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Entre les lignes | Alexander
##   Mar 12 Juin 2018 - 12:52

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Afya Soubagamousso
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Je m’appelle Afya, trois lettres un prénom, une vie, des mots. Je m’appelle Afya Soubagamousso, un nom une origine des racines, des mots encore.
Je suis née dans un pays lointain, un pays que personne ne connait. Quand je dis Côte d’Ivoire, les gens ne saves souvent pas situé, mais ils voies sur ma peau que je viens d’Afrique, alors ils crois me connaitre. Ils crois connaitre mon pays, mais l’Afrique n’est pas un pays, l’Afrique est un continent et mon pays n’est pas lié par une seule culture, mon pays est une diversité, mais peut-être que j’en reparlerais plus tard.
Je suis arrivé à Terrae il y a maintenant quatre ans, mais je n’ai jamais réussi réellement a m’y intégrer. Je suis trop timide, peut-être trop craintive ? Je n’ose pas aller vers les gens, s’ils ne viennes pas à moi je ne sais comment les abordé. Je crois que cela fait de moi quelqu’un de solitaire, mais la solitude me pèse. J’ai parfois l’impression que le silence va m’engloutir, et pourtant je n’ose pas m’imposer à mes rares amis, je n’ose pas dérangé. Alors je passe mon temps à écrire, comme si mes mots pouvés s’épanouir ainsi.
Avant je voulé être conteuse, mais au Japon les conteurs ça n’existe pas, alors je suis plongeuse à la cantine. Et j’plonge dans l’évier, et j’éponge mes rêves étoilés. J’aime toujours quand ma voie romt le silence, mais elle le fait moins souvent, moins souvent je m’avance pour m’offrir aux projecteurs de regards étrangers. Pourtant, j’essaie encore, je conte encore… Et je sens que le papier a gagné, la voix se tait, les écrits naisses.
Ecrire c’est pas pareil, écrire c’est plus difficile, si un mot cloche, le lecteur peut le reprendre, le relire il décroche, et moi j’ai peur. J’ai peur qu’on me lise, peur qu’on commente mon orthographe. J’ai appris à écrire tardivement, et je sais que je n’écris pas comme il faut, que mes mots sont à moi et n’existes pas toujours. Alors j’ai peur qu’on me lise encore plus qu’on ne m’entende, pourtant si tu le veux j’aimerais que tu continues à me lire, je n’aurais sans doute pas le courage de t’adresser la parole, mais si tu es tombé sur ce cahier, j’aimerais que tu me répondes…

Maintenant tu as le choix, tu peux refermer ce cahier et le replacer à droite du livre de contes que tu voulais emprunter ou à gauche de l’histoire de la sorcière sans visage je ne le sauré pas, tu peux aussi partir avec je ne t’en voudré pas car le cahier est à peine entamé et tu pourras sans doute l’utiliser encore… Mais il te reste un autre choi, tu pourré me répondre et pourrait s’apprivoiser avec le temps…

Je t’attends avec espoir.

Afya


Entre les lignes | Alexander Fyfy10
##   Mar 12 Juin 2018 - 13:52
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[musique écoutée:
                                           Besaid Island (final fantasy
                                           X, Masashi Hamauzu]


Entre les livres muets, le jeune garçon reste bouche mi-ouverte sans plus de son à contempler les lignes.
"Alors c'est vrai ce qu'on m'a dit, il yen a vraiment d'autres? Des gens comme moi ?..."
Ses yeux sombres descendent et remontent le paragraphe comme à la recherche de plus de mots, plus d'informations, un peu plus de son interlocutrice. Légèrement abasourdi, Alexander finit par sortir de son immobilité mi torpeur, mi transe pour partir à la recherche de quelqute chose pour écrire.
"Un crayon mal taillé, je suppose que ça fera l'affaire. "

Il se pose à une table et commence sa réponse:

Je m'appelle Alexander, Alexander Wiesel. Si j'avais des amis il m' appelleraient sûrement Alex, en quatre lettres. J'ai grandis en Allemagne, dans un pays où personne ne connaît le pays où tu as grandis. Où l'on croit connaître lorsque l'on voit une peau plus sombre et l'on n'en connaît que du mal. Alors on sourit de loin et l'on s'accroche à son sac à main. Je ne vais pas te mentir, je ne sais pas plus le situer sur une carte que mes compatriotes. J'ai grandis dans les livres avec des mots et sans image. On peut dire qu'ils étaient mes amis mais aucun ne m'a jamais appelé Alex. Ils se contentaient de m'appeler en silence depuis une étagère, un tiroir ou l'autre côté du lit. Des œuvres "fondatrice" jamais de Côte d'Ivoire pas plus que du Congo ou du Sénégal. Des noms que je connais mais que je ne lis pourtant nul part.

Ces lignes que je t'écris, je ne les attendais pas. L'écriture, c'est mon lien avec mes racines. Et ce lien je le pensais rompu; peut-être qu'il est juste aujourd'hui un fil ténu qu'il me faut consolider. Peut-être que ton appel est la pelote dont j'avais besoin. Mais je reviendrai aussi sur mes racines plus tard. Peut-être.

Terrae, cela fait tout juste quelques jours que j'y suis arrivé, je suis encore un peu perdu sur pas mal de choses mais au moins ça m'a permis de changé mon air.
Pour moi, ce n'est pas tant que je soit timide, c'est plus un manque d'envie ? Un manque de partage de considération, un désamour du bruit et des conversations sans but. Dans les écrits tout à un but, et lorsqu'un personnage dit quelque chose qui ne semble pas en avoir c'est qu'il fait appel à quelque chose de sensé qui va arriver.
C'est pourquoi l'orthographe n'importe que peu à mes yeux. Si j'aime la belle lettre d'une phrase alambiquée et maîtrisée, j'aime bien plus encore la sincérité d'un mot griffoné, cafouillé, catastrophé sur un papier abîmé qui lui donne du sens.
C'est pourquoi j'ai fait mon choix.
Toutes les histoires ne naissent pas d'un même lieu commun parfait, perfectionnable et perfectionné.

Et si on écrivait notre propre conte ensemble ?

Je finis à peine mes lignes que je me languis déjà d'une réponse,

Alexander



Alexander passe son regard concentré sur ses propres lignes, parfois les suivant de son majeur droit. Il relu une fois, deux fois, trois fois, encore et encore. Comme pour vérifier qu'il n'y avait pas de fautes mais il n'y en a pas, il le sait, il vérifie chacune de ses phrases des dizaines de fois déjà alors qu'elles ne sont pas même écrites. Non, il cherche des fautes sur lui même. Est-ce qu'il se connaît vraiment ? Est-ce que telle ou telle phrase était spontanée ou le fruit de très formulations si travaillées qu'il affectionne tant ?
Finalement, il s'arrêta de lire pour contempler la page qui était devenu sienne de ce carnet commun, le regard dans le vide; comme s'il ne regardait pas vraiment la page mais ce qu'elle était, ce qu'elle représentait. Il referma l'ouvrage fraîchement entamé, glissa sa main droite le long de la couverture légèrement rugueuse et pris une grande inspiration. Il souleva sa chaise afin de se reculer, la rangea méticuleusement à la place qui lui semblait attitrée puis s'empara à nouveau du carnet pour aller le ranger.

"Oh, j'allais oublier..."
Il corna la page noircie par Afya puis glissa son nouvel ami entre le livre de conte et l'histoire de la sorcière sans visage.
##   Mar 12 Juin 2018 - 18:49

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Afya Soubagamousso
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Bonjour Alex, est-ce que tu me laisses le droit de t’appeler comme ça ? On n’est peut-être pas encore amis, mais j’aimeré t’appeler ainsi… Comme ça tu auras enfin un écrit qui t’appelle par ton surnom ce serait chouette.
Merci d’avoir répondu, tu n’imagines pas le plaisir que j’ai ressenti en trouvant tes mots à la suite des miens, j’espère ne pas t’avoir fait trop attendre car moi je ne t’attendais plus. J’ai écrit mes frases il y a plus d’un mois et j’ai cru que personne n’y répondrait. Peut-être que personne ne les avait trouvées ? Je ne sais pas, je me disais qu’en cachant se cahier entre deux livres que j’aimais j’avais plus de chance que quelqu’un qui me ressemble le trouve… Mais personne ne répondait, alors j’ai cru que personne ne répondrait jamais… Et puis tu as répondu.

Chez moi on n’a pas peur des toubabous, c’est comme ça qu’on vous appeler. On n’a pas peur mais on sait que votre vie vaut plus que la nôtre alors on vous respecte. Du moins, je crois, je sais pas. J’avais jamais vraiment parlé à un blanc avant d’arriver à Terrae. On sait que vous existez, mais on ne vous croise pas souvent. Vous parler c’est encore plus rare, pour moi vous avez longtemps été des animaux étranges et mystérieux… Je ne croyé pas à votre existence petite, je crois que la première fois que j’ai vu un toubabou j’avais six ou sept ans, avec ma sœur Adjambo on été terrorisé on pensé que c’était un marabout… J’y ai baucou réfléchi depuis que je suis à Terrae, je crois que nos cultures coexistent sans se croiser, nous avons un monde mais nous ne le partageons pas vraiment. Je sais pas si tu comprends ? Chez moi vous manquez de visibilité, chez vous je n’apparé pas plus.

Je crois que je te comprends un peu, tout semble plus simple quand c’est déjà écrit. Quand on lit quelque chose le texte est souvent fini, c’est un ensemble achevé, un tout qui ne tend plus à bouger… Mais c’est aussi un peu triste quand un personnage ne peut pas sortir de sa page. Quand le petit chaperon rouge ne pas décidé qu’il n’a pas envie aujourd’hui de prendre ce chemin pour une fois et de ne pas croisé le lou pour mangé son gouter avec sa grand-mère. L’écrit est figé, fixe. C’est rassurant, mais chez moi on a la tradition de l’oralité, je connaissé pas ce mot, mais une amie me l’a enseigné et je le trouve beau. Chez moi les histoires évolues des qu’elles sont conté, leur but et leur finalité peut changer à volonté…
Mais en te relisant, je me demande si je ne t’ai pas mal compris… Peut-être ne parles-tu pas des histoires, mais des conversations de tous les jours ? Je ne suis pas certaine… Mais parler n’a-t-il pas pour but de rompre la solitude ? Je ne sais pas, mais je le ressens comme ça.
D'ailleurs je voulais te demander : c'est toi qui a corné la page ? Y-a-t-il une raison ? Dois-je faire de même ? D'ailleurs quelle type d’histoire voudré-tu que nous écrivions ? Je te laisse décider, je pense que j’ai déjà trop parlé.

A bientôt je l’espère,

Afya



Entre les lignes | Alexander Fyfy10
##   Mer 13 Juin 2018 - 0:19
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[Musique écoutée: Torchlight, tout l'labum Realms Of Oblivion]


Alexander pénétre une fois de plus à pas feutrés sur le seuil de la bibliothèque. Il n'avait toujours pas lu un livre depuis son arrivé mais il n'y en a qu'un seul qui l'intéressait et il n'était pas vraiment de ceux que l'on s'attend à trouver dans ce genre d'endroit. Et certainement pas celui qu'il s'attendait à y trouver lui-même.
"Est-ce qu'elle m'aurait répondu?"

Cela faisait un moment qu'il résistait à l'envie de se ruer sous ce toit de peur d'être déçu de ne trouver que ses propres lignes, de peur de se trouver lui même ridicule ou bien pire encore: de peur de croiser l'inconnue. Ce serait tout bonnement terrible. Ce début de relation avait cela d'excitant: comme dans un livre, il pouvait à loisir imaginer comment était le personnage.
Pour lui "un bon personnage est suffisamment décrit pour être identifiable mais avec la retenue nécessaire pour qu'il puisse être n'importe qui d'autre." et c'était exactement ce qu'il avait trouvé en amont de ces pages blanches.

Cachant son excitation bouillonnante, il glisse calmement discrètement jusqu'à l'allée qui contient l'objet de son attention.
"Hmm, la page n'est pas cornée, peut-être qu'elle ne s'est même pas rendu compte de ce que j'avais fait?"
De son seul index il fait basculer le livre avec délicatesse pour le sortir de son sommeil et le pause sur la paume de sa main gauche. Arès de rapides coups d’œil de part et d'autre des étagères pour vérifier qu'on ne l'a pas vu, il ouvre l'ouvrage.

Stupéfaction, bonheur, appréhension.
"Un instant... Et si... Et si ce n'est pas moi qu'elle cherchait, qu'elle attendait? Et si je l'avais déçu? Peut-être que j'ai paru antipathique avec mon laïus sur le bruit et le sens..."
Mais très vite il oublie ses questionnements et ses craintes et commence sa lecture comme s'il était assoiffé d'encre.

---

Chaque lignes, chaque mot, chaque virgule le laisse plus interdit que les précédents. Tant et si bien qu'il lui faut relire plusieurs fois et les phrases morcelée par sa réflexion et le texte une fois arrivé à son bout. Il ferme le cahier.
Dans une voix imaginaire qui est la sienne sans l'être résonne certains mots

Alex
Toubabou
Sortir
Alex
Fini
Ecrivions
Solitude
Alex
Oralité
Alex
Alex
Alex


C'était plus un jeu sur les mots qu'il pensait jouer à deux, lorsqu'il a écrit son nom tronqué de la sorte. Une expression d'un mal être qu'il refuse lui même de voir, ou peut-être qu'il ne peut pas encore le voir? Il ne s'attendait pas à ce que quiconque attrape cette main plus ballante que tendue.

Passe un temps le regard dans le vide. Il sent une larme poindre à la commissure de son œil. Qu'il balaye sans même y penser. Il ne s'est toujours pas autorisé à pleurer depuis le jour qui l'a mené jusqu'ici. Et c'est justement la montée de ces sentiments et sensations qui l'en sortent.
Il se pose à une des tables et commence:

Bonjour Afya, enfin, à l'heure où je t'écris la nuit approche à grandes enjambées. Je suppose que tu peux bien m'appeler comme tu le souhaite tant que je m'y reconnais? L'arbre n'a jamais demander à s'appeler arbre pas plus que la coccinelle même si elle doit bien se vanter d'un si joli nom.
Peut-être que quelqu'un déjà t'avais lu sans oser répondre? Peut-être que ce n'était pas la bonne personne? Peut-être encore que quelqu'un lit notre conversation? Comme si nous étions les auteurs et lui le lecteur. C'est une idée qui peut être effrayante et étrangement elle me plaît.

Je trouve qu'il y a quelque chose de grand dans les écrits. Même ceux qui cherchent à prendre le contre-pied de ce principe finissent par l'être. Une cohérence comme un grand puzzle qui s'assemble mot après mot ou une fresque que l'on verrait de trop près et dont on doit mettre mentalement les images bout à bout. Une sorte de conversation terminée que l'on revit à son propre goût. Ce n'est pas vraiment fixe c'est plutôt... Comme s'il y avait un point d'ancrage qui ne permet que de s'éloigner d'une certaine distance mais dans toutes les directions imaginables! Et lorsque la distance est trop courte il suffit de s'emparer soit même de l'oeuvre et de la réécrire, d'en faire son propre récit à partir d'un même ADN initial! Ou même le théâtre, avec un même texte, les mêmes didascalies, les mêmes indications de décors l'on aboutit à des milliers de versions de la même pièce! Même si... Je ne sais pas trop... J'ai pas vraiment l'habitude des histoires orales mais je suis certain qu'elles ont aussi leur lot de grandeur justement par leur flexibilité inhérente encore plus grande!

Pardon, je crois que je me suis un peu laissé emporté, j'espère que tu n'as pas trop de mal à me comprendre parfois... Pour moi si l'on parle c'est que la solitude est déjà rompue. Des fois une présence silencieuse c'est déjà quelque chose. Même une présence qui n'est pas physique. Un peu comme je me sens quand je te lis...

Par contre... Je veux pas être blessant mais... Qu'est-ce que c'est que cette connerie?! Aucune vie vaut plus qu'une autre et certainement pas pour une histoire de pigment ou de lieu de naissance! On doit respecter tout le monde comme un égal jusqu'à ce que la personne ne s'en montre plus digne. Si quelqu'un ne peut pas traiter une autre personne comme son être humain égal, peu importe la raison, alors il ne mérite pas que l'on  en fasse de même. Certaines personnes sont meilleures que d'autres à certaines choses (je suis certain que tu contes bien mieux que moi) mais il n'en reste pas moins des êtres humains avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs pigments, leurs envies, leurs rêves, leurs déceptions, leurs réussites, leurs échecs et... Et merde, quoi. Qui c'est qui vous a mis ces idées en tête?


Il s'arrête d'écrire presque haletant tant il s'en est pris à cette pauvre page qu'il a manqué de percer par deux fois; et rajoute en bas de page:

PS: Je m'excuse d'y être allé un peu fort, j'espère que tu ne le prendra pas mal.
PPS: Je cornais la page pour qu'il soit plus facile de savoir quand l'un a répondu à l'autre, tu ne pense pas que ce soit une bonne idée?
PPPS: Est-ce que l'on peut vraiment connaître le genre de l'histoire que l'on écrit lorsqu'on la vit? Je n'ai plus qu'un mot: "belle".

Amicalement, Alex


Alexander laissa tombé son dos sur le dos de sa chaise. S'il avait su qu'il s'ouvrirait autant, il aurait commencé un journal personnel il y a bien longtemps. L'idée de laisser tant de sa personnalité et de ses émotions à quelqu'un... Non... A quiconque, le foudroya d'un coup. La pensée fugace d'arracher la page pour recommencer traversa son esprit.
"Non... Le fait que ce soit un écrit ne doit pas m'empêcher de livrer ce qui est sincère. Je me suis emporté parce que ces mots ce sont qui je suis. Ce serait malhonnête voire même méchant que de les retirer. Ce serait trahir ma locutrice. Non, les écrits restent."

Il hésita à corner les pages puis les laissa telles qu'elles. "Je devrais attendre sa réponse avant de recommencer..."
Le livre de plus en plus étayé repris sa place.
##   Mer 13 Juin 2018 - 19:39

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Afya Soubagamousso
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Bonjour Alex, je suis venue de bon matin aujourd’hui, j’avais hâte de savoir si tu m’avais répondu… J’essaie de ne pas venir tous les jours, de ne pas trop espérer, de ne pas trop attendre pour ne pas être déçu… Une part de moi se dit qu’on pourré essayé de se fixé des règles, se dire « je viens tels jour et je reviendré tel jour » mais j’aime l’attente, j’aime ne pas savoir, j’aime l’appréhension et puis j’aime trouver tes mots. Hier quand je suis venue le cahier n’été pas à sa place, alors ce matin je me suis permise d’espérer… J’ai enfrint ma règle et je suis venue deux jours d’affilé… Tu crois que c’est bizarre ?
Tu as raison, peut-être que quelqu’un avé trouvé ces mots mais ne s’y été pas reconnu, alors merci de t’y être arrêté, et si quelqu’un nous lit qu’il se sente libre de nous répondre, si nous sommes deux nous pouvons être trois qu’en pense-tu ? J’ai jeté ce cahier comme une bouteille à la mer, qu’elle puisse abreuvé d’autres naufragés serait une belle chose ?
Avant que je n’oublie encore, puisque tu écris mieux que moi, pourré-tu souligner mes erreurs si cela ne te demande pas trop de travail bien entendu ? J’ai oublié de te demander la dernière fois, j’avais tellement de choses à te raconté que certaines se sont égaré. J’ai du chercher dans un dictionnaire certains de tes mots, je ne connaissais pas le terme ADN (et je ne suis toujours pas certaine de le comprendre par ailleurs) ni celui didascalie. Je connaissais le téatre, mais je ne savais pas qu’il s’écrivé.
Je crois que je comprends ce que tu as voulu dire, et j’aime bien ta façon de penser. Pour moi une fois écrits les mots appartiennent encore à l’auteur, pour toi ils appartiennent déjà au lecteur. Je vais y réfléchir car j’aime bien cette idée.

Je pense que je te dois des excuses, tu as raison aucune vie ne vaut plus qu’une autre. Pourtant dans mon pays c’est une réalité, s’il y a un accident de car on soignera les blancs, car on sait que les blancs ont assez pour payer. Si tu es noir il vaut mieux avoir de l’argent dans tes poches, sans quoi on ne te soignera pas. Tes proches n’ont que rarement assez pour payé tes soins. La réalité ne me semble plus la même depuis que je suis au Japon, ici tout le monde doit être sauvé… J’ai l’impression que l’égalité n’est pas un concept applicable chez moi, soit tu as de l’argent soit tu n’en as pas, nulle égalité quand la naissance décide de ton avenir. Pourtant chez moi rien n’est réellement question d’argent, quand tu as-tu partages, quand tu n’as pas tu espères. L’argent régente tout mais quand tu n’en as pas tu as plus tendanse à partager ce que tu as, comme si l’argent était la seule denrée que l’on ne peut partagé ?
Je comprens ta surprise, elle est commune quand je parle de chez moi, mais est-ce si surprenant que nos priorités soies différentes des votres ? S’il te plait, ne prens pas mon peuple en pitié, il n’est rien de pire. Nous avançons, nous construisons, nous apprenons, mais vous aussi vous avez fait des erreurs en vous construisant.

A bientôt,

Afya

PS : j’ai corné les pages, c’est une bonne idée.


Entre les lignes | Alexander Fyfy10
##   Mer 13 Juin 2018 - 21:07

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La première fois que je suis tombé sur ce cahier, je n'ai pas bien compris ce qu'il faisait là. Dans le doute, je ne l'ai qu'effleuré, je l'ai regardé longtemps mais je ne l'ai pas ouvert... J'avais l'impression qu'il n'était pas le mien, alors je n'avais aucun droit de l'ouvrir... Mais je revenais souvent dans cette allée, entre ces étagères remplies de livres de conte qui m'intéressaient de plus en plus. Oui. Moi le garçon qui veut absolument résumer ma vie par des faits et des termes limites scientifiques, je me sentais mieux en lisant le fantasque, en m'imaginant l'irréel, en songeant à l'impossible qui a pourtant tellement de sens. Et je retrouvais ce cahier. Ça m'intriguait.

Alors je l'ai ouvert... et je me suis aussitôt senti coupable.

J'ai lu les échanges de deux âmes qui ne me ressemblaient pas du tout. J'ai vu des personnes passionnées et ça me dépassait totalement... J'étais dépassé... mais ému aussi. Parce qu'elles écrivaient de telles manières à ce que je pouvais les entendre. Et, bizarrement peut-être, j'ai toujours mieux retenu ce qu'on me disait que ce que je lisais. Du moins du premier coup. Les sons me paraissent tellement importants dans ce monde de bruits. Ils faisaient déjà un conte de leur échange, et dans ma culpabilité, j'étais impatient de voir ses deux âmes échanger leurs idées.

Et comme de par magie... Ils se sont senti lus.

J'ai pas réfléchi sur le coup. J'ai pris mon crayon, un peu dépassé par ce que je faisais, et j'ai décidé de noircir une page, une seule... Pas pour m'intégrer à eux... Pas forcément je pense. Mon geste n'était pas aussi violent. Je voulais juste être celui qui volait... ...Comme si je volais pour gravir la montagne qu'ils créaient à eux deux. J'ai pas meilleure comparaison à offrir...

*

Bonjour,

Je suis Chrys. Je viens de France mais je pourrais bien venir de nulle part, ce serait la même chose à mes yeux...
Ça va peut-être paraître stupide de le faire maintenant mais, j'ai lu votre cahier. Ce serait mentir de dire que je ne m'en sens pas un peu coupable, que je ne touche pas quelque chose de sacré car effectivement... j'ai un peu partagé votre échange. Je lis vos découvertes de l'un, de l'autre, de vos termes respectifs, de vos mots, vos façons de vous exprimer, et je trouve ça fascinant. Moi qui suis trop capable de sincérité en parlant, quitte à être méchant, j'ai trouvé une sorte de paix à vous lire... à vous entendre quelque part.
Vous devez avoir l'impression que j'écris pour m'excuser d'abord... Je pense qu'au fond de moi c'est le cas. J'ai pris mon crayon, comme une envie soudaine et vive... peut-être un besoin ? Je suis juste... content. De vous voir communiquer ainsi, comme deux amis qui se retrouvent, alors que je ne vous connais pas, que vous ne vous connaissez pas... du moins de vue.

Alex, Afya, vous avez une humanité grandiose. Et ça me fait du bien de voir qu'elle peut grandir en chacun de nous, peu importe nos origines ou ce que l'on considère comme de la richesse.

Alors... Selon vos priorités, selon ce qui est vous... Je serais réellement ravi de vous voir échanger... et pour reprendre les verbes d'Afya "avancer, construire, apprendre", ce conte qui noircira peut-être ces pages. J'espère. Vraiment. J'aimerais la lire en tout cas... et peut-être d'autres qui n'osent pas écrire après moi.
Bref. Construisez... s'il-vous-plaît.

Sincèrement,
Chrys.


*

J'ai refermé et corné le cahier, avec la sensation d'avoir écrit pour rien... mais d'avoir parlé de tout. J'avais l'impression d'être plus léger en sortant de la bibliothèque.


Entre les lignes | Alexander Or1Jn
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