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Et le temps coule... {Arya ~
##   Dim 4 Sep - 20:12

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Il avait fait chaud, aujourd'hui. Quoi de plus normal, pour un beau jour d'été ?
Je m'étais levée de bonne heure, mais animée d'une étrange lassitude dont je n'ai pu connaître les raisons ; si raisons valables il y avait. Je mis tout simplement cela sur le compte de la chaleur, particulièrement étouffante.
Je n'ai jamais particulièrement apprécié l'été. Il faisait trop chaud (bien, bien trop chaud...), du lever du jour jusque tard dans la nuit. Et puis, dans la journée, tout le monde sortait ; il y avait toujours beaucoup trop de monde dans des endroits généralement déserts. Je sortais peu, en été, à cause de tous ces gens.
En me levant, ce matin, donc, j'avais passé sans enthousiasme mon uniforme, portant maintenant une troisième petite étoile argentée sur le col. Je décidai néanmoins de faire comme tout le monde : me promener dans Terrae, mais cette fois-ci à l'affut du moindre endroit calme où je pourrais me poser pour jouer du violon sans être dérangée. J'emportais donc mon violon dans son étui avec moi, le serrant paresseusement contre ma maigre poitrine.
J'étais peu sortie depuis que j'avais découvert mon potentiel étoile, et n'avais revu Allen qu'une seule et unique fois depuis, alors que nous allions voir Mitsuki une fois ramenée à l'institut. Son enlèvement... Il semblait en avoir été assez marqué, presque autant qu'elle. Elle avait bien sûr tenté de ne pas nous montrer sa souffrance, mais ses yeux ne trompaient personne. Surtout pas Allen, qui la connaissait mieux que quiconque, et qui était plus que visiblement amoureux d'elle. Mitsuki, par contre, ne semblait toujours pas s'en être rendue compte. Ou peut-être le savait-elle, et n'en faisait rien. Comme on ignore quelque chose qui nous agace. Cela l'agaçait-elle ?
J'aurais pu me mettre une claque. Ce n'était pas mon genre de me mêler de cette manière de ce qu'il ne me regardait pas, et je ne voulais pas commencer maintenant. Certes, ils étaient mes amis, mais je ne devais pas mettre mon nez dans leurs affaires. Pas tant qu'ils ne m'auront pas demandé conseil ! … Et je crois que je pourrais attendre bien longtemps avant que ça n'arrive. Allen semblait n'avoir aucun problème ; il ne se plaignait jamais, ne laissait jamais entrevoir qu'il allait mal. Et Mitsuki, elle, malgré sa mine parfois soucieuse ou perdue, ne disait jamais rien non plus. Ils étaient très secrets tous les deux. Et si je n'avais pas reçu cette lettre, que m'a transmise ma mère... Je n'aurai pas su de nombreuses choses sur eux.
Ca m'agaçait, de savoir toutes ces choses mais de ne pouvoir en parler à personne. Mais j'avais tellement peur de leur réaction ! Seraient-ils en colère, si je leur avouais que je savais où se trouvaient leurs parents, et que je le leur cachait depuis plusieurs semaines ? Non, je n'en aurais pas le courage. Je ne voulais pas qu'ils tentent des choses impossibles pour les retrouver, alors que Mitsuki peinait encore à se remettre de son enlèvement...
Je me demandai aussi ce qu'il avait bien pu se produire, là-bas, bien que je ne fasse de mon mieux pour ne pas y penser. C'était assez dur, malgré ce qu'on pourrait en penser.
Je m'aventurais tout d'abord dans les couloirs du bâtiment central, passant silencieusement ma tête par l'entrebâillement des portes des salles communes pour voir si il y avait du monde. Effectivement, chacune des salles étaient pleines, ou tout du moins bruyantes. Je soupirai finalement après être passée par la salle de musique, elle aussi occupée. La dernière fois que j'étais entrée dans cette salle, j'y avais rencontré Ayame. Je ne l'avais jamais revue, depuis... Je me demandais ce qu'elle devenait.
Je sortis des bâtiments, le nez en l'air, appréciant le petit vent frais qui soufflait tout de même dans la cour.
Je la parcourus rapidement du regard, remarquant les nombreux élèves posés sur des bancs, dans l'herbe, ou bien encore à l'abri du soleil, sous l'ombre bienfaisante d'un arbre. Je ne connaissais aucun des élèves présents, bien que je fasse partie des premiers arrivants. Le temps semblait passer au ralenti depuis mon arrivée ici...
Je jetai quelques coups d'œil rapides autour de moi alors que j'évoluais dehors, notant que le parc était au moins aussi bondé que la cour. J'eus alors une petite idée et, serrant contre moi mon étui, je me dirigeais vers le lac.
Les alentours étaient calmes, et c'était l'endroit idéal pour jouer un peu de musique sans être dérangée !
Je posai mon étui dans l'herbe, sortis l'instrument de celui-ci et le caressai du bout des doigts, avant de me mettre à jouer, un petit sourire aux lèvres. Des sons doux, tendres et soyeux, comme du coton ou de la soie. Une musique que je connaissais bien et qu'il me plaisait de jouer sans interruption des heures durant.
Je laissai mes doigts agiles glisser sur les cordes, l'autre main tenant l'archet avec habitude. Et la musique s'enchaînait, comme un automatisme, alors que le temps coulait, comme le lac que je ne voyais plus à mes côtés...



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##   Mer 7 Sep - 22:44

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Quel livre, mais quel livre! Orwell était vraiment un Dieu décidément. Ce livre devrait plutôt s'appeler "La Révolution Pour Les Nuls", enfin révolution ratée certes mais bon. La Ferme Des Animaux, lu d'une seule traite en une après-midi. Cela faisait donc 2h30 que je lisais sous ce soleil de plomb, le visage simplement rafraîchi par la brise qui survolait le lac, amenant dans son élan quelques gouttelettes qui apaisaient le feu du soleil sur mon visage.

J'hésitais à le relire directement une deuxième fois, pour percevoir les indices qui annonçaient la fin, les effets de styles de l'auteur, ou juste pour le plaisir. Mais il faisait décidément trop chaud, bien trop chaud dehors. Je comptais donc me lever, mais d'abord il fallait que j'apprécie encore quelques secondes l'ambiance qui régnait autour de ce lac que je considérais toujours comme magique depuis ma rencontre avec Mitsuki durant cette fraîche nuit, lorsqu'elle m'était apparue chancelante, le diadème autour du cou.

J'entendais les cris des plus jeunes élèves au loin, le lac était la dernière place calme de Terrae aujourd'hui. Et je me sentais privilégiée puisque j'étais la seule personne à laquelle le lac faisait cette offrande de sérénité. Cela sentait bon, la nature, la vie, la verdure.

Soudain, comme brisant le silence environnant pour un moment, une jeune fille pénétra dans la clairière et s'approcha de l'étendue d'eau. Elle était belle, grande, fraîche, elle rentrait dans le cercle tranquille sans troubler son calme. Ses cheveux châtains ondulaient librement dans son dos. Elle portait un étui à violon dans sa main droite, sans le serrer, le toucher délicat. La demoiselle s'assit posément, en prenant son temps. Sans bruits, elle déclipsa la boîte à violon de laquelle elle sortit un magnifique instrument en bois, accompagné d'un archet foncé.

Elle commença à jouer, c'était somptueux. Malgré la mélodie qu'elle jouait, elle ne semblait pas rompre le silence du pré, la musique s'harmonisait avec l'environnement, elle le complétait. Je voulais le lui faire savoir, mais le moment présent était si beau que je ne voulais pas qu'elle s'arrête. Son monde s'arrêtait apparemment au bout de son violon, au placement de l'archet, de ses doigts fins.

Au bout de quelques minutes, je pris la décision de la laisser seule, afin de lui faire profiter au maximum de ce moment. Peut-être ne m'avait-elle même pas vu sur l'autre rive du lac. Je voulais pourtant lui faire savoir qu'elle jouait très bien.

Je repensais à mon livre. . . Elle avait partagé sa musique, je partagerais mon plaisir. J'écrivis rapidement sur la seconde de couverture à l'aide d'un marqueur noir trouvé dans mon sac.

"La musique est aussi belle que toi. Arya Lannister"

Elle ne lirait peut-être jamais le livre, mais peu importe. Enfin, ça m'aurait tout de même fait plaisir qu'elle le parcoure. Cependant, le plus important était le message.

Je me dirigeais calmement vers elle. Jamais elle ne remarqua ma présence, même pas lorsque je déposas l'ouvrage à ses pieds. Je lui fis un sourire qu'elle ne sembla même pas percevoir. Elle était décidément dans son monde, un monde magnifique.

Je reparti donc calmement, aussi calmement que j'étais venue, vers la forêt.


"Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres..."
George Orwell, La Ferme Des Animaux

Sur que tu pourras devenir un Krach boursier à toi tout seul
On pourrait même envisager que tout nous explose, à la gueule
Sous les oliviers palpitent les origines
Infiniment se voir rouler dans la farine. . .
##   Lun 24 Oct - 21:56

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HRP : Je suis désolée de ce retard >< De plus, mon post est pas génial et plutôt court comparé au tien, et je savais pas trop quoi mettre... ><' Désolée T.T


Laissant finalement la musique s'estomper, peu à peu, sur une ultime note, je gardais les yeux fermés, levai le visage face au vent qui soufflait doucement, comme au ralentis. Poussant un soupir discret, mes paupières se soulevèrent. Le monde autour de moi était toujours aussi calme, aussi beau. Rien n'avait semblé l'avoir troublé, et j'étais en même temps assez heureuse de savoir que personne n'était venu y faire du bruit.
Le bruit était tellement dérangeant ; il y avait des fois où la solitude m'apparaissait comme une vieille amie. Je me devais donc de lui rendre visite de temps à autres, rien que pour partager ces moments si particuliers avec elle. Parce qu'elle devait sans doute être triste, d'être seule. Alors, pour égayer ses journées, je me devais de venir.
Un fin sourire apparut sur mes lèvres.
Ce n'étaient bien évidemment que des fabulations. C'était avec moi-même que j'avais besoin de me retrouver ; mais la solitude et moi ne formions pas un tout, auparavant ? Maintenant, tout a changé. Et je ne sais plus comment faire pour m'y retrouver.
Mon esprit était tellement embrouillé, par toutes ces maudites choses qui étaient arrivées les unes après les autres. J'aurais voulu penser que tout soit devenu beau et chantant, depuis que nous sommes arrivés dans ce petit paradis. Mais malheureusement, plus le temps passait, plus je me doutais que des choses terribles allaient arriver. Et si tout recommençait soudainement ? Et si Terrae se faisait aussi attaquer, comme l'ancienne ?
Je poussai un autre soupir. Mon calme m'avait quittée aussi rapidement qu'il était venu.
J'en avais assez de me torturer l'esprit avec de telles pensées parasites.
Me laissant tomber sans grâce sur le sol, je sentis une chose étrange sous mes fesses. Me relevant rapidement, surprise, je vis un livre posé sur le sol.
Clignant plusieurs fois des yeux, je m'accroupis devant lui, le soulevait comme un trésor que j'avais peur d'abîmer. Je ne l'avais pas vu lorsque j'étais arrivée ; quelqu'un l'avait-il délibérément déposé ici ?
Le titre était écrit en anglais ; j'en connaissais légèrement les bases. Je crois que le titre était « La ferme des animaux », ou quelque chose de ce genre là, par un auteur dont j'avais vaguement entendu parler par ma mère, friande de toute sorte de littérature.
Je tournai le livre entre mes mains, trouvant finalement une écriture soignée sur la couverture.
« La musique est aussi belle que toi. Arya Lannister »
Était-ce un message laissé délibérément à mon égard ? Je pense bien que oui.
Gênée d'avoir été entendue sans en avoir conscience, mais aussi émue par son message, je levai les yeux, embrassant les alentours du regard.
Qui qu'elle soit, cette personne, cette fameuse Arya, n'était plus dans les parages.
Serrant doucement le livre contre moi, je lançai néanmoins dans un vague espoir de me faire entendre :

- Est-ce que tu es toujours là... Arya ?

Seul le vent me répondit.



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