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The king's story - L'histoire d'une histoire (ft Alya)
En ligne##   Jeu 28 Fév 2019 - 21:18
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Les livres, passage de l’expérience humaine à la génération future par un simple bouquin contenant des lignes et des lignes de textes. La transmission du savoir, des connaissances, des développements. Par le passé, et pendant des années, elle s’est fait par la voix mais fut rapidement remplacée par des dessins. Certes, des dessins assez barbares et peu logiques, mais c’est grâce à cela que se sont formés les premières écritures humaines et donc, les premières langues écrites. Les dessins des hommes des cavernes se transformèrent en langue plus connue sous le nom d’hiéroglyphe. Chaque dessin représentait un mot ou un concept ou encore un chiffre, et des années plus tard, un dessin représentait une lettre. La langue continua de se complexifier, les chiffres furent remplacer par des ensembles de lettres pour pouvoir les écrire, chaque mot avait des nombreuses variantes créer par de simples petites modifications. Mais cela apporta aussi beaucoup de positif. Les mots similaires oralement pouvaient être différenciés par écrit. Les auteurs pouvaient transmettre avec une plus grande facilité ou plus de précision leur message et ce qu’ils veulent expliquer à travers. L’homme a évolué à travers l’écriture, et c’est pour cela que selon toi, l’écriture est au centre de la civilisation humaine, de son évolution et de ton évolution.




Regardant à travers la fenêtre de la bibliothèque, ta tasse de thé noir à la main. Tu réfléchissais à la façon d’un grand philosophe en observant les gens dans la rue, le sourire aux lèvres. Tu avais décidé de ralentir un peu le pas. Tu as pris donc un jour de repos de toute forme d’activité physique pour te consacrer à ton activité favorite, ton passant temps absolu, la chose qui t’a donné envie d’apprendre toujours plus et qui t’as appris tellement… Vous avez deviné, je le sais bien. La lecture. Tu avais comme projet de rester toutes la journée à la bibliothèque, habillé plus correctement mais gardant une certaine classe. Lunette de lecture pour ne pas forcer tes yeux. Ensemble chemise noir et veste blanche avec une écharpe et des boucles d’oreilles noires discrètes.

Tu pivotes tenant à deux doigts ta tasse et ton livre dans ton autre main. Quel livre ? Une simple histoire réécrite. L’histoire du premier héros de l’histoire, le demi-dieu, souverain de la première cité-État au monde, Gilgamesh, le roi de la cité d’Uruk. Un héros peut être fictif que tu tenais  en grand respect. Sa légende était assez fabuleuse. Au début, un roi solitaire et avide de rassembler les trésors du monde, trouvant en son premier véritable ennemi son premier et seul ami. Son apprentissage sur le monde, et les sentiments. Qui le transforma peu à peu en humain. La peur de la mort, la recherche de l’immortalité, et finalement, son acceptation de sa mortalité lorsque sa vie éternel disparue sous ses yeux. Ses expériences avaient transformé un roi ignoble et cruel en un roi au grand cœur et s’occupant de son pays avec tout son savoir et ses capacités. Transformant Babylone en la cité de légende qu’on connaissait à présent.

Tu t’installas alors dans un divan, jambe croiser, tasse sur la table basse se trouvant à côté, et livre ouvert en main. Tu commenças à lire paisiblement, vidant ton esprit, et essayant de comprendre le sens de cette histoire à nouveau et l’évolution du grand roi à travers son histoire.


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##   Jeu 28 Fév 2019 - 22:24

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Afya Soubagamousso
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Le temps est à nouveau morose, et la jeune femme semble se parer d’autant de couleurs vives que le ciel est terne. La pluie est revenue, le redoux envolé. L’hiver plein reprend ses droits sur la terre des hommes. Bientôt peut-être quelques flocons viendront illuminer le tableau. Elle ne se plaint ni du temps ni de sa fraicheur, elle rayonne solaire. Elle sait maintenant ce qu’elle veut faire, elle s’est trouvé un but, sans parler de destiné. Elle aimerait être plus qu’Afya, la fille qui fait le ménage et la cuisine. Elle aimerait être auteure, bien que ce soit autrice qui soit en lice pour rentrer dans le dictionnaire français.

Elle voudrait être auteure donc, mais souffre du syndrome de la page blanche. Alors elle emplit sa vie de rencontres et de magies. Elle lit plus fréquemment les destins de ceux qui le lui demandent, suivant leur ligne de vie elle s’égare parfois. Elle sait ce qu’elle veut faire et elle construit sa propre ligne de vie, les dossiers sont prêts à être envoyés, ils ne demandent qu’à être validés auprès des instances directrices de Terrae. Elle veut suivre une formation de remise à niveau, et passer ensuite un bac littéraire. Elle sait que c’est possible, elle s’est renseignée. Chaque année les français résidents au Japon se présentent à une salle d’examen à l’ambassade pour passer leurs épreuves. Elle sait qu’elle ne sera pas prête cette année mais avec un peu de persévérance elle espère pouvoir se présenter l’année suivante et ensuite enchainer sur une licence elle aussi par correspondance.

Alors elle essaie d’apprendre à lire des livres un peu plus conséquents que ceux qu’elle lisait jusqu’à présent. Elle avait depuis l’été déjà laissé tomber les contes pour enfant, gouttant à ce que la bibliothèque pouvait offrir de lecture classique. Elle dévorait si l’on puis dire nombre d’œuvres sur les conseils des bibliothécaires qui ne se lassaient pas de lui en resservir une tranche quand elle demandait « encore ! »

Elle s’assoit aujourd’hui sur un fauteuil, son deuxième Rougon-Macquar entre les mains. Elle ne les a pas pris dans l’ordre, ayant commencé par le célèbre « Au bonheur des dames » en croyant à une œuvre isolée. Quand elle a compris qu’il s’agissait en réalité d’une série, elle a été ravie. Elle ramène ses jambes en tailleurs sur le fauteuil n’ayant nulle honte à laisser ses converses salies par les allées pluvieuses au sol. Elle ouvre le premier ouvrage : La fortune des Rougon. Les mots défilent sous ses yeux, la vie aussi. Elle semble emportée dans l’univers de l’auteur et ses miles détails. Elle ne fait pas attention au jeune homme qui vient de s’installer sur le divan à proximité. Elle est tellement prise par sa lecture…


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En ligne##   Jeu 28 Fév 2019 - 23:50
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Tu te plongeas alors tranquillement dans ton livre, ignorant les choses t’entourant et continuant l’histoire. Tu étais plus ou moins au milieu. Quand Gilgamesh refusait les avances de la déesse de la fertilité Ishtar. Une action courageuse mais qui allait mener à de nombreux problèmes, comme le combat avec le taureau du paradis. Bête divine obéissant à la déesse.

Ton instinct te titilla cependant, ou plutôt, ton cerveau remarqua une chose étrange à la limite de ta vision. Du coin de l’œil, tu pouvais voir une demoiselle assit dans le même divan que toi. Tu tournas la tête alors un moment, la regardant de bas en haut. Voyant ses particularités, la couleur de sa peau, ses yeux, ses cheveux. Effectivement, la jeune femme semblait entièrement plonger dans un livre que tu reconnaissais facilement. Un Rougon-Macquart, mais pas moyen de savoir lequel. De tête tu savais facilement que les 20 romans écrit par Emile Zola servait à l’étude de l’influence d’un lieu sur un homme et … Les problèmes que la famille apportait ? Pour le coup pas moyen de remettre le doigt dessus. Tu aurais pu interrompre la demoiselle durant sa lecture, mais tu aurais été juste inutilement impoli. Tu n’avais qu’à te montrer patient et faire des cherches une fois dans ta chambre.

Tu repris donc ton histoire, portant parfois ton thé à tes lèvres pour en boire légèrement. Le calme de la bibliothèque était plein, et tu ne pouvais pas rêver mieux.


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##   Ven 1 Mar 2019 - 1:08

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L’histoire est simple mais le décors complexe, des amoureux épris tant l’un de l’autre que de liberté se rencontrent dans une ville sur laquelle marche l’histoire. Elle se perd entre les lignes, ne sait combien de temps passe. Quand elle lève un instant les yeux elle voit qu’il la mire. Elle replonge instantanément son regard sur les mots qui ne sont pas siens, les mots qu’elle s’approprie pourtant. Un dictionnaire est posé à ses côtés, et parfois quand l’un d’entre eux lui échappe elle s’empresse de le chercher. Elle relève discrètement les yeux sur lui, il ne la regarde plus. Elle le détaille vaguement avant de replonger dans sa lecture.

Au loin un livre tombe, le boucan que fait le bouquin en tombant résonne dans toute la bibliothèque. Elle sursaute, lâche son livre qui chute inexorablement vers le sol. Elle s’élance à sa poursuite, mais ses jambes croisées sont un obstacle imprévu. Sa main frôle la couverture, elle a pris trop de vitesse. Trop d’élan, elle n’arrive pas à s’en saisir, le déséquilibre survient. Elle chute, définitivement, vers l’avant. Elle ne bat pas des ailes, mais tends ses deux bras devant-elle.

La chute n’est ni douloureuse ni bruyante, le livre a fait plus de bruit qu’elle… Mais elle est surprise un peu choquée aussi. Ces derniers temps l’équilibre lui manque cruellement, elle ne savait ni empotée ni gauche et pourtant elle multiplie les bourdes. Elle a la tête ailleurs. Heureusement ici nul gravier pour lui entailler les mains. Les cicatrices ont disparues après sa visite à l’infirmerie, elle n’a pas envie de les voir reparaitre. Elle essaye de se redresser mais ses jambes encore croisées l’en empêchent. Elle a joué au culbuto, et doit les dénouer pour pouvoir se redresser. Elle a la tête qui tourne un peu mais elle trouve à nouveau le regard ambré sur elle.

« Désolée. »  
murmure-t-elle.

HRP : p'ttite ruse de vieille rôliste, quand ton perso ne veut pas faire une action ajoute un élément de contexte extérieur qui l'y pousse.


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En ligne##   Ven 1 Mar 2019 - 10:03
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Ton regard croisa le sien, ce qui procura une forte gêne à la jeune femme, contrairement à toi qui se moquais pas mal du jugement des autres. Elle pouvait rire de toi, se moquer de toi, s'énerver contre toi, tu t'en fichais pas mal. Tu préférais t'occuper de ton livre et de ton histoire au lieu de t'inquiéter de l'avis de chaque personne te regardant ne serait-ce qu'une seconde.  Tu coin de l’œil et sans quitter ton livre, tu pouvais parier qu'elle te regardait très légèrement, t'observant et découvrant tes couleurs.

Le calme fut stoppé par la chute d'un livre au loin, un bruit peu violent, mais assez puissant pour détruire le calme parfait de la bibliothèque et surprendre plus d'un. Alors que tu relevas la tête de ton livre pour chercher du regard l'origine du boucan et non du bouquin. C'est la jeune femme à côté de toi qui fit tomber son livre et elle par la même occasion. Elle se retrouva alors dans une position peu confortable, les mains en bas, les jambes croiser  bizarrement. Un manque d'élégance consternant et affligeante. Mais bon, tout le monde n'était pas comme toi, et tu ne pouvais pas transformer toutes les personnes ici en toi. Sinon, le monde serait ennuyant. Ce sont les petites gens comme elle qui font les couleurs de notre monde. Par leur bêtise, pureté, innocence, rêverie. Et si elle était ici, elle avait autant sa place à Terrae que toi.

Son excuse te poussa à agir. Voir quelqu'un dans un état pareil qui a comme premier réflexe de s'excuser n'est pas une chose à ignorer. Même si elle semble tête en l'air, c'est la preuve qu'elle fait attention aux personnes autour d'elle et la gêne qu'elle pourrait leur provoquer. On pouvait appeler cela l'humilité ou de la prise en conscience de soi. Tu poussas un soupire, fermant tranquillement ton livre en retenant la page et le déposant à côté de ta tasse sans rien reverser. Tu te relevas de ton nid de confort pour tendre la main vers la demoiselle ... Ou plutôt, la relever sans hésitation.

Car oui, sans rien dire, sans  rien demander. Tu soulevas la jeune femme par la taille pour l'aider à se remettre droite et l'aider à dénouer ses jambes. Tu ne dis strictement rien, restant dans un calme olympien, avant de te baisser devant la demoiselle pour attraper le livre ouvert par terre. Tu le fermas en le frottant doucement pour enlever la poussière qui aurait pu se poser dessus. Tu te relevas observant la couverture du livre, cherchant à obtenir son titre. La fortune des Rougon, un livre que tu as vu de nombreuses fois et lu une fois peut-être. Pas moyen de t'en rappeler.

Tu pivotais sur toi-même, présentant le livre à la jeune femme.
"Tenez. Prenez votre temps pour lire les livres d'Emile Zola, ils peuvent être très intéressants une fois bien analyser. Et la prochaine fois, tenez-vous correctement pour éviter de tomber. Une position correcte est aussi bon pour le corps que votre esprit."


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##   Ven 1 Mar 2019 - 12:07

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Il soupire, c’est mauvais signe ça ? Aucune idée, elle tente de se redresser cherche des appuis mais n’est clairement pas dans une posture agréable. Heureusement il n’y avait ici nulle table pour stopper son élan de manière ni très élégante ni très indolore. Elle se saisit de son livre avant de reprendre sa posture précédente, elle est assez souple et leste pour le faire sans difficultés. Soudain des mains se posent sur elle et la soulèvent. Elle retient un cri, se rappelant l’endroit où elle se trouve, mais il s’en faut de peu. Elle déteste clairement ce contact de l’inconnu sur son corps. Elle se crispe et lâche à nouveau le livre que tu avais récupéré. Ne pas crier devient une priorité absolue dans son esprit.

Respirer. Genre calmement. Respirer et ne pas avoir le réflexe malheureux de tendre vers son pouvoir. Respirer et reprendre pieds. Elle n’avait nul besoin d’aide, n’en avait nullement demandée et s’est retrouvée… Elle frissonne, récupère son livre, n’écoute qu’à moitié le discours moralisateur du garçon inconnu. Elle ne lui dit pas qu’analyser un livre en le lisant c’est en perdre le sens, que l’histoire est belle sans même s’acharner à la décortiquer. Elle ne lui dit pas que la posture n’est que paraitre et que la plus appropriée est celle où l’on se sent bien. Elle ne dit rien parce qu’elle n’a pas vraiment écouté. Elle a du mal à reprendre pieds. Elle ne lui en veut pas vraiment, elle a juste eu peur, elle a été apeurée par ce contact non désiré et certainement imprévu.

Elle tolérait toujours mal le contact des autres, surtout ceux de sexe masculin. Elle n’avait aucun souci avec une poignée de main, une tape dans le dos, mais il l’avait saisie par la taille et ça c’était clairement pas une poignée de main. Elle reste figée alors qu’il lui tend le livre. Elle met un instant à s’en saisir. Elle dit rien, parce qu’elle n’a pas envie de dire merci. Elle se sent mal maintenant et c’est clairement à cause de lui…. Mais l’eau est douce, et la frayeur passant un peu elle comprend qu’il ne voulait que l’aider. Ça partait d’un bon sentiment mais ce n’était clairement pas la forme appropriée.

« Merci. »

Il a eu du mal à sortir celui-ci. Beaucoup de mal. Elle ne le pense pas vraiment d’ailleurs, mais elle comprend qu’il ne peut comprendre. Alors elle reprend son livre et ramène ses jambes contre elle, rouvrant à la page où elle s’était arrêté elle fuit la situation présente en cherchant le réconfort des mots.


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Elle est crispé, très crispé. Tu l'avais à peine soulevé du sol qu'elle s'est crispé et a refait tomber son livre. Voilà qui est un peu gênant. Tu étais un peu en tord pour le coup, mais tu faisais ça par bonne volonté et tu savais que tu avais toujours raison quand la chose qui te pousse à faire cette action est une pensée purement généreuse. Même quand tu lui rendis le livre, tu pouvais voir qu'elle était gênée ... Ou plutôt qu'elle n'écoutait pas. C'était assez étrange. Tu pouvais parfaitement voir que la jeune femme n'avait pas envie de t'adresser la parole. Toi qui voulais juste lui donner un conseil, ce fut assez ennuyeux de découvrir que la femme n'y faisait pas attention. Tu commençais à comprendre pourquoi de nombreux professeurs sont fatigués par les élèves qui ne les écoutent pas et font à leur tête. Mais pouvais-tu lui en vouloir d'agir de la sorte. Peut-être qu'elle était juste gênée et dérangée par ton attitude... Tu y réfléchis un moment avant d'arriver à la solution la plus évidente. Cette femme était dérangée par ta présence et tes actes bons envers elle, certainement une forme de timidité.

Pourtant, elle te remercia. Elle n'avait pas un mauvais fonds, tu le comprenais rapidement. Devais-tu aller vers elle ? Essayer de l'aider ? Non, pour aider une personne timide, il fallait d'abord obtenir leur confiance. Charger vers eux la tête haute les ferait juste fuir et couperait toute forme de communication. Si tu voulais pouvoir améliorer la relation avec cette jeune femme, tu devais pouvoir comprendre ses besoins sans rien lui demander ... Et même si tu es un grand roi, Alice t'a bien fait comprendre que tu avais du mal à comprendre les autres. Cette femme avait un seul lien avec toi, elle aimait lire. Mais vue comment elle a écouté ta petite leçon, elle ne lit pas dans le même but que toi. Donc avancer vers elle en parlant de ce sujet est encore un terrain miner. La seule chose que tu pouvais faire était observer ses agissements et ses actions. Tu pourrais bien revenir ici à plusieurs reprises pendant le mois. Tu pourrais créer un lien plus facilement comme cela.

Les relations humaines se forgent sur la confiance et le temps. Elle ne semblait pas te faire confiance et elle avait raison. Tu avais beau être un roi, tu n'étais rien de plus qu'un bel inconnu lisant un livre et buvant du thé qui l'avait relevé et donner une légère leçon. Tu avais ta journée de libre et un besoin urgent d'apprendre à mieux comprendre les autres. Tu voulais qu'en fin de journée, la demoiselle puisse avoir ne serait-ce qu'un peu confiance en toi.

Par politesse, elle te remercia, et par politesse tu lui répondis.
"De rien." Rajouter quelque chose serait inutile, la demoiselle ne s'intéressait pas à ce que tu disais, donc si tu abordais la conversation sans toucher ses centres d'intérêt, tu passerais pour quelqu'un de lourd et ennuyeux. Tu restas donc calme et repris juste ta place assise. Livre en main, tasse dans l'autre. Et tu te remis à lire paisiblement, gardant un oeil léger sur les agissements de la demoiselle... Même si dans une bibliothèque ... Tu risques de ne pas vraiment apprendre beaucoup sur elle.


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##   Ven 1 Mar 2019 - 17:33

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Afya Soubagamousso
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Les mots l’appellent, les mots la bercent et la réconforte. Elle n’est plus Afya, elle est Miette qui s’engage auprès de son amant sur les traces des républicains. Elle se promène dans une ville qu’elle ne connait pas, dans un pays qu’elle ne connait pas, dans un temps qu’elle ne connaitra jamais. Les pages défilent, dabord lourdes de sens et de ressentiment, mais les mots sont légers et bientôt l’âme de l’ivoirienne elle aussi lâche du lest. Les mots ont se pouvoir, celui qui lui permet de se dissocier de son quotidien. Celui qui lui permet de réver.

Et dire que cela fait seulement trois ans qu’elle a appris à lire, huit mois qu’elle s’aventure sur les sentiers de la lecture. Elle est insatiable, elle a déjà dévoré les plus grands auteurs français, certes pas tous, elle n’est pas encore assez rapide… mais maintenant qu’elle ne déchiffre plus c’est beaucoup plus facile. Elle bute sur un mot, ne lui trouvant pas de sens dans le contexte où elle le rencontre. Elle pose le livre et croise à nouveau le regard de l’homme, elle lui offre un sourire crispé et part à la recherche dudit mot dans le dictionnaire. Qu’est-ce qu’un « méger » ? Aucune idée, le dictionnaire le lui apprend. Le méjer est un ancien terme régional pour désigner un métayer. L’exemple cité par ledit dictionnaire est d’ailleurs celui qu’elle a parcouru l’instant d’avant. Elle cherche maintenant à se rappeler ce qu’est un métayer mais le terme lui échappe alors qu’elle sait l’avoir déjà cherché à plusieurs reprises. Elle le cherche donc à son tour. C’est un ouvrier agricole qui ne possède pas de ferme mais travaille les terres de quelqu’un qui lui reverse une part de la production comme tribu. Bon, maintenant elle peut reprendre sa lecture.

Elle fait bien attention cette fois de ne pas regarder le garçon qui la met définitivement mal à l’aise. Elle aurait de poils de jugeote elle partirait, mais rien que ça, ça voudrait dire le regarder et flipper. Enfin à stresser. Enfin, c’est bien de lire. Elle kiffe lire. Elle relève les yeux, est-ce qu’il la regarde encore ? Oui non ? Elle peut fuir en toute dignité. Non. Bon. Malaise. On fait quoi dans ce genre de situations ? On parle. Bien entendu qu’on parle. Parler noie le malaise.

« Euh. »

Bien joli début de conversation. Bravo.

« Tu lis quoi ? »


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Ta raison l’emporta encore une fois. Ta raison, et ta patience. Tu replongeas dans ton épopée, profitant de chaque mot, chaque page, chaque détail de l’histoire. Tu pouvais sans problème réciter l’histoire du roi, mais la partie qui t’intéressait le plus, était la relation entre Gilgamesh, et son seul et unique ami, Enkidu, l’homme d’argile. Enfin, le terme correct serait homonculus, un être humain créé par alchimie, même si dans son cas, c’était plutôt par magie que son corps fut créé. Au début, cette chose n’était rien d’autre qu’une arme. Un objet créé par les dieux et servant à tuer le roi d’Uruk qui représentait une menace immense aux dieux. Un demi-dieu, capable de terrasser la plus puissante des bêtes.

Gilgamesh et Enkidu partagèrent une amitié si profonde et si puissante que même aujourd’hui tu ne penses pas qu’une amitié pareille puisse exister. Tu pourrais prendre l’exemple de ton frère et toi, vous étiez comme deux faces d’une même pièce, mais Enkidu et Gilgamesh étaient encore bien plus proches. Il était incroyable de pensée qu’une amitié a pu se former entre un homme aussi corrompu, et une arme vivante créée pour le détruire. Ils existaient pour s’affronter, mais on finit par s’allier, et devenir deux grands ami, deux frères. Tu pourrais même jusqu’à dire que c’était une forme de romance entre les deux, un amour pur était apparu entre eux, un amour pur. Pas charnel, pas physique, mais pur, une fusion entre l’amitié et l’amour. De nos jours, ce serait impossible, personne ne pourrait s’entendre comme eux deux.

Alors que tu revoyais le combat entre Gilgamesh, Enkidu et le géant Humbaba, le démon gardien de la forêt des résineux, tu fixais légèrement du coin de l’œil la jeune femme qui voyageait de son livre à son dictionnaire, elle s’était engagée dans une lecture difficile pour elle. Elle n’avait peut-être pas l’habitude de lire des livres, ou essayait simplement de mieux les comprendre, ou mieux les lires. Aucun moyen de le savoir, tu pouvais la voir plusieurs fois croiser ton regard, un regard qu’elle fuyait sur-le-champ. Elle finit alors par t’aborder. Elle avait le courage de faire le premier pas, mais elle n’avait pas trop d’expérience, pour mener les discussions ou elle avait peur … Tu écoutas sa question fermant doucement son livre et tournant la tête vers elle pour sourire gentiment. Présentant la couverture du livre. « C’est l’épopée de Gilgamesh. Une histoire qui me tient fort à cœur. Elle est un peu … La première histoire de roi et de héros célèbre que les hommes ont créé. Pour t’expliquer, la première version fut créée plus de 10 siècles avant J–C. C’est une … très très très vieille histoire. » Suivant ton instinct et voyant que la jeune femme s’est tournée vers toi en premier, tu continuas la conversation à voix basse. « Tu viens souvent lire des livres ici ? »Tu gardas ton livre fermé sur tes jambes, un sourire aux lèvres et la tête légèrement penchée sur le côté.


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##   Ven 1 Mar 2019 - 23:38

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Afya Soubagamousso
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Alors, on va pas se mentir. C’est p’t’être les seuls mots qu’il pouvait dire pour rattraper le coup avec l’ivoirienne. Son regard se fait brillant, elle a entendu parler de ce récit. On lui a dit que c’était le premier conte à avoir été écrit, elle rêve de le lire depuis qu’elle en a entendu parle, mais… Oui parce qu’il y a toujours un mais dans toute les bonnes histoires… La bibliothèque n’en possède pas de version en français, Ipiu lui a dit qu’elle essaierait d’en trouver une bonne traduction et de la commander dès qu’elle pourrait mais pour l’abidjanaise commander un livre pour une personne lui semblait disproportionné, alors elle lui a dit de ne pas le faire, qu’elle avait encore pleins de livres à dévorer et tout ça…

OUI MAIS, voici venu le temps du second mais de l’histoire, mais il est en train de lire l’épopée qu’elle rêve d’entendre. Si c’est la plus ancienne histoire de l’humanité, la conteuse rêve de l’entendre. On lui avait dit que cette histoire avait été écrite sur des tablettes d’argiles dans une écriture composée de pointes et de pics fait par un stylé. Elle a les yeux qui pétille quand elle demande

« Tu peux me raconter l’histoire de Gilgamesh ? »

Elle n’a pas répondu à sa question, mais elle ne l’a p’t’être même pas entendu. Elle rêvait de connaitre cette histoire, de savoir quels ingrédients faisaient de ce conte millénaire un conte que l’on raconterait encore dans des centaines d’années. Elle rêvait que les siens aient une telle longévité mais n’y croyait guère il est vrai. Elle qui avait conté tout sa vie espérait que si les mots de ses récits volent les trames restent immortelles, c’était ce à quoi elle aspirait. Etre immortelle de par ses récits, perdurer après avoir disparu. Laisser une trace, une emprunte, preuve de son passage dans ce monde.

« S'il te plait ! »



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« Te raconter cette histoire ? Mmh, pourquoi pas. Je ne suis pas un grand conteur d’histoire, mais tu le demandes si gentiment, je ne vois pas pourquoi je refuserais. » Pour le coup, tu avais l’impression d’être face à une enfant. Tu déposas le livre sur le côté et te tournas vers la demoiselle tête en l’air pour lui sourire, en remontant tes lunettes et lui raconter le début l’histoire.

« Nous sommes au 18 ième siècle avant J-C. Au cœur de la Mésopotamie, une ville grandit en paix gouvernée par un roi, Lugalbanda. Le roi avait régné sur cette magnifique ville du nom d’Uruk depuis mille ans, avec l’aide de sa très chère femme, la déesse Ninsun. Un jour, la reine finit par avoir un enfant. Gilgamesh. Enfant demi-dieu.  Le futur roi d’Uruk. Et il finit par le devenir, pendant le déclin de l’âge des dieux. Il fut alors désigné par les dieux Mésopotamiens pour devenir la clé de voûte du paradis, avec la tâche d’observer l’humanité pendant le déclin.

Admettant qu’ils venaient peut-être de perdre contrôle de leur précieuse clé de voute. Les dieux créèrent Enkidu, un être ambigu fait d’argile, ne ressemblant ni à un homme, ni à un animal mais un être difforme. Une fois arrivé à notre monde, une tache lui fut donnée. Celle de devenir les chaines du paradis. Créer pour retenir le roi s’il osait devenir incontrôlable.  Enkidu, au début, manque de pensée rationnelle, de bon sens et erre dans les régions sauvages en dehors d’Uruk. Son père, Anu, le roi des dieux, le guida à Shamhat. Une prostitué sacrée et prêtresse de la déesse Ishtar, déesse de la fertilité. Après avoir passé une semaine de luxure avec elle, il finit par refermer sa nature bestiale et prend la forme d’un homme magnifique. Il peut donc trouver Gilgamesh, et remplir sa divine mission. Malheureusement, il rencontra Gilgamesh pendant sa tendre et innocente enfance. Il décide donc d’attendre le jeune roi murit.

Née avec un corps dépassant les limites humaines, Gilgamesh vit une jeunesse arrogante, qui favorise le plaisir humain avant n’importe quoi. À cause de cela, son règne est celui d’un tyran. Pour les femmes, il obtient le droit de … s’amuser avec elle, lors de leur nuit de mariage. Pour les hommes, ils les épuisent à la tâche, les forçant à travailler nuit et jour pour construire de glorieux monument en son honneur. À travers son règne, il collecte une immense fortune, rempli avec toutes les merveilles de son époque. Un véritable trésor, le plus grand trésor jamais amassé sur cette terre.

Les habitants d’Uruk commencèrent alors à prier les dieux pour leur liberté, car leur roi était devenu un tyran, comme les dieux avaient prédit. Enkidu finit alors par affronter Gilgamesh devant le temple d’Uruk. Leur combat fut terrible, faisant trembler le sol, les enfers et le paradis. Un combat qui dura plusieurs jours. Au début, Gilgamesh est ennuyé par les talents d’Enkidu, qui semble rivaliser avec les siens sans mal. Le forçant à utiliser ses armes les plus rares et les plus puissantes. Mais il finit bien vite par apprécier le combat. Le grand roi invincible et intouchable venait de trouver un homme aussi fort que lui, un homme le forçant à se battre sérieusement. Les deux devinrent alors de véritables rivaux, dans un combat sans clair gagnant.

À la fin du combat, Enkidu décide d’abandonner sa tache divine de vaincre Gilgamesh, et décident plutôt de le rejoindre à la recherche d’adversaire plus puissant. Enkidu ne se gêne pas pour faire des reproches face à l’attitude du roi, ce qui n’empêcha pas leur amitié de naitre. »


Tu soufflas un moment pour reprendre ta respiration, cherchant à reprendre une gorge de ton thé, se demandant s’il n’aurait pas fallu un meilleur conteur d’histoire. Tu avais parlé d’un peu de tout, mais sous ton élan, tu ratas plusieurs parties du texte. Comme la rencontre d’Enkidu et du chasseur, ou l’hésitation que tu as eue à propos des nuits de luxures que le roi vivait avec les jeunes marier. Tu tournas alors la tête vers la jeune demoiselle. « Des questions ? Je sais que je ne suis pas un grand conteur d’histoire, ça doit manquer de passion, fougue et émotion, mais si tu as des questions sur l’histoire, je serais ravi d’y répondre. »


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##   Dim 3 Mar 2019 - 14:34

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Les aventures de Miette et de son amant sont reclassées en anecdotiques sitôt qu’il parle de Gilgamesh. Le livre est fermé sans même qu’elle ne prenne la peine d’en noter la page. Au début elle cornait discrètement croyait-elle le haut des pages des livres qu’elle empruntait, mais l’ayant découvert les bibliothécaires lui avait offert un marque-page avec les horaires d’ouvertures dessus, insistant lourdement sur le fait que cela abimait les livres. Elle ne voyait pas le problème, cela montrait qu’un livre avait été lu et parfois de nombreuses fois… Qu’il avait du vécu… Enfin, elle avait utilisé le marque page jusqu’à le perdre, et alors elle avait juste arrêté de marquer sa page, la cherchant à chaque fois.

Le livre posé sur l’accoudoir elle se tourne vers l’homme, lui accordant sa pleine attention, recroisant ses jambes en tailleurs. Non, elle n’allait clairement pas arrêter de sitôt. Elle écoute passionnée, ne voit pas les faiblesse du récit car elle ne les cherche pas. Seule l’intéresse l’histoire, et elle en profite du début à la fin, sans jamais se demander pourquoi il fait ça ? C’est qui ce nouvel arrivant ? C’est pas un peu nawak quand même les dieux sont pas censés être immortels ? En vrai, ça ne compte pas vraiment, dans une bonne histoire tout n’a pas forcément de sens pour quelqu’un d’autre que celui qui l’écoute.

Alors la voilà bien prise au dépourvue quand il lui demande si elle a des question. Elle ne savait pas qu’elle serait interrogée là-dessus. On interroge pas les gens sur un conte si ? Elle doit pas avoir tout compris aux études littéraires… Enfin ce n’est pas le problème du moment. Il ne l’avait pas prévenu qu’il poserrait des questions, c’est un traitre… sinon elle aurait au moins pu faire attention à la forme, aux tournures de sens, aux endroits qui manquaient de mystères et ceux où il y en avait trop. Il ne savait pas conter, juste raconter, alors il ne maniait pas les mots pour tenir son auditoire en haleine mais seulement pour la transmettre. Elle ne trouve pas de questions parce qu’elle n’en a pas cherché, elle se retrace l’histoire dans les grandes lignes mais non. Rien ne vient alors elle demande :

« Pourquoi as-tu dis que cette histoire te tenait à cœur ? »

C’était une question importante finalement, pourquoi lisait-il une histoire qui lui tenait à cœur. Il la connaissait déjà non ? Ce n'est pas à proprement parler une question sur l'histoire, mais plus une question sur son contexte.


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En ligne##   Lun 11 Mar 2019 - 20:05
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Enfin une audience calme. Tu n’avais pas raconté beaucoup d’histoire dans ta vie, et les seuls que tu as racontés se sont transformés en fiasco… Tu n’avais vraiment pas le talent de ta mère pour le coup, dommage qu’elle ne soit pas là. Mais la demoiselle semblait rester parfaitement calme, écoutant ton histoire calmement et ne s’agitant pas trop.

- « Pourquoi ? Voilà une bien bonne question. »

Pourquoi ? Effectivement pourquoi cette histoire te tenait à cœur ? Tu pourrais facilement dire pourquoi l’histoire t’intéresse, très facilement. Les rois ont toujours été ton centre d’intérêt. Leur façon de régner, leur décision, sacrifice ou grande peine qu’ils apportaient à leur peuple. L’exemple parfait était Ramses II, le plus grand pharaon, créateur de merveille et d’incroyable construction dépassant les limites de l’entendement pour son époque. Mais un miracle avait un prit, et celui de faire grandir son peuple venait au prix d’en exterminer un autre. Le grand Pharaon avait réduit un peuple entier en esclavage, un peuple mourant à petit feu et servant de main-d’œuvre. Tu étais intéressé par son histoire, mais pourquoi aimes-tu leur histoire ?

Tu levas les yeux au plafond, n’ayant pas encore trouvé la réponse. Voyant une fine couche de poussière s’étant accumulé sur tes lunettes, tu les retiras calmement, cherchant une réponse correcte. Tu soufflas sur les verres avant de doucement les nettoyer avec le tissu de ta veste.
. « C’est assez difficile à vrai dire. Mais je pense pouvoir te donner une réponse correcte sans être trop ennuyant. »Oui, tu ne dirais pas cela de base, tu étais parfait, il n’y avait aucun moyen que tu sois ennuyant, mais le comportement de la jeune demoiselle te laissait croire qu’elle n’était pas … Qu’elle se fichait pas mal du monde, un peu comme un enfant. Ce qui expliquerait son comportement tête en l’air et sa façon d’agir. « J’aime cette histoire, car elle a beaucoup d’importance pour moi. Elle est très intéressante, mais j’adore voir le développement de Gilgamesh dans son histoire. Enfin, je vais éviter de t’expliquer tout maintenant, l’histoire n’a même pas encore vraiment commencé. »

Tu pourrais lui raconter pourquoi, mais en faisant cela. Tu lui dirais déjà les points importants de l’histoire de Gilgamesh et Enkidu. Leur combat héroïque, les trahisons, les morts. Tu avais hâte de lui raconter la suite de l’histoire. Remettant tes lunettes sur le nez, tu te tournas vers la demoiselle à nouveau.« Je peux reprendre ? »


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##   Jeu 14 Mar 2019 - 9:44

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Afya Soubagamousso
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Pourquoi et comment ont en commun de toujours être de bonnes questions lorsque l’on cherche à apprendre quelque-chose. Les précisions qu’on y accole manquent quant à elles parfois de pertinence. Cependant, il semble trouver que celles de l’ivoirienne n’en soit dépourvue. Il prend le temps de laisser maturer sa réponse avant de la lui offrir. Les réponses il a raison, on souvent en commun d’être plus ennuyantes que les interrogations en cela qu’elles ne laissent nulle part aux rêves.

Sa réponse n’en est pas une cela étant, l’histoire est importante… Il l’avait déjà dit, mais il ne répondait pas à son pourquoi, pas encore et l’africaine est médusée qu’il ait interrompu le récit. On n’interrompt pas une histoire, on la livre entièrement. Sinon elle perd son corps, sinon elle perd de sa saveur, le conteur perd son rythme et la prose change. Il n’est pas conteur, elle ne lui fera nulle remarque. Elle se contente d’hocher la tête pour lui indiquer qu’il peut reprendre. Elle ne l’interrompra plus, bien que ce ne soit pas elle qui en ait pris l’initiative il est vrai.

Ses yeux pétillent mais elle garde maintenant une chose en tête, il lui demandera ce qu’elle en a pensé à présent. Elle doit garder un esprit critique, essayer de noter les liens entre les rebondissements. Elle doit capturer la trame de l’histoire et non seulement la laisser défiler. Cela lui demandera plus d’attention elle le sait. Elle a toujours eu besoin de plus de concentration pour apprendre que pour entendre. Jusqu’alors elle ne souhaitait pas se rappeler de toutes les péripéties, maintenant elle s’y astreint.

Ce n’est pas évident que d’apprendre une histoire qui n’est pas sienne, surtout quand on ne peut demander à la personne de la répéter plusieurs fois. Elle ne comptait pas le faire, juste en garder une vague idée, une vague trame, mais maintenant c’est différent.


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Elle hocha de la tête, exprimant sa volonté de suivre la suite de l'histoire. Elle ne semblait pas vraiment communicative et voulait surtout écouter la suite de l'histoire. C'est vraiment un mal que tu ne puisses pas conter des histoires aussi belles avec le talent et la force d'un grand conteur d'histoire, ou comme Scheherazade, la compteuse fictive des Mille Et Une Nuit. Tu ne pouvais malheureusement pas être parfait, mais ça ne disait pas que tu ne pouvais pas t'améliorer, au contraire. Savoir cela expliquait bien que tu pouvais encore grandir et murir. Devenir plus grand, fort, puissant et finalement... Finalement, tu ferais mieux de reprendre l'histoire avant que la demoiselle s'impatiente.

"Alors, nos deux héros qui se sont affronté lors d'un combat faisant trembler les 3 mondes, les enfers, la terre et le ciel, finirent par s'apprécier l'un l'autre et naquir alors de leurs relations autres fois rivales, une grande amitié et un lien puissant que rien ne pourrait briser.

Mais, ceci ne changea pas le caractère du roi, même s'il venait de trouver son premier et seul ami, il garda ses mauvaises habitudes et son caractère égoÏste. Il décida donc, pour continuer de remplir sa trésoreie, de partir affronter le géant Humbada, gardien de la forêt de cèdres et bête des dieux. Gilgamesh partit donc vers la forêt de cèdres affronter ce monstre malgré les conseils d'Enkidu qui lui disait de ne pas partir énerver une fois plus les dieux. Étant une arme faites pour le tuer, il savait plus que personne que le héros commençait à être insupportable pour certains dieux.

Mais ils finirent par se rendre tous les deux à la forêt de cèdres, pour attirer le géant, ils coupèrent par dizaine les cèdres géants, détruisant le territoire et les précieux arbres d'Humbada. Le géant finit alors par sortir de sa cachette, remplit d'une colère immense envers les deux héros.
Après un combat qui détruit une bonne partie de la forêt d'arbres géants et l'aide du dieu du soleil, Shamash, les deux héros retournèrent à Uruk avec la tête du géant, preuve de leur victoire.
Cependant, cette action perturba Enkidu. Pourquoi avoir fait cela ? Gilgamesh est parti de lui-même affronter cette bête, pas pour énerver les dieux ou aider son peuple... Pourquoi ? Il posa donc la question à son ami, qui lui expliqua de purger les mals qui entouraient Uruk était une façon la protéger. L'homme d'argile fut alors en plus perturbé. Pourquoi le roi protégeait ceux qu'il tyrannisait ? Gil lui expliqua simplement que c'était sa façon de protéger l'humanité.

C'est à ce moment qu'Enkidu comprit l'isolement du roi, cet homme tyrannique tyrannisant son peuple cherchait à le protéger non seulement du mal, mais des dieux et de tout ce que l'humanité ne pouvait pas affronter. Enkidu déclara alors que Gilgamesh avait suivit , non pas le chemin d'un roi, mais d'un observateur et d'un gardien. Ce simple commentaire força le roi à légèrement rougir et sourire comme dans son enfance, expliquant sa volonté et son envie de protéger le monde.

En réponse à une telle passion, Enkidu promit de servir d'outil uniquement au roi, et de ne plus jamais suivre les dieux dans leur caprice. Le roi s'énerva et réprimanda Enkidu, lui expliquant qu'il était avant tout son ami, et rien d'autre. Mais à travers sa colère, Enkidu vit pour la première fois de sa vie le roi paru soulager, soulager de savoir que son seul et unique ami sera avec lui pour toujours.

Accomplissant de nombreux exploits, les deux amis devinrent alors de grand héros, et Gil devint alors le plus grand roi au monde, ayant des richesses venant des quatre coins du monde. Leur gloire était à leur apogée, et cette gloire attira le regard d'une déesse en particulier.

La déesse Ishtar, déesse de la fertilité, tomba amoureux du grand roi héros et jeta son dévolu sur lui. Elle le proposa en mariage, un mariage entre une déesse et un roi parfait... Mais le roi la rejeta sans hésitation, il connaissait la réputation de la déesse, une sorcière corrompant les hommes, infidèle et trompeuse. Alors que l'amour d'Ishtar était pur, elle se sentit terriblement insulter par le roi et parti supplier son père, Anu, d'invoquer une des bêtes les plus terribles ayant jamais existées. Un animal même craint de certains dieux. Gugalanna, the bull of heaven.

Anu accorda le vœu d'Ishtar, et lui donna la bête divine, qu'elle envoya sans hésiter détruire la ville d'Uruk avec son roi et son ami. La bête se déchaina alors sur terre, détruisant de nombreuses villes en se dirigeant vers Uruk. Gilgamesh et Enkidu travaillèrent donc encore ensemble pour vaincre cette bête immense, dans un combat phénoménal, recouvrant le ciel de nuage noir. Ce fut le plus grand combat jamais vécu par les héros. Un combat qu'ils finirent par gagner. Les héros vont même jusqu'à pousser l'offense en transportant la cuisse de la bête sacrée avant de la jeter en face d'Ishtar, impuissante face aux deux héros.

Cependant, ce combat tourna en faveur d'Ishtar, elle retourna se plaindre à son père, lui expliquant qu'il était inacceptable qu'un homme tue une bête sacrée, c'était un crime qui devait être puni. Et encore une fois, Anu accepta, et les dieux décidèrent ensemble quel héros devra mourir.

Leur choix fut Enkidu, ils ne pouvaient pas accepter le fait que leur propre arme et création se retourne contre eux. Unissant leurs forces, ils forcèrent le destin lui-même à tuer Enkidu, une mort assurée et ne pouvant pas être repousser ou arrêter.

Au fil du temps, l'homme d'argile s'affaiblissait, et se transforma lentement à nouveau en argile, perdant rapidement la force qui le maintenait en vie. Gilgamesh commençait doucement à perdre son seul et unique ami. La seule personne en qui il pouvait faire entièrement confiance, la seule personne qu'il considérait comme égale.

Enkidu essaya de rassurer son ami, lui disant qu'il n'était rien de plus qu'un de ses nombreux trésors et qu'il trouvera d'autres trésors plus grands et plus précieux que lui, mais Gilgamesh déclara alors : Tu as une valeur, mais une valeur unique. Je déclare par la présente, dans ce monde, tu es et seras mon unique ami et ainsi, ta valeur ne changera jamais pour toute l'éternité" Enkidu retourna donc à son état originel, laissant juste un homme en pleure devant un tas d'argile.

La mort de son ami changea à jamais une chose dans le coeur du roi, lui qui vivait simplement pour suivre ses désirs et sa propre volonté venait de réaliser une chose...Lui aussi finirait par mourir. Il venait de voir son ami et l'homme qu'il considérait comme égale périt sous ses yeux. Il réalisa que la mort, qu'il n'avait jamais craint avant, pouvait l'arrêter dans sa tâche de gardien, une tache qu'il devait mener jusqu'à la disparition éventuelle de l'humanité.

Tombant en dépression et sentant sa vigeur disparaitre avec, il décida de partir à la recherche de l'herbe d'immortalité, une herbe donna une jeunesse éternelle. Il partit alors à la recherche de cette fameuse herbe, une recherche qui fut pathétique. Il rechercha la plante autant de tant qu'il avait vécu sur terre, avec une seule chose à l'esprit, la peur de la mort.

Il finit par trouver en enfer un homme devenu immortel, du nom de Utnapishtim. L'homme, devenu à moitié plante après avoir manger l'herbe d'immortalité, lui expliqua le prix de celle-ci. Une vie immortelle, mais plus aucune envie humaine. Si Gilgamesh voulait devenir immortel, il devait refuser les bonheurs simples des mortels. Il refusa sur-le-champ, il devait y avoir un autre moyen... Et effectivement, Utnapishtim lui expliqua qu'il existait un moyen de vivre un pseudo immortalité grâce à la racine d'une plante qui ne grandissait que dans le profondeur les plus sombres.

Sans hésiter, pousser aussi bien par son courage que sa peur. Il plongea dans les profondeurs sales et impures des enfers à la recherche de cette précieuse plante. Après de longues minutes de plonger, il remonta à la surface avec enfin la plante qui lui permettrait de vaincre la mort elle-même. Il ressentit alors un véritable moment de joie, après de longues années de peur.

Sur le retour vers Uruk, il décida de se laver dans un lac sacré. Il déposa la plante en dehors de la rive et se reposa... Mais à son retour, la plante n'était plus là, à la place, il n'y avait que la mue d'un serpent. Alors que n'importe qui aurait pu fondre en larmes devant une telle chose, voir sa victoire disparaitre sous ses yeux et réaliser que sa victoire fut veine. Le roi, lui, leva juste la tête pour sourire. Car à ce moment, il se sentit enfin humain. Mortel.

Lui qui n'avait jamais cru vraiment être humain, avait vaincu la mort elle-même et était heureux de finalement être venu au monde en tant qu'humain. Il commença à rire et à rire jusqu'à ce qu'il ait mal aux cotes.

L’accomplissement de sa vie et la joie qu’il obtint pour la première fois disparurent instantanément en même temps que la plante, lui faisant réaliser que c’était la nature du monde humain. Réalisant que l'immortalité était inutile à son devoir, il était né en tant qu'être humain à ce moment-là et est mort en tant qu'humain après avoir appris la joie. Bien qu'il soit "complet depuis sa naissance", il a aussi connu des moments d'inexpérience. Prenant presque toute sa vie pour achever son développement, il a atteint la maturité physique dans le temps avec Enkidu et la maturité mentale à ce moment, marquant la fin de sa jeunesse.

Il finit donc par rentrer à Uruk, un sourire aux lèvres et prêt à accepter son destin, et donner Uruk au prochain roi. Et c'est ainsi que finit la première histoire du monde."


Tu soupiras ayant enfin fini son histoire. Ce fut compliquer, surtout que la fin est bien plus compréhensible dans le livre qu'à l'oral. "Alors ?"


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