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Je pense que vous avez fait une erreur... c'était... c'était moi... c'était moi. [PV Aaron <3]
##   Dim 4 Mar 2018 - 20:10

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Selvi Sayanel
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Je n'en peux plus. Il faut que je fasse quelque chose. J'ai peur... non, je crève de trouille, mais c'est ce que je dois faire, je le sais. Il est temps que je prenne mes responsabilités. Je donne une caresse à mon lapin avant de quitter ma chambre. Les réparations vont bon train, mais il y a encore des traces des attaques un peu partout. Je ne sais plus combien de temps ça fait... dix jours, deux semaines ? Je ne sais pas très bien, je n'ai pas compté, je ne compte pas. Ces derniers jours ont été éprouvants. J'ai donné de ma personne, aussi souvent que je le pouvais, partout où je le pouvais. Je suis exténuée, mais je continue. J'ai aidé à soigner les gens à l'hôpital, j'ai aidé pour les réparations, mais ça ne suffit pas, ça ne suffira jamais, pas après ce que j'ai fait.

Je gravis les marches séparant le quatrième du cinquième étage. L'ascension n'a jamais été aussi pénible, aussi longue. Mes jambes semblent s'être transformées en plomb, mais je ne vais pas rebrousser chemin. Je traverse lentement le couloir, tentant de rassembler mon courage, soulagée de ne croiser personne et m'arrête devant mon objectif : la porte de la salle des Masters.

J'inspire, expire, mais ne parvient pas à abattre mon poing levé sur la porte. Je recule de deux pas, paniquée. Maintenant que je ne marche plus, je me rends compte à quel point je tremble. Non, ça ne va pas. Il faut que je me calme. Je sais que ce que je fais est bien. C'est ce que je dois faire, alors je vais juste me détendre et toquer à cette porte. Je ne peux plus fuir ce que j'ai fait. Ce n'est pas juste. Je bouge mes orteils dans mes chaussures et me masse l'intérieur de la paume. Je respire le plus calmement et régulièrement possible. Je me mets à faire des allers et retours dans le couloir, devant cette porte qui paraît si imposante. Soudain, je me jette presque littéralement sur elle et frappe trois coups brefs et énergiques. Je me fige. Ok, je fonctionne souvent comme ça quand j'ai peur. C'est pendant un moment de courage furtif que je me lance, un moment pendant lequel je ne réfléchis pas. Il ne me reste plus qu'à attendre maintenant. Je me force à respirer, lorsque je m'aperçois que je ne le faisais plus, bloquée. Mon cœur lui s'est emballé. J'ai chaud et froid en même temps. Il ne manquerait plus que je m'évanouisse. Non, ça ne va pas arriver.

La porte s'ouvre enfin et je reconnais M. Williams, un des Masters qui étaient dans la cafétéria lors des attaques. Je me pince les lèvres, tandis que je blêmis, deviens transparente. J'avais eu l'espoir fou de pouvoir parler à Aoi et de la laisser en discuter avec les autres. Je suis stupide. J'aurais mieux fait de lui envoyer un message, plutôt que de venir ici. Elle est certainement à l'hôpital. Bon, trop tard pour rebrousser chemin et puis, le résultat est le même au final, non ? C'est mieux ainsi, en fait. Oui, ce n'est pas à Aoi à gérer mes bêtises. Je suis si lâche, je suis pathétique... Je prends une grande et lente inspiration. Le Tonnerre me fixe toujours. Il est Sensitif, mais pas Télépathe, donc il doit être curieux.

- Bonjour M. Williams. J'ai des informations à donner à propos de ce qui s'est passé à la cafétéria. Est-ce que je peux entrer ?

Je tremble toujours, ma voix est saccadée, parce que je n'arrive pas à calmer ma respiration, mais je m'en fiche à présent. L'important, c'est que je parle, que je répare la méprise qui a probablement été commise.

- Et s'il vous plaît, si vous y pensez, n'utilisez pas votre pouvoir pour me calmer...

... parce que je ne le mérite pas. Il me laisse entrer, probablement encore plus curieux que lorsqu'il a ouvert la porte. Après tout, si aucun Master n'est encore venu frapper à ma porte, c'est qu'ils n'ont pas reçu les bonnes informations, qu'ils se sont trompés ou sont peut-être encore en train de chercher. Il est temps qu'ils sachent. En faisant quelques pas dans la salle, je constate qu'il n'est pas le seul Master présent, mais tous semblent très occupés. Je ne sais pas si c'est mieux ou moins bien pour moi. Peu importe.

Toujours tremblante, je me retourne pour faire face au Tonnerre. C'est l'heure... c'est le moment de prendre ses responsabilités. Je me racle la gorge et me tiens droite. Assume.

- Je... je viens me dénoncer... pour l'incendie que j'ai créé dans la cafétéria le jour des attaques. Je ne sais pas qui vous avez blâmé pour ça, si vous avez déjà blâmé quelqu'un, mais c'était moi et je sais que je mérite d'être punie pour ça.

Ma voix était étrangement assurée lors de mon discours, mais cette fausse assurance s'écroule dès que ma bouche se ferme. Mon regard quitte celui du Master pour fixer le sol devant moi. Mes épaules s'affaissent et je sens les larmes me monter aux yeux, mais je lutte. Je n'ai aucun droit de pleurer, ça serait trop facile. Maintenant, je n'ai plus qu'à attendre le verdict, la sentence. Je ne peux pas le lui dire, mais j'espère juste qu'ils ne vont pas m'expulser. Je suis prête à faire tout et n'importe quoi, pendant le temps qu'il le faudra, même jusqu'à la fin de ma vie s'il le faut, mais ne me forcez pas à partir, s'il vous plaît. Je peux tout supporter, mais pas ça, pas ça...


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##   Mar 6 Mar 2018 - 17:49

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C'est compliqué de tout reconstruire, de balayer les gravats sous son tapis comme s'ils n'avaient pas existé, qu'il n'y avait pas eu de blessés, qu'on n'avait pas eu l'impression que tout Terrae allait s'effondrer. Heureusement, Hideko est là ; on a pu tout réorganiser, avancer les choses tranquillement mais avec une main de fer. Les personnes impliquées dans les attaques ont été entendues, des sanctions données, les autres ont été invités à prendre la porte. Et de les avoir poussés à partir, après tout ça, sonne presque comme une injustice. Certains Terraens n'ont pas été satisfaits, ils demandent réparation ; mais est-ce qu'on a vraiment le droit de les retenir ici contre leur gré ? C'est comme ça que les choses ont commencé, on ne fera pas la même erreur deux fois.

Aujourd'hui, quelques jours après Noël, c'est retour au travail. Je planche sur des dossiers en salle des Masters, distribuant des informations d'ici-de-là lorsque mon téléphone termine de charger les données. On a encore quelques élèves à auditionner, de potentiels nouveaux arrivants à aller chercher, et c'est un vrai casse-tête de jongler entre tout ça, Lou, Charlotte et les garçons. D'autant que la salle des Masters s'est un peu transformé en bureau des plaintes—des élèves viennent en dénoncer certains, d'autres viennent se dénoncer d'eux-mêmes, bref, c'est chiant. J'aurais pas dû passer Master, bon sang.

Blasé, j'envoie un message à Nicolas : "Courage pour tes concours aujourd'hui. Bière ce soir ?"
Je vais en avoir besoin autant que lui, ok.

Et justement, à peine mon portable reposé, quelques coups énergiques contre la porte m'amènent à me lever pour ouvrir—les autres font comme s'ils étaient occupés, bande de lâcheurs. Je sais bien que vous faites qu'essayer de retranscrire ce que vous disent vos Appels, mais quand même, vous faites chier.

Je mets quelques secondes à faire le focus sur la petite brune toute blanche qui se tient devant la salle ; je réponds  son salut et acquiesce lentement, en mettant un peu de temps à la replacer. C'est la fille qui a mis le feu à la barrière d'épines à la cafétéria, je me souviens. Par contre, elle a l'air vraiment paniquée et je fronce un instant les sourcils, me retenant d'utiliser mon pouvoir pour l'apaiser un peu, justement. Stop lire dans ma tête, t'es même pas télépathe...

—Pas de souci ; viens, entre.

D'un mouvement, je la laisse entrer et l'invite à s'assoir en tirant une chaise pour elle et en tournant la mienne face à la sienne. Mes sourcils se froncent un peu plus alors que j'attrape la feuille que j'avais entre les mains quelques minutes plus tôt, vérifie sur mon téléphone l'information qui y est notée, et écrit une ou deux phrases tout en acquiesçant, lâchant quelques "hm-hm" pensifs. Puis je relève les yeux vers la fille et mes épaules s'affaissent de la voir si mal, encore debout derrière la chaise. Un soupir m'échappe.

—Hé, viens, assieds-toi. C'est quoi ton nom, déjà ?

Je lui désigne la chaise, daigne reposer mon stylo, mais fait une recherche rapide sur mon téléphone pour accéder à son dossier quand elle me le donne. Rien d'alarmant à son sujet.

—Nous n'avons accusé personne pour l'incendie, je lâche simplement en reposant mon téléphone, avant de marquer une pause. Je suis mauvais pour retenir les noms, mais pas les visages. J'étais aussi à la cafétéria, je t'ai vue faire—il me semble aussi t'avoir vue te battre contre les rebelles, j'ai juste ? De mon point de vue, il n'y a pas vraiment lieu de donner une sanction, surtout dans un cas pareil. Sauf si tu as d'autres choses à me dire, bien entendu.

Un instant, je l'observe en inclinant la tête, comme pour m'aider à mieux la détailler. Beaucoup de culpabilité, mais de la peur, aussi.

—Pourquoi ça te tracasse tellement ?

Pas de la meilleure des manières, mais je crois que j'aurais fait la même chose si j'avais été elle. Après, si effectivement elle avait des intentions hostiles, il faudra s'en occuper, mais ce n'est pas vraiment l'impression qu'elle m'en avait donné ce jour-là.



Aaron vit en #FEA347.
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##   Mar 6 Mar 2018 - 20:05

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[hrp : désolée, papa Ronron va devoir jouer au psy... je ne pensais pas qu'elle allait craquer... mais elle a craqué... j'ai rien pu faire... ^^']

Peut-être que si j'avais été moins mal, je me serais vexée que le Tonnerre ne m'écoute que d'une oreille, mais là, maintenant, la seule chose qui compte, c'est que tout ce que j'ai sur le cœur sorte, que j'expie mes fautes, si je peux dire ça comme ça. Et puis, je suis juste tétanisée par la peur. Je me force à respirer, parce que si je n'y pense pas, mes poumons ne font pas leur travail tout seul. C'est comme si mon cerveau avait pris des vacances et que je devais gérer seule ce qui se fait normalement en arrière-plan. C'est... fatiguant, exténuant, moi qui suis déjà si éreintée. Je pourrais m'asseoir, puisque M. Williams m'a gentiment tiré une chaise, mais, non, je ne peux pas. Je n'ai pas le droit de m'accorder ce répits. Je refuse de me faciliter la vie d'une quelconque manière. Alors j'attends, fixant toujours le sol, parce que je n'ai pas la force d'affronter le regard, probablement réprobateur du Master. Son soupir me tord le cœur. Un soupir, ce n'est pas bon... est-il agacé ? Ou peut-être blasé ? Il a dû en voir passer des petits crétins comme moi qui ont provoqué un sacré désordre ce jour-là. Il doit en avoir marre. Je vais passer à la casserole, c'est clair. Je sais que beaucoup de fauteurs de trouble ont dû quitter Terrae, de leur plein gré, pour la plupart, mais tout de même. Mes mains se serrent sur mon pantalon, comme si ce contact allait calmer mon angoisse. Je ne dois pas craquer, pas encore. Je ne... Je relève le regard, surprise de son ton et de sa question. Il est... il est plutôt gentil... enfin, je ne m'attendais pas à ce genre de réaction.

- S... Selvi... ... Sayanel...

Je bégaie et m'assieds, comme s'il s'agissait d'un ordre. Je regarde le Sensitif consulter son téléphone. La position assise me soulage les jambes, mais je continue à trembler et j'ai un peu plus de peine à respirer. La panique n'est toujours pas partie, malgré la surprise passagère. Sans doute consulte-t-il mon dossier... ou peut-être qu'il demande à Mme Honda ce qu'il doit faire de moi. J'en sais rien... j'en sais rien et ça me ronge. Pourquoi il me fait attendre comme ça ? Qu'il me dise ce qu'ils vont faire de moi ? Même si c'est dur à accepter, même si je dois partir, au moins, je serai fixée, mais là, là il me fait juste attendre et c'est encore pire. Achevez-moi, maintenant, et qu'on n'en parle plus. J'ai à nouveau baissé les yeux... comme s'il avait besoin de croiser mon regard pour savoir comment je me sens... Je les relève cependant lorsqu'il m'annonce que personne n'a été blâmée pour l'incendie. Je lâche un micro sourire bref, mais triste. C'est bien, c'est un poids en moins sur ma conscience. Personne n'a pâtis de mon irresponsabilité et de ma lâcheté. Enfin, j'ai bien conscience qu'il y a eu des blessés, mais personne n'a été accusée à tord. C'est déjà ça.

Je ne peux masquer ma surprise à la suite de son discours. Il... il savait ? Il m'a vue faire et il n'a rien dit ? Enfin, je veux dire, personne n'est venu me chercher pour me le reprocher. Je ne comprends pas. J'acquiesce lorsqu'il me dit m'avoir vue me battre contre les rebelles et je reste interdite, incrédule quand il dit que ce que j'ai fait ne mérite pas de sanctions. Pas de sanctions ? Pas de sanctions... Ça sonne tellement faux, tellement irréel.

Je rougis. Est-ce que j'ai d'autres choses à lui dire ? Pourquoi ça me tracasse ? Ça parait tellement évident, non ? Non, il faut croire que non, sinon il ne me poserait pas la question. Je suis assez désemparée, je dois l'avouer. Je m'attendais à ce qu'on me sermonne, me réprimande avec vigueur, à ce qu'on s'énerve contre moi, pas à ce qu'on soit si... compréhensif ?

- Parce que... parce que...

Je n'y arrive pas. Ça ne veut pas sortir. Je ferme les yeux un instant, sourcils froncés et poings serrés. Ça doit sortir, ça doit sortir maintenant, c'est obligé. Je suis là, je n'ai pas le choix et ça me fera du bien. Courage.

- Parce que... parce que j'ai été égoïste. Je voulais juste sortir de là, de la cafétéria. Je voulais aller chercher mes amis, voir s'ils allaient bien et j'ai fait n'importe quoi. J'aurais pu réduire en cendre tout le bâtiment, j'aurais pu tuer des gens. On aurait tous pu mourir là-bas, brûlés vifs ou asphyxiés, on aurait pu... on aurait pu...

J'ai parlé vite, mais de manière saccadée et... je ne sais pas quand est-ce que j'ai craqué, quand est-ce que je me suis mise à pleurer, mais là c'est trop tard. Je ne vais plus réussir à m'arrêter. C'est drôle en un sens, c'est la première fois que je le fais. La fatigue, la culpabilité accumulée... c'est trop, je crois.

- Et... et... et puis... j'ai... j'ai... j'ai blessé des... des gens... j'ai... fait du... du mal...

Je m'arrête un instant, parce que mes sanglots sont trop forts pour que je les retienne et continue à parler. Ce qui me fait le plus mal dans tout ça, c'est que, contrairement à la fois où on a dû se battre contre les scientifiques, les gens que j'ai attaqués ce jour-là, c'était des gens comme moi, des habitants de Terrae, des hommes et des femmes, des garçons et des filles qui ont vécu un vide, qui ont souffert, comme moi, et je me suis battue contre eux comme s'ils étaient des étrangers, des ennemis. Est-ce qu'on n'était pas censé se soutenir, se serrer les coudes ? Alors j'ai fait quoi ?

- Je... suis... je suis désolée... je devrais... pas... pas pleurer... j'ai pas... le droit...

Mais je n'arrive pas à m'arrêter. Désolée M. Williams, vous auriez sans doute mieux fait de m'expulser tout de suite, vous n'auriez pas eu besoin d'assister à ça. Là, vous allez devoir jouer au psy...

- Mais j'veux... j'veux pas... partir... j'ferai.. tout... c'que vous voulez... mais... j'veux pas... j'veux pas...

Je l'ai dit, finalement. Je ne sais pas trop où j'en suis, ce que j'ai dit ou pas. Je ne sais plus, tout est assez confus, tout se mélange dans ma tête. Est-ce que c'est bien vrai qu'il ne comptait pas me sanctionner ? Ou j'ai rêvé ? Ou mal compris ? Est-ce qu'il l'a même vraiment dit ? Je ne sais plus. Je ressasse mes doutes, mes craints, ma culpabilité et je vacille entre panique et chagrin, culpabilité et incompréhension. Là, je crois que je suis juste pliée en deux sur mes genoux, en train de pleurer tout ce que je peux, complètement fermée sur moi-même. Oui, là, c'est clair. J'ai craqué. Selvi... assumer ses responsabilités comme une adulte, c'est raté...


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##   Jeu 22 Mar 2018 - 15:56

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Selvi Sayanel, alors, ok. Je note le nom dans un coin de ma tête, en profite quand même pour le taper sur mon téléphone pour voir les informations qu'il me sort. Ouais, rien que je ne sache ou ne devine pas déjà : guérisseuse, travaille à la bibliothèque. Donc, ne cause pas de problèmes. Je n'irais pas jusqu'à dire que le fait de travailler à la bibliothèque la dispense de faire de la merde, suffit de voir Ipiu. Mais dans ce cas précis, j'ai pas l'impression qu'elle soit une fouteuse de merde, ou alors elle le cache bien. En attendant, elle tremble juste comme une feuille en attendant que je daigne lui accorder de l'attention. Et ça me saoule, parce que mon dossier va pas se remplir tout seul. (C'est probablement exactement pour ça que je suis prof de maths et pas psy, en fait. J'crois que l'empathie et moi, ça marche moyen.)

Je continue à remplir deux trois informations que mon téléphone me spamme — heureusement, il est en mode silencieux, alors il ne fait pas chier le monde entier autour de nous — puis relève les yeux vers Selvi pour lui parler. Son stress augmente puis la surprise vient le remplacer, l'espace d'un instant. La confusion règne dans son esprit, c'est assez désarçonnant... surtout pour un sujet pareil. Je me doute que ça a été traumatisant pour beaucoup de personnes, mais il n'y a pas forcément lieu de s'inquiéter de ça sachant qu'il n'y a eu aucune conséquence directe ? Puis si ça n'avait pas été elle, ça aurait sûrement été quelqu'un d'autre, je suppose.

Comme je lui ai posé ma question, j'attends qu'elle m'apporte une réponse… et quelle réponse ! Sourcils levés par la surprise, je la laisse parler sans l'interrompre. C'est long, mais j'essaie de suivre, j'essaie d'enregistrer les choses importantes. Elle s'en veut pour des conséquences qui n'ont même pas eu lieu, en fait ? Un peu gêné, je regarde autour de moi à la recherche d'un peu de soutien auprès de mes collègues. Mais genre, euh, les gars, c'est pas moi qui la fait pleurer comme ça, me regardez pas chelou svp ? Donnez moi une boîte de mouchoirs au moins ? Maladroitement, je fouille dans la poche intérieure de ma veste et y trouve un paquet de mouchoirs que je pose devant elle, bloquant la réception de ses émotions pour qu'elles ne m'atteignent pas. J'ai pas envie de m'y confronter, là.

J'fais vraiment le pire psy du monde, à l'aide.

—Hm… Selvi, je l'appelle en usant de mes pouvoirs de Master. On a tous vécu un moment difficile, c'est normal que tu sois sous le choc. C'est normal que tu t'en veuilles d'avoir blessé des gens — mais ils nous ont attaqués et nous nous sommes défendus. Certains sont allés très loin, mais je doute que tu en sois allé jusqu'à brûler le visage de tes adversaires, ou leur casser des membres.

Un soupir m'échappe et je me frotte le menton, où une barbe de quelques jours me gratte les doigts.

—On ne va pas te renvoyer. On ne renvoie personne, pour commencer. Les personnes qui nous ont attaquées vont être punies, et si elles veulent partir, comme c'était dans leurs revendications, elles sont invitées à le faire. Mais c'est leur choix. Pas le nôtre.

Même si j'aurais bien aimé virer quelques ordures.

—Il y a eu des blessés, effectivement, mais ce n'est pas la faute des personnes qui se sont défendues. Tu as mis le feu à la cafétéria, mais et alors ? Il y avait déjà le feu, et on l'a arrêté de toute manière. Il ne s'est rien passé, t'y es pour rien.

Stop me regarder comme ça les gens, si vous voulez parler à ma place je vous la laisse avec plaisir, hein. Sérieux, j'ai l'impression qu'elle va me faire une crise de panique, là...

—Regarde-moi, je lui intime. Respire. Inspire avec moi, ok ? 1, 2, 3... Puis tu bloques… Et maintenant, souffle. 1, 2, 3...

Sérieux, les gars qui ont eu la bonne idée d'attaquer l'institut, j'les déteste.



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##   Dim 25 Mar 2018 - 20:57

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Recroquevillée, je vois à peine que M. Williams dépose un paquet de mouchoirs devant moi, mais sa voix, elle, capte directement mon attention. Je frissonne. Je me souviens... je me souviens très bien de la dernière fois que j'ai ressenti ce que sa voix provoque en moi. Je me rappelle ce jour où un Master est venu me chercher pour m'amener à Terrae. Tandis que chaque mot est décortiqué par mon cerveau, mes sanglots se calment. Je hoquette aux images qui apparaissent dans mon esprit à l'évocation d'un visage brûlé et de membres cassés. Non, c'est vrai. Je ne suis pas allée aussi loin que ça. L'expression du visage de l'Eau que j'ai mordu passe furtivement devant mes yeux clos. J'ai voulu aller m'excuser auprès d'elle, mais elle avait déjà quitté Terrae. Je sais, au fond de moi, que j'ai agis en légitime défense, mais est-ce que ça justifie tout, le fait qu'on se défende ? N'est-ce pas un peu l'excuse de « c'est lui qui a commencé ? ». Est-ce qu'on était obligé de répondre ? Je n'ai pas réfléchi un instant lorsque ce gars a foncé sur moi et que je l'ai envoyé valser d'une bourrasque. Il aurait pu se rompre le cou... je n'ai même pas cherché à savoir s'il allait bien. Je n'ai...

Je me redresse doucement en prenant une grande inspiration, mais mes bras sont toujours croisés sur mon ventre et ma respiration toujours saccadée. Si mes sanglots se sont calmés, je me sens toujours terriblement mal. Mon regard embué se pose sur celui du Master, tandis que mon visage mouillé reste crispé et grimaçant. Ils ne vont pas me renvoyer... ils ne vont pas me renvoyer. Je suis soulagée, même si une partie de moi se demande si, au final, je n'aurais pas mérité de l'être... est-ce que je suis en train de me flageller ? Peut-être... sans doute... Je me sens juste libérée d'un immense poids. Je vais pouvoir rester à Terrae, rester avec mes amis, les gens qui m'ont accueilli malgré ma timidité et tous mes autres défauts. Je réalise alors que je ne me vois pas vivre ailleurs. Je ne sais pas pourquoi ces gens ont voulu partir. Je ne me vois juste pas vivre ailleurs. C'est à la fois rassurant et angoissant.

J'arrive péniblement à hocher la tête à sa remarque suivante. Le Master me dit que ce n'est pas ma faute et qu'en fait, il ne sait rien passé. Je ferme les yeux un instant quand le monde se met à tourner devant moi. Bon sang, il faut que je respire ! Je n'y arrive juste pas. Comment est-ce qu'il peut dire qu'il ne s'est rien passé ?! Je me crispe un peu plus, entendant soudain des cris dans ma tête, des hurlements de souffrance, tandis que des images d'une salle en feu avec des gens courant dans tous les sens s'imposent à mon esprit. Est-ce que je deviens folle ? Non, c'est juste la réminiscence d'un de mes cauchemars de la courte nuit dernière. Sa voix capte à nouveau mon attention et je réouvre les yeux. Il me demande de respirer, inspirer avec lui, bloquer, expirer. On répète l'exercice et la douleur dans ma poitrine disparaît peu à peu. Mon corps aussi se détend, mes bras retombent doucement sur mes genoux. Je me sens vidée. Ce n'est pas le Vide tel que je l'ai connu avant de venir, s'en est loin, ou plutôt c'est différent. Et là, je suis juste fatiguée, extrêmement fatiguée. Je ne prends plus soin de moi, me donnant complètement pour aider les autres et c'est maintenant que je réalise à quel point je suis cassée. Ça a quelque chose de drôle, grinçant, mais drôle. Après ma première mission pendant la guerre contre les scientifiques, je me suis reprochée de ne pas avoir agi, d'avoir abandonné mes coéquipiers... et là, je me reproche d'avoir agi, justement. Il faut croire que, quoi que je fasse, ce n'est pas juste ou pas suffisant ? Je renifle et passe une main lasse sur mon visage où mes yeux ruissellent toujours, mais sans saccade cette fois. Je n'en ai plus la force. Maintenant que je suis calmée, je réfléchis à ce que le Tonnerre m'a dit.

- Je me suis battue contre des gens comme moi... et je ne me suis pas posée de question...

J'ai conscience au moment de dire ces mots d'une voix mal assurée qu'ils ne sont pas complètement vrais, puisque les projectiles d'air que j'ai pu envoyer pendant l'attaque ne visait pas à faire mal, mais à détourner l'attention des opposants dans le but d'aider ceux qui se défendaient, même si, je dois bien l'avouer, se recevoir un disque d'air dans la figure ne doit pas faire du bien, même si je n'ai pas fait exprès de viser cet endroit... J'ai donc tenu compte du fait que les rebelles, comme on les appelle, étaient des gens comme moi, qui avaient vécu le Vide. Pourtant, je ne peux m'empêcher de penser à cet Air qui m'a attaquée et que j'ai repoussé sans douceur, par réflexe. ... par réflexe... c'est vrai, je me souviens maintenant. Mais après, je me suis battue en toute conscience de ce que je faisais... pour aider. Je sers les poings un instant. Je ne sais plus quoi penser. Est-ce que je suis en train de me trouver des excuses ?

- Vous pensez que je ne devrais pas me reprocher des choses qui ne sont finalement pas arrivées ?

Je ne sais pas s'il va me suivre. Il faut dire que je ne suis pas très claire. En même temps, tout n'est pas très ordonné dans ma tête non plus. N'était-ce pas ça le véritable sens de son expression « il ne s'est rien passé » ? Je ne bouge toujours pas, le regard fuyant. Je me sens un peu mieux, j'ai retrouvé un semblant de calme et je respire à nouveau normalement, mais le poids sur mon cœur ne s'est pas totalement dissipé.


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##   Lun 26 Mar 2018 - 14:04

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Humeur : Aha ! ... Attendez, c'était une vraie question ?

Au fur et à mesure que je parle, les réactions émotionnelles de Selvi se calment. Ses sanglots diminuent, et je ressens la tristesse et la culpabilité aller et venir, comme repoussées par mes paroles et, je l'espère, la réflexion qu'elles provoquent en Selvi. Elle va mal, sa détresse me touche ; elle est toujours pliée en deux, mais elle fait des efforts pour tenter de retrouver un semblant de calme. J'imagine que c'est difficile, pour elle, même si quelque part je ressens un peu d'agacement que j'étouffe. Sans doute parce que je ne comprends pas pourquoi elle se met dans des états pareils pour si peu, que ce n'est rien. Si elle devait réellement s'en vouloir pour ça, nous qui nous sommes battus plus férocement en d'autres occasions, qui avons tué, on est censés se sentir comment ? Encore plus monstrueux qu'on ne se sent déjà lorsqu'on y repense ?

Bien entendu, son mode de fonctionnement n'est pas le même que le mien, et son vécu non plus. C'est une fille somme toute normale, qui n'a probablement jamais tenu un flingue de sa vie et pour qui faire du mal à quelqu'un, même à un degré aussi faible, est impardonnable. On devrait sûrement apprendre des personnes comme elles, hein ? Aha...

Au fond, j'ai vraiment espoir qu'elle réagisse correctement, et qu'elle ne va pas balayer d'un revers de la main tout ce que je lui dis. Peut-être que c'est injuste, mais même si elle me fait de la peine, je n'arrive pas à me dire autre chose que "bon, maintenant, il faut aller de l'avant, hein, c'est pas si grave."… Je crois qu'à force de traîner avec des personnes qui ont autant voire plus de casseroles que moi, je finis par en perdre un peu le sens des réalités. Il faut que je me recentre.

J'acquiesce doucement lorsqu'elle reprend la parole, presque méditative.

—Oui, je le pense. Si on devait se reprocher toutes les choses qui auraient pu mal tourner à cause de nos erreurs en plus de toutes celles qui ont réellement merdé, on en finirait plus de s'en vouloir. Pour le coup, j'imagine que tu as raison de te dire que ce qu'il s'est passé n'était pas normal, et je ne dis pas non plus qu'on a raison d'utiliser la violence contre la violence, fondamentalement c'est contre-productif ; là, je sais pas trop si on avait le choix. Mais utiliser la violence pour faire du mal et utiliser la violence pour se défendre soi ou les autres, c'est encore autre chose. C'est un mécanisme de défense, c'est notre survie qui était en jeu. Je crois que je m'inquiéterais davantage si tu m'avais dit que tu t'étais laissée frapper sans répliquer.

Certains le font, bien sûr, et ce n'est pas un mal. Simplement, se protéger est une réaction normale.

—Si ça peut te rassurer, ces gens ne sont pas "comme toi" — avec de gros guillemets. Certes ils sont humains, ont connu un vide, et ils avaient peur. Mais la différence entre eux et toi, c'est qu'ils se sont justement laissés envahir par leur peur et leur colère, et qu'ils se sont décidés à les reporter sur les autres. Ils étaient prêts à tout faire pour pouvoir sortir de Terrae... Pas tous, bien sûr. Mais il y en a un qui a essayé de m'attaquer alors que j'avais encore mon bébé dans les bras, je siffle, un peu plus en colère. Mon bébé d'un an. Ils méritent amplement de s'être fait botter les fesses. Pas se faire blesser comme certains l'ont été, mais ils le méritent.

Au moins pour le mal qu'ils ont causé ; et tous les blessés, le bordel que ça a créé. Nan, franchement, moi je regrette pas d'avoir dû coller des pains à certains élèves. Ils ont fait une erreur, ils l'assument. Nous, on a défendu notre famille. Eux ont essayé de la détruire.



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##   Sam 31 Mar 2018 - 0:49

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J'écoute attentivement la réponse du Master à ma question. Son avis m'intéresse réellement. Je sais que j'ai tendance à beaucoup culpabiliser, trop peut-être ? Et justement, je m'en veux même de choses qui ne se sont pas produites, mais qui aurait pu, comme si l'éventualité seule suffisait à rendre la situation préjudiciable. Du coup, ça fait beaucoup de fardeaux à porter, j'en ai bien conscience...

Il me dit qu'on n'avait probablement pas eu le choix de répondre à la violence par la violence, même si ce n'était pas la meilleure chose à faire. Je lâche un petit rire amer, triste, lorsqu'il me dit qu'il aurait été plus inquiet de ma non-réaction. Je ne sais pas... pendant des années, je n'ai pas réagi aux brimades. J'ai fui, me suis réfugiée dans des endroits isolés, à l'écart pour qu'on me laisse tranquille et quand je n'avais pas le choix, je ne disais rien, encaissais les mots qui faisaient mal. Au final, j'étais la seule à souffrir. Était-ce pire ou mieux ? Je ne sais pas... je sais juste que quand Jenny est partie, je n'ai plus eu la force de continuer à faire semblant, parce que je savais ce que ça faisait de ne pas être seule. Si personne n'était venu me chercher pour m'emmener à Terrae, je serais probablement restée cloîtrée chez moi. Mais là, maintenant, je ne suis plus seule. J'ai des amis, des gens qui comptent et que je veux aider à protéger, pour qu'ils aillent bien et ne subissent jamais ce que j'ai vécu ou toutes autres formes de souffrances. Bon, je sais que je ne peux pas les protéger contre tout et que ce serait même malsain... mais, je crois que c'est aussi pour ça en partie, que je me suis battue ce jour-là... pas vraiment pour moi, pour eux...

M. Williams continue et je ne l'interromps pas, même si ça me démange quand il me dit qu'on est différent d'eux. J'écoute et je comprends petit à petit pourquoi il dit ça. Je ne sais pas si je suis d'accord par contre. Enfin oui, un peu quand même mais, est-ce que ça justifie ce qui s'est passé ? Ok, ce sont eux qui ont attaqué et on n'a fait que se défendre, mais je ne sais pas, quelque chose me chiffonne... c'est un peu comme dans les films d'action, lorsque le héros dégomme tout plein de méchants et qu'on est tous heureux pour lui, parce que le « gentil » gagne... mais on ne se demande pas quelle est l'histoire de tous ces gens qui meurent, on ne se pose pas de questions à leur sujet. Ce ne sont que des figurants dans un film, des méchants qui méritent leur sort... mais on ne pense pas aux vies qui s'éteignent, aux familles qu'ils peuvent avoir, à la souffrance, la perte, l'abandon... Oh, je me sens à nouveau super mal là. Non non non, respirer comme il faut. Ok, on se calme, on se calme. Oui, c'est mieux, c'est mieux... Je rejoins complètement le Tonnerre sur un point au moins.

- J'espère que votre fille va bien et qu'elle n'a pas été traumatisée... un bébé ne devrait pas avoir à vivre ça, jamais...

Celui qui s'en est pris à lui est un imbécile sans cœur. Ok, je sais que ça contredit tout ce que je viens de développer sur l'histoire des « méchants » et tout ça, mais quand même, un bébé. Je retiens un soupir en fermant les yeux un court instant. Jamais je n'aurais fait ça, pas vrai ? En soi, je ne pourrai pas le savoir tant que je ne l'aurai pas expérimenté et... non merci, vraiment. Je me baisse pour ramasser le paquet de mouchoirs et en sors un pour me moucher. De ma panique de toute à l'heure, il ne reste comme preuve que mon visage humide et mes yeux bouffis. J'ai réussi à me calmer grâce à l'aide du Master et notre discussion a complètement occupé pour esprit. Donc oui, ça va mieux. J'ai fait une bêtise, une grosse bêtise, ça, ça n'a pas changé, mais je suis venue m'excuser et je donne de mon temps, de ma personne pour réparer les dégâts que j'ai causés, soigner les gens, aider comme je peux. Au final, il faut que j'apprenne à me pardonner, sans doute. Pourtant... pourtant...

- Ils le méritent, parce qu'ils avaient de mauvaises intentions ? ... est-ce que... est-ce que ce n'est pas subjectif ?

Et je ne mérite pas d'être punie parce que j'avais de bonnes intentions ? Parce qu'au final, est-ce que ce n'est pas la même chose ? Quelqu'un l'a attaqué alors qu'il avait son bébé dans ses bras, mais rien n'est arrivé... comme pour mon incendie, non ? Je me frotte les yeux avec mon poing droit, un peu comme un enfant. J'ai mal à la tête. Je pense que la fatigue, associée à ces réflexions intenses ont gentiment raison de moi. Et puis, le contrecoup d'avoir pleuré aussi...


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##   Mar 10 Avr 2018 - 22:27

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Aaron Williams
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Au fur et à mesure que je parle, je sens que je commence à perdre doucement patience. C'est pas forcément la meilleure des choses à faire, il vaudrait mieux que je me calme et que je respire un peu ; mais simplement repenser à cet espèce de con qui a essayé de m'attaquer alors que Charlotte pleurait dans mes bras, je peux pas. Je comprends pas qu'on puisse être violent devant un bébé. Je comprends encore moins qu'on puisse vouloir attaquer quelqu'un qui tient un bébé, au risque de le blesser. Et tous les gamins qui étaient dans l'institut. Les adolescents traumatisés, les enfants qui vont se souvenir toute leur vie que même dans un endroit où on leur a promis qu'ils pourraient être en sécurité, ils ne l'étaient pas.

On n'est en sécurité nulle part. C'est ça, ce que ça veut dire. Et ça me tue qu'on en revienne toujours à ça, que malgré les années, malgré les efforts qu'on a foutu dans le démantèlement des structures scientifiques qui nous étudiaient, malgré tout ça, on n'arrivera peut-être jamais à faire de Terrae un endroit sécuritaire. Et il faut qu'on travaille là-dessus. Il faut qu'on rende l'endroit plus safe, pour tout le monde.

J'essaie de souffler. Me pince un peu l'arête du nez et acquiesce. Evidemment qu'un bébé ne devrait pas avoir à vivre ça. Personne ne devrait.

—Elle va bien, on l'a mise en sécurité durant les émeutes. Pour ce qui est du reste… On verra bien avec le temps. On la couvre de l'amour qu'il faut.

J'arrive plus à m'empêcher d'être froid et distant. Mais là j'en ai besoin, tout doucement, le temps de recouvrer un peu de calme. Du vrai calme. Qui ne vient pas vraiment avec ses questions. Mes sourcils se froncent.

—Est-ce que la justice est subjective ? Est-ce que tu crois que lancer des émeutes violentes ne mérite pas d'être puni, tandis que ceux qui essaient d'échapper à cette violence ne méritent pas qu'on les laisse panser leurs plaies ? Je sais qui ils sont, je sais pourquoi ils ont fait ça, je sais qu'ils avaient peur. Mais nous aussi, on avait peur, tout le monde avait peur. On ne savait pas ce qui allait se passer, on ne savait pas comment faire. Si on était venu nous voir pour nous dire "hé, on est pas d'accord ! on veut partir !" on les aurait laissés partir après s'être concertés. Mais pas comme ça, pas en terrorisant des gamins. Pas en blessant des gens. Pas en détruisant notre maison.

Mon ton est un peu plus cassant que d'ordinaire, mais je suis touché dans ce qu'il y a de plus profond en moi. L'enracinement à Terrae. L'amour que je lui porte. Celui que je porte à ma famille. Et le fait que je ferais tout, absolument tout pour les protéger.

Un soupir m'échappe. Calme. Toi. Ta mâchoire est trop crispée.

—Désolé. Je suis un peu fatigué par toutes ces histoires. Mais j'aimerais que tu comprennes que tu y es pour rien. C'est pas en t'auto-flagellant que ça va changer un truc. Si vraiment tu veux te rendre utile, tu peux toujours participer aux travaux ou… aider à l'hôpital comme tu es guérisseuse, je sais pas. Comme tu veux. T'es obligée de rien.

Et honnêtement, ce n'est pas mon problème.



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##   Mer 18 Avr 2018 - 20:23

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Je me contente de hocher la tête avec un petit sourire lorsque M. Williams me rassure sur l'état de son bébé. J'espère qu'elle ira bien, qu'elle va grandir paisiblement, devenir quelqu'un de bien et que tout ça... que tout ça ne l'aura pas trop affectée.

Et puis, je pose ma question sur la subjectivité. Je me ratatine doucement sur ma chaise. Je crois... je crois qu'il est en colère et, dans le fond, je comprends pourquoi. J'écoute le Master, sans le regarder. Je sens une boule se former dans mon ventre, puis dans ma gorge, mais je ne craquerai pas, pas à nouveau. Je secoue parfois la tête, fermant les yeux. Oui, je pense qu'ils méritent d'être punis, parce qu'ils ont utilisé la violence au lieu du dialogue, parce qu'ils ont blessé ou terrorisé des gens qui n'avaient rien demandé. Ils ne se sentaient pas bien et la seule manière qu'ils ont trouvé pour qu'on les écoute, ça a été de rendre tous les autres malheureux. Mais... est-ce qu'ils pensaient bien faire ? Ou est-ce qu'ils pensaient ne pas avoir d'autres choix ? Est-ce que ça les excuserait ? Qu'est-ce qui est juste dans tout ça ? La justice... c'est bien joli..., mais si je reste convaincu que la Justice existe belle et bien, celle des hommes me semblent parfois subjectives... on se base sur notre ressenti, sur ce qu'on a vécu et évidemment, le camp dans lequel on se trouve influence aussi notre jugement. Est-ce que eux, ils trouvent ça juste d'être puni ? Je déglutis. J'en sais rien... je suis complètement perdue dans tout ça. Et, autant, je comprends tout à fait les arguments et l'avis du Sensitif, je dois avouer que j'y adhère même, je ne peux m'empêcher de chercher des excuses à ceux qui nous ont fait du mal... parce que je ne peux pas croire que quelqu'un soit foncièrement mauvais... donc il doit y avoir une raison et, que cette raison soit bonne ou mauvaise, qui serais-je pour en juger ? La seule chose à laquelle je peux me rattacher, ce sont les règles, la lumière d'un phare qui me guide dans l'obscurité de mes doutes,... or, ils en ont enfreint plein...

J'ouvre les yeux. Je sais qu'ils sont brillants, mais je ne pleurerai pas. Je suis suffisamment pathétique comme ça.

- Je suis désolée de vous avoir dérangé. Vous devez avoir énormément de travail avec tout... ça...

M'auto-flageller... est-ce que c'est ce que je fais ?

- Je ne vais pas vous embêter davantage. Je vous demande pardon.

Je ne lui dirai pas que j'aide déjà pour les travaux et que je passe beaucoup de temps à l'hôpital... je ne lui dirai pas que je dors le minimum possible pour pouvoir en faire toujours plus, mais quand même tenir debout... je ne lui dirai pas que, jusqu'à présent, ça ne m'a pas aidé à me sentir mieux... je ne le lui dirai pas... parce que ce n'est pas son problème, parce qu'il en a certainement suffisamment à gérer sans qu'il n'ait besoin de m'entendre geindre encore et encore... j'avais dit que je venais là pour assumer mes responsabilités, mais j'ai plutôt l'impression d'être venu ici pour me plaindre et trouver du réconfort, me refaire un conscient, si on veut... pathétique, non ?

Je me lève et m'incline devant lui, à la japonaise, avant de lui tendre le paquet de mouchoirs des deux mains, lâchant un petit merci timide. J'ai appris quelques trucs liés à la politesse du pays depuis que je suis à Terrae, même si M. Williams n'est pas japonais. Je n'ai pas vraiment réfléchi avant d'agir. Tant pis, au pire il me prendra pour une débile... une débile pathétique, je ne suis plus à ça prêt, hein ?

- Prenez soin de vous. Au revoir.

Non, je ne fuis pas, je lui fous la paix, c'est complètement différent. Et puis, là je suis au bout du rouleau. Il faut que je dorme... que je pleure encore un peu sans doute... j'en sais rien... j'ai juste mal au crâne...

Je ne fuis pas, n'est-ce pas ?

Au moins, je peux rester à Terrae et personne ne s'est fait blâmer à ma place... et déjà, rien que ça, ça change tout.

Merci.

[hrp : bah... Selvi, elle est partie ^^'
Je ne sais pas si Ronron va vouloir la retenir, autrement je pense qu'on peut clore ?
Des bisous <3]

EDIT hrp : je me rends compte que mon hrp n'est pas clair, même si Ronron ne la retient pas, tu peux répondre hein :joy: quand je dis on peut clore, c'est pas que je ne veux pas que tu répondes ^^'
<3


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##   Jeu 19 Avr 2018 - 13:46

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La colère, c'est pas une émotion que je pratique au quotidien. C'est plus un truc vague que je ressens de temps en temps, et rarement avec une telle intensité. Il faut que la digue cède pour que je me laisse réellement emporter, surtout contre quelqu'un qui n'y est pour rien. Selvi, bien sûr, n'a rien fait. Mais ma capacité à raisonner a brusquement laissé la place à toute la frustration et toute la colère que je ressens contre les personnes qui ont cherché à retourner Terrae. Ca fait dix ans que je suis là, et j'ai jamais vu ça. J'comprends qu'ils ne nous fassent plus confiance, même si je pense aussi qu'on a fait tout ce qu'on a pu pour ça — ils voulaient quoi, qu'on fasse un vote à main levée pour savoir quelles décisions prendre après le coup de pute de Ryu ? On peut pas tout gérer, et leur sécurité, et la disparition d'Hideko, et l'institut tout entier, et leurs doléances. J'comprends même pas pourquoi cette fille les défend, en fait ? Même s'ils avaient toutes les bonnes raisons du monde de le faire, ils ont été ultra violents à l'institut. Ils ont déchaîné une bête dans la forêt — au moins, ça nous aura fait comprendre qu'il n'était pas mort malgré toutes ces années, hein. On ne sait même pas s'il va se réveiller ; et s'il le fait, on va encore l'accuser d'avoir blessé toutes ces personnes, alors qu'il avait perdu le contrôle comme Aëlita à l'époque.

Je suis saoulé.

Malgré tout, faudrait que j'évite de déverser toute ma colère sur la pauvre guérisseuse, elle y est pour rien. Elle non plus n'a pas l'air de comprendre. J'ai un soupir exaspéré et coupable quand je la vois avec les larmes aux yeux. Nan mais c'est bon, j'suis pas fait pour consoler les gens moi, j'en ai marre. Pourquoi je suis sensitif et pourquoi c'est vers moi que les gens viennent quand ils veulent se plaindre, se déverser ? Ca m'épuise, y a tellement de travail, je veux voir Charlotte, j'en ai marre.

Sans prendre conscience que j'agis typiquement comme les gamins qui ont failli détruire Terrae, je m'appuie contre le dossier de ma chaise pour fixer Selvi. Elle semble au bord des larmes, mais j'arrive pas à être empathique pour le coup — j'me sens sale, mauvais, limite indigne de la place qui est la mienne. Master. Quelle putain de vaste blague. J'suis même pas capable d'être patient cinq minutes avec une fille qui se sent pas bien à cause de tout ça...

Doucement, je récupère le paquet de mouchoirs.

—C'est moi qui te demande pardon, je lâche simplement, avec l'air d'avoir pris quelques années de plus. Toi aussi, prends soin de toi.

Avant qu'elle ne parte définitivement, je lui dis encore :

—Si tu en as besoin, va parler à quelqu'un.

Mais pas à moi. C'est pas le genre de choses dont je suis capable actuellement.



HRP : Oh t'inquiète j'avais compris hein ;D C'est parfait comme ça !! Non Aaron l'aurait pas vraiment retenue, il a du mal à garder patience là ; j'suis désolée d'ailleurs, il est pas du tout sympa omg.
Du coup j'crois que c'est le RP le plus rapide qu'on ait fait mdr SOYONS FIERES DE NOUS
C'est quand tu veux pour un prochain RP ;)
La bise PAILLETTES PARTOUT



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