Partagez | 
Dude, I totally miss you [Bouboubruh]
En ligne##   Lun 3 Sep - 19:44

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 1132
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 25
Humeur : Oui.


Nicolas avait organisé ses vacances comme ça ne lui était pas arrivé depuis un moment. Avant, il devait préparer son été au village histoire de pas crever de faim avant le retour de la cantine scolaire à la rentrée. Aujourd'hui, il faisait des roulements pour voir toute la Cool Patrol. Même avant qu'il ne se "réconcilie" avec Jérémy, il faisait en sorte d'avoir du temps pour un peu tout le monde... Aria, il trouvait des excuses pour tout et n'importe quoi. Elwynn, il suffisait de prétexter un entraînement. La Miss et Alice, une petite soirée ensemble. Il avait même le temps d'aider Étienne dans ses devoirs !... Au final, celui avec qui il passait le moins de temps, c'est Boubou. C'est son doude. Et ça lui faisait un pincement au cœur, il pouvait pas mentir. Il y a encore quelques mois, il venait encore à la maison Williams, faire une aprem ou une soirée Zelda : Breath of the Wild, à beugler devant des Gardiens, à s'énerver sur les putains d'épreuves de forces des sanctuaires ou s'émerveiller devant le temple éléphant... ou juste faire le caillou dans les hautes herbes. Et puis c'est Jérémy qui finissait par le voir de plus en plus souvent... Et puis il n'y a plus eu qu'Elwynn pour avoir assez d'autorité pour défoncer sa porte de chambre...

Il lui manquait son bruh, et c'est pas parce qu'il était pas bien. Faudrait être une nouille pour comprendre qu'il est en souffrance en ce moment. Il lui manquait parce que passer du temps ensemble, c'était cool. Certes, Nicolas se sentait mal parce qu'il savait, au fond de lui, qu'il ne pouvait rien faire pour son meilleur ami... mais s'il pouvait lui apporter des petits éclairs de bonne humeur par sa simple présence alors c'était super. C'est pas une piqûre de prise de sang qui va l'empêcher de kiffer son sandwich mortadelle-cornichon MINOULOU. Bon. Alors peut-être qu'il se montrait trop patient avec lui... Peut-être qu'il devait être ferme, comme Elwynn. ...Il n'en avait pas envie. Boubou, il est bien du genre à faire le contraire de ce qu'on lui dit juste parce que tu le pousses un peu trop fort dans une direction. Ahah ! Ouaiiis... putain il me manque vraiment. Et j'ai beau avoir un instinct protecteur un peu trop poussé, j'vais pas l'enfoncer dans son délire quel qu'il soit. Il y a des choses par lesquelles on doit passer pour apprendre, c'est peut-être salaud de ma part de dire ça, genre j'aurais pu qu'à ramasser les morceaux une fois qu'il ira mieux, mais à ce niveau, on se ressemble lui et moi. Boubou, il va ouvrir les yeux, s'prendre le plein phare de la vie dans les mirettes et une fois qu'il se sera habitué à la lumière, je serais à côté de lui, comme toujours.

Bref, c'est pour ça qu'il était déter' à être à côté de lui aujourd'hui. Parce que ça faisait longtemps et que putain il se répète mais il lui manque OK ? Il s'approche de la porte et n'a pas besoin de frapper qu'il sait déjà que quelque chose va pas. L'énergie qu'il y a à l'intérieur est à la fois faible et erratique. Je sais pas si c'est moi qui suit maudis ou si j'ai simplement un instinct monstrueux quand il s'agit de mes amis...

Nicolas ouvrit la porte à la volée. Il couvrit aussitôt son nez... disons... que ça sent pas la rose. C'est là qu'on regrette d'avoir un si bon odorat. MAIS pas l'temps de niaiser. Il se dirige vers la salle de bains, heureusement pas fermée à clef, et tombe sur le maigre corps de son bruh. Par terre. A poil. Étoilisé complètement épuisé. :

-Woh bordel de coude. soufflais-je.

Je tombe à genoux. Nicolas tremble un peu mais j'arrive à poser mes doigts sur son poignet. Boubou a un souffle, un rythme cardiaque faible mais présent. Je sens des relents de famine et d'abandon, l'odeur de la peau et de la chair ayant brûlé... J'observe ces brûlures étranges que seule l'électricité peut tracer dans la peau. Je passe une main sur ses cheveux que je vois pour la première fois depuis que je le connais. J'ai un réflexe qui me file la nausée. Je regarde ses poignets, le creux de ses coudes, ainsi que ses lèvres, la moindre parcelle de peau qui montrerait qu'il a fait une rechute... Mais je ne vois que de vieilles cicatrices. J'ai honte, un moment, d'avoir cru qu'il aurait pu sombrer à nouveau dans la drogue, mais il fallait que je sois certain... et je me mets en marche. J'lui choppe un slibard sans trop savoir s'il est propre ou non, le lui met rapidement histoire de, et attrape sa veste que je mets par dessus son corps fragile. Je le soulève sans soucis et je sors sans me poser plus de questions.

Han merde. Han shit. Oh my- Je suis en train de le porter. Loup on est en train de soulever Boubou dans nos bras alors qu'il est aussi grand que nous et j'ai l'impression qu'il est pas plus lourd que Balthazar merde...

Chut, chut, chut. Restons calmes. C'est pas le moment de paniquer. Direction l'hôpital, on saura prendre soin de lui là-bas. On me regarde bizarrement... Non, non, ne vous inquiétez pas, c'est pas moi qui ait agressé mon pote, merci de pas me poser de questions et de m'empêcher d'avancer merci bien. Je descends les escaliers quand un Master arrive de l'étage supérieur, me beuglant dessus genre je dois m'arrêter ou un truc du genre. Je crois... J'crois que je l'ai déjà croisé. J'fais un petit dérapage retourné contrôlé en me rendant compte que c'est Nikkou... Un Téléporteur. :

-Hôpital ! que je lui hurle. Maintenant !

Alors je sais pas si je lui ai fait peur ou s'il a des réflexes de survie mais il a pas cherché à comprendre et il nous a téléporté aussi sec dans le hall de l'hôpital. L'instant d'après, je me suis jeté sur l'infirmier le plus proche pour lui supplier de soigner mon meilleur ami, Nikkou me suivant de près. J'explique, tout ce que j'ai pu constater de moi-même lors de mon inspection rapide dans la salle de bains afin d'aider les infirmiers, accélérer le processus,...

On a fini par l'arracher de mes bras... j'avoue que j'ai eu un peu de mal à céder directement, avant de me plier à la demande, leur précisant qu'il fallait lui laisser sa veste car il y tenait beaucoup. Ils pouvaient l'aider. Moi... pas tout de suite en tout cas. Nikkou m'a confirmé ce qui me paraissait être une évidence, et on m'a demandé d'aller m'installer en salle d'attente si je comptais rester... Et bien sûr qu'on est resté...

Nicolas a envoyé un message à Ronron en lui disant que finalement, il allait rester plus longtemps avec Asbjorn, lui exposant en détails ce qui s'était passé pour qu'il ne s'inquiète pour eux, en lui demandant de prévenir Jérémy s'il était déjà rentré. Il a envoyé des messages à la Cool Patrol, en particulier à Elwynn en lui disant qu'il la préviendrai dès qu'il sera réveillé... et enfin juste un "Et de trois..." à la Miss, peut-être mystérieux mais il serait sûr qu'elle comprendrait. Une fois tout ceci fait, et l'adrénaline retombée, Nicolas ne fut pas surpris de sentir tout son corps vibrer. Il dut serrer la mâchoire pour ne pas claquer des dents et fixer un point sur le mur blanc, face à lui, pour éviter de visualiser à nouveau les images de Boubou étalé sur le sol de la salle de bains. Il ne vit pas le temps passer, cela n'avait pas d'importance, mais il sut qu'une grosse partie de la journée était passée... Il avait faim et ses articulations claquèrent quand il se leva. Mais il s'occupera de son estomac après...

A peine Nikkou avait passé la porte pour nous prévenir qu'on pouvait le voir qu'on était déjà debout et qu'on lui demandait le numéro de la chambre. On sait qu'il faut pas courir dans les couloirs, et il nous a fallu toute la maîtrise du monde pour ne pas craquer et se mettre à sprinter à mi-chemin. J'ai ouvert la porte, je l'ai refermée dans le même mouvement... Je suis arrivé jusqu'à son lit avec les mêmes gestes pressés, sans vraiment le regarder avec attention... Je me suis juste penché sur son corps pour l'attraper dans mes bras, sans m'appuyer pour ne pas le faire souffrir.

Aaah Boubou... Tu m'as tellement manqué.



##   Lun 3 Sep - 22:03

Personnage ~
► Âge : 22 ans
► Doubles-comptes ? : Adélaïde Hamilton
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 273
Date d'inscription : 25/09/2016
Age : 19
Emploi/loisirs : Faire des trous dans tes tshirts ♥
Humeur : Mon sourire ne disparait jamais.

Est-ce que j’ai rêvé ?
Non, Boubou, t’as pas rêvé.
J’avais arrêté de me parler, pourquoi ça reprend ?
…plus tard. Je verrai plus tard.
Tu fais bien. Là, tu as d’autres choses à gérer.

Je grimace. J’ai mal. Pourquoi ? Mes yeux glissent sur les endroits où la douleur est plus forte. Des marques de brûlures légères se déploient sur mes poignets, sur l’intérieur de mes coudes…peut être sur mon torse, mon dos et mes jambes mais je ne peux pas le voir.
Je suis à l’hôpital, ça ne fait pas le moindre doute. J’y suis resté longtemps quand je suis arrivé, je peux reconnaitre ces pièces sans souci. Oui. L’endroit où je suis, j’ai.
Par contre, le pourquoi…?
T’as explosé. T’as pété. Tu t’es tout cassé. Tu savais que ça allait arriver, pas vrai ?

Je soupire et ferme les yeux. Peut-être que si je ne vois plus le monde, le monde m’oubliera ?
Apparemment non, la porte s’ouvre et une voix masculine me demande si je suis réveillé. Je soulève mes paupières, un homme « en civil » suivi d’un infirmier sont dans la pièce et me sourient. J’essaie de sourire, ça fonctionne ?
Pas trop, mais tu fais au moins l’effort. Tes lèvres tremblotent, on voit que tu tentes…mais tes yeux, Boubou, sont si fatigués.

L’infirmier fait des vérifications, me dit qu’un Guérisseur passera soigner mes brûlures, me pose des questions. Non, je ne me suis pas intentionnellement fait mal, du moins, pas consciemment. Non, je ne me souviens pas tout à fait de tout. Je sais juste que d’un coup, tout était trop, plus rien n’était supportable, pensable, digérable. Et puis le silence. Et puis mon cerveau qui m’échappe. Et puis la douleur, si forte…J’ai encore mal rien que d’y penser. Et le Vide, le néant, l’abandon.
Tu arrêtes de parler, tu déglutis. Tu as peur, de toi et de l’extérieur. Tu as peur qu’on te prenne pour un fou. Tu ne veux pas expliquer qu’éteindre la voix dans ta tête a été l’erreur fatale, celle qui a tout déclenché. Tu penses qu’ils ne comprendront pas. Tu ne veux pas dire qu’oublier est habituel chez toi, qu’il ne faut pas s’inquiéter, parce que quelque chose te dit qu’en aucun cas ça ne va les rassurer.

Allez Boubou, on respire, on reprend. C’est l’autre monsieur maintenant qui te parle, tu peux le faire.


Il me dit qu’il s’appelle Nikkou, qu’il est le Master Téléporteur qui m’a amené ici. Il me dit aussi qu’il n’est pas venu seul. Un garçon était avec lui, ou plus précisément, avec moi. Me portait. M’amenait à l’hôpital. Un instant, j’hésite entre Nicolas et Jérémy. Mais il me décrit l’affolement mêlé à l’efficacité de l’élève. Nicolas. Jérémy, lui, aurait été calme, plus en colère qu’inquiet.
Nicolas est là ? Nicky est venu ? Mon…Bro.
T’as les larmes aux yeux ou je rêve ? Ça faisait si longtemps, et maintenant tu nous le fais deux fois dans la même journée ? Certes, entre ce matin et maintenant où la nuit est tombée, quelques heures sont passées…mais quand même !

Je secoue la tête pour chasser la surprise, puis acquiesce lorsqu’il me demande si je suis prêt à le voir. L’infirmier et le Master sortent, et moi j’attends, tout en tension. Je travaille mon sourire, ma mine radieuse, même si je sais qu’en un sens ça ne sert à rien. Si je suis ici, il sait que ça y est, j’ai pété. Puis, mon bro est adorable, mais il est sensitif, et ça rend certains trucs difficiles à lui cacher. C’est peut-être pour ça qu’on s’est moins vus depuis un bon moment. Bon, c’est aussi parce que mettre un pied hors de ma chambre revenait à me faire torturer mais bon, j’aurais pu faire un effort, et je le sais. C’est pour ça que je dois apparaitre un minimum en forme. Puis…Puis c’est lui qui est venu me récupérer…Lui qui est tombé sur mon corps étalé par terre, dépourvu de toute fierté, haha…
…et dépourvu de veste, nan ?
La panique me prend tout à coup et ma main s’abat sur ma tête...Tout va bien… ou presque.
Oui, Boubou, tu l’as. Oui, ton bro a pensé à tout, et tu as ta capuche rabattue sur ta tête. Oui, il a vu ta tignasse, les preuves de ton autodestruction, mais j’ai envie de te dire…C’est pas les seules qu’il a vu aujourd’hui. Puis en vrai, tu devras t’en préoccuper plus tard, parce que la poignée s’abaisse, et Nicky entre.

A peine entré qu’il est dans mes bras, ou moi dans le siens, je ne sais pas bien ? Ma tête finit contre son torse, mes bras ballants finissent par réaliser et s’élèvent lentement pour se refermer sur son dos. J’étouffe un gémissement lorsque les brûlures effleurent le tissu de son t-shirt, mais j’ignore. J’ai mon meilleur ami avec moi. C’est tout ce qui compte. Tout. Ce. Qui compte.

- Pa- Pardon, Nicky…

Ma voix est étranglée. A quel moment les larmes sont-elles venues se loger dans ma gorge ?

- Je. Je voulais pas… Je voulais pas vous inquiéter. Et puis. Et puis ça a été sans aucun sens et je savais plus quoi faire et y avait tout qui passait dans ma tête et. Et tu me manquais. Mais je voulais pas t’inquiéter. Et.

Et Nicky doit rien comprendre à ce que tu lui dis, Boubou. Respire, renifle, attend. Tu sanglotes en même temps que tu parles, tu couines plus que ce que tu articules…Allez, ça va aller, mais si tu dois te laisser aller un peu, va jusqu’au bout. Arrête de parler, et profite des bras de ton bro pour craquer. Et c’est ce que tu fais. Tes épaules tressautent dans les grandes paluches du garçon, ta tête s’enfouit comme elle peut dans son t-shirt que tu noies. Tu pleures pendant ce qui te parait être une éternité, comme un enfant, bruyamment, des larmes de crocodile. Tu pleures toutes tes peines, tous tes chagrins, toutes tes fautes, mais aussi tes douleurs, tes erreurs, tes peurs. Tu pleures le deuil d’Anna et ton innocence enterrée avec elle. Tu pleures l’amertume que tu ne veux plus en toi, et cette colère qui t’a habité et que tu ne reconnais pas comme tienne. Tu pleures en t’accrochant à Nicolas, tes doigts resserrés sur le bas de son t-shirt que tu dois probablement agrandir. Tu hurlerais bien, si tu ne l’avais pas déjà fait ce matin.
Et enfin, tu respires. Enfin, tu te calmes.


- …du coup, t’as vu mon désastre capillaire, hein… ?



En ligne##   Lun 3 Sep - 22:55

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 1132
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 25
Humeur : Oui.

J'ose pas me reculer quand Boubou commence à parler... mais... mais je comprends rien de ce qu'il bave. Sur mon t-shirt en plus. Décidément. :

-.......Hein ?

Y'a son esprit qui s'encourage de lui-même à respirer, à se calmer. Je le sens aussi clairement que je pige rien de ce qu'il raconte. On dirait un enfant qui pleure, mais qui a un chagrin tellement gros qu'il n'arrive pas à parler correctement. J'arrive à capter les mots "inquiéter", "quoi faire" et "manquais"... et je peux pas m'empêcher de laisser un rire s'échapper de ma gorge. Ah la la, mon Boubou, mon Bruh, mon BoubouBruhSwag. :

-Eh copain, je comprends rien de ce que tu m'dis. On fait le câlin et on cause après hm ? Y'a des priorités dans la vie.

Je blague parce que j'ai pas changé ; ch'uis Nicky, je prends rien à la légère et en même temps je peux réussir à rire dans la pire des situations. Et je sais qu'il aime bien son Nicky, mon p'tit Boubou. Je sais qu'il aime bien les câlins et je sais qu'après son gros chagrin, il arrivera à aligner deux mots sans s'étouffer tout seul... Et ce serait con qu'il s'étouffe maintenant alors que je l'ai sorti de sa piaule quand même. Je le tiens contre moi, en attendant, évitant de toucher les zones blessées de son corps et laissant son tourbillon d'émotions se calmer... Il ne s'éteint pas pourtant... et je crois capter que mon meilleur ami est en train d'évoluer lui aussi. Il s'écoute on dirait. Il s'écoute sa peine et sa colère, ce qu'avant il repoussait fatalement sans y prêter attention. Et c'est ça aussi, qui lui fait du mal... Ah... Je devrais pas utiliser mes pouvoirs comme ça... Je renforce ma barrière mentale et le laisse se calmer doucement...

Il parle à nouveau et cette fois, je le comprends parfaitement. Il parle de ses cheveux... J'hausse un sourcil interrogateur avant d'enfin comprendre. Le voir allongé et inconscient, j'avoue que sur le coup, ses cheveux, j'en avais un peu rien à foutre. J'avais mis ma main sur son front, en quête d'une fièvre ou d'une hypothermie, je me revois en train de me dire qu'effectivement, c'était la première fois que je voyais son crâne... Mais bon, disons que j'étais occupé à autre chose, plutôt que d'être horrifié par le reste de dread qu'il possédait, la différence de taille d'une mèche à l'autre et de leur état général de propreté. :

-OH ! Ah oui ! D'ailleurs darling ça te va pas mais alors paaaas du tout. dis-je d'abord en plaisantant, avant d'ajouter, un peu plus sérieux. Bon en vrai j'ai pas eu l'occasion de mater en détail...

Petit silence. :

-J'ai eu l'occasion de mater d'autres choses si tu vois c'que j'veux dire.

Roooh faisons pas genre il fallait pas la faire celle-là ! Je reste à ses côtés, grand sourire aux lèvres. Ça me fait tellement plaisir de le retrouver... même si j'ai eu peur, c'est vrai. ... et qu'il est encore un peu perdu à l'intérieur, peut-être. Mais je pense qu'il va découvrir qu'il y a du bon à vivre, après le pas de géant qu'il vient de faire. J'essaie d'essuyer une larme tenace qui roule sur sa joue, veillant à ne pas lui faire de mal. Il est tout maigre, tout fatigué, tout usé mon Boubou. :

-Pas trop sur les rotules ? Je sais que c'est épuisant l'Étoilisation... Je sais pas combien de temps t'as dormi... Pas trop mal non plus ? Je sais pas comment ça se passe pour les Téléporteurs mais... tu vas te retrouver à l'autre bout du pays hein ?

Manquerait plus que ça tiens. :

-Parce que débarquer dans ta chambre c'est une chose mais te pécho en haut du Mont Fuji c'est pas le même délire !

Je lui demande pas tout de suite s'il veut qu'on parle de ce qu'il s'est passé. Ce serait bien de voir s'il y parvient de lui-même... Sinon, je la poserais quand même. Ce qui vient de se produire, c'est important. Et même s'il me répond pas, je ne le lâcherais pas.

Je serais toujours là.



##   Mar 4 Sep - 11:59

Personnage ~
► Âge : 22 ans
► Doubles-comptes ? : Adélaïde Hamilton
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 273
Date d'inscription : 25/09/2016
Age : 19
Emploi/loisirs : Faire des trous dans tes tshirts ♥
Humeur : Mon sourire ne disparait jamais.

Nicky plaisante un peu et je ris d’un air mi-gêné, mi-content. …Ben j’ai retrouvé mon pote quoi, du coup la douleur, toussa, euh…Ça passe soudain au second plan. Jusqu’à la véritable vanne du Tonnerre.
…de quoi il parle ?
Vraiment ? Tu comprends pas ?
Wait.
Allez, ça commence à venir. Pour la peine, j’vais te rafraichir la mémoire un coup.

Tu te souviens ce que t’allais faire quand tu t’es évanoui ?
OH.
Je pense qu’autant, mon Etoilisation a failli avoir ma peau, autant c’est en m’étouffant maintenant lorsque je comprends à quoi il fait allusion que je vais vraiment clamser. Non mais sans rire, on achève pas comme ça un homme déjà à terre…plus ou moins littéralement en plus.

- …Nicky, t’abuses.

Je détourne le regard, les joues un peu rouges. Déjà que j’avais plus beaucoup de fierté, mais alors là, vu la gueule contente du bro, je peux vous dire que je vais plus la retrouver avant longtemps.
Allez Boubou, fais pas l’enfant. Puis avoue, c’est drôle.
PAS POUR TOUT LE MONDE EUKE ?

Damn, déjà que j’étais fatigué, je peux vous dire qu’on est pas en train de faire remonter mon seuil d’énergie, même si cet épuisement-là est moins douloureux que celui que je m’impose. D’ailleurs, en parlant de douleur, Nicky me demande si j’ai pas trop mal, ainsi que pas mal d’autres choses… Une nouvelle blague lui échappe, sur mes pouvoirs de Téléporteur que je ne maitriserais pas, et qui m’enverraient éventuellement un peu trop loin pour être récupéré par Nicky. Ce n’est qu’un rire légèrement forcé qui me vient, sans que je ne comprenne trop pourquoi.
Bah, même si t’as l’impression que c’est un peu plus stable, ça fait toujours un peu mal de te souvenir que c’est lui qui a dû t’aider…Du coup, ça te fait pas tant rire que ça quand il te le rappelle. T’es encore fragile, mon grand, ça peut pas aller aussi vite, tu sais ? Ça va venir, mais laisse toi le temps. Essaie juste de pas trop t’en vouloir, parce que je la sens pointer son nez, ta culpabilité. Quelle sale manie humaine, cette connerie. S’il-te-plaît, essaie de t’en protéger, cette fois.

- Naan, j’pense pas qu’ça fonctionne comme ça, haha. Puis si j’me téléporte sur le Mont Fuji, j’tenterai d’me retéléporter à Terrae, haha, ce s’ra plus simple !

Un silence.
Oublie pas qu’il avait posé d’autres questions, eh ?
J’essaie.

Je passe une main sur ma nuque avec un sourire léger, moins faux que tous ceux que j’ai offert avant de péter, même s’il est aussi plus marqué de ma fatigue…avant de retirer ma main avec une grimace lorsque le bord de celle-ci entre en contact avec ma peau, me rappelant non sans douleur mes poings frappant un poil trop fort le carrelage. Je frissonne légèrement en revoyant la scène comme si j’y assistais de l’extérieur, mais me ressaisis et réponds d’un ton calme à Nicky :

- J’pense que j’ai dormi beaucoup trop longtemps, haha. J’avais pas fait ça d’puis des mois, j’crois. Et j’ai un peu mal mais ça va, j’ai connu pire on va dire, Nicky !


Je peux pas faire genre j’ai pas mal du tout, ce serait pas crédible. Mais je suis pas obligé de lui dire que l’intégralité de mon corps est douloureuse à cause de l’électricité qui ne m’a pas seulement brûlé à certains endroits, mais m’a crispé bien trop fort et d’un coup pour que mes muscles et mes articulations ne s’en souviennent pas pour un moment.

- Ça va, toi, Nicky ?

Eh, on pourrait croire à une question pour fuir les siennes, mais pas du tout. Lorsque je la pose, mon regard ambré se plante dans le sien argent : je n’essaie pas de m’échapper. C’est une question sincère. Je m’en veux que ce soit celui qui ai dû me retrouver, porter mon corps inanimé…Et je veux être sûr qu’il va bien. Oh, j’ai pas de doutes sur le fait qu’il ait connu pire, ça m’empêchera pas de m’en faire pour lui.
Tout comme, quand tu lui dis que t’as connu pire, tu sais qu’il le sait, pas vrai, et que ça ne change rien à son inquiétude première ? …Des fois je me dis que tu changeras jamais, Boubou, alors que je sens bien que tu peux devenir un adulte chouette, tout en restant un gosse au fond de toi. C’est possible, je t’assure. Pour l’instant, tu as du mal à y croire, mais tu vas voir, ça va le faire. Aujourd’hui, tu commences à prendre conscience de tes faiblesses, à sortir de ton monde pour te soucier au mieux des autres. Tu ne sais pas encore comment te combattre toi-même, et c’est peut-être parce que tu n’es pas censé le faire ? Apprend à vivre avec toi, et tu verras, ça ira mieux. Tu n’es pas seul, et tu ne le seras jamais.



En ligne##   Ven 30 Nov - 21:29

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 1132
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 25
Humeur : Oui.

Au moment où Boubou lui dit qu'il abuse, Nico a une moue gênée. C'est un peu le mot "clef" entre eux. Y'a un moment où ils peuvent blaguer, y'a un moment où il faut arrêter... Nicolas sait, à partir du moment où il a dit le mot "abuser"... ben qu'il a vraiment abusé. Il passe délicatement une main sur son épaule alors qu'il se détourne, sans doute en train de rougir. Nicky et tes blagues de merde. :

-Pardon Boubou. J'en parlerai plus.

Du coup, il va moins blaguer hein. Juste assez parce qu'il a envie de remonter le moral de son bruh -et parce que c'est un mauvais blagueur, faut l'dire- mais sans le blesser un peu plus, déjà qu'il se remet d'une Étoilisation... Il hoche la tête quand Boubou lui dit qu'il fera en sorte de se téléporter dans l'enceinte de Terrae. C'est cool. Il a un soupir rassuré qui lui échappe.

Mais c'est la suite qui le dérange, le fameux "j'ai connu pire"... Bizarrement, Nicolas s'est rendu compte qu'il l'utilisait lui aussi que depuis l'arrivée de Jérémy à la maison... bien qu'il ait toujours détesté que les autres l'utilise. L'hôpital qui se fout de la charité, oui, carrément même, mais c'est un peu ce qui fait de Nicolas, Nicky... et de Asbjorn, Boubou.

Il déglutit, il n'arrive pas à enchaîner après ça... Il sait qu'il a du avoir mal, qu'il a encore mal et pas que physiquement, bien au-delà... Et il serait pas Sensitif que ça changerait rien. Alors quand il demande s'il va bien lui, il renifle... :

-Boubou... Oui ça va !... J'ai eu tellement peur. J'ai eu tellement peur que j'ai pas eu le temps d'avoir peur. Tu me manquais tellement, tu te rends compte de la dernière fois que je t'ai vu ? J'arrive même pas à voir... à calculer... Et pis j'te vois, j'te sens derrière ces portes... Ses yeux d'argent arrivent enfin à trouver le courage de répondre à son regard. Et je suis tellement content de t'avoir trouvé. Ça a l'air contradictoire ce que je raconte... Mais non !

Il veut terriblement lui faire un câlin, mais il sait à quel point ça peut lui faire mal alors il s'empare délicatement de sa main, tente de minimiser les contacts douloureux pour n'en créer que des rassurants, pour lui et pour Boubou. :

-T'es mon meilleur ami. Tu m'as manqué et t'es à côté de moi là, maintenant. C'est tout ce qui compte pour moi et j'espère, ce qui compte pour toi. Parce que quoi qu'il t'arrive, quoi qu'il nous arrive, tu seras toujours mon Boubou, comme j'ai toujours été ton Nicky, je pense, même dans ce que tu as vu de pire en moi.

Il renifle encore, les larmes aux yeux de bonheur mais il ne pleure pas vraiment. Il rit même. :

-Doude ! Tu sais que j'ai pas avancé ma partie de Zelda depuis la dernière fois ? J'attends que tu reviennes...



##   
Contenu sponsorisé

 

Dude, I totally miss you [Bouboubruh]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1Terrae, Une nouvelle ère commence... :: Terrae Village.
 :: Hôpital.