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Tout simplement | Nathou ♥
##   Mer 20 Juin 2018 - 23:45

Personnage ~
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Ipiu Raspberry
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Humeur : Vous connaissez le syndrome de la cocotte minute ? Bah voilà. sous pression et prête à exploser !

J’crois qu’on est au fond d’une rivière là… Ah, non peut-être pas ? On est dans le parc. Il pleut de ouf, l’eau me dégouline dans les yeux… Elle malmène les pétales restants sur les branches du cerisier alors que Nath remballe rapidement tout le reste de ses affaires. Le lieu idyllique ne l’est plus tellement, mais c’est pas grave, c’est pas la première fois que ça nous arrive. Je souris en repensant à nos désastreuses vacances, je crois qu’le destin n’est pas de notre côté. Jamais.
Il me dit de m’accrocher et j’le prends au mot, quand il utilise ses pouvoirs de titan il a beaucoup trop de force. C’est ouf, j’le connaitrais pas tant j’lui demanderais d’éviter, je tiens un minimum à mon fauteuil, j’ai grave galéré à le récupérer après qu’Ys l’ait dégommé. -si c’est sa faute- Au pire j’le réparerais à nouveau s’il se voile… Mais j’avoue qu’Aaron m’a fichu la trouille avec sa mise en garde sur la greffe. En un rien de temps on se retrouve dans le hall de l’institut.
Il essuis mes joues bien que cela ne change pas grand-chose à leur état, je ne peux m’empêcher de sourire amusée.

« C’est une bonne idée ! Ce serait pas chouette de dégueulasser tout l’institut, surtout qu’avec les roues c’est presque signé… »


Je rejetterais pas la faute sur Isis ou Sib, never. Je prends la direction des douches des garçons sans laisser réellement le choix à mon aimé, je pense que je cours moins de risques à aller dans les douches messieurs que lui dans les douches mesdames… Les filles sont teigneuses, mais sans doute pas plus que les garçons face à une intrusion. Cependant si viser une master ne les fait pas réfléchir, le fauteuil le fera peut-être. Il me demande comment je vais.

« Nickel t’inquiètes pas, merci de m’avoir protégée. ‘fin d’avoir essayé, ça m’a rappelé notre voyage à Singapour, mais la pluie y était plus chaude… »
dis-je en voyant une grosse goute tomber de l’une de mes boucles.

J’avoue que c’est désagréable la sensation du cuir humide et froid contre ma peau, je retire rapidement le manteau, mon chemisier est lui aussi trempé, les feuilles d’érable qui le parsèment ne masquent en rien sa transparence.

« On peut garder le thé pour plus tard, si tu me passes tes habits je peux les sécher, j’augmente la résistance de la peau de mes mains et j’y fais passer de l’électricité à forte dose, ainsi j’peux dégager de la chaleur et faire s’évaporer l’eau. Regarde mon chemisier. »

Je joins l’explication à l’exemple, les résistances sont l’une des premières choses que j’ai maitrisées en tant qu’étoile, maintenant c’est devenu un jeu d’enfant, de la vapeur d’eau s’élève du petit chemisier blanc aux motifs rouge qui se retrouve sec en quelques instants.

« J’l’aurais bien fait tout direct sur toi mais j’risquerais de te brûler, j’ai mis longtemps à apprécier l’épaisseur de peau nécessaire pour chauffer sans me cramer… J’prendrais pas ce risque sur toi… Ni sur mes jambes d’ailleurs… Tu pourras m’aider avec ma jupe ? Genre me poser sur l’un des éviers ? »


J’suis déjà en train de me plier en deux pour dégager mes chaussettes et mes bas de contention. J’trouve mes bas de contention vraiment moches donc je les double tout le temps de chaussettes montantes un peu plus sexy, un peu moins médicales. J’ai déjà descendu la fermeture de ma jupe pour la laisser derrière moi quand Nath m’aidera à bouger. J’avais choisi une jupe noire courte aujourd’hui et comme toute mes mini-jupes elle s’ouvre sur toute sa hauteur pour que je puisse rouler dedans avant de la fermer, mes vêtements sont pensés pour moi.

Ton mot (remercie mon mouton):
 



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##   Ven 22 Juin 2018 - 1:11

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Nathanaël Lancer
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Nathanaël fut surpris qu'Ipiu entre, elle aussi dans la salle de bain des garçons, mais en y réfléchissant bien, cela faisait sens, puisqu'elle aurait sans doute besoin d'un peu d'aide et qu'il était bien plus simple qu'ils se trouvent tous deux au même endroit. De plus, il était fort à parier que sa présence dans la salle de bains des filles posent plus de problèmes que la situation actuelle. À peine entré dans la salle d'eau, l'Anglais retira son pull détrempé et se plaça au-dessus de l'évier pour l'essorer une première fois, avant de le déposer sur le rebord et de se tourner vers la femme qu'il aimait.

Oui, c'est vrai.

Il lâcha un petit rire en pensant à toutes les péripéties qui leur étaient arrivées lors de ce voyage. Sur le moment, cela n'avait pas toujours été très drôle, mais avec le recul et puisque rien de grave n'était finalement arrivé, ils en riaient. Le Titan observa son amie enlever son manteau de cuir. Il sourit en voyant le motif de son chemisier blanc, avant d'en constater la transparence. Ses joues rosirent légèrement tandis qu'il profitait du spectacle magnifique qu'elle lui offrait. Il écouta distraitement ses explications et sourit lorsque l'eau s'évapora, impressionné. La Master avait cette ingéniosité de trouver des applications utiles et astucieuse à ses pouvoirs. Elle sortait des sentiers battus, innovait. C'était aussi une des raisons qui l'avait fait s'intéresser à elle de prime abord, cette intelligence peu commune.

Eh bien, voilà qui est bien pratique !

Un autre homme que lui aurait pu afficher un air déçu que le tissu ait repris son opacité naturelle, mais Nathanaël n'était pas de ce genre-là. Il écouta avec attention cette fois-ci les explications de la Tonnerre. Il réalisa alors qu'elle lui avait demandé de lui donner ses habits pour qu'elle puisse les sécher sans prendre de risque. Elle recherchait aussi  son aide pour enlever sa jupe dont elle ouvrit la fermeture éclaire, après s'être débarrassée tant bien que mal de ses chaussettes hautes et ses bas de contention. L'Anglais hésita. Il se savait généralement maître de lui, mais s'il avait une faiblesse, c'était bien Ipiu. Il se méfiait de lui-même, mais jugea que la situation ne présentait pas un danger insurmontable. Il s'approcha donc de son amie, mais s'arrêta. Il devait enlever son T-shirt qui était encore mouillé et qui réduirait à néant les efforts de la Sensitive qui venait de sécher son chemisier s'il la prenait dans ses bras ainsi. En toute logique, donc, le Terre enleva le vêtement et le posa à son tour sur le rebord de l’évier. Il se sécha les bras et le torse avec un papier mis à disposition dans la salle de bain, puis revint vers la Master. Il la souleva comme si elle ne pesait rien et vint la déposer à l'endroit qu'elle lui avait indiqué un peu plus tôt.

Le Titan aurait dû s'éloigner à présent. Son cerveau tenta de lui envoyer des signaux d'alarme, mais son cœur tambourinait trop fort dans sa poitrine, couvrant l'alerte d'interférences. Il savait, pourtant, qu'il devait se méfier, mais il avait sous-estimé le danger. Il avait tenu Ipiu dans ses bras, son corps tout près du sien, leur visage tout proche eux aussi. Son nez avait capté les doux effluves de miel, mélangés à l'odeur de la pluie. Il avait senti la peau de ses jambes nues contre sa main et les souvenirs du chemisier transparent de la Tonnerre avait fini de l'achever. Son cerveau se tut, déconnecté, comme la première fois que son amie l'avait embrassé. Il chercha à nouveau le contact de ses lèvres douces, y découvrant cette fois-ci le goût sucré de l'ananas, qui lui avait échappé tout à l'heure.

La main qui se trouvait dans le dos  de la jeune femme remonta le long de ses omoplates, rencontrant sa nuque sous ses longs cheveux blonds. Son autre main partit à la découverte de la jambe droite de la Sensitive. S'il n'avait pas été comme dans un état second, Nathanaël ne se serait jamais permis ce geste, puisqu'elle ne ressentait rien. Il aurait donc trouvé son attitude égoïste, étant le seul à éprouver du plaisir par ce toucher. Bien que beaucoup plus passionné que tous les baisers qu'ils avaient échangés ce jour-là, le contact n'en demeurait pas moins doux , même s'il ne laissait aucun répit à la Master. Ce qu'il ressentait était bien trop intense, coloré, savoureux. Sa main remonta le long de son mollet, découvrit son genou, puis sa cuisse, avant de s'aventurer sur son galbe couvert par un tissu fin, et de s'y arrêter un instant. Il remonta ensuite jusqu'à la hanche, ses doigts passant habilement sous le textile fin du chemisier blanc de la Sensitive. Ses lèvres choisirent ce moment pour quitter celle de la femme qu'il aimait. Ils avaient tout deux besoin de reprendre leur souffle, mais le Terre n'éloigna pas son visage de celui de la Tonnerre. Ses lèvres suivirent la ligne marquant la mâchoire de son amie, puis s'aventura à déposer de tendres baisers sur la peau de son cou. La douce chaleur qui s'était créée au fur et à mesure de ses découvertes, s'intensifia soudain. Sa main atteint enfin la taille de la Tonerre et, prise dans son élan, continua sa lente ascension.

Ipiu sursauta lorsqu'elle put enfin sentir ce contact contre sa peau et ce mouvement réveilla le cerveau endormi de l'Anglais qui, telle une glissière de sécurité empêchant son cœur en cavalcade de sortir de la route de ses envies pour se précipiter et choir dans l'abîme de son désir, lui envoya une décharge électrique, le sortant de son état semi-conscient. L'Anglais se figea un bref instant, puis sa main reprit rapidement le chemin en sens inverse, retrouvant sa liberté. Dans un effort de volonté violent, il s'écarta d'un bond et se retrouva plaqué contre la porte d'une des cabines de douches individuelles de l'autre côté de la pièce, haletant, car n'ayant pas encore eu le temps de récupérer son souffle. Il observa son amie vaciller suite à sa fuite brusque, mais elle se stabilisa par miracle, écartant le danger d'une chute.

Une fois le premier choc passé, il actionna la poignée de la porte dans son dos et entra dans la cabine de douche. Le Titan appuya sur le bouton pressoir, laissant l'eau glacée se déverser d'abord sur sa tête, puis sa nuque et enfin son dos, finissant de lui remettre les idées en place et de calmer ses ardeurs. Il frappa le carrelage d'un coup de poing presque rageur qui fit trembler le mur, mais sans l'abîmer. Il se trouvait stupide d'avoir cédé comme cela à la tentation, d'avoir été à deux doigts de craquer. Nathanaël ne savait pas qu'Ipiu avait utilisé et utilisait ses pouvoirs de Sensitive sur elle-même. Il s'en voulait de lui avoir imposé son désir, alors qu'elle ne pouvait plus assouvir le sien. Il se trouvait bien égoïste.

Ton mot:
 


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##   Ven 22 Juin 2018 - 12:12

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« Tu veux me séduire à nouveau ? » je rigole quand il enlève son t-shirt avant de me prendre dans ses bras pour me porter au sec.

J’ai beau employer un ton amusé je n’en apprécie pas moins la vue qu’il m’offre ou la sensation tendre de ses lèvres fraiches sur les miennes. C’est vrai que maintenant on a le droit, le droit de profiter de n’importe quel prétexte pour s’embrasser. Je pourrais dire que c’est étrange, mais au contraire je trouve ça plus juste. Plus juste que lorsque j’évitais son regard, gênée, quand il me portait, plus juste que quand il y avait un sentiment de malaise après certains de nos contacts, quand la distance de l’amitié semblait s’être tellement amenuisée sans avoir à céder le pas à la raison. Maintenant il n’y a plus de raison de ne pas s’embrasser avec passion.  Je sens sa main remonter le long de mon échine jusqu’à rencontrer la racine humide de mes cheveux -bah quoi vous pensiez vraiment que j’allais saboter mes boucles en les séchant comme ça ? Et puis quoi encore ?- sans sentir le danger croitre en moi.
Ses lèvres quittent les miennes et je me rends compte que je manque de souffle, ce baiser s’étant fait plus profond que les autres sans que je n’y prenne garde. J’ai peut-être manqué de jugement en abaissant mon désir, je n’ai ressenti en cet instant que la tendresse et l’amour que j’éprouve pour Nathou. Ce qui est d’ailleurs bien suffisant pour expliquer ce baiser ardant. Ses lèvres reviennent trouver ma peau et le désir que je croyais avoir enfermé croit encore, m’obligeant à le rappeler à l’ordre avec mon pouvoir, pas trop fort, pas trop… Ce n’est pas le mien, sur lui je ne me donne pas le droit d’agir. Alors que ses lèvres me font frissonner de plaisir en rencontrant la peau de mon cou je découvre avec stupeur les sentiments du jeune homme que j’aime et sa main sur ma hanche.
Si je m’étais laissée aller à la tendresse de ses caresses, le hululement de ma conscience perce mes pensées et je m’apprête maintenant à calmer ses ardeurs avec douceur. Ce n’est pas vraiment le lieu, et je ne me sens vraiment pas prête. J’suis pas prête à te décevoir Nath. T’sais le sexe avec moi ça sera pas à la hauteur… J’peux pas, j’peux plus… te donner le plaisir que tu mérites Nath… C’est pas comme ça que tu devrais le découvrir, tu mérites mieux. Sauf que ça j’peux pas te le dire hein ? Si je te le dis tu nieras, mais Nath… Si tu restes avec moi tu ne sauras jamais ce que c’est qu’une vraie partie de jambe en l’air… T’auras qu’un ersatz, et tu mérites mieux. C’est douloureux.
Tu t’éloignes brutalement, sans doute trop et je manque de tomber, mais c’est surtout de toi que je manque. Je te regarde me fuir et c’est encore un peu plus douloureux, nous n’avons pas encore abordé ce sujet houleux et j’espérais que nous n’ayons pas à le faire avant un moment… J’espérais fuir comme il a fuis.

J’entends l’eau que je devine froide rebondir sur ses épaules. J’sais que je suis en train de penser, mais ça va trop vite. J’ai fait une erreur en me cachant mes sentiments, je pensais m’aider à maitriser mais je n’ai fait qu’éteindre mes alarmes. Je ne voyais pas ce qu’il y avait de gênant à ce qu’il me porte ainsi alors que je ne désire que le contact de sa peau contre la mienne. Comment ai-je pu être assez négligente pour laisser cette situation se créer ? Pour imaginer qu’il ne désirait pas la même chose ? J’ai pas été maligne et j’me sens même nulle quand j’entends son poing frapper contre le carrelage de la douche.

« Nath… Je suis déso… »

Ma voix se tait alors que deux gamins rentrent dans la salle de bain qui leur est normalement réservée. Je me compose une attitude débonaire. Bah quoi ? Vous n’avez jamais vu une fille ? Ah. Bon p’t’être pas une fille en culotte assise sur un lavabo faisant face à son fauteuil roulant , j'avoue que ça c’est peut-être un peu déroutant. J’pense à beaucoup de choses là, j’pense à Nath dans la douche, à leurs regards perplexes, à ce qui vient de se passer et ne peut plus continuer à se dérouler. On ne peut pas continuer notre conversation comme si de rien n’était face à des étrangers… Pourtant il faut qu’on parle. C’est urgent.

« Oh ! Vous tombez bien, on s’est fait surprendre par la pluie et on se change, mon ami est sous la douche, vous voulez bien me passer son tee-shirt et le sac ? Oh Nathou tu peux m’passer ton pantalon et tes sous-vêtements aussi ? Comme ça c’est fait et les garçons pourront te les rendre secs. Tu pourras utiliser une des couvertures comme serviette, c’est pas hyper absorbant mais ça fera le taf ! »

Faisons comme si de rien n’était, comme si s’ils étaient rentrés deux minutes plus tôt il ne nous auraient pas trouvé en train de nous rouler des pelles au beau milieu des douches. Ils ont l’air perplexes mais je leur souris en faisant bien passer le message : pose une question et j’te grille. J’suis pas d’humeur à débattre sur le pourquoi du comment, ils n’opposent pas grande résistance, j’pense que j’dois avoir une aura assez terrifiante. Ils me passent une à une toutes les choses que j’ai demandées et je les sèche sous leurs yeux ébahis de novices.

« Si vous devenez tonnerres, venez m’voir j’vous en dois une les gars ! »
je leur fais en leur tendant les couvertures chaudes et propres qu’ils transmettent à mon amoureux de l’autre côté de la porte de la douche. Cette situation est pas évidente et pas du tout confortable… Pas que j’en ai quelque-chose à battre qu’ils me voient en culotte, j’assume mon corps autant que je le subis. J’ai besoin qu’on parle je crois, parce que là j’ai juste peur et malgré mon attitude détendue j’en mène pas large. Reviens Nathou.

Ton mot (aucune inspi sorry):
 



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##   Sam 23 Juin 2018 - 21:36

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Nathanaël Lancer
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L'eau fraîche lui fit du bien, terminant de le ramener à la réalité. Les deux mains appuyées contre le mur froid, Nathanaël fermait les yeux, repensant à ce qui s'était produit. Il avait aimé le contact de la peau de la femme qu'il aimait sous sa main, sous ses lèvres. Il avait apprécié cela bien trop fort et même s'il était convaincu qu'Ipiu avait ressenti le même plaisir lorsqu'il l'avait embrassée, il savait aussi qu'il avait nécessairement dû la faire souffrir et cela le révoltait. Le flux d'eau s'interrompit et l'Anglais appuya sur le bouton pressoir précipitamment, presque par réflexe. Il était encore trop tôt, bien trop tôt. Il ne se sentait pas prêt à affronter le regard de la femme qu'il aimait ou son envie de discuter peut-être. Il ne souhaitait pas en parler. Qu'y aurait-il eu à dire ? Rien qui aurait changé la réalité de la situation, alors cela ne servait à rien. Il frappa du poing contre le carrelage et entendit la voix de son amie s'interrompre quand la porte de la salle de bain s'ouvrit.

Le Titan se figea, soudain un peu paniqué. Il analysa la situation en une fraction de seconde. Quelqu'un entrait dans la pièce, un garçon, vraisemblablement. La Master se trouvait assise sur l'évier, vêtue de son chemisier et d'une simple culotte. Elle ne pouvait pas se déplacer. Le Terre se retourna et vint délicatement poser ses paumes contre la porte de la cabine, puis son front tandis qu'il écoutait la conversation, se sentant soudain terriblement impuissant. Devait-il sortir pour tenter d'expliquer la présence d'une femme à cet endroit ? Non, la Tonnerre gérait très bien la situation, probablement bien mieux qu'il n'aurait pu le faire lui-même. Il se contenta d'un oui sonore et bref lorsqu'elle lui demanda ses vêtements et commença par enlever ses chaussures détrempées qu'il avait toujours aux pieds, puis se déshabilla. Il devait donner le change pour que les garçons ne se posent pas trop de questions, même s'il se sentait tout à coup bien fragile dans son simple appareil. Après un instant de répit, pendant lequel il entreprit de faire le vide dans son esprit, il entendit trois faibles coups contre la porte. Le flux d'eau s'était de nouveau arrêté. Il se composa un visage neutre avec un sourire doux. Il détestait jouer la comédie, mais il ferait un effort ce soir-là.

Nathanaël ouvrit légèrement la porte, juste assez pour pouvoir passer la tête dans l’entrebâillement et tendit son pantalon, son caleçon et ses chaussettes au garçon qui s'était approché. Il reçut la couverture sèche en échange et le remercia, avant de refermer la porte. L'Anglais appuya son dos contre la porte pour prendre une nouvelle inspiration, son sourire ayant disparu à l'instant où il s'était retrouvé caché à nouveau. Il se sécha rapidement, puis s'enveloppa dans la couverture, tel un empereur romain. Il s'appuya à nouveau contre la paroi de la cabine et attendit que quelques coups soient à nouveau frappés. Il ouvrit la porte, après s'être composé un nouveau sourire faux qui ne tromperait pas Ipiu, mais qui ferait l'affaire pour des gens ne le connaissant pas bien, vêtu de sa toge et remercia à nouveau le garçon pour ses vêtements secs qu'il lui rapportait. Le Titan referma à nouveau la porte pour se rhabiller.

Une fois prêt, il rassembla à nouveau son courage et sortit, l'air aussi serein que possible et ses chaussures à la main. La situation le gênait particulièrement, mais au moins, en présence des deux jeunes, la Master ne lui poserait pas de questions. La discussion était nécessairement remise à plus tard, lui laissant un peu de répit pour se remettre de ses émotions et mûrir un peu ce qui s'était passé. Il réfléchissait, cherchant des solutions pour éviter que cela ne se reproduise, apprendre à encore mieux gérer ses émotions, mais peut-être devrait-il justement plus se laisser aller pour éviter que la marmite vapeur n'explose sous la pression. Il était tiraillé entre sa raison et son cœur. La femme qu'il aimait était toujours aussi belle. Avec l'aide des deux garçons, elle avait séché tous les vêtements et toutes les affaires qui pouvaient l'être. Le Terre s'approcha d'elle et lui tendit la couverture.

Merci. Est-ce que tu peux aussi sécher ton fauteuil ? En quoi puis-je t'aider.

L'Anglais ne souhaitait pas que la Sensitive se retrouve à nouveau mouillée si elle s'asseyait sur un support humide. Si elle ne pouvait y évacuer l'eau, il utiliserait la nappe de pique-nique à présent sèche, de manière à la protéger. Il suivit ses instructions et l'aida à remettre sa jupe. Il lui offrit un sourire pour essayer de la rassurer, pour essayer de lui faire croire que tout allait bien, mais se garda de tout geste d'affection qui aurait été probablement déplacé aux vues des circonstances. Même si Nathanaël redoutait un peu de se retrouver seul avec Ipiu, ce qui était un comble, il fallait bien l'avouer, il s'activa de manière efficace, dans le but de libérer la salle de bain pour les deux garçons. Il ne souhaitait pas les importuner plus longtemps. Une fois prêts, les deux amis sortirent. Le Titan prit les devant jusqu'à l'ascenseur. Il ne souhaitait pas fuir la femme qu'il aimait, au contraire, mais bien cette conversation qu'elle voudrait nécessairement avoir, il en était certain. Il ne parvenait pas à faire comme si de rien n'était, comme si rien ne s'était passé. Ils étaient au-dessus de cela, à présent, après tout ce qu'ils avaient vécu ensemble. Le Terre savait pertinemment qu'ils devaient parler de ce qui s'était produit, puisqu'il était hors de questions qu'ils agissent comme si tout ceci n'avait pas été réel, mais il ne se sentait pas prêt.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et les deux amis pénétrèrent dans l'espace exigu. Le silence entre eux, l'atmosphère était bien trop pesante au goût de l'Anglais, mais il ne savait pas quoi dire, quoi faire. Devait-il s'excuser de son comportement ? Même s'il n'était pas souhaité, il n'en était pas moins normal, non ? Après tout, désirer la femme qu'on aimait semblait plutôt logique, lui semblait-il. Il ne savait pas vraiment. Soudain, à mi-chemin entre le premier et le deuxième étage, l'ascenseur se bloqua et la lumière s'éteignit, avant qu'un éclairage de secours ne prennent le relais. Nathanaël jeta un regard interloqué à la Master. Était-elle responsable de cette panne ? Avait-elle trouvé ce seul artifice pour être certain qu'ils aient une discussion ou était simplement le fait d'un des Tonnerres de l'institut qui s'était amusé avec ses pouvoirs ? Il se permettait de douter, mais ne tirerait aucune conclusion hâtive.

Le Titan posa son sac au sol, recula jusqu'à se trouver dos appuyé à la paroi et se laissa lentement glisser au sol.

Je suppose que tu ne peux pas débloquer l'ascenseur depuis ici ?

Il lui offrit un sourire un peu crispé. Il aurait tant aimé pouvoir réfléchir à la soirée calmement, de son côté, avant de revenir vers la femme qu'il aimait pour en discuter, mais il n'en aurait manifestement pas l'occasion.

Ton mot:
 


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##   Sam 23 Juin 2018 - 22:47

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/!\ ON PARLE DE SEXE DANS LA SUITE DE CE RP. C'est pas choquant pour moi, c'est pas violent, c'est du seks normal et des questions normales pour un jeune couple, mais SI ÇA PEUT TE CHOQUER EVITE DE LIRE LES DIALOGUES. Bisous.

Je parais plus détendue que je ne le suis réellement, discutant avec les deux garçons comme si de rien n’était. Je vais même jusqu’à échanger quelques blagues avec eux sur le besoin irrépressible de mon compagnon de se jeter sous la douche pour se réchauffer… Après tout il est bizarre qu’il ait gardé jusqu’à ses chaussures… Ils sont beaucoup moins tendus qu’en me découvrant dans la pièce. Je souris faussement, alors que je suis enfin concentrée sur les sentiments de la personne qui compte. Il est perdu, peut-être légèrement frustré, mais ce n’est pas là le plus gros de ses sentiments… Non, il culpabilise, et j’ai du mal à comprendre pourquoi ? Il ne s’est rien passé de si horrible pour qu’il culpabilise non ? C’est normal de ressentir du désir pour la personne que l’on aime non ? J’sais pas. Je crois ? Est-ce que je désirais Julien ? C’est horrible de me dire que c’est ma seule comparaison. Je sais plus si j’le désirais, je suppose que oui ? En même temps, j’étais pas vraiment moi à cette époque… Et ensuite… Ensuite n’est pas la question.
Je sèche les tissus un à un et Nath peut enfin sortir de sa cabine de douche, sec. Pourtant je ne me fie nullement au sourire qu’il se compose… Je sens bien qu’il est factice, il est préoccupé, et je sens au fond de lui qu’il a un peu peur ? De quoi ? Nath ? J’essaie de croiser son regard mais je n’y arrive pas.

« Yep, passes  moi le coussin j’vais le sécher… Pour le reste on se contentera d’un coup de serviette-plaid dessus, le but étant juste de ne pas salir tout l’institut… S’il reste humide j’dois t’avouer que j’m’en moque un peu j’aurais qu’à m’assoir ailleurs le temps qu’il sèche. »

Il m’aide à me rhabiller et à me réinstaller sur le fauteuil. J’ai pas laissé les novices me porter bien que je pense qu’ils en aient été capables. J’aurais p’t’être du ? J’sais pas. La distance dans l’attitude de mon aimé me met mal à l’aise. Faut qu’on désamorce ça vite… Parce que j’refuse que ça continue ainsi. C’est mort. Nath, j’veux que tu m’embrasses, j’veux pas que tu ais peur de me toucher, et c’est pas ce maigre sourire qui me convaincra que tout va bien. On sort enfin de la salle de bain et j’me permets une dernière vanne envers les garçons au sujet d’inviter d’autres filles avec moi la prochaine fois. J’leur fais un clin d’œil avant de retourner dans le hall faire quelques tours sur le grand paillasson histoire de sécher définitivement mes roues. La pluie continue toujours tomber avec force, des cascades d’eau s’échappent de certaines gouttières.
Nous voilà dans l’ascenseur sans avoir échangé trois mots… J’comptais lui proposer d’aller se caller dans une salle de cours déserte à cette heure, c’était p’t’être un lieu plus neutre que l’une de nos chambres… Mais en même temps, j’sais pas… J’vois pas pourquoi on devrait changer nos projets pour si peu ? La tension entre nous est palpable, mais bien moins savoureuse que celle qui nous attirait l’un vers l’autre une vingtaine de minutes plus tôt. Le courant se coupe, je lève les yeux aux cieux. C’est de plus en plus fréquent. Les nouveaux font d’la merde de ouf.

« J’y avais même pas pensé j’t’avoue, c’est vrai que maintenant j’pourrais p’t’être ? »

Tout en parlant j’suis les courants électriques, trouvant l’endroit où ils s’interrompent. Ok, en gros faut juste que quelqu’un rallume le disjoncteur. J’suis pas chaude de le faire à distance, mais si la situation se prolonge j’prendrais le risque.

« Je peux mais j’maitrise pas encore ma nouvelle puissance, j’t’avoue qu’je le vivrais mal si j’foutais en l’air le système électrique… »


Je prends une grande inspiration. J’vais grave profiter de la situation. C'est mal.

« Nath ? Je sens que t’as pas envie d’en parler, alors écoute seulement… T’en veux pas pour ce qui n’est pas arrivé ? Moi aussi j’ressens ça pour toi. Moi aussi j’ai envie de te toucher et que tu me touches. »

Dans la pénombre je cherche son regard, sa présence. Il est proche et si lointain à la fois.

« J'ai beau être sensitive, j'suis pas douée pour exprimer mes sentiments... C’est juste que c’était pas j’bon lieu ? Juste que j’ai p’t’être plus assez confiance en moi ? J’sais que j’t’en ai jamais parlé vraiment, mais j’pense que tu l’avais remarqué, il y a quelques années j’considérais le sexe comme un passe-temps sympa ni plus ni moins. Un passe-temps où j’étais plutôt bonne. Certains font du sport, moi j’couchais avec des semi-inconnus et c’était fun. Sauf que il y a eu l’accident, et j’me suis jamais demandée si c’était encore possible, parce que j’en avais plus envie… Et maintenant il y a toi, maintenant j’ai envie de te toucher, envie que tu me touches, envie de partager ces chouettes moments avec toi… Mais j’sais pas comment j’pourrais faire, j’sais même pas si c’est possible, parce que ce qui était si intuitif avant me semble irréalisable. J’ai l’impression que j’pourrais pas te donner une expérience convenable et franchement, ça me bloque, alors laisses moi un peu de temps d’accord ? Du temps pour chercher si c’est possible et si oui comment ? Et aussi pour du temps pour réinvestir dans des préservatifs ! Ou qu’on s’fasse dépister ? J’sais pas t’en pense quoi ? »


CHANGEMENT DE SUJET TAVU.
Ton mot (mouton powa):
 



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Dernière édition par Ipiu Raspberry le Dim 24 Juin 2018 - 13:02, édité 1 fois
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Nathanaël fut un peu soulagé, tout de même, de constater que la panne d'ascenseur n'était pas un subterfuge de son amie, mais probablement bel et bien le fait d'un Initié Tonnerre. Il laissa un temps à la Master pour qu'elle puisse jauger la situation et le verdict tomba finalement. Ils étaient coincés jusqu'à ce que quelqu'un constate le dérangement et se décide à agir. Bien... ils risquaient d'y rester longtemps...

L'Anglais se crispa un peu. Le moment était venu. Il sourit tout de même lorsque la Sensitive lui dit savoir qu'il ne souhaitait pas en parler. Il fallait dire que son attitude ne pouvait pas vraiment prêter à confusion. Il écouta donc les paroles prononcées. Assis sur le sol de l'ascenseur, les genoux repliés sur lesquels reposaient ses avant-bras, les mains jointes, le Terre sourit tristement. C'était justement pour ça qu'il s'en voulait, parce qu'elle aussi ressentait la même chose et qu'il était allé trop loin, du moins, c'était ce qu'il pensait. Il ne dit rien, cependant. Elle lui avait demandé d'écouter et il ne souhaitait pas parler.

Le Titan releva la tête et fixa la femme qu'il aimait dans la faible lumière de l'éclairage de secours. Il avait déjà remarqué qu'elle doutait d'elle, mais c'était la première fois qu'elle l'exprimait, de ce dont il se souvenait du moins. Elle lui parla du passé et il n'était pas certain de vouloir entendre ces mots qu'elle prononçait, mal à l'aise, mais il les accepta parce qu'elle ressentait le besoin de les dire et qu'au fond, il savait de quoi elle lui parlait, car oui, il avait remarqué, mais ne se serait jamais aventuré à en discuter avec elle. Il se dit que ce devait être d'autant plus difficile, puisqu'elle savait comment c'était avant l'accident. Elle avait un moyen de comparaison.

La suite le troubla encore plus. Ses joues rosirent sans que cela ne soit visible dans cette faible luminosité. Alors que lui était certain que c'était impossible, elle, elle doutait. Il ne s'était pas rendu compte que son cœur avait repris sa cavalcade pendant le discours de la Sensitive. Son cerveau cessa de fonctionner un moment vers la fin, trébuchant sur certains mots, puis se remit en marche après de longues secondes de vide. L'Anglais se passa une main dans les cheveux. Il réfléchissait à toute vitesse. Il devait lui dire quelque chose, répondre à ses mots, lui expliquer peut-être ? Il ne savait pas trop.

D'un geste d'abord hésitant, il vient emprisonner une des mains de la jeune femme dans l'une des siennes. Il avait besoin de ce contact, besoin de toucher simplement celle qui faisait battre son cœur à tout rompre. C'était un geste doux, simple et sans tension, affectueux, nécessaire. Ses yeux fixaient à nouveau l'une des parois de l'ascenseur. C'était difficile. Il ne parlait jamais de ce genre de choses et le ferait encore moins avec une femme ! C'était ridicule, surtout qu'il discutait, enfin essayait de discuter avec la femme qu'il aimait plus que tout, celle auprès de laquelle il se voyait vivre sa vie, celle qu'il avait promis de ne jamais abandonner. S'il y avait bien une personne avec qui il devait en parler, c'était elle, mais il y avait eu quelque chose dans son éducation, ou peut-être son manque d'éducation sur le sujet, qui le bloquait et le rendait extrêmement mal à l'aise. Il respira profondément, tachant de rassembler les mots qui lui échappaient. Par moment, il devait probablement faire la tête d'un homme constipé, balançant de la frustration de ne pas savoir comment s'exprimer, à la peur de dire quelque chose qu'il regretterait, à l'envie de garder secret ce qu'il n'assumait encore que peu, mais qu'en un sens, il aurait aimé partager avec celle qui faisait battre son cœur.

Ipiu... je...

Il se racla la gorge. Chaque mot était pénible à prononcer. Il serra un peu plus fort la main de la Master au fur et à mesure de son discours décousu.

Je suis désolé. Je ne peux pas concevoir... je ne veux pas... te faire des choses... que tu ne ressentiras pas... pour... et que moi... je... ressente du plaisir... ce n'est pas... juste ?

À nouveau, il luttait, chaque syllabe semblant s'accrocher à ses lèvres, comme si les sons ne voulaient pas quitter sa bouche pour se perdre dans l'espace infini. Certaines pauses étaient plus longues que d'autres, mais son débit de parole n'avait jamais été aussi lent et haché.

C'est difficile pour moi d'en parler. J'aimerais... j'aimerais...

Pourquoi était-ce si dur de sortir les mots ? Qu'est-ce qui le bloquait à ce point ? Ses parents ne lui avaient pourtant pas inculqué une telle pudeur sur le sujet... ou peut-être était-ce l'absence de discussion sur le sujet qui lui avait fait comprendre inconsciemment qu'on ne parlait pas de ce genre de chose ? Il prit une grande inspiration. Il fallait que cela sorte de toute manière.

J'aimerais que tu puisses ressentir les choses, mais ce n'est pas possible, alors ce n'est pas... Si je... je suis bête, tu sais toutes ces choses... je suis bête d'avoir autant de mal à en parler... j'aurai besoin de ton aide pour apprendre à en discuter. Tu dois me trouver bien stupide et... ... prude...

Nathanaël marqua une autre pause plus longue. C'était toujours pénible, certains mots plus que d'autres et il n'avait pas encore dit le plus difficile.

Je ne me sens pas coupable de ressentir ce que je ressens, mais je me sens coupable de créer chez toi un désir que tu ne peux assouvir, alors que pour moi... c'est... facile.

Étonnamment, cette dernière phrase était presque sortie sans accros.

J'ai l'impression d'être bien égoïste.

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C’est juste l’un des trucs les plus compliqués que j’ai eu à dire. J’ai jamais eu de mal à parler de sexualité… Mais avec Nath c’est pas pareil… J’sais pas j’ai toujours eu peur de le choquer ? Qu’il me juge ou me rejette ? Ou tout simplement de le mettre mal à l’aise. J’sais depuis longtemps à ses réactions à mes petites blagues salaces qu’il n’aime pas s’épandre sur le sujet… Alors c’est pas comme si c’était devenu totalement tabou entre nous, mais moi j’ai arrêté d’en parler plus que nécessaire pour pas l’gêner ? J’aime bien l’embrouiller parfois, et le voir rougir, mais je préfère quand il est assez à l’aise pour dire ce qu’il pense.

Pourtant là, ce n’était pas simplement parler de sexe. C’était encore plus complexe, c’était parler de moi, de mes sentiments, de mon ressenti. C’était… Compliqué ? Compliqué d’admettre que j’ai pas confiance en moi, mais ce n’était pas compliqué de je sais pas lui dire que j’ai envie de lui ? ça c’est une évidence, et même si j’avais pensé réussir à le nier encore un moment pour ne pas à avoir cette discussion malaisante, j’en ai pas honte. J’ai envie de Nath. Voilà. C’est une base posée, d’un problème que je n’arriverais pas à résoudre seule… Ces choses-là se font à deux.
J’avais pas envie d’avoir cette discussion si tôt, mais. J’m’attendais à quoi ? ‘fin on est deux adultes, ou presque, on s’aime, qu’on ait envie de se toucher est naturel ? C’est j’imagine sur la continuité de nos sentiments ? Pourtant, en parler me fait me sentir handicapée, et ça c’est pas cool. J’aime pas cette sensation de pas pouvoir faire ce que je veux comme je veux. D’habitude j’arrive à passer outre, mais d’habitude ce sentiment n’implique que moi. Je regarde mon aimé avec tendresse, même si j’ai un peu pas nique paniqué sur la fin, j’crois que j’ai réussi à dire ce que je ressens… Alors j’attends de voir comment ça sera reçu avec appréhension.

Il commence à parler, et je me fais violence pour l’écouter jusqu’au bout, car au débit de ses paroles je peux affirmer qu’elles ne sont pas aisées à prononcer. Si je l’interrompt j’ai peur qu’il ne finisse jamais. Pourtant, c’est drôle on a la même peur. Celle de ne pas donner assez de plaisir à l’autre. Là j’me dis que si j’campe sur mes positions, que si j’laisse cette peur me dévorer, on n’ira pas loin… Parce que si on a peur tous les deux, on n’arrivera pas à avancer. J’ai pas envie qu’on stagne… Alors cette fois c’est à moi de faire un effort, à moi de le rassurer, à moi de faire le premier pas.

« Nath ? C’est… »

Pas grave ? ça compte pas ? Putain mais Piu, si ça compte vu que ça vous importe à tous les deux. J’ai envie de m’excuser. M’excuser d’être ce que je suis, d’être un jouet cassé, mais ça j’le ferais jamais. Pas parce qu’il n’y a aucun moment où je me sens comme cela, mais parce qu’je refuse de m’arrêter à ça ou de me plaindre de mon sort.

« Tu es prude ? Et alors ? C’est pas facile de parler de sexe, c’est pas quelque-chose qu’on nous apprend… Le sexe c’est un tabou, alors si t’en a jamais parlé, c’est normal de pas te sentir à l’aise… »

Comment j’commence pas par la bonne partie du problème ? Ouai, bah j’voudrais vous y voir. Ses mains englobent les miennes, douces et chaleureuses. Je sais que je peux parler sans crainte de son jugement, mais j’ai peur de le blesser je crois ? J’suis maladroite, et j’aime pas non plus exposer mes sentiments. Trop souvent je manque de sincérité, trop souvent je fuis ce que je ressens… Mais si j’fais ça aujourd’hui, alors j’ai l’impression que ce problème va croitre. Mon regard suit le vol d’un isoptère attiré par la lumière blafarde de l'ampoule de secours, me donnant une demi seconde de répit avant que je ne prenne mon courage à deux mains.

« Tu sais, donner du plaisir est un plaisir en soi ? Nath… J’aime donner du plaisir, c’est une part du sexe que j’aime… J’ai pas besoin d’autre chose en retour ? Mais je comprends Nath, parce que j’ai envie que tu connaisses ce sentiment chelou et agréable d’avoir amené son partenaire à l’orgasme. J’veux pas t’en priver… Je sais juste pas encore comment faire avec mon corps actuellement… Mais, j’vais chercher et p’t’être qu’en fait on devrait chercher tous les deux ? Juste pas se dire que c’est impossible ? Tenter, essayer autre-chose et trouver la manière qui nous convient de faire l’amour ? Prendre notre temps s’il le faut mais surtout pas s’arrêter à un ‘c’est pas possible’ alors qu’on en a tous les deux envie ? »

Il y a beaucoup de choses qui me semblaient impossible depuis longtemps… Et pourtant j’les ai faites. J’pensais pas pouvoir tomber amoureuse, et t’es là et je t’aime et j’me prends la tête parce que je t’aime. J’pensais pas réussir à tenir assise après l’accident, et pourtant maintenant j’me redresse même à la verticale si j’ai une surface d’appuis pour mes mains…

« Il y a trop de choses qui me semblent impossibles, mais trouver une manière de nous aimer j’veux pas que ce soit impossible. »


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##   Dim 24 Juin 2018 - 16:29

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Nathanaël avait presque l'impression de suffoquer par moment, tant les mots étaient pénibles à prononcer, à libérer. À cause du stress, de la gêne, de la honte même et du manque d'habitude, son cœur s'emballait, amenuisant légèrement ses capacités respiratoires, saccadant ses propos. Heureusement qu'il tenait la main d'Ipiu dans la sienne. Ce contact l'aidait grandement, l'encourageait, car cette discussion tant redoutée était nécessaire, il le savait bien et à présent, il ne pouvait plus, ne souhaitait plus reculer. À présent que le sujet avait été lancé, ils iraient jusqu'au bout.

La Master ne l'interrompit pas, pour son plus grand soulagement. Il aurait probablement eu de la peine à reprendre le fil de ses pensées de son discours haché si elle l'avait fait. Il parvint à exprimer plus ou moins bien ce qu'il avait sur le cœur. Il évita plutôt habilement les mots qu'il se savait incapable de prononcer à voix haute, ces mots qu'il peinait même à entendre tant ils étaient rares dans le quotidien de l'Anglais. Il avait un peu honte à présent de ressentir une telle gêne sur le sujet, de ce tabou qui s'était installé insidieusement au fil des années et qu'il n'avait remarqué que bien trop tard.

La Sensitive reprit alors la parole, mais hésita. Le Terre saisit sa deuxième main avec douceur, l'encourageant. Il la regarda et malgré la faible luminosité, il ne pouvait s'empêcher de la trouver magnifique, de se trouver chanceux d'être avec elle. Elle tenta de le rassurer, de lui dire que c'était normal, au final, de ne pas être à l'aise. Il se contenta de sourire, reconnaissant et touché. Il ne doutait pas vraiment qu'elle comprenne, mais cela faisait du bien d'entendre ces mots. Elle aurait pu se moquer, mais la Tonnerre n'était pas comme cela, il le savait. Il caressa doucement ses mains, cherchant toujours ce contact simple, mais rassurant.

La suite fut bien plus difficile à entendre, pas qu'elle fut désagréable en soi, mais Ipiu n'avait aucun mal à dire les mots, ces mots que l'Anglais n'avait pas l'habitude d'entendre. Il se sentit rougir un peu plus, mais il se fit violence. Il devait écouter, apprendre ces sons, les intégrer, s'y accoutumer, comme un nouveau langage qu'on apprenait et même si ce n'était pas une langue comme le portugais ou le russe, par exemple, elle n'en demeurait pas moins complexe dans une société qui l'érigeait en tabou. Il ne répondit pas tout de suite. Il avait besoin de réfléchir à tout ce qu'elle lui avait dit, à ce que cela impliquait, pour eux, leur couple et l'avenir aussi. Il n'avait jamais envisagé la chose possible et il se trouvait un peu bête de ne même pas avoir fait de recherches sur le sujet... quoi que, ce n'était pas étonnant, dans le fond. Le Terre pressa les mains de son amie.

Ipiu... je ne veux pas que tu crois que j'ai besoin de ça pour t'aimer...

Il marqua une courte pause pour rassembler son courage.

Je... oui, je dois l'avouer... j'y... pense, j'aimerais... bien..., mais je ne souhaite pas que cela devienne un problème entre nous... je crois, oui, c'est aussi pour cela que je m'en veux, parce que je me sens... faible ? Parce que je ne veux pas t'imposer cela ?

Le Titan se tut à nouveau un bref instant.

Mais je suis d'accord pour qu'on cherche ensemble, si c'est quelque chose que tu souhaites, parce que tu as raison, je n'aurais pas dû considérer cela impossible sans me poser de questions. Ce n'est pas correct de ma part et j'en suis navré. J'espère que tu me pardonneras.

Il reprit son souffle.

Je t'aime, Ipiu. Je t'aime comme tu es, j'aime qui tu es, je t'aime toute entière et je suis désolé de te faire croire le contraire, de te faire croire que tu ne m'offres pas assez...

Nathanaël se tut, incapable de continuer et crispé à nouveau.

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/ !\ Là ça parle de sexe de manière décomplexée même dans le texte, tu peux passer ton chemin si t’as peur d’être choqué même si en soi rien de choquant j'pense… La bise.

Une nouvelle fois je lui laisse la parole je dois avouer que malgré la tension de l’instant certaines de ses mots me révoltent. D’où il croit qu’il peut m’imposer du sexe ? J’sais même pas pourquoi il pense comme ça. Enfin si, j’sais. Parce que dans notre putain de société une femme ne peut pas prendre l’initiative et avoir envie de baiser ? Juste baiser, parce que c’est bon ? Parce que j’aime ça ? Parce que je suis attirée par lui ? Tellement attiré par lui que ça m’fait peur, mes sentiments sont violents, et je dire que je souhaitais les réprimer… C’est tombé à l’eau.

J’avais pas envie d’avoir cette discussion maintenant. J’ai encore peur que ce dont j’ai envie me soit inaccessible… J’ai encore formidablement peur d’pas être à la hauteur pour lui. J’m’en veux de pas être comme il le dit capable de ressentir ce qu’il fera… Mais ça hey, j’peux rien y changer…
Alors j’ai deux choix. Choix un : me mettre en PLS et pleurer sur mon sort, le quitter pour qu’il puisse se trouver une meuf plus adaptée à ce niveau-là, un meuf complète et passer le reste de ma vie à m’enfoncer et me morfondre pour son bien… Ou choix deux : j’peux juste aller de l’avant, accepter que j’suis morte de trouille, accepter que ce sera pas parfait, accepter que la représentation que j’avais du sexe et la pratique que j’en avais ne sont pas l’ultime règle. Après tout, j’ai couché avec pas mal de personnes différentes et de bien des façons différentes. J’sais qu’il n’y a pas une norme mais un éventail de possibles… Alors pourquoi j’ai peur d’être différente ? P’t’être tout simplement parce que j’l’aime et que j’ai durement conscience de mes limites, conscience que ce que je peux lui proposer… N’est pas dans la norme communément admise. J’aimerais lui offrir plus. Le meilleur…
Mais si c’est avec quelqu’un d’autre, est-ce que ça me convient vraiment ? J’suppose que si c’était son choix, j’l’accepterais mais si c’est mon choix pour lui permettre d’être plus heureux mais qu’au final ça nous rend aussi malheureux l’un que l’autre… C’est juste tellement débile.

Quelqu’un m’explique pourquoi j’me mettais la pression toute seule là ? Sérieux. J’suis la reine des connes. Quand il le dit ça me choque, ça m’apparait tellement ridicule. Comment j’peux décider à sa place que je ne lui offre pas assez ? Comment j’peux me comporter comme une telle carpette ? J’me sens immensément conne et présomptueuse, j’inspire une grande goulée d’air…

« C’est pas une question de besoin Nath… C’est une question d’envie. Je sais que tu me forceras en rien, que tu n’exigeras rien de moi… Et si cela arrivait, penses-tu que je me laisserais faire ? Ce ne sont pas mes sentiments pour toi qui me retiendront de t’envoyer bouler si j’ne veux pas.
Le sexe c’est pas quelque chose qui se donne ou se prend… ça se partage et j’ai envie de partager ça aussi avec toi. C’est pas un besoin, j’pourrais vivre sans, mais j’en ai envie.
T’es pas le seul à pas avoir cherché, moi non plus j’m’y suis pas intéressée, alors que j’suis la première concernée… J’aurais pu m’poser ne serait-ce que la question, mais j’me suis dit que de toute manière ce serait une trop grande dépense d’énergie pour ce que ce serait… Et c’est plus simple de se dire que c’est impossible que de tenter et d’échouer j’imagine ? T’as pas à t’excuser, pour ça… Par contre pour avoir cru que j’te laisserais m’imposer quelque-chose comme ça si j’en avais pas envie sans te griller… J’te laisse libre de décider…
Et moi j’dois m’excuser, j’ai triché, j’ai été conne ? j’m’en rends compte maintenant… J’voulais pas t’imposer mes sentiments, du coup j’les ai un peu bidouillé pour ne pas déraper… C’était con, parce que j’ai pas compris que c’était tes sentiments à toi que j’ressentais… Et qu’au fond j’veux que tu saches que j’ai envie de toi, et que ça  ne changera pas de sitôt, et qu’je compte bien trouver un moyen de faire l’amour avec toi d’une manière plaisante. »

Ouai faire l’amour, parce qu’avec toi j’me rends compte que j’ai pas seulement envie de coucher… ça aussi j’en ai envie… Mais avec toi, il y a autre chose… Un autre sens. Parce que moi aussi je t’aime, même si ces mots sont les plus durs à prononcer. Parce que moi aussi je t’aime tout entier et sans restrictions. Parce que moi non plus j’veux pas de limites avec toi. Parce que j’te veux toi justement ? Ma main serre maintenant la tienne fortement, comme si ce geste pouvait te transmettre mes sentiments mieux que mes paroles.

Ton mo[strike]u[/strike]t[strike]on[/strike]:
 



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##   Mar 26 Juin 2018 - 20:43

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Nathanaël secoua légèrement la tête. Non, bien sûr que non, il ne pensait pas cela, il ne pensait pas qu'Ipiu se laisserait faire s'il faisait quelque chose qui lui déplaisait. Il savait qu'elle était le genre de femme à dire ce qu'elle pensait, à savoir ce qu'elle voulait et ne voulait pas. Quand il parlait de lui imposer « tout ça », il ne pensait pas à des gestes, il pensait plutôt à ses désirs qu'elle pouvait ressentir... mais il était vrai, peut-être aussi à ses moments d'égarements. Il ne savait plus vraiment. Une chose était certaine, il s'en était voulu de faire croître en elle un désir qu'elle ne pourrait combler, car c'était lui rappeler ses limites, c'était lui rappeler ce qu'elle avait perdu. L'Anglais se reprochait à présent de s'être arrêté sur ce fait, sur son handicape, car elle était bien plus que cela, de s'être s'arrêté sur l'impossible, au lieu de se concentrer sur le possible, de voir au-delà des limites.

La Tonnerre avait raison. Il s'agissait d'un partage. Le Terre le concevait aussi ainsi et c'était notamment là que se situait le problème. Il s'imaginait mal comment partager quelque chose quand l'une des deux personnes ne pouvaient pas ressentir ce qui devait être partagé. Cependant, il avait conscience des limites de sa réflexion... le mot réflexion étant ici d'ailleurs bien exagéré. Il avait peur, comme elle le disait, de prendre sans donner, de ne pas pouvoir lui offrir assez, mais jamais, au grand jamais il n'agirait sans le consentement de la femme qu'il aimait, tel un voleur brisant l'antivol d'un vélo pour le dérober (pardonnez-moi l'image...), s'appropriant ce qui ne lui appartenait pas. Il se détesterait pour le restant de ses jours s'il en venait à ne pas écouter ses avertissements, ses refus. C'était aussi pour cela qu'il était généralement très prudent dans ses actes. Il avait peur d'aller trop loin, de faire un geste déplacé qu'elle n’apprécierait pas, alors il préférait avancer prudemment, pour connaître les réactions, les envies de la Master et, finalement, connaître les siennes aussi, se découvrir dans cette nouvelle relation qu'il entretenait avec elle.

Le Titan fut étonné que la Sensitive n'ait pas cherché à savoir. Ainsi, elle était elle aussi partie du principe que c'était impossible ou était-elle simplement trop effrayé de la réponse qu'elle pourrait trouver ? Oui, elle confirma ses pensées. Il lui pressa les mains, maigre soutien lui semblait-il. Il tenta de lui sourire. Peut-être qu'ensemble, ils trouveraient le courage de savoir et même si la réponse obtenue devait les décevoir, Nathanaël ne se faisait pas trop de soucis, finalement, car comme il l'avait dit, il n'avait pas besoin de cela pour aimer Ipiu... et puis, peut-être que cette fameuse réponse serait simplement différente et qu'elle offrirait un nouveau champ de possibilité. Il s'arrêta un instant sur cette idée qu'il souhaitait intégrer.

L'Anglais ne comprit pas tout de suite pourquoi la Tonnerre s'excusait. Il trouva la situation un peu risible... car au final, ils avaient tous deux le même problème ou la même crainte. Elle ne voulait pas lui imposer ses sentiments, comme lui, en quelque sorte. Les deux amis étaient vraiment incorrigibles. Il sut  qu'il rougissait légèrement à nouveau vers la fin du discours de la Master et il sentit une douce chaleur apaisante se répandre dans son corps. Si c'était ce désir qu'elle ressentait pour lui qui l'avait tant troublé auparavant, à présent, il trouvait ces mots bien plus doux. Leur discussion avait manifestement eu un effet positif sur lui. Tout n'était de loin pas réglé, mais il avait déjà progressé. Elle pressa sa main et il comprit, sourit. Elle aussi, il y avait des mots qu'elle ne parvenait pas à prononcer, pas encore, ou peut-être qu'elle trouvait simplement qu'ils n'exprimaient pas assez fidèlement ce qu'elle ressentait.

Alors nous trouverons ensemble.

Nathanaël n'avait que murmuré ces mots. C'était une promesse qu'il lui faisait, de s'assumer mieux, d'apprendre ce langage qu'il avait envie de maîtriser pour pouvoir en parler avec elle, sans honte et sans gêne, mais aussi de leur accorder, à leur couple, une plus grande confiance encore, de ne plus s'arrêter à des préjugés qu'il s'était créé sans même s'en rendre compte,  de ne plus jamais réduire Ipiu à ce qu'elle ne pouvait pas faire, de ne plus voir ce qui était peut-être impossible, mais de se concentrer sur tout ce qui était possible.

L'Anglais eut envie, encore et encore de lui dire qu'il l'aimait, mais il se retint, ne souhaitant pas que ces mots perdent de leur sens à être dits trop souvent. Alors, il se contenta de l'observer avec douceur et tendresse, ses yeux noisette accrochés aux améthystes d'Ipiu, de lui communiquer tout ce qu'il ressentait pour elle dans ce simple regard, l'amour évidemment, mais de la reconnaissance, de la gratitude et une sorte de fierté d'être avec elle. De son pouce, il caressa sa main. Le silence, à présent, avait perdu tout son caractère pesant et gênant. Il n'était que promesse et espoir, du moins dans le cœur du Terre. Les deux amis ne se précipiteraient pas, mais ils continueraient d'avancer ensemble, à leur rythme.

La lumière leur faisait toujours défaut. Personne ne semblait se soucier de l'ascenseur en panne, ni de ses potentiels occupants. Le Titan se demanda s'ils resteraient enfermés toute la nuit. Peut-être devraient-ils chercher un moyen de se manifester. N'y avait-il pas de bouton d'alarme ? Il ne s'était même pas posé la question, trop obnubilé par d'autres considérations bien plus personnelles et bien plus importantes alors. Il se décida à quitter les yeux de son aimée pour observer le tableau de commande. Chaque étage y était représenté, ainsi qu'un dessin d'une clochette et un autre où il était écrit « stop ». De ce dernier, ils n'en auraient pas besoin...

Au moment où Nathanaël envisagea de se relever pour aller presser l'alarme, la lumière de l'ascenseur s'alluma, mais sans que ce dernier ne se remette en mouvement.

Ah, quelqu'un a manifestement réagi. Je vais essayer d'appuyer sur un bouton.

Il se releva pour mettre à exécution ce qu'il venait d'énoncer.

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Emploi/loisirs : Euh... Ecrire ?
Humeur : Vous connaissez le syndrome de la cocotte minute ? Bah voilà. sous pression et prête à exploser !

On trouvera ensemble. On a le temps hein ?
C’est une promesse, c’est doux, c’est chaud comme tes yeux quand ils se posent sur moi. Je me suis calmée comme tu t’es calmé. Je voulais qu’on parle et j’ai l’impression qu’on a beaucoup parlé… Même si au final c'est surtout moi qui ai beaucoup parlé, comme d’habitude. J’ai fini par te dire tout ce que je pensais, et comme d’habitude j’me sens mieux. Te parler. Tout te dire. C’est ce qui me permet d’avancer depuis un moment, mais d’habitude j’attends toujours le dernier moment, toujours que ce soit trop douloureux pour être contenu… Là c’est plus doux et malgré la gène que je sens chez toi, j’ai l’impression que pour une fois je ne te laisse pas troublé et anxieux, parce qu’aujourd’hui on n’a pas parlé de passé mais d’avenir… Et ça change tout.
Je ressens ses sentiments et j’dois avouer qu’ils me flattent, me réjouisse… Me font me demander pourquoi j’ai mis tant de temps à accepter les miens. Peut-être parce que j’les trouve bien plus violents en comparaison ? P’t’être parce que j’avais du mal à accepter qui j’étais et que c’était douloureux d’être auprès de quelqu’un qui le faisait plus que moi ? P’t’être parce que j’me considérais pas vraiment comme entière ou comme quelqu’un d’acceptable et que j’voulais pas faire peser tout ça sur ses épaules ? J’en sais rien. Il devait y avoir des milliers de contres et mes sentiments ne contrebalançaient pas leur poids… Et maintenant, maintenant j’ai toujours trop peu confiance en moi, mais j’crois que j’peux faire avec, tant qu’il est là.
J’lui souris et j’crois que c’est avec douceur, mais j’sais pas. J’lui souris comme une Ipiu sourit à un Nathanaël, un sourire qu’elle partage qu’avec lui j’crois, comme ce sentiment de chaleur. Ses mains enserrent encore les miennes et j’les remonte au niveau de mes lèvres pour poser un baiser sur ses phalanges.
Très sincèrement ? J’ai du mal à me reconnaitre dans ce rythme cardiaque qui ralentit doucement pour réaccélérer aussi sec. J’me reconnais pas dans cette chaleur, dans cette douceur. J’ai du mal à ne pas me trouver idiote d’être ainsi troublée, mais au fond j’m’en tape. Les contres existent toujours, mais j’les écoute plus, parce que je l’aime et que j’ai accepté que ça comptait plus que tout pour moi. Putain de niaise. J’assumerais jamais ça à voix haute. Je sais ma connerie atteint des cimes.

A vrai dire j’sais pas combien de temps on passe à se regarder sous la lumière blafarde de l’alimentation de secours, -c'est nouveau ça d'ailleurs, j'ai déjà passé trop de temps dans le noir ici- mais aussi bizarre et inconfortable qu’eut été la situation je ne l’aurais échangée pour rien au monde et j’aurais apprécié qu’elle dure encore un moment. Juste lui et moi, main dans la main, et le reste j’m’en fous… Mais la lumière revient me cramant la rétine, je cligne des yeux, le moment est passé. Il appuie sur le bouton du 3e étage et l’ascenseur reprend sa course sans heurt. Je garde ma main dans la sienne jusqu’à ce qu’il s’arrête. J’aimerais que cette soirée ne se finisse pas, mais il faut que je me rende à l’évidence, il est tard et nous serons tout deux bien occupés cette semaine… Je vais essayer d’être raisonnable et ne pas lui proposer un dernier verre. Surtout qu’il faut pour ma part que j’prépare encore mes affaires et qu’me sèche les cheu… Ah non ils semblent avoir séché en grande partie dans l’ascenseur… -faut dire que l’ambiance était chauuuude.- j’me demande dans quel états ils peuvent bien être… Sans doute pas pire que ceux de mon aimé séchés au plaid-éponge.
J’ai l’impression qu’une multitude de choses se sont passées ce soir, et j’ai l’sentiment que je ne veux pas me séparer du jeune homme. RAISONNABLE OKAY. La niaise tu dégages.

« Tu m’embrasses une dernière fois et on va se coucher ? »

Voilà raisonnable. Il accède à ma demande et c’est tout doux, tout frais. Je l’aime. Nous nous séparons au milieu du couloir séparant nos dortoirs respectifs après avoir essayé chacun notre tour de convaincre l’autre de le raccompagner. On est niais. JP-déjà-P de nous.

Une fois dans ma chambre je me laisse aller à me remémorer notre soirée… Et même maintenant j’capte pas pourquoi ça a dérapé à un moment et pourquoi il s’est senti tellement coupable de son désir subitement… Mais c’est pas l’essentiel, l’essentiel c’est ces regards échangés, c’est le plaisir de partager une part de pizza dans un endroit chouette, c’est mon cœur qui bat en pensant à lui.



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