlin, le contact.

Depuis la mutinerie, je crois qu'on tous les deux besoin de se rassurer. Et c'est surement un peu con mais pour nous ça veut dire extra dose de câlin. Pas forcément des trucs très expansifs mais juste un contact, être là, se rassurer. Si elle est là, si elle me tient c'est que ça va.

Parfois j'ai ce réflexe tout con quand elle est là. Cette façon de sentir sa présence et je me tourne au moment où m'enlace. Je l'embrasse en tournant la tête avant qu'elle le fasse. Parce qu'on se connait comme ça. Et ça me fait du bien de me sentir autant en accord avec elle.

— Non. Non, tout va bien, je souffle doucement.

Je me détache d'elle un instant pour attraper une poèle et mettre mon plat à cuire en réfléchissant un peu. J'ai envie d'amener le sujet mais je sais pas comment faire. Arg. Je me prends surement trop la tête mais c'est sa faute. C'est cette preuve là. Je vais pas être tranquille si j'en parle pas avec elle.

— C'est juste… Arg, j'suis tellement nul pour ces trucs là.

Je soupire doucement. J'ose pas trop quitter mon plat des yeux. C'est bien, ça m'évite de la regarder directement.

— J'le vois souvent tu sais. Enfin, on parle pas mal tous les deux. Moins depuis qu'on a masse de taf mais bon...

J'expire lentement pour me donner un peu de courage.

— Cet automne on a parlé d'un truc et- Enfin il m'a fait réaliser que j'avais envie d'en parler avec toi mais c'était pas trop le moment et j'ai repoussé. Puis là… C'est stupide mais j'ai envie d'en parler avec toi.

Je me mordille la lèvre, un peu nerveux avant de lui lancer un regard en biais.

— T'iras te plaindre à lui, je ris un peu doucement. C'est sa faute avec Lottie. Et c'est con mais à le voir avec la petite… Enfin, j'en sais rien. Ça m'a donné des idées ?

Je me frotte la nuque d'une main, très gêné. Voilà, je l'ai dit. Est-ce que c'était une bonne idée ? J'en sais rien. Est-ce que je stresse de savoir ce qu'elle en pense ? Totalement. Surtout que j'ai sorti ça d'une façon très stupide mais j'ai besoin d'en parler avec elle. Je veux pas qu'on reste dans le flou par rapport à ça.


##   Lun 21 Mai 2018 - 1:27

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Parfois je me sens encore comme une adolescente amoureuse. C'est sans doute une bonne chose, surtout lorsque l'on sait par quoi nous sommes passés auparavant — le manque de confiance, les disputes, la colère, les pleurs, l'éloignement. On ne communiquait pas, ou l'on communiquait mal ; et maintenant, c'est parfois étrange de se rendre compte à quel point nous sommes fusionnels. Nous rions tous les deux, sincèrement heureux ; mais sa question me fait m'inquiéter un peu. Mon nez effleure le sien avant que je ne me recule pour le laisser attraper les ustensiles dont il a besoin. Je remets machinalement une mèche de cheveux derrière mon oreille face à sa nervosité contagieuse. Pour m'occuper les mains, je vais sortir la vaisselle pour le repas.

Mes sourcils se froncent puis se relèvent plusieurs fois à mesure qu'il essaie de parler. Je n'ai pas souvenir de la dernière fois que je l'ai vu aussi... perdu, gêné. Sans doute lorsqu'il m'a avoué ses sentiments, à l'époque. Il avait baragouiné tout un tas de choses sans queue ni tête avant de me demander une réponse à une question qu'il n'avait pas posée, et que j'avais trop peur d'imaginer. Un sourire attendri se glisse sur mon visage, alors que je le laisse faire et acquiesce pour l'encourager à continuer. Je n'ose pas l'interrompre, même si j'ai envie de lui dire que je suis contente qu'il puisse parler un peu avec d'autres personnes. De choses sérieuses, j'imagine, vu le ton qu'il emploie. Etonnamment, je n'imaginais pas Aaron dans le rôle du confident ; mais plutôt Nicolas, Ipiu ou encore Misao, qu'il côtoie depuis plus longtemps. J'imagine que la crise de Nicolas les a rapprochés, quelque part.

Je me retourne lentement, interrogatrice et particulièrement stressée. D'accord, euh, hum, Huo tu me fais peur ? On a déjà dit qu'on ne déménagerait pas si c'est la question, et si c'est à propos du mariage, on avait dit qu'on attendrait — bon, un an et demin est passé, mais on n'est pas pressés non alors-

Mon visage devient écarlate alors que je me rends compte que la question est bien pire que ça. Mes mains manquent de laisser échapper les bols que j'ai sortis et je les repose sur le plan de travail, aidée par mes pouvoirs. Euh. Aled.

—.... Ahhhh ?

Huo. On était bien. Pourquoitumeparlesdeçacommeçatuveuxquejefasseunecrisecardiaque, je ?

J'essaie de me remettre du choc et relève les yeux vers lui. Il n'en mène pas large non plus, et je sais (j'espère) qu'il ne se formalisera pas de ma réaction, certes pas très mature. Mais... un bébé ...? Je tente de remettre de l'ordre dans ma tête et joue machinalement avec mes cheveux, appuyée contre le plan de travail. J'incline la tête et l'observe quelques secondes, sans trop savoir quoi dire en premier lieu. Un demi rire m'échappe, gêné, affreusement ; j'ai encore changé de couleur, à chemin entre le cramoisi et la tomate.

—Qu'est-ce que ça t'a donné, comme idée ? je lui demande doucement, avec un sourire.

J'essaie d'imaginer, mais je suis parasitée par l'angoisse. Maintenant, je ne suis pas encore prête à l'accepter ; mais un jour, oui ? Un jour, des enfants qui courent pieds nus dans la maison... Des petits bruns aux yeux bleus ? Mon sourire est plus doux encore, mais un peu vague. C'est vrai que sans la petite Charlotte, sans ce petit pull que je lui ai offert à son premier anniversaire, sans son sourire d'ange, on ne se poserait pas toutes ces questions. Enfin, lui. Ca ne m'avait pas encore réellement effleuré l'esprit.

—Tu aimerais être papa, plus tard ?

La question est plus timide. Plus candide. "Plus tard". Je sais que c'est toujours le cas, avec moi... et j'espère toujours qu'il ne m'en voudra pas.



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##   Lun 21 Mai 2018 - 1:47

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Je le savais qu'elle allait buguer. Je la connais trop bien. J'en étais sur. Déjà elle a pas cassé les bols. J'éteins le feu sous ma casserole et lui sourit doucement. Elle est extrêmement rouge et gênée mais je la laisse réfléchir un peu. J'ai pas envie de la presser. Meilleur moyen qu'elle se braque.

Eeettt là c'est à moi de virer de la même couleur que mes cheveux. C'est quoi cette question là ! Tu crois que ça peut me donner quoi comme idée de regarder mon pote pouponner ? Sérieusement… Aaron et moi on a quoi, 3 ans d'écart ? Un truc comme ça. Fin c'est pas beaucoup au final. Même si je sais que pour le coup elle est plus jeune que moi et que ça l'aura peut-être moins touché mais…

Enfin j'aurais rien contre une petite rouquine ou un petit brun. Un bébé que je pourrais regarder grandir et qui courrait dans le salon. Même si c'est dans quelques années, j'suis pas spécialement pressé, c'est comme le mariage.

— Je- Oui ?

J'ose pas trop la regarder. Ce moment est très gênant.

— Pas tout de suite, mais dans quelques années peut-être ?

Je fais la moue un peu. Je sais que je peux parfois lui mettre un peu la pression parce que j'ai envie de trucs auxquels elle pense pas forcément.

— Je- J'ai envie de construire une famille avec toi ? Avoir des enfants… Enfin j'aimerais bien. Après si t'en veux pas, j'peux comprendre mais… Enfin, toi, tu aimerais être maman ?

Je sais qu'on a, autant elle que moi, des tas de raisons qui font qu'on pourrait être des parents un peu moyens. Pourtant j'ai envie de ça aussi. Pas juste comme une preuve d'amour mais comme un truc qu'on pourrait faire ensemble. Comme une évidence ? J'ai envie que ça en devienne une. Puis, Aoi maman… Je sais pas, c'est stupide mais j'ai l'impression qu'elle s'en sortirai pas si mal ? Moi j'sais pas, j'suis un handicapé sentimental mais j'ai aussi beaucoup d'amour à donner.


##   Lun 21 Mai 2018 - 2:15

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C'est… difficile de soutenir son regard actuellement. J'ai un rire un peu nerveux, sans le vouloir ; je sais que je le mets encore plus mal à l'aise, mais j'aimerais bien qu'il me dise les choses, aussi, parfois, et qu'il ne me balance pas des choses pareilles en me demandant de lui fournir une réponse. Mais là-dessus, il ne change pas vraiment… Je me passe une main sur la nuque et lâche un nouveau rire, la tête presque rentrée dans les épaules. Dans quelques années...

Mon sourire revient. Plus doux, plus tendre. J'observe Huo, et je le trouve aussi beau. Il est beau dans sa manière qu'il a de me regarder, d'être gêné par mes questions ; il est beau dans son espoir et sa candeur, aussi. Il en a, même s'il refuserait de me croire si je lui disais. Lentement, je dépose les bols près de la casserole et retourne près d'Huo pour poser ma tête sur son épaule, songeuse. Touchée.

—Je ne sais pas... je chuchote, les yeux fermés. Peut-être ? Oui, je crois ?

Un frisson me remonte le long du dos ; mon rapport à mon corps s'est peut-être amélioré, mais il reste des choses qui paraissent encore impossibles pour moi. Je me mordille la lèvre. Avoir des enfants, oui... Malgré la peur de faire des erreurs, malgré la peur de ressembler... à mes parents, de se déchirer, s'éloigner, disparaître. J'essaie de ne pas laisser mes yeux s'humidifier à cette pensée. Je lui fais confiance, bien sûr, mais j'ai encore peur... Et à ça s'ajoute la peur des changements, du corps ; le poids des responsabilités, du travail, de Terrae. Est-ce qu'on peut vraiment élever des enfants ici ? Nous ne sommes pas tous comme Aaron.

—Pour le moment, c'est compliqué, je souffle faiblement. Mais c'est un joli rêve, oui.

Un rêve qui serait tellement beau s'il était réel. Doucement, je me redresse pour embrasser la joue de mon fiancé.

—Tu crois qu'on ferait de bons parents ?

La question est sincère, je ne veux pas qu'il me rassure. J'aimerais savoir. Le bout de mes doits vient effleurer sa joue. Douceur. Tendresse. Ma voix est si basse que je ne sens pas mes cordes vocales vibrer.

—Je t'aime, tu sais ?... On est déjà une famille, tous les deux. Et un jour, peut-être...

Dans quelques années, oui. Peut-être qu'on serait heureux ?



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##   Lun 21 Mai 2018 - 15:15

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Je sais que je m'y prends mal. Après, je suis pas persuadé qu'il y a une bonne façon de faire les choses. Enfin tant qu'on impose rien à l'autre bien sur. Mais je sais. Je sais que c'est compliqué pour elle de penser à ça. Qu'elle a ses parents qui ont essayé et que ça a pas marché et qu'elle a peur que ça se passe mal. Déjà qu'elle accepte l'idée qu'on se marie un jour peut-être a pas été une mince affaire alors je sais.

Elle revient vers moi et je referme doucement mes bras sur elle sans l'enfermer. Juste une simple étreinte, mes mains au bas de son dos. je l'écoute simplement. Parce que je sais que c'est compliqué mais moi ce que je vois c'est que comme souvent elle voit juste les inconvénients qu'il y a. Elle ne voit pas tout ce que ça peut apporter de positif en premier.

— Un rêve, je souffle doucement, presque douloureusement.

Je suis égoïste, je le sais. De lui demander ça, d'y placer autant de choses alors qu'elle est pas prête. Mais moi ça me fait mal qu'elle arrive pas à y mettre du réel quand elle en parle.

— Je sais pas, Aoi. Si ça se trouve on serait désastreux, je ris à moitié.

Je ferme un peu les yeux, me laisse aller dans la caresse sur mon visage. Je sais qu'elle m'aime. Je le sais. Parfois j'ai juste peur qu'elle m'aime pas assez. Même si c'est stupide, même si c'est faux.

— Je- Est-ce qu'un jour tu auras plus aussi peur ? Parce que je-

Je m'interromps, une boule de stress qui se bloque dans ma gorge. Fait pas l'imbécile Huo. Choisis bien tes mots.

— Personne peut être parfait. On fera forcément des erreurs, des mauvais choix. On va forcément avoir des périodes où ça ira pas, où- Je voudrais juste- J'ai pas envie qu'on recommence à laisser tomber dès qu'il y aura quelque chose. Moi je le ferai pas.

Je me mordille la lèvre. J'arrive pas à mettre les mots sur ce que je veux exprimer.

— Je- Au delà de- De l'aspect physique. Je sais que t'as toujours peur que- Que ça se passe mal et qu'on- Mais j'ai envie qu'on se focalise aussi sur le positif.

J'suis ridicule. J'ai envie de pleurer tellement je suis ridicule. J'suis là à parler de ça, de nous. Comme si j'étais seul. Je me sens tellement stupide. Je pose mon front contre son épaule, soupire lourdement.

— Pardon. Je me sens stupide.

Je t'aime. Je devrais réussir à me foutre du reste alors pourquoi j'y arrive pas.


##   Lun 21 Mai 2018 - 16:44

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Il m'enlace. La lueur dans son regard, son visage qui s'affaisse ; il ne me faut qu'une seconde pour comprendre qu'encore une fois, on n'arrivera pas à avoir une discussion de ce type calmement. Mon regard se fait plus vague, je n'arrive même pas à sourire à sa plaisanterie. Parce que ça n'en est pas une. Parce qu'il a à nouveau cette expression triste qui me fait à nouveau sentir que j'ai tout raté. Ma gorge se serre et, plutôt que de m'écarter brusquement comme j'ai un instant pensé à le faire, je vais poser ma joue sur son épaule.

Je laisse ma main à mi chemin entre sa nuque et son épaule. Un peu vide. J'ai la poitrine qui me fait mal, les yeux qui me piquent. Les reproches, encore. Il ne m'en avait pas fait de tels depuis longtemps. On ne va pas dire qu'ils m'avaient manqués. J'ai juste envie de m'enfuir lorsqu'il fait ça. Le planter là. Partir. Je n'ai pas dit que je ne voulais pas. Qu'est-ce que- qu'est-ce qu'il lui faut de plus ? Que je lui dise "allez, allons faire un bébé tout de suite !" ? Je ne peux pas ; je ne suis pas comme ça. Oui j'ai peur, je suis terrorisée — mais j'ai quatre ans de moins que lui, j'ai encore mes études, je n'ai que vingt-trois ans… Ce n'est pas dans notre culture d'imaginer avoir des enfants si tôt. Au Japon, l'accent est mis sur le travail, la carrière ; je sais qu'il me le reproche aussi.

Mais là, ce n'est même pas son problème. Non. Il me reproche… d'avoir peur ...?

Ma gorge se serre et je n'arrive pas à parler dans un premier temps. Je sais que je n'arriverai pas à le consoler. J'aimerais. Mais je me sens trahie.

Tout doucement, j'enfouis mes doigts dans ses cheveux. Mon expression ne change pas, j'essaie simplement de lui montrer que je suis là même si mes gestes sont un peu plus mécaniques que je ne le souhaiterais. Moi aussi j'aimerais qu'il croie un peu plus en moi. Je pensais qu'on avait dépassé ça.

—Je sais tout ça, je souffle en tâchant de masquer ma peine et mon agacement. Tu- pourquoi est-ce que toi, tu vois toujours le négatif ?

Cette fois, je me recule véritablement, j'ai les yeux humides. On était bien, Huo. Pourquoi tu gâches tout ?

—Pourquoi- pourquoi tu me reproches d'avoir peur ? Pourquoi tu me reproches d'avoir peur alors que je te dis que- que oui j'en aimerais avec toi, avec toi et personne d'autre, mais qu'il me faut du temps ?

Ma voix se casse et je croise les bras sur ma poitrine, me détourne en me mordillant la lèvre.

—Bien sûr que j'aurai toujours peur. Est-ce que tu sais ce que ça implique ? Est-ce que tu sais ce qu'un enfant implique ? Ca implique que je doive le porter, pendant neuf mois. Ca implique que je doive me restreindre, arrêter de manger certaines choses, faire attention à ma santé, que je ne pourrai plus travailler ou étudier. Il y a pas que la crainte que ça se passe mal ! C'est mon corps qui est en jeu, c'est- Bien sûr que j'ai peur ! Tu sais très bien pourquoi c'est difficile pour moi...

Cette fois, je le regarde à nouveau. Je ne comprends pas sa réaction. On était bien, Huo. Je- Tu sais très bien que rien que physiquement, je suis répulsée par l'idée. Tu ne peux pas me reprocher d'avoir peur. Tu ne peux pas me reprocher quoi que ce soit alors que je t'ai répondu que-

—Je t'aime et je veux avoir une famille avec toi. Tout le positif qu'il y aura derrière, je le vois — je ne suis pas aveugle, je vois à quel point Nicolas, Jérémy et Aaron sont heureux avec Charlotte près d'eux, j'ai- J'ai aussi envie de connaître ça. Mais tu ne peux pas me demander de ne plus avoir peur ? (Je me mords la lèvre, reprends dans un souffle.) C'est injuste.

Je secoue lentement la tête, me passe une main sur le visage. Pourquoi je suis aussi- triste- ...? Je me rapproche à nouveau d'Huo, attrape ses doigts du bout des miens.

—Ne sois pas triste, s'il te plaît, je souffle. Je- avoir peur, ça ne veut pas dire qu'on va laisser tomber. La peur, ça se dépasse... On a toujours tout dépassé ensemble, non ...?



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##   Lun 21 Mai 2018 - 21:52

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Étrangement Huo sent qu'il a foiré encore une fois. Ce n'est pas la première surement, il ne se rend pas toujours compte qu'il le fait de la même façon à chaque fois. Parce qu'il se perd dans son désir égoïste, son empressement, il ne la regarde pas assez. Le manque d'empathie c'est pas nouveau chez lui. Il le sait pourtant, c'est pour ça qu'il s'est excusé. Mais il ne peut pas revenir en arrière lui. Ce n'est de toute façon pas dans son caractère.

Alors il accepte les caresses, même un peu mécaniques. Il essaye de respirer lentement pour faire refluer les pensées désordonnées qui ont tout contaminé encore une fois. Il veut bien faire. Ce n'est pas vraiment sa faute s'il confond tout. Ou peut-être que si, il ne sait plus bien.

Il a toujours peur Huo. Pour elle, pour eux, pour ce futur qu'ils construisent ensemble. C'est pour ça qu'il a du mal à rester positif parfois. Qu'il gâche tout. Il se sent soudainement très con de l'avoir encore fait pleurer avec ça.

Alors il l'écoute juste. Comme il a appris à le faire chaque fois qu'il déconne. Parce qu'il faut bien qu'elle lui remette un peu les idées en place. Et il essaye de pas pousser, de pas la reprendre dans ses bras sans qu'elle le veuille. Il acquiesce doucement parce qu'il ne s'était pas rendu compte des implications. Comme toujours.

— Pardon, souffle-t-il.

Il porte doucement sa main à ses lèvres.

— Je suis tellement con, je suis désolé.

Et il a la gorge serrée et les yeux brillants. Même s'il ne pleurera pas. Il se répand juste en excuses tout bas. Parce qu'il ne sait pas faire autrement.

— Moi aussi j'ai peur.

Tout le temps, partout. Dès qu'il ne la voit plus. Il ne réalise pas pourquoi. Il est pas très porté sur l'introspection en même temps. Sinon il aurait surement réalisé qu'il a besoin de lui parler de cette période où elle était partie, où elle l'a évité. La dispute qu'ils avaient eu après n'est jamais revenue sur le tapis. Pourtant lui aussi il en aurait besoin. Il ne lui a peut-être pas dit à quel point ça lui avait fait mal de se sentir rejeté. Même en sachant que ça n'avait jamais été le but.

— Je t'aime. Je veux juste qu'on continue d'avancer ensemble. Rien d'autre devrait être important.

Pardon.


##   Lun 25 Juin 2018 - 15:27

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Humeur : Vous voulez la version longue ou la version courte ?

Huo pleure ; il s'en veut. C'est tellement rare de le voir dans un état pareil… Mais quelque part, je crois que c'est aussi sa vulnérabilité qui le rend attachant. Il ne se remet pas toujours en question, et lorsqu'il s'avance autant, lorsqu'il a l'air de trop prendre les devants, il m'arrive de partir trop vite, trop loin. Je le sais, sans doute n'aurais-je pas dû ; au contraire, j'aurais dû le soutenir, le rassurer. Mais lorsque je suis aussi effrayée que lui, comment faire ? Ne devrait-on pas cesser de faire comme si ce que nous pensons est la seule chose importante ?

Je n'aime pas le voir comme ça — triste, désespéré. J'ai cette boule désagréable dans la gorge qui m'empêche de parler et de déglutir ;  c'est se faire du mal, et faire du mal à l'autre. Parfois j'aimerais que l'on soit capables de parler de ces choses sans faire culpabiliser l'autre de vouloir ce qu'il souhaite.

Me culpabiliser, je le fais assez bien toute seule ; ça ne me fait pas du bien. Je sais qu'il ne souhaite pas me brusquer, me forcer, me braquer. C'est plus fort que moi. Parce que j'ai l'impression que ne pas freiner des quatre fers m'amènera inévitablement et trop rapidement vers toutes ces choses que je n'aurais pas encore anticipée, ou à laquelle je ne serais pas préparée. Ce serait la pire des choses pour nous deux.

Il me demande de ne plus avoir peur, mais au fond, je ne sais pas qui de lui ou moins est le plus terrorisé. Je crois qu'il ne comprend pas que rien ne compte plus que lui pour moi. Mon travail, c'est être utile, c'est rendre les bienfaits que l'on m'a apporté ; mais ma vie, c'est la sienne. Je n'envisagerais jamais un quart de ce que nous avons tous les deux avec qui que ce soit d'autre — l'amour, cet amour-là, je ne connais véritablement que celui que je lui porte. C'est lui qui m'a appris, montré. Comment aimer vraiment, et comment s'aimer un peu soi-même.

Le regard d'Huo me tue. Viens, Huo ; viens, on s'aime. C'est le plus important, non ? Avancer, tout doucement. Excuse-moi.

Lentement, je le prends dans mes bras — délicatement, un peu comme avec un enfant. Ma main vient se loger sur sa nuque que j'effleure, ses cheveux que je caresse.

—Pardon, je souffle à mon tour. J'aimerais aussi. Mais des choses qui paraissent faciles pour certains me paraissent encore parfois insurmontables. Tu dois en avoir assez, mais... J'ai toujours besoin de temps. Pour m'adapter ; pour comprendre ; pour imaginer. Pour accepter.

Ma gorge se bloque un peu plus. J'essaie de ne pas renifler, et surtout de ne pas pleurer.

—S'il te plaît, je-... ne m'en veux pas parce que j'ai peur.

Même si c'est difficile, parfois. Souvent. Tout le temps ? Je me recule sans vraiment le lâcher, juste suffisamment pour effleurer sa joue.

—Dis-moi quand tu es frustré. Dis-moi ce que tu veux, ce que tu imagines, je... Je veux que tu continues à me parler de ces choses-là. Parle-moi, d'accord ? Mais parle-moi avant que ça te travaille trop, au point de te faire du mal comme ça. Je... je ne veux pas que tu sois triste à cause de moi.

Mon visage se blottit dans son cou. Je sais que je ne suis qu'une enfant impulsive et effrayée ; je ne sais cependant pas faire autrement. On ne m'a pas appris. Tu ne m'expliques pas. Tu ne fais que me reprocher les choses, t'écraser lorsque tu penses avoir tort ; mais moi aussi ça me fait mal, d'avoir l'impression d'être anormale. J'ai besoin que tu me parles.

—Tu n'es pas stupide. Je suis… contente que m'aies parlé de ça. Vraiment. Je n'aurais pas dû réagir comme ça, vraiment, excuse-moi. Mais... mais laisse-moi juste un peu de temps.

Pas l'éternité. Simplement planter la graine, et la regarder pousser. M'en parler parfois. Moi aussi, j'aime imaginer ce joli futur, où on ne serait peut-être pas des parents abominables. Mais c'est encore difficile de m'y impliquer, parce que ce n'est qu'une image.

Et d'avoir toujours un train de retard avec toi, ça me donne vraiment l'impression d'être une femme égoïste et abjecte.

—Je sais que ça te fait peur, même si je ne comprends pas pourquoi ça t'effraie tant. Mais je ne te laisserai pas tomber. J'aimerais aussi qu'on soit heureux, tous les deux...

Une pierre après l'autre, on le construira ensemble, ce rêve. À quoi servent-ils, sinon, à part être réalisés ?



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##   Lun 25 Juin 2018 - 19:20

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Je crois que j'ai besoin de ce contact là maintenant. Juste de sa présence, de savoir que c'est pas si grave, que- Je ne sais plus. Parfois je ne comprends pas pourquoi je réagis comme je le fais. J'en ai assez d'être égoïste, de ne pas réfléchir à ce que je dis, à ses sentiments à elle. Pourtant, putain que je l'aime. A en crever.

Je pose doucement mon front contre son épaule, renifle juste un coup pour me calmer et enlace sa taille. Je sais que je vais trop vite. Je suis comme ça. Je veux toujours tout, tout de suite. J'ai pas de patience. J'apprends un peu. J'ai besoin de sentir que ça va vite, que le frisson me remonte l'échine. J'ai toujours été un mec trop pressé, accro à l'adrénaline et à l'effort.

— Je t'en veux pas, je souffle doucement.

Je relève la tête, ma main vient caresser sa joue lentement. Je peux m'énerver parfois, ou ne pas comprendre. Mais pas lui en vouloir. Pas longtemps. Pas pour ça, pour nous. Plus maintenant.

Je la serre contre moi, peut-être un petit peu fort mais j'en ai besoin. Elle aussi ? Je veux pas lui reprocher des choses. Mais je n'arrive pas à exprimer mes sentiments autrement. Je suis un homme, j'ai pas le droit d'être en tort. Même si ça fait mal.

— Je veux pas non plus que tu- Je veux pas que tu sois triste. Moi aussi j'ai envie qu'on soit heureux. Et c'est pas- Même si tu me disais que tu veux pas d'enfant, j'crois que ce serait pas si grave au fond ? C'est simplement...

Que j'ai peur. Mais pourquoi ? Pourquoi ?!

— Je crois que je suis juste terrifié à l'idée de- Quand je fais des cauchemars, c'est toi que je perds. Toujours. Que ce s-soit d'une façon ou d'une autre et j'ai- Je sais que t'es là et que tu vas pas me laisser mais j'ai la trouille.

J'serai jamais assez bien. Et ça c'est pas elle qui le dit, elle l'a jamais fait. J'expire lentement pour essayer de me calmer. J'ai dû me mettre à pleurer un peu à un moment parce que j'ai les joues humides et ça m'emmerde. Parce que je veux pas que ça se passe comme ça. Moi aussi j'en ai marre qu'elle culpabilise alors qu'elle y est pour rien.

— Peut-être que j'suis juste dysfonctionnel. J'ai tellement l'habitude de- Chaque fois que je me dis que tout va bien, il se passe quelque chose.

Je crois que je suis plus si sur d'encaisser comme avant. M'endurcir comme je le faisais ne marche plus mais j'ai pas encore assez d'empathie pour réaliser quand je vais trop loin avant de blesser les gens.

— Pardon, je me sens bête de te pleurer dessus comme ça.

Je ris un peu, essuie mes joues d'un revers de la main. Je veux continuer de conjuguer aimer au futur. C'est tout ce que je veux. J'ai besoin que de ça.

— Je te laisserai toujours le temps dont t'as besoin, Princesse.

L'important c'est pas tant la destination que le chemin qu'on parcours tant qu'on le fait ensemble.


##   Lun 25 Juin 2018 - 22:46

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Pendant un instant, j'avais espoir que notre étreinte nous calme tous les deux ; que nous pourrions nous sentir mieux l'instant d'après. Mais même s'il me dit qu'il ne m'en veux pas, je n'arrive pas à me le sortir du crâne. J'ai une grimace quand il me serre plus fort contre lui et qu'il appuie sur mon dos, sans doute sans faire attention. Je la lui rends malgré tout, avec la même intensité. Ma main dans ses cheveux. Les yeux fermés. Qu'est-ce qui te rend si triste, alors, Huo ?

Ma gorge se serre, je sens mes yeux me piquer, mon coeur battre à la fois plus vite et plus fort, cogner à en perdre la tête. J'essaie de me raccrocher un moment à sa présence, à son coeur qui bat contre ma poitrine, à son souffle haché dans mon cou. Je l'écoute me déballer ce qu'il ressent, ce qu'il retient, ce qui le consume. Ce n'est pas tellement le fait de ne plus vraiment avancer... C'est le fait de quoi, de me perdre ? Je recule à demi pour l'observer lorsque j'entends ses mots pâteux, et je remarque ses joues humides, sa bouche tordue. Ma main se pose sur sa joue ; je sais que je pleure aussi, maintenant. Ne pleure pas. Ne sois pas triste. Huo... Huo. Tu ne me perdras pas, d'accord ? Regarde-moi...

—Ne t'excuse pas. Tu n'es pas bête, je chuchote en déposant mes lèvres sur les siennes, tout doucement.

Elles ont le goût du sel. Mes doigts vont chercher les siens.

—Tu as le droit de pleurer. Tu as le droit de parler. Tu as le droit d'avoir peur.

Doucement, je les presse. Mon front vient s'appuyer contre le sien, et je laisse nos respirations se calmer. Tout doucement. Je n'aime pas le voir pleurer — pas parce que ça me met mal à l'aise. J'aimerais simplement qu'il n'ait pas de raison d'être triste, pouvoir les effacer d'un geste, d'une caresse. Mais les peurs ne disparaissent pas comme ça — il faut du temps et de l'attention. Il faut travailler ensemble.

—Si tu es dysfonctionnel, je dois sûrement l'être davantage, je souris faiblement, sans rouvrir les yeux ; mes doigts s'emmêlent aux siens. Tu ne me perdras pas. Je ne veux pas te laisser. Je ne le permettrai pas.

Peu importe la manière.

—En ce moment, tout va bien. Et c'est vrai qu'il s'est passé quelque chose, regarde, j'ai même un tatouage dans le dos maintenant, je pouffe de rire. Faiblement.

Je renifle un peu, me recule juste un peu pour essuyer mes larmes, moi aussi. Je pleure trop avec toi, tu sais ? Mon sourire est à la fois tendre et triste, doux et vague.

—Si tu fais un cauchemar, la prochaine fois... tu veux bien m'en parler ? je chuchote.

Il ne dit jamais rien. Il se tait. Mais j'aimerais pouvoir être là pour l'écouter. Même si c'est aussi stupide que "tu es partie avec un autre". Même si c'est aussi triste que "je t'ai vue mourir". J'aimerais être là pour lui. Pas seulement présente à côté, mais aussi vraiment là, à l'intérieur. Ma main gauche se pose tout doucement sur son cœur, ma joue contre son épaule.

—Huo ? Je t'aime. Je te le jure. Je t'ai fait une promesse.

Même si ce n'est pas maintenant. Même si ce n'est pas tout de suite. En attendant, je reste là. Je reste avec toi.



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##   Mar 26 Juin 2018 - 20:55

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Pardon. Pardon, je t'aime. Ne pleure pas. Je veux pas que tu pleures pour moi. Je souris à demi en sentant ses lèvres sur les miennes. Juste un coin de lèvre à moitié relevé, un peu tristement. Le goût du sel et des larmes. Nos mains s'entremêlent et je me calme doucement, le front contre le sien.

Je regarde juste ses yeux, observe ses cils humides mais ça me fait du bien, comme sa main sur ma nuque et sa chaleur. Elle me rassure. Je sais que je ne la perdrai pas. J'ai confiance en elle. Cette confiance que j'ai toujours autant de mal à donner.

— Je sais, je murmure.

Je t'aime.

Je ris un peu, un rire mouillé mais un rire quand même. Le tatouage. Oui. Ma main effleure son épaule. Comment je peux être aussi bête à penser que je la perdrais alors qu'elle m'a donné ça ?

— Je peux essayer. La prochaine fois, je te le dirai.

Je pose ma main sur la sienne, sur mon coeur. Elle est là. Tout va bien. Je l'enlace gentiment en faisant plus attention à son dos, remet une mèche de cheveux derrière son oreille.

— Je t'aime aussi.

Je sais qu'on avancera ensemble. Je la crois quand elle me le promet. Je soupire doucement, embrasse sa tempe. Je me sens mieux. J'avais besoin de parler, je pense.

Je sens vaguement une odeur de brul- Oh merde… Je me retourne brusquement et éteins la poèle que j'avais laissé sur le feu. Ha… Alors ça faisait un moment que c'était pas arrivé ça. Je me frotte la nuque, grimace en voyant l'état de ce qui reste dans la casserole, carbonisé. Bon. Je l'avais éteins pourtant je suis sur… Je jette un regard par dessus mon épaule. J'ai rallumé le feu en m'appuyant contre la gazinière. Je suis un boulet cosmique.

— Hm… Ça te dit on commande ce soir ?

Et là, je suis pris d'un fou rire irrépressible, nerveux. J'ai les larmes aux yeux et mal aux abdos tellement je ris. Cet espèce de relâchement qui fait du bien, comme une averse après une grosse chaleur. J'ai pas fini d'en entendre parler de celle là. D'habitude c'est elle qui fait bruler les casseroles, pas moi.


##   Sam 30 Juin 2018 - 17:29

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Est-ce que tu es sûr de réellement le savoir ? S'il le faut, je le répéterai tous les jours. Je ne veux pas que tu sois triste, que tu aies peur ; j'aimerais qu'on puisse aller de l'avant ensemble, que l'on puisse s'aimer à notre manière, en prenant notre temps s'il le faut... Parce que si on se presse, qu'est-ce qu'on aura, à part quelque chose d'aussi cassé que nous deux ?

On respire un peu, on ferme les yeux. On s'arrête un peu de paniquer et de réfléchir, parce qu'au final c'est ça qui nous fait du mal — c'est imaginer, se penser incapable, se faire souffrir pour des idées qu'on n'a pour le moment pas le temps de mettre à exécution. Il y a encore deux mois, nous étions en crise ; c'est effrayant. Effrayant de se dire que tout peut arriver ici, que nous ne sommes  pas en sécurité, même parmi les nôtres.

Doucement, j'acquiesce. Je caresse sa joue, l'embrasse encore. Mon autre main reste sur son coeur, blottie sous la sienne, et je me laisse enlacer avec bonheur. Parfois j'aimerais qu'il me fasse aussi confiance.

—Merci.

J'aimerais ajouter quelque chose, mais je n'en ai pas le temps. Ca sent étrange. Je cligne des yeux et me retourne vers la gazinière en même temps qu'Huo, éberluée. Je veux parler, ouvre la bouche, me mord la lèvre pour contenir mon fou rire.

—T'es sérieux... Je suis tout à fait pour, je ris, presque à en pleurer. C'est assez ironique, pour quelqu'un qui est censé mieux savoir cuisiner que moi… je le taquine en retournant lui faire un câlin, encore en riant.

Doucement, je lui embrasse la joue, hausse un sourcil amusé.

—Bon, du coup, on commande quoi ? Sushi ? Des nouilles ? Des pizzas ? Joker ? Enfin, ça va mettre un peu de temps à arriver, il faudra être patient, je fais en attrapant mon portable pour voir qui appeler.

Je nous vois mal continuer la discussion qu'on a commencée tout à l'heure. C'est encore un peu étrange... et je ne veux pas le mettre plus mal à l'aise. Mais j'aimerais qu'il comprenne qu'il n'a pas à culpabiliser de me faire part de ses envies, de me dire qu'il a peur. J'aime mieux quand il est honnête... quand il est patient. Quand on peut parler, quand on peut se rassurer, aussi. Sans se faire du mal l'un à l'autre.

Je sais qu'on y arrivera... Peut-être pas tout de suite, mais on y arrivera. C'est certain.



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##   Dim 1 Juil 2018 - 17:26

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Je crois que j'ai besoin d'une pause. Avec ce qu'il s'est passé les derniers mois j'ai beaucoup de boulot et j'enchaine les missions diplomatiques même si elles sont rarement plus de quelques jours. Et avant il y a eu Nico et j'ai toujours ma mère dans un coin de ma tête.

Je crois que ça commence à faire beaucoup. Même si Aoi est là, qu'elle m'aide et me soutient. Parfois je ne sais juste pas comment faire pour en parler ou… Juste dire que ça ne va pas ? J'ai l'habitude d'encaisser. Mais peut-être que ça ne suffit plus ?

— Me remercie pas. Je t'aime.

Lui faire un câlin me fait du bien. Enfin, jusqu'à ce que je sentes mon plat qui a brulé. Je fais une moue boudeuse. Je sais que j'ai foiré, ça va. Elle va me rappeler ça jusqu'à la fin de ma vie je sens.

— Pizza ? Je propose. Ça me gêne pas d'attendre un peu.

Autant partir sur quelque chose de plus simple. Ne plus trop se faire du mal avec ça au moins le temps que ça retombe. Je dois être fatigué pour être aussi émotionnel aujourd'hui. Je la laisse faire la commande et en profite pour tenter de sauver notre casserole. Les gestes mécaniques, gratter un peu le brulé, rincer, laver, achèvent de me calmer. Je la rejoins dans le salon le temps que nos pizzas arrivent et me blottis contre elle.

— Tu me pardonnes d'avoir fait cramer notre repas ? Je demande avec un rire.

Je pourrais plus me moquer d'elle quand elle rate ses plats maintenant. Elle s'est améliorée, en plus. Enfin quand je la distrais pas.

— Tu crois que je devrais vérifier la gazinière ? Si elle se rallume comme ça juste en appuyant dessus, ça peut être un peu dangereux, non ?

Enfin tant que je suis dans la maison, on risque pas d'avoir un incendie. Mais bon vu que je suis pas toujours là… Je me demande ce qu'elle mange quand je suis pas là. Si ça se trouve, elle invite Allen quand elle est toute seule. Je crois que j'aime pas l'idée.


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