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Soon we'll be found [avec Alice]
##   Ven 16 Mar 2018 - 0:41

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La Miss lui avait tout raconté... Du moins, Nicolas suppose qu'elle a raconté le principal. Alice n'était pas bien, avec la violence des derniers événements à Terrae, elle s'est étoilisée. Il avait eu peur pour Boubou, et au final, il lui laissait du temps pour se remettre, sachant qu'Elwynn veillait aussi sur lui. Pour Alice... il n'était pas vraiment étonné. Tout s'était passé à une vitesse faramineuse, et avec une violence qu'il suppose inouïe pour certains. Il n'était pas inquiet de savoir qu'elle avait "explosé" de cette manière... il était inquiet, qu'après coup, ça la travaille... Un peu comme lui. Car elle avait cette tendance a toujours faire preuve de douceur et de compréhension, mais on a tous droits à nos moments de colères, de tristesses et de doutes... De ces émotions qui ne font jamais plaisir mais qui nous permettent aussi de mieux nous comprendre, comprendre la vie, ce qu'il se passe autour de nous. Et Alice, brave, petite, aimante Alice, était Télépathe. Ce doit être terrible... Je trouve ça juste terrifiant. Elle te terrifie, nuance. Parce que j'ai bien conscience qu'elle n'est pas que gentillesse. On ne pourchasse pas un cerf sans risquer de prendre un sérieux coup de cornes dans les côtes. Nicolas le savait bien. Nous le savions même. Mais il était impossible de rester inactif face à ça, par amitié, et parce que nous n'étions plus comme ça.

Il avait donc pris la décision d'aller lui rendre visite et il la trouva, sans surprise, et ce malgré le froid de décembre, au pied d'un des rares arbres dans la cour de l'institut. Il n'y avait personne dehors... Sinon des passants qui luttaient contre le froid pour une course urgente, sans doute. Personne n'osait vraiment trainer dehors avec ce qu'il s'était passé. On craignait un nouvel incident. Nicolas ne s'approcha pas tout de suite. Il se tenait à une certaine distance, la tête penchée comme souvent lorsqu'il analysait une situation... Il avait ses barrières mentales de levées, mais Alice étant jeune étoile, n'aurait aucune difficulté à sentir sa présence... Il attendait juste un signe de sa part, une confirmation qu'il pouvait s'avancer sans lui faire du mal.

Moi, je n'étais pas confiant. Je suis rarement confiant de manière générale, je sais. Mais Alice hm... Je fais claquer ma langue contre mon palais, comme si ce petit bruit était un argument valable pour expliquer ce que je ressentais envers cet être ni proie, ni prédateur. Debout dans la pièce blanche du palais mental, j'analysais aussi ce qui se trouvait face à nous. De là, je percevais pas son odeur, et de ce que je captais avec nos pouvoirs était fluctuant. Son aura vibrait au même rythme que ce qui devait être des battements de cœur, probablement les siens... Comme si elle appelait la sérénité à venir jusqu'à elle... à travers la terre et le silence des lieux. ...Je fronce les sourcils, mon pied bat lentement le sol... Non franchement je pense qu'on devrait partir.

Nicolas arrête de battre son pied par terre, penche sa tête de l'autre côté. Non. Nous n'allons pas partir.



##   Ven 16 Mar 2018 - 11:53

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Il faisait froid ce matin. Hamilton devait voir Elwynn ce matin, elles vérifiaient souvent comment elles allaient, toutes les deux. Probablement qu'elles avaient retrouvées Aria à l'hôpital. Les trois copines. Alice était contente que tous ses amis aillent à peu près bien. Elle espérait qu'Ariana et Asbjorn irait vite mieux. Bien que la soeur d'Hamilton s'occupait beaucoup du petit Tonnerre, elle s'inquiétait sincèrement pour lui. Lorsqu'elle avait abaissé ses barrières encore d'Initiée, elle avait entendu la panique et la peur d'Asbjorn, elle lui avait tenu la main, et ressenti plus que jamais sa détresse. Elle se doutait qu'elle ne partirai pas comme ça. Régulièrement, elle passait le voir. C'était dur avec lui, qui pensait beaucoup, très vite, très réactif. Elle ne le disait pourtant pas.

Nathanaël allait à peu près bien. Sa présence l'apaisait toujours, comme si c'était une constante. Quoiqu'il arrive, son grand frère Terre était calme, solide. Bienveillant. Elle n'avait pas croisé Houston depuis qu'elle l'avait entendu dans le haut parleur, et attendait patiemment qu'il vienne la voir. Silencieusement, elle craignait ses pensées trop importantes et rapides pour elle actuellement. Aoi était occupée à l'hopital, endroit qu'Alice évitait soigneusement. Elle passerait voir la Master après son Etoilisation qui ne saurait tarder.

Ce matin, seule contre un arbre, en pleine méditation, Alice sent qu'on se tend vers elle. En tailleur, le dos droit, elle respire calmement. Maladroitement, elle tente de monter des micros barrières, un petit filtre, quelque chose. Et puis elle le reconnait. Elle le reconnaissait déjà, avant. Nicolas était là. Hm. Ils étaient là ? Qu'en savait-elle. Ses mains contre le sol froid, elle sent plus facilement qu'avant les vibrations de la terre. Il bouge. Il... Cogne la terre ? Non, il ne bouge pas. Il hésite. Alice sourit. De trois quarts, elle ne se tourne pas pour le voir. Les yeux fermés, elle se concentre sur elle-même d'abord, puis sur la terre qui l'entoure. Elle sonde, cherche les pieds de Nicolas. Au milieu des cailloux et des graines endormies, elle le trouve. Physiquement. Elle le sent. Mentalement.

Elle se tend quelques secondes, avant de tout laisser aller. Un dernier effort de concentration, et un petit perce-neige, blanc immaculé, pousse au pied du Tonnerre. Il peut s'approcher s'il veut. Il peut se tendre et parler, elle l'entendait, le voyait, il la ressentait, la voyait à sa façon aussi. Elle ne s'était jamais cachée de lui, toujours ouverte. Ce matin, Alice est sereine, de moins en moins lasse, elle retrouve petit à petit sa détermination et sa motivation. Nicolas peut venir. Elle sait qu'il avait prit peur, une fois, il y a longtemps maintenant. Les paroles d'Hamilton prennent sens : Alice peut être considérée comme un danger. Mais Alice n'aspire pas à faire du mal, à créer de la douleur, ou bien même à contrôler les autres. Alice laisse couler sur elle, Alice coule sur les autres. Avec Nicolas, c'est encore différent. Lui aussi, peut être un danger pour elle.

Mais elle avait décidé. Elle n'était pas un danger. Elle ne le laisserait pas en être un pour elle. Ils étaient deux égaux. Il pouvait s'approchait, si l'envie lui venait.



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##   Sam 17 Mar 2018 - 17:33

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C'est très dur de décrire des pouvoirs qu'on ne peut voir. Comme les instincts de certains animaux, ce sixième sens que les humains ont bien du mal à expliquer. Décrire les pouvoirs Sensitifs de Nicolas, c'est comme décrire la façon dont il perçoit le monde. Quand il sent Alice, il la sent véritablement. La fraîcheur du printemps et la chaleur de l'été tout à la fois, fragrance d'un fruit doux mais gorgé de vie... Du melon ? Elle est en paix, à ce moment... Je baisse la tête, intrigué que son "aura" se penche à mes pieds, quand je vois un perce-neige pousser à mes pieds. Nicolas sonde ses souvenirs à la recherche de la signification de la fleur, il se rappelle de la légende à propos de la Sorcière Hiver et de la Fée Printemps ; j'y perçois ce qu'elle tente éventuellement de nous dire, je fais un pas en avant. Sans me presser. J'ai toujours cette inquiétude qui me ronge en présence de la Télépathe, mais l'amitié que Nicolas ressent est plus fort que tout. De là à dire que c'est ce qui me pousse à avancer, je ne suis pas sûr. Je ne suis plus certain de rien avec tout ce qu'il s'est passé depuis que nous sommes sortis de l'hôpital c'est vrai. Est-ce qu'on doit absolument qui nous sommes pour être qui l'on est réellement ? C'est une question pour un autre jour. Rien à ajouter.

Nicolas s'assoit à côté d'Alice sans la toucher, s'adossant à l'arbre. Il ferme les yeux. Je sens l'odeur de l'hiver et de la nature autour de nous. Je comprends pourquoi elle a choisi cet endroit pour méditer, même si je préférais les bois. Ce n'est pas trop le moment d'y retourner. Nous nous étions battus pour de bonnes raisons, mais malgré cela, la violence restait quelque chose qu'on rejetait. Ça nous faisait du bien, ça nous faisait du mal, et on avait aussi compris que c'était la dernière extrémité à atteindre dans une situation critique. Nicolas déglutit. Moi, je suis fatigué, je l'avoue. Même moi, parfois, j'aimerais arrêter de me battre. Ah bon ? Je crois ?... Il y a tellement d'autres choses, plus positives, que j'ai constaté au cours des derniers mois, que je ne sais plus trop quoi faire de ma carcasse. Nicolas rouvre les yeux. C'est vrai. Dans ce cas, viens. Il prend une lente inspiration, tend une main ouverte vers Alice... et abaisse ses barrières mentales.

Qu'est-ce que je fais ? Une bulle, un moment de tranquillité. Avec la Télépathe ? Avec Alice. Oui. Alice... Elle m'entend ? Chuuut... Ce n'est pas important.

Ce n'est pas créer. Le sentiment est là. On va chercher derrière la tristesse et le malheur ce qu'elle essaie de trouver. Un coup de main donc. A travers nos perceptions. Des odeurs et des paysages que l'on connaît. Des émotions particulières. La sécurité, la protection,... un gros nuage coloré qui enfle de sérénité.

Parce que ça m'arrive, oui. Ahah ! Tu es fatiguée ? Est-ce que tu n'as pas froid là ? Je suis inquiet, c'est vrai. Je peux aider ? On s'aide ensemble... ...si tu veux. Juste pour l'instant.



##   Dim 18 Mar 2018 - 0:36

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Alice écoute le brouhaha de ses pensées, tente de ne pas percevoir quelque chose de clair, mais n'y parvient pas forcément. Il réfléchit au sens de la fleur qu'elle a fait poussé. Elle sourit doucement. Son sens compte autant que le fait qu'actuellement, c'est l'hiver, et que peu de fleur reste en vie pendant cette période. Pour une fois, son raisonnement n'était pas aller plus loin que la pragmatisme, mais le Tonnerre rattrapait apparemment cela dans un débat intérieur. Il s'approche doucement, s'assoit contre l'arbre lui aussi. C'est encore plus étrange. Alice en plus de le sentir sur le sol, étant elle aussi connectée à l'arbre, le sens contre elle, d'une certaine façon. Cette promiscuité ne lui fait pas peur pourtant.

Il pense fort, et vite. Nicolas a une drôle de façon de penser. En fait, tout le monde a une drôle façon de penser. Nicolas pense en dialogue et en images souvenirs. Aoi plus en sensation lors des entrainements. Hamilton c'est un mélange des deux. Asbjorn est une boule de sentiments et de décisions. Chacun a son dialogue intérieur, celui de Nicolas est propre à lui. Peut être un peu particulier. Mais c'est lui tout entier qu'elle entend. Les yeux de la petite Terre se posent sur la main ouverte de Nicolas. Elle hésite. Ne s'en cache pas. Elle respire un coup, reprend du courage. Et vient tout doucement déposer ses doigts contre les siens, sa paume frôlant la sienne.

Tout son corps se tend un instant, sa main libre se crispe, et la terre qu'elle tenait devient toute malléable d'un coup, Alice referme son poing. Depuis quand est-elle capable de faire cela sans y penser ?

Les pensées du Tonnerre ne sont en rien retenues, et Alice baisse aussi ses barrières. Elle ferme les yeux, respire lentement, n'use pas de ses forces, ce serait bien trop éprouvant pour elle. Il la fait ressentir ce qu'il ressent. Les odeurs autour d'eux. Une sensation de sécurité, alors qu'il se demande en même temps si elle l'entend. Elle l'entend. En réponse, elle semble un peu amusée, jusqu'à l'entendre formuler des phrases en pensées. C'est fou comme les gens se concentre dès qu'ils se savent en contact avec un Télépathe, cela surprend toujours un peu Alice. Il pose beaucoup de questions. Alice ne peut pas y répondre encore, c'est trop fatiguant pour elle.

Elle ne sent plus trop fatiguée. Lasse encore un peu. Elle repense à la colère immense qui l'a envahie pendant quelques jours. Faisant confiance à l'union étrange qu'ils faisaient vivre là, maintenant, Alice se laisse de nouveau entrainer par ses pensées de reproches... Non, pas de reproche. De colère pure. D'énervement par rapport aux récents événements. Envers les comportements de chacun. Y compris d'elle-même. Envers le départ d'Hamilton, son incapacité à aller vraiment mal. Puis doucement, elle se re-concentre sur le moment présent, sa sérénité revient très vite.

Elle rouvre les yeux, à peine, pour regarder l'étendue de froid qui les entoure. Non, elle n'a pas froid. Elle aussi, est inquiète pour lui. Un peu. Elle ferme son poing dans sa main, l'incitant à la refermer dessus. S'aider, pas vrai ? C'était la meilleure chose à proposer. Alice se focalise sur une idée positive, sur un oui, et puis se sent rassurée, se veut rassurante. Alice est sereine, malgré tout elle reste extrêmement douce. Peut être Nicolas peut comprendre par ses pensées son approbation, ou par ses sentiments. Ou les deux, comme elle pouvait le faire. C'était insoupçonné de se sentir, de se voir, de se reconnaître comme cela.

Lui, comment allait-il ? S'était-il bien remis ? Pleine de questionnements, la Terre se concentre ensuite sur l'image de la petite famille de Nicolas. Lottie souriante, Aaron et son air doux avec elle, Jérémy qui ne posait presque jamais les yeux sur elle.



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##   Ven 6 Avr 2018 - 13:59

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Nos mains entrent en contact. L'odeur de la terre vient jusqu'à moi. Je pose mes yeux sur elle. Elle se crispe, se détend à nouveau et abaisse ses barrières. Je suis là. Nous sommes là. Si je pouvais me matérialiser à son autre côté, je le ferais. Je la tiendrais au chaud avec tous mes "moi" si je le pouvais. Mais je suis Nicolas. Je suis tout seul et l'on m'a dit que cela suffisait. Que je n'étais pas un monstre et que l'on m'aimait. Je sens sa lassitude d'abord, puis sa colère que je reconnais. Je pose ma tête sur la sienne, sans la lâcher. Je sens sa main qui du coup se resserre, je l'imite. Je la laisse ressentir ses tourments, sans rien toucher, je perçois. Je l'entoure juste de mon ombre.

A notre manière, on lui dit que nous allons mieux quand un amour quasi maternel nous frôle. J'ai eu peur. J'étais en colère. J'ai cru que j'allais pleurer. J'ai cru que j'allais tuer. Voir Adélaïde puis Ariana au sol a réveillé en moi des émotions que j'ai toujours voulu repousser, que j'ai toujours repoussé en nous disant "Tu es un animal. Tu es immonde."... mais cette fois-ci c'était différent. J'ai gardé au fond de moi cette haine qui a alimenté toute mon envie de protéger les miens... Les siens. Les nôtres. Le soulagement de voir tout le monde entier, certes blessés mais vivants, enfle de nouveau. Et même si tout n'était pas parfait, même si les cicatrices de cet événement sont lourdes à porter... on nous a appris récemment qu'on pouvait retrouver le sourire... apprendre à trouver son chemin dans l'ombre ou la lumière. Avec notre lanterne.

Je sens en moi une autre voix... toute petite. C'est elle. Je relève doucement la tête, ressent, comprend, mes barrières toujours baissées. Tu peux Alice... Doucement, sans te fatiguer. Je retourne la main qu'elle tient -la gauche- pour qu'elle voit mes phalanges abîmées tatouées d'un LOVE qui s'effaçait déjà lentement. Charlotte va bien. Elle nous fait pleins de câlins chaque fois qu'elle nous voit. Aaron est occupé à cause de tous les travaux de rénovations, mais on l'aide autant qu'on peut... On passe beaucoup de temps ensemble. Le Chass-... Jérémy a changé pour le mieux. Cette histoire l'a blessé mais pas comme nous. Hm... Nicolas a du mal à cacher son ressentiment... mais je le comprends. Le Chasseur n'aurait jamais cru qu'un jour, il se battrait pour la même chose que des personnes qu'il rejette. Je regarde ma main droite tatouée d'un HATE... C'est dur à croire mais je crois que le Chasseur, lui aussi, a du mal à se regarder dans un miroir sans se sentir mal, en ce moment.

Je repose ma main et me tourne vers elle. Le monde est calme autour de nous, c'est difficile de se dire qu'il y a pas si longtemps, Terrae ressemblait à un champs de bataille... Je dépose à nouveau mon front sur son crâne et j'ouvre mes perceptions, les yeux mi-clos. La terre dort, le froid l'étreint. Elle a cette odeur d'hiver qui approche, filet d'air frais jusqu'aux creux des poumons à chaque inspiration. Quand on marche, il craque. Tout est gelé, les feuilles, les herbes, les arbres. La vie et la sève coule lentement, leurs senteurs sont réduites mais rien n'est mort. Tout s'écoule lentement comme un ruisseau qui ne peut rester figé. Durant cette période de l'année, même l'activité humaine semblait être en suspens. Et dans les maisons, ça sent le chaud et la nourriture qui mijote. On fait de la soupe pour le corps et l'esprit. Et tout s'accorde sur quelques notes de piano et de violon. Pas besoin de plus.

...La porte est ouverte.



##   Sam 26 Mai 2018 - 17:14

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Alice laisse Nicolas venir un peu plus contre elle. Elle l'écoute et le voit penser comme il voudrait être avec elle, comme il voudrait l'envelopper. Elle le sent l'appliquer. Blottie dans son ombre, Alice brille en équilibre avec lui. Elle se sent bien là, comme ça. Elle termine de lui montrer comment elle va, elle se sent comprise, différemment d'avec les autres. C'était bien la première fois qu'elle répondait de cette manière à ce genre de question. Et puis Nicolas aussi lui répond, à sa question sans forme. Elle l'écoute d'abord, exposer ce qu'il a pu ressentir.

Et puis elle voit. Elle n'aurait peut être pas choisi de voir si elle avait pu. Ariana, Hamilton. Elle n'était pas là, elle n'avait pas vu. Au travers des souvenirs maintenant, elle en fait un élément de compréhension en plus, elle se tend un instant, et comprends bien plus qu'elle n'aurait pu l'imaginer, les émotions de Nicolas à cet instant. Peut être qu'elle aussi, aurait réagi de la sorte. Il a l'air heureux que tout le monde aille bien. Que les leurs, aillent bien. Alice sourit. Nicolas pense en dialogue parce qu'il y en a un.

Lottie va bien, c'était une très bonne nouvelle. Alice avait vu trop d'enfants dans la détresse et l'incompréhension, alors qu'aucun d'entre eux n'avait rien demandé. Alice était très en colère contre ceux qui avaient pu leur faire peur. Elle savait qu'Aaron, comme tous les Masters, aidaient pour les rénovations. Elle attendait encore de mieux maitriser sa télépathie avant de s'y frotter, craignant les endroits trop occupés.

Un long moment, Nicolas pense à Jérémy. Alice le connaissait peu, et comme il ne faisait pas spécialement d'efforts pour venir vers elle, elle n'en a avait pas fait en particulier non plus. Jérémy était un peu la bête noire de la Cool Patrol, et malgré le ressenti certain qu'il éprouvait réciproquement avec Nicolas, ils essayaient de vivre ensemble. Alice se demandait qui était réellement Jérémy qui résonnait comme "Le Chasseur" dans la tête de Nicolas. Elle se demandait pourquoi cette haine. Probablement très explicable, peut être même justifiée pour certains. Elle ne savait pas, elle ne poserait pas la question tout de suite.

Alice tourne la tête vers lui à son tour, et ferme les yeux lorsqu'il vient reposer sa tête sur la sienne. Le silence, Nicolas est concentré sur des sensations maintenant, des images, des odeurs, des souvenirs. Alice a plus de mal à accéder aux souvenirs, malgré ses vannes ouvertes depuis quelques jours. Mais Nicolas n'a aucune barrière, tout est partage. Alice se laisse aller à son tour. Elle ressent l'arbre contre eux, ralentit, pas tout à fait endormi. Elle ressent le sol comme une entité entière, immense. Elle ressent les pas de ceux qui courent pour rentrer vite au chaud, pas loin, devant l'institut. Elle ressent l'herbe qui meurent pour laisser place aux nouvelles pousses de l'année qui vient. Alice ressent et voit ce que pense Nicolas, ce qu'il analyse, ce qu'il vit actuellement. De son coté, elle se sent sereine, calme, elle respire l'air froid qui amenuise l'odeur du Tonnerre, odeur devenue familière et rassurante.

Alice et Nicolas étaient comme une seule sphère. L'informations passe bien plus vite qu'avec les autres. C'était étrange, mais supportable, et surtout, très agréable, au final. Pas besoin de parler. Pas besoin de communiquer. Il suffisait de ressentir, et l'autre était avec nous, et c'était compris. Pas besoin d'aller plus loin. Alice était heureuse d'être avec Nicolas, là. Elle était contente qu'il soit venu la voir. Au final, il n'était pas un danger l'un pour l'autre, ils étaient une compréhension autre, une autre vie, et là, il ne faisait qu'un cercle, un boucle ensemble.



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##   Ven 31 Aoû 2018 - 12:03

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J'ai l'impression d'être vivant. D'être quelqu'un, l'espace d'un instant. J'ai l'impression que les poumons de Nicolas sont les miens et que je respire. Je ne suis plus cet outil de torture qu'il garde au fond de son palais mental. Je suis vivant. Je suis le Loup et je suis en paix. Pas de colère, pas de haine. Je tiens la main d'Alice, je sens sa fraîcheur à côté de ma chaleur, je sens son aura, son cœur, je sens la terre, les arbres, je sens et je vois. Je vois le monde comme je l'ai rarement vu, autrement que comme un enfer. Et je suis.

C'est comme si la vie commençait. Le temps d'un battement de paupières. Avant de s'évanouir...

La tête contre celle d'Alice, Nicolas lutterait presque pour ne pas fermer les yeux. Pas parce qu'il est fatigué, mais parce qu'il est bien. Serein, tout comme elle. Il passe encore un moment à observer la nature endormie autour d'eux... J'ai envie de rire. Bon y'a pas grand monde autour de nous, mais ceux qui nous voient au loin doivent se demander ce qu'on branle. Reste calme. Je suis calme, que je lui dis. Parce que c'est vrai. C'est pas souvent mais ça arrive. Je crois que même moi je me rends compte que je suis pas qu'un monstre. Ahah. Ouais c'est bizarre.

Je préfère rester dans le palais mental. La pièce blanche, elle a l'air de rien comme ça mais c'est ma façon à moi de gérer les trucs... C'est le même effet que l'hôpital ; le blanc t'aseptise jusqu'au creux des os. Y'a qu'en essayant d'aller dans les autres pièces qu'on reçoit d'autres signaux, qu'on ressent, qu'on entend, qu'on sent. T'sais. Ces trucs qui peuvent nous faire ressentir des émotions qu'on évitait jusque là. Alors ouais, c'est pas très feng-shui le blanc -quoique, qu'est-ce que j'en sais ?- mais c'est plus facile de gérer l'apocalypse sémantique de son cerveau dans un endroit monochrome. Et c'est beau le blanc.

Je divague. Vague.

Nicolas se redresse un peu, regarde Alice dans les yeux et sourit. Si elle a besoin, elle pouvait l'appeler, à n'importe quel heure du jour ou de la nuit, pour tout est n'importe quoi, il serait là. Parce qu'elle avait aussi le droit de demander de l'aide et d'être écoutée. A la Cool Patrol ou aux autres. Elle pouvait faire une pause sur son chemin, poser sa lanterne pour se reposer, discuter un peu et repartir plus forte que jamais. On prend son temps sur la route de la vie. Dans tous les cas il était très fier d'elle, niveau télépathie elle s'en sortait. Bon il se rend bien compte qu'il ne sont que deux et que c'est pas le même délire dans une foule avec leur type de pouvoir. Mais elle se débrouillait très bien, ça le rassurait et c'était encourageant pour la suite. Il sourit encore.



##   Mer 12 Sep 2018 - 23:18

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Alice sent que Nicolas est fort avec elle. Elle se sent fort avec lui. Elle sent aussi qu'il n'est comme pas seul. Et elle n'a pas peur, elle est curieuse de cette nouvelle présence, mais pas intrusive. Elle sait que Nicolas discute avec lui, alors elle doit aussi le faire sans le savoir. Alice est sereine là, au milieu de rien, mais avec tout ce qu'il faut. Elle est vivante et n'a besoin de rien de plus.

Nicolas a l'impression qu'il fait quelque chose de bizarre face aux autres. Alice avec sa tête contre lui n'en a pas l'impression, elle s'en moque bien, des autres. Il veut rester calme, il se calme pour rester calme mais il... est serein, comme elle. Elle n'entend pas bien. Elle conçoit simplement qu'il est idée de monstre. Alice sourit. Ca déclenche en elle une vague d'acceptation, d'affection. L'image du monstre, dans l'esprit d'Alice, c'est les monstres des enfants. Les monstres cachés sous le lit, tout noir et poilus. Mais en fait, le monstre a des poils doux et soyeux, et un sourire pas si méchant que ça. Et même souvent, il se sent simplement seul. C'est pas vraiment un monstre, le monstre.

Alice laisse ses pensées ouvertes, elle ne sait pas celles qui atteignent réellement Nicolas ni même si elles l'atteignent sans qu'elle ne daigne le faire. Le garçon s'écarte d'elle, et Alice, la tête contre le tronc, lève les yeux vers lui. Nicolas sourit. Alice se dit qu'il est beau. Elle sourit aussi. Elle sait. Elle le sait si bien, qu'elle peut appeler à l'aide. Elle l'a compris. Elle peut se poser. Respirer. Reprendre sa route.

Elle sourit un peu plus lorsqu'il pense au fait qu'elle maitrise sa Télépathie. Elle ne maitrise pas grand chose actuellement. Mais elle y arrivera, elle fera de belles choses, et elle évitera les mal de crâne, se dit-elle, amusée. Doucement, elle glisse ses doigts entre les siens, et l'invite à se lever, dans une énergie nouvelle de mouvement. Main dans la main, ils retournent vers l'Institut. Comme deux en un seul, comme un seul en trois. Sereins.



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