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Je le fais pour toi, Papa. (Privé !)
##   Sam 27 Aoû 2011 - 17:20

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-Mitsuki, ça va ?

Je soupirai avant de hocher la tête avec lassitude.

-Oui, oui, ça va parfaitement Allen !


___________________

Est-ce que ça allait vraiment ? Hmm, je pense que je n'aurais pas dû faire partir Allen de ma chambre si vite. Précipiter les choses avait été une mauvaise idée. Très mauvaise. Mais après tout, j'avais toujours été un peu comme ça, non ? Spontanée, à agir sans vraiment réfléchir aux conséquences... N'étais-je pas Tonnerre ? Ce genre de personnage à agir vite, et pas forcément bien ?
Oh, si, je l'étais... Et je méritais bien mon titre.

Je tentai, me concentrant un maximum, de réguler ma respiration. Avant de quitter ma chambre, me téléportant à la maison (à Osaka) pour ensuite me rendre à pied au musée, j'avais pris soin d'attacher mes cheveux avant de passer une perruche brune, dissimulant mes cheveux blancs dans la nuit noire. Certes, Papa n'avait pas les cheveux bruns... Mais la nuit, tout paraît bien plus sombre. Et puis, après chaque vol, ne laissait-il pas cette petite carte signée "Dark" ? Son nom de voleur... Mais aussi son nom de famille.

J'avais une bien étrange famille, je devais l'avouer, mais jamais, oh grand jamais, je n'aurais pu me plaindre. Car c'était la meilleure famille que je n'aurais jamais pu avoir. Maman était une femme incroyable, très intelligente, et extrêmement douée en mécanique, notamment en robotique. Papa était un homme un peu espiègle, qu'on pensait parfois trop bête pour comprendre certaine chose, et pourtant, il suffisait de ne croiser qu'une fois dans sa vie son regard violine pour comprendre qu'il était capable d'être plus sérieux qu'une tonne de personnes sur cette Terre.

Oui, j'avais une famille à l'apparence simplette mais au fond sacré.

J'inspirai une grande bouffée d'air ; les policiers s'étaient éloignés. Avec l'entraînement de mes parents, bien que visiblement moins important que celui qu'eux avaient reçu, je savais que je ne pouvais pas me faire prendre sur le lieu de ce vol que j'étais en train de commettre, et pourtant, je ne pouvais nier : j'étais littéralement morte de peur. J'avais déjà désactivé toutes les caméras à l'aide de mes pouvoirs, ayant fait fondre le circuit électrique. J'avais failli me faire prendre par la dernière caméra, mais je m'étais aidé de cette faille dans ma stratégie pour laisser un message en tant que "Dark"... En tant que mon propre père.

Comment dire... Ce qui m'avait poussé à faire ce vol ? J'étais chez Aaron, dans son appartement, lorsque j'avais entendu à la télé cette info passer, parlant d'un vol sous le pseudo de "Dark" qui avait eu lieu. Mais ce n'était pas Papa. Ce n'était pas lui, et vous voulez que je vous dise quelle était le minuscule détail qui me le prouvait ? La plume noire qu'il laissait derrière lui à la fin de chaque vol. Elle était absente. Aucune trace de la moindre petite plume... Alors cette idée m'est venue : pourquoi ne pas moi-même orchestrer un vol ? Ca attirerait l'intention de Papa... Il faudrait alors que je laisse passer un message, infime, minuscule, quelque chose que seul lui comprendrait ! Et alors peut-être qu'il me joindrait, qu'il essairait de rentrer en contact...

L'espoir, comme on dit.

Me levant de ma cachette, je me glissai le long du mur. Un policier semblait monter la garde, et ne l'ayant vu qu'au dernier moment, je l'aperçus tourner la tête dans ma direction... Juste le temps pour moi de me téléporter juste derrière lui afin de l'assommer. Je le traînais alors au sol, l'enfermant dans le local des femmes de ménage, avant de regarder autour de moi. Plus personne en vue. Très bien... Ni une, ni deux, j'avais déjà disparu, m'éloignant rapidement mais aussi silencieusement en direction de la salle d'or. Des tonnes de bracelets, de diadèmes et tiares ayant appartenus à telle ou telle personne. Et surtout... Surtout.

Oui. La larme d'Asha. Un bijou qu'ils ont mystérieusement retrouvé il y a quelques mois. J'ai espéré que ce soit un signe de mes parents, un message... C'était un collier dont Maman ne se séparait jamais, un objet d'une valeur inestimable que Papa avait volé pour elle, alors qu'ils étaient encore jeunes. Mais j'ai oublié cette idée lorsque je me suis rendue compte qu'ils n'avaient jamais cherché après ça à me faire le moindre signe. Maman avait dû le perdre en s'enfuyant... Ca ne pouvait être que ça... Pas vrai ?

Dans un soupir, je déjouai la protection. J'évitai avec souplesse chaque rayon de laser qui aurait pu prévenir la police de ma présence, et m'arrêtai devant la protection en verre. Je souris. J'étais si prêt de mon but... Mon coeur était alimenté par l'adrénaline, mes poumons se gonflaient d'air embaumé par la future réussite que j'entrevoyais déjà. C'était quoi, déjà ? Ah, oui : ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

Je déplaçai la protection de verre, saisis le collier que je me passai autour du coup. Un étrange frisson me parcourut l'échine à cet instant. Le pendentif de Maman. Celui que toute ma vie, j'avais observé avec tant d'admiration... Il était maintenant autour de mon coup, comme si ce n'était qu'un héritage... et les héritages rimaient avec la mort. Maman et Papa étaient morts...?

Nouveau frisson, mais cette fois-ci, plus le temps à perdre. Dans le couloir, je venais d'entendre les pas précipités des policiers qui arrivaient ici. Bondissant ici et là, je parvins à sortir de la pièce avant qu'ils n'arrivent, m'agrippant à la fenêtre de la pièce d'à côté. Comme à chaque fois que Papa commettait un vol, les gens étaient mis au courant, les journalistes se tenaient près du musée, prêt à tout pour obtenir une interview avec le fameux voleur fantôme d'Osaka, Dark.

Et là, je venais de gaffer, oubliant ce détail.

Suivant la tradition de Papa, j'avais prévenu de mon vol. Il aimait jouer avec la police, les faire tourner en rond tandis qu'il se saisissait avec aisance de l'objet de sa conviction... Alors j'avais fait pareil, même si voler pour moi était bien plus compliqué que pour lui. Mais là, en me penchant à la fenêtre, un bras m'empêchant de tomber en avant tandis que j'étais accroupie sur le rebord... J'avais oublié ce détail. Et je venais de me vendre. Des photos, plein. Sauf que je n'étais pas Dark. J'étais une fille. Une imposteur qui venait de se prendre pour lui. J'étais sa fille, certes, mais ça, qui s'en soucierait ? Mieux encore : qui le croirait ?

Dark vivait la nuit, le jour, il n'existait pas. Mais la nuit, il volait... On ne parlait pas de femme, pas de fille. Dark était une légende, qui ne vivait que lorsque la lune était déjà bien haute dans le ciel.

Et moi, sa fille, je n'existais pas dans le monde des médias.

Jurant contre mon erreur, je me laissais tomber en avant. Les flashs fusaient, je me faisais prendre en photo : qu'importait ?

Dans ma chute, ma perruque s'envola et je sentis mes cheveux voler dans mon dos, l'élastique les retenant s'échappant dans les airs.

Mais j'avais plus ou moins prévu mon coup... A quelques mètres du sol, il y avait des buissons. Alors la téléportation était possible... Avant que je ne touche le sol, et que je me prenne en pleine face mon poids multiplié par je ne sais quel nombre, ce qui aurait tout bêtement entraîné ma mort, je me téléportai. Direction Terrae. Direction... Le lac.

Arrivant tout bêtement debout en face de cette eau claire, je me laissai tomber sous le sol, expirant une longue bouffée d'air. L'angoisse qui m'envahissait il y a encore peu s'évanouit, et partie s'envoler dans les airs, peut-être pour ensuite aller se noyer dans les profondeurs du lac.

Me remettant lentement de mon vol (dans les deux sens du terme...), je respirai longuement. Mon pouls finit par se stabiliser, la panique, l'adrénaline, tout s'échappait peu à peu pour me laisser seule avec le souvenir de cette aventure que je venais de vivre. Finalement, je finis par éclater de rire. Un tic nerveux ? Je pense bien, oui.

Pourquoi avais-je fait ça ? Je venais de passer outre les règles de l'école, je m'étais échappée, sans demander la permission de la directrice, sans même être accompagnée par un Master qui aurait pu me protéger si jamais j'avais été retrouvée par les scientifiques. Ce que j'avais vécu dans ce laboratoire aurait dû me servir de leçon, et pourtant...

Jusqu'où étais-je capable d'aller pour retrouver mes parents ? Cette question me fit peur. Et la réponse encore plus. Je n'osai même pas la formuler clairement. Car je le savais. La réponse était simple. Si je n'avais pas pu me téléporter tout à l'heure... Je n'aurais plus été de ce monde.

Au bout de quelques instants d'inactivité, je m'étirai, avant de prendre entre mes mains le pendentif rayonnant. Il brillait de mille feux, identique à celui qui avait orner pendant si longtemps le coup de Maman. Mais il était légèrement différent... Sans doute parce que toute ma vie, je ne l'avais vu qu'accroché au cou de Maman, justement...?

Je me mordis la lèvre, avant de marcher à quatre pattes sur le sol en direction du lac. Me penchant en avant, je pris entre mes mains de l'eau que je me jetai sur la figure, histoire de me faire reprendre mes esprits. C'est là que j'entendis un bruit de feuillage autour de moi. Tendant l'oreille, je fis comme si de rien n'était, me jetant pour la deuxième fois de l'eau froide sur le visage. Mais un nouveau son résonna à travers les arbres qui ornaient le lac.

Par instinct, je me relevai d'un coup, me postant sur mes deux pieds. Je jetai un regard circulaire, cherchant une quelconque présence. Mon coeur recommença à battre la chamarade. Non... Déjà des ennuis ? Pas déjà !

-Qui est là ? demandai-je d'une voix que j'espérais assurée.
##   Sam 27 Aoû 2011 - 19:01

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"Tu n'aurais jamais dû aller si loin Arya! T'es dans la mouise maintenant! Faut vraiment être trop stupide pour faire ce que tu viens de faire Arya! Si quelqu'un te trouve, tu vas passer un sale quart d'heure. . . Et si personne ne te trouves, tu passeras un sale quart d'heure quand même!"

Qu'est-ce qui m'avait pris de partir comme ça dans la forêt juste avant la nuit tombée? Je m'étais enfoncée trop loin, vraiment trop loin dans les bois. Retrouver mon chemin n'était pas censé poser problème, sauf que dans le noir total, j'étais littéralement perdue. . .

"Voyons, ce platane, je m'en souviens bien, je suis passé à côté en venant, ou alors c'est celui que j'ai vu il y a 10 minutes. . . Purée je tourne en rond. . . "

Éclair de génie ! Je levai les yeux pour voir les étoiles, si j'arrivais à cerner l'Etoile Polaire, c'était gagné. J'avancerais droit au Nord, je finirais alors par sortir de la forêt sans tourner en rond. Je tomberais alors sur le village, sur l'école ou sur les grilles. . . Dans ce dernier cas, il me suffirait de les longer et je retrouverais bien mon chemin à un moment ou à un autre. . .

Lorsque j'eus commencé à appliquer mon idée, un obstacle s'opposa à mon regard. . . Les feuillages, évidemment. Il fallait que je trouve une prairie ou un lie dégagé pour mieux voir le ciel. Je me remis alors à aller de l'avant, en jetant en l'air des regards de temps à autre pour voir si il n'y avait pas moins de feuillages par endroits.

Cette longue marche me permit de repenser calmement aux récents évènements, ce que je n'avais pas vraiment pu faire depuis mon arrivée. D'abord la rencontre de Naoto au dortoir, puis l'arrivée de Shizuru, telle une mante religieuse, magnifique mais dangereuse. Puis Akuri, qui semblait être son clone au niveau du comportement. Elles se battirent plus tard, 8 jours après mon arrivée, un duel impressionnant, mais trop. . . Superficiel, j'avais l'impression que trop de coups étaient portés sans conviction, juste pour impressionner l'adversaire. De la frime quoi. . . Mais ça avait fait un somptueux spectacle de feu. Le deuxième jour aussi, j'avais rencontré Tomoyo sous le saule pleureur, une fille calme, et surtout capable de calmer les gens autour d'elle. Une rencontre sympathique également.

A force de penser, j'ai fini par trébucher, évidemment, c'est ça de ne pas regarder devant soi. Je jetais un regard en l'air, presque sans espoir, et je vis à ma gauche une zone peu boisée. Je m'y dirigeais calmement, aussi calmement que je m'étais déplacée jusque-là. La panique ne servait à rien, j'avais donc savamment gardé mon calme jusque là.

Je débouchais alors sur un lac, il brillait sous la lune. On voyais quelques nénuphars sur lesquels reposaient des batraciens paresseux. Quelques sauts de poissons en chasse troublaient le calme de l'étendue d'eau douce. Je m'apprêtais à y aller lorsque. . .

"N'oublie pas que tu es à Terrae, tout est possible ici. . . "

Lorsqu'une fille apparut clairement devant moi, une fille assez grande, les cheveux blancs que la lune reflétait jusqu'à l'orée du bois. De mes feuillages, je discernais ses yeux violets et sa silhouette peu féminine, elle n'avait pas de formes. Elle avait du mal à respirer et tentait de reprendre son calme, mais j'étais incapable de l'aider, incapable de bouger. Elle avait également quelque chose de brillant autour du cou, comme un diadème qui brillait à la lumière des étoiles.

Entre son apparition mystérieuse, le diadème, son physique peu commun, sa présence à la rive du lac et le fait que ce lac se trouvait au lieu le plus magique du monde actuel; j'ai un peu honte de dire cela maintenant, mais elle m'avait paru comme un esprit, une entité maîtresse de la forêt. Elle s'aspergeai le visage d'eau, et le seul mot qui puisse qualifier ce geste à cet instant fût: Grâce.

Aussi tentais-je de rester discret dans les broussailles lorsqu'un animal me frôla, je ne sus jamais ce que c'était, et je ne le saurais jamais, mais son pelage doux m'avait fait imaginer une belette ou un petit renard. Cette deuxième rencontre me fis perdre l'équilibre et je dû me retenir à une branche pour ne pas tomber, provoquant un bruit qui perçait le silence nocturne et provoqua un capharnaüm relatif à l'environnement qui m'entourait. La jeune fille ne semblait pourtant pas entendre tout cela.

La bestiole força le destin puisqu'elle se jeta littéralement dans mes mollets et me fis tomber dans les buissons. Cette fois, le bruit empala le calme de la nuit et il n'y avait aucune chance que le prétendu ne m'eût pas entendu.

-Qui est là?

Sa voix n'était pas tremblotante, mais la nouvelle arrivante semblait tout de même effrayé.

Il fallait que je prenne rapidement une décision, soit je partais en courant, soit je me présentais. Bon, elle a al'air tellement gentille avec ses diamants dans le cou, elle ne va pas me faire de mal. Je décidais donc de sortir calmement, pour ne pas l'effrayer plus qu'elle ne l'était déjà.

-Hum, et bien c'est moi, je suis, Arya Lannister. Je suis désolé de vous déranger mais c'est un malheureux hasard si je suis là, je me suis. . . Je me suis perdue dans la nuit. Je cherchais à rentrer "chez moi" et je suis tombé sur ce lac, juste avant votre arrivée. . . J'imagine que je vous dérange, aussi vais-je partir le plus tôt possible; genre, maintenant. . .


Wahou, quelle rencontre, brève certes, mais transcendante. Je fis demi-tour, je n’espérais même pas que la jeune fille me rappelle. La vision avait été courte, mais magnifique. Je marchais donc vers la forêt, sans même regarder derrière moi. . .



"Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres..."
George Orwell, La Ferme Des Animaux

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##   Dim 28 Aoû 2011 - 0:37

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Alors que la jeune fille qui était visiblement la source de tout ce bruit s'avançait enfin dans le but de se présenter, je relevai la tête vers elle. Soudain, quelques pas précipités fusèrent à ma droite, et je crus apercevoir une petite boule de poils roux s'engouffrer dans les buissons sombres qui bordaient le lac avant de se perdre dans la forêt.

Je poussai un soupir amusé, avant de relever le regard vers l'inconnue qui venait de se présenter. C'est assez honteuse que j'étais forcée de le reconnaître : je n'avais écouté qu'un mot sur deux de ses paroles, trop occupée par cette petite bête qui avait disparu à travers les feuillages.

Je la scrutai avec un sourire tandis qu'elle terminait sa dernière phrase. Des yeux verts, des cheveux violets mi-longs... Étrangement, son corps ressemblait un peu au mien : peu de forme et d'une taille légèrement plus grande que la moyenne japonaise. Cela dit, elle n'avait pas du tout l'air japonaise ! De loin, j'aurais dit qu'elle avait un visage aux traits assez fins, des lèvres fines. Mais après, il faisait encore trop sombre pour que je puisse discerner avec précision tous les détails de son visage.

Ce qui, je devais l'avouer, me frustrait le plus dans son apparence, c'était la couleur de ses yeux, et celle de ses cheveux. Maman avait les yeux verts, comme elle. Papa avait les cheveux violets. Comment dire... Au niveau des caractéristiques physiques, cette fille aurait pu être de ma famille. C'était idiot de penser ça, et c'était vraiment étrange... Sans doute étais-je trop dans l'esprit "famille" après ce vol que je venais de commettre dans l'espoir d'obtenir un quelconque signe de vie de la part de mes parents... Dans tous les cas, c'était la première chose à laquelle j'avais pensé lorsque j'avais vu cette fille.

Je revins à la réalité lorsque j'aperçus la jeune fille faire volte face et commencer à s'éloigner. Mince ! Mais pourquoi partait-elle ? Encore, je devais avouer que pour le coup, j'avais un peu eu peur... Mais finalement, avoir de la compagnie, c'était pas plus mal ! Et en toute honnêteté, le plus frustrant, c'était qu'elle partait sans que je ne comprenne pourquoi. Et là, enfin, le résumé de ses paroles parvint enfin à mon cerveau et je réagis. Je fis un pas en avant, tendant ma main dans sa direction.

-Non, attends...

C'était quoi son nom déjà...? Ah, oui !

-...Arya !

Je laissai ma main retomber le long de mon corps, avant d'afficher un petit sourire amusé. Avouez, des fois, cette faculté qu'avait le corps humain à enregistrer des détails auxquels on ne faisait pas forcément attention était pratique. Notamment lorsqu'on écoutait pas quelqu'un et que quelques instants plus tard il fallait répondre... Là, pour le coup, que mon cerveau me communique ce que m'avait dit cette petite Arya était plutôt pratique, étant donné que sinon elle serait déjà loin.

-Tu sais, si tu es perdue, retourner précisément sur tes pas ne sera pas vraiment utile... Et puis dans tous les cas, l'institut n'est pas par là.


Croyez-le ou non, depuis que j'étais arrivé, mon sens de l'orientation s'était nettement amélioré. Du moins... Je crois ? La téléportation devait y être pour beaucoup. Et puis dans tous les cas, que dire...? J'avais déjà prévu de rentrer en me téléportant -si jamais je rentrais- et il paraissait que maintenant que j'étais étoile, la téléportation à deux était possible ; c'était l'occasion d'essayer !

-Et puis, un peu de compagnie me fera du bien, à moins que j'ai l'air de quelqu'un d'absolument pas fréquentable !


J'avais essayé de faire passer ça avec un peu d'humour, mais il fallait avouer que quand j'avais baissé les yeux pour observer ma tenue, je ne faisais pas non plus très très fréquentable. Mes vêtements étaient très noirs, totalement effacés dans la nuit -question pratique pour commettre un vol. Mes cheveux flottaient dans mon dos, décoiffée, se soulevant de temps à autre en suivant les courants d'air. Mais bon, mon visage devait être encore tiré par l'adrénaline, ou même la panique d'avoir été prise sur le fait en train de détruire l'image d'une des idoles du monde du vol. Mes cheveux étaient emmêlés, je le savais, et c'est pourquoi je n'avais même pas cherché à les recoiffer ou a les attacher ; ils tombaient lamentablement dans mon dos. Le pire, c'est qu'à cause de la lune, ils devaient sacrément ressortir...

Adressant un joli sourire à la jeune fille -enfin, joli ? j'essayai du moins !- je lui fis signe de s'asseoir à côté de moi tandis que je me laissai tomber sur le sol lourdement, soulevant un fin nuage de poussière sous le coup.

-Je ne t'ai jamais vu ici, à Terrae
, avouai-je à Arya en perdant mon regard dans les eaux glacées du lac. Tu es nouvelle ?

Je préférais parler d'elle. Que dire sur moi ? Je pouvais lui mentir, lui dire que j'avais eu une dispute avec mon ex-petit ami désormais et que prise de rage, j'étais partie en courant... Je m'étais finalement téléportée ici, espérant y trouver le calme et la sérénité, et c'est donc pour ça que j'étais arrivée totalement essoufflée, en cherchant à me passer de l'eau sur le visage. Pour me calmer.

-Si tu veux, ajoutai-je, je pourrais te ramener à Terrae. Je nous téléporterais, sauf si tu ne supportes vraiment pas ça.

Sinon, je nous aurais bien fait retrouver le chemin, mais comment dire...? J'avais beau avoir amélioré mon sens de l'orientation, il ne fallait pas abuser. J'étais loin d'être une reine dans le domaine de l'orientation !
##   Dim 28 Aoû 2011 - 23:06

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Je ne lui avais parlé que quelques secondeset elle ne semblait même pas m'avoir écouté, jetant sans arrêts des regards rapides derrière moi, acquiesçant mes paroles comme pour me dire de dégager. Je gardai le sourire, mais ce n'était pas pour ça que cela ne m'avait pas blessé. En tout cas, le mythe que je venais de façonner à propos du lac venait de s'effondrer, cette fille ne me semblait plus si spéciale que ça après cette mauvaise première impression.

Je fis demi-tour, un sourire sur les lèvres, mais ce visage n'était pas sincère. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque l'inconnue m'appela, par mon nom en plus.

-Non, attends...Arya!

Elle avait un sourire amusé sur les lèvres que je ne savais pas interpréter, elle se moquait de moi où la situation était réellement amusante? Son visage était tellement innocent à cet instant que j'oubliai directement l'idée qu'elle puisse se moquer de moi. Entre ses dents blanches, sa crinière immaculée et son diadème rayonnant, elle avait l'air d'une petite princesse de films.



-Tu sais, si tu es perdue, retourner précisément sur tes pas ne sera pas vraiment utile... Et puis dans tous les cas, l'institut n'est pas par là.


C'était censé être une technique pour. . . Ouais non, en fait la p'tite venait de marquer un point. J'allais lui demander le chemin de l'Institut lorsqu'elle me redis autre chose qui dans le contexte actuel, était assez surprenant.


-Et puis, un peu de compagnie me fera du bien, à moins que j'ai l'air de quelqu'un d'absolument pas fréquentable !


Bah écoute, il doit être 2h du mat', près d'un lac paumé dans les bois, tu viens de te téléporter à mes pieds et tu ne m'écoutes pas parler. On peut se faire une bouff' aussi au pire. J'ai ris à cette pensée, mais ce n'était pas le moment de faire une vanne aussi lourde à ce moment, de plus, je pourrais la vexer.
M'enfin, la demoiselle me fit un sourire et me demanda, d'un geste, de m'asseoir dans l'herbe. Pour sa part, elle se contenta de se jeter au sol avec une classe. . . Toute particulière.



-Je ne t'ai jamais vu ici, à Terrae
. Tu es nouvelle ?

Maintenant que j'y pense, je n'étais plus si nouvelle que cela, ça faisait plus d'une semaine que j'étais là, j'avais rencontré pas mal de gens filles, assister à un combat entre deux feux, failli mourir plusieurs fois. Mais elle était étoile, donc oui, pour elle j'étais nouvelle. Je me demande juste si tout le monde se connait à Terrae, puisqu'à peu près toutes les filles que j'avais rencontrées avaient deviné à l'instant même que j'étais nouvelle. . .

-Si tu veux, je pourrais te ramener à Terrae. Je nous téléporterais, sauf si tu ne supportes vraiment pas ça.

C'est à tester ça, la téléportation ! Et évidemment que je voulais qu'elle me ramène à Terrae, enfin, je veux dire, ça paraît évident que j'ai envie d'être au chaud!

"Oh arrête d'être insolente Arya, ça te ressemble pas! Tu n'es pourtant pas plus paniquée que cela..."

-Hum, d'accord, ça sera assez nouveau comme mode de transport pour moi, mais la téléportation a le mérite d'être rapide, non?

J’espérais juste qu'elle était assez aguerrie pour transporter deux personnes, dont une plus ou moins effrayée par ce genre de nouveauté.

-Sinon, oui, je suis une fille que tu qualifierais de nouvelle en temps normal. Je ne suis que Novice, mais je suis là depuis 8 jours. J'ai déjà rencontré pas mal de gens et vu un combat, mais ce n'est pas encore comme si j'étais chez moi. En plus, les dortoirs où je loge sont assez impersonnels, et avec le bruit que font les autres filles, j'ai du mal à lire. Bref, vivement les chambres à part quoi. . .

Malgré la lumière faible que la lune projetait, le collier de mon interlocutrice m'éblouissait. . .

-Tu as un magnifique pendentif, il a dû te coûter une fortune. . . Au fait que t'es-t-il arrivé avant que tu ne viennes ici? Tu étais essoufflée et avais l'air paniquée, ça. . . Quelque chose est arrivé?



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##   Lun 29 Aoû 2011 - 13:08

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La jeune fille s'installa à côté de moi, et finit par me répondre d'une voix que je trouvais attachante. Oh, bien sûr, elle n'avait dans le fond rien de particulier, mais... Je ne sais pas, son timbre m'attirait, si je puis dire. Hé, c'est chacun son truc, hein !

Je l'écoutai parlé avec un sourire, et me contentai de hocher la tête lorsqu'elle parla de la rapidité de la téléportation, rajoutant avec un petit rire que c'était sûr. Elle ajouta ensuite qu'elle était certainement une fille que moi j'aurais pu qualifier de "nouvelle", mais qu'elle était tout de même là depuis plus d'une semaine, durant laquelle elle avait pu faire pas mal de rencontre. Elle me fit part de ses impressions concernant les dortoirs, et je ne puis m'empêcher de sourire avec amusement, ne pouvant qu’acquiescer.

-C'est vrai qu'en général, un dortoir c'est pas souvent très accueillant... Mais ce que je me suis dit pour accepter ma condition, c'est que tout le monde était passé par là ! Et que par conséquent, si les autres avaient réussi à le supporter, ça pouvait très bien être mon cas.

Perdant un instant mon regard sur l'unique petite étoile qui ornait ses vêtements, un sourire nostalgique perça sur mes lèvres et j'ajoutai, reportant mon regard sur ses jolis yeux verts :

-Et puis, si tu es déjà là depuis une semaine, je suis sûre que tu ne tarderas pas à te faire initiée ! Et là, tu me diras quelle sera ton affinité ! Je parierais pour... Eau, ou Terre... Peut-être Air ? Enfin, pour être honnête, j'ai toujours beaucoup de mal à cerner les affinités...


Un petit silence s'installa, et ce fut elle qui le brisa :

-Tu as un magnifique pendentif, il a dû te coûter une fortune. . . Au fait que t'es-t-il arrivé avant que tu ne viennes ici? Tu étais essoufflée et avais l'air paniquée, ça. . . Quelque chose est arrivé?

Automatiquement, je portais ma main à mon coup, serrant le pendentif dans mon petit poing. Je sentis doucement mon pouls s'accélérer, et je fermai les yeux. J'avais l'impression de m'être fait prendre sur le vif, la main dans la sac... Pourtant, elle n'avait fait aucun sous-entendu, et pourtant... J'avais peur. Peur d'être découverte.

Rouvrant les yeux, je tournai la tête vers elle et croisai son regard curieux, n'attendant que des réponses pour éclairer ses idées.

-Je... bafouillai-je en détachant doucement ma main du pendentif.

Comment lui mentir ? Autant simplement lui dire la vérité, en cachant quelques détails.

-J'ai cherché, d'une manière peut-être étrange, à retrouver mes parents, à attirer leur attention...


J'aurais certainement dû me taire, car j'espérais maintenant qu'elle ne faisait pas partie de ces gens toujours très curieux, à toujours vouloir connaître vraiment tout. Enfin, elle n'avait pas non plus l'air d'être du genre à harceler les gens pour obtenir des infos... Mais la curiosité est humaine nan ? Tout le monde l'est, plus ou moins, certes, mais tout le monde l'est...

-Et merci, c'est un collier que... Je tiens de ma mère. Mon père le lui avait offert, je n'ai aucune idée de sa valeur, mais je pense qu'il a vraiment dû lui coûter cher, oui...


Cherchant vainement à changer de sujet, je dis alors :

-Au fait, comment se fait-il que tu te sois perdue ? Je veux dire... Tu cherchais quelque chose dans la forêt ?
##   Lun 29 Aoû 2011 - 19:38

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-C'est vrai qu'en général, un dortoir c'est pas souvent très accueillant... Mais ce que je me suis dit pour accepter ma condition, c'est que tout le monde était passé par là ! Et que par conséquent, si les autres avaient réussi à le supporter, ça pouvait très bien être mon cas.

Bien sûr, ce n'était pas l'enfer non plus. Elle jeta un regard que je jugeais mélancolique sur mon étoile solitaire.



-Et puis, si tu es déjà là depuis une semaine, je suis sûre que tu ne tarderas pas à te faire initiée ! Et là, tu me diras quelle sera ton affinité ! Je parierais pour... Eau, ou Terre... Peut-être Air ? Enfin, pour être honnête, j'ai toujours beaucoup de mal à cerner les affinités...


Bientôt Initiée? Déjà? Les choses vont vite j'ai l'impression ici. Sinon, je pense qu'elle m'avait bien cernée cette jeune fille. A ce que je savais, je n'étais ni Tonnerre, ni Feu, ou alors cela serait une énorme surprise. . . Je le saurais bientôt à l'entendre. Et si cela l'intéressait tant que ça, je lui ferais parvenir de mes nouvelles après l'initiation.

Lorsque j'ai abordé la question du pendentif, elle a immédiatement eu un geste nerveux, j'ai eu l'impression de la terrifier pendant quelques instants, je ne voulais pourtant pas lui faire de mal. . .

-Je ne vais pas te le voler ne t'en fais pas, je n'y ai jamais pensé. . .

-Je...

Oula, en effet, je l'avais complètement déstabilisée. Elle n'arrivait même plus à parler, je n'étais pourtant pas intimidante, enfin, je crois.




-J'ai cherché, d'une manière peut-être étrange, à retrouver mes parents, à attirer leur attention...


Soit je n'ai pas compris, soit c'est un magnifique changement de sujet à peine perceptible. . . Ou pas! Enfin, ce n'était pas le moment de la brusquer et je ne fais pas partie de ces gens qui fouillent l'esprit des gens à leurs dépens. . . Si elle voulait me dire quelque chose, elle le ferait sans aide. Et puis c'est tout à fait normal qu'elle me cache des choses, pleins de choses. Après tout, je venais de la rencontrer, en plein milieu de la nuit qui plus est, et on était loin d'être amies. Surtout que je la faisais carrément flipper. . .


-Et merci, c'est un collier que... Je tiens de ma mère. Mon père le lui avait offert, je n'ai aucune idée de sa valeur, mais je pense qu'il a vraiment dû lui coûter cher, oui...


Ah, c'est un héritage! Rien de plus, je commençais à me faire des idées, genre un vol, un braquage de banques ou un trophée de guerre! "N'importe quoi Arya!". Une petite surprise n'aurait pourtant pas été de refus

-Au fait, comment se fait-il que tu te sois perdue ? Je veux dire... Tu cherchais quelque chose dans la forêt ?

Ah tiens, on parle de moi maintenant? Ne serait-ce pas un deuxième changement brutal de sujet? Sûrement qu'il n'y avait plus rien à ajouter à propos de sa parure après tout.
En tout cas, en abordant ce sujet, elle allait me prendre pour une inconsciente, ce que je n'étais pourtant pas; Ce n'était qu'une erreur de parcours après tout.

-Hum, tu vas pas te faire une bonne première impression de moi, et surtout de mon comportement. . . En fait, et bah, je voulais marcher un petit peu ce soir, je suis donc venu vers les bois et quand le noir de la nuit est apparu, et bien je n'ai pas su retrouver mon chemin. . . Pourtant ce n'est JAMAIS un problème dans la journée. Et ce n'est pas la panique qui a provoqué cela, crois moi.

Je ne la regardais même pas en disant cela, j'avais un peu honte et je donnais une fausse idée de ma personne. Elle allait me prendre pour quelqu'un que je ne suis pas à coup sûr.

- Hey, tu vas rire, mais tu avais l'air tellement gênée lorsqu'on parlait du collier que j'ai cru que tu l'avais volé à quelqu'un.

Je la regardais droit dans les yeux lorsque je prononçai ces mots. J'ai ris, pas elle. . . Le silence parut durer des heures entières. . .

- En fait c'était juste une blague. . .




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##   Mer 31 Aoû 2011 - 12:23

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Autant oublié ma maladresse de tout à l'heure, qui avait failli me vendre. Oh, oui, j'avais carrément été à deux doigts de lui annoncer que je revenais d'un musée où j'avais volé un collier qu'ils avaient retrouvé il y a peu, que mon père avait volé pour ma mère autrefois, avant qu'elle ne le perde. Face à mon hésitation, la pauvre s'était même sentie obligée de préciser qu'elle n'allait pas voler mon collier... J'étais plutôt contente d'avoir réussi à détourner son attention pour parler de la raison qui l'avait poussée à se perdre.

-Hum, tu vas pas te faire une bonne première impression de moi, et surtout de mon comportement. . .

Un sourire perça sur mes lèvres. Je n'avais pas vraiment tendance à juger si facilement, je devais bien l'avouer... Mais c'est vrai qu'elle ne pouvait pas vraiment le savoir. J'avais souvent peur d'être jugée, moi aussi, lorsque je parlais avec des gens que je ne connaissais pas. Parfois, ce genre de sentiment me poussait à ne pas forcément être très naturelle aux premiers abords. Mais je devais avouer que depuis mon arrivée à Terrae, je m'étais grandement améliorée !

-En fait, et bah, je voulais marcher un petit peu ce soir, je suis donc venu vers les bois et quand le noir de la nuit est apparu, et bien je n'ai pas su retrouver mon chemin. . .

Ah, tiens, je me sens vachement proche d'elle, pour le coup. Elle n'aurait pas le sens de l'orientation ?

-Pourtant ce n'est JAMAIS un problème dans la journée.

Finalement, elle l'a, c'est juste à cause de la nuit... Je me sens seule à être sans sens de l'orientation. Vous croyez que c'est une maladie ?

-Et ce n'est pas la panique qui a provoqué cela, crois moi.

Ouais, ben elle a bien de la chance ! Bougonnant intérieurement à cause de cette malédiction qui me suivait (que j'étais pourtant fière d'avoir plus ou moins repoussée), je repris mes esprits et lui offris un sourire doux.

-Et ben t'inquiète, grâce à la téléportation, on rentrera en moins de deux, en un seul morceau, et sans aucune chance d'être perdues !

Je lui adressai un petit clin d'oeil, mi amusé, mi complice.

- Hey, tu vas rire, mais tu avais l'air tellement gênée lorsqu'on parlait du collier que j'ai cru que tu l'avais volé à quelqu'un.

Je me figeai dans l'instant. Détournant vivement le regard après avoir croisé ses yeux, je l'entendis rire tandis que mon sang se glaçait. "Voler à quelqu'un".

- En fait c'était juste une blague. . .

La panique était montée en moi en un temps record, je ne pensais jamais pouvoir avoir si peur en une seconde. Reportant lentement mon regard sur elle, je me calmai lentement.

-Oui... Haha, une blague, c'est ça...


Crédible ? Pas le moins du monde.
Je secouai la tête, cherchant à me remettre les idées en places. Plantant mon regard violet dans ses yeux verts, je pris une grande inspiration.

-Quelle est la cause de ta venue à Terrae, toi ?

Je m'étais mise à fixer le lac, songeuse.

-Moi, mes parents sont partis. Comme ça, du jour au lendemain. Mon meilleur ami, qui habitait en face de moi, a vécu exactement la même chose. Un jour, nous sommes rentrés du lycée, sa maison était en feu et nos parents avaient disparus. Nous avons vécu ensemble pendant un temps, puis le manque s'est trop fait ressentir, et nous sommes venus ici, amenés par un Master. Mon but depuis que je suis arrivée ici, c'est de devenir assez forte pour pouvoir partir retrouver mes parents. Parce qu'au plus profond de moi, je sais qu'ils sont encore en vie, et qu'ils sont quelque part, caché dans ce monde. Je veux découvrir la vraie raison de leur disparition... Et je veux comprendre pourquoi nous n'avons jamais reçu le moindre signe de vie.

Tournant la tête vers Arya, la respiration lente, le visage calme et serein, je lui demandai doucement :

-Et toi, donc ? Est-ce que tu as un but ici ? Est-ce que tu cherches à faire quelque chose...?
##   Jeu 1 Sep 2011 - 11:40

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- En fait c'était juste une blague. . .

Il se passa encore quelques secondes sans qu'un bruit vienne troubler le silence. Puis la fille du lac fut prise d'un fou-rire qui l'empêcha de parler pendant un bon quart d'heure. Elle riait aux larmes et rien ne put l'arrêter, si ce n'est le temps. Elle n'arrivait même plus à respirer et je crûs plusieurs fois qu'elle allait s'étouffer. Elle se roulait par terre, et semblait plus heureuse qu'un enfant à Noël. . .

Non je plaisante, en fait, j'ai juste plombé l'ambiance avec cette "vanne". Elle n'a pas rit du tout et les seuls mots qu'elle prononça furent:


-Oui... Haha, une blague, c'est ça...


"Haha", hum, elle n'était décidément pas fan de mon humour. D'ailleurs, je pense même que cet "éclat de rire" n'était qu'une simulation. Tout ça pour que ma boutade ne fasse pas carrément "Plouf!". Enfin, bon, je ne vais pas en faire tout un fromage de ça hein.

-Quelle est la cause de ta venue à Terrae, toi ?

Et le troisième changement de sujet en une seule conversation! Bravo, je crois qu'elle brisait des records. Championne du saut de coq à l'âne. Sympa comme trophée. Malheureusement, ce talent me donnait l'impression que je la soûlais, pire, qu'avec moi elle s'ennuyait. Non pas que ce soit rare, ça arrivait souvent avec ceux de mon âge, après-tout je n'en ai jamais vraiment fréquenté. Et les silences qui composaient à peu près 50% de mes conversations ne plaisaient pas tellement. Ces blancs étaient souvent là pour faire réfléchir l'interlocuteur. . . Mais le sujet, encore une fois était on ne peut plus innocent et une conversation rapide suffisait amplement. Malheureusement, je ne pouvais me passer de cette manie.

J'allais répondre comme je le pouvais à sa question du mieux que j'aurais pu, si seulement elle n'avait pas enchaîné et, par la même occasion, ne m'avait pas surprise par son élan de générosité.


-Moi, mes parents sont partis. Comme ça, du jour au lendemain. Mon meilleur ami, qui habitait en face de moi, a vécu exactement la même chose. Un jour, nous sommes rentrés du lycée, sa maison était en feu et nos parents avaient disparus. Nous avons vécu ensemble pendant un temps, puis le manque s'est trop fait ressentir, et nous sommes venus ici, amenés par un Master. Mon but depuis que je suis arrivée ici, c'est de devenir assez forte pour pouvoir partir retrouver mes parents. Parce qu'au plus profond de moi, je sais qu'ils sont encore en vie, et qu'ils sont quelque part, caché dans ce monde. Je veux découvrir la vraie raison de leur disparition... Et je veux comprendre pourquoi nous n'avons jamais reçu le moindre signe de vie.

Tout ça à la fois? Une énigme décidément pleine de mystères. Enfin, j'ai l'impression que personne ici n'est normal au fond. Entre elle qui ne sait pas ce que sont devenus ses parents, moi qui n'ait plus un sou ni famille, Naoto qui a perdu un oeil, Shizuru qui est une grande héritière. . . Je me demande ce que cachent Tomoyo et Akari. . . Enfin là n'est pas l'important pour le moment. J'étais assez perturbée en réalité. Il y a une seconde je pensais qu'elle ne m'appréciait pas, et voilà qu'elle me faisait une confession, enfin, c'est ce dont j'avais le sentiment, à moins qu'elle ne le raconte à tout le monde.

-Et toi, donc ? Est-ce que tu as un but ici ? Est-ce que tu cherches à faire quelque chose...?

Un but? Chercher à faire quelque chose? Tout le monde avait une bonne raison d'être là. . . Sauf moi apparemment, enfin, si, il y avait eu cette sorte de dépression et le vide. Mais mon histoire sembla tout aussi glauque que celle des autres pensionnaires, mais bien moins mystérieuse. Et n'ayant plus de famille, ni rien d'autre que le peu que Terrae m'offrait, j'avais du mal à m'imaginer un objectif sacré, inaltérable comme celui qu'elle avait.

- Un objectif? Hum, je n'y avais jamais pensé, et demandé comme ça, je vois pas non. En fait, je ne sais presque pas pourquoi je suis là, maintenant. J'ai perdu mes parents, puis ma grand-mère trois ans après, il y a un peu plus d'un mois maintenant. Je n'avais évidemment pas d'argent, pas plus qu'aujourd'hui. Et lorsque l'huissier allait m'exclure, un Master est venu me chercher. Sans rien m'expliquer. Il m'a déposé aux dortoirs et Shizuru m'a raconté à peu près tout ce que je sais actuellement sur ce lieu. . .

- Moi je n'ai aucune chance de revoir ma famille. Je veux dire, j'ai vu mon père dépérir après son accident du travail, j'ai aperçu ma mère suspendue dans les airs, la corde au cou. Et c'est moi qui ai retrouvé ma grand-mère froide dans son lit. Ca ruine un peu une vie, et surtout l'image qu'on a de celle-ci. Quand on nous arrache tout en si peu de temps, qu'on nous jette dans l'inconnu comme ça; ça a beau nous permettre un nouveau départ. C'est dur de faire abstraction de tels évènements. Pourtant je n'ai pas l'habitude de m'occuper du passé.

Bon, j'allais peut-être arrêter ce moment triste tout de suite.

-Enfin, là, je suis en pleine forêt, en pleine nuit, devant un lac éclairée par la lune et les lucioles virevoltantes. Tout est calme, tout va bien.




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##   Lun 5 Sep 2011 - 0:13

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La réaction à adopter... Vous la connaissiez, vous ?

Profitant du calme qui englobait l'intégralité du lac, je fermai les yeux, n'écoutant que la voix d'Arya. Alors, je tentai d'imaginer. Ne serait-ce que ça... Et je m'en croyais tout d'abord incapable.

Perdre ses parents, c'était quelque chose... Les voir mourir, sous nos yeux ? Les découvrir, nous et pas quelqu'un d'autre, affronter la nouvelle de face, s'avancer au front, plutôt que de se contenter de rester à l'arrière et d'apprendre la nouvelle ? Je n'aurais jamais pu. Absolument jamais. Papa et Maman étaient partis... Mais moi, j'avais encore une grand-mère. J'avais encore un oncle, un cousin... J'avais mon meilleur ami. Je n'étais pas seule. Et face à cette Arya, je me sentais mal à l'aise. Comme si je n'avais pas le droit de me tenir en face d'elle, comme si... Je n'étais pas à ma place.

Non, je n'étais pas à ma place, car je n'avais jamais vécu tout ce qu'elle avait réussi à surmonter. Vous vouliez parler d'expérience ? Je n'en avais aucune, elle en avait mille fois plus que moi. Vous vouliez parler de souffrance ? Comparé à elle, je n'avais pas souffert.

Vous voulez créer une hiérarchie des élèves de Terrae ? Elle faisait partie des plus courageux et des plus forts... J'étais tout en bas de l'échelle, presque hors classement.

Au bout d'un moment, je sentis mon coeur se serrer. Papa et Maman, morts...? C'était inimaginable. Je ne pourrais jamais supporter ça. Je n'aurais jamais pu. Et elle, elle avait su l'affronter. Elle l'avait supporté, jusqu'à ce que sa grand-mère meurt... Et qu'elle ressente visiblement ce vide assez fortement pour qu'un Master vienne la chercher.

Ce n'est que la que je rouvris les yeux, posant mes prunelles violettes sur Arya.

-Enfin, là, je suis en pleine forêt, en pleine nuit, devant un lac éclairée par la lune et les lucioles virevoltantes. Tout est calme, tout va bien.

Un sourire, presque désabusé, étira mes lèvres, et je me laissai tomber sur le sol en arrière, fixant les étoiles d'un oeil curieux.

-Je sais que je ne te connais pas depuis super longtemps... Mais tu es quelqu'un d'incroyable, Arya. Vraiment. Et je le pense ! ajoutai-je d'un petit air d'enfant amusé. Tu sais, c'est rare que je fasse des compliments...

Je laissai un ange passer, ou peut-être même deux, avant de reprendre :

-Je n'aurais pas pu être à ta place. Je te trouve courageuse et surtout... Je n'sais pas à vrai dire, j'ai presque envie de reprendre cet adjectif déjà utilisé : incroyable.

Je tournai enfin la tête vers elle, plongeant mon regard dans le sien.

-Des tas de gens auraient passé leur temps à se plaindre, à raconter leur mésaventure... Toi tu restes modeste, et pire encore... Tu arrives à passer "outre". Enfin, j'imagine que ça te trotte encore dans la tête, mais... J'ai presque l'impression que tu es vraiment sincère quand tu dis que tout va bien... C'est comme si tu étais capable de focaliser ton esprit uniquement sur les bonnes choses, pour ne pas avoir de pensées néfastes, et pour vivre chaque instant à fond.

Un petit rire m'échappa et je reportai mon regard sur le ciel sombre parsemé de minuscules tâches blanches.

-Si je te connaissais davantage, je pourrais presque dire que je t'admire pour cet aspect-là de ta personnalité !

Amusée face à cet aspect, je gardai un sourire sur les lèvres, profitant du silence éphémère qui venait de s'installer.

-Dis, si jamais on voyait tout à coup une étoile filante, est-ce qu'il y aurait un voeu que tu voudrais absolument faire ? demandai-je avec curiosité.
##   Mar 6 Sep 2011 - 19:47

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Après ma remarque sur la tranquillité du lieu, elle s'allongea sur le sol en fixant le ciel de ses yeux.


-Je sais que je ne te connais pas depuis super longtemps... Mais tu es quelqu'un d'incroyable, Arya. Vraiment. Et je le pense ! Tu sais, c'est rare que je fasse des compliments...


Je ne comprenais pas vraiment, je n'avais pourtant rien fait de bien spécial, juste subis un coup du sort violent et peut-être injuste, mais c'est la vie, et tout le monde finit par perdre ses proches. . . Peut-être que c'était un peu plus tôt pour moi que pour le reste des personnes mais bon, dans tous les cas, il paraît que l'on ne peut faie confiance qu'à soi-même.

-Je n'aurais pas pu être à ta place. Je te trouve courageuse et surtout... Je n'sais pas à vrai dire, j'ai presque envie de reprendre cet adjectif déjà utilisé : incroyable.


Ça ne servait à rien d’exagérer. Ainsi va la vie.
Je pensais jusque-là qu'elle surenchérissait sans cesse, mais son regard transperça le mien et je compris qu'elle était sincère.

-Des tas de gens auraient passé leur temps à se plaindre, à raconter leur mésaventure... Toi tu restes modeste, et pire encore... Tu arrives à passer "outre". Enfin, j'imagine que ça te trotte encore dans la tête, mais... J'ai presque l'impression que tu es vraiment sincère quand tu dis que tout va bien... C'est comme si tu étais capable de focaliser ton esprit uniquement sur les bonnes choses, pour ne pas avoir de pensées néfastes, et pour vivre chaque instant à fond.

C'est un nouveau départ dans un nouveau monde, je dois oublier ma famille, ma ville et me consacrer entièrement à mes futurs amis sur Terrae. C'était suffisamment difficile d'oublier tout cela, alors les instants où je pensais à mon passé étaient écourtés volontairement pour ne pas avoir le temps de pleurer.

-Si je te connaissais davantage, je pourrais presque dire que je t'admire pour cet aspect-là de ta personnalité !

C'est une carapace, rien d'autre. Bien sûr que j'étais terriblement triste, mais c'est pas une raison pour le montrer à tout le monde et me bousiller la vie. . .

-Dis, si jamais on voyait tout à coup une étoile filante, est-ce qu'il y aurait un voeu que tu voudrais absolument faire ?

Pour le coup, j'avais envie de répondre que mes parents me manquaient, que ma grand-mère me manquait, et que Dublin me manquait. Cela faisait déjà beaucoup de choses non? Mais je n'étais plus une enfant, je savais qu'ils étaient partis pour de bon. Je ne croyais pas à leurs retours respectifs, pas plus que je ne croyais aux étoiles filantes. Je ne savais pas quoi répondre en fait.

-La vie est courte, et le bonheur n'existe pas. Le plaisir à ça de plus que le bonheur: le mérite d'être réel et de ne pas être un rêve. Me voir pleurer toute la journée ne plairait à personnes, et les gens finiraient un jour par être tout aussi triste que je le suis. Alors j'essaie de trouver mes petits plaisirs durant cette passe difficile. Un lac enchanté, un livre sous un saule pleureur chauffé par le soleil, une douche chaude après une dure journée, une rencontre, une mélodie. On ne peut pas être sans cesse heureux, du lever au coucher, il faut avoir ces moments intenses ou calmes et les ressentir comme des plaisirs, sinon ils n'apparaissent jamais de cette façon. . .

C'était sorti d'un coup mais difficilement, je le pensais, mais pourtant cela me paraissait dur à accepter. L'homme recherchait une chose qu'il ne découvrirait jamais.


J'avais dis ça, d'abord pour esquiver l'interrogation sur l'étoile filante. . . C'était dur de choisir, c'est vrai, imaginons que ses voeux s'appliquent réellement, il faudrait trouver le choix idéal en un seul coup. . . Ça relève plus de la torture que du plaisir.

J'avais bien réfléchi, pendant quelques minutes de silence léger, uniquement troublé par les croassements des grenouilles de l'étang. Je ne pouvais pas faire mon bonheur, enfin il me manquerait toujours ce que je voulais le plus en ce moment. D'un autre côté je ne croyais pas vraiment en tout cela, ce n'est pas comme-ci il y avait vraiment de l'enjeu. . .

Ses parents devaient lui manquer autant qu'à moi après tout. . . Il n'y a pas de raisons que cela soit différent. La seule différence est qu'elle n'avait pas vraiment pu faire de deuil, puisqu'il restait cet espoir auquel se raccrocher qui n'existait plus chez moi. . .

- L'étoile filante. . .

Quelques secondes passèrent, sans un bruit, je fixais mes pieds de mes yeux.

- Tes parents. . .


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##   Dim 2 Oct 2011 - 9:46

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Comment dire ? Je ne trouvais pas les mots. Cette fille était une personne réellement hors du commun. D'après ce que j'en savais, Terrae était l'endroit où l'on recueillait les "personnes hors du commun". Mais pour moi, être hors du commun, ce n'était pas "avoir des pouvoirs", même si techniquement parlant, ça l'était. Non, pour moi, être hors du commun, c'était tout bêtement être plus évoluer mentalement que les autres.

Arya ne s'arrêtait pas à elle, elle réussissait à voir plus loin. Elle arrivait à se voir extérieurement, à s'auto-juger, et d'une certaine manière, c'était ça qui lui permettait d'aller de l'avant et de penser si différemment. Car elle ne s'attachait pas uniquement à ses plaisirs ou à ses tristesses. Elle voyait plus loin que le bout de son nez... Elle nous voyait Nous. Nous, les autres...

Un sourire doux étira alors mes lèvres. Elle avait évolué, déjà, par toutes ses expériences. Et elle avait beaucoup plus évolué que beaucoup d'autres personnes qui se disaient mature et tout ce qui s'en suit. Le dire ne suffit pas à l'être. Et ceux qui ne s'en vante pas le sont en général beaucoup plus.

Lorsqu'elle répondit à ma question peut-être un peu étrange, je relevai le regard vers elle. L'étoile filante ; mes parents...? J'avais senti mon coeur battre plus lentement au début de ses paroles, et j'étais restée accrochée à la fin de sa phrase qui n'était jamais arrivée.

-Oui...?
demandai-je timidement.

Quel avait été le fond de sa pensée ? Ce qu'elle avait imaginé, ce qu'elle avait commencé à dire...? Fixant ses lèvres, j'attendais une réponse, un peu déboussolée. Décidément, cette rencontre avait le mérité d'être originale. Depuis quand n'avais-je pas autant été attentive dans une discussion ?

C'est à cet instant-même que je me rendis compte que j'étais terriblement égoïste. Secouant imperceptiblement la tête, je me mis une baffe mentale afin de me remettre les idées en place.

-Tu as tendance à plus penser aux autres qu'à toi, non ? demandai-je en ayant en tête Allen, qui avait à mon goût toujours bien trop pensé aux autres plutôt qu'à lui...
##   Mer 12 Oct 2011 - 19:56

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-Tu as tendance à plus penser aux autres qu'à toi, non ?

Je pensais évidemment que c'était le cas, pas mal de monde me le reprochait d'ailleurs, mais voir les autres heureux me permettait de me sentir bien. C'est comme d'être assise sur un banc dans un parc d'attraction, à voir les enfants courir, s'esclaffer ou manger des barba-papas. Je n'apprécie pas les manèges, et pourtant, j'adore les parcs d'attraction, pour cette ambiance.
Enfin tout ça pour dire que je préférais voir les autres heureux que me donner les moyens de l'être moi-même. . .

- Je ne pense pas que ce soit à moi de le dire en fait. . . Je dois t'avouer que j'en ai l'impression mais, c'est parce que ça me fait plaisir en fait. Et puis, ça devrait te faire plaisir non?

Je me demandais si c'était le cas puisque paradoxalement, je ne comprenais pas les gens qui pensaient plus aux autres qu'à eux.

-L'étoile filante, je veux dire, ça serait bien que. . . Tu retrouves tes parents, non? Puisque ça ne m'arrivera pas dans tous les cas, autant qu'une chose te fasse plaisir. . .


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##   Ven 28 Oct 2011 - 18:40

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Elle sembla se perdre un instant dans ses pensées, avant de me dire que ce n'était pas à elle d'en juger, et que dans tous les cas, c'était voir les autres heureux qui la rendait heureuse à son tour. Bizarrement, cet aspect-là de sa personnalité me fit penser à quelqu'un... Et il me fallut un bon moment avant de pouvoir mettre un nom sur ce "quelqu'un". Yureka. La mère d'Allen...
Ses dernières paroles me laissèrent perplexes un instant. "Puisque ça ne m'arrivera pas dans tous les cas..."
Secouant la tête pour retrouver mes esprits, je repris de plus belle :

-Arya ! Enfin, arrête de dire ça...


Laissant un sourire innocent se dessiner sur mes lèvres, je levai mes yeux vers le ciel avant de me perdre dans la contemplation des étoiles.

-Quand on fait un voeu, on ne pense pas à la probabilité de réussite... On fait un voeu parce qu'on décide de faire perdurer l'espoir qui sommeille en nous, pour aller encore plus loin, et pour continuer à vivre en gardant cet espoir niché au fond de nous. Un voeu, c'est magique, ça nous permet de nous évader et de désirer des choses qu'on a toujours pensé jusque là impossibles !

Redescendant sur Terre, je posai mon regard dans celui d'Arya.

-Mais surtout, un voeu... C'est personnel. On le fait pour nous, et juste pour nous. Parce que ce n'est qu'en faisant un voeu qu'on a le droit d'être égoïste.
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