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Un esprit sain dans un corps sain
##   Jeu 25 Avr 2019 - 22:12

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Senri Yamada
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Une respiration rapide, saccadée, presque rocailleuse troublait le calme de ce frais matin printanier. Foulant les rues encore endormies, une silhouette masculine courrait. Le garçon était habillé d'un jogging noir, d'un débardeur de la même teinte, il portait sur ses épaules un sac à dos noir uni. Les muscles de ses bras se dessinaient sous sa peau contractée, la transpiration brillante faisait ressortir le trait et les reliefs de ces derniers. Le débardeur, déjà moulant, avait été rendu collant par la sueur du garçon. Le dessin de ses abdominaux ainsi que de ses pectoraux avait presque été calqué par son vêtement moite.

Cela faisait quelques jours et nuits que Senri Yamada vivait à Terrae. Il avait découvert quelques lieux, dont deux plus importants que les autres ; son dortoir et le gymnase. Obtenu diverses brochures et une carte de l'institut et du domaine de celle-ci. On lui avait également donné un fascicule sur le programme scolaire de Terrae ainsi que les diverses notions qu'il devait connaître à cause de son arrivée quelques semaines après la reprise et aussi des lacunes dû au renvoi de son précédent lycée.

Évidemment, la seule chose qui avait intéressé le jeune garçon, ça avait été le gymnase dans lequel il avait passé la plupart de ses journées. Il y avait aussi eut cette escapade dans un bar de la ville, mais ça....

Disons que ça restait floue.

Bien que le gymnase soit un endroit très agréable à Senri, aujourd'hui, le jeune homme avait préféré aller prendre l'air ou plutôt, cracher ses poumons en profitant du grand air, de la nature. C'était une façon de gérer un peu mieux le flux de ses pensées. Paradoxalement, sa fatigue physique l'aidait à mieux visualiser et gérer ses démons.

Il se posait un tas de questions sur cette nouvelle vie qui débutait. Il avait perdu son équipe, sa famille et avait tiré un trait définitif sur un possible pardon. Il était absolument impossible pour lui d'affronter le regard de ces camarades. Surtout les terminales, qui maintenant étaient devenu des étudiants. Il ne savait même pas si l'équipe avait pu accéder aux nationales, encore une fois, c'était quelque chose à quoi il n'osait pas penser et ne voulait pas affronter.

Mais avec sa venue à Terrae, l'optique du pardon était largement remise en cause. Senri finit par s'arrêter. À bout de forces, il posa un genou sur l'herbe. De l'herbe ? C'est vrai qu'ainsi perdu dans ses pensées, il n'avait pas vraiment fait attention à ce qui l'entourait et n'avait donc aucune idée du trajet qu'il avait emprunté.

Tout ce qu'il voyait devant lui c'était un large lac. Le temps, l'endroit et la situation donnaient à l'endroit une ambiance presque mystique. Pourtant, Senri, au lieu d'admirer le lieu et de se délecter de la beauté des petites choses de la vie, posa ses deux fesses sur le sol et sortit de son sac une carte qu'il déplia en maugréant. Un bon quart d'heure s'écoula sans qu'il ne parvienne à trouver dans quel sens la lire.

-Tch ! Foutu carte !

Dans un excès de rage, Senri déchira le papier en deux. Le roula en une grosse boule et le jeta. Puis revint le chercher pour le fourrer dans son sac. Senri était quelqu'un d'assez propre, mine de rien.

Une fois qu'il eut réajusté son sac et qu'il se fut relevé, il jeta un regard mauvais sur l'endroit.

-Putain, mais y a pas de panneau dans c'te bled ?


Dernière édition par Senri Yamada le Jeu 2 Mai 2019 - 20:48, édité 2 fois
##   Lun 29 Avr 2019 - 3:13

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Cornélia de la Cour
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Ce matin, il fait bon. La rosée est venue rafraîchir ces terres, apaiser les esprits. Coco s'était endormie ici la veille, elle avait préférée dormir à la belle étoile, profiter du monde qui l'entoure, se ressourcer elle-même, ses énergies, et celles qui l'entouraient par la même occasion, tout en pouvant profiter d'un ciel étoilé comme on en voyait rarement en France dans les régions citadines. Le lac était déjà devenu une sorte de seconde maison pour Cornélia, qui aimait venir s'y reposer, reprendre des forces et apprécier le temps qui passe. Cela lui apportait une sensation douce et tendre au matin. Vous savez, ce genre de sensation que l'on ne ressent que lorsque l'on la quitte, celle du gazon qui s'est enroulé autour de vos membres durant la nuit, et caresse délicatement votre peau, déposant sa rosée sur vous, laissant de la fraîcheur vous envahir, vous faire frissonner, sans pour autant en devenir désagréable, juste ce qu'il faut pour vous faire frémir d'envie de vouloir revivre cela en boucle, juste cet instant où l'on se relève et comprend tout se long processus qui s'est mit en place tout seul.

La demoiselle dormait les pieds nus, malgré qu'elle était dehors. Le but était en effet de se rafraîchir les idées, mais aussi de reposer son corps. Et des chaussures pour dormir... Quelle idée? Cornélia avait prise sa douche avant de partir dehors, et pris dans son sac de quoi se changer le matin tant que personne n'était là, bien cachée tout de même. Ses yeux s'ouvrirent lentement, la ramenant à la réalité, la faisant émerger à l'aide des quelques rayons de l'aurore qui parviennent à traverser les feuillages alentours. Le temps que Cornélia se releva, elle ressentit en effet toutes ces sensations, qui entouraient son corps, l'étreignaient, et sublimaient sa peau d'un millier de nuances supplémentaires qu'elle ne pourrait adopter autrement. Ses pieds dans la pelouse tandis que ses cheveux étaient quelque peu en pagaille, Coco se souvint qu'elle ne pouvait pas rester comme ça. C'est alors qu'elle entreprit de se cacher, afin de se changer en vitesse.

Aujourd'hui, la jeune femme arbore son ras-de-cou préféré, comme à son habitude, tandis que son habituel chapeau laissait sa place à une paire de lunettes qu'elle relevait sur sa tête. Elle s'est vêtue d'une chemise mauve pastel, quelque peut transparente, légèrement trop grande mais loin d'être dans l'excès. Dans son dos se devine en traits blancs de petites ailes en guise de motif, qui remontent sur les manches de cette chemise. Sous cette chemise claire et pas totalement opaque, se trouvait alors un soutient-gorge à harnais de couleur noir, totalement opaque. Une veste noire à sa taille, Cornélia avait préparée un enchaînement d'esthétique et pratique; car si celle-ci ressortait comme bel accessoire lorsqu'utilisée de la sorte, en guise d'accessoire autour de sa taille, mais devenait bien plus pratique si jamais le vent venait à se lever plus fort qu'il ne l'est déjà, caressant les joues de Coco, lui rappelant cette sensation de vivant, et qu'elle se trouve au milieu de la nature. Ses hanches elles revêtent un mini-short noir en cuir, sublimant ses formes. Sur ses jambes, des collants hauts mettent en éclat celles-ci, à l'aide un effet filet parsemé de petits strass blancs, simulant un ciel étoilé sur ses cuisses. En ce qui concerne ses chaussures, de petits escarpins noirs faisaient bien l'affaire. Et puis, marcher au bord du lac en talons, même si c'est faisable, ce n'est pas pratique.

Mais, le calme n'était que de très courte durée. En effet, désormais, quelque chose se mit à faire du bruit proche du lac, un remue ménage sans pareil. C'est en zigzagant au travers les buissons que Cornélia tomba nez à nez avec un garçon plus jeune qu'elle. Et malgré tout, il était d'une stature imposante. D'ici, elle pouvait clairement voir ses muscles se tracer sous ses vêtements : Ses trapèzes étaient développés, laissant alors place à des deltoïdes dépourvu de gras, uniquement du muscle ! Cela se voyait même au travers de son débardeur. Suite à cela, les yeux de Coco s'arrêtaient un instant sur ses pectoraux; proéminents, ils étaient taillés de façon assez agréable à l’œil, donnant presque envie d'y laisser un croc ! Mais tout ne se jouait pas qu'à cela, après quelques instants, Coco remarqua également ses biceps travaillés, puis, lorsque son regard allait vers le bas, ce fut les abdominaux de monsieur qui furent une épreuve compliquée pour la Française. Tout l'attirail du vice était ici ! Tout ce qui aurait pu servir à la faire sortir du buisson, s'approche et... Elle venait vraiment de le faire? Cornélia venait donc à ce moment de sortir du buisson, et se tenait droite devant ce beau jeune homme, qui semblait à bout de force mais encore assez vigoureux pour se défouler les cordes vocales ! Il avait crié quoi déjà? Ah, oui. Il est perdu ! Elle lui fit alors signe de mettre sa puce traductrice, si ce n'était pas déjà le cas.

« Bonjour ! Je m'appelle Cornélia de la Cour et je suis nouvelle ici, mais vous pouvez m'appeler Coco. Je peux vous aider? Je me promène de temps en temps autour du Lac, pour y cueillir quelques plantes ou encore y profiter du calme et prendre un grand bol d'air frais le matin. »

Cornélia profite alors de cet instant pour observer un peu mieux le jeune homme, tout en prenant une bonne inspiration, puis relâchant cet air doucement, afin de s'offrir un peu de temps avant qu'il n'envisage à s'en aller, ou prenne la parole.

« Vous m'avez l'air nouveau ici, je ne m'abuse? Vous débordez d'énergie dès le matin, c'est agréable à voir ! »

Cornélia passa discrètement sa langue entre ses lèvres lorsqu'elle prononça "Agréable", son langage corporel était très certainement plus sincère là dessus : Elle n'oserait pas le lui dire, mais il lui plaisir. Et puis, cette façon dont ses muscles brillaient... Comment y résister ? Surtout au réveil ! Un peu plus de cheveux ne seraient pas de refus, mais son regard était perçant, brûlant à chaque seconde la peau de Cornélia, comme un frisson qui perdurait indéfiniment.

« Si vous êtes perdu, je peux bien tenter de vous faire sortir de ce dédale après ma cueillette de plantes, mais vu l'heure, je risque d'avoir quelques soucis à me repérer convenablement... »


Cornélia de la Cour
##   Mer 1 Mai 2019 - 18:13

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Senri Yamada
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Un bruit de feuillage figea Senri sur place, l’arrêtant dans le pas qu’il avait entamé. Il tourna la tête et découvrit, avec une certaine surprise, une silhouette sortir des feuillages. Silhouette féminine. C’était une femme svelte, à l’allure noble. Senri l’assimila à l’équivalent des idols du japon ou de la Corée du Sud. Le même genre de silhouette parfaitement proportionnée. Plus grand qu’elle de quelques centimètres, la vue de cette jeune femme avait cependant réussi à faire se décomposer le visage de Senri.

Sa prestance et surtout, l’aspect incongru d’une telle apparition, l’avait suffisamment déstabilisé pour qu’un instant, il ne soit plus le petit caïd qu’il aimait incarner, mais un adolescent dégoulinant de sueur et essoufflé. La jeune femme ne lui laissa pas vraiment le temps de reprendre ses esprits et d’entamer la conversation. Elle se présenta d’entrée de jeu. Senri n’avait pas compris le signe qu’elle lui avait fait au début, il avait d’abord pensé qu’elle avait un quelconque problème d’audition. Heureusement pour lui, il avait pris l’habitude d’avoir toujours son oreillette sur lui. Entendre un autre langage que le sien ou ne pas se faire comprendre ça l’énervait. Le quiproquo fut donc évité. Pour le moment.

Elle s’appelait Cornélia, aimait se balader ici, cueillir des plantes et avait une gestuelle étrange. Et… elle venait tout juste de se lécher les lèvres, là ? Il ne rêvait pas ? L’idée qu’il soit tombé sur une sorcière lui traversa l’esprit. Après tout, on était le matin, elle sortait du bois entièrement habillé, cueillait des plantes, se léchait les babines… Senri était un individu superstitieux. Ou plutôt, il aimait croire que les légendes, les mythes, pouvaient être vrais. Et pour le coup, il était dans un endroit qui réunissait des gens avec des super-pouvoirs, franchement, des sorcières, ça ne l’étonnerait pas !

La beauté pure de Cornélia éloignait pourtant l’hypothèse de Senri, ajoutant davantage une dimension distante entre eux. Il était assez évident que les jeunes gens n’étaient pas du même monde. Cornélia rayonnait de beauté, tandis que Senri, de sueur.

-Yo, moi c’est Senri Yamada. Enchanté.

Il avait reprit un visage plus fermé, ses sourcils s’étaient froncés mécaniquement pour lui donner un air intimidant – il ne pouvait même plus contrôler ce tic facial – et il avait parlé calmement, bien que l’habitude de crier et d’agresser les gens verbalement avait fait vriller sa voix. Ça avait été léger et discret, mais tout de même perceptible. La gêne prit possession de l’esprit de Senri, avec un soupçon de peur aussi – il était peut-être face à une sorcière après tout ! Sa beauté pouvait justement être un moyen de cacher sa nature !

-Je suis nouveau aussi, ouais. Je pense que je pourrais retrouver mon chemin, merci.

Il avait recommencé ! Il pesta intérieurement, secoua la tête, se tourna légèrement et frappa ses joues du plat de ses mains. Lorsqu’il se tourna vers la jeune femme pour à nouveau s’adresser à elle, il avait la trace rouge de ses doigts sur sa face.

-Mais, j’ai les jambes un peu lourdes et faire des pauses où on reste inactif, c’est mauvais pour les articulations et rend plus difficile la reprise d’une activité physique…

Il s’arrêta, se rendant compte qu’il parlait un peu trop. Il avait cette mauvaise habitude avec ses passions. Heureusement, il s’était arrêté à temps. Détournant légèrement le regard, il reprit sur un ton plus effacé et doux.

-Fin bref, j’pense que je peux t’aider à cueillir des trucs, le temps que tu te réveilles.

Oui, Senri avait commencé à mélanger tout et n’importe quoi. Elle n’avait jamais dit qu’elle prévoyait une cueillette matinale ! Mais, il fallait relativiser, sa première vraie discussion avec une autre fille que sa sœur se passait plutôt bien pour « un tas de muscle sans cervelle » comme lui.


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oikawa
##   Jeu 2 Mai 2019 - 23:13

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Senri Yamada? Après tout, nous sommes au Japon, quoi de plus normal que de croiser des japonais ? Cornélia n'était pas encore tombée sur un seul d'entre eux pourtant ! C'est sur cette révélation qu'une question traversa l'esprit de Cornélia : les japonais sont-ils tous aussi grands et musclés ? Ça ne colle pas du tout au cliché que l'on se fait d'eux en France ! Cornélia sourit suite à son début de monologue, laissant s'échapper un léger rire enfantin; il est amusant de voir quelqu'un d'aussi passionné pour la bourgeoise, et le voir gêné était un peu triste par ailleurs : quand on vit sa passion, on la vie à fond, qu'importe ce que les autres en pensent. Du moins... C'est ce que se disait Cornélia. La suite était tout aussi perturbante. "Que tu te réveilles" ? Il savait ? Non, ce n'est pas possible. Juste au cas où... Cornélia sort tout de même son miroir de poche et vérifie qu'elle n'ait pas l'air trop décoiffée ou alors que son maquillage ait une apparence terrifiante. Ça allait ! Les choses semblaient normales.

Tu sais, tu ne devrais pas te faire autant de soucis : c'est avec plaisir que je t'écouterais parler de ce qui te plaît Senri, les passions, c'est ce qui fait que les hommes se séparent pour mieux se réunir, par centre d'intérêt ! Et, si tu veux m'accompagner, ce sera avec plaisir Senri !

Affirma-t-elle, d'un tendre sourire, les yeux rivés au ciel, avant de lui tendre la main comme pour le guider au travers la forêt, se dirigeant vers l'un des points de cueillette où elle pensait trouver du Shiso et du Ginkgo, deux plantes médicinales trouvables dans ces provinces du Japon. Alors qu'elle fait son chemin, la française tente tant bien que mal de ne pas bailler, dû à son réveil précipité. Il valait mieux éviter de partager ce genre d'informations avec les inconnus ! Une jeune française en bonne santé, qui s'endort près du lac à la belle étoile, toute seule? Non, qu'importe qui soit-il, même s'il paraît bon et trop jeune pour ce genre d'histoires, on n'est jamais trop prudent ! Une fois arrivée à son point de cueillette, Cornélia s'abaisse, indiquant à Senri d'observer elle s'y prend pour cueillir les plantes. A l'aide d'une petite paire de cisailles, Coco coupe délicatement les hampes florales, puis quelques feuilles. Tandis que Senri observait la scène, Coco lui lança un regard discret, afin de voir un peu mieux à quoi ressemblait son visage. Car il est vrai que dans la précipitation du moment, Cornélia n'a pas eu le temps de le voir, ses muscles étant apparus en premier devant elle ! Suite à quoi, alors qu'elle aurait pu essayer de l'observer, la conversation devenait intéressante, la déconcentrant du visuel, la rendant quelque peu pensive sur ce que disait le novice. Il avait des yeux en amande qui semblaient doux, plus doux encore que ces feuilles, qu'elle plaçait soigneusement dans sa sacoche, après s'être recentrée sur son travail. Du peu qu'elle avait vu, il s'agissait de ses sourcils fins et longs, qui donnaient l'impression qu'il était de mauvais caractère, mais s'il était occupé, et qu'il ne se souciait pas de son regard, et moins encore de celui des autres, ces sourcils se détendaient, révélant un visage doux comme peu pouvaient se venter d'avoir : Sous les airs de dur qu'il se donnait, Cornélia perçu alors l'âme d'enfant qui l'habitait, il n'eu pas la chance de profiter de celle-ci, peut-être? Trop occupé à se juger lui-même et tenter de devenir quelqu'un qu'il n'est pas réellement? Sur cette note triste, Coco tendit une autre paire de ciseaux et une sacoche en toile à Senri, et continuait en silence son ouvrage pendant encore quelques minutes, avant de s'adresser à lui.

Et... Toi? Tu as un rêve en venant ici à Terrae? Un objectif que tu t'es fixé? J'ai abandonné ma vie passée, après des années à tenter de la réparer en vain. J'ai l'impression que tu te cache sous des airs de dur pour plaire aux autres, c'est un peu bête... Sois simplement toi, vis ce qui te plaît, et sourit, les gens viendront d'eux-même vers toi.


Cornélia de la Cour
##   Dim 5 Mai 2019 - 8:51

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Senri Yamada
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L’atmosphère qui entourait la jeune Coco était vraiment particulière. Senri n’avait jamais rien vu de semblable. Sans savoir qu’elle appartenait à un milieu infiniment plus aisé que le sien, il avait bien conscience qu’un fossé social devait les séparer. Elle incarnait grâce, volupté et toute ces valeurs magnifiques et rayonnantes. Pourtant, elle s’illustra comme un parangon de bienveillance, ne relevant même pas l’absence de vouvoiement de la part du voyou impoli qu’était Senri.

Il pencha légèrement la tête sur le côté en la regardant s’assurer de son physique. Son esprit avait mis de côté l’hypothèse de la sorcière. C’était juste une fille venue cueillir des plantes. La bienveillance dont elle faisait preuve ne pouvait correspondre à une telle figure maléfique ! Cela dit, elle faisait preuve d’une certaine familiarité, en appelant Senri par son prénom par exemple. C’était ce mélange d’aspects, de comportement qui rendait la tentative de cerner la jeune fille difficile pour Senri.

Il acquiesça à ce qu’elle lui dit, prisonnier d’un état entre la timidité et la surprise, il n’avait pas réussi à donner une vraie réponse. Il se contenta de suivre la jeune femme en silence. L’observant quand elle lui intimait de le faire. En la voyant aussi concentrée et affairée à sa tâche, il ressentait cette sensation d’apaisement, ces picotements à l’arrière du crâne qui rapidement irradiait l’ensemble du corps dans un agréable frisson. Les yeux grands ouverts, le visage figé dans une expression d’étonnement curieux, il observait et suivait la jeune femme. En silence.

Son regard se perdait dans l’étude des mouvements précis de ces doigts longs et fins. Ils se mouvaient avec une grande agilité, traitant les plantes avec une délicatesse que Senri n’avait jamais pu observer.

À une exception prêt peut-être.

Ils marchèrent quelque temps dans les bois, s’arrêtant de temps à autre pour que Cornélia cueille ce dont elle avait besoin. Le trajet se faisait dans un silence religieux, seulement brisé par les bruits de la forêt, le feuille remuées par leurs pas et le gazouillement matinale des oiseaux. Étrangement, Senri n’avait pas l’air de se demander ce qu’il faisait ici, pourquoi il ne repartait pas courir. La brise fraîche sur son corps transpirant qui commençait à refroidir faisaient pourtant hérisser la faible pilosité ornant ses bras.

Cornélia finit par se tourner vers lui et lui tendre de quoi couper des plantes. Sans doute, cela irait plus vite s’il l’aidait. Il fit un discret et timide signe de tête aussi bien pour la remercier que pour accepter sa tâche. Pliant ses genoux face à l’un des spécimens que Coco recherchaient, il fit tourner sa main autours, sans vraiment savoir comment s’y prendre. Au bout d’une poignée de secondes à avoir tâté le terrain, il attrapa la tête de la plante, la tira vers le haut avec prudence exagérée et coupa avec une lenteur précautionneusement extrême.

C’est à ce moment-là que Cornélia brisa le silence et ré-engagea la conversation. En la regardant, Senri fronça les sourcils, donnant à son visage cet habituel aspect intimidant. Pourtant, il était juste intrigué et perturbé qu’on le perce à jour si facilement. Ce qu’elle disait était vrai et, ça le clouait sur place. Sa bouche se crispa légèrement, alors qu’il détournait le regard.

-Je veux pas plaire aux gens. J’veux qu’on me foute la paix.

Il avait dit cette phrase tout droit sortit d’un shonen avec un air renfrogné et boudeur qui décrédibilisait absolument le propos. Néanmoins, lorsqu’il se releva, il avait un visage plus sombre et fermé.

-Je fais pas exprès d’avoir l’air violent. C’est mon visage qui est comme ça, je l’utilise juste.

Elle avait aussi parlait de rêve et de sa vie personnelle. Peut-être qu’il pouvait réussir à éloigner le sujet de lui ? Parler de ses faiblesses le mettait mal à l’aise et le fait qu’elle ait vu aussi clair dans son masque n’arrangeait rien.

-J’ai pas l’impression d’avoir d’objectif. Je crois que je cherche juste à oublier ma vie d’avant, je suppose. Un peu comme toi.

Son regard se planta dans celui de la jeune femme après l’avoir fui quelque temps. Un instant de flottement passa et… Il finit par réussir à expulser les mots bloqués dans sa gorge.

- Tu y arrives toi ? À passer au-dessus de tout ça ? Tu veux faire quoi, ici ? Il y a un rapport avec ces plantes ?


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oikawa
##   Jeu 16 Mai 2019 - 10:11

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Elle avait fait mouche. Coco le savait, car Senri avait changé d'expression, pour celle en question. Puis, il en adopta encore une autre, légèrement différente. C'est ça. Sa réponse est bancale, dite sur un ton qui ne porte pas à le croire, comme si lui-même n'y croyait pas, ou plutôt n'y croyait plus. Le monde avait fait ses ravages, qu'il avait camouflé, puis le temps avait déchiré ce dit camouflage. Le visage de Cornélia devenait plus amer tandis que celui de Senri s'assombrissait, comme pour ne rien arranger à la réponse qu'il avait donné, la décrédibiliser encore un peu plus. Les mots du jeune japonais sont lourds de sens et semblait réels, du moins, en partie.

Oublier sa vie d'avant ? C'est vrai qu'il ne s'agit pas d'un objectif, mais Cornélia partageait la même volonté au fond d'elle, elle cherchait à s'enfuir, s'évader, tout recommencer. Comme si le temps passé devenait plus lourd à chaque second, pesant à la longue plusieurs tonnes de culpabilité et de regrets pour chaque minute passée de plus là où elle était avant. Une culpabilité qu'elle ne saurait expliquer, d'ailleurs. Cependant, c'est comme si chercher dans son passé lui donnait des migraines atroces. C'est pourquoi elle ne le fait plus. Parfois, il y est de secrets qu'il vaut mieux taire, n'est-ce pas ? Il est cependant vrai, il marque un point. Si Cornélia est ici, ça a un rapport avec ses plantes.

Et bien, je ne vise pas bien haut, je veux simplement ouvrir un magasin quelque part... Je n'ai pas réellement besoin d'oublier, car j'ai oublié le principal, tout est flou. Tout ce qui me fait tort en tout cas. C'est difficile de chercher à aller mieux quand le soucis lui-même est flou. Tu sais qu'il est présent, tu le vois, tu le palpe, mais tu ne sais pas ce que c'est, car sa forme n'est pas nette. L'important, c'est de trouver un moyen ou un autre d'améliorer sa condition, faire en sorte d'améliorer petit à petit la netteté du problème, jusqu'à totalement le cerner et puis tenter de l'effacer.

L'expression faciale de Cornélia était plus ferme également. On sentait tout de même un dégoût dans ses propos, comme si elle refusait elle-même d'accepter tout ça. Ça la touchait, oui. Forcément, elle parlait de sa condition. C'était en effet la méthode qu'elle emploierait. Tenter de se souvenir du mal qui l'a prise cette nuit, de la malchance qu'il y a eu, se rappeler simplement pourquoi elle est ici. Cornélia se mit à devenir pensive baissant la tête pendant quelques secondes, les yeux amarrés dans le vide. Après quelques instant, la française relève la tête et son regard est sûr, affirmé, plein de confiance et dénoué de doute. On le dirait perçant, malgré son visage doux marqué de contraste.

Cependant, il faut continuer, n'est-ce pas ? Chercher à aller de l'avant, prendre le pas sur ses soucis, et si possible, outrepasser tout ceux là. Le passé est déjà fait, on ne peut plus l'effacer, tel une gravure dans la roche, mais on peut toujours se tourner vers le présent, et tenter de le rendre resplendissant. Le futur, lui, ne dépend que de notre présent, après tout; Peut-être que s'occuper du présent afin d'améliorer le futur vaut mieux qu'oublier ces deux là afin de tenter de rattraper le passé ? Je raisonne comme cela.

Après ce discours, Coco reprend son souffle; la phrase était relativement longue, et pleine de sens pour elle, les mots étaient aussi tranchants que précis. C'est pourquoi elle décida de replier ses bagages après avoir stocker ses herbes dans des fioles.

Viens, on devrait rentrer maintenant ! Je vais t'accompagner, pour pas que tu te perdes sur le chemin; Si tu es sage, je t'encouragerais dans le gymnase et on pourra peut-être sortir un peu après tes entraînements ? Il ne faut pas se prendre la tête comme ça, c'est ma faute, je n'aurais pas dû parler de tout ça.

Cornélia se mit à attendre un geste, une réponse du nippon, quelque chose qui la ferait passer du stade de l'attente au stade de l'action. Se contenter de parler la ferait prendre racines, tandis qu'elle arrachait celles autour d'elle. Il ne faudrait pas qu'elle finisse par se faire déloger comme ces plantes, prises à la terre.


Cornélia de la Cour
##   Sam 18 Mai 2019 - 10:11

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Senri Yamada
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Tout en continuant d’aider Cornélia en cueillant les plantes dont elle avait besoin de manière très précautionneuse, mais aussi très lente, Senri écoutait les paroles de la demoiselle. Bien qu’il ne comprenait pas tout. Il avait néanmoins saisi qu’elle voulait ouvrir un magasin. Une fleuriste sûrement ! Vu qu’elle cherchait des plantes. Senri bomba mentalement le torse félicitant encore une fois le succès de « l’inspecteur Yamada », résolveur de mystère du quotidien !

Cela étant, en fantasmant sur le Senri inspecteur, le Senri de la réalité avait un peu perdu le fil de la conversation. Néanmoins, il avait remarqué que la discussion avait changé de direction. Malgré le ton didactique – mot dont Senri ne connaissait sûrement ni l’existence ni la définition – de son discours, Cornélia parlait aussi d’elle, de son expérience personnelle. Quelque peu paniqué de ne pas savoir quoi répondre et d’autre part, de n’avoir pas correctement écouté, l’adolescent décida de simplement acquiescer d’un air grave.

La dissertation de Coco s’orienta sur la gestion du passé, présent et futur. Sujet qui était peut-être un peu trop philosophique et complexe pour le demi-neurone de Senri. Il s’efforça tout de même de garder les sourcils froncés pour conserver un air concentré. Comprenant qu’il devait être un peu étrange à froncer les sourcils ainsi, il reportait son attention de temps à autre sur la cueillette. Jetant ponctuellement des coups d’œil à Coco pour lui montrer qu’il était toujours attentif à ce qu’elle disait. À la fin du discours de la demoiselle, il acquiesça silencieusement avant de se redresser et de tendre ce qu’il avait ramassé à la jeune femme.

Une fois qu’il furent tous deux debout, la cueilleuse annonça qu’il était temps de rentrer. Le jeune garçon fut soulagé de savoir qu’elle allait le raccompagner – son sens de l’orientation était déplorable et il le savait – néanmoins, autre chose attira son attention. S’il était sage ? Une spectatrice de ses entraînements ? Il détourna la tête, les joues légèrement cramoisies, faisant prendre à sa bouche une moue faussement gênée qui ne camouflait absolument son degré de fierté.

-J’ai pas besoin qu’on m’encourage…

Mais, comment ça s’il était sage ?! Ce genre de remarque, il les connaissait bien ! C’était clairement ce qu’Elle aurait dit. Il ferma les yeux, tentant de prendre une attitude agacée.

-Tch, je suis plus un enfant, j’ai pas besoin que tu me maternes comme ça grande soe…

Il s’arrêta en plein milieu de sa phrase, juste après avoir jeté ses deux mains devant sa mouche, comme pour empêcher les mots d’en sortir. Tandis que c’était tout son visage qui venait de virer au rouge pivoine. Sa tête quant elle, s’enfonçait dans ses épaules, comme si elle voulait s’y cacher.

-Je… Je suis désolé ! C’est juste que… Enfin… Ma sœur disait ça aussi et… Je… Pardon !

Il était passablement gêné et ça se voyait. Cela étant, Kaiko était bien le genre de personne à dire des choses comme ça et, l’espace d’un instant, il avait vu sa sœur à travers la jeune femme aux cheveux d’ivoire. Senri se décida à changer de sujet pour fuir sa honte.

-Euh sinon… Ouais, je te suis. On peut faire ça, sortir, pas se prendre la tête. Ouais.

Il n’était absolument pas naturel quand il essayait de paraître cool et détaché de la situation.


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oikawa
##   Mar 25 Juin 2019 - 23:14

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Cornélia de la Cour
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La réaction de Senri était surprenante au yeux de Coco, même si elle avait ressenti une part plus douce de lui, elle ne s'attendait pas à quelqu'un avec un cœur si tendre et fragile. Il en avait vu de toutes les couleurs, pour sûr ! Si il se braquait de la sorte, c'est qu'il avait des raisons de le faire se disait la française. Il n'avait pas besoin que l'on vienne l'encourager ? Cornélia n'était pas sûre de cela. Certes, il avait l'air assez débrouillard et aimait ce qu'il faisait, mais quoi de mieux que quelqu'un qui nous soutient dans ce que l'on fait afin de se surpasser ? Rien. C'est exact. C'est pourquoi, il faut toujours avoir une personne pour nous encourager ou du moins croire en nous, Cornélia y croyait énormément. Senri avait très certainement besoin de quelqu'un pour l'aider. Très certainement pas une grande sœur cependant, car il semblait avoir déjà eu des histoires par le passé avec ça. Les mots du nippon étaient fuyants, il ne savait que faire face à son lapsus, prenant peur d'avoir dis quelque chose de mauvais goût ou bien de stupide, peut-être. Cornélia se redressa, posa sa main sur son crâne chauve et le caressa doucement en souriant tout en lui offrant un regard légèrement malicieux. Elle s'arrêta bien assez vite, les contacts physiques ne sont pas particulièrement coutume dans ce pays et il ne faudrait pas effrayer Senri avec les habitudes françaises plus ouvertes à ce sujet.

L'attitude de Senri lorsqu'il était embarrassé semblait amuser Cornélia. Elle prenait un malin plaisir à réfléchir à des moyens de l'embêter et le forcer à se retrouver dans l'embarras. Elle ne lui voulait très certainement pas de mal, mais Coco ne pouvait s'en empêcher. c'est comme si le côté maladroit de Senri dans ses habitudes et façons de communiquer lui faisaient se remémorer lorsqu'elle était encore insouciante, avant que sa vie ne change. Il y avait dans le regard de Senri, lorsqu'il arrivait à retirer son masque forcé, une once de douceur et de naïveté touchante de ce qu'avait cru remarquer dame de la Cour.

Reprenant peu à peu ses esprits, Cornélia commença à se diriger vers le chemin du retour, afin de sortir de la zone du lac et s'en aller en direction du gymnase. Elle observe Senri durant le trajet, et reprend alors le cours de la discussion.

Tu sais, je pense que tu as du potentiel. Je ne veux pas appuyer sur les blessures du passé, mais sache que je ne suis pas ta sœur et que je ne pourrais pas la remplacer. Tu t'en doutais sûrement déjà, d'ailleurs, au vu de ta réaction. Cependant, personne ne devrait être seul. Tu as besoin d'une amie, et j'ai moi aussi besoin d'un ami ! Je ne te forces pas cependant. Mais il serait très certainement plus simple pour nous deux d'avoir quelqu'un sur qui compter, quelqu'un qui nous inspire à continuer. Surtout à Terrae ! Nous sommes tout deux loin de nos passés respectifs, nous ne connaissons rien de l'endroit où nous sommes et pour tant nous avons décidés de rêver à mieux. Il serait bête de réduire ces efforts à néant en décidant de s'isoler, et recommencer les erreurs du passé. C'est pourquoi je te propose de se soutenir mutuellement. Alors, qu'en penses-tu?

Cornélia s'efforçait de paraître sûre d'elle, comme si rien ne pouvait la faire douter. Cependant, ce même doute l'empêcher d'y arriver, il était visible à chaque instant, rendant ses efforts visibles, mais vains. Ses pupilles tremblait lorsqu'elle regardait les yeux de Senri, ses doigts tapotaient ses cuisses de façon nerveuse, et Coco en venait même à se mordiller quelque fois la lèvre inférieure. La française ne s'attendait pas à faire des propositions pareilles, surtout de bon matin. Elle qui avait apprit à cacher ses émotions et ses doutes, était submergée par l'incertitude, au vu d'une situation qui la dépassait grandement. Elle était loin de son pays natal, n'avait aucune propriété ici, et ne pourrait pas se débrouiller pour survivre au Japon en dehors de Terrae de façon viable, stable et durable. Tout ces critères réunis, la femme aux cheveux de platine observe alors le jeune homme au regard perçant une dernière fois, les yeux légèrement humides, plissant ses lèvres dans l'attente d'une réponse fatidique.


Cornélia de la Cour
##   Lun 22 Juil 2019 - 1:10

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Lorsque Senri sentit la paume de Cornélia caresser la peau de son crâne, le rouge lui monta aux joues. Pourtant, il se contenta de seulement toiser la jeune femme d’un regard empreint d’incompréhension quoique teinté de curiosité. Le japonais n’était pas habitué aux contacts physiques de la sorte. Mais il émanait de la paume de la Française une chaleur réconfortante. Lorsque les doigts fins et délicats s’éloignèrent du crâne chauve, Senri ne savait plus du tout où regarder, ni où se mettre.

Heureusement, il put profiter de leur départ pour cacher son embarras. Sur le chemin, Cornélia prit la parole. Senri tourna vers elle un regard perçant. Il analysait la jeune femme avec précision, que ce soit ses mots ou les traits de son visage, il faisait attention à tout. C’était dans un premier temps une manière d’éloigner de son esprit, l’idée qu’il marchait avec une jeune femme. Seule. L’adolescent avait un grand côté fleur bleue avec la tonne de shojos qu’il assimilait.

Cela étant, malgré l’attention qu’il portait à la Française, il fut bien incapable de comprendre qu’il y avait un quiproquo autour de sa relation avec sa sœur. Il ne fit qu’arquer un sourcil d’incompréhension à la mention du mot « remplacer ». Continuant d’écouter, Senri acquiesçait de temps à autres face aux propos de la demoiselle, pour montrer qu’il suivait et comprenait. Cependant, le jeune homme sentit rapidement le rouge lui remontait aux joues pour la énième fois.

Sans savoir vraiment pourquoi son ventre se serrait. Il pensa d’abord que c’était la situation et les paroles solennelles de la jeune qui lui faisait penser à une déclaration d’amour tout droit sortit d’un shojo. Il arriva rapidement à la conclusion que c’était davantage parce qu’il était touché par les mots de Cornélia. Elle évoquait ce qu’il n’avait jamais osé analyser, ce à quoi il n’osait pas même penser.

Lorsque la jeune femme eut fini de parler, Senri continua de l’observer. Il y avait sur son visage quelque chose d’étrange. Qu’il peinait à discerner. Cet instant, consacré à l’analyse, fut rapidement interrompu par la domination de la gêne dans l’esprit du garçon. Il détourna rapidement le regard, le rivant sur ses pieds et jeta sa main contre l’arrière de son crâne.

-Je… Je crois que…

Il bafouillait, ne savait que dire. Cette fille était si directe, il avait besoin de temps pour ce genre de chose. Mais, ça semblait si facile d’agir avec autant de spontanéité. Même s’il y avait dans l’attitude de Cornélia, ce petit changement, elle semblait toujours si espiègle, si libre.

-Je suis de ton avis. Ça me ferait plaisir qu’on soit… a… Amis.

Il bégaya sur le dernier mot de sa phrase. À la fois de honte, mais aussi, d’un certain excès de joie. C’était agréable de se dire qu’on avait une amie, si facilement. Mais, il devait rapidement détendre l’atmosphère, c’était trop bizarre. Même pour lui.

-Mais, ça te va vraiment de me regarder taper dans un sac de boxe ? C’est pas très… euh… fun ? Comme situation, j’entends.

Il se gratta à nouveau l’arrière du crâne en lançant un discret regard à la jeune femme. Soucieux et curieux de sa réponse.


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