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Hey-oh, hey-oh, on rentre du point d'eau! [w/Selvi-senpai]
##   Ven 27 Avr 2018 - 0:33

Personnage ~
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Erik Akimaru
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Il était tôt. Très tôt. Mais pas trop tôt pour le jeune Erik, qui, après un jour de repos, s'était décidé à aller s'entraîner un peu à la manipulation de l'eau et à la natation. Reprendre le sport lors de son arrivée à Terrae il y a un peu plus d'un mois lui avait fait du bien. C'est fou comme le temps passe vite. Dans tous les cas, frère Soleil avait à peine pointé le bout de son museau que l'ami Erik et sa fidèle compagne Tifa partirent tranquillement vers le Lac, laissant derrière eux un lit pas vraiment fait et une brique de jus de fruit à moitié éventrée (mais vide, et ce avant l'éventrement, heureusement) sur le sol de la chambre. Ce n'est pas qu'Erik soit particulièrement bordélique. Mais là, il a eu la flemme. C'est donc ainsi qu'ils prirent la route, Erik avec une cigarette au coin des lèvres. Cigarette qui une fois terminée sonna le départ d'une course entre le bipède et la quadrupède. Course remportée sans grande surprise par Tifa. Mais le brave Erik comptait bien marquer plus de points dans l'eau, et ainsi revenir au score. Ils pataugèrent bien quelques minutes dans l'eau froide, avant qu'Erik ne se mette à faire des longueurs. Après facilement deux kilomètres cumulés, il essayait de se prendre pour Katara, à tenter avec plus ou moins de succès de plier l'eau à sa volonté (Et plutôt moins que plus, mais cette fois, comme il était déjà trempé il n'y avait comme preuve de ses échecs que son énervement). C'est cet énervement qui l'empêchait en partie de progresser, alors il prit une bonne pause. Et une autre cigarette. Il se réessaya à la manipulation. Il estimait que ça serait plus facile que la création, mais il n'en était pas vraiment sûr. Il faudrait qu'il demande l'avis d'un pair, un de ces quatre. Il aurait bien voulu perfectionner sa transformation, mais l'énergie commençait à lui manquer.

S'entraîner c'est vraiment épuisant. Ils montrent pas ça dans les films et les comics putain. Je choppe une banane dans mon sac. Elle est pas trop mûre, pile comme je les aime. J'ai déjà séché Tifa, alors je m'occupe de moi. Pas de pervers en vue cette fois ci. Je me change rapidement, en me séchant le mieux possible pour ne pas attraper froid, même si la température a bien augmenté ces derniers jours. Je crois que je vais m'acheter à manger sur le retour. Et acheter des cigarettes. Je m'empare de mon sac et de l'attention de la jeune chienne et je me mets en marche. Jvais faire un petit détour par la forêt je crois. Voir si les restes de notre cabane avec Lys et Abe ont vaincu les intempéries.

Je mets du temps à retrouver l'endroit. Quelques minutes à errer à droite à gauche pour deux bouts de ficelles et trois bâtons. Je prends une photo que j'envoie à mes associées pour ce crime et j'en profite pour refaire mon lacet qui s'est détaché. Pile à la seconde ou je relève la tête, Tifa se met à aboyer. Juste une fois, comme un code. Quelqu'un approche. Je ne pensais pas qu'il y avait beaucoup de monde de levé à cette heure là, Terrae étant majoritairement peuplée de pré-ados, d'ados et de jeunes adultes pas toujours matinaux. Enfin c'est rassurant de croiser quelqu'un quand t'es seul dans la forêt. Tant que c'est pas le loup.
##   Mar 1 Mai 2018 - 19:46

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Selvi Sayanel
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Je n'aurais jamais dû arrêter d'aller courir en forêt. Je ne m'en rends compte que maintenant. Qu'est-ce que ça fait du bien ! Bon, avec les événements qui se sont déroulés en fin d'année passée, les conséquences que ça a eu sur la forêt et... tout le reste, je dois avouer que j'avais d'abord peur d'y aller, puis je n'avais plus la motivation et le courage. J'ai recommencé mon jogging matinal il y a deux semaines et je me sens tellement mieux depuis. Ok, le départ a été plutôt difficile. C'est fou ce qu'on peut perdre son endurance en quelques mois... heureusement, ça revient vite. Là j'en suis à quarante minutes d'effort coupés par une petite pause de cinq à dix minutes au milieu pour faire des étirements, reprendre mon souffle. Mon objectif c'est de revenir à une heure de course sans que ça ne soit trop pénible. Non, je n'aurais vraiment pas dû arrêter le sport, ça me vide la tête et c'est rafraîchissant.

Je viens de finir ma pause. J'ai repris mes foulées, concentrée sur ma respiration. C'est important, sinon j'ai tout le temps des points sur le côté. Je ne sais pas respirer comme il faut, je crois. Il paraît que ça s'apprend avec l'entraînement. Je verrai dans quelques années. Je souris de cette pensée un peu bête, mais ce n'est pas grave. Heureusement qu'il n'y a personne dans la forêt. Ça serait un peu gênant que quelqu'un me voit sourire comme une débile... quoi que, je peux bien sourire parce que je me sens bien de courir, non ? Et puis, je ne devrais pas me soucier de ce que les gens pensent... je soupire... on en revient toujours là, hein ?

Je chasse cette pensée, me reconcentre sur ma respiration. Inspirer, un, deux, trois, expirer, un, deux, trois, garder le rythme, c'est important. Je passe la manche de ma jaquette grise sur mon front humide pour que la sueur ne me coule pas dans les yeux. C'est gênant plus qu'autre chose. J'aperçois un écureuil qui filent à toute vitesse, grimpant le long d'un tronc d'arbre, disparaissant dans le feuillage. Je souris à nouveau. Inspirer, un, deux, trois, expirer, un, deux, trois. J'arrive dans une clairière que je traverse. Le parfum du printemps titille mon odorat. Ça sent bon. Je ferme les yeux un instant, le temps que le soleil me réchauffe un peu. J'aime cette douce chaleur sur mon visage.

J'ouvre les yeux, quitte la clairière, inspirer, un, deux, trois, expirer, un, deux... wouaf ? Je sursaute, trébuche et m'étale de tout mon long. Dans mon élan, je me râpe le bras contre un tronc d'arbre et mon genou vient percuter un caillou. Je lâche un petit gémissement de douleur et sent les larmes qui me montent aux yeux. Bon sang ce que ça fait mal ! Je me redresse le plus rapidement possible, m'asseyant contre le tronc traître et regarde autour de moi frénétiquement. C'était bien le cri d'un chien, hein ? Ce n'était pas autre chose ? La bête de la forêt... c'était un Master fou et il a été arrêté, donc je n'ai rien à craindre ? Je me concentre sur l'air autour de moi. Je cherche et je trouve. Il y a quelqu'un tout près et un animal, si j'analyse correctement les formes qui modifient l'air. J'ouvre les yeux et m'essuie à nouveau le visage avec ma manche. Je me tiens le genou avec une main, serrant le plus fort possible, comme si ça allait atténuer la douleur... et ça marche un peu. Je pourrais me soigner, essayer au moins. J'ai commencé il y a quelques temps à utiliser mon don sur moi-même, genre quand je me coupe avec du papier ou que je me fais un bleu. Ce n'est jamais très grave, mais il faut commencer petit. Je me suis beaucoup améliorée pour guérir les autres depuis que j'aide fréquemment à l'hôpital. Je suis contente. Je fais quelque chose de bien et d'utile. Ça change pour une fois...

Mon don m'indique qu'ils approchent. Je ne bouge pas, retenant mon souffle même. J'ai peur. Pourquoi j'ai peur ? C'est un peu bête, non ? Après tout, il y a tellement de monde à Terrae, pourquoi n'y aurait-il personne d'autre que moi dans la forêt ? Et pourquoi cette autre personne devrait avoir de mauvaises intentions ? Je me prépare à utiliser l'air pour me défendre, si jamais. Je suis stupide, je sais, mais ça me rassure un peu et là, j'ai besoin d'être rassurée. J'ai mal, mais je sers les dents. Ah non, faut que je respire là. Expirer, un, deux, trois, inspirer, un, deux, trois. Ça va mieux.

La première chose que je vois, c'est une boule de poile. Je retiens à nouveau mon souffle. Faites que ce soit un gentil chien, s'il vous plaît. Le vent se lève en même temps que mes mains tremblent. L'animal s'approche de moi, la langue pendante, l'air curieux, peut-être. Il avance vers moi en trottinant, balançant de la queue. Il n'a pas l'air méchant, au contraire. Il est trop chou. Je me force à respirer à nouveau. Faut que je me calme. Pourquoi je panique comme ça ?

- B... bonjour, toi. T'es un gent...

Je me fais léchouiller le visage avant de pouvoir terminer ma question... et je lâche un petit rire, surprise de tant d'affection. Peut-être qu'il sent ma détresse. La personne qui accompagne apparaît dans mon champ de vision, tandis que je caresse le chien. Je sursaute presque, mais le reconnais tout de suite. Toute peur disparaît, envolée. Je ne suis pas en danger.

- Oh, bonjour.

Ma voix est toute faible et je rougis. Pourquoi je rougis ? J'en ai marre, ok ? Je panique pour rien, je rougis pour rien. Je me fatigue. Je bouge un peu, mais grimace. L'animal me léchouille encore le visage et je ris en tentant de le repousser, plus par principe que par réelle envie. Je finis par enfuir mon visage dans son pelage, un câlin. Wow, je ne suis pourtant pas en manque d'affection... mais, ça fait du bien.

J'aime les animaux. Au moins, eux, on est sûr qu'ils ne nous jugent pas.


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##   Mer 2 Mai 2018 - 16:24

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"Tifa! Tifa, reviens!"

Elle disparaît derrière un arbre. Elle a du sentir quelqu'un qu'elle connaît... Peut-être Abe. Ou Chrys promenant Roda. Non, j'aurais entendu Roda aboyer à son tour. Je marche quelques secondes et je vois Tifa en train de faire des léchouilles à quelqu'un. Quelqu'un que je connais, mais qu'elle n'a jamais vu. Selvi-senpai rougit, et je ne peux pas m'empêcher de baisser les yeux au sol en lui répondant, la voyant juste du coin de l’œil dissimuler son embarras dans la fourrure noire de ma chienne.

"Oh, bonjours madame Selvi. Vous allez bien?"

C'est le jappement de Tifa qui me répond. Je m'approche un peu. La bibliothécaire est en sueur, mais ça s'explique par sa tenue de sport, j'imagine. Elle est essoufflée. Mais ce qui attire mon attention c'est l'état de son genou. Et de son coude. Elle est tombée. C'est pour ça que Tifa a aboyé? Parce qu'elle a entendu la chute? Je croyais qu'elle s'était assise parce qu'elle voulait faire un câlin à la chienne, mais en fait c'est la chienne qui lui fait un câlin parce qu'elle est par terre. J'espère que ça ne lui fait pas trop mal.

"Vous vous êtes fait mal? Je suis désolé, je suis pas un guérisseur comme vous moi, jsuis Eau. Je peux essayer de désinfecter un peu si vous voulez! Ça risque de piquer un peu par contre."

J'approche ma main de son coude, et je ne peux pas m'empêcher de sourire en repensant à comment je l'ai rencontrée. Enfin à comment j'ai décidé de vaincre ma peur de la gente féminine en grande partie grâce à la gentillesse de cette fille. Je remonte avec précautions la manche de son gilet, qu'elle a troué, et je me concentre très fort pour faire apparaître un mince filet d'eau avec ma main gauche alors qu'avec mon pouce droit j'enlève les minuscules morceaux d'écorce. Oh mais je suis bête, elle peut sûrement se soigner elle même... Je rougis à cause de ma mégarde, et parce que c'est embarrassant, elle risque de penser que j'ai fait ça juste pour la toucher, et elle va encore me prendre pour un pervers, comme la dernière fois.

"Je... Je suis bête, je viens de le dire, je ne suis pas un guérisseur COMME VOUS. J'aurais dû penser que vous pouvez vous soigner seule. Oh et j'oubliais le plus important. C'est Tifa, ma chienne. Tifa, c'est Selvi-senpai. Je vois que vous avez déjà fait connaissance."

Un détail me perturbe, mais je n'arrive pas vraiment à savoir quoi. Je croise son regard et je comprends enfin. Dans cette tenue, elle est toujours aussi jolie.. Non. Enfin si. Mais surtout elle paraît plus jeune. Beaucoup plus. À la bibliothèque je lui aurais donné quasiment 25 ans, dans sa tenue sérieuse, dans sa façon de parler, puis dans ce qu'elle disait même. Elle donnait l'impression de savoir beaucoup de choses sur cet endroit, d'avoir lu beaucoup de choses. Et la voir maintenant, en tenue de sport, les cheveux en désordre, couverte de sueur, elle semble à peine avoir la vingtaine. Plus jeune que moi. Et je l'appelle Senpai. Ca explique aussi le comportement de sa collègue. Et la réaction d'Ipiu-san quand... Oh putain, j'espère qu'elle n'a pas eu de problème à cause de moi. J'ai honte de ma méprise, et honte d'avoir pu lui causer des problèmes. Mon visage prend la même couleur que son coude quelques instants plus tôt. J'essaye de cacher la confusion en détournant le regard et en m'asseyant à côté d'elle, en caressant Tifa.

"Désolé. Je... J'étais persuadé que vous étiez plus âgée que moi, mais vous voir maintenant me fait me rendre compte de mon erreur. Comment dire. Enfin je sais que c'est sûrement pas grave et que vous vous en fichez, mais enfin voilà. Je peux vous tutoyer du coup? Enfin c'est pas le moment! Vous avez besoin d'aller à l'hôpital? Ou vous pouvez vous soigner seule?"
##   Sam 5 Mai 2018 - 23:15

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Erik me demande si je vais bien. Je lâche un faible oui, toujours cachée dans la fourrure du chien. À tous les coups, il ne m'a pas entendu. En fait, je ne suis même pas certaine de lui avoir répondu à voix haute. Je calme ma respiration et les battements de mon cœur. C'est bon, tout va bien. Je ne suis pas en danger et je connais déjà un peu mon interlocuteur. Je sors le visage de sa cachette et affiche un bref sourire avant de grimacer à nouveau. Il faut que j'arrête de bouger mon genou. Je repose une main dessus en appuyant pour essayer de faire disparaître la douleur. Je vais avoir un sacré bleu, mais je sais que rien n'est cassé. C'est déjà ça.

Il me propose de désinfecter ma blessure et je le regarde, étonnée. Il est gentil et je suis contente d'apprendre qu'il a reçu ses pouvoirs, même si savoir qu'il est Eau me trouble un peu. Non, mais stop ! Pourquoi ça me trouble d'abord ? Zut, franchement, zut. Je vais commencer à détester ma collègue, là. Je ne vais jamais pouvoir me sentir à l'aise en présence d'Erik après les clins d'oeil et compagnie qu'elle m'a faits lorsqu'il est venu à la bibliothèque. Ça m'énerve un peu, parce que je suis sûre qu'il est sympa et qu'on pourrait peut-être devenir ami ? Woua... maintenant que j'y pense... je n'ai pas d'amis, je n'ai que des amies... enfin, sauf Elio, mais ce n'est évidemment pas pareil. Est-ce qu'il serait jaloux ? Mmmh, non, je ne pense pas. Il n'est pas trop de ce genre-là.

Je sursaute quand Erik remonte la manche de ma jaquette. Mais comment je n'ai pas pu le voir s'approcher ? Faut vraiment que j'arrête de partir dans mon monde intérieur comme ça, c'est effrayant. Je le regarde faire. Je me sens rougir, mais je n'y peux rien, ok ? C'est un gars... et les gars m'ont toujours plus impressionnée que les filles... et je sais pourquoi, je sais d'où vient le traumatisme, mais je n'ai pas envie d'y penser. J'observe l'Eau nettoyer ma plaie et je grimace en souriant. Ça doit donner bizarre sur mon visage, mais tant pis. Je le vois soudain rougir et ça me met encore plus mal à l'aise. Mais pourquoi il rougit ? Non, question stupide. On est deux timides, à quoi est-ce que je pensais m'attendre ?

- Quoi ? Oh non, non. C'est gentil, merci beaucoup. Enfin, oui... je peux, mais... oui, c'est gentil de votre part.

Je finis par reporter mon attention sur le chien... enfin la chienne.

- Bonjour Tifa, ravie de te rencontrer.

Je regarde à nouveau Erik et je le vois buger. Je l'observe prendre des couleurs. Je ne comprends pas et j'ai peur d'imaginer ce qui peut être en train de se passer dans sa tête, alors je vais m'abstenir. Je préfère donc me concentrer sur autre chose. Je pose une de mes mains sur l’égratignure que j'ai au bras. Je sais que je n'ai pas besoin de ma main pour me soigner, mais je trouve ça plus facile. C'est un moyen de canaliser mon énergie au même endroit. Une douce chaleur se répand sur la plaie et la peau cicatrise rapidement. Je souris. Je m'apprête à guérir le bleu naissant sur mon genou, mais la voix du jeune homme m'interpelle. Je reporte mon attention sur lui et je comprends pourquoi il me fixait aussi intensément. Maintenant, il s’assied à côté de sa chienne et évite mon regard.

- L'hôpital ? N... non non, je vais bien. Ne vous en faites pas ! Et bien sûr que vous pouvez me tutoyer...

Je lui souris timidement. La douleur s'est déjà bien atténuée. C'était surtout le coup, mais je prends quand même le temps de soigner le bleu qui est en train d'apparaître. La chaleur est agréable. Ça va mieux. Tifa est restée sage et je la grattouille. Maintenant, il faut que je relance la conversation, n'est-ce pas ? Il me faut un sujet, un truc béton !

- Alors, vous avez passé votre initiation ? Félicitations.

Un truc béton... bon, ça aurait pu être pire. J'aurais pu parler de la météo...

- Vous vous plaisez à Terrae ?

Voilà, super... une question fermée. Il va me répondre oui ou non et on va être de retour à la case départ. Bon, en vrai, je suis soulagée qu'il soit encore là, parce que je lui avais fait une carte permanente lorsqu'il s'était présenté à la bibliothèque. Quand Ipiu m'a expliqué que les règles avaient changé, je me suis sentie vraiment mal... surtout que je comprenais pourquoi on devait maintenant faire des cartes temporaires pour les nouveaux. C'est tellement logique. C'est bizarre que le système n'ait pas été mis en place plus tôt. Maintenant, je bosse à quatre-vingts pourcent à la bibliothèque. Oui, j'ai augmenté mon pourcentage, parce que j'ai définitivement décidé d'abandonner l'idée de faire des études. Ce n'est pas pour moi et puis, j'aime mon travail et les vingt pourcent restant, je les passe à l'hôpital. J'aime bien ma nouvelle répartition de mon temps. Je me sens un peu plus utile. Enfin... je sers enfin à quelque chose je devrais dire...

Et ça m'aide à avoir un peu plus confiance en moi aussi.


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##   Dim 6 Mai 2018 - 19:21

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C'est ouf la magie. Elle soupire de soulagement après s'être soignée elle même. C'est quand même pratique. Je me demande quelles sont les limites à un tel pouvoir... Soigner un cancer? Guérir le Sida? Faire marcher des paraplégiques?  J'imagine que c'est non pour les trois... Parce qu'en soit le cancer c'est juste une prolifération de cellules mortes. Le Sida, c'est en théorie inoffensif. Et puis pour les paralysés, j'imagine qu'Ipiu ne serait pas en fauteuil si c'était le cas. Ou alors c'est dans sa tête. Comme si elle se punissait elle même d'avoir souhaité la mort de son ex. Dans tous les cas, j'imagine que les pouvoirs ont tous des limites. La voix de Selvi me tire de mes pensées.

"Bah, j'imagine que vous. Pardon. Que tu es passée par là toi aussi. Des mecs encapuchonnés, la directrice qui te demande si tu veux des pouvoirs... Aucun moyen que je dise non! Mais merci. Du coup je suis Eau Lunaire. Morphe, quoi. Je t'aurais bien fait une démonstration mais je viens de passer mon temps à m'entraîner depuis que je suis levé, et je suis crevé, j'ai peut que ça ressemble à rien si j'essaye..."

Je lui fait un grand sourire. Il va me falloir quelques temps pour m'habituer au tutoiement. Sa seconde question, je crois que je pourrais disserter des heures durant dessus. Raconter chaque rencontre, détailler mes premières impressions. Mais ça serait trop long. Puis j'ai une théorie sur cet endroit. Mais c'est glauque, et je risque de lui faire peur plus qu'autre chose... Des fois je me demande si je suis pas juste mort, et que cet endroit est le purgatoire. Ça expliquerait beaucoup de choses non? Toutes les personnes présentes ont un Vide, de ce que j'ai compris. Et si c'était ce vide qui nous poussait au suicide? Et que c'est au moment de notre mort qu'un Master vient nous chercher? Ça expliquerait le but de cet endroit. Combler le Vide en nous. Nous permettre de reposer en paix. Ça expliquerait pourquoi il n'y a que des jeunes. Parce que les jeunes ont pas eu le temps/la chance d'y remédier de leur vivant. Ça expliquerait les pouvoirs surréalistes aussi. Et quand tu vieillis, que tu vaincs ton vide, on te propose de devenir un master et d'aider les suivants, ou juste de partir pour le paradis. Enfin ma réponse va pas s'attarder sur une telle théorie farfelue. Quoique presque plausible quand on essaye d'expliquer les anomalies, les différences entre ici et "dehors".

"Oui, c'est super. J'ai rencontré que des gens super sympas. J'ai pu parler de mon Vide avec certains. C'est plus facile qu'avec le psychologue. Puis les pouvoirs c'est un truc de dingue. J'en ai vu quelques uns en action, dont le tien et celui d'Ipiu-san. C'est un truc propre aux bibliothécaires que de m'aider avec leur pouvoir quand je vais pas bien? Elle m'a presque menacé quand je lui ai dit que j'avais déjà une carte pas temporaire pour emprunter des livres. J'espère que ça t'a pas créé de problèmes. En tout cas je te promets que j'ai pas parlé du fait que j'avais pris trop de mangas la première fois. Mais elle avait l'air de beaucoup t'apprécier alors j'espère que c'est allé. Sinon je me sentirais un peu coupable."

Pourquoi je finis toujours par me confondre en excuses? C'est dingue ça. Puis qu'est ce que tu veux qu'elle réponde à ça? Ça va juste clore la discussion et elle va repartir courir, si la chute ne l'a pas découragée... Enfin en vrai, ça serait bien aussi, que je rentre à ma chambre. Prendre une bonne douche, tout ça. Mais une partie de moi veux faire plus ample connaissance avec Selvi. Mais j'ai pas envie de la déranger plus que de raison, surtout que maintenant elle a l'air d'être guérie. D'une voix timide, j'ose finalement réengager la conversation, en regardant le sol.

"Mais du coup, tu es là depuis longtemps toi? Et tutoie moi aussi, s'il te plaît. Sinon je vais recommencer à te vouvoyer. Oh et je sais pas trop pourquoi, mais c'est rare que Tifa fasse la fête et un câlin a des inconnus, elle a dû sentir que tu es une bonne personne. Tu aimes les animaux? Enfin pardon, si tu veux continuer de courir je te laisse, on aura sûrement d'autres occasions de discuter. C'est comme tu veux hein."

Ma voix est devenue de plus en plus assurée au fur et à mesure que je parlais. Je commence à me laisser un peu plus aller, comme si le fait d'avoir découvert qu'elle était plus jeune que moi la rendait moins intimidante. En tout cas, je termine ma tirade en lui tendant la main pour l'aider à se relever, un sourire sur les lèvres. J'ai pas envie de lui faire peur, alors je lui offre une porte de sortie. Mais je pourrais sans doute discuter de tout et de rien pendant un long moment, fais gaffe.
##   Jeu 10 Mai 2018 - 16:58

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Selvi Sayanel
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Erik est Morphe... Erik est Morphe ! Bon, je m'entends bien avec eux, en général. Haha, genre... ah ! Ariana est Morphe aussi. Bref, passons.

Il me sourit et je le lui retourne, lui indiquant d'un geste que ce n'est pas grave. S'il s'est entraîné, il vaut effectivement mieux qu'il se repose. J'ai rarement abusé de mes pouvoirs, mais je sais comment on se sent quand on pousse un peu trop loin. Je ne voudrais pas qu'il s'évanouisse devant moi ! Il ne manquerait plus que ça...

J'écoute sa réponse. Ah ouai, il a déjà parlé de son Vide avec plusieurs personnes ? C'est le genre de sujet qu'on évite généralement. Bon, je n'ai rien à dire. Moi j'ai confié le mien à Celia dès mon arrivée et je dois avouer que ça m'a fait du bien. Après, il m'a fallu beaucoup de temps pour en parler à d'autres et même aujourd'hui, ce n'est pas le genre de choses dont je parle avec n'importe qui. Il faut croire qu'on n'a pas tous le même rapport à notre Vide ou peut-être que c'est une question de personnalité ? Sans doute... dans le fond, je m'en fiche un peu. Ça doit bien être la seule chose pour laquelle je ne me pose pas trop de questions. Si je ne veux pas en parler, je n'en parle pas et c'est comme ça. Oui, c'est bien la seule chose pour laquelle je ne culpabiliserais pas.

Je rougis à nouveau quand il parle d'Ipiu et de sa carte de bibliothèque. Je sais, j'ai fait une erreur et je suis triste de lui avoir causé du tort. J'espère qu'il ne s'est pas trop fait gronder quand même. Ce n'est pas sa faute après tout ! Erik s'excuse et je retrouve mon sourire.

- Non non, elle m'a simplement réexpliqué les règles que j'avais oubliées. Tout va bien pour moi. J'espère que vous n'avez pas été embêté à cause de ça. C'est ma faute. J'ai fait une erreur et j'en suis désolée.

Je baisse les yeux, un peu honteuse, mais c'est de courte durée. Je vais m'améliorer. Je n'oublierai plus le nouveau règlement... même si, je dois bien avouer que je ne suis pas certaine qu'Ipiu m'en avait déjà parlé, mais ce n'est pas grave. Tout s'est bien passé. Et puis, ça me touche que l'Initié me dise qu'elle semble beaucoup m'apprécier. Je sais qu'on s'entend bien et je la considère comme une amie, mais qu'un presque inconnu vienne confirmer une sensation que j'ai, comme ça, ça me rassure. Mais ça, je ne le lui dirai pas.

Erik reprend la parole et je le regarde, tandis qu'il fixe le sol. On a l'air vraiment malin, nous deux... deux grands timides. Pourtant, on fait chacun un effort pour relancer la conversation, pour échanger, partager quelque chose et je trouve ça beau, en quelque sorte. J'ai de la peine à aller vers les gens, mais ce sont eux qui viennent à moi. J'ai beaucoup de chance. C'est Mitsuki qui m'a dit ça quand je l'ai croisée sur le toit. Je frissonne et reporte mon attention sur mon interlocuteur.

- Non non, c'est bon.

Le jeune homme a pris de l'assurance à vue d’œil. J'observe sa main un instant, immobile. Pourquoi j'hésite là ? D'un geste un peu trop brusque, je la saisis enfin. Je ne veux pas qu'il se pose des questions, qu'il se demande pourquoi je n'ai pas réagi plus vite. Je n'ai pas envie de le mettre mal à l'aise, alors qu'il s'ouvre gentiment. C'est beau et je n'ai pas envie de tout gâcher. Je m'aide donc de sa main pour me relever. J’époussette mon pantalon pour y enlever des brindilles et des petits cailloux qui s'y sont collés lors de ma chute.

- Merci. C'est gentil.

Je marque une pause. Il serait peut-être temps que je réponde à ses questions, non ?

- Oui, ça fait un moment... quelques années. Et d'accord, je vais essayer de te tutoyer.

Je lui souris et donne une autre grattouille à la chienne. Je continue sans le regarder.

- J'adore les animaux. J'avais une chèvre lorsque j'étais petite... et maintenant, j'ai un lapin. Merci Tifa.

Je comprends que je suis chanceuse, encore. Il faudrait vraiment que je me mette ça dans le crâne et que j'arrête de me plaindre tout le temps, parce que ce n'est pas faire honneur à mes amis, les gens qui m'apprécient, pour qui je compte... et puis, j'ai une vie tellement facile en comparaison de certains. Une boule se crée dans mon ventre. Non, il ne faut pas que je pense à ça, pas comme ça, parce que je me pousse à culpabiliser et ça ne sert à rien, pas vrai ?

Je souris, me force à sourire, parce que ça fait du bien. Je suis bien là, non ? Je vais mieux, je vais bien. Mon sourire devient sincère et je pose mon regard sur Erik.

- Merci pour le compliment, en fait. C'est gentil.

Oui, je n'avais pas relevé. C'est fou ce que notre cerveau trie les informations et, en un sens, ça me fait peur... quand je vois ce que j'ai failli rater. Les compliments me mettent généralement mal à l'aise et je ne sais pas trop pourquoi. Je deviens rouge comme une tomate et j'ai envie de fuir sous terre... être le centre de l'attention peut-être... ou peut-être que je n'ai pas l'impression de mériter les gentils mots qu'on me dit ? Je n'en sais rien, mais là, ça me fait juste du bien.

- Est-ce que tu rentrais à l'institut ? On peut marcher ensemble si tu veux ? J'ai déjà assez couru de toute manière.

Je souris encore.

- Tu t'entraînes tous les jours ? Tu vas rapidement t'améliorer. On... on pourrait peut-être s'entraîner... ensemble, une fois ?

Ok, j'ai hésité... et ça s'est très bien entendu. C'est juste que... je ne voudrais pas m'imposer, qu'il n'ose pas refuser... Je me déprime un peu là, bon tant pis. De toute manière, c'est fait. Après, je suis Air, donc je ne sais pas trop en quoi je pourrais l'aider, mais parfois, s'entraîner à deux, c'est mieux que de le faire tout seul, alors je propose. Même si ce n'est qu'un soutien moral, c'est déjà ça, non ?


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##   Dim 13 Mai 2018 - 4:56

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"Elle m'a juste menacé en disant que j'avais pas intérêt à refuser mes pouvoirs. Ce que je n'ai pas fait, donc tout va bien."

Elle a toujours l'air aussi timide, mais elle fait un effort. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais ça me fait bizarre. D'habitude c'est moi, le timide. Pourtant je me retrouve à lui tendre la main pour l'aider à se relever. Elle hésite un instant, comme si elle ne comprenait pas mon intention. Mais la voilà debout, à frotter son pantalon pour enlever la poussière. Elle a l'air d'aller bien, alors je lui souris. Quelques années? C'est chouette ça. Enfin je me comprends.

"Eh bah. J'imagine que c'est que tu aimes cet endroit et les gens d'ici. C'est bon signe alors, pour moi aussi."

Bah oui. Si une personne aussi gentille et timide que Selvi à réussi à trouver sa place ici, j'ai bon espoir de m'intégrer aussi. Les gens ont l'air formidables. Je n'ai encore eu de soucis, avec personne, pour le moment. Il y a bien quelques clients mécontents au bar de temps en temps, mais rien de bien méchant. La Air me tire de mes pensées en me disant qu'elle avait une chèvre. Mais. Une chèvre ? Elle vient d'où ? (Selvi, pas la chèvre.) Elle n'a pas l'air de venir de la campagne. Enfin je suis pas le mieux placé pour juger, et plusieurs années en plein cœur de Tokyo peuvent sûrement changer une personne. J'imagine. La question sur ses origines me brûle les lèvres, mais elle enchaîne sur un lapin. Je me suis compris. C'est chouette, les lapins. Enfin c'est lapin. Même que ça fait caca tout le temps. Mais c'est mignon et tout doux.

"Une chèvre? C'est peu commun dans le coin. Tu viens d'où ? Et les lapins c'est trop mignon, puis je te voyais pas avoir un chat, je sais pas pourquoi... Ça te va bien, le lapin."

Super, Erik. Tu avais rien de mieux à dire? Je suis sacrément con des fois, ya pas à dire.
J'arrive à m'auto saouler avec des jeux de mots et des répétitions dans mon propre cerveau, je suis plus fatigué que ce que je pensais. Du coin de l'œil, je vois Selvi qui commence à rougir légèrement en le remerciant pour le compliment. C'est mignon. Pourtant elle a forcément des admirateurs, c'est obligé. Elle doit crouler sous les déclarations et les compliments, la meuf. Mais elle les mérite sûrement, alors je me retiens de faire la remarque. Puis c'est vachement mieux que quand tu te perds dans tes pensées, et que ça donne l'impression que j'ai fait un truc de travers ou déplacé. En tout cas, l'ombre d'inquiétude qui passait sur son visage par instant est révolue. Et ça c'est cool. Elle pose même une question, à son tour. Dieu merci, j'allais tomber à court d'idées.

"Oui, c'est ça. Je faisais juste un détour par la forêt pour profiter du paysage, et pour admirer les restes de ma dernière soirée arrosée. Je comptais aller prendre un truc à grignoter au village avant de rentrer faire une petite sieste. Ça te tente? Et si tu veux quand même courir un peu jusque là bas je devrais avoir assez d'énergie pour te suivre, je pense."

Je lui tire la langue. En vrai je sais pas, je suis pas super rapide. Alors je m'avance sans doute un peu, en pariant presque qu'elle ne peut pas me distancer. Puis je suis crevé... Plus que Tifa qui apparemment est en pleine forme à courir après sa queue. J'en peux plus d'elle parfois... J'allais enchaîner quand Selvi reprend la parole.

"Oh, ça serait avec plaisir! Puis je pourrais courir avec toi de temps en temps, c'est plus drôle à deux ce genre de choses! Et puis pas forcément tout les jours, non, des fois après le travail au bar j'ai un peu la flemme. Mais j'essaie de me tenir à au moins 4 jours par semaine."

Je la saisis par les épaules en plongeant mes yeux dans les siens, pour la rassurer. Tu n'as pas dit de bêtise, ne t'inquiètes pas. Je suis même ravi que tu proposes. Ça va être marrant. Et sans doute moins violent que les potentiels entraînements avec Lys et Abe, qui veulent juste de foutre sur la gueule pour progresser. Même si ça peut être marrant. Je fais mon plus beau sourire à Selvi avant de siffler Tifa pour avoir son attention, et je lâche ses épaules en lui tournant le dos et en m'éloignant en prenant de la vitesse. Avant de tourner la tête vers l'arrière et crier:

"LE DERNIER ARRIVÉ PAYE LE CAFÉ!"

Ou le thé. Au choix.
##   Dim 20 Mai 2018 - 20:42

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Je me contente de hocher la tête à sa réflexion. Oui, j'aime cet endroit, j'aime Terrae. C'est ma nouvelle maison, mon nouveau chez moi. Je ne me vois pas vivre ailleurs. En Suisse, je n'ai que Maman qui m'attend... Papa peut-être. Il faudrait vraiment que j'y retourne pour lui parler et la revoir. Elle me manque quand même. Mais sinon... sinon, il n'y a personne d'autres. Ma vie est ici maintenant.

Je parle de mon amour pour les animaux et il est surpris par Edelweiss. C'est vrai que c'est peu commun. Je ris timidement et rougis quand il me dit qu'avoir un lapin, ça me va bien. Je prends ça comme un compliment.

- Je... je viens de Suisse... merci.

Je dois avouer que je n'ai pas trop envie de parler de ça. Même si je peux clairement parler de ma vie là-bas sans évoquer mon Vide, là je suis dans une passe où parler de mes souvenirs heureux ou malheureux me fait un peu mal. Je ne comprends pas mes hauts et mes bas. Je devrais me réjouir, accueillir avec nostalgie les bons moments de mon enfance, alors pourquoi je n'y arrive pas ? Erik répond à ma question et j'apprends qu'il participe à des soirées arrosées. Ce n'est pas trop mon truc, mais je ne suis pas du genre à juger, enfin je crois, en tout cas je fais des efforts et de toute manière, je ne le ferais pas pour ça.

- Oui, d'accord. Avec plaisir, mais non, pas besoin de courir, vraiment !

Je lui offre l'un de mes plus beaux sourires, même s'il m'a tiré la langue et que ce n'est pas très poli. Je sais qu'il le fait pour me taquiner et pas par malhonnêteté. Je lui propose qu'on s'entraîne ensemble, après une hésitation, mais il la balaie par sa réponse. Je lui souris, reprenant un peu confiance jusqu'à ce qu'il me prenne par les épaules et plante son regard dans le mien. Je me fige et rougis, évidemment. Il est clairement en train d'empiéter dans ma zone de confort là. Il me sourit et je crois qu'il a fait ça pour me rassurer, même si le résultat n'est pas très concluant. Je me force à sourire, un peu gênée par cette proximité. Le nouveau finit par s'éloigner en sifflant sa chienne.

Et là, c'est le drame.

- ERIK !

Mais non, c'est trop tard. Je le regarde partir en courant, impuissante.

- ATTENDS !

Je m'élance après lui. J'ai hurlé, mais il ne m'a pas entendu, ou alors il n'a pas voulu, pensant que je jouais moi aussi... mais ce n'est pas le cas. Je suis juste morte de trouille pour lui. Mon cœur s'emballe, comme ma respiration. Je n'ai jamais couru aussi vite de ma vie, je crois, mais la vitesse n'est pas mon point fort. Je n'arrive pas à le rattraper.

Erik, ne fais pas ça, Erik arrête ! T'es qu'un idiot, tu m'entends ? Bien sûr que non, tu ne m'entends pas, imbécile. Tu t'es entraîné, tu es fatigué. Pourquoi tu cours ? Pourquoi ? Est-ce que c'est à cause de moi ? Non, je ne veux pas, je refuse ! Erik ! T'as pas le droit de te faire du mal à cause de moi. T'as pas le droit de faire ça ! Je t'interdis de te vider de ton énergie, de risquer de tomber dans les pommes parce que tu ne te rends pas compte de tes limites. Tu viens de les recevoir, tes pouvoirs. Tu verras, tu te sens bien et là, tu vas t'arrêter et ça va te retomber dessus comme ça et moi... moi je ne serai pas assez près pour te rattraper et je ne pourrai rien faire pour t'aider. Erik... Erik... fais pas ça, s'il te plaît ! Arrête-toi, repose-toi, prends soin de toi. T'es qu'un idiot. Tu trouves ça drôle, mais ça l'est pas. C'est pas drôle de dépasser ses limites comme ça, c'est pas drôle de s'épuiser. Pourquoi tu me fais ça ? Pourquoi ? Tu te rends compte que je vais culpabiliser ? Tu t'en rends pas compte non... et là, c'est juste moi qui suis égoïste, pas vrai ? Erik... ERIK !

Bon sang ! J'y arrive pas, je n'arrive pas à le rattraper. J'utilise mon pouvoir pour me pousser dans le dos. Je m'en fiche pas mal de son concours à la noix. Je le lui paierai son café. Qu'est-ce que je peux m'en foutre de son défi. Je ne veux juste pas qu'il lui arrive quelque chose. Mes foulées se font de plus en plus longues, j'accélère et finalement, mes pieds quittent le sol. Je m'envole et fonce vers lui à une vitesse folle. Je le rattrape enfin. Mes bras l'enserrent, mes mains se croisant sur sa poitrine. Dans le mouvement, je le fais décoller à son tour, mais je n'ai encore jamais essayé de voler avec quelqu'un et ce n'est, en fait, pas du tout mon but, là. Je voulais juste qu'il s'arrête. Tandis qu'on vole sur quelques mètres, je me rends compte qu'on tombe. Je nous pivote pour être la première à percuter le sol. Il ne manquerait plus que je le blesse dans ma folie.

Aïe... ça fait mal. Mon souffle est coupé un instant, puis je tousse. Le sol est dur, même si c'est de la terre. Décidément, aujourd'hui, ce n'est pas mon jour. Tifa s'est écartée pour ne pas qu'on lui retombe dessus. Je sens le poids d'Erik sur moi. J'ai ma joue contre son dos. Il respire aussi fort que moi, je crois. Une fois que j'ai repris mes esprits, je le fais rouler doucement sur le côté, m'aidant de mon pouvoir pour ne pas le blesser. Une fois libre, je me redresse, à genou à ses côtés, et me penche au-dessus de lui. Je  m'accroche à son pull, à deux doigts de le secouer et je le scrute.

- Erik, Erik ! Ça va ? Ne me refais plus jamais ça... T'es qu'un idiot !

Mais il me regarde, juste surpris je crois. Et là... là je réalise que j'ai juste pété un câble. J'ai réagi de manière excessive et c'est un euphémisme. Je rougis et me redresse, viens m'asseoir sur mes talons et pose mes mains sur mes cuisses, arrêtant de détendre son pull.

- Désolée...

Je ferme les yeux et tâche de récupérer mon souffle. Je me sens mal. Je ne réagis pas de manière aussi spontanée normalement. Qu'est-ce qui m'a pris, hein ? J’enfouis mes mains dans mon visage, mais je ne pleure pas et ne le ferai pas. J'ai honte, simplement honte.

- Faut pas t'épuiser comme ça... c'est dangereux...

C'est juste un murmure... c'est une excuse, juste une excuse pour lui expliquer, une excuse qui me paraît si stupide, maintenant que je recommence à réfléchir. Il va me prendre pour une folle, c'est clair. Mon dos me lance, mais j'ignore la douleur comme je peux. Je le mérite, pas vrai ? J'ai fait n'importe quoi, je me suis inquiétée pour rien, non ?

Le pire, c'est que je suis sûre qu'il va se sentir mal... à cause de ça... à cause de moi...

Parce que j'ai eu peur...

... j'ai tout gâché...


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##   Lun 21 Mai 2018 - 19:44

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Elle crie mon nom. Elle me crie d'attendre. Ouais bon okay, c'est un peu de la triche de partir comme ça, par surprise. Le bruit de quelques feuilles mortes sous ses talons confirme le fait qu'elle me suive. En vrai je m'en fout de qui paye. J'ai juste la dalle, en fait. L'entrainement m'a lessivé, je suis claqué, et j'ai faim. Mais comme en général manger me redonne des forces, autant utiliser celles qui me restent pour manger plus vite. Surtout que bon, je suis pas vraiment à fond, Tifa court juste à côté de moi, elle adore les courses. Heureusement que j'avais pris des trucs à grignoter pendant mon entraînement parce que sinon j'aurais fait une crise d’hypoglycémie, ou un truc du genre. Mais là ça va, la fatigue est seulement physique. Et j'ai l'habitude d'avoir les membres engourdis de cette façon. Je tourne la tête pour voir l'avance que j'ai sur Selvi. Son visage rougit par l'effort apparaît derrière un arbre à une dizaine de mètres, pas plus. Alors j’accélère un peu. J'arrive à maintenir mon allure, pendant que nous nous rapprochons de la lisière de la forêt. Le vent, moins gêné par les arbres, commence à se lever un peu. Enfin c'est bizarre, le vent devrais venir d'en fa- Je suis pris d'un point de cô- Ah. Deux bras s'enroulent autour de mon torse, et je... Décolle? Okay donc j'imagine que les guérisseurs sont Air. C'est le dernier truc auquel j'arrive à penser avant de voir le sol se rapprocher de mon visage à toute vitesse. Je vais heurter le sol. Ça va faire mal. J'ai à peine le temps de mettre mes avants bras devant mon visage et de fermer les yeux. Sauf que le choc est dans mon dos, pas de face.

J'ai le souffle coupé. Sauf que je suis tombé sur Selvi. Je sais pas vraiment comment. Aux dernières nouvelles je risquais de perdre la vue, ou mon nez, en heurtant un arbre ou le sol encore humide de la forêt. Quand j'essaye de me redresser, je sens que je suis aidé par Selvi, qui est toujours sous moi. Elle est agrippée à mon pull, me tenant le bras, complètement paniquée. C'est avec des yeux ronds que je la regarde, ne comprenant pas vraiment ce qu'il s'est passé. Jpense que j'ai un sourcil relevé, ce qui généralement me donne un air perplexe. Ce que je suis, en fait. Je suis perplexe. Et un idiot, de ce qu'elle raconte. J'essaye de la rassurer, parce que là je m'inquiète plus pour elle que pour moi. Maintenant que ma respiration est revenue, j'arrive à articuler.

"Je. Je vais bien. Je sais pas vraiment ce qu'il s'est passé. Et je crois pas avoir faire de bêtise moi. Enfin je sais pas, je sais que tu m'as dit de pas courir, mais j'avais envie et j'allais bien. J'arrive à gérer un peu ma fatigue maintenant, avec mes pouvoirs. Je sais quand m’arrêter."

Je la regarde dans les yeux quelques secondes, alors qu'elle lâche ma manche avant de cacher ses yeux de ses mains. Elle fuit mon regard, embarrassée. J'attrape son poignet, le plus doucement possible, pour obtenir un contact visuel.

"Est-ce que ça va, tu ne t'es pas fait mal? Non parce que bon, je suis pas tout léger, moi. Puis c'est toi qui a heurté le sol... Tu es sûre que ça va? Tu ne t'es pas cognée la tête? Laisse moi voir!"

Je lâche son bras et elle se re cache le visage, alors que je passe derrière elle et que j'essaye de soir si elle est blessée. Avec les cheveux je n'arrive pas bien à voir, mais il n'y a pas de sang. Tant mieux. Je passe ma main à l'arrière de son crâne, et elle pousse un couinement de douleur, étouffé par ses mains. Je retire la mienne rapidement, alors que dans un murmure elle me somme de faire attention avec mes pouvoirs, à ne pas me fatiguer. Je repasse donc devant elle, et je parle doucement, calmement. Ma voix se veux la plus rassurante possible lorsque je prends la parole.

"Hey, regarde moi. Tu es blessée. Tu peux arranger ça toi même? Et ne t'inquiète pas pour moi, okay?"

Tifa cale sa tête contre la cuisse de l'Air alors qu'elle se prodige magiquement les premiers soins. J'attends, assis contre l'arbre qui aurait pu me défoncer le crâne. Je l'ai échappé belle, je crois. Il y a un truc qui va pas chez cette fille. Je suis persuadé que ça partait d'une bonne intention, mais elle aurait pu nous blesser. Se blesser elle même, plus gravement que ça. Ou me blesser moi. J'ai eu de la change, je crois.

"Selvi? Tu sais quoi, je crois qu'on a déjà trouvé un truc à faire pendant nos futurs entraînements. On va bosser les atterrissages, okay? Et puis bon, là c'était une course, pas un chat, tu devais me doubler, pas m'attraper. Enfin bien essayé, en tout cas. Toujours partante pour un café? Et on paye chacun le notre?"

Je lui fais mon plus beau sourire, toujours dans l'optique de la rassurer. Elle est gentille, presque trop. Elle s'inquiète pour rien, j'ai l'impression. Elle serait hypocondriaque que ça m'étonnerait même pas tsais. En tout cas, je l'aide à se relever pour la seconde fois de la matinée, et on repart vers le village, alors que mon ventre gargouille de plus belle.
##   Lun 21 Mai 2018 - 23:09

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Je reprends péniblement mon souffle. Il faut dire que la douleur de mon dos ne m'aide pas, ni la honte que je ressens. La peur a disparu d'un coup. Erik va bien. J'ai paniqué pour rien. Pourquoi j'ai réagi comme ça ? Je le connais à peine ? Je viens de réagir de manière plus que disproportionné face à un inconnu. Je me cache toujours le visage, jouant à l'autruche. Je dois avoir l'air ridicule, mais je ne peux pas risquer de croiser son regard. J'aimerais disparaître sous terre. Je ne comprends pas, vraiment. Est-ce que c'est parce qu'il est Morphe ? Non, ça ne paraît pas réaliste comme raison... peut-être parce qu'il est nouveau ? Je pense que sa timidité m'a touchée, parce qu'il me fait penser à moi. Ça fait bien plus longtemps que lui que je suis ici, alors j'ai dû me sentir responsable de lui, peut-être ? J'en sais rien. J'ai presque envie de pleurer, là, mais je ne craquerai pas.

Je devrais essayer de lui expliquer mieux, parce qu'il ne comprend pas. Il posa sa main sur mon poignet et je me crispe. Non, laisse-moi, laisse-moi avec mon humiliation d'avoir fait n'importe quoi. Pourtant, il est doux et je me laisse faire. Mes yeux fuient les siens, mais il me force à le regarder. Je frisonne. Il se fait... du soucis... pour moi ? Mais c'est le monde à l'envers ! Il me relâche et je réfugie à nouveau mon visage dans mes mains. C'est trop dur. Je n'assume pas du tout mon comportement. Je devrais lui dire, je devrais lui expliquer, mais j'ai l'impression d'avoir perdu ma voix. Je le sens passer dans mon dos, m’ausculter et je me crispe encore. J'ai envie de me lever et de partir en courant, mais j'ai trop mal pour ça, alors je subis sa gentillesse. Je lâche d'ailleurs un petit cri quand il appuie sur une zone sensible. Il faut que je me soigne, mais ça va être difficile. Il va falloir que je me concentre et je sais que je serai exténuée après. Il ne manquerait plus que ça soit moi qui tombe dans les pommes après ça. Non, je ne ris pas, même pas un rire jaune.

Je lui murmure alors de faire gaffe, de prendre soin de lui, même si je ne le dis pas comme ça et je le sens revenir devant moi. Je me crispe encore, ce qui accentue à chaque fois la douleur. Sa voix est douce et il ne m'apprend rien. Oui, je suis blessée, mais ce n'est pas le plus important maintenant, non ? Il me demande de ne pas m'inquiéter, mais j'y arrive pas. Je sens soudain un poids contre ma cuisse et je sursaute, avant de libérer mon visage de mes mains pour voir Tifa... et je souris. T'inquiète pas, va. Regarde. Je place mes mains en grimaçant sur le haut de mon dos, à moitié sur mes épaules et je me concentre, plissant le nez et fronçant mes sourcils. Ça va le faire. Je suis heureuse d'avoir réussi à protéger un peu ma tête, même si j'ai clairement une bosse. Le choc a quand même été violent. Par contre, c'est mon dos a pris cher. Il est tout égratigné. La chaleur se répand, me soulageant. Un sourire stupide apparaît sur mes lèvres. Qu'est-ce que ça fait du bien. Mon pouvoir s'arrête et je sens la fatigue me tomber dessus. Je me penche et pose mes deux mains au sol. Ok, on respire. Tout va bien. Oui, ça va mieux, mais je ne ferai pas la débile, moi. Je ne vais pas me mettre à courir.

En reprenant mes esprits et mon souffle, je grattouille Tifa, puis je me redresse et observe Erik assis contre un arbre, lorsqu'il m'interpelle. Pour la première fois depuis notre atterrissage forcé, je croise son regard sans ciller. Je commence à me remettre, je crois. Il fait une tentative d'humour et je me force à sourire. Il faut que je fasse un effort là, mais j'ai envie de lui expliquer ce qui s'est passé. J'ai aussi besoin de comprendre, même si tout n'est pas clair.

- Attends.

Il s'est levé pour venir vers moi. Je suppose qu'il va à nouveau me tendre la main pour m'aider à me relever, mais avant... avant, j'ai besoin de lui parler.

- Je... je suis désolée... j'ai...

Je prends une grande inspiration avant de me lancer complètement.

- Ok, j'ai réagi de manière disproportionnée, je m'en rends compte maintenant. Et je suis vraiment désolée si je t'ai fait peur. C'est juste que... que... Erik, tu m'as fait super peur, ok ? Tu m'as dit que tu t'étais entraîné et tout, que tu viens de recevoir tes pouvoirs. Les nouveaux Initiés ne se rendent pas toujours compte de leur état de fatigue... et ensuite tu te mets à courir. J'ai paniqué... Je voulais juste que tu t'arrêtes, mais tu ne m'as pas entendue et... je ne dis pas que c'est ta faute, hein ! J'aurais dû crier plus fort, ou je ne sais pas... j'aurais dû trouver une autre solution... ensuite, je ne sais pas, je n'arrivais pas à te rattraper, alors j'ai... j'ai triché, mais je m'en fous, je te le paie, ton café, c'est pas ça le prob... enfin... c'est pas un... on s'en fout... ce que je voulais dire... c'est que... je crois... je ne sais pas, j'allais trop vite et je n'avais encore jamais essayé de voler avec quelqu'un, et ce n'est pas ce que je voulais, je ne voulais pas te faire vivre ça, je voulais juste te rattraper pour t'arrêter et... eh bien, comme je n'ai pas l'habitude... eh bien... je.. j'ai... c'est pour ça qu'on a commencé à tomber. Alors, je ne sais pas... par réflexe, je... j'ai...

Je m'arrête. Ce n'est pas ça que je voulais lui dire. Enfin si, un peu.

- Je ne voulais pas te faire du mal... je voulais...

Je baisse à nouveau les yeux. Je me sens à nouveau mal, pourtant je lève la main vers lui, pour qu'il m'aide à me lever, mais sans le regarder. Au fond, je n'en ai pas besoin, mais je me laisse faire, parce que c'est gentil de sa part. Je suis rouge de honte. Je me rends compte que je l'ai mis en danger. Il y avait des arbres et même si je contrôlais un peu notre trajectoire, ça aurait clairement pu mal finir. Je me pince les lèvres. M. Williams m'a dit que je ne devais pas m'en vouloir pour quelque chose qui n'était pas arrivé. Je devrais probablement suivre son conseil... je ne sais pas...

On fait quelques pas et j'entends son ventre gargouiller.

- Je t'offre le petit-dejeuner pour me faire pardonner et ne refuse pas, s'il te plaît.

Je ne me suis pas arrêtée, je ne l'ai pas regardé, fixant un point vague devant moi. C'est le moins que je puisse faire, non ? Et puis, j'ai faim moi aussi. Il faut que je me repose et lui aussi.


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##   Mar 22 Mai 2018 - 13:02

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"Ne t'excuse pas pour un truc que tu n'as pas ait. Tu ne m'a pas blessé. Je vais bien, en partie parce que tu as rattrapé ton erreur, en te blessant toi pour m'éviter un bobo. Et puis tu as peut être bien fait, peut être qu'à courir et faire le con, je me serais blessé gravement, ou je serais tombé dans les pommes. Alors merci, Selvi."

Elle prend enfin ma main, et je l'aide à se relever. Elle a hésité à la prendre, elle est pas dans son état normal. Enfin j'espère pour elle, parce que ça doit être épuisant comme état d'esprit. Elle avait les yeux humides, mais aucune larme n'a coulé. Elle ne me dit pas tout, mais elle a eu peur pour moi, pour une raison que j'ignore. En plus d'avoir peur que je m'épuise pour rien, à cause d'elle.

"Tu sais, tu n'y es pour rien, si j'ai commencé à courir. J'avais envie de me dépenser encore un peu. Je suis désole de t'avoir fait peur."

- Je ne voulais pas te faire du mal... je voulais...

"Tu voulais m'aider? Me protéger? Je sais bien que tu ne voulais pas me faire de mal, Selvi. Tifa aussi le sait, sinon elle ne t'auras pas fait de câlin quand tu étais au sol. Ta tête et ton dos vont mieux?"

C'est ce moment que mon ventre avait choisit pour grogner. Elle propose de m'offrir le petit déjeuner, et je ne peux pas m'empêcher de lui sourire. Tu es trop gentille, Selvi.

"Ça me dérange pas que tu m'offres à manger, vraiment. Par contre il va falloir trouver une meilleure raison que 'pour te faire pardonner'. Je suis pas blessé, et j'ai trouvé ça plutôt fun de voler, au final."

Je refuse pas vraiment, elle devrait pas le prendre trop mal, je crois. J'espère. On se dirige donc vers le village. En marchant, cette fois. Il fait beau, et ça c'est cool.

...

On arrive enfin au village, et le trajet a été plutôt silencieux. En même temps, deux timides qui viennent de frôler la mort l'un à cause de l'autre, j'imagine que c'est normal. J'imagine qu'on a tout les deux nos tords, dans cette histoire. Mais ya eu plus de pleure que de mal, et les seules conséquences sont notre fatigue. Et l'état des vêtements de Selvi. Deux chutes en aussi peu de temps, ça laisse des traces, hein. Surtout sur le sol encore couvert de rosée.

"Du coup, si c'est toi qui paye, tu as une préférence? Perso je peux manger de tout, il me faut juste un bon café à côté.""

Je la suis, elle connaît mieux les lieux que moi. Puis bon, c'est assez célèbre comme dicton. "Qui invite choisit". Je crois que ça va avec "Qui paye baise". Ah, nan. Parce qu'en général, c'est madame qui choisit, alors que c'est monsieur qui paye. Ah, mais les deux baisent. Donc en fait si. Pffft. Jsuis un peu fatigué moi, à disserter dans ma tête o':
Puis de toute façon, jsuis pas là pour ça. Jsuis là pour manger.
##   Mar 22 Mai 2018 - 23:38

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Selvi Sayanel
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J'avance en silence. Je réfléchis à ce que Erik m'a dit. Lui aussi, il pense que je ne dois pas m'excuser pour quelque chose qui ne s'est pas produit, comme M. Williams. Il va peut-être falloir que je commence à les écouter, à les croire, à suivre les conseils qu'on me donne. Il m'a même dit que j'avais peut-être eu raison et m'a remerciée, mais je pense que c'était juste pour me faire me sentir moins mal, pour me rassurer. J'ai d'ailleurs grimacé quand il m'a dit merci. J'ai eu de la peine à accepter, mais je n'ai rien dit... Je ne sais pas... je ne sais pas... franchement, combien de fois j'utilise cette expression ? Je devrais prendre une feuille et cocher le nombre de fois que je l'utilise en un jour pour voir... je suis sûre que je serais surprise... et pas en bien, bref, on s'en fout...

Son ventre gargouille et je lui propose de lui offrir le petit-déjeuner... oui, je le lui propose, même si j'avoue que ma manière de lui formuler lui fait penser que je ne lui laisse pas le choix. C'est juste que je pense lui devoir ça, après ce qui s'est passé et puis, c'est un moyen de me sentir moins mal. Je grimace. Je suis vraiment stupide... comme si ça allait changer quelque chose. Non, il faut que j'arrête de penser comme ça. Je vais essayer d'être positive... allez, on essaie. L'Initié ne refuse pas vraiment, mais il n'accepte pas non plus. Je lâche un petit rire amer. Tu as vraiment trouvé ça fun ? Pourquoi j'ai de la peine à te croire ? Non, mais... il a raison. Au final, tout s'est bien passé. Il n'est pas blessé. Je lâche un soupir, cette fois.

- Si je te dis que ça me fait plaisir, ça compte ?

Je lui souris timidement. Il ne m'en veut pas, alors peut-être que je devrais moi aussi me pardonner mes erreurs ? Parce que la seule qui a eu mal dans l'histoire, c'est moi et je me suis soignée. Les seules traces qu'il reste de notre mésaventure, si je peux appeler ça comme ça, c'est les petites déchirures qui parsèment ma jaquette et franchement, je m'en fiche. C'était une vieille jaquette de toute manière et je continuerai à la mettre pour aller courir en forêt. Je ne vais pas à un défilé de mode. Ah non, j'ai oublié... j'ai toujours une bosse derrière la tête, mais normalement, ça ne devrait pas me faire trop souffrir. Peut-être ce soir... il faudra que je trouve une position adéquate pour dormir. Je suis bête, mais ça me fait sourire. Il y a du progrès.

Le silence s'installe et aucun de nous ne le perturbe. Moi, je suis trop occupée par mes pensées et lui, lui j'en sais rien... je ne suis pas Télépathe et tant mieux. Il a bien changé quand même, quand j'y pense. Finalement, il est beaucoup moins timide que moi. C'est fou. À la bibliothèque, on n'aurait pas dit. Peut-être que c'était parce que j'étais dans un lieu familier à faire un travail que je connais bien et que lui, il débarquait dans un lieu nouveau et inconnu. Oui, ça doit être ça, parce que depuis tout à l'heure, c'est lui qui me rassure, c'est lui qui fait l'adulte alors que je suis la gamine effrayée. Bon, il est plus âgé que moi, mais ça ne veut pas nécessairement dire quelque chose. Je suis à Terrae depuis plus longtemps, je devrais être plus confiante, moins déphasée que lui, mais là, comme ça, j'ai l'impression que ce n'est pas le cas. Et dire que je me suis faite du soucis pour lui... enfin, je ne regrette pas, je veux dire... c'est plutôt bien que je me fasse du soucis pour les gens, non ? Bon, je vais arrêter de me justifier devant moi-même, hein ! Ce n'est pas comme si j'étais juste en train de me parler à moi-même dans ma tête. Je me fatigue... bref, revenons à nos chèvres moutons... Erik.... au final, c'est lui qui s'est fait du soucis pour moi. Il a été super chou et gentil, alors que j'ai fait la débile. La situation s'est inversée en un instant. Il a pris soin de moi. Est-ce que... est-ce que c'est à ça que pourrait ressembler un grand frère ? Houla, non, attends, je ne vais pas m'emballer, hein. C'était juste une question comme ça, ça s'arrête là.

Je le regarde en coin tandis qu'il marche à mes côtés. Je me demande quelle est son histoire, d'où il vient, mais je ne lui poserai pas la question, parce que je n'aimerais pas qu'il me la retourne, pas encore, plus tard peut-être, quand on se connaîtra mieux, si on continue de se croiser comme ça, si on devient des amis un jour. En même temps, s'il revient à la bibliothèque, on aura souvent l'occasion de se voir, mais ça ne veut pas dire qu'on va discuter. Et puis, je le respecte trop pour empiéter comme ça dans sa vie privée. C'est fou... on est deux inconnus, mais j'ai quand même cette impression que ça fait un moment qu'on se connaît, même si c'est très superficiel, une connaissance. Ça reste bizarre comme sensation. Je n'ai aucune peine à le tutoyer, par exemple, et ma réaction de tout à l'heure... oui, je ne pense pas que j'aurais réagi comme ça avec n'importe qui. J'en sais ri... zut. Bon, le fait qu'on soit les deux plutôt timides jouent un gros rôle, ça j'en suis sûre ! Et puis, si je suis mal à l'aise, là, ce n'est pas sa faute, c'est clairement la mienne, par mon comportement et tout, ma stupidité... ok, faut que j'arrête ça, maintenant. Soyons positif ! Donc, positif, positif, positif... je sais. Je vais tâcher de m'améliorer, comme il me l'a proposé tout à l'heure, même si c'était pour rire. Si on s'entraîne effectivement les deux, je pourrai essayer de voler avec lui et de ne pas tomber. Oui, c'est ça. Je vais faire mieux et, un jour, je saurai voler comme Aoi quand elle m'a emmenée avec elle lorsqu'on était en Australie. Oui, un jour j'y arriverai et alors, je pourrai aller faire des tours avec Elio ou Ariana par exemple. Oui, ce sont de beaux projets. J'essaie de m'y accrocher.

M'améliorer pour ne plus mettre personne en danger, m'améliorer pour pouvoir protéger ceux que j'aime.

Voilà ce que je devrais garder à l'esprit. Devenir plus forte, me plaindre moins, essayer d'avoir plus confiance en moi, devenir meilleure.

Je souris... et je sursaute. Oh, on est déjà arrivé au village ? Wouaaa... je me retourne, surprise du chemin que j'ai parcouru en autopilote, avant de rattraper Erik qui lui, ne s'est pas arrêté.

- O... ok. D'accord. Suis-moi alors.

J'ai hésité, parce que je n'aime pas prendre des décisions pour les autres. J'ai toujours peur que ça ne leur plaise pas, mais s'il me dit qu'il aime manger de tout. Allez, j'ose prendre le risque. Je l'emmène donc dans ma boulangerie préférée, une où il y a quelques tables pour pouvoir manger sur place. Ils servent aussi du café, mais je ne sais pas s'il est bon. Je demanderai au nouveau après. Je l'aime bien, parce qu'ils ont un « menu petit-déjeuner ». C'est vraiment chouette. Une boisson chaude comprise et pain-beurre-confiture avec un croissant encore, franchement, je trouve que c'est la classe et à un prix raisonnable en plus.

Je devrais peut-être lui dire quelque chose, mais rien ne me vient à l'esprit, alors je préfère me taire plutôt que de dire n'importe quoi. Finalement, on arrive à destination.

- Voilà, c'est ici. Ça te convient ?

Je le regarde avec un nouveau sourire timide. Mon regard se pose ensuite sur la vitrine de la boulangerie dans laquelle je vois mon reflet. Houla... il aurait pu me dire que je ne ressemblais à rien... quand même. D'un geste un peu trop rapide, je commence à me recoiffer et à enlever les deux-trois feuilles et brindilles qui décorent ma chevelure. Nouvelle tendance du printemps... je vous jure...


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merci Haley
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##   Mer 23 Mai 2018 - 18:56

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Erik Akimaru
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"Si ça te fait plaisir alors c'est emplement suffisant."

Je n'ai pas insisté, je n'ai pas envie de m'en empêcher si elle a vraiment envie. Puis après tout c'est tout bénef pour moi, donc bon.

Maintenant qu'on est au village, elle me demande un peu timidement de la suivre. Je comprends sa réaction, elle craint que ce qu'elle va me proposer ne me plaise pas. Alors je me contente de marcher un peu derrière elle, sans dire un mot. Elle me guide jusqu'à une boulangerie, et s'arrête en disant que nous somme à destination. Une douce odeur de pain chaud et de viennoiseries bien beurrées arrive à mes narines, stimulus auquel mon ventre répond immédiatement. J'allais dire quelque chose quand dans le reflet de la vitrine j'aperçois Selvi en train de s'enlever deux brindilles et trois feuilles des cheveux, et je ne peux pas m'empêcher d'éclater de rire.

"Désolé, j'ai eu peur que te faire la remarque t’embarrasse plus qu'autre chose, mais ta tête était vraiment hilarante."

Je lui sers mon plus grand sourire, et j’approche ma main de son oreille. Une dernière petite brindille s'est cachée derrière.

"Il t'en reste une là, bouge pas."

Je pince le morceau de bois entre mon pouce et mon index, et je le lui tends, un sourire légèrement moqueur sur les lèvres. Elle rougit encore, mais pas moi, cette fois. Parce qu'il n'y avait rien de tendancieux, si? En tout cas maintenant, la tenue de la jeune femme est impeccable, en dehors des quelques marques d'humus et quelques trous dû aux chutes successives. Je reprends enfin où j'en étais rendu.

"Ça sent super bon, en tout cas. T'es sûre que tu veux toujours m'offrir ma part?"

Elle hoche la tête, alors encore une fois je n'insiste pas et me contente de sourire. Je lui emboîte le pas à l'intérieur, alors qu'elle s'émerveille devant les pâtisseries. Quelques instants plus tard, la boulangère arrive en nous demandant ce que nous souhaitons. Un regard de Selvi me fait comprendre que c'est moi qui passe commande en premier. Soit. J'ai eu le temps de regarder leur carte, et ils proposent une formule pour le matin, c'est plutôt bien pensé, je trouve.

"Je vais prendre une formule petit-déjeuner avec un café s'il vous plaît"

C'est au tour de la Air de passer sa commande, et j'écoute d'une oreille distraite. La Suisse hein? Si elle commande un chocolat chaud, le cliché sera tellement beau. Mais qui peut blâmer quelqu'un pour aimer le chocolat chaud, hein? Yaurait pas de café je pense que je boirais ça aussi. Honte sur moi et mes origines japonaises, mais de l'eau chaude et des feuilles ça vaut pas de l'eau chaude et des graines réduites en poudre, ou le lait chaud avec des morceaux de graines de cacao et du sucre.

Pendant que Selvi paye, je récupère les plateaux et je vais dehors, trouvant sans problème une table libre où nous pouvons nous installer. L'odeur du café est agréable, et c'est plutôt bon signe. Ma bienfaitrice me rejoint rapidement, et prend place en face de moi.

"Merci beaucoup, ça a l'air délicieux ! Bon appétit !"

Le café est très très bon, le croissant aussi, et le pain est tellement meilleur que ce que j'ai pu manger à Tokyo, c'est dingue... Alors que j'ai encore un peu la bouche pleine, j'articule ces quelques mots:

"Ch'est exchellent. Merchi. Du coup tu fais quoi toi ici? Tu t'occupes juste de la bibliothèque ? Enfin c'est déjà super, moi je me contente de faire des cocktails et d'écouter des gens à moitié ivre parler."

C'est pas totalement vrai. C'est simplifié. Mais ça décrit pas trop mal ce que je fais au quotidien. La discussion suit son cours, et une idée me vient à l'esprit. Enfin une question, plutôt. Cette fois, je prends le temps de vider ma bouche pour parler, après m'être essuyé les lèvres avec une serviette en papier.

"Dis, comme c'est grâce à toi que j'ai appris pour les pouvoirs et tout ça, j'aurais une question. Enfin je m’interroge sur un truc. Je sais que tu m'as conseillé des livres et tout, mais je n'ai pas encore eu l'occasion de les lire. Du coup, je voulais savoir comment ça se passe au niveau de l'évolution des pouvoirs. On est d'accord que c'est la sorte de cérémonie digne d'une secte qui nous les donne, hein? Que c'est pas quelque chose d'inné?  Il y a différents niveaux? Des paliers? Du coup, c'est parce que l'on est fort que l'on devient master, ou c'est en devenant master que l'on devient fort? Je sais pas si ça te paraît très clair, et c'est sans doute très réducteur pour ce qu'est réellement un Master, j'imagine bien que la force ne fait pas tout, et qu'il faut d'autres qualités, comme, je sais pas, lz courage, la gentillesse ou un sens du devoir très développé. Et du coup, par extension, ce charisme, cette aura qu'ont les masters, ils l'obtiennent avec le poste, ou c'est justement parce qu'ils l'ont qu'ils deviennent ce qu'ils sont?"

C'est super brouillon dans ma tête, et c'est pareil, voir pire une fois que ça sort de ma bouche. Alors j'espère qu'elle comprend ce que je demande. Non parce que ça m'intéresse moi, s'il suffit juste de devenir super badass pour être Master, je vais m'entraîner encore plus. Même si je doute que ça soit le cas. J'ai envie de grimper les échelons. Les masters sont tellement classe. Ils ont ce petit truc indescriptible, ils aident les autres. Moi aussi j'ai envie d'aider les autres, et j'imagine que ça aura plus d'impact si je suis reconnu. Enfin je m'enflamme, et pour l'instant servir des verres ou servir d'épaule quand ça va pas, je trouve ça déjà pas mal. Mais ouais, j'aimerais pouvoir faire plus. Je ne suis pas là depuis longtemps, mais je dois déjà beaucoup à cet endroit.

"Pour répondre à nouveau à ta question de la forêt, oui, cet endroit me plaît énormément. Les gens sont gentils, pour la plupart. Attachants. Je me suis fais des amis encore plus proche que ceux que j'avais dehors, en qui j'ai pleinement confiance. Même à toi, que je connais à peine, je confierais ma vie ou mes secrets si tu me le demandais, ou si j'en avais besoin. Ça peut te sembler fou, comme raisonnement, mais c'est comme ça que je vois cet endroit. Je sais qu'il s'est passé des choses, avant que j'arrive. C'est l'avantage d'être derrière un comptoir. Quand les gens se rendant compte que t'es nouveau, ils te racontent les rumeurs, les histoires d'avant que tu arrives et tout ça."

Comment ça, je suis en train de faire une déclaration d'amour à Terrae là? C'est fa- Non bon okay, je kiffe cet endroit. Vraiment. J'ai enfin un chez moi.

[HRP: Moi aussi je kiffe cet endroit, et les gens qui le font vivre. Jtrouvais que c'était le moment, après la déclaration d'amour d'Erik, pour le dire aussi <3 ]
##   Lun 28 Mai 2018 - 21:20

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Selvi Sayanel
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En me recoiffant, je grimace. Zut, j'avais oublié ma bosse. Bon, respire, c'est bon. Ça ne fait pas si mal que ça. Les feuilles tombent à côté de moi, rejointes par les brindilles et soudain, Erik éclate littéralement de rire à côté de moi. Je sursaute et me retourne vers lui, avant de refaire face à la vitrine avec précipitation, les joues empourprées comme rarement.

- C'est pas drôle.

J'ai à peine prononcé ces mots. Je doute qu'il les ait entendus, mais je m'en fiche. Je fais semblant de me concentrer sur ma coiffure. Je ne suis pas vexée, pas vraiment, même si mon comportement pourrait le faire croire. Je suis juste super gênée. Oui, j'ai eu l'air d'une folle de la forêt pendant tout le trajet et IL NE M'A RIEN DIT. Franchement... Bon, il a raison... ça m'aurait embarrassée, c'est évident, mais est-ce que je n'ai pas l'air embarrassé là aussi ? Et puis, on était que les deux dans la forêt, enfin les trois en comptant Tifa. Là, on est au village ! Et on a croisé du monde, plein de monde... Je me pince les lèvres. Ça ne devrait pas m'atteindre, ce genre de choses. Je ne devrais pas me soucier de ce que les gens pensent de moi, pas comme ça, mais je n'y arrive pas. J'ai encore beaucoup d'effort à faire de ce côté-là. J'y arriverai un jour, j'espère.

Je l'observe sourire, alors je quitte mon air momentanément renfrogné. Je vois arriver sa main près de mon visage au ralenti, mais ce n'est pas pour autant que je réagis. Dans mon cerveau, c'est la panique. Il vient d'entrer par effraction dans ma zone de confort là. Mayday, mayday ! Nous avons un problème ! Il frôle mon oreille et mes joues qui avaient héroïquement perdu une bonne teinte de rouge reprennent feu. Une brindille... Il sourit, un peu moqueur je crois et je détourne le regard en bafouillant un « merci » inaudible. Erik, faut que t'arrête ça... et puis, ça se fait pas de toucher les oreilles des filles comme ça. C'est vrai, il aurait pu me le dire et je m'en serais débarrassée moi-même. Elio, il dirait quoi s'il avait vu ça ? Bon, le connaissant, il n'aurait rien dit. Il n'est pas du genre jaloux... et puis, ça n'avait rien de déplacé, je crois. Et de toute manière, il n'a pas de soucis à se faire, pas de mon côté en tous les cas. Ça m'a juste mise mal à l'aise, parce que je n'ai pas l'habitude qu'une personne que je ne connais pas bien soit si proche de moi. Bref, passons.

Je passe ma main  sur mes vêtements pour me donner contenance. J'essaie de compter le nombre de déchirures que je peux voir et je constate la grosseur et la quantité de tâches de terre que je peux observer sur ma jaquette et mon pantalon. Je lâche un soupire. Je suis bonne pour refaire une lessive. Cette distraction m'a permis de me calmer et je fais deux pas vers la porte quand l'Initié m'interpelle, mais je me contente de hocher la tête. J'ai dit que je lui payais sa part, je ne vais pas me défiler une fois arrivée sur place !

Il a raison. Ça sent super bon. Je me perds un instant devant les pâtisseries. J'ai envie de tout manger, ou presque, mais ce ne serait pas raisonnable et surtout pas réaliste. Mon estomac ne le supporterait pas et je n'ai pas envie de le violenter. La boulangère arrive et je laisse Erik commander en premier.

- Bonjour. Vous allez bien ? J'aimerais aussi le petit-déjeuner, mais avec un chocolat chaud, s'il vous plaît.

J'accompagne ma requête d'un magnifique sourire. Je l'aime bien, cette dame. Elle est toujours souriante et douce. Elle n'élève pas la voix, même face à un client pénible. Je la trouve bien courageuse, mais ça se voit qu'elle aime son métier. Si je n'avais pas mon travail à la bibliothèque, je crois que je lui aurais demandé si elle avait besoin d'aide pour son commerce. Je ne suis pas certaine que la vente ou la boulangerie fassent partie des métiers qui me plairaient, mais ça doit être tellement génial de travailler avec elle. Rien que pour l'ambiance de travail, j'aurais essayé. Mais bon, mon emploi parmi les livres me convient parfaitement et mes collègues sont chouettes. Je ne le changerais donc pour rien au monde.

Après avoir payé, je rejoins Erik qui a pris soin de prendre ma commande en plus de la sienne et qui nous a trouvé une place à l'extérieur, sur la terrasse.

- Avec plaisir et merci d'avoir pris mon plateau. C'est gentil. Bon appétit à toi aussi.

Je lui offre un sourire sincère et détendu, avant de porter le croissant à mes lèvres. Mmmmh, c'est bon. Je dois probablement afficher un air satisfait un peu stupide sur mon visage, mais tant pis. Une fois le croissant terminé, je bois une gorgée de chocolat, mais il est encore brûlant, alors je jette mon dévolu sur les tartines. Je regarde l'Initié goûter de tout avec entrain. Ça fait plaisir à voir. Il a l'air d'aimer... ce qu'il me confirme la bouche pleine. Heureusement, je viens d'avaler. Les joues un peu rose, je pouffe dans mes mains devant le spectacle qu'il m'offre, ses joues de hamster et son air bienheureux. Il avale et me pose plein de questions. Je touille mon chocolat avec la cuillère tout en répondant.

- Oui, c'est mon métier... enfin, je crois que je peux dire ça ? J'ai commencé là-bas par un job d'étudiant, mais maintenant j'y travaille presque à plein temps. Les vingts derniers pourcent, je les passe à l'hôpital. C'est bénévole, mais terriblement gratifiant. Ça me fait du bien, j'en avais besoin, je crois.

Je rougis un peu. J'ai l'impression de me dévoiler un peu trop, mais mon trouble s'estompe quand Erik reprend la parole. J'écoute sa question... son monologue avec attention et je me mors les lèvres. Je ne suis pas certaine qu'il ait vraiment envie de savoir pour l'Étoilisation, mais je ne vais pas lui cacher la vérité, surtout que ça peut bien se passer, j'en suis la preuve vivante. Je laisse pourtant un temps  avant de répondre. Il faut que je mette de l'ordre dans mon esprit.

- Je... erhm, je ne sais pas tout, mais je peux essayer de t'expliquer ce que je sais... alors, oui, il y a plusieurs étapes. C'est bien pendant l'Initiation qu'on reçoit nos pouvoirs. Je n'ai aucune idée de comment ou ce qui se passe, mais je crois que ce sont les Masters qui nous donnent nos pouvoirs ? Ou peut-être qu'on les a à quelque part en nous, mais qu'ils les débloquent ? D'ailleurs, si j'ai bien compris, dès le départ, on pourrait avoir la puissance d'un Master, mais comme ça fait beaucoup trop de pouvoir d'un coup, on nous met une sorte de bride pour qu'on puisse s'y habituer gentiment. Je trouve ça bien. Déjà que c'est difficile au début, je n'ose pas imaginé si j'avais pu créer des tornades immenses dès le premier jour.

Je repense à cette fois où j'ai rencontré Aoi. Peut-être que j'essaierai à mon tour de faire une petite tornade. Je dois avoir le niveau, maintenant, même si j'angoisse déjà à l'idée d'en perdre le contrôle.

- Je ne sais pas non plus trop comment, quand ça se passe et pourquoi ça se passe comme ça, mais au bout d'un moment, quand tu as appris à mieux maîtriser tes pouvoirs, tu vas faire ce qu'on appelle l'Étoilisation. C'est un moment où la bride qu'on a mise sur tes pouvoirs va céder. C'est une expérience à la fois impressionnante et un peu effrayante. On ne maîtrise plus rien. Ce sont les pouvoirs qui prennent le dessus. Il y a... euh... je préfère t'avertir... souvent, ça ne se passe pas très bien... en fait, il faut une émotion forte pour que ça se déclenche et souvent, c'est à cause d'un sentiment négatif : la colère, la peur, la tristesse. Et malheureusement, ça se finit souvent à l'hôpital... moi j'ai eu de la chance. J'ai eu une superbe Étoilisation. J'ai volé. C'était un peu bizarre et je n'ai pas réalisé tout de suite ce qui se passait. J'étais heureuse.

Un vague sourire s'est dessiné sur mes lèvres. Oui, j'étais pleinement heureuse à l'époque, insouciante. C'était une bonne période... ça a duré quelques mois, je crois. C'était génial, mais je n'en ai pas assez profité. Je ne m'en suis pas vraiment rendu compte sur le moment. Dommage... j'ai un peu la sensation d'avoir gâché de merveilleux moments... comment ça s'est terminé d'ailleurs ? Ah oui, Oksa. Je perds mon sourire sans m'en apercevoir. Tout allait bien, j'allais bien et Oksa a recassé les morceaux de mon âme que j'avais pris soin de recoller patiemment depuis que je suis arrivée à Terrae. Elle a réussi en quelques mots à me faire douter de tout, à me ramener au point de départ... non, pire même, je crois. C'est fou quand même... à quel point je suis fragile... comment une personne a pu me briser, en un instant... et aujourd'hui, aujourd'hui je ne suis toujours pas complètement remise. Je chasse ces pensées d'un coup de dents dans ma tartine. Il a fallu que Mitsuki me disent ces choses sur le toit pour que je comprenne que je me trompais sur bien des points, il m'a fallu tout ce temps pour vraiment commencer à aller mieux. Je m'en rends compte à présent. J'avale avant de reprendre.

- Comme les pouvoirs se sont libérés, si je peux dire ça comme ça, il faut retourner en salle des Masters pour poser une nouvelle bride, mais moins limitante que la première. On est donc plus puissant, mais pas encore comme les Masters. Les Masters, c'est vraiment fou ce qu'ils peuvent faire.

Je m'arrête un instant. C'est mieux, si je me concentre sur mon interlocuteur et ses questions. Les Masters... oui, certains les considèrent comme des dieux. Moi, je n'irais pas jusque-là, mais c'est clair qu'ils sont très puissants.

- Je ne sais pas comment les gens sont choisis pour devenir Master, par contre. Je sais que l'épreuve dans l'arène demande une très bonne maîtrise de ses pouvoirs, donc je suppose que ça joue un rôle, mais pour le reste, je n'en ai aucune idée. Les gens changent, une fois Master. Ils deviennent plus... plus... je ne sais pas... plus charismatique ? Tu parlais d'aura. Leur voix change aussi, j'ai remarqué. Je suis désolée... je... je ne peux pas t'en dire beaucoup plus.

Je m'arrête enfin pour boire une gorgée de chocolat. J'ai beaucoup parlé et j'ai un peu peur d'avoir été trop chaotique dans mes explications. Est-ce qu'Erik aura compris quelque chose ?

- Désolée, je ne sais pas si mon charabia était compréhensible... Je ne suis pas toujours très clair quand j'explique des choses.

Même si j'essaie, vraiment, j'essaie de structurer ma pensée... ce n'est pas toujours ça. L'Initié reprend la parole pour répondre encore une fois à une question que je lui ai posée dans la forêt. Il semble vouloir être plus précis. Je souris et mange la suite de ma tartine en l'écoutant. Je suis heureuse pour lui qu'il se plaise à Terrae, qu'il se soit fait des amis, qu'il se sente bien. J'hausse les sourcils et ouvre ma bouche heureusement vide quand il dit qu'il n'hésiterait pas à me confier sa vie et ses secrets. Je rougis à nouveau. Je suis touchée, vraiment. Je suis émue. Je repense aux paroles de Mitsuki. Elle m'a dit que j'étais un soleil, que les autres venaient vers moi et restaient auprès de moi, parce qu'ils m'appréciaient et surtout, que j'étais la seule personne à ne pas m'aimer. Est-ce qu'Erik est en train de me le confirmer ? Il cite vaguement ce qui s'est passé avant qu'il n'arrive et je me crispe légèrement, avant de me détendre. Ça me fait bien moins mal d'y penser, même si je continue à ne pas trop aimer aborder le sujet. Je me permets un geste. Ma main vient se poser sur la sienne et je la serre doucement, cherchant à rencontrer son regard. Je sais que mes joues sont roses, mais je ne suis pas trop gênée. Je souris, de ce sourire dont j'ai le secret, sans m'en rendre compte, ce sourire qui fait fondre les gens, généralement, ce sourire qui console, apaise, rend confiance, guérit, ce beau sourire sincère et joyeux qui donne envie de sourire à son tour.

- Je suis vraiment contente que tu te plaises ici. Je... je ne te connais pas bien, mais tu sembles être quelqu'un de bien, alors ça ne m'étonne pas que tu te fasses plein d'amis. Terrae, c'est génial pour ça. On accueille tout le monde comme ils sont, même les plus timides. Et je te remercie pour ta confiance. Ça me va droit au cœur. J'essayerai d'en être digne, je te le promets.

Je presse une nouvelle fois sa main, avant de la lâcher et de reporter mon attention sur ma tartine, les joues un peu plus rouges qu'avant. Je n'ai pas l'habitude de faire ce genre de déclaration, mais j'avais envie qu'Erik le sache. Et, même s'il ne s'en rend pas compte, je lui ai un peu parlé de mon Vide, de manière implicite, indirecte, ou du moins de ses causes, de ce qui m'a menée vers Lui, mais ce que j'ai dit à l'Initié... oui, je sais de quoi je parle, à une exception près peut-être... Terrae m'a sauvée, alors oui, moi aussi j'aime cet endroit, malgré les hauts et les bas, parce qu'il y a beaucoup plus de hauts que de bas, j'aime les gens qui y habitent, les gens qui m'ont accueillie et qui m'aident à me reconstruire gentiment, qui ne me jugent pas quand je trébuche, mais qui me tendent la main pour m'aider à me relever et qui me poussent toujours à avancer, mes amis... pas mon amie, mais bien mes amis. C'est doux, cette pensée, ça fait du bien, c'est chaud dans mon cœur.

Merci.

- Est-ce que tu as souffert de ta timidité avant de venir ici ?

Je me crispe sur mon couteau. Pourquoi je lui ai demandé ça ? Pourquoi ? C'est sorti tout seul sans que je ne puisse rien y faire. Je n'ai même pas pris la peine de le regarder pour poser cette question. Je rougis, relève les yeux où on peut probablement lire un vent de panique pour observer sa réaction.

- Excuse-moi, ne réponds pas, je n'aurais pas dû...

Je baisse à nouveau le regard, saisit ma tasse de chocolat chaud et plonge presque littéralement dedans. J'ai de bien piètres idées pour me cacher, vraiment, je suis un peu pathétique. Je bois lentement une gorgée chaude, ferme les yeux, après avoir pris une serviette en papier dans ma main. C'est clair que je vais avoir une moustache, vu comment j'ai le nez dans ma tasse, alors on va limiter les frais, essayer d'éviter trop de ridicule, et s'essuyer directement, ce que je fais dès que j'ai fini de boire.

J'évite son regard, parce que je ne veux pas qu'il réponde à ma question. Je ne veux pas qu'il me demande pourquoi je lui ai posé cette question, je ne veux pas en parler, je ne v... vraiment ? Et si... et si justement, j'avais envie d'en discuter avec lui, d'échanger parce qu'il est plutôt du genre timide comme moi ? Moins que moi, manifestement, mais tout de même. Et parce qu'il me fait confiance ? Est-ce que je ne peux pas lui retourner cette confiance ? Je ne sais pas... je n'ai pas envie de confier mon Vide à tout Terrae. Ce n'est pas mon genre d'aller crier sur tous les toits... bon, j'exagère un peu... je ne pense pas que Celia, Aoi et Ludmila soient « tout Terrae ». Et elles ne sont pas timides, elles. Elles m'ont écoutée, elles ont compati, mais ont-elles vraiment compris ? Je me mords la lèvre. C'est trop tard, de toute manière. La balle est dans le camp d'Erik, alors je m'adapterai. Oui, peut-être que c'est une bonne idée finalement. Et puis, lui, ça ne le gênera pas, n'est-ce pas ? Il m'a dit qu'il s'était déjà confié à plusieurs personnes. Bon, je ne suis pas ces personnes, je suis juste moi. Je ne sais pas si ça ira...


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##   Ven 1 Juin 2018 - 13:00

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La discussion bat son plein, et Selvi m'explique son emplois du temps, enfin plutôt la répartition de son temps, avec la bibliothèque en grande partie, mais aussi l’hôpital. Je ne peux retenir un petit "oooh" de surprise et de gratitude.

"T'es bénévole à l'hôpital? Mais c'est super ça, ça doit être super gratifiant ouais! Waaah c'est trop trop bien, en plus avec tes pouvoirs tu peux pas être inutile! Franchement t'es encore plus cool que ce que je pensais!"

Elle prend une gorgée de chocolat, comme je l'avais pressenti, hein. Et elle écoute ma question sur les pouvoirs avec attention. Je ne pense pas qu'elle ai eu un auditoire aussi captivé que moi lorsqu'elle se met à me répondre. Elle me parle d'Etoilisation, de sceau, de bride, de sentiments forts, d'un nouveau palier de pouvoirs, plus puissants. Une question me brûle les lèvres, mais je garde le silence et je continue d'écouter la guérisseuse. Je ne peux m'empêcher de sourire quand elle fait une nouvelle fois preuve de son manque de confiance en elle.

"Jsuis persuadé que les tornades tu les aurais dompté sans problèmes. Après tout, c'est notre esprit qui contrôle, il suffit de se concentrer. Et si tu peux créer un truc c'est que t'es assez puissant pour le contrôler. Il faut juste garder son sang froid."

Me voilà en train de parler comme un vieux maître de kung-fu. Garder son calme, sentir l'énergie.  En plus je suis clairement pas le mieux placé pour donner des conseils, moi qui peine à contrôler quoi que ce soit, dans ma vie comme pour mes pouvoirs. La seconde partie de sa réponse me tire un second sourire, mais cette fois ci d'admiration.

"Mais c'est trop bien! Enfin non, ça fait peur, clairement. Mais savoir que toi ça s'est super bien passé c'est encourageant, je trouve. C'est rassurant. Mais ça peut arriver à n'importe quel moment? Ou à partir du moment où les pouvoirs et leur utilisation attend la limite de la bride?

Puis la voilà maintenant qui s'inquiète de savoir si j'ai compris ce qu'elle me raconte. Evidemment que j'ai compris hein, c'était clair!

"Non t'inquiète, c'était très bien, je crois que j'ai compris la plupart des infos que tu m'as donné. Tu as été très très bien. Merci beaucoup. Puis bon, au pire je verrais par moi même, ça devrait le faire."

Quand je me confie sur ce que je ressens sur cette endroit, sur la confiance que je place en Terrae, en les gens qui vivent ici et même en elle, elle me fait un sourire magnifique, de ceux qui feraient même sourire la personne la plus pessimiste. Et sa main se pose sur la mienne, m'arrachant un sursaut et faisant rosir mes joues. elle la serre doucement, et son geste m'arrache un sourire. Tu es jolie quand tu souris, bien plus que quand tu t'inquiètes.

"C'est l'impression que j'ai. Cet endroit change ma vie, me transforme, sans mauvais jeu de mot. Et toi, Selvi, tu es une des étoiles de ce lieu. Tu devrais sourire plus souvent, ça fait chaud au coeur, ça rassure. Je te dois beaucoup."

Je pose ma main gauche sur la sienne et je la serre à mon tour, toujours souriant, presque provocateur. Je sais très bien que mon compliment va la faire rougir, mais j'aime déjà la taquiner. J'espère qu'elle n'y verra pas d'arrière pensée. Je la laisse dégager sa main, et la voir rougir a pour effet d'une fois de plus faire aussi rougir les miennes. Et là, je ne comprends pas ce qu'il se passe. Elle me pose une question, une bête question, et elle fuit mon regard. Elle semblait lui tenir à coeur cette question, surtout vu son caractère. Elle n'a pas l'air de ce genre de personne qui pourrait poser des questions gênantes. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que je m'en fiche, parler me fait du bien. Surtout parler de ça. De l'image de timide que je lui renvois encore après notre rencontre. Quand elle s'excuse platement en me demandant de ne pas répondre, je sors une cigarette de ma poche, et je l'allume tranquillement, en la regardant essayer de disparaître au fond de sa tasse. Elle en ressort toujours rouge, mais le chocolat lui dessine une petite moustache, et un point sur le nez. Je manque de m'étouffer avec la fumée, ce qui m'arrache une quinte de toux, mais je prends la parole pendant qu'elle enlève (enfin qu'elle essaye) le chocolat.

"Tu te souviens de ce que j'ai dit? Je te confierais ma vie et mes secrets si tu demandais. Et là, c'est aucun des deux, alors je vais t'expliquer, sans entrer dans les détails pour ne pas t'embarrasser, okay?"

Je cherche son regard, que je finis par trouver. Elle est trop mignonne, avec le chocolat et son air gêné, on dirait un enfant prit en flagrant délit. J'essaye de parler calmement, pour ne pas l'inquiéter, et je commence à raconter.

"En fait, le truc c'est que je ne suis pas timide. Je suis plutôt ouvert, et j'ai tendance à aller vers les gens. Sauf les Autres. Les Autres, avec un grand A, c'est les filles. Ce n'est pas par choix, mais avant d'arriver à Terrae, je n'ai parlé à aucune fille. Vraiment. Zéro. J'avais envie de le faire, mais j'avais peur. Donc ça peut ressembler à de la timidité, je te l'accorde. Sauf que c'est de la peur. Tu es la première à qui j'ai parlé, et de voir que tu étais si "normale", gentille, prévenante, même rien qu'en faisant ton travail, quand tu m'as soigné ma lèvre en me touchant, tu as fait bien plus que me soigner physiquement. Tu m'as guérit, tu as levé une malédiction même, presque. Alors comme tu as été gentille, et qu'on était pas si différent, j'ai réessayé, avec d'autres filles. Rien que leur parler. Il y en a même une que j'ai embrassée. Et c'est grâce à toi. Alors même si c'est toujours un peu plus difficile et que j'y vais parfois à reculons, maintenant je peux parler à plus de la moitié de la population mondiale. Mais dis toi qu'il y a trois mois, j'aurais été incapable de commander mon petit déjeuner. Alors vraiment, encore une fois, merci. Et si je te semble timide à rougir tout le temps, c'est parce que ouais, au fond, je le suis un peu. Mais j'ai peur d'être seul, alors j'arrive à outrepasser ça. Sauf avec toi, je sais pas pourquoi. tu m'intimides un peu, je crois. Et c'était tellement embarrassant à la bibliothèque, avec ta collègue et tout ça.

Je ne crois pas avoir oublié grand chose, mais je suis plutôt content de pouvoir m'ouvrir un peu plus. Elle a l'air suspendue à mes lèvres, pendant que je termine de parler. Elle m'écoute, et ça fait du bien de se sentir écouté. J'attrape une des serviettes en papier encore propre, et je la lui tends.

"Hey, cette fois je me moquerais pas, et je ne te laisserai pas être ridicule. Il t'en reste un peu sur le nez, Selvi. Enfin ça donne un style, mais quand même."

J'accompagne ma tirade d'un clin d'oeil, avant de tirer à nouveau sur ma cigarette qui se consumait seule depuis que j'avais pris la parole. En tout cas, je suis heureux d'être ici, à Terrae. Mais aussi d'être ici, sur cette terrasse, avec Selvi, qui est de bonne compagnie, quoi qu'elle en pense elle-même.
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