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Machine à laver | Søren
##   Mar 31 Juil 2018 - 1:33

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Bon ok. Je vais arrêter de me dire que se connaissances en physique sont affligeante pour louer le bon sens qu'elle semble mobiliser bien plus capablement que moi. Note pour plus tard, lui payer un café pour me racheter une conscience. N'empêche, j'ai pas pensé à internet. Je sors d'une putain de grotte ou quoi? Non okay, un forêt... Mais c'est pas pareil....

Activant mes doigts sur l'écran du portable, je me lance donc à la recherche d'un site de Terrae, je m'impose de louer le génie de la jeune femme à haute voix.

"Parti comme on est, on va s'en sortir, avec mon téléphone et tes idées, ça devrait le faire."


C'est vrai que de sortir de la passivité me permet de prendre le dessus sur mon envie de sortir un ouvre boîte géant pour me sortir d'ici. Pourquoi j'espère vivre dans un cartoon?

"Franchement, je plains votre électricien. Il doit pas chaumer le type. En fait toute l'équipe d'entretien de Terrae doit être .... bah du tonnerre ... pour gérer l'endroit."

J'ai pitié de moi-même et préfère donc composer le numéro signalé comme étant l'accueil de Terrae... Mais le courant de l'institut est coupé alors aucune tonalité de l'autre coté. Je parlais de manque de lucidité c'est ça? Pendant ce temps, je répond tranquillement à l'interrogatoire de la demoiselle.

"Temps qu'il n'y a rien de plus gros qu'un loup, je devrai m'en tirer. Bon j'ai vu un hippopotame batifoler dans un lac, mais je suis presque sûr que c'est encore une question de pouvoir. Ou je me suis dit ça pour me rassurer. Mais qui irait mettre un animal comme ça dans le lac?"

Une partie de moi doute quand même un peu.

"Mais oui, j'y vis. J'ai pour principe de choisir mes colocataires."

Bizarrement, l'endroit qui m'est venu le plus intuitivement en ville pour appeler est le cinéma. Pendant une diffusion, y a forcément un type en train de glandouiller pas trop loin d'un téléphone non? Bon départ, ça sonne. Un instant d'angoisse et quelques sonneries passent avant qu'une voix ne se manifeste. Aussitôt je lui sers en peu de mot avec le plus de précision possible, notre situation et je conclus ma tirade ainsi :

"... Et du coup, si vous pouvez prévenir un master ou le technicien, dans l'idéal les deux... Je dois avouer qu'on s'y sent un poil à l'étroit."

Perplexe, mon interlocuteur fini par laisser échapper un soupir avant de me dire qu'il s'en va faire ça immédiatement. Les choses sont en marchent, c'est un progrès.

"Bon bah maintenant, on a plus qu'à tuer le temps. Je doute que mon couteaux soit d'une grande utilité pour cela par contre."

L'humour, source de plaisir depuis des temps où les blagues étaient drôles.
##   Mar 31 Juil 2018 - 23:41
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Faut avouer que la situation a quelque-chose de très cocasse. Afya est en train de donner des idées à quelqu’un pour se servir d’un téléphone portable et aller sur le net. Deux choses qu’elle ne sait par ailleurs elle-même pas faire. C’est comme beaucoup de choses dans ce monde, elle sait qu’elles existent, qu’elles sont utiles et/ou faisables mais elle ne sait pas les utiliser ou les faire elle-même. Par exemple : elle ne sait pas dessiner, mais elle sait que c’est faisable et elle sait même ce dont on a besoin pour le faire. Elle ne sait pas faire de tarte aux pommes, pourtant elle se doute qu’il faut des pommes, de la farine, du sucre, des œufs, peut-être du beurre et quelques ustensiles de cuisine comme un four…

« Je crois pas qu’on ait d’électriciens, les masters tonnerre gèrent seuls… »

Ce qui est en effet le cas, de même que les eaux gèrent les canalisations et les feux le chauffage… A Terrae, peu de choses fonctionnent comme ailleurs… Elle n’entend rien de son trouble au téléphone mais c’est elle qui se retrouve à ouvrir des yeux ronds comme des soucoupes. Rien de plus grand qu’un loup ? Il sous-entend là qu’il s’en sortirait face à un loup ? Qu’il s’en est déjà peut-être sorti face à un loup ? Elle répond presque machinalement :

« Ce devait être un eau solaire, les morphes ont la manie de se transformer en animaux bizarres. »

Suffit de voir le couloir des eaux… Ariana essaie depuis longtemps d’en convaincre certains pour faire une course d’autruche, et si aucun n’a réellement accepté pour l’instant, Afya ne doute pas qu’un jour cela se réalise…

« Mais du coup tu ne choisis pas les animaux avec qui tu vis, c’est pas tout à fait logique… »

Afya et sa logique implacable. Quelqu’un semble décrocher à l’autre bout du téléphone et Afya se tait pour essayer d’entendre ce qu’il se dit. C’est pas évident, mais elle finit par comprendre que quelqu’un va leur venir en aide. C’est une bonne nouvelle, maintenant qu’ils sont au courant (sans jeu de mots) l’attente ne leur en paraitra que plus courte.

« D’ailleurs si tu pouvais le ranger, tu risquerais de te faire mal dans la pénombre et/ou te blesser quand l’ascenseur redémarrera. »


Et puis elle se sent mal à l’aise avec un couteau sorti dans la cabine. Qui se promène avec un couteau de toute manière à part un assassin ? Un chasseur, quelqu’un qui vit dans la nature ? Hm.

« Ton campement ressemble à quoi ? »


##   Mer 1 Aoû 2018 - 4:31

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Sa rectification fait naître une autre question dans mon esprit. Qu'est-ce que les Masters ne fotn pas dans cet institut. Bientôt je m'attends à ce que l'on m'annonce qu'ils sont également les stars des films que l'on diffuse au cinéma. Cela aurait au moins l'avantage de faire baisser le budget sfx de bien des films.

"Ça doit pas donner envie à tout le monde de progresser dans la hiérarchie. Des années d’entraînements et de familiarisations avec tes pouvoirs pour finir par déboucher les évacuations de l'institut, franchement, c'est pas si différent de la réalité du commun des mortels à travers ce prisme. Je suppose que les pouvoirs ne permettent pas d'échapper à tout les tracas du quotidien."

C'est une leçon qu'il me faudra retenir. Le jour où je deviens Master, je fais en sorte de ne jamais avoir à me taper des activités comme celle-ci. Je ne suis ni technicien, ni ingénieur moi.

Je mets un instant à saisir pourquoi elle me parle d'un eau solaire, il y a manifestement méprise puisque depuis que je suis ici, je n'ai pas eu trop à faire avec la faune locale, qui a tendance à éviter mon lieu de vie.

" Oh non rien de tout ça, j'ai pas encore eu à me plaindre d'une visite inopportune d'un morphe. j'ai été élevé par un garde forestier, du coup j'ai l'habitude de me retrouver confronté à des animaux sauvages. Genre un loup ça va, le problème commence si c'est un groupe en chasse qui te tombe dessus. Fort heureusement, je n'ai jamais eu cette malchance."


Se faire traquer par une meute de loup doit être une expérience fort désagréable maintenant que j'y pense. Peut-être est-ce pour cela que l'homme a tout tenté pour domestiquer cet animal.

"Bah à vrai dire, ils ne viennent pas squatter jusqu'entre mes murs aussi je me considère seul sur mon espace de vie. Même si il y a sûrement quelques insectes qui traînent ici ou là, mais eux, j'y peux pas grand chose mise à part faire gaffe à mon hygiène et répandre quelques plantes qui servent de répulsif."

Les démangeaisons nocturnes dû aux créatures volantes, grouillante ou les deux ne sont qu'un léger inconfort comparé à la vie en communauté pour moi.

J'obtempère à la réclamation de la demoiselle, même si elle est, à mon sens, parfaitement infondée. Jamais je ne me ferai mal avec un couteau, que celui-ci soi démesuré de par sa taille, son tranchant ou sa forme. Une question d'habitude je suppose? Je le remet donc dans sa garde sur mon mollet pour m'atteler à répondre à sa question.

"Rien de bien fou. Un feu de camp, un cabane avec quatre mur et une couche conçue à partir d'une armature en branche et d'un sac de couchage acheté à mon arrivée. J'ai ménagé une petite fenêtre donnant sur l'est pour que le soleil me réveille. Pour le reste, j'adapte l'environnement quand un besoin se présente, comme le fils que j'ai tendu pour faire sécher mon linge."

Bizarrement le fait d'évoquer mon refuge ne fait qu'accentuer mon envie de m'y terrer.

"Après je me dis que le jour où j'ai ma chambre, je pourrai continuer à entretenir cet endroit. Je me sens à mon aise au milieu des bois. Je supposes que mes jeunes années de chasseur me manques."

Mes jeunes années, du haut de mes 24 ans je dois pas avoir l'air crédible quand je dis ça. Pourtant tout me parait si loin. Sans doute parce que cette période de ma vie est révolue, une page terminé à la navrante biographie de ma vie.

"Puis en vrai, j'ai rien qui justifie de vrai travaux autour de ma cabane. Dans une certaine mesure, je pourrais me tenter à la construction d'un fourneau en terre. C'est marrant et à termes je pourrais faire un toit en tuiles pour ma cabane, ça serait cossu non?"

Parce que parler décoration au milieu d'une crise de claustrophobie, ça détend. Oui madame.
##   Ven 3 Aoû 2018 - 18:44
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Non. La réalité ne change pas avec des pouvoirs. Il faut encore se débarrasser de la merde que l'on produit et se nourrir. Malheureusement le circuit court ne semble ragoutant à personne. Alors les pouvoirs trouvent leur utilité dans le quotidien. Les eaux créent celle qui abreuve Terrae, les terres font pousser les maisons et les légumes, les tonnerres éclairent Terrae, les feux chauffent l'eau et l'ambiance, les airs portent de lourdes chargent et font leur possible certains aidants à l'hôpital et d'autres en faisant tourner les pales d'éoliennes. Chacun fait comme il peut pour aider. Chacun aide à la hauteur de ses moyens.

" Je parlais de l'hypopotame qui ne vit pas sous ces latitudes non des loups... Mais je t'accorde qu'une meute puisse faire des ravages. On trouve trop de contes où ils apparaissent pour qu'ils n'aient pas terrorisé les hommes."

On ne parle que de ce qui nous touche. C'était une certitude de conteuse. Alors c'en était une certitude pour elle que les loups avaient préoccupé de nombreuses générations de conteurs.

"Tu peux trouver une moustiquaire peut-être?" soumet-elle voulant aider, après tout elle a grandi dans un pays où l'on conseille de dormir sous des moustiquaires pour se prémunir contre les anophèles vecteurs du paludisme.

Il range son couteau sans que la jeune fille ne réussisse totalement à redevenir sereine. Elle n'aimait pas du tout les couteaux avant, mais depuis qu'elle travaille comme commis dans la cantine de Terrae elle a appris à les apprivoiser. Un peu. C'est fou la quantité de frites qui sont mangées à Terrae. Faut dire aussi que les pommes de terre se cultivent plus facilement que les pâtes... enfin. Elle aimerait bien pouvoir cuisiner de temps en temps du magnoc et de l'atiéké.

Quand il lui parle de sa cabane elle a un peu de mal à visualiser mais elle n'ose pas poser plus de questions à son sujet. Elle ne veut ni se montrer impolie, ni intrusive. Parler apaise sa peur.

"Je suis désolée, si je n'avais pas insisté pour que l'on échange nos affaires après les avoir étendues tu ne te serais pas retrouvé ici." se sent-elle obligée de s'excuser. " Je pense qu'il n'y aura pas de problème si tu veux continuer de vivre dans ta cabane même. Rien ne nous oblige à dormir fans nos chambres une fois qu'elles nous sont attribuées... Si tu te sens plus à ton aise dans les bois personne ne trouvera à redire je crois."

Elle imagine les améliorations que souhaite apporter l'homme à sa cabane et elle réfléchit à voix haute.

" Que signifie le terme cossu ?"

Elle n'a jamais rencontré ce mot et il manque à sa compréhension de la phrase. Elle attend qu'il lui explique avant de lui livrer l'aboutissement de sa réflexion.

Tes murs seront-ils assez robustes pour supporter la charpente et les tuiles ? Quand j'étais petite ma mère me disait que ceix de notre maison ne supporteraient pas un tel poids..."


##   Lun 6 Aoû 2018 - 3:24

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'L'hippopotame aussi, il existe beaucoup trop de faits divers impliquant des gens, une mort rapide et une de ces forces de la nature. Il parait que c'est ultra territorial comme bestiole. J'veux dire, malgré leurs longues dents, ils ont pourtant pas l'air féroce, c'est peut-être là que ce trouve le piège."

Le plus fort entre le loup et l'hippopotame.... Je sens que ça ferait un bon débat à proposer à Lys. De toutes façons, nos débats ne vont jamais bien loin, faute d'arguments ou de volonté véritable d'être constructifs, je ne saurai le dire. Je sais juste qu'au final j'en ressort la plupart du temps plus con qu'avant.

"Bien vu, faut voir si j'ai encore le budget. Sinon me mettre à picoler avant de dormir. Vu ce que cela fait aux sangsues, j'imagine que le résultat doit être pire sur un truc plus petit encore. Idée d'alcoolique j'en conviens mais idée quand même non?'

Faut dire qu'un truc à boire ne serait pas de trop dans cette cagette en acier immobile.... Alors qu'on en attend l'exact contraire bordel de merde, c'est quand même frustrant. Plus jamais je reprend un ascenseur de ma vie moi.

J'accuse ses excuses avec un sourire qui se veut rassurant. essayez de l'être quand vous seule préoccupation profonde c'est de savoir dans combien de temps vous allez revoir la lueur du jour. C'est pas si simple. Je bredouille donc un semblant de quelque chose, plus pour qu'elle ne se flagelle pas toute seule qu'autre chose, je l'avoue. Disons que l’apitoiement va pas faciliter les choses, autant l'évacuer parce que ce n'est agréable ni pour elle, ni pour moi.

"Tu vas te sentir responsable de la pluie aussi? C'est vachement prétentieux comme point de vue. T'es pas plus responsable qu'un autre face à la grande échelle de causalité de notre monde. Y a toujours un maillon au dessus de nous dans cette chaîne. Au pire des cas, c'est la faut à pas de chance. Je pense pas refuser la chambre, juste me garder un abri pour le moment où j'ai pas envie de voir du monde. Au contraire un lit moelleux et une douche personnelle ne seraient pas de refus. Le camping c'est sympa mais usant à la longue."

Un sourire un peu gêné se dessine sur mes lèvres. La définition de cosse hein? Un instant de réflexion pour articuler ma pensée et je lui en livre le résultat alors que je rajuste ma position pour m'asseoir en tailleur. Tailleur de quoi je vous le demande mais tailleur quand même.

"Alors je risque de dire des conneries parce que certaines nuances du mot doivent me manquer mais dans ma tête cela veut dire à la fois confortable, faste de bon goût. Disons que c'est plus pour évoquer une image de bien-être, tant esthétiquement que de manière pratique... Je suppose."

Note à soi. Ne pas employer de mots dont tu envisages mal l'intégralité du sens, tu passes pour un idiot prétentieux et rien d'autre.

"C'est ce que je me suis dit, du coup j'étais tenté de poser des étais autour de la cabane pour que le poids repose dessus. Puis au pire je n'aurai qu'a recommencer ma construction différemment. Faut pas se laisser abattre par une erreur de calcul après tout."

Avec le poids de toit pour enfoncer les étais plus profond que je n'aurais creusé et un bon niveau à bulle pour s'assurer que l'équilibrage est bon, doit y avoir moyen de s'en tirer. En plus si ça marche, je pourrai même songer à m'installer un petit auvent devant l'entrée, ça sera quand même plus chaleureux.

"Tu as déjà bâti des trucs du genre? Parce que si je peux me permettre depuis tout à l'heure, tes remarques sont quand même vachement pertinentes."

C'est vrai, je ne relève ça que maintenant mais elle a su faire preuve de bon sens, dans sa panique comme dans sa conversation.
##   Mer 8 Aoû 2018 - 15:51
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Soupir de la narratrice. Soren s’est paumé, elle avait juste dit que l’hippopotame qu’il avait vu dans le lac devait être une étoile eau solaire, elle n’avait jamais prétendu que les hippopotames n’étaient pas dangereux. On lui avait trop souvent répété que dans les marigots, les crocodiles n’étaient pas les seuls animaux dangereux.

« Non pas vraiment, les sangsues restent attachées alors que les moustiques piquent pour nourrir leurs œufs et ne piquent qu’une fois, ça les empêchera pas de piquer… Si en plus tu tiens compte du fait que l’alcool te rend moins habile et que tu ne pourras pas l’écraser avant qu’il ne te pique, ta solution ne fonctionne pas du tout.»

Logique et pragmatisme. C’est presque étonnant de sa part. Pas qu’elle le soit, mais qu’elle l’expose. D’habitude elle garde ses réflexions pour elle mais dans ce petit espace, il vaut mieux parler que laisser le silence l’emporter. Tant qu’ils parlent tout se passe bien, ils ne paniquent pas, ils pensent à autre-chose. Aux moustiques et aux animaux étranges qui se cachent dans l’eau à priori.
Et dire qu’un peu plus tôt elle l’avait réprimandé de passer sa vie à s’excuser, voilà que les rôles s’étaient inversés, elle l’acceptait avec humilité.

« Si tu le désire je peux te laisser ma chambre de temps en temps, pas tout le temps hein ? Mais je crois que ça me dérange moins que toi de dormir dans les dortoirs… »

Elle est gentille Afya quand elle veut, et si l’idée lui vient, elle le veut souvent. Elle comprend tout à fait qu’il n’ait pas envie de partager ses douches ou ses nuits avec des inconnus. Elle, elle était tellement discrète que si la présence des gens la mettait mal à l’aise, le contraire n’était que rarement vrai. Elle pouvait se sentir seule au milieu des dortoirs.

Quand il lui explique le mot cossu, elle ne peut s’empêcher de se demander pourquoi il utilise des mots qu’il ne maitrise pas. Ensuite lui vient la pensée que cossu ressemble quand même grandement à cosy. Tant dans la forme que dans le fond, le faste en moins cela-étant. Si lui note de ne pas utiliser des mots qu’il ne maitrise pas, elle note d’aller chercher la définition de celui-ci dans le dictionnaire si tôt qu’elle le pourra. Du même que le terme « étais » elle devine à la manière dont il l’emploie ce qu’il représente, sans pour autant en être certaine.


« Non, je n’en ai jamais construite, mais on devait souvent réparer ma maison quand j’étais petite, je posais plein de questions idiotes et ma mère y répondait toujours, donc je pose maintenant des questions idiotes avec les réponses de ma mère. »

Une maison, c’est ainsi qu’Afya voyait l’endroit où elle avait grandi. Pas de murs autres que des palettes de bois et des bâches tendues, pas de toit autre que de taule. Il y faisait souvent trop chaud, rarement trop froid, l’humidité s’y infiltrait, mais sa maison lui manquait.


##   Sam 18 Aoû 2018 - 1:38

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Bon bah voilà, je me prends un contre de la remarque de niveau en biologie qui frappe en plein dans la pertinence. Bien joué mademoiselle, bien joué. Je rabats donc ma grande bouche et ma logique déconnante .

"Du coup, je vais devoir opter pour la moustiquaire. Bien vu."

La demoiselle s'emballe, allant jusq'à proposer de me prêter sa chambre. Non pas qu'un matelas soit un luxe dont je passe, mais je n'aime pas l'idée d'envahir le "territoire" d'un autre pour y dormir. J'aurai l'impression de la chasser de sa chambre. Puis je sais pas, je trouve ça trop personnel.

"Je vais passer mais je te remercie, c'est fort courtois de ta part. Je pense que je ne vais pas trop tarder à être initié. Je crois? Je peux bien patienter encore un peu dans les bois. Puis on dira ce qu'on veut, ça occupe de devoir gérer sa maisonnée, même improvisé. Sans ça, je crois que j'aurai beaucoup trop de temps morts."

Et c'est le mal pour moi, comme cette cage d'ascenseur l'a prouvé plus d'une fois. Un sourcil haussé par la curiosité provoquée, celle-ci, par le mot de la demoiselle à la peau ébène. Convenons-en, j'ai choisi de construire ce qui me serre actuellement de logis, maintenant tout le monde ne fait pas ça, bien au contraire donc...

"Si c'est pas trop indiscret, où est-ce que tu as vécu pour t'être confrontée à tout ça. Je suis un habitué des conditions de vie extrême mais j'avoues que jusqu'à très récemment je n'avais pas eu à me bâtir ma maison. "

je garde pour moi le fait que sa réflexion finale fasse naître sur mes lèvres un sourire attendri. Je me laisse facilement avoir par ce genre de récit sur le savoir transmis par les aînés et l'impacte qu'ils ont sur nous. L'histoire de l'humanité ou un truc dans le genre. Vu que je lui pose des questions, il semble naturel pour moi de livrer quelques informations, histoire de la mettre plus à l'aise.

"En ce qui me concerne j'ai grandi en Laponie, loin des villes et de la civilisation. Je partageais un gîte de chasse avec mon tuteur. Un enseignant en sciences naturelles qui a préféré se reconvertir en garde forestier. On y est si près des cercles polaires qu'on alterne entre plusieurs mois de soleil et plusieurs mois de nuits. Entre les été doux et les hivers impitoyables qui te gèlent les os. J'y ai appris à chasser et à survivre. Mais pas à parler aux gens. L'autre être humain que j'avais l'habitude de fréquenter était un poil taciturne."

Quel doux euphémisme.
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