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Une danse d'ébène et d'ivoire
##   Mer 24 Avr 2019 - 12:02

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Une danse d'ébène et d'ivoire

feat. Atumane Ngwenya
Quelle déception, quelle tristesse, quelle déprime. Pourquoi a-t-il fallu passer d'un manoir complet, flambant neuf (après un manoir flambant tout court), à un dortoir ? De plus, les servants ne sont pas là, eux. Ils ne peuvent pas aider mademoiselle de la Cour à éponger son désespoir au cours de longues discussions philosophiques sur la direction du vent et l'inclinaison des étoiles vis à vis du soleil. Les planètes n'étaient simplement plus alignées pour elle, du moins, c'est ce qu'elle se disait. Si les astres n'avaient plus l'envie de l'accompagner au fil de sa vie, de l'aider à trouver le bonheur et à sortir de sa détresse, qui allait bien pouvoir le faire ? C'est sur ces pensées que Cornélia pousse légèrement son café avant de s'affaler sur la table de la cafétéria, tentant de relativiser ce qui lui arrive. Mais peut-être les astres étaient-ils cléments avec elle ? Il se pourrait que la chance ait décidé de changer, car elle, Cornélia de la Cour, a un rêve. Il s'agirait de ne pas oublier son rêve d’ailleurs ; Cornélia veut sa boutique. Et une nouvelle chambre aussi, pourquoi pas. C'est alors que lorsque lui traverse cette pensée, un bel homme d'à peu près son âge traversa la pièce. Elle était d'ivoire, il était d'ébène, la tenue de Coco était soulignée de ce même ébène, et le col de ce bel homme renforcé d'une couleur d'ivoire. Lorsqu'elle croisa son regard, tout se passa très vite, tel une danse d'ébène et d'ivoire. Coco se redressa sur son siège, au lieu de se prélasser sur la table, se recoiffa rapidement, et fit signe à cette personne de venir. Elle n'avait aucun repère, et aucune attache. Une conversation ne pouvait pas lui faire de mal, n'est-ce pas ? Loin d'elle l'idée d'aborder un homme pour son physique, mais il y avait cette nécessité de faire passer le temps, de tuer l'ennuis, penser à autre chose et surtout. Et surtout ! Le besoin imminent de rencontrer des gens afin de se créer ces fameux repères, ceux qui vous donnent envie de rester à un endroit, de ne plus vagabonder au travers le monde, que ce soit physiquement ou par la pensée. Lorsque cet homme s'installa enfin avec elle, elle s'exprima alors, en arborant sa nouvelle puce traductrice, qu'elle avait pris le temps d'adapter la veille en boucle d'oreille.
 
« Bonjour, excusez-moi de vous déranger, mais je me sens légèrement seule et déboussolée dans un lieu que je ne connais absolument pas ; ma situation est proche à celle des explorateurs du XVe siècle, navigant à l'aveuglette sur une mer et des océans inconnus. Excusez-moi, je me présente. Je m'appelle Cornélia de la Cour, mais mes proches m'appellent Coco. Mon père détient plusieurs entreprises du marché international ; notamment dans le transport maritime de marchandises tandis que ma mère est chercheuse dans l'industrie pharmaceutique. Si jamais il vous venait l'envie de discuter de tout cela avec moi, c'est avec plaisir que je m'accoutumerais à vos sujets. Cependant, ma détresse matinale est bien loin de tout cela ; j'espère, en ces terres de Terrae, faire honneur à ma famille et entreprendre mon propre projet commercial. Mais je n'ai aucune idée d'où me diriger. D'autant plus que les dortoirs sont infernaux, les jeunes gens courent et cris à tout va ; et je ne vous parle pas de leurs activités nocturnes. Je n'y ai encore passé qu'une nuit, mais c'était déjà la nuit de trop. Les nouveaux arrivants sont-ils tous toujours aussi bruyants ? Je n'arriverais jamais à comprendre comment des gens peuvent réussir à parler autant tout en criant, courant, ou faisant d'autres activités nuisibles au confort sonore. Savez-vous seulement le temps que j'ai perdu hier sur ma lecture ? DES HEURES !! Cependant, si vous voulez, je vous conseille ce livre, il s'agit de La Vraie couleur de la Vanille, de Sophie Chérer ; publié en fin d'année 2012, il parle de comment un jeune homme assistant à la maltraitance d'une femme refoule sa frustration et son manque d'affection afin de créer la méthode pour reproduire les plantes de vanille, qui jusque-là avaient un mal chien à se propager. D'ailleurs, cette fiction est tirée d'une histoire vraie ! L'auteure est originaire d'une petite région française par laquelle je suis déjà passée. Il ne s'agit d'ailleurs pas du coup d'essais de cette écrivaine : En 1992, elle réussit déjà à faire publier deux de ses ouvrages, que je n'ai pas lu, mais j'aime bien me renseigner sur les auteurs avant de me lancer dans leurs ouvrages, savoir ce qu'ils ont fait et pourquoi. Vous savez, j'avais à ma charge une équipe de 14 servants qui s'occupaient du manoir à mes côté lorsque j'habitais encore dans la région de Versailles. Ce n'est pas facile tous les jours, lorsque vous êtes habituée à parler à beaucoup de gens et découper les conversations entre eux, de se retenir de tout dire au premier venu, mais soyez en témoin, je pense que cela est une preuve de confiance et de respect envers vous d'une certaine manière. Je ne sais pas s’il serait exact de dire que cela devrait vous flatter, j'ai parfois tendance à parler un minimum trop et ça peut agacer certaines personnes, mais vous êtes toujours là, non ? Je suppose que je suis tombé d'office sur la bonne personne ! »
 
Suite à cela, Coco se jette sur la main de ce bel homme qu'elle ne connaissait pas, et à qui elle venait de confier tous ses malheurs, chagrins, pensées, regrets et même une part de ses lectures. La vipère avait déjà planté les crocs. La manœuvre était subtile, mais en agissant de la sorte, Cornélia espérait pouvoir se cramponner à cette personne en utilisant une sorte de culpabilisation sur la possibilité de penser à l'idée de la laisser seule, comme pour ainsi signifier que refuser plus de discussions serait vu et perçus comme abandonner une pauvre femme perdue à sa détresse dans un endroit inconnu. Les crocs sont plantés, le venin est injecté, que va-t-il maintenant se passer ? Cornélia analyse avec parcimonie le langage corporel de son interlocuteur, faisant en sorte de ne laisser plus aucune place au hasard, si jamais ce premier coup réussit.


Cornélia de la Cour


Dernière édition par Cornélia de la Cour le Sam 7 Déc 2019 - 10:13, édité 1 fois
##   Mer 24 Avr 2019 - 18:56

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     Par cette journée bruineuse, quelque peu fatigué par ce début de semaine, pendant laquelle Atumane s’était surtout affairé à s’installer à Terrae, celui-ci décida de prendre un peu de temps libre, et d’aller au café. L’occasion de jauger la qualité de cet établissement, et de lire un peu au calme. Certes, le bâtiment des Terres où il vivait était peu bruyant, mais il était aussi farci de télépathes. S’il laissait sa pensée un peu trop dériver, Atumane pouvait bien se mettre à penser à ses plans aux frontières du licite et du moral, voire carrément en-deçà. Pour occuper son esprit, et que personne ne tente de lire quoi que ce soit de lui par inadvertance, il répétait en boucle ses déclinaisons latines. Passé la centième itération, il en avait perdu le compte.
     C’était assez monotone, de devoir être en permanence sur ses gardes. Au réveil : Templum, templum, templum, templi, templo, templo, templa, templa, templa, templorum, templis, templis. Quand il rentrait chez lui pour récupérer une affaire :  ciuis, ciuis, ciuem, ciuis, ciui, ciue, ciues, ciues, ciues, ciuium, ciuibus, ciuibus. Au moment de se laver les dents avant d’aller dormir : mare, mare, mare, maris, mari, mari, maria, maria, maria, marius, maribum maribum.
     Peu étonnant qu’il passât le plus clair de son temps dehors. Travailler pour sa tante, et même lui parler – elle ne pouvait pas s’empêcher de lui raconter où elle était et quels calibres elle avait vendu – était impensable.
     Ce passage au café était d’ailleurs l’occasion de mêler l’utile à l’agréable. Dans un attroupement, peut-être que ses pensées serait plus difficiles à lire, et il pourrait donc venir bosser ici avec son ordinateur portable.
     Mais avant, un liégeois et finir ce chapitre de Guerre et Paix. Pour des raisons pratiques, depuis peu, Atumane s’était remis au russe, qu’il parlait assez imparfaitement. Il avait trouvé une édition bilingue, avec une page en anglais et l’autre en russe. Cela représentait un énorme pavé, mais il le lisait sur sa tablette.

     Et alors qu’il cherchait dans le dictionnaire de sa tablette un mot, voilà qu’une inconnue s’approcha de lui et se mit à le parler. En français. Bien entendu, Atumane n’avait pas pris sa puce traductrice, qu’il avait laissé dans un tiroir de son logement, et s’était promis de ne plus y retoucher.
     Au début, il avait reconnu quelques mots : « marché », « marchandise », « industrie », « commercial », mais très vite, c’était devenue une bouillie informe et dénuée de sens. Poliment, Atumane l’écoutait débiter son baratin qui semblait ne jamais s’arrêter. Comme elle semblait plus intéressée par ce qu’elle racontait que par lui, il se mit à la regarder avec plus de précision. Elle semblait fortunée, au vu de son style vestimentaire travaillé. Elle était belle, aussi, n’importe quel imbécile aurait pu le dire. Atumane n’était pas vraiment venu ici pour se lancer dans quelque démarche de séduction avec qui que ce soit, il était plutôt en repérage tactique en vue d’installer une base d’opération secondaire profitant d’un couvert contre de l’espionnage psychique, mais si on pouvait mêler l’utile à l’agréable, pourquoi pas.
     Et tactile, avec ça. Atumane ne retira pas sa main, ce serait impoli. Il n’avait pas compris un traître mot de ce qu’elle racontait, mais il semblait saisir le sentiment général : cette jeune aristocrate était un peu perdue et voulait trouver du réconfort dans les bras de quelqu’un de son milieu social.
     Il se ferait une joie de répondre à ses attentes. Et répondit dans le peu de français qu’il connaissait, avec un accent mozambicain mêlé de portugais :
     « Mademoiselle, enchanté. Je m’appelle Atumane Ngwenya. »
     Et comme leurs paumes se touchaient, il souleva celle de cette charmante jeune femme et lui fit le baisemain.
     « That’s would be all I can say in French, I’m afraid. I am not equipped with the translation chip. Nous pouvons continuer en portugais*, en russe un petit peu**, paulum latinusque. But first, could you repeat your name, please ? »

* : En portugais dans le texte.
** : En russe dans le texte.


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Atumane en neuf secondes:
 
##   Jeu 25 Avr 2019 - 9:32

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Une danse d'ébène et d'ivoire

feat. Atumane Ngwenya
La réaction de Cornélia était divisée entre deux émotions distinctes qui se décomposaient simultanément sur son visage. S'embrassant et s'entremêlant, ces émotions donnaient naissance à un spectacle des plus doux et violents à la fois. Il était aisé de séparer la douceur d'un instant ; où Cornélia était réellement ravi de voir l'intérêt que lui porte son interlocuteur, qui aurait pris le temps de l’écouter ; mais le dégoût se faisait également ressentir. Cela faisait déjà deux jours d'affilé que Cornélia passait son temps à échouer à entreprendre des conversations.
 
Habituée à converser avec les divers servants du manoir familial chaque jour ; afin d'entretenir de bonnes relations avec ses employés qu'elle pouvait parfois considérer comme des amis réellement proches ; Cornélia se retrouvait cependant à avoir passé deux jours de silence contraint. En effet ; Jeremy est très sympathique, mais la route était éprouvante. Ce n'est que sur la dernière ligne droite qu'ils eurent vraiment le temps de discuter, mais ce dernier eu un contre-temps en mi-discussion, ce qui força la jeune femme à couper court à leurs dialogues. Une fois arrivée au grillage, il était en effet le but de Cornélia d'arriver à passer en parlant énormément avec Chris, le gardien, qui semblait quant à lui assez calme et simple à agacer. Mais ne s'attendait pas à si peu de réponse. Cornélia avait tout de même espérée pouvoir obtenir quelques échanges verbaux avec cet homme avant de pouvoir s'empresser d'entrer à Terrae. Au final, la seule personne à laquelle dame de la Cour ait eu la chance de parler fut Elana ; mais ce n'était pas assez. Non pas car Elana n'est pas intéressante, mais plutôt car elle ne peut remplacer la présence de 14 personnes quotidiennement. C'est pour cela, également, que la jeune femme à la frimousse blanche tenta de prendre les rênes de cette relation en menant une conversation sans fin, qui pourrait bloquer son interlocuteur sur place.
 
C'est donc au travers ces deux émotions que le regard de Cornélia se partagea. Nous retrouvons son dégoût interprété par sa colère et une pointe de tristesse, du fait d'avoir encore échoué à communiquer normalement avec l'homme qui était face à elle ; il aurait pu signifier plus tôt qu'il était dans l'incapacité de la comprendre tout de même ! Même si avait dû couper la parole à Coco, cette dernière pense que cela ne l'aurait pas autant dérangé que cette humiliation. Mais d'un autre côté, la française ne lui en veut pas ; son visage restait doux ; certes l'amertume du moment se faisait ressentir chez elle, mais la présence d'esprit de ce jeune homme, Atumane, semblait assez grand pour se refuser à couper la parole à ce dernier : Qui, qui plus est avait également l'air de vouloir parler quelques peu. C'est donc sur ces pensées que Cornélia décida de maintenant s'exprimer en anglais, qui était la langue qu'elle maîtrisait le mieux après le français étant donné que l'on la lui enseignait depuis son plus jeune âge.
 
« Je m'appelle Cornélia de la Cour, excusez mon empressement à la discussion; je m'étais retrouvé dans la même situation que vous hier : Je n'avais pas encore reçue mon oreillette. Je ne sais pas si cela arrive souvent, mais il est contrariant de devoir s’accoutumer à des langues étrangères par un baptême du feu, qui nous pousses à apprendre en instantané. Pour ce qui est de mon monologue en amont, ne vous en faites pas, je me suis simplement quelques peu emportée dans le fil de la conversation ; entraînant mon flot de paroles dans un torrent sans fins. Vous m'avez l'air d'avoir une certaine prestance dans le monde du commerce si je n'abuse, n'est-ce pas ? Si cela vous intéresse, je serais ravie d'en parler avec vous ; mon père est le fondateur de diverses entreprises dans le monde du transport de marchandises par voie maritime ; de plus, je compte ouvrir une boutique de luxe plus tard ici. Je ne sais pas si cela vous intéresserait vraiment, mais je m'y connais quelque peu en orfèvrerie et joaillerie bien que je n’aie jamais fais d'études dans le milieu, disons que j'ai été autodidacte sur plusieurs années afin d'apprendre tout cela. D'ailleurs, si vous ne voyez pas la puce traductrice dans mon oreille, c'est normal : je l'ai arrangée en bijoux pour la camoufler et mêler le pratique à l'esthétique. D'ailleurs, si vous voulez faire appel à mes services pour faire de même avec votre puce lorsque vous l'aurez reçue, ce sera avec grand plaisir. Je n'ai pas encore de boutique, de terrain ou encore d’atelier ; et je me dois d'avouer que le confort et la praticité des dortoirs sont déplorables pour quelqu'un de ma stature sociale, mais j'ai tout de même réussi à m'installer un atelier de fortune ce matin afin de préparer cette boucle avant de venir prendre mon petit déjeuner, donc je peux travailler. »
 
C'est les yeux rivés vers Atumane que Coco se retrouve, prenant cette fois-ci d'observer celui-ci, remarquant une fois de plus son apparence soignée, et quelques détails de sa tenue prouvant son hypothèse comme quoi ce dernier devait très certainement avoir une certaine importance dans le monde du commerce; et que, même s'il ne s'agissait pas directement de lui, miroitant la situation de la française, il s'agissait de sa famille qui avait cette importance nécessaire à l'apport de ce genre de détails.


Cornélia de la Cour


Dernière édition par Cornélia de la Cour le Sam 7 Déc 2019 - 10:07, édité 1 fois
##   Ven 26 Avr 2019 - 1:47

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     Plus elle continuait à bavasser, moins Atumane comprenait ce qu’il foutait ici, à continuer de l’écouter. Alors certes, de manière très tangente, ils travaillaient tous deux dans la marchandise – si on veut bien excuser la dénomination médiévale –, mais il se trouvait que l’intérêt qu’y portait Cornélia semblait, pour celui qu’elle avait ainsi cavalièrement alpaguée, complètement dénué d’intérêt.
     D’une part, Atumane n’en avait absolument rien à foutre des projets professionnels de cette jeune et charmante personne. Elle parlait d’ouvrir une échoppe, alors que lui, d’ici quelques heures, devrait envoyer à sa tante un dossier sur les conflits ethniques au Kenya, pour qu’elle puisse refourguer les dizaines de caisses d’AK-74 récemment obtenues au groupe semi-terroriste susceptible de payer le mieux. Ils ne vivaient pas du tout dans le même monde.
     D’autre part, il avait un mal fou à s’intéresser à sa vie qu’elle lui déballait, là, sans complexe. Il écoutait, poliment, tentant très fort de rester concentré et de ne pas penser à autre chose de plus intéressant, comme de savoir quand il pourrait avoir du temps pour trier ses chaussettes cet après-midi.
     Vint le moment où elle finit une phrase, et n’en commença pas une autre immédiatement après. Que répondre ? Comment répondre ? Il avait tenté d’écouter, mais tous les propos de Cornélia lui semblaient tellement vides d’intérêts qu’Atumane ne sentait pas possible de rebondir dessus. Et s’il devait le faire, quel ton employer ? S’il était sincère, il aurait lâché une réponse sèche, du genre : « Si tu veux parler, commence par te taire. » S’il était courtisan, il aurait répondu : « C’est très intéressant, tout cela. Dites-m’en plus, je ne ne me lasse pas d’entendre le son de votre voix. » Or il n’était rien de tout cela. Il se contenta d’un sourire attentionné, celui qu’on adresserait à quelqu’un pour qui on aurait de la considération, et posa son autre main sur celle de Cornélia, produisant un effet de contraste chromatique qu’il ne put s’empêcher de trouver fort agréable à l’œil.
     « Je serais aussi ravi de discuter plus avec vous, ma chère, mais à la condition que vous contrôliez votre débit. Faites des phrases simples : sujet, verbe, complément, et arrivée au point, n’en dites pas plus et laissez-moi répondre. »
     Ce n’était pas possible de parler autant. Elle devait être folle à lier, ou alors elle compensait pour quelque chose ; elle lâchait du lest. D’un certain côté, cela pouvait se comprendre. Si, comme lui, Cornélia était nouvelle, elle devait loger dans les dortoirs. Et si elle était une femme de la meilleure condition, rien d’étonnant à ce qu’elle y perdisse la boule.
     « Vous dormez dans les dortoirs ? Figurez-vous que je suis aussi nouveau, et que, comme vous, l’idée d’y séjourner m’était insupportable… Je parle au prétérit, parce que j’ai réussi à trouver quelqu’un disposant d’une chambre individuelle qui me l’a loué contre un bon loyer. Si vous souhaitez éviter de dormir avec tout le monde, vous pouvez venir chez moi, je serais ravie de vous accueillir, et vous y serez au calme… »
     Un instant. Il venait vraiment de dire cela ? Avec un sourire mielleux ? Et galère, par galanterie, ça lui avait échappé. Atumane ne pouvait se rétracter, ce serait fort impoli, mais dans le même temps, il ne se sentait pas très à l’aise avec l’idée de partager son lieu de calme avec ce moulin à parole intarissable, pour dire le moins. Comment avait-il pu tomber sous le charme de ses beaux yeux ? Et question subsidiaire, Cornélia avait-elle réussi ce tour par accident, ou y avait-il eu manipulation derrière qu’il n’avait pu voir ? Si sa tactique était de l’assommer de paroles jusqu’à anéantir sa vigilance, ça avait marché. Brutal, digne d’un bulldozer, comme technique, mais efficace.


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Atumane en neuf secondes:
 
##   Lun 29 Avr 2019 - 20:21

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Atumane est très tactile dis-donc, mais il a déjà mordu à l'hameçon. Un engagement est plus facile à rompre qu'à créer, et il venait de s'y faire prendre non pas une fois, mais deux ! Et cela, Coco savait très bien comment le gérer. Si la vipère vous crache son poison au visage, le boa quant à lui, s'enroule petit à petit autour de vous, et tente de vous piéger dans son étreinte et chaque mouvement ne faisait que de vous coincer un peu plus dans son étreinte mortelle. C'est un regard légèrement malicieux que se permit Cornélia envers le jeune homme, ainsi que la gestuelle de représenter cette étreinte métaphorique de façon physique, en ajoutant sa deuxième main aux leurs, qui s'entre-mêlent, renforçant ses positions autant physiques que verbales. La française avait entendu les clauses du contrat, et contait bien faire la concession de s'y tenir, afin de perpétuer cette même rengaine "Donner le minimum pour avoir le maximum."
 
« C'est avec joie que j'accepte votre proposition très cher, et je me tiendrais à faire des phrases plus courtes lorsque nous serons ensembles, afin de vous ménager quelque peu ! »
 
Un sourire en coin, pas tout à fait enjoué, ni tout à fait narquois, mais plus un mélange des deux trônes sur le visage de Cornélia. Elle est encore loin d'avoir gagné la guerre, mais cette bataille s'annonce bien ! La roue tourne de son côté, et la bonne fortune vient s'y déposer et amasser, tel une pêche miraculeuse, où les poissons sauteraient d'eux-mêmes sur le bateau. Ce n'est plus un combat à présent pour savoir qui pourrait avoir les devants selon Cornélia. Erreur ou pas, plus de regrets, elle avait pris les devants et réussis à tirer son épingle du jeu. Elle se laisse alors petit à petit porter par les actes et dires d'Atumane, qui semble assez contrarié de sa proposition, son côté gentleman ayant sans doute prit le dessus sans qu'il n'y pense vraiment. Coco l'a-t-elle réellement épuisé à l'aide de mots, ou alors est-il simplement si bon garçon ?
 
« Mais dites-moi, très cher Atumane. Et vous, dans quel milieu exercez-vous ? Peut-être pourriez-vous me parler de vos passions ? Nous pourrions en discuter le temps de faire le trajet jusqu'à ladite chambre, afin que je puisse prendre mes repères ? »
 
Cornélia enroule alors son bras à celui d'Atumane durant ces mots. Tout était très rapide : des actes vifs pour des pensées vives, la réflexion était bien présente, rien n'était réellement laissé au hasard. Cependant, tout se déroulait à une vitesse ahurissante, qui donnait un air mécanique à la scène, qui malgré sa véracité, démontrait d'une technicité et d'une préparation méthodique à la situation actuelle, presque comme si Coco avait eu le temps de répéter le matin même avant de venir ici. Toujours est-il que la française appréciait cet homme qui essayait de se jouer stoïque et roc face à toutes situations, comme s'il voulait à tout prix sembler immuable, alors qu'au fond de lui, devait se jouer tout un orchestre de sentiments plus bruyants les uns que les autres.


Cornélia de la Cour


Dernière édition par Cornélia de la Cour le Sam 7 Déc 2019 - 10:05, édité 1 fois
##   Jeu 2 Mai 2019 - 16:09

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     Qu’il y ait eu manipulation ou pas, la situation était désormais totalement hors du contrôle d’Atumane, ce qui ne lui plaisait guère. Sa priorité était donc de déterminer s’il avait invité une manipulatrice chez lui – ou plutôt, le cas échéant, s’il s’était vu forcer d’héberger une telle personne – ou plus simplement s’il avait affaire à quelqu’un de particulièrement entreprenant, mais de tout à fait inoffensif.
     Et généralement, un bon moyen de coincer un manipulateur, c’est de tomber dans son jeu. On en arrive à un jeu consenti par l’un, mais pas par l’autre, de la victime et de la proie, et la victoire finale parviendrait à celui qui arriverait à avoir le plan le plus intriqué.
     Avant de feindre de tomber dans son piège, encore fallait-il le connaître sous toutes ses coutures. Après tout, une feinte est une résistance, et pour que la feinte à un piège ne soit pas décelée, et donc anéantie, il fallait qu’elle n’ait en rien l’apparence de la résistance, afin de faire justement fonctionner le piège.
     Elle voulait donc le faire parler. Très bien. Une manière classique d’endormir la méfiance. Quelqu’un voulant résister au piège se serait montré allusif, succinct, aurait embrayé sur une autre question. Quelqu’un tombant dedans tête la première se serait mis à monologuer. Pour savoir si Cornélia était en train de le manipuler, il fallait donc faire un test simple : voulait-elle un dialogue, ou endormir sa méfiance ? Et pour cela, la bonne vieille tactique : donner beaucoup, et analyser chaque réaction de l’autre sur chaque élément, et ainsi recueillir une très grande quantité de données. À ceci près qu’Atumane préféra une approche progressive ; donnant en quantité raisonnable mais croissante.
     « Hé bien, chère amie, avant d’être à Terrae, disons que j’officiai dans une entreprise d’import-export familiale, basée au Mozambique, et ayant des contrats de plusieurs dizaines de millions de yuans en Asie et Afrique. Enfin, j’en parle au passé. Les entreprises familiales, on n’en sort jamais vraiment. Dès que possible, je me remettrai au travail. Je vous laisse imaginer ce que cela permet de dépaysement et de plaisirs matériels et intellectuels. »


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##   Ven 3 Mai 2019 - 10:02

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Atumane semblait enfin s'adonner à plus de conversation, et tentait d'enfin essayer de nouer des liens. Cornélia était ravie, car outre parler, elle adore également écouter ! Il est toujours intéressant de savoir ce que les autres ont à dire, surtout quand l’on dit beaucoup de choses nous-mêmes, cela permettant alors d'augmenter encore une fois de plus sa liste de sujets de conversation, y incluant quelques commérages. D'ailleurs, suite à l'acquiescement de Coco sur les demandes du jeune homme, il avait l'air plus détendu, plus apte à la discussion : Tant mieux ! Si elle ne pouvait pas meubler la conversation, il fallait bien que son interlocuteur s'en charge.
 
« Je le savais, cela se portait sur vous que vous étiez dans le milieu du commerce. Mais je ne pense pas que nous aurons beaucoup de transactions intéressantes sur ce plan, même si je pourrais toujours vous aider à l'occasion avec la comptabilité si vous le souhaitez. Je ne suis jamais sortie de la France auparavant, sauf une fois en Italie et une fois à Londres pour des voyages scolaires ; celui qui voyageait beaucoup chez moi était plutôt mon père. Si votre entreprise familiale est Mozambicaine, je suppose que vous aussi ? Je n'ai jamais beaucoup entendu parler de la culture de ce pays, si vous voulez, nous pourrons en parler à l’occasion ? Je serais ravie d'en apprendre plus ! »
 
Les réactions de Cornélia durant la conversation étaient simples ; il s'exprimait, elle souriait, écoutait, puis répondait d'un naturel intéressé à toute chose. Il ne lui fallait pas beaucoup plus pour se contenter et apprécier la discussion : Simplement quelqu'un qui parle. Tant de temps dans le silence auraient presque pu affecter son mental, si cela n'avait pas été coupé dans la soirée de la veille avec une autre française. Ne pas avoir sa puce traductrice... C'est quand même bien compliqué à vivre au quotidien. Aussi, Cornélia sur cette pensée se tourne vers Atumane et lui demande alors :
 
« Je me demandais, il y a-t-il une raison au fait que vous refusiez de porter la puce traductrice ? »
 
La posture de Coco s'affermit, devient plus "rigide", démontrant qu'elle appréhendait la réponse, et n'avait absolument aucune idée de ce qu'allait dire Atumane. La rigidité dans les épaules de la française pourrait bien démontrer d'une sorte de stress : S'agit-il de quelqu'un de recherché ? Aime-t-il simplement apprendre diverses langues ? Le but de cette manœuvre pourrait également être de faire l'intéressant alors, en signalant que l'on ne porte pas la puce ? Tant de questions qui montaient alors à la tête de la française, et n'aurait jamais de réponse sans que le Mozambicain ne parle et se prononce à ce sujet.


Cornélia de la Cour


Dernière édition par Cornélia de la Cour le Sam 7 Déc 2019 - 10:01, édité 1 fois
##   Dim 5 Mai 2019 - 18:22

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Atumane Ngwenya
Atumane Ngwenya
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     Elle était amusante de naïveté. Atumane en revint à sa pensée originelle ; cette jeune personne n’ambitionnant rien de plus qu’être une boutiquière de petite envergure n’appartenait pas du tout au même monde que lui, malgré les apparences, sans doutes des héritages d’un passé familial plus glorieux que la pâle manifestation qu’elle était.
     « Tiens donc, moi qui pensait que la noblesse française risquait de déchoir si elle frayait avec la marchandise. »
     Ceci mis à part, Cornélia ne lui semblait pas être quelqu’un de foncièrement désagréable, ni de particulièrement dangereux. Certes, elle ne pourrait pas s’empêcher de fourrer son tarin là ou il ne fallait pas, et elle serait sans nul doute une commère incorrigible. En clair, Atumane invitait un mouchard chez lui. Bon, ce n’était qu’un inconvénient léger, qui ne nécessiterait que des mesures limitées, étant donné qu’il vivait déjà dans un bâtiment farci de télépathes. S’il pouvait contrôler sa pensée, il arriverait à contrôler ses paroles. Et pourrait même utiliser cette charmante personne comme une informatrice.
     De toutes façon, il n’avait pas le choix de considérer que l’inviter chez lui était une bonne idée en fin de compte, vu que c’était inévitable.

     Coco lui posa une question sur son absence de puce, et se rigidifia, comme si elle appréhendait la réponse. À quoi s’attendait-elle ? D’un autre côté, il était vrai qu’ayant présenté, ou plutôt, non-présenté son travail de la sorte, Atumane pouvait bien passer pour quelqu’un dont les revenus étaient très peu légaux. Ce qui était faux, d’ailleurs ; la question étant de savoir à quel État on demandait ce qui était légal ou non. Selon la loi panaméenne, liechtensteinoise, irlandaise, suisse, il n’y avait aucun problème. Moralement discutables, certes.
     Atumane sourit.
     « Oh, pour une raison très simple. Terrae est un endroit où sont rassemblés des jeunes gens venant de tous les horizons, de toutes les cultures, de toutes les langues.  Ce serait un grand gâchis de ne pas en profiter pleinement. D’ailleurs, j’ose espérer que vous m’apprendrez le français. »
     Leurs pas les avaient menés jusqu’au bâtiment des Terres. À partir de maintenant, la partie se compliquait encore plus ; il faudrait éviter d’attirer la suspicion des locataires en évoquant ouvertement des plans de manipulation mentale. Fort heureusement, cette restriction s’appliquait aux deux.
     « Nous y voici, ma chambre est à l’étage. Faites attention, les résidents y sont calmes, mais peuvent lire dans les pensées d’autrui. »
     Il lui ouvrit la porte, toujours avec son sourire mielleux.
     « Après vous. »


Atumane : color=#993399 et font=Yu Mincho Light, serif

Atumane en neuf secondes:
 
##   Sam 29 Juin 2019 - 1:45

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Une danse d'ébène et d'ivoire

feat. Atumane Ngwenya
L'affaire se conclut doucement pour Cornélia. Elle n'était plus la vipère qui crache son venin, mais le boa qui resserre son étreinte. Elle appréciait Atumane, bien entendu. Ils ne se connaissaient que depuis peu de temps, mais le fait de voir quelqu'un tenter tant bien que mal de lui résister, et y parvenir d'une certaine manière, Cornélia n'en avait pas l'habitude !
 
D'autant qu'il avait un mental intéressant, Cornélia lui trouvait également un physique attrayant. En effet, ce dernier avait des cheveux tressés avec un soin exemplaire en plus de se rejoindre en un chignon culminant du plus bel effet, sublimant son visage. Les traits de son visage étaient larges et forts, ce qui ne manquait pas de lui déplaire. La cravate d'Atumane avait d'ailleurs commencée à se dénouer, tandis que Cornélia l'accompagnait. Elle ne put s'empêcher de le remarquer tandis qu'elle attendait une réponse à sa question. Elle n'osait le lui faire remarquer, ayant trop d'attente de la réponse à venir pour lui faire remarquer ce détail.
 
Alors Atumane rêvait d’apprendre ? Coco en avait encore beaucoup à apprendre aussi, vis à vis des hobbies des gens à Terrae. Il est vrai que la diversité culturelle et linguistique du site représentait une sorte de jardin d'Eden pour les passionnés de langages. Y songeant le reste du chemin, elle fut sortie de son état pensif, lorsqu'Atumane lui montra la chambre dans laquelle il vivait. Ils vivraient donc ensembles dans l'aile des télépathes, c'est bien cela ? Ça pourrait nuire à sa réputation, si elle venait alors à tenter de manipuler quelqu'un. Il faudrait s'y tenir, et tenter de ne pas se jeter sur la première occasion de tenter de tirer profit d'une situation, faire ça de façon encore plus méthodique et préparée, si cela devait se faire. Lorsque la chambre atteint enfin les yeux de demoiselle de la Cour, c'était comme si une mer d'étoiles venait d'envahir ses yeux, brillant au travers la nuit en signe d'émerveillement. Elle regarda Atumane, l'air de demander si elle pouvait vraiment rentrer, sans même prononcer un mot, et n'y voyant aucun refus dans le visage du jeune homme, elle se dépêcha alors de visiter tout cela, ne se posant pas vraiment de question, mais se laissant aller face à la beauté du mobilier.
 
« Alors c'est ici que l'on va cohabiter ? C'est sublime ! Tu en as de la chance tout de même d'être tombé sur un bon plan pareil. Cependant, il va falloir que je trouve un moyen de ramener un second lit si jamais ça ne te dérange pas... Dans le pire des cas, je pourrais me contenter du canapé le temps d'avoir mon propre lit. »
 
Elle fit tours et détours, observant chaque détail qu'elle pouvait attraper du regard. Elle savait désormais où ranger ses affaires et passer la nuit, une seconde pensée lui traversa l'esprit. Cornélia profita de cette inspection des lieux afin d'accomplir une dernière tâche essentielle à son petit jeu : Si elle pouvait voir les affaires d'Atumane, elle pourrait sûrement également en déduire certaines de ses habitudes. Ses yeux virevoltent d'un bout à l'autre de la pièce, analysant chaque petite étagère murale, chaque commode et meubles fermés au loin. Ne pouvant pas les ouvrir, elle ne pouvait pour l'instant qu'imaginer, mais c'était déjà bien assez pour que Coco relance la machine, sa supercherie ne pouvant jamais s'arrêter complètement, sous le risque de totalement perdre son emprise.
 
A ce moment précis, un écho résonna dans la tête de la française, comme une pensée vague. Ce qui lui rappela l'endroit où elle se trouver. Elle n'avait aucun moyen de savoir si c'était juste son subconscient qui lui jouait un tour, ou alors un télépathe qui avait émis ce bruit. La possibilité de se faire déjouer à tout instant par ces lecteurs et manipulateur d'esprit la troublait. C'est comme si elle se retrouvait face à quelqu'un qui avait forcément l'avantage. Et pour cause, il est difficile de penser à sa méthode d'approche afin de manipuler quelqu'un d'autre et en tirer profit si on devine toutes vos actions à l'avance. Elle s'en remet donc à Atumane, sans chercher plus que ça dans la chambre, et attends maintenant sa réponse, les yeux dans les yeux, un air légèrement boudeur au visage tandis que ses bras se croisent doucement.


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