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Aux aurores, l'air semble bien plus doux - Ariana
##   Ven 7 Sep 2018 - 20:06

Personnage ~
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Oksana Sivkova
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Le ciel se nimbait d'orange et de violet, comme une aquarelle à taille céleste. Les levers de soleil étaient souvent des spectacles grandioses, et ils différaient pourtant assez peu à travers le globe.
En ce matin calme de Septembre, trois jours après l'incident, Oksana peinait encore à réaliser ce qu'elle venait exactement de vivre. Les explications sur Terrae, le don qui sommeillait en elle, restaient concrètement des mystères. Mais maintenant sortie de l’hôpital, après avoir visité l'institut et passé une première nuit dans le dortoir des filles, les informations commençaient doucement à être assimilées par son cerveau un peu secoué.
Elle s'était levée très tôt, avait juste prit le temps de se laver et de s'habiller, mit de la musique classique dans ses oreilles et avait entreprit de se promener un peu pour mieux se rendre compte de son nouveau lieu de vie. Sans voyage en avion, sans avoir rencontré de "vrais" locaux et coupée du monde, il était difficile d'intégrer qu'elle était maintenant au Japon, il manquait trop d'étapes logiques pour qu'elle se sente psychologiquement là. Dans d'autres circonstances, elle aurait été très probablement hystérique, le pays du soleil levant étant un des rares voyages à l'étranger qu'elle avait eu l'occasion d'avoir et qui l'avait enchantée. Un charmant circuit Tokyo, Kyoto, Osaka d'une semaine. Avec Pyotr, Klara et... elle.
Elle ne voulait plus jamais mettre les pieds en Russie, et en même temps, le lien qui l'unissait à son pays d'origine était encore fort, comme un cordon ombilical qu'elle se devait de rompre au plus vite.

Elle se sentait errer telle un fantôme, là, dans cet institut toujours endormi. L'air était encore frais, le chant des oiseaux un peu timide. Il fallait avouer que Terrae était superbe, mais sa beauté glissait sur elle comme si elle s'était contentée de regarder une carte postale. Elle marcha longtemps avant d'arriver à un lac. Sans plus attendre, la jeune russe ôta ses chaussures pour y tremper ses pieds, afin de mieux se réveiller, peut-être aussi mieux faire corps avec cette nouvelle nature qui l'entourait.
C'était un endroit très agréable, et il était certain qu'elle reviendrait souvent ici. Ce sera parfait pour s'exercer au violoncelle, quand elle sera remise de ses blessures. La musicienne était frustrée de son bras en écharpe, et son épais pansement sur le front était parfaitement ridicule. Cependant, les médecins de Terrae étaient extrêmement doués, aidés par leurs étranges dons, par ailleurs les seuls qu'elle ait pu observer pour le moment. Elle prenait donc son mal en patience, espérant que sa semaine de convalescence suffirait effectivement avant de reprendre son activité.

A défaut de pouvoir jouer de son instrument adoré, Oksana attrapa son portable pour changer de musique, de Bach par Yo-Yo Ma, écouté mille fois, mais toujours aussi relaxant, rendant tout à fait honneur au violoncelle. Elle sursauta quand son réveil se mit à sonner, indiquant 7 heures et demi, moment où elle se levait habituellement. Cela faisait déjà bien un quart d'heure qu'elle était là à se baigner les jambes. Après quelques derniers allers et venues dans les eaux fraîches, elle sentait ses orteils geler et préféra donc se poser sur un rocher sur la rive pour profiter du soleil qui se réchauffait, du doux vent qui faisait flotter sa robe noire. Tout autour, les gens commençaient à affluer. Joggers, promeneurs, cyclistes. Elle entendait rire, discuter, s'amuser, le monde tourner autour d'elle, si figée. Tous des êtres comme elle si les histoires du master se révélaient vraies. Pour l'instant, rien en elle n'avait changé. Elle était perturbée par ces fantaisies, ce destin exceptionnel, pourtant ce vide était toujours aussi pressant à l'intérieur de son cœur. Ces personnes lui étaient toutes terriblement étrangères, et elle n'avait encore adressé la parole à quiconque hormis le personnel de l'institut. Ce n'était pas faute d'avoir un petit traducteur, un bijou de technologie, pratiquement inutile pour l'instant.

Alors, sans prévenir, Oksana senti la solitude lui serrer le ventre, et elle s'engouffra petit à petit dans un désespoir qui s'était immiscé en traître. Quelques minutes de résistance, un grand effort pour essayer de tout ravaler et garde la face, mais ce ne fut pas suffisant. Bien vite, une faible plainte lui échappa et les larmes coulèrent comme des rivières de perles, pour se perdre dans les eaux du lac.
##   Sam 8 Sep 2018 - 1:57

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Ariana Vicente
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Petite bande son : https://youtu.be/dzNvk80XY9s


Ce matin, l'air a une odeur de sel. Le temps est lumineux, doux et se veut apaisant ; c'est au moins cela de pris. Allen est parti prendre un petit déjeuner rapide avant d'aller travailler ; Ariana, de son côté, a préféré prétexter une grasse matinée pour ne pas avoir à l'accompagner. Mais sitôt le Sonore parti, la rouquine, plutôt que de se contraindre à fixer le plafond sans trouver le sommeil, se redresse et enfile ses vêtements de sport. Son pantacourt préféré — celui avec le liseré fushia — et un débardeur de sport sombre qu'elle recouvre de son gros sweat à capuche. Elle prend soin d'attacher ses cheveux en queue de cheval et, plutôt que de s'observer dans le miroir, se dérobe aussitôt à sa vue. Elle s'installe sur le rebord de la fenêtre, les jambes dans le vide, et inspire à pleins poumons la fraîcheur de cette matinée ensoleillée. Après s'être assurée que son téléphone est bien glissé dans la poche de son sweat, près de ses écouteus, que sa fenêtre à demi refermée,  puis elle se transforme en pigeon et s'envole jusqu'au lac.

Ariana a compris depuis un bon bout de temps que la meilleure forme pour passer inaperçu, lorsque l'on cherche à se déplacer en volant à l'institut, reste ces superbes pigeons communs qui squattent allègrement la cour de Terrae. Pas de risque qu'on la suive, qu'on la pointe du doigt, et surtout, c'est bien moins épuisant qu'un moineau.

Et voler lui procure des sensations particulière. Elle se sent plus libre, une fois qu'elle a la tête dans les nuages ; elle comprend pourquoi Allen aimait tellement ça, voler. Le mouvement mécanique de ses ailes lui procure le même effet qu'une bonne session de footing — elle peut penser à tout et à rien à la fois, se forcer à oublier.

Aujourd'hui, elle ne veut pas tellement oublier ; il y a des jours, comme ça, où elle a envie de pouvoir se dire qu'elle a le droit de ne pas aller bien — tant qu'elle le fait à l'abri des regards. Elle ne l'a pas encore intégré, pas totalement. Restent encore les regrets, la culpabilité — elle pense à Nicolas qui allait si mal l'année dernière, à elle qui n'était pas là ; elle pense à Adélaïde dont la vie a éclaté cet automne, mais qui se reconstruit, forte et indépendante ; elle pense à Alice, qui a elle aussi explosé cet hiver mais semble tenir si droite ; elle pense à Elwynn qui souffre terriblement de l'absence d'Asbjorn ; elle pense à Asbjorn... qui... ne va juste pas bien du tout...

Et elle, dans tout ça, qu'est-ce qu'elle est censée faire ? Tout se délite autour d'elle ; elle a l'impression d'en être la principale fautive. Peut-être qu'en essayant plus fort et davantage, elle aurait pu les aider ? Peut-être qu'en souriant encore, en se forçant à rire, en continuant à faire comme si tout allait bien, les choses redeviendraient comme avant ? Elle se sent comme emprisonnée dans un tourbillon de négativité qui l'enferme sur elle-même encore et encore. Colère et tristesse qui se superposent, culpabilité qui laisse place à la haine envers elle-même ; c'est vraiment comme ça que les choses doivent se finir ? Tout le monde qui trinque, et elle au milieu, qui ne sait plus quoi faire et prend la responsabilité pour tout le monde ? Elle, qui n'a pas le droit d'aller mal ?

On aura beau lui répéter qu'elle n'est pas plus coupable d'aller mal que ses amis, qu'elle n'a pas à comparer leurs mal-être, elle n'arrivera sans doute jamais vraiment à s'en empêcher.

Alors avoir le droit d'aller mal, d'accord ; mais le montrer... Leur montrer, c'est encore différent, non ?
(Alors pourquoi eux ont-il le droit de le faire, et pas elle ...?)


Une fois aux abords du lac, elle se retransforme en petite rouquine emmitouflée dans son sweat. Elle se masse doucement le bras, vérifie que sa pompe à insuline est bien en place, qu'elle a une barre de céréales et un sachet de sucre dans la poche et sort son téléphone. Elle pianote quelques instants dessus en ignorant les quelques sms qu'elle a reçus dans la fin de soirée et qu'elle n'avait pas lus, tout en marchant autour du plan d'eau. C'est un bruit étrange et désagréable de par l'émotion qu'il suscite en elle qui la fait relever les yeux ; une jeune femme aux longs cheveux bleus est prostrée sur le bord du lac, en train de pleurer.

Ariana reste une bonne minute à la fixer, le coeur serré par la vision qu'elle lui offre. Puis, tout doucement, la petite morphe s'approche d'elle en rangeant son portable dans sa poche. Elle ne sait pas trop comment l'interpeler, mais se souvient qu'elle a quelques mouchoirs pliés dans sa poche pour les moments où elle-même aurait besoin de s'épancher.

—Eh... Bonjour ? la salue-t-elle, très doucement pour ne pas l'effrayer. Est-ce que... tu veux un mouchoir ?

Elle se sent bête en lui en tendant un, et intrusive, surtout. Mais voir quelqu'un pleurer lui est insupportable ; à chaque fois, elle se dit qu'elle pourrait peut-être y faire quelque chose. Ou du moins, c'est ce qu'elle espère… Sans se rendre vraiment compte que c'est ce qui l'éloigne un peu plus des autres. À toujours sourire, on en oublie parfois d'être soi-même.

Au moins, elle ne lui imposera pas la question stupide du "est-ce que tout va bien ?". Quand on pleure comme ça, c'est le genre de chose qui nous fait pleurer encore plus fort.

—Tu préfères que je partes, ou tu veux bien que je m'assoie avec toi ?


S'émerveille en #E7654D

Merci à Houston, Nico & Lys pour les dessins, vous gérez du pâté dkjnf ♥



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##   Ven 14 Sep 2018 - 19:59

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Oksana ne savait plus depuis combien de temps elle pleurait, c'était comme un robinet qu'elle ne parvenait pas à refermer. Enfermée entre ses genoux et ses bras, les oreilles coupées du monde par la musique, elle avait l'impression d'avoir basculé dans un autre univers, où ne régnaient que ses idées noires. Pourtant, elle sentit une présence approcher, comme si la consistance de l'air avait changé autour d'elle, un peu comme cette sensation qu'on vous regarde dans votre dos, souvent vraie, vestige de notre vieil instinct animal. La russe releva brusquement la tête, prête à tout remballer sans un mot, en masquant son visage bouffi de larmes comme si de rien n'était, Et pourtant elle se ravisa quand elle vit une jeune femme rousse la saluer en lui tendant des mouchoirs.  Aucune moquerie, aucune gêne ou surprise dans son regard, juste une grande empathie qui la toucha tout de suite. Pas le genre due à une sensiblerie excessive, non, elle comprenait vraiment. La musicienne prit une grande inspiration. Après tout, si à Terrae, les gens étaient comme elle,  ça ne devait pas être pour rien. Beaucoup de personnes ici devaient avoir une histoire difficile ou connaître des âmes brisées.

Sans un mot, tentant comme elle pouvait de reprendre une attitude plus digne, elle commença d'abord pas accepter le mouchoir en cessant de sangloter. Un petit hochement de tête fit office de "merci", afin d'éviter un gênant moment à parler le nez bouché. Elle se tourna pour se moucher et doucement, elle semblait retrouver ses esprits, même si son coeur était encore serré.

-Tu préfères que je partes, ou tu veux bien que je m'assoie avec toi ?

La proposition l'étonna, bien qu'elle n'était pas mauvaise. Il était surprenant qu'une inconnue fasse ce genre d'offre. Ce n'était pas malvenu, alors sa réponse se fit sans hésitation:

-Tu peux rester, j'ai pas encore signé pour l'acquisition de ce rocher, il est encore public.

Tenter une blague de ce style sans un sourire était maladroit, mais un des moyens souvent utilisés par la musicienne pour détourner l'attention. Dès qu'elle était mise à nue, elle avait deux réactions possibles: la colère ou un humour pince sans rire. La petite rousse était loin d'être désagréable, il se dégageait d'elle une grande douceur, quelque chose de rassurant. Et en même temps, elle percevait une fausse note, comme une lassitude, comme si elle faisait ça depuis trop longtemps. Quelqu'un de solaire, mais dont l'éclat aurait été terni. Elle espérait ne pas abuser de sa gentillesse, elle était déjà si inattendue.

-Moi c'est Oksana, et toi ?

Après tout, faire connaissance avec quelqu'un était la meilleure chose qu'il pouvait lui arriver à cet instant, alors autant faire des efforts pour paraître polie, à défaut d'être joyeuse et avenante.
##   Lun 17 Sep 2018 - 18:05

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Les doigts fins de la jeune femme viennent récupérer les mouchoirs qu'Ariana lui tend. La rouquine ne sait pas trop quelle expression arborer, entre le sourire rassurant et la tristesse compatissante de celle qui comprend, sans pour autant savoir. Si Ariana n'avait pas été Ariana, elle se serait sans doute assise non loin pour lui offrir un peu d'intimité — mais la jeune femme semble si éplorée que la perspective de la laisser seule lui serre le coeur.

Par souci de pudeur, elle se détourne pour embrasser la vue du lac et des arbres alentours, qui forment comme un cocon protecteur. Malgré tout ce qu'il s'est passé dans cette forêt. On dirait que tout va bien, ici. Les événements de l'hiver ont laissé leur marque plus profondément qu'elle ne le pense, à chaque fois qu'elle revient sur les lieux ; lorsqu'elle s'entraîne près d'ici, elle n'a pas le temps de penser au fait qu'un fichu dinosaure lui a brisé plusieurs os. Mais le reste du temps, lorsque son esprit navigue, elle se perd dans ses souvenirs... Et ce n'est jamais vraiment agréable. Un frisson remonte le long de sa colonne. Heureusement, le soleil vient rattraper l'ambiance !

Puis, lorsqu'elle semble un peu remise, la morphe se retourne vers la jeune femme aux cheveux bleus. Son sourire se fait moins inquiet, elle acquiesce lentement et se décide finalement à s'asseoir, les yeux posés sur la surface claire et illuminée du lac. C'est vrai que c'est plutôt apaisant. Mais c'est mieux en bonne compagnie. Elle espère surtout qu'elle ne dérange pas l'inconnue, et tente même de faire taire toutes les petites pensées parasites qui viennent lui rappeler qu'elle est souvent indésirable auprès des autres, que ça ne se fait pas de s'asseoir près des gens qui ont envie d'être seuls, et-...

—Pourquoi, c'est ce que tu comptais faire dans la semaine ? demande-t-elle avec un demi rire. Mince, alors je dois en profiter tant qu'il est encore temps !

La plaisanterie passe mieux que l'inquiétude. C'est un mode qui lui bouffe autant d'énergie, mais qui est nettement moins négatif.

La rouquine lève les yeux vers sa vis-à-vis ; ses yeux sont un peu gonflés et elle ne sourit pas vraiment, mais elle ne va pas le lui reprocher. Quand on vient juste de se faire surprendre en train de pleurer, c'est difficile de retrouver une expression composée tout de suite. Elle y arrive, elle, parfois, mais le résultat est de plus en plus faux. Peut-être qu'elle a déjà abandonné ?

La présentation d'Oksana lui fait soulever deux sourcils et lâcher un rire involontaire.

—Oh ! Pardon. Je ne me moque pas, c'est juste, j'ai connu une fille qui s'appelle Oksa, elle avait aussi les cheveux bleus. Je crois qu'elle n'est plus à Terrae, mais c'est assez drôle de voir la coïncidence.

Elle taira le fait qu'elle n'était pas très sympathique, cependant. Elle croise mentalement les doigts pour que sa rencontre avec cette Oksana ne se termine pas aussi mal que celle avec la petite Air... Dire qu'elle l'aurait presque prise pour elle, de loin !

—Moi c'est Aria. Enfin... Ariana. Tout le monde m'appelle Aria.

Sauf Adé, mais Adé est particulière.

—J'aime beaucoup la couleur de tes cheveux, reprend-elle avec un sourire, mais sur un ton modéré. J'aime bien rendre mes cheveux de toutes les couleurs aussi, selon l'humeur !

Juste pas aujourd'hui. Pourquoi pas aujourd'hui ?... La fatigue, peut-être ...? Peut-être parce qu'elle a décidé d'arrêter d'essayer de se voiler la face ?
Juste aujourd'hui, ça ne devrait pas faire de mal...


HRP : Tu es mon 1000e message B)


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