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En guise de remerciement /Ys/
##   Lun 30 Avr 2018 - 23:09

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Joyce Noran
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Le retour à la réalité fût finalement plus difficile à encaisser une fois mes souvenirs recouvrés qu'avant. Je ne vais pas mentir, j'avais fais pas mal de boulettes quand j'avais retrouvé temporairement mes 15 ans. J'avais été imbuvable avec quasiment l'intégralité de mes amis. Les seuls personnes épargnées furent finalement ceux que je ne rencontrai qu'à ce moment-là.

Je n'avais pas reparlé à Liam depuis notre appel mais je vivais mal notre rupture. Pour qu'il y ait rupture, il faut nécessairement qu'il y ait séparation, hors, dans notre cas, à part des milliers de kilomètres, il n'y avait rien. Elle était physique, mais mentalement, je n'arrivais pas encore à croire à celle-ci. "Je ne peux plus continuer". Ce fût tout ce à quoi j'eus droit.
Je dois l'admettre j'étais furieuse. Certes, ma maladie était difficilement gérable, mais tout de même! J'avais attendu Liam pendant trois ans, je lui avais pardonné son absence, j'avais fais face... Et lui, il partait? C'est une blague?

Cela faisait maintenant des semaines, et je n'étais pourtant pas calmé. Je doutais pouvoir offrir mon coeur de nouveau, la déception l'emportant pour la première fois sur l'espoir.

Quand au reste? Je n'avais toujours pas eu le courage d'affronter Misao ou encore Akito. Quand à Mitsuki, le peu que j'en avais vu m'avait déchiré et je n'avais pas pu me résoudre à en avertir Ys, mon frère, pour qui elle était le centre de l'univers. Ne comprenait-elle pas à quel point il l'aimait? Ne comprenait-il pas combien elle avait besoin de lui, aujourd'hui plus que jamais? Quels idiots! Je ne leurs dirais jamais, mais bon Dieu, comme j'enviais leur amour. Ys aurait tout donné à Mitsuki, et j'étais convaincue que la réciproque était vraie, même si elle lui refusait sa main, par peur de ne pas être à la hauteur.
Pour moi, condamnée à la solitude par le seul fait de ma maladie, leur comportement me dérangeait. Pourquoi ne pas être honnête? Pourquoi ne pas se dire les choses telles qu'elles étaient? Pourquoi souffrir alors que l'on pourrait être heureux? Peut-être est-ce la jeunesse qui me fît penser ainsi, ou juste la perte de mon amour, mais je ne pouvais me résoudre à détruire la vie d'Ys par l'état de sa belle, ni inversement. Je ne voulais pas tenir ce rôle. Mais pouvais-je vraiment y échapper?

Ce jour-là, j'avais enfin réussi à me libérer pour aller au village récupérer un présent pour Ys. Le vendeur m'avait assurée que l'instrument serait à la hauteur de mes attentes et, en effet, il le fût. Je ne pourrais jamais assez remercier mon frère pour ce qu'il avait fait pour moi. Son soutien, sa décision, le sang qui avait pu me maintenir en vie, sa présence... Tout. Je lui devais la vie, et ça, je ne l'oubliais pas. Mais, à défaut de lui dire merci, je pouvais au moins lui prouver qu'il était bien plus important qu'il ne le paraissait. Ys était une belle personne et il était temps que je lui donne une partie de ce qu'il m'avait lui-même offert, depuis tout ce temps.
Les clés que j'avais récupérés sur le cadavre de sa vieille amie étaient présentes sur la nouvelle, que j'avais discrètement fait graver sur le manche sur la courbure du boit: "T'es qui toi?". Parce que c'était nous. Notre rencontre, mon retour à la vie... Tout nos plus beaux moments s'étaient passés dans ces sous-sols. Il était temps qu'Ys prenne conscience de sa valeur.

Une fois l'étui en cuir récupéré avec son contenu, mes économies toutes dépensées dans cet objet emprunt d'un message si précieux, j'envoyais un message à Ys pour lui demander -exiger serait plus juste- de me rejoindre au café dans la seconde, une nouvelle urgente devant retenir toute notre attention.

Je suis fière de vous annoncer que j'avais à peine commandé mon café latté que je vis mon frère se pointer à ma table. Et je lui fis mon plus beau sourire, l'étui caché sous la table, dissimulé à sa vue.

- Salut feu-follet!


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##   Lun 30 Avr 2018 - 23:45

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Rien n'est éternel, ça, ça fait longtemps que le Master est au courant, bien que la pilule ne passe jamais. Evidemment un Novice finit par devenir Initié et c'est une chance pour lui. ce qui signifie également que William allait devoir basculer du côté des dortoirs des Initiés. "Ah". Ah oui, c'est vrai. Du coup, Ys n'aurait plus de couchette où dormir. Bon il allait devoir trouver une nouvelle piaule. C'est dommage parce qu'avec Will, c'était sans complication. 
Mais ça, ce n'est qu'un détail. 

Si les missions pour Terrae s'étaient calmées, l'obligeant à rester dans l'institut plus souvent, le Master s'occupait toujours comme il le pouvait. Que se soit par entraînements personnels, pour s'occuper de son superbe élève, ou pour rendre visite à de vieux amis, il fallait impérativement qu'il occupe son esprit. Malheureusement la réalité vous rattrape toujours. Et depuis sa rencontre avec Sibylle, il prêtait plus attention aux rumeurs qui circulaient dans les couloirs. 
Et l'une d'entre elle avait retenue son attention. "A ce qu'il parait, la Master Tonnerre, tu sais? Mitsuki. Bah elle se gave de cristaux!". "C'est pas dangereux? On dirait une droguée?". "La dernière fois, elle est pétillée! Je l'ai même vu parler avec des garçons. Elle laisse pas indifférente." 
Et on en passe. 
La seule solution qui permet de garder la tête froide est de se consoler en se rassurant que rien de tout ceci ne soit vrai. Mais dans les rumeurs, il y a toujours une part de vérité. Et Ys le savait, il allait devoir lui parler. S'assurer que rien de tout cela soit vrai. Ce n'est pas tant que de la voir sourire ne lui déplaise, au contraire. Mais elle se rendait ridicule et puis merde! C'est Mitsuki! Une Master idolâtrée et sublime aux yeux de tous. Alors oui, dans son fort intérieur, il se sent responsable de son état. Si les rumeurs disent vraies, il fallait qu'il agisse d'une manière ou d'une autre. Et ça ne serait probablement pas une visite de courtoisie. 

Mais pour l'instant, il fallait avant tout mettre un peu d'ordre dans ses affaires, préparer son départ également. Ou est une excuse pour gagner du temps? Trouver quoi dire à cette Master? 
Journée merdique en perspective! Alors oui, le jeune homme s'occupe de nouveau pour se vider la tête. Pour la "bloquer". Et dans ses trouvailles, il tomba nez à nez avec un vieil ami: le carnet de Joyce. Sa lettre quant à elle, elle était restée dans son porte feuille, près de son coeur, tout comme une vieille photo.
C'est vrai... Maintenant que Joyce était revenue à elle, elle gardait en tête de monter de nouveau le groupe de Paws Up. C'est con, mais on dirait un vieux qui sourit devant cette nostalgie. Bon, il devait lui rendre après tout. Et tandis qu'il chercha dans quoi l'emballer, son téléphone sonna. Parlez d'hasard serait de l'ironie. Mais il s'agissait d'un message de sa soeur lui demandant, euh pardon, l'obligeant à la rejoindre. 

"Non mais WTF? Depuis quand elle me donne des ordres la naine?! -_-"

Depuis toujours? Sale rageux! Bon on va éviter de l'exciter. Il venait de quitter un combat face à Ipiu, ce n'était pas l'occasion de retourner à l'hosto avec une tête de brûlée. 
Dans un étirement, le Master se releva. On finira ces cartons un autre jour. Et puis il avait bien envie de voir la tête de sa soeur. On va plaisanter, c'est toujours mieux que de pleurer. Et puis, ça occupe l'esprit. Encore. 
Se téléportant, il garda près de lui ce carnet et le voilà arrivé devant ce fameux café. D'ailleurs la vilaine se tient en face de lui. Et dire qu'il s'était pas donné la peine de vérifier s'il avait une tête potable. Putain c'est chiant! Il est téléporteur, il peut bien arriver avec quelques minutes de retard! S'avançant vers cette dernière, il lui adressa à son tour un sourire taquin.

"Salut ouais. Et ne vas pas penser que je t'obéis au doigt et à l'oeil!"

N'insiste pas trop sur la dégaine surtout. Un jean troué, un simple débardeur tâché d'huile et une coupe... ah non pardon, la coiffure a toujours été un bordel. 
Tirant une chaise, Ys dut se freiner sur cette fâcheuse tendance de toujours sortir une cigarette quand il se pose sur une terrasse pour boire un coup. Ce n'est pas que l'envie de voir Joyce lui brûler la moitié de son paquet lui avait manqué, mais on va éviter les sujets qui fâchent. 
Dans un soupir, Ys se laissa glissa sur son dossier tandis que son regard écarlate se leva sur son amie.

"Bon dis moi ce qu'il y avait de siiiii important à me dire?"


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##   Mar 1 Mai 2018 - 0:28

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Je n'ai pas l'habitude de faire des cadeaux. Bien sûr, pendant trois ans, j'avais offert deux trois trucs à Ys, ne serait-ce que pour Noël ou son anniversaire. Mais toujours des conneries qui l'énervait plus qu'autre chose. Jamais je n'avais fait pareil présent, à Ys ou à personne d'autre. Pas depuis ma famille. Pas depuis Vince ou mes parents.

J'avais offert une plante à Mitsu je crois, une fois. Peut-être une casquette de base-ball à Misao ou encore un médiator à Liam. Un faux dentier à Ys. Oui j'ai osé. Mais jamais des cadeaux de valeur, encore moins d'importance. Alors dire que j'étais nerveuse serait un doux euphémisme. J'avais peur qu'Ys ne comprenne pas le message. Il avait brisé sa guitare dans un excès de rage, alors que tout allait mal. Je ne voulais pas qu'il se rappelle de ça. Je voulais qu'il voit que ce geste m'avait ramené, moi, sa petite soeur. C'était ce geste, cet excès de colère qui m'avait rappelé à celle que j'étais. A ce que nous étions.
Quand à l'inscription, elle résumait parfaitement notre relation. Au delà de la rencontre, que ces mots représentaient, elle était également la preuve de ce que nous avions établis depuis lors: On s'était découvert, et l'on se découvrait encore. Grâce à Ys, j'avais appris à devenir qui j'étais, sans peur ni crainte d'être rejetée ou mal-aimée. Il était mon frère et il n'avait jamais faillis à ce rôle.

Quand Ys apparu devant moi, le haut tâché d'huile, les cheveux en bataille et l'air passablement irrité, je sus en un instant qu'il avait accouru sans réfléchir à ma rencontre. Fin s'était téléporté. Il m'avait écouté, parce que c'était ainsi. Deux choix s'offraient alors à moi: Soit il s'inquiétait de savoir ce qu'il se passait, soit il avait besoin de se changer les idées. Au vu de sa tête, je dirais plutôt la seconde proposition.
Il me précisa bien qu'il n'était pas à mes ordres et un sourire en coin ourla mes lèvres. "Non. Mais presque." Il s'installa, me demandant ce que j'avais de si important à lui dire pour l'obliger à se déplacer. Je me levai pour pousser bien loin mon café afin de poser l'étui de guitare sur la table. Il y avait ce genre de ruban rouge vif sur le cuir, qui désignait un cadeau trop encombrant pour être emballé.

- Tiens. C'est pour toi.

Je ne sais pas y faire avec les cadeaux, j'avoues. J'ai même été incapable de lui expliquer le pourquoi de ce présent dans un premier temps et j'admets que j'étais tellement stressée que j'ai préféré m'en débarrasser dés nos retrouvailles.
J'ai néanmoins attendu qu'il ouvre pour découvrir la guitare folk avant de rouvrir la bouche. Elle était en acajou, de couleur plutôt foncé si on oublie la rosace en forme de larme, couleur feu, comme ses cheveux et comme mes yeux, lors de mes heures sombres. Des cordes d'acier pouvant jouer des accords de tessitures plutôt graves, des clés vieillies par le temps, trop souvent limés par d'anciens mouvements, dont Ys fût l'auteur. L'une d'elle était légèrement griffé, témoin du moment où, pendant un instant, il avait abandonné l'espoir de retrouver une vie calme et paisible et avait lâché le manche de cette amie qu'il avait depuis si longtemps.
J'ai patiemment attendu qu'il sorte l'instrument pour découvrir l'inscription. En dessous de la guitare, dans l'étui, un médiator unique, vert, portait lui aussi une note, simple et en lettre d'or: Feu-follet.

- Je ne savais pas comment te remercier pour tout ce que tu as fais pour moi. Je parle pas seulement de ta capacité à prendre les décisions pour moi à l'hôpital ou encore du sang que tu m'as donné. Je veux dire... Depuis que je suis arrivée ici t'as toujours été là pour moi. Tu m'as permis de réaliser mon rêve et... Enfin merci.

J'ai pris une pause, légère. J'ai passé une main dans mes cheveux, n'osant l'observer.

- Le producteur m'a rappelée. Il veut qu'on commence à enregistrer des morceaux en attendant de parfaire le groupe. De trouver des membres... Tu ne pouvais décemment pas y aller sans guitare pas vrai?

J'étais gênée, j'appréhendais sa réaction et un rire nerveux m'avait pris. Il restait mué, temps que je n'avais pas fini de parler. Et plus j'entendais ce silence, plus j'avais besoin de parler pour le combler.

- Je sais que c'est peu par rapport à tout ce que tu m'as donné mais... Si ça te plait pas on peut toujours la ramener tu sais? Enfin je...

J'étais à court de mots, ne sachant trop comment tout lui dire. Mais entre nous, nul besoin de mots n'est-ce pas? Il savait tout ce que la guitare voulait dire: "T'es le meilleur des amis qu'on puisse avoir, le frère dont j'aurais jamais pu oser rêver, tu m'as sauvé, plus d'une fois et je t'aime, même si je le dis jamais parce que je préfère te dire que t'es qu'un sale con, même si c'est faux. Et maintenant, c'est à toi de te réaliser, et je t'y aiderais toujours, même quand tu ne le voudras pas".


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##   Mar 1 Mai 2018 - 13:23

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Joyce est cheloue. Si, habituellement elle lui envoi des vacheries ou lui jette carrement des choses au visage. Mais là elle parait extrêmement calme. Ok, elle a de mauvaises nouvelles à lui annoncer. Et en ce moment, s'il s'agit de sa maladie, ça serait le pire à entendre. Non parce qu'Ys a vraiment un karma merdique et il a la nette sensation qu'il attire tous les problèmes. Non, il ne se plaint pas!
Mais Joyce ne le rassure pas. Surtout quand elle ne soutient pas son regard, elle, qui aime la provocation et le défis. Et tandis que le Master reste imperturbable malgré l'effroi qui l'habite, il resta de marbre face à elle, les mains croisées. Quand finalement, sous ses yeux, sa soeur déposa un étui. Un étui qu'il reconnut parfaitement à la forme. En revanche, si la vue lui est familière, il reste dans l'incompréhension face au ruban rouge. Joyce soutient bien que c'est pour lui, un sorte d'offrande. Relevant les yeux sur cette dernière, Ys tente de déchiffrer quelque chose sur son visage mais en vain. Il reporta de nouveau son attention sur l'étui qu'il finit par défaire. 
Et là, pendant quelques secondes, son cerveau est à l'arrêt. Une guitare. Mais pas n'importe laquelle. SA guitare. Cet instrument qu'il avait détruis jadis quand il pensait avoir toucher le fond. Parce que plus rien n'avait d'importance qu'il était plus facile de détruire la dernière chose qui le passionnait. Usé et fatigué, il ne désirait plus lutter. Il avait abandonné quand un miracle se produit. Joyce avait retrouvé la mémoire au moment le plus critique. C'était comme si une lumière venait de se rallumer et rendre espoir.

Il écoute sa soeur, il entend ce qu'elle a à dire. Mais ses prunelles flamboyantes restent braquées sur cette guitare. Ses doigts vinrent caresser timidement les cordes, comme si cet instrument était sacré, que lui, le monstre pouvait encore la briser. Comme un interdit rêvé. Et ces inscriptions.... Bon sang! Tout était là. Tout était dis avec seulement quelques mots. "T'es qui toi". C'est la base de leur relation. C'est la base d'une longue histoire. C'était comme avoir trouvé en face de lui son propre reflet d'une identité différente. Il se souvenait parfaitement qu'après ce croisement, il avait quelque chose à faire de cette gamine. Qu'il devait la porter sur ses épaules pour toucher le soleil. C'est con, mais il sentit bien cette petite larme au coin de l'oeil. Pleure gonzesse et dis merci. 
Mais sa fierté l'empêche d'être émue. Enfin du moins, pour l'instant il ne répond rien. On va tout de même attendre que sa gorge ne soit plus serrée. 
Joyce affirme vouloir toujours monter un groupe. Souhaite-t'elle changer de nom aussi? Ça, c'est autre chose. Mais elle gardait toujours en tête son rêve un jour devenue réalité. Dans le fond, ça aurait plus simple que se soit là, la véritable raison de ce cadeau. Mais c'était un présent pour un acte de remerciement pour tout ce dont il avait fait pour elle. Baka! A ses yeux, c'était évident qu'il lui donne de son sang pour survivre. N'importe qui l'aurait fait. Et c'était tout aussi évident de l'aider parce que c'est ce que font les gens biens ici. Il voulait être à son tour une bonne personne. Non il ne s'avouera pas être un héros. Ce serait mentir. C'est juste parce qu'il aime sa petite blonde qu'il aurait fait n'importe quoi pour elle. Joyce est irremplaçable. C'est un fait, et durant son absence, durant son coma, les secondes le lui rappeler interminablement, rendant chaque instant plus dure à supporter.

"Elle me plait."

Coupa soudainement le Master. Faudra lui passer sur le corps pour le lui reprendre. C'est là le plus cadeau que l'on ne lui ait jamais fais. Hors de question de s'en séparer. C'est sa guitare, son nom y est inscrit à présent. Le jeune homme leva les yeux sur son amie un léger sourire intimidé en coin.

"Tu es folle tu sais. Tu n'avais pas besoin de faire ça. Je-... Je ne mérite pas autant."

Si. Alors qu'il se perd dans ses paroles, un sentiment le reprend. Durant son combat dans l'arène contre Ipiu, cette dernière lui avait part d'une sensation d'apaisement. Elle souhaitait lui transmettre un bien être qu'il avait longtemps perdu de vue. De ce fait, il comprit alors que Joyce cherchait à lui transmettre ce même message au travers de cette offrande. De ce fait, il se tut et sourit de plus belle. Sérieux... quel con de ne pas s'être rendu compte du bien être de toutes ces personnes. Il fallait se relever. Il fallait redevenir ce garçon qui désirait devenir une bonne personne. 
Ramenant l'instrument vers lui, Ys caressa le manche, jetant un regard pour chaque détail.

"Alors comme ça tu compte toujours jouer en public? Et t'as trouvé un nom?"

Parce qu'elle que soit sa décision, il la suivrait.


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##   Mer 2 Mai 2018 - 0:41

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Je me souviens le jour où mes parents m'ont offert ma première guitare. Elle était beaucoup trop grande pour moi mais nous n'avions pas encore beaucoup de moyens, la carrière de ma mère décollant à peine et mon père devant encore rembourser son prêt étudiant. Ils m'avaient pris une guitare de taille adulte pour que je n'ai pas à la changer. J'ai eu beaucoup de mal à en jouer au début, tellement que mon professeur de l'époque accepta de me prêter celle de son fil, une vieille Finder déglinguée, bien plus petite, le temps que je m'adapte.
N'empêche. Je m'en souviens comme si c'était hier. J'étais jeune, peut-être cinq ou six ans. C'était à Noël. C'était la seule chose que j'avais demandé pour cette année là et c'était sans grande conviction que j'avais ouvert mes cadeaux. Mais quand j'étais arrivée devant le plus gros, j'avais compris immédiatement. Je crois que mes parents sont morts sans jamais avoir oublié le sourire que j'ai eu à cet instant. On m'offrait le droit d'exercer ma passion.

Quelque soit notre passion, son instrument devient rapidement le prolongement de notre être. Quand Ys avait brisé sa guitare, il avait accepté d'abandonner cette partie de lui-même; la seule qui, parmi le chaos, le maintenait à flot. Seulement, je savais combien ce sacrifice avait dû lui pesait, car moi-même je n'aurais pu m'y résoudre. Si Ys était comme moi, sa guitare avait une signification et en racheter simplement une autre n'aurait pas eu la même saveur. En revanche, celle que je lui donnais avait une partie de son ancienne amie tout en représentant un nouveau départ. J'espérais donc vivement qu'il accepte mon cadeau et qu'il le voit de la même manière que moi: Comme un nouveau départ. Sans maladie, sans crise, sans mort. Uniquement avec les problèmes quotidien du genre les vêtements qui rétrécissent au lavage et les histoires d'amour qui ne durent pas toujours.

Ys ne m'a pas dit merci mais il n'en a pas eu besoin. J'ai bien vu la larme unique qui a roulé sur sa joue. J'ai bien noté le long silence qui a suivi l'ouverture de l'étui. Il ne savait pas quoi répondre, ou plutôt, il doutait de pouvoir le faire. Je le savais parce que je le connaissais assez pour le deviner. Nous étions fait du même bois. Nous étions une famille. La seule que nous avions.
Il m'a interrompu, m'affirmant qu'elle lui plaisait. Le débat était clôt, il garderai la guitare et tout ce qui allait avec. J'ai souris quand il a relevé les yeux vers moi, un sourire en coin, gêné. C'était rare de le voir ainsi avec moi. Lui qui aimait les défis et les taquineries, le voilà sans voix.
Il affirma que je n'aurais jamais dû lui offrir pareil présent,que c'était trop et qu'il ne méritait pas tant. J'ai vu rouge et je lui ai donné un coups dans les côtes pour le faire taire.

- Tais-toi si c'est pour dire des bêtises. J'aurai l'air de quoi si mon meilleur guitariste n'a pas d'instrument? Idiot.

Je n'allais quand même pas lui dire qu'il le méritait pour tout ce qu'il était non? Je vous rappelle quand même qu'on parle d'Ys et moi. La gentillesse, on connait pas, même si on la devine.
Il a observé la guitare sous toutes ses coutures et j'ai souris. Sur le revers, une légère encoche permettant d'y glisser un médiator de rechange, au cas où le premier nous échappe en pleine prestation avait été fixé. Toute la guitare avait été pensé de manière à ce que les gestes soient instinctifs. Ce n'était pas la réplique de son ancienne guitare mais une nouvelle, témoignant du changement qui allait s'opérer.

Ys m'a demandé si je comptais toujours joué en public et si j'avais trouvé un nom. J'ai ris avec taquinerie.

- Voyons Ys! Je ne suis plus en sursis tu crois vraiment que je vais abandonner mon rêve? J'ai une vie pour le réaliser maintenant, j'ai plus de temps à perdre! Donc, cher grand frère, il est évident que toi et moi, on va jouer en public. Et on va devenir des légendes!

J'avais cette lueur taquine dans le regard, déterminée, volontaire. On m'avait donné une seconde chance de me réaliser, cette fois, sans date butoir. On m'avait offert l'opportunité d'avoir une nouvelle vie avec cette fois les bonnes cartes pour remporter la partie. C'était maintenant à moi de les abattre.

- Mais pour répondre à ta question, non. J'ai pas encore trouvé de nom. J'attendais de pouvoir en parler avec toi. Le producteur aimerait savoir si on veut rester un duo ou se produire en groupe. Auquel cas, faut trouver des membres.

J'ai attraper la guitare et j'ai regardé Ys avec un œil plein de défi. Il était temps qu'on se retrouve et que les Paws up annonce un retour, même si nous ne serions plus jamais le même groupe.
Au fond du café, la scène dédiée au concert libre et au prestation de divers artistes n'attendait que nous.

- Mais pour l'heure, que dirais-tu de te produire pour un morceau? J'ai promis au gérant que j'arriverai à te faire jouer aujourd'hui. Il faut bien que l'on rappelle à nos fans que nous sommes toujours présents!


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##   Mer 2 Mai 2018 - 20:44

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Il va dormir avec. C'est sûr, il va dormir avec cette guitare pour le restant de ses jours. C'est con, mais pendant un instant, quand il reçut ce présent, c'était comme si ce fut un retour dans le passé. Comme si aujourd'hui tout allait bien, comme si lui et Mitsu étaient toujours ensemble. Que Liam était là. Que Joyce n'avait jamais plongé dans le coma. Qu'ils jouaient tous ensemble devant une foule en furie. Pendant quelques secondes, oui, il était loin de ce café...

Mais le coup de coude que lui renvoit sa soeur lui brise ce magnifique rêve et il se tord de douleur. C'est que prit de surprise, ça fait toujours plus mal. Il ne s'y attendait pas. Il aurait du. C'est tout de même Joyce... un démon! Portant une main à ses côtes, Ys lui lança un regard assassin.

"Ouais la légende... T'es quand même pas assez idiote pour croire que c'est tout gagné? On a du taf pour rattraper ce retard."

Depuis qu'il est Master, il était très pris par son devoir. Mais si sa petite soeur tenait à coeur l'idée de persister, il allait devoir se couper en deux. Mais au delà de vouloir lui faire plaisir (quel faible!), dans le fond, lui aussi, il en avait bien envie. Tant puis si les nuits lui paraitraient courtes, il en avait bien besoin. Il le voulait tout autant, s'évader au travers de la musique. Depuis des années, avant d'arriver à Terrae, c'était là le seul pansement qu'il avait trouvé. Aujourd'hui aussi, c'était la meilleure solution.

"Je te suis, tu le sais. C'est pas la peine de me vendre du rêve. Mais on va devoir d'autres membres, ça serait surement plus sympa."

Bien que c'est assez triste de se dire que les Paws up c'était finis. Ils avaient tout de même trouver une bonne cohésion. C'était recommencer à zéro sans être sûr du résultat. On sait ce que l'on perd mais on ne sait pas ce que l'on trouve. 
Et tandis qu'il s'apprêtait à fermer son étui, cherchant déjà des idées par où commencer ce long périple, voilà que les paroles de Joyce le perturbèrent. Relevant de grands yeux sur sa soeur, il la fixa d'abord avant de jeter un oeil à la scène, puis il reporta son attention sur elle. Puis sur la guitare. Puis sur elle de nouveau. De là, il fronça des sourcils.

"Tu m'as manipulé?!"

Ouais en fait, elle lui offre le cadeau le plus merveilleux pour le faire chanter en échange. C'est moche! Dixit celui qui manipulait les autres autrefois. Non mais pourquoi personne ne l'écoute? Il ne veut plus être sous le feu des projecteurs. C'est trop demandé? 
Ouais enfin du moins, il n'aurait pas pensé que Joyce le pousse ce soir sur le devant de la scène. 


"Très bien..."

Souffla exaspéré le garçon. De toute manière, il n'avait plus le choix. On allait éviter les problèmes avec le gérant du café.

"Mais avant ça..."

Marquant une courte pause, il sortit du dessous de la table le carnet de sa soeur pour le poser sous ses yeux. Et d'un large sourire, il reprit en plantant son regard dans le sien.

"Tu vas en avoir besoin!"


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Je ne suis pas naïve au point de croire que personne ne nous a oublié ni même que nos fans nous sont restés fidèles. Je sais comment marche le monde de la musique: Tout reste éphémère et si on veut une place permanente, c'est uniquement grâce à nos efforts répétés. Cependant, je ne connaissais personne au monde aussi passionné par la musique qu'Ys et moi. Nous ne jouions pas pour la gloire ni même pour l'argent mais uniquement pour le plaisir de sentir les notes nous envahir et la foule hurler avec nous nos cris de désespoir. C'était sa notre motivation: Notre amour de la musique.
Quand Ys m'en a fait la remarque, j'ai seulement souris avec défis. Avait-on vraiment besoin d'en débattre? Nous étions comme toujours sur la même longueur d'onde. Comme toujours, nous savions à quoi nous en tenir. Et bon Dieu, que cela faisait du bien de se comprendre de nouveau!

Il m'affirma ensuite qu'il vaudrait mieux se trouver des membres et j'en vains à la conclusion que pour un nouveau groupe, il faudrait un nouveau nom. Une page devait se tourner. Et avec elle, nos déboires du passé disparaîtraient. Quoi? On peut toujours rêver non?

Quand je lui ai annoncé que l'on allait se produire ce soir, il a longuement observé sa guitare, puis moi, puis elle, puis moi et ainsi de suite pendant facilement deux minutes. Il eut l'air outré que je l'ai manipulé mais je ne m'en sentis pas offensé. Je savais ce que je faisais: Ys devait comprendre qu'il était resté le même. Il était une belle personne et il l'avait prouvé. Il était temps qu'il l'accepte. Et il n'y avait que la musique pour le lui prouver. Si le public de Terrae l'applaudissait en fin de prestation, peut-être comprendrait-il que tout pouvait être pardonné.

- Râles pas feu-follet! Faut bien qu'on voit si t'as pas perdu la main!

Cependant, il n'en avait pas fini avec moi puisque je vis tout à coups apparaître sous mes yeux mon vieux carnet. Ys avait un grand sourire aux lèvres et pourtant, je ne le regardai pas, toute occupée à contempler mon vieil ami.
J'ai doucement dénoué le lacet retenant les pages avant de le feuilleter. A la fin de celui-ci, une page avait été arraché. Celle où j'avais écrit la lettre pour mon frère. L'avait-il jeté? L'avait-il gardé?
Mis à part cette feuille, tout le reste était resté en état. Ys n'avait pas écrit entre les pages, n'avait pas composé dedans, n'avait rien retiré, rien. Tout était comme je l'avais laissé.

- Je pensais que tu le jetterais une fois que...

Que je serais partie.  Sauf que je n'étais jamais partie. J'ai relevé les yeux vers mon frère, le seul et unique et j'ai souris, profondément touchée par son geste. Il avait préservé mon bien le plus précieux et me l'avait redonné une fois que nous nous étions réellement retrouvé.

- Merci Ys. T'étais pas obligé de le garder mais je suis heureuse que tu l'ais fais. On y va?

Je n'ai pas attendu sa réponse et je l'ai précédé vers la scène, faisant un signe au gérant avec un large sourire. C'était la première fois que je remontais sur scène depuis mon hospitalisation. Le temps de faire les réglages micro, le café s'était mis à converser avec curiosité. On entendait parfois raisonner le nom des Paws-up avant que d'autres ne répliquent que c'était impossible, car la chanteuse était morte et le groupe, dissous. Les rumeurs...
J'ai fais signe à Ys, lui demandant ce qu'il voulait tenter, en acoustique. Juste lui et moi. Une guitare et une voix. Il était temps que l'on prouve que j'étais de retour. Et plus important encore, il était temps que l'on prouve à Ys qu'il valait plus que la plupart des gens de ce monde. Il valait de l'or, même s'il n'en avait pas conscience.

- Salut tout le monde. On m'a dit que les Paws up avait fait leur temps. Je propose d'en démontrer avec mon frère le contraire. Ça vous tente?  

Mon petit discours eut son effet car quelques uns nous reconnurent. On était pas totalement oublié. Et il allait falloir prouver notre différence pour regagner notre place.
J'avais toujours cette même envie, ce même trac qui prend aux tripes. Toujours cette adrénaline qui coulait dans mes veines. Et ce même besoin de communiquer cette transe au public. Mes mains tremblaient tant j'avais peur de ne plus être à la hauteur. Et parce que la première fois, cela m'avait calmée, j'ai jeté un oeil à mon frère pour trouver le courage de chanter. Oui. Il était peut-être temps de tourner la page.


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##   Jeu 3 Mai 2018 - 22:02

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Il était temps que ce carnet retourne à sa propriétaire. Si autrefois il n'était pas sûr, si autrefois, tout semblait finir, Ys put enfin le lui rendre, le coeur soulagé. C'est la plus belle histoire qu'il eut envie de connaitre. Joyce récupère ses affaires. Joyce est en vie. 
Elle lui sourit, elle le charrie comme autrefois. S'il avait fallu donner tout son sang, jusqu'à la dernière goutte, pour connaitre cette suite, il l'aurait fais. 
Un sourire échangé, peut être timide ou émue, le Master reprit d'une voix plus grave, se voulant autoritaire.

"Le jeter? Non mais tu sais à qui tu parle?!"

Evidemment que non, jamais il n'aurait pu faire une telle chose. Qu'on lui coupe les mains s'il avait osé un acte aussi désapparié, irrespectueux en sa mémoire. Il connait là, toute l'importance de ce livre. Lire sa valeur, c'était lire l'âme de sa soeur. D'ailleurs, durant son long sommeil, le Master s'était permis quelques lectures, tentant de lire au travers des lignes, la femme qu'elle avait été. 
Et c'était un message. C'était comme pouvoir partager ce même coeur, ses joies, ses peines. Alors non, mais il n'aurait pu le jeter.
Un sourire taquin se dessina en coin tandis qu'il reprit, avec plus de souplesse.

"De toute manière, je suis un très mauvais éco. Je ne sais pas dans quelle poubelle va le papier!"

A charge de revanche.
Mais il est temps de retrouver de vieilles habitudes. Malgré sa réticence à devoir se retrouver devant un public, Ys fut contraint de suivre sa soeur. Une fois sur l'estrade, sa guitare en main, le jeun homme posa un regard sur celle ci. Un fin sourire traversant son visage. Cette fille est folle sérieux! Tout avait été pensé aux moindres détails. C'était magnifique. 
La voix de la jeune femme retentit dans la salle. Aussitôt la foule réagit. Certains même avaient reconnus ces membres disparus. C'est étrange de savoir que les Paws up n'était pas si mort que ça. Pour sûr, demain, sur les réseaux, il y aura des nouvelles à ce sujet. Mais les deux terriens se moquent de la célébrité. Eux, c'est la musique avant tout. Juste jouer, vibrer. Les faire vibrer. Et lorsque Joyce prit le micro pour ambiancer la salle, pendant un instant, quelques secondes, le Master se perdit dans ce regard échangé. 
Il fut un temps où c'était lui qui avait traîné Joyce sur la scène. Qui avait par tous les moyens tenter de lui faire ouvrir les yeux sur la belle personne qu'elle était et aussi sur la prestigieuse musicienne qu'elle deviendrait. C'est idiot, mais pendant cet instant, il crut que les rôles furent inversés. C'était elle, cette fois, qui lui rendait son souffle de vie. Lui rendant un large sourire, il comprit. Il leva alors le rideau en faisant vibrer sa guitare, glissant à toute allure ses doigts sur les cordes. 

La scène semblait prendre feu. La foule était en délire et la chanson commença. C'était pouvoir revivre une époque révolue. Non mieux. C'était comme si entre les premières représentations sur scène et celle de soir, il n'y avait rien au d'autres. Ni souffrances, ni mauvaises histoires, juste un voyage à travers le temps. 
Lorsque la musique toucha sa fin, il leur fut difficile de quitter l'estrade sans être acclamer de nouveau. Obligé de quitter violemment le plateau, Ys tira sa soeur par le bras, histoire de n'être que d'eux derrière cet épais rideau rouge pourpre.

"T'as été géniale! C'est con ce que je vais dire, mais c'est comme si t'avais rien oublié. Tu... C'est une chanson de ta compo?"


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##   Ven 4 Mai 2018 - 0:16

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Il y eut comme un retour à la normal quand Ys me rendit mon carnet. Comme si tout ce qui c'était passé avant avait disparu. Et un instant, je me revis face à lui, la première fois qu'il avait eu ce carnet entre les mains. J'avais quinze ans et nous avions à peine monté le groupe. Ys avait découvert malencontreusement ma tendance à composer et il avait voulu savoir de quoi il en retourné. Il avait alors ouvert pour la première fois ce carnet et depuis, nous avions toujours pensé les chansons du groupe ensembles. Et évidemment, si peu pouvait comprendre entièrement nos textes nous deux y arrivions. Nous étions les mêmes et nous le serions toujours.

Bien sûr, je savais qu'Ys avait beaucoup de respect pour mon travail, autant que j'en avais pour le sien. Mais je savais également qu'il était mon frère et qu'il tenait à moi plus qu'il n'y paraissait. J'aurais cru que, la peine étant trop grande, il jette mon carnet ou le brûle pour pouvoir passer à autre chose. Je ne lui en aurais pas voulu, bien sûr, mais j'étais soulagée de voir qu'il ne l'avait pas fait. Ma question était donc: L'avait-il lu?
Ce carnet n'était pas qu'une compilation de chanson. Ce n'était pas que mes compositions, c'était également mes pensées, mes doutes, mes peines, mes joies. Chaque texte, chaque vers et chaque note délivrait un message. Ce carnet, c'était la clé pour lire ce que j'avais de plus profond en moi.

Il m'a taquiné, affirmant qu'il n'aurait pas su le jeter de toutes façons, mais j'y compris tout le respect et toute l'affection qu'il ne pourrait jamais me témoigner autrement que par ces gestes là, qui peuvent paraître si anodin par d'autres que nous.

Quand on est monté sur scène, je me souviens d'avoir été envahie par un instant de panique. Je n'avais pas vraiment rechanté depuis ma sortie de l'hôpital. Et si je n'en étais plus capable? Mais il m'a suffit de voir qu'Ys avait autant peur que moi pour comprendre que nous n'étions nul part ailleurs qu'à notre place. Ça c'était nous. C'était moi. On a choisit le morceau dans mon carnet et j'ai souris quand j'ai compris qu'Ys avait bien lu mon journal. Cette chanson, nous ne l'avions jamais joué en groupe, pour la simple et bonne raison que je ne l'avais jamais présenté. Pourquoi? Elle parlait d'un sujet que je n'étais alors pas prête à aborder: La présence.
J'ai souvent écrit sur l'absence, sur le manque et la douleur mais jamais encore je n'avais eu matière à parler de ceux qui nous entoure. Et évidemment, il y avait une référence à Mitsuki, à Liam, à Misao, à Akito, à Kyle... Ils y étaient tous, à commencer par celui sans qui rien n'aurait été possible: Ys. Il avait dû se reconnaître, le connaissant.

En soi la chanson n'était pas difficile. Alors c'est celle qu'on a choisit. Aux premiers accords, le café était déjà en effervescence. Je me souviens m'être tourné vers Ys au moment où la chanson parlait de notre relation si fraternelle. Je me souviens du cri du public, des photos prises avec les téléphones, et d'un nom, scandé à vives voix: Paws up. A la fin de la chanson, tous s'étaient levés, acclamant notre semblant de retour. On a dû jouer des coudes pour pouvoir s'enfermer derrière le rideau pourpre.
C'était comme revenir bien des mois en arrière, quand rien n'aurait pu nous arrêter. Quand rien n'avait d'importance. Quand nous étions heureux, insouciants et conscients des efforts fournis pour arriver là où l'on était. Sauf que c'était encore mieux, car, cette fois, plus rien ne pourrait jamais m'arrêter. J'étais en vie et ça, j'en avais parfaitement conscience. Et j'allais le rester. J'allais vivre normalement.

Ys m'a vivement félicité avant de me demander si la chanson était de moi. Question idiote, tellement, que j'en ai ris.

- Pose pas de question débile feu-follet, tu sais parfaitement que c'est le cas. T'as lu mon carnet alors?

Je l'ai observé, amusée sans être vexée qu'il l'ait fait. Je l'avais confié à ces soins pour cette raison. Je m'étais dis que comme ça, quitte à partir, je serais toujours un peu avec lui. Qu'il ne serait jamais seul.

- T'as été super toi aussi! T'as vite pris le coups de main!

Pourtant, entre une chanson jamais répétée et un instrument jamais utilisé, ce n'était pas évident. Mais s'il y en avait bien un dont je ne doutais pas du talent, c'était lui. C'était bien là le seul compliment que je ne lui refuserais jamais. Je ne pourrais jamais mentir là dessus.

- Je suis fière de nous feu-follet. Visiblement, on se comprend encore, musicalement parlant. Ça m'avait manqué!

Et il ne pourrait pas dire le contraire. Lui aussi avait aimé ce moment, je le voyais dans ses yeux. Et au-delà de cet aspect, je sentis mon portable vibrer dans ma poche. Une notification venait d'arriver dans mon file d'actualité. J'ai observé un instant la photo de nous deux nous observant pendant le morceau. En légende: "Les Paws up sont enfin de retour, plus géniaux que jamais!". Le public aussi avait senti un changement. Nous nous ne nous étions produit qu'en acoustique, mais cela avait suffit à lancer notre retour. J'ai montré la publication à Ys.

- Tu vois? Plus besoin de se cacher Ys, on va retrouver la lumière.


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##   Ven 4 Mai 2018 - 21:59

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Ouais il sait, et oui il s'est fait grillé. D'ailleurs le Master n'en rajoutera pas plus. Il avait bien lu ce carnet, il avait découvert une Joyce différente, une Joyce intime. Alors certes, ce n'est pas très fairplay, c'est comme lire un journal intime. Mais durant son coma, c'était la seule chose qui le lier à elle. Qui l'aider à se souvenir de la femme qu'elle était. S'accrocher à ses lignes.

Passant une main dans ses cheveux, Ys en oublia la chaleur qu'on pouvait éprouver sur scène. Entre l'ambiance, l’excitation, et la chaleur que projettent les lumières, il faisait rapidement une chaleur endiablée. De plus, ils avaient du mal à quitter la scène. Ils avaient sensation et depuis quand n'avaient-ils pas ressentis de telles sensations? 
Échangeant un regard avec sa soeur, un rire amusé lui échappa. 


"J'admet que ça m'avait manqué aussi. Même si maintenant je n'aurai plus autant de temps pour ton futur groupe, je tâcherais au mieux de me libérer pour toi."

Et puis dans un sens, c'était l'occasion de se soulager de tout ce stress occasionné par ses responsabilités de Master. Un moment d'évasion. 
Et alors que le jeune homme rangeait sa guitare dans son étui, la dévorant du regard une dernière fois, une petite sonnerie l'interpella. Levant les yeux vers sa soeur, cette dernière lui fit découvrir l'origine du bruit. Ah oui les réseaux... Sibylle l'avait insisté à rejoindre son groupe de Facebook, mais le jeune homme n'avait jamais été attiré par ces activités. Il est bien trop occupé et puis, ce n'est pas fait pour lui. 
Se relevant, une fois l'instrument protégé, il jeta un oeil à l'écran de Joyce. Et un fin sourire de satisfaction se dessina en coin.

"Effectivement, ça ne sera pas une bataille que de retourner sur scène. N'empêche qu'il va falloir passer des auditions pour trouver d'autres membres."

Ils sont la chanteuse et la guitariste. Peut être que deux autres musiciens ne serait pas un tord. Et puis il était fort possible de trouver son bonheur à Terrae. Des amoureux de la musique, il y en avait. Passant la bretelle de son étui par dessus l'épaule, Ys se pencha en avant, vérifiant l'état de la salle derrière l'épais rideau. Ok, l'ambiance ici est toujours enflammée.

"Bon... Bah je crois qu'on va devoir passer par la porte de service... A moins que je nous téléporte?"


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##   Ven 11 Mai 2018 - 0:18

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Ys avait lu mon carnet. Je ne pourrais plus jamais nier le fait qu'il me connaisse mieux que quiconque. Ça avait un côté assez tragique quand on y pense. Ce garçon que j'avais haïs, que j'avais refusé de considérer comme mon frère pendant si longtemps durant mon amnésie... Au final, c'était lui qui me connaissait par cœur. La preuve en était qu'il avait su me faire revenir.
J'ai levé les yeux au ciel quand il a affirmé ne plus avoir de temps mais qu'il tenterait d'en dégager pour moi. Il ne comprendrait décidément jamais.

- Ys, c'est pas pour moi. C'est pour toi. Quand je t'ai rencontré, tu rêvais de faire de la musique. N'est-ce plus le cas?

Quand je vis les photos, je n'ai pu m'empêcher de penser à Liam. C'était avec lui à mes côtés que j'avais commencé cette aventure. Et aujourd'hui, c'était seule que j'allais la poursuivre. J'ai montré l'image à mon frère, consciente qu'il fallait que je me change les esprits.
Il a sourit avant d'avouer que j'avais raison. Il a tout de même mentionné les auditions qui nous attendaient et j'ai retrouvé l'envie de me dépasser.

- On l'a déjà fait non? On trouvera. Des musiciens de génie à Terrae, ce n'est pas ce qu'il manque.

J'étais confiante. On y arriverait. Pas parce qu'on le devait, pas parce qu'on le voulait. Uniquement parce qu'on en avait besoin pour exister. On avait besoin de cette adrénaline, des notes qui coulaient dans nos veines, de cette énergie qui sortait de nos tripes. Je crois pouvoir affirmer que je ne m'en passerai jamais. Ys m'avait fait découvrir un rêve et je n'étais pas prête de redescendre de celui-ci. Je voulais continuer à rêver, et, soyons honnête, avec tout ce par quoi j'étais passée, j'en avais le droit, non?

Après avoir jeté un oeil à la salle, il a suggéré de sortir par la porte de derrière ou de nous téléporter. Mais il était hors de question d'user de nos pouvoirs. La musique, c'était authentique, c'était vrai.

- Eh! On sort par l'arrière comme toujours. Et on la joue discrète!

J'étais euphorique, shootée à l'adrénaline, anesthésiée par le bonheur et l'excitation de l'instant. J'avais retrouvé, durant une chanson, mon frère, la musique, ma vie et mon rêve. Aussi simplement que ça, je m'étais retrouvée moi. Et je ne comptais plus m'oublier. Plus jamais.

On mit quelques longues minutes à sortir, quant à s'éloigner du café, ce fût pire encore tant la salle restait sous le chaos de notre prestation. Un chaos magique et envoûtant. Croyez-moi, nous n'étions pas diminué par les douleurs que nous avions dépassées depuis nos derniers concerts.
Une fois dehors et à l'abri, on prit machinalement le chemin du retour. Au loin les logements des master pointaient. J'eus une pensée pour Mitsuki, et je me demandai un instant s'il serait préférable de dire ou non son état à mon frère. Comment réagirait-il?

- Je suis allée la voir, tu sais.

Ce n'était pas à moi de décider de ses choix. Il devait les faire lui-même. Libre à lui d'agir pour elle, pour eux, une fois qu'il saurait. Libre à lui de me dire de me taire. Ce n'était pas ma décision. Ce n'était pas ma vie; c'était la leur.


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##   Ven 11 Mai 2018 - 18:47

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Si la guitare fut une surprise, son aveu en fut une autre. Ainsi elle s'était donnée autant de mal pour lui? Non mais généralement, tout ça, le groupe, les Paws up, les concerts, tout ça, c'était pour elle. Lui, il le vivait certes, mais c'était avant tout pour elle. Et là, elle lui annonce que cette fois, c'est pour lui. Il se sent bien idiot le grand rebelle. Tant bien qu'il n'osa plus affronter son regard et fixa la sortie. Ah ouais... quand même! 
Finalement, il se passe une main maladroitement dans la nuque. Ouais c'est surement pour lui qu'elle le fait. Mais pour sa part, ça sera pour eux deux. Parce que quoiqu'il en coûte, Joyce est la raison de cet acharnement.

"Merci gamine."

Gamine. Un euphémisme. Après toutes ces années, la blonde n'était plus une enfant et encore moins une adolescente en pleine crise. Elle avait grandis, bien mieux encore qu'Ys ne l'aurait espérer. Il avait placer énormément d'espoir dans cette blonde. Et si le reste de son parcours n'est pas glorieux, Joyce, c'est sa victoire. Mais "gamine", c'est leur quotidien tout comme lui est "papy". 
Finalement Joyce votera pour sortir par l'arrière. Très bien mais faudra pas se plaindre s'ils se font agresser par des fans hystériques. Donnant quelques poignées de main au directeur et aux responsables de la boîte, les musiciens sortirent enfin du bâtiment. Finalement c'est agréable de pouvoir ressentir la fraîcheur du soir dans la nuque. C'est qu'il fait rapidement chaud sous les projecteurs. Le Master l'avait quelque peu oublié. Et finalement ils marchèrent en direction de l'institut, partageant leurs avis sur les futurs membres du groupe. Quand leurs pas les dirigèrent vers les habitations de Master. Si Ys s'était contenu de jeter un oeil en direction de celle de Mitsuki, parce que c'est toujours plus facile d'ignorer, les paroles de sa soeur l'accablèrent. 
Baissant le regard au sol, Ys n'était pas dupe, il savait très bien de quoi elle parlait. 

"Hum..."

Sur une première note, c'était de la retenue. Evidemment, il était bien conscient de lui avoir demandé de prendre des nouvelles. De veiller sur elle quand l'occasion se présenter. Mais l'entendre de vive voix, entendre ce qu'il ne peut pas voir, c'est idiot, mais il y a toujours cette douleur dans l'estomac. Assez angoissé, il sortit automatiquement une cigarette et l'alluma. Elle est loin, là tout de suite, la folie de la scène.

"Et donc? Comment va-t'elle?"

C'est idiot comme question. Il se doute bien qu'elle ne doit pas être en grande forme. Mais il avait tant de questions en tête qu'il ne saura par où commencer. 


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##   Ven 11 Mai 2018 - 23:37

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J'ai bien vu à sa tête que mon aveu l'avait touché. Je n'étais pas du genre très expressive en ce qui concernait notre relation mais je pensais tout de même avoir prouvé que son bonheur passerait souvent en priorité. Après tout, n'était-ce pas là mon rôle, en temps que sœur, de l'aider à se réaliser? Comme toujours, il m'a répondu sur le ton de la raillerie, me traitant une fois de plus de gamine. Cependant, je le connaissais assez pour savoir que son merci était sincère.

- Inutile de me remercier papy.


Nous avons discuté de tout et de rien pour ne pas perdre notre temps, nous en avions déjà tant perdu par le passé! L'euphorie du concert nous aida à tenir la distance, mais les problèmes revinrent à nos yeux quand nous passâmes à côté du village master.
Je ne regrette pas mon choix ce soir-là. Ys avait le droit de savoir, il me l'avait même demandé, à mon retour à la vie. Ils se faisaient du mal l'un l'autre mais aucun n'avait ni le courage ni la force de faire un pas vers l'autre. Il était peut-être temps que je mette Ys au pied du mur pour le laisser choisir de tourner la page ou de se battre, toujours avec mon soutien inébranlable.

Au début, il n'a pas vraiment réagit par les mots, mais je voyais dans son comportement que le souvenir de sa belle lui coûtait. Envolé, la joie de notre prestation. Nous étions de nouveau seul dans la nuit sombre, deux ombres restant liées même dans l'adversité.
Ys a machinalement sorti une cigarette et je la lui ai cramé, comme à mon habitude. Non, je ne le laisserai pas se réfugier une fois de plus derrière de vieilles coutumes. Il m'a demandé comment elle allait et je ne pus retenir un soupire, mon ventre se contractant sous le poids du souvenir. Avais-je vraiment tout gagné, en me rappelant?

- Tu préfères quoi? La vérité crue ou un mensonge bien enrobé?

C'était là déjà un premier aveux. La réalité n'était pas belle à connaître. Sans me prononcer sur l'état de mon frère, je savais que mon amie ne survivait pas à la rupture. Je l'avais vu, l'avais entendu me parler. J'avais lu sa dépression dans son regard, compris qu'elle ne sortait plus, ne s'alimentait plus. Devant nous autres, elle donnait le change, du moins elle essayait, mais je ne suis pas dupe: Son état, je le connaissais, pour l'avoir vécu.

- Elle s'est refermée sur elle-même. Elle n'a pas voulu m'ouvrir et il a fallut que je la convaincs de me laisser entrer pour la voir. J'avais amené ses friandises préférées, lui ai annoncé la fin de mon amnésie... C'est à peine si elle a réagit. Elle ne sort plus, ne fait plus rien. Elle se laisse dépérir à vue d'oeil et on ne peut rien y faire.

J'ai fermé les yeux pour finir par le regarder. Je ne sais pas si je lui ferai plus de bien que de mal, mais je savais parfaitement qu'il n'était pas à même de gérer tant d'informations d'un coups. Mais l'espoir meurt en dernier et je pensais que, peut-être, la savoir en danger et malheureuse tout comme lui le ferait réagir.

- Elle va mal Ys, je ne l'ai jamais vu ainsi... Je suis morte d'inquiétude et je ne comprends pas. Traite moi de gamine si tu veux mais je ne comprends pas comment vous avez pu en arriver là. Vous vous aimez, vous avez la chance que ce soit réciproque et que vous vouliez autant l'un que l'autre vous battre pour votre couple. Elle a besoin d'être rassurée et toi d'officialiser votre amour aux yeux de tous. Et au final, je te retrouve toi en train de te droguer et de boire dans les sous-sol et elle retenant ses larmes, refusant d'avaler ne serait-ce qu'un putain de macaron.

Je n'étais pas furieuse, même si on aurait pu le penser. Mais j'étais folle d'inquiétude pour eux. Pour mon frère, qui méritait tout l'amour et le bonheur du monde et pour mon amie, qui en avait besoin et le droit de l'obtenir.

- Elle a besoin qu'on la remette sur pieds Ys, et tu sais tout comme moi que le seul qu'elle écoutera, c'est toi. Je ne te dis pas de te remettre avec elle, si tu veux tourner la page, c'est ton droit. Mais va la voir. Je t'en pris. Je ne sais pas quoi faire et je refuse d'avoir survécu pour la voir s'enfoncer dans la dépression et toi dans une spirale auto-destructrice. Tu as besoin d'elle autant qu'elle de toi. Je t'en pris Ys, ne foutez pas tout en l'air. Pas maintenant. Pas alors que vous avez tant à perdre, à commencer par vous-même.

Je ne sais pas si je l'ai rêvé ou si j'ai vraiment pleuré à ce moment-là. J'avais perdu Liam. J'avais perdu mon amour, mon homme et mon piliers. Et j'étais en train de perdre mes amis, même s'ils ne le voyaient pas. L'un sans l'autre, ils n'étaient plus les mêmes. Et j'avais peur d'y laisser une amie et de perdre la seule famille que j'avais à présent. Il était retombé si facilement dans des travers peu recommandables. Pouvais-je vraiment croire qu'il suffirait de quelques temps pour que tout passe?

- Je sais qu'elle t'a sûrement briser le cœur mais tu l'aimes. Je le sais et tu le sais. La seule qui en doute aujourd'hui, c'est elle. Et toi-même tu doutes de la réciprocité de ces sentiments qui t'ont terrifiés. Et c'est ce putain de doute qui vous détruit et vous éloigne. Tu vas tout perdre Ys, tout ça par fierté et par peur et tu en es conscient. Je ne dis pas que tu as tous les tords, uniquement que tant que personne ne fera un pas vers l'autre, rien ne se réglera. Frangin réfléchit bien. Tu as déjà manqué de te fermer au bonheur et tu en étais malade. Ne refait pas cette erreur.


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##   Sam 12 Mai 2018 - 21:51

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Humeur : J'ai pas, pioches!

Pourquoi? Pourquoi a-t'il fallu qu'elle lui parle d'elle? Ils ne pouvaient tout simplement pas finir leur route tout en partageant cette soirée sur scène? C'est plus facile ainsi. C'était le plus adéquate. 
Mais non, Joyce est cette petite voix qui le torture la nuit. Le jour, c'est plus simple, il suffit de s'occuper, faire tout et n'importe quoi. Mais la nuit, quand il faut gagner son lit, c'est là que ça fait mal. Et plus d'une fois, le Master aura du boire et boire pour tomber épuisé. 
Mais ce soir, cette nuit, c'est Joyce qui remit le couteau dans la plaie. Et Ys le sait, c'est sa voix qui continuera de le torturer une fois dans son lit. 

Agacé, il n'eut pas la force de râler plus que ça lorsque la petite blonde brûla sa cigarette. Ces mauvaises manies... 

"Putain, Joyce t'abuses. C'est qu'une clope."

Mais elle s'en fout, et ça, il le sait aussi. Quant à sa question, il suffira de lui jeter un regard pour qu'ils se comprennent. Ca ne sert à rien de mentir. Les mensonges, ça abîment. Ca détruit tout. Toutes ces années passées avec elle, croire qu'elle aurait pu le suivre jusqu'au bout du monde... Les mensonges sont un poison. 
Instinctivement, alors que Joyce donna des nouvelles de Mitsuki, le jeune homme releva les yeux devant lui. Il aurait tant aimé pouvoir finir cette route vers l'institut le plus vite possible. S'ils avaient fait vite, peut être qu'ils n'auraient pas eu cette conversation. C'est se bercer d'illusions. Malheureusement pour lui, il n'est pas sourd. Il entend, et ça aussi, c'est douloureux. Cette douleur dans l'estomac qui se tord. Mitsuki souffre, tout autant que lui, mais il ne peut rien faire. Il n'a pas la force de la sauver. Il n'a plus le courage. Ses mains fourrées dans ses poches se serrent. Garder son poing au fond de la poche. Rester droit et intouchable. Et combien c'est difficile quand sa seule envie c'est d'aller courir à sa porte. Mais il ne peut pas...

"Je n'ai jamais dis que je voulais tourner la page. J'ai juste souhaité un peu de recul, que je puisse diriger son refus."

Rétorque-t'il séchement. Ces paroles lui ont échappé. Son départ, de son point de vue, lui avait semblé clair. Il n'avait pas besoin qu'autant de personne soit impliqué dans leur histoire. Mais c'est chose faite. Et bien que le Master n'accepte pas, il ne pourra contredire sa soeur. Elle a raison. Il l'aime toujours autant et c'est surement pire encore aujourd'hui. Elle est sa lune. 
Les moments passés avec elle, à parler de tout et de rien, son rire, son regard... Tout, tout lui manque. Et là tout de suite, il aimerait que Joyce cesse de lui parler. Qu'elle arrête de frapper où ça fait mal.

"C'est elle d'accord?! C'est elle qui n'a pas confiance. Je suis pas à la hauteur de ses attentes. Elle pense que je pourrai même la quitter pour une autre fille. C'est ridicule putain! Je l'aurai pas demandé en mariage sinon."

Se résonne-t'il tout en serrant des dents. Il l'aime comme un fou, mais là tout de suite, il a besoin de faire taire son égo mal placé. Il comprend rien, et ça, il le payera plus tard. Pour l'instant il est l'idiot bafoué à qui on aurait mis un râteau. Et ce par la personne en qui il avait le plus confiance. Mais il n'a pas entendu ses mots, il n'a pas compris sa peur. 
Se rendant compte que la colère le gagnait rapidement, il prit une profonde inspiration et se détourna des maisons. Son regard flamboyant vint enfin se reposer sur sa soeur une fois la rage évacuée.

"J'irai la voir Joyce, ok? Mais pas maintenant. Pas tout de suite."


En guise de remerciement /Ys/ Fc156311
Merci à Elfie:
 
A toi aussi PiuPiu :p:
 
Thanks Nico!!:
 
##   Dim 13 Mai 2018 - 19:50

Personnage ~
► Âge : 20 bougies
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
Joyce Noran
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Age : 21
Emploi/loisirs : Courir, chanter, écrire, lire, faire chier...
Humeur : Ben... Disons que si vous continuez les questions chiantes, vous risquez de rencontrer ma colère. Pas trés amicale.

Ys m'a engueulé quand j'ai brisé sa clope mais je crois que mon regard furibond a suffit à nous convaincre tous deux qu'il y aurait des choses qui ne changerait jamais. Nous étions ce que nous étions, rien ne le changerait. Je lui dirais toujours ce qu'il ne veut pas entendre si je crois que c'est pour son bien. Et c'était le cas. Il fallait qu'il sache. Qu'il se rende compte de ce que son orgueil  l'éloignait. Il ne pourrait pas toujours faire l'autruche. Il ne pourrait pas toujours nier l'existence de sa famille, celle qu'il s'était construite. Il était plus que temps qu'Ys comprenne qu'avant de se tirer, avant de détester, on écoutait. J'avais détesté Liam pour son abandon, mais j'avais écouté ses explications. Si ça n'avait pas apaisé ma colère ou ma peine, ça m'avait au moins permis d'avancer et de ne plus le haïr.

Je comprenais qu'il n'ait pas pu rester près d'elle après son refus. Je comprenais qu'il ait eu besoin de prendre du recul. Mais il perdait du temps et ruminait sa colère plus qu'autre chose. A jouer à ce jeu là, il finirait par tout perdre. Et je savais que si cela devait arriver, il ne s'en relèverait jamais. Je ne pouvais pas laisser faire sans rien dire.

Quand il m'expliqua ses raisons, j'eus l'impression d'entendre ma propre histoire. Moi aussi je vivais dans la peur autrefois que Liam me préfère une autre ou qu'il m'abandonne. Je n'étais pas à la hauteur, et la vie m'en avait donné la preuve. Quand à Ys... Mitsuki avait tout les droits d'avoir peur, elle n'avait pas eu la vie rose et cela laisse des traces. Elle avait besoin d'être rassurée et Ys ne l'avait visiblement pas compris, ou alors n'en pouvait-il plus de le faire constamment. Dans les deux cas, le résultat était le même: ils s'étaient perdu de vue.

J'ai vu sa haine, j'ai vu sa rage et j'ai compris sa peine. Je ne mentirais pas en disant que cela ne me faisait rien de le voir dans un tel état, et que pas un instant je n'ai douté de mon choix de tout lui révéler. J'avais mal pour mon grand frère et pour son cœur brisé. Je m'en voulais de ne pas avoir été présente quand c'était arrivée et de n'avoir rien vu arriver. Peut-être n'aurais-je rien pu faire, mais au moins aurais-je été là.
Il a finit par se calmer et par m'observer. Il avait l'air coupable et victime, les deux à la fois. Et peut-être était-ce là tout le problème dans les relations. A la moindre dispute, n'est-on pas à la fois bourreau et victime? Victime de nos sentiments, coupable de ne pas voir ceux de l'autres.

- OK Ys. OK. Veille seulement à ce qu'il ne soit pas trop tard pour la retrouver. Ne laisse pas ta fierté se mettre en travers de votre histoire, tu le regretterais. Et tu sais que j'ai raison.

J'ai pris une pause avant d'oser affronter son regard.

- Je t'adore Ys, tu le sais. Tu es mon frère et ma seule famille. Mais je refuse de devoir un jour choisir entre vous deux, je ne le pourrais pas.


En guise de remerciement /Ys/ Bv3g
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