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Dangers potentiels
##   Ven 7 Juin 2019 - 15:24

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Atumane Ngwenya
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     Encore une magnifique journée.
     Devant la porte de l’Institut, sous un arbre, Atumane observait d’un air distrait les gens qui allaient et venaient. Il regarda son portable : neuf heures trente. Il venait de courir une bonne heure et demie, et prenait une petite pause à l’ombre, à boire une gorgée d’eau et manger quelques fruits secs. Il était devant ce bâtiment car c’est là qu’il logeait ; ayant sauté sur l’offre de Ramiel Baleash, qui louait sa chambre, préférant la vie en commun avec un ami et le pognon au confort. Atumane se moquait du premier, avait des quantités du deuxième, et affectionnait tout particulièrement le troisième.
     Que ferait-il de sa journée ensuite ? Rosalina lui avait envoyé une demande spécifique ; compiler toutes les informations disponibles dans leurs archives et auprès de leurs contacts sur un chef de guerre de la bande sahélienne, qui avait donné beaucoup de fil à retordre aux forces de l’opération Barkhane, et qui devenait un dirigeant terroriste important. Donc, un client important. La question était de savoir comment le contacter facilement, par quels intermédiaires, qui étaient ses ennemis, ses amis, et surtout, s’il était solvable. Il y avait cela à faire, mais son déménagement n’était pas tout à fait terminé, et il avait eu assez peu de temps pour lire, ces temps-ci, et aurait aimé prendre la fin de sa matinée dans son canapé, Guerre et Paix dans les mains et avec un peu de musique. Les deux options étaient aussi séduisantes l’une que l’autre.
     Il y avait ça, et il devait aussi peaufiner ses techniques de résistance à la télépathie, précaution obligatoire quand on vit dans un bâtiment farci de personnes que tous les agents de la CIA auraient été prêts à vendre leurs organes vitaux pour les avoir dix minutes sous la main. Atumane en avait pour l’instant quatre. D’abord, dans une discussion, éviter de penser à quoi que ce soit d’incriminant en récitant une litanie, qui obligeait à se concentrer dessus. Mêlant l’utile à l’agréable, il avait choisi les déclinaisons latines. Ensuite, éviter tout court de réfléchir trop en se concentrant sur l’instant présent, sur les actes qu’il faisait au moment où il les faisait, à des considérations bassement pratiques. Atumane avait tendance à se perdre en réflexions diverses, à se souvenir d’anecdotes plus ou moins proches des situations qu’il vivait, et elles étaient parfois assez éloignées de la bonne morale occidentale. Ou même de la décence la plus élémentaire. Technique qui n’en était pas vraiment une, Atumane travaillait sur ses projets – qui pourraient être considérés comme criminels selon à qui on demandait – au café, dans un espace très fréquenté, où saisir son flux de pensée par hasard était rendu très difficile par la masse. Il était bien entendu possible de le cibler et de faire des efforts pour ne capter que lui, mais cela signifierait qu’un télépathe de niveau correct s’intéressait à lui spécifiquement, et dès lors, sa couverture était déjà grillée avant même l’espionnage de pensée. La quatrième technique était d’éviter de provoquer trop de remous, de susciter une attention indésirable. L’indifférence généralisée ; la meilleure défense des criminels. En bref, il fallait qu’Atumane en trouve d’autres, les perfectionne, se renseigne, fasse des tests sur ces pouvoirs de télépathie, et ainsi de suite.
     Il se déciderait sous la douche.

     Alors qu’il se dirigeait vers la porte du bâtiment, Atumane aperçut du coin de l’œil une figure familière, au loin. C’était le petit couillon qui avait tenté de le provoquer au café, et qui avait reçu un coup de pied dans les côtes en récompense pour sa témérité. Il s’était renseigné brièvement sur lui, ce Houston Carter. Il disposait de pouvoirs de voyants, ce qui expliquait le fait qu’il ait eu des soupçons sur Atumane. Quelle joie ; une nouvelle catégorie de personnes réellement dangereuses et dont il faudrait apprendre le nom et avoir des informations sur eux, puis les apprendre par cœur. Il avait déjà fait son dossier sur les Terres Solaires. Au passage, Atumane s’était renseigné plus en profondeur sur tous les autres pouvoirs. L’autre catégorie potentiellement dangereuse s’était avérée être les Tonnerre Solaires. Beaucoup moins, mais les sentiments de quelqu’un pouvaient en dire beaucoup. Heureusement, Atumane était quelqu’un de très calme et qui ne tirait aucun plaisir sadique à participer à l’aggravation de situations de guerre un peu partout dans le monde. Il n’y avait donc, en première analyse, qu’un risque modéré les concernant.
     En revanche, contre-exemple immédiat, Atumane eut une pulsion de pensées hostiles en apercevant Houston. Ce sale petit rat puant et imbécile, il le ferait bien couiner comme un porc qu’on égorge s’il essayait de l’approcher à nouveau, lui et toute son imbécilité.


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Atumane en neuf secondes:
 
##   Sam 8 Juin 2019 - 2:25

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Alice Borges
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Alice s'est levée tôt ce matin. Elle voulait prendre le temps d'aller dessiner leur cerisier avec la lumière du matin. C'était son troisième essai aujourd'hui, elle ne voulait pas rater l'heure où ma lumière est comme elle la préfère. Elle s'est donc habillée d'une petite robe rose pâle et d'une veste en jean pour y aller. Il commence à faire chaud en la saison, et les matins sont moins frais qu'avant. Elle attrape sa grande chemise, sa trouse, et la voilà partie, direction la clairière où elle a fait poussé il y a plus d'un an de cela un magnifique cerisier avec l'aide d'Adé. Elle ne croise personne en y allant. Pas grand monde debout à cette heure, ou alors ils ont tous quelque chose à faire. En s'enfonçant dans les bois, elle écoute les oiseaux chanter. Elle ne prend même pas le temps d'enlever ses chaussures, elle va être en retard. Cela ne l'empêche pas de se connecter aux arbres et à la Terre, de mettre en application les conseils avisés de Keitaro et d'Isis en plus de son habitude de toujours se relier à son environnement.

Elle s'assoit, et reste là un bon moment, jusqu'à terminer son dessin. Elle lève les yeux, la lumière a changé bien sûr, mais elle est assez contente de son oeuvre. Elle la redresse devant elle, et sourit. Demain, elle fera une dernière tentative, puis elle pourra en choisir pour l'afficher dans sa chambre, ou l'offrir à sa Lune, elle verrait bien. Elle se redresse, s'étire rapidement, et fait demi-tour. Elle marche tranquillement, chantonnant légèrement, profitant de la vitalité des arbres autour d'elle. Elle finit par sortir de la fraîcheur de la forêt. Le soleil commence à taper un peu, il va faire chaud aujourd'hui. En s'approchant de l'Institut, c'est avec surprise qu'elle croise Houston. Elle lui adresse un doux sourire, et le laisse aller à son occupation. Peut être a-t-il rendez-vous tôt avec sa psychologue ? Elle sait qu'il n'aime pas la chaleur, et se dit qu'il y va peut être maintenant pour éviter les pires moments de la journée pour lui.

Puis ça cogne dans sa tête. Elle était concentrée sur la présence de son ami en train de s'éloigner alors qu'elle va pour ouvrir la porte du hall. L'esprit de Houston lui envoie un image forte d'un garçon qu'elle a déjà vu, dans d'autres pensées, dans celles de Houston également d'ailleurs. Et celles d'un autre, une présence qu'elle connaît, viennent engloutir celle de Houston, trop loin pour prendre le dessus. Mais ces pensées, c'est Houston, au sol, avec le pied de la personne qui s'en détache. Suivie d'une vague de mots méfiants associés à quelques visages. Aucune émotion particulière ne se détache du visage de la petite Terre. Elle ouvre la porte, et se tourne vers le garçon en question pour lui tenir la porte. Elle lui sourit, son sourire habituel, extrêmement doux, et ses yeux bleus l'accompagnent.

Elle connaissait Atumane, parce qu'il était à l'étage des Terres, et qu'elle l'entendait penser trop fort à des choses sans grands sens. Elle avait vu des visages, des souvenirs probablement notamment aux heures de coucher ou de lever, lorsque les gens se laissent aller. Elle avait déjà compris bien avant de le voir réellement qu'il était particulier, qu'il avait beaucoup de choses à cacher. Alice a placé ça sur le compte du manque de confiance, de l'auto-persuasion, comme beaucoup de gens qui ont agit de façon mal intentionnée peuvent vouloir l'effacer. Elle ne lui a jamais prêté plus grande attention, Alice fait suffisamment confiance aux Masters pour gérer tout problème. Mais il avait visiblement déjà frappé Houston, l'image ne serait pas aussi claire sinon. Pas que la Terre pense que Houston n'a aucune raison d'être frappé, elle avait bien conscience, mais il fallait tout de même en arriver à un sacré point de désarroi ou d'intérêt pour en venir à frapper une créature aussi innofensive, physiquement, que son ami.

Et de là venait probablement toutes les pensées de Houston tournée vers lui. De là venait peut être aussi ses jeux étranges. On pourra dire qu'Alice est naïve, on pourra dire qu'elle n'a pas les pieds sur terre, parce que malgré tout cela, Alice lui tient la porte avec un sourire sincère, et lui adresse comme à tous les autres une gentillesse non feinte.

« Oh, excuse-moi. Toi c'est Atumane c'est ça ? »

Elle pousse son bras et sa chemise qui encombre le passage pour le laisser passer. Elle savait son prénom, et également qu'il vivait avec Ramiel à son étage. De par leur présence proche mais aussi, tout simplement, parce que les ragots circule très vite à Terrae.


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##   Mer 12 Juin 2019 - 21:34

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Atumane Ngwenya
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     Une jeune fille lui tint la porte. Atumane la reconnut aussitôt. Les dossiers qu’il s’était constitué sur tous les Terres ne servaient pas qu’à décorer. D’ailleurs, il avait d’abord entrepris de les écrire en makua, une langue du Mozambique que personne d’autre que lui à Terrae ne parlerait, mais il s’était avéré, au cours d’une expérience avec Charlie-Ange, que même privé de puce de traduction, un télépathe pouvait saisir la signification d’une pensée qui serait exprimée dans une langue inconnue à celui-ci. Mais en fin de compte, il les avait bel et bien écrit en cette langue, ne serait-ce que pour la travailler. Comme il n’allait pas retourner dans son pays natal avant un certain temps, et du moins, pas aussi régulièrement qu’auparavant, il risquait de laisser se rouiller son makua, ce qui était intolérable, car une grande partie des affaires des Ngwenya conservaient une attache nationale.
     Alice Borges, donc. Télépathe. Était-elle curieuse à son propos parce qu’Atumane était nouveau dans le bâtiment et y logeait sans pour autant être un Terre, avait-elle seulement entendu son nom à la volée, voulait-elle nouer quelque relation de bon voisinage, ou avait-elle des objectifs bien moins avouables ? Quand on discute avec la forme suprême d’outil de surveillance et d’espionnage, faire preuve d’un minimum de prudence et ne pas se refuser à envisager le pire semblait à Atumane être la moindre des précautions.
     « Oui, c’est bien moi. »
     Inutile de feindre ignorer qui elle était. Il avait pensé son nom tellement fort dans sa tête qu’elle s’était sûrement rendue compte qu’il savait qui elle était.
     « Mademoiselle Alice Borges, n’est-ce pas ? m’excuserez de ne pas vous faire le baisemain, j’ai bien peur de ne pas être en tenue adaptée. »
     Pour ne pas dire qu’il était couvert de sueur et sentait le fennec en rut.
     « Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? »
     Et il lui fit son sourire charmeur, indéchiffrable, mi-amusé mi-moqueur, qui pouvait vouloir tout et rien dire.


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Atumane en neuf secondes:
 
##   Ven 14 Juin 2019 - 0:21

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Alice Borges
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Le regard qu'Atumane pose sur elle est celui de quelqu'un qui en reconnaît un autre. Elle se voit et associe son visage à son prénom, Atumane a donc déjà entendu parler d'elle. Non, Atumane a déjà vu son prénom écrit en une langue qu'elle ne comprend, mais l'idée est claire. Des Télépathes. Pourquoi donc constituer un dossier ? Etait-il comme Arash et avait des rêves aussi fous que bons pour les gens vivant à Terrae ? Malgré tout, il aurait probablement la même faiblesse que ce dernier : il y a une différence entre les informations et les véritables personnalités. Enfin, Alice ne s'en préoccupe pas plus que cela, et se contente de lui tenir la porte gentiment.

Alice a un sourire amusé, mais loin d'être moqueur, lorsqu'il l'appelle par son nom complet. Elle hoche la tête avec un sourire. Elle n'avait pas l'habitude qu'on l'appelle ainsi, le Borges était quelque chose de presque intime pour elle, elle ne se présentait jamais comme tel, à part dans de très rares contexte, et à la fac où les professeurs japonais l'appellent par son nom par défaut. Ce qui lui fait d'ailleurs toujours un drôle d'effet. Question culturelle n'est-ce pas. Elle adresse un grand sourire au garçon et secoue la main.

« C'est bien ça. Je t'en prie, je ne tiens pas à ce genre de manières, si ça ne te dérange pas. »

Amusant comme le vouvoiement était régulier chez les nouveaux. Alice savait pourtant que dans beaucoup de pays, en dehors de la France et du Japon, le tutoiement était de coutume. Mais après tout elle ignorait l'origine exacte d'Atumane, un pays d'Afrique sub-saharienne probablement, mais lequel, Alice n'en savait que trop peu pour émettre un quelconque jugement. Alors qu'elle lâche la porte, Atumane lui demande ce qu'il peut faire pour elle. Cela semble surprendre la jeune femme, qui ne le cache pas : elle avait simplement tenu la porte.

« Rien de particulier, je suis simplement curieuse, pardonne-moi si c'était indiscret. J'ai entendu parler de toi à l'étage Terre, je sais que Ramiel t'as prêté sa chambre, et je voulais juste mettre un visage sur le nom. Enchantée, en tout cas. Tu te fais à la vie à Terrae ? »

Alice parle avec une tendresse sincère, elle veut s'assurer que le garçon trouve sa place. Oh bien sûr, elle voit et entend tout un tas de chose qui ne sont pas bien reluisante, et elle garde dans un coin de sa tête le coup de pied, mais malgré tout, Alice est Alice, toujours serviable, à vouloir aider et rassurer les autres.


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##   Lun 17 Juin 2019 - 18:29

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     Encore quelqu’un qui se laissait aller à toutes les largesses d’expression, en particulier devant des inconnus. Bien entendu, Atumane, ne disposant pas de la puce de traduction, parlait en anglais, et la différence entre le familier et le poli ne passe pas l’utilisation de la deuxième personne du singulier ou du pluriel, mais pas la syntaxe. Il avait réussi à comprendre le français d’Alice, grâce à un mélange de connaissances en anglais, latin et portugais, ainsi qu’au fait qu’elle n’avait pas choisi une expression très compliquée et un vocabulaire ampoulé. Il serait toutefois bon de lui préciser sa situation, pour faciliter la communication.
     « Je n’ai pas la puce de communication sur moi, et mon français est fort approximatif, veux-tu bien parler anglais?* »
     Elle le tutoie, il la tutoie. Habitude fort désagréable, d’ailleurs, mais à Rome, fait comme les Romains. Atumane n’avait pas coutume que ses interlocuteurs considèrent quelqu’un de sa qualité comme leur égal. La seule exception étant les divers personnages peu recommandables, qui, disposant d’un fusil chargé sous le bras et de mercenaires armés jusqu’au dents dans la tente d’à côté, pouvaient se permettre d’appeler n’importe qui par leur prénom. Cela aurait bien failli faire ressurgir une anecdote dans l’esprit d’Atumane, une fois où il était dans le nord-est du Mali, avec sa tante, à discuter avec des chefs de tribus touaregs. Rosalina avait fini de convaincre son client, et alors qu’il allait s’abaisser à la coutume occidentale de la signature écrite de contrat pour recevoir des fusils modernes de construction allemande, équipés de détecteurs de chaleur et qui lui seraient fort utiles contre les Français, sa tante fit l’erreur de tutoyer ce chef. Il la regarda avec un air outré, et sortit un TT-33 plaqué or de ses robes du désert, qu’il pointa sur le front de Rosalina. Atumane dégaina aussitôt et visa le front du chef. Et très vite, les gardes du corps des deux camps pointèrent leurs propres flingues. « Aucun kaffir ne me tutoie, chienne athée. » Étant habituée à ce genre de situations, Rosalina parvint à détendre la tension. Une baisse des prix des fusils aida beaucoup. La semaine suivante, un informateur anonyme permettait à des Dassault Rafales de bombarder depuis N’Djaména une importante base de terroristes – on devine laquelle. Et deux mois plus tard, Atumane arrivait à Terrae. Ainsi donc, cette anecdote, Atumane aurait pu y penser, s’il n’avait pas récité en vitesse ses déclinaisons latines pour occuper sa pensée, et empêcher à la télépathe devant lui de faire sa fouineuse. Cornu, cornu, cornu, cornus, cornui, cornu, cornua, cornua, cornua, cornuum, cornibus, cornibus.
     « Là s’arrête mon français, j’en ai bien peur. À part ça, oui, je m’y fais bien, merci. »
     Certainement pas, non ! Devoir s’isoler en permanence pour travailler, multiplier les stratagèmes pour que personne ne s’intéresse trop à son commerce, devoir être sur ses gardes tout le temps, et s’entraîner à bloquer sa pensée, chose absolument insupportable pour lui. Enfin, penser trop haut l’inverse de ce qu’on disait à voix haute pouvait être mal perçu. Domus, domus, domum, domus, domui, domo, domu, domus, domo, domorum, domibus, domibus.

* : En français dans le texte.


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Atumane en neuf secondes:
 
##   Mer 19 Juin 2019 - 12:32

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Alice Borges
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Alice sourit au garçon. Il ne tique pas lorsqu'elle le tutoie, mais elle comprend en l'entendant qu'il ne considère pas cela comme normal. Elle ne se préoccupe pas de connaître les raisons de son avis, elles doivent être valables de toutes façons, comme celles d'Alice le sont. Grandir hors du circuit social classique, tutoyer tout le monde très rapidement, et pourtant apprendre à respecter chaque personne, là était la façon de voir les choses d'Alice. Mais elle avait prit pleine conscience de son décalage possible il y a bien longtemps. A Terrae, il y avait en plus les chocs de culture pour ne rien faciliter !

Alice hoche la tête avec un sourire, et lui répond immédiatement en anglais.

« Bien sûr. Tu ne la portes pas par commodité, ou simplement parce que tu essaies d'apprendre mieux à écouter les langues des autres ? »

Elle connaissait la difficulté de certains à travailler leur langage et leur écoute en présence de la puce. Pour cela, la Terre n'avait aucun mal, étrangement. C'était une gymnastique mentale qu'elle appréciait tout particulièrement d'ailleurs.

Ils avancent tous deux dans le bâtiment, et alors qu'Atumane va pour lui répondre sobrement, Alice se demande s'il a déjà eu une discussion avec un Télépathe Etoile, ou simplement un poil expérimenté. Elle l'écoute se concentrer sur des déclinaisons latines, tout en pensant à des images brèves. Celle de la femme dont il rêve régulièrement, un pistolet sur le front, des visages partout autour de lui, des armes aussi, l'odeur de renfermé, de la chaleur. La vision du logo de Dassault, firme d'armement française. Elle n'a pas accès, en restant en surface, à tout ce qu'il pense plus profondément, et malgré ses entraînements pointus, qui s'accentuent encore avec Keitaro, elle rechigne encore à entrer dans l'esprit des autres sans leur autorisation, elle se contente donc de cela. Atumane ne doit pas être au courant que toutes ses pensées sont à peu près au même niveau, y compris lorsqu'il cherche à les cacher à une Télépathe expérimentées et qui s'entraîne sur des foules entières depuis des années.

Intérieurement, Alice est amusée. Les seuls qui peuvent leurrer un Télépathe sont ceux qui se mentent à eux-même, sans même s'en rendre compte. Adé l'a fait pendant plus d'un an à ses côtés, Asbjorn à son tour, Ariana aussi, mais elle le conscientise de plus en plus. Mais comme elle a longtemps évité Alice, la Terre ne sait rien de plus. Et ne parlons pas de ici de Jérémy et de son déni, face à Elwynn et à son ignorance qui permettait malgré tout à la Terre de tout comprendre. Son meilleur entraînement restait Houston, ses pensées bouillonnantes agrémentées de visions et de souvenirs réguliers, qui en cache plusieurs couches. Alice continue donc en anglais, à la demande du garçon. Sa voix est douce, Alice est sincèrement heureuse lorsque les autres s'en sortent bien, quelqu'ils soient.

« Tant mieux alors, si jamais tu as besoin de quoique ce soit, n'hésite pas ! Tu fais des études cette année ? Ou tu profite juste pour t'installer et bien t'intégrer ? »

Alice sait que prendre une année à s'intégrer est assez fréquent chez les nouveaux Terraens. Néanmoins, elle a bien compris qu'il a du mal à s'y faire. Et qu'il cache des choses. Elle ne sait pas trop comment lui exprimer que c'est dommage de mentir et de se cacher alors que beaucoup de choses se règlent en discutant et étant honnête. Atumane a donc une activité en dehors des cours et de ses révisions permanentes des déclinaisons. Le problème avec cette technique est le fait qu'Atumane n'est que Novice... Et pour l'instant, il doit être difficile pour lui de monter des barrières contre toute personne à pouvoirs. Sachant que même Alice n'en a pas suffisamment pour contrer un Master, elle est un peu triste pour lui.


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##   Mar 25 Juin 2019 - 15:04

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Atumane Ngwenya
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     « À quoi bon vivre au milieu de gens de toutes les nationalités si c’est pour s’enfermer dans sa propre langue, par le truchement de quelque appareil technomagique ? Du pur gâchis. »
     Si Atumane ne s’était pas mis à un peu mieux contrôler son flux de pensée, il aurait été aisé de deviner qu’il cachait un motif bien moins avouable. Heureusement pour lui, on lui avait tellement de fois fait la remarque que la réponse était devenue un automatisme, au sens où la raison qu’il donnait était tout le temps la même – quoique sous une formulation différente à chaque fois.

     Voilà qu’Alice se décida de l’accompagner. Atumane se serait bien passé de sa compagnie, mais comme il ne pouvait pas faire autrement, il décida d’en voir le bon côté. Elle était sa voisine de pallier, ce serait l’occasion de faire connaissance. Et dans son double langage, où une phrase innocente avait toujours un sous-entendu bien plus pragmatique, ce serait aussi un moyen de jauger un danger potentiel. Pas que ce fût formulé, explicitement ou non, mais quand il repenserait à cette conversation, il saurait tirer des conclusions des informations engrangées.
     Ah, les études. Il est vrai que Terrae avait quelque chose du pensionnat, ambiance qu’Atumane, pour n’avoir pas connu directement, avait reçue de manière indirecte, si on pouvait dire, quand il était à Oxford. Souvenirs, souvenirs. Faire la tournée des pubs avec les héritiers de la haute caste d’Europe occidentale, discuter philosophie avec ses professeurs sur le green, participer à des soirées entre hauts bourgeois visant à faire se marier entre elle cette classe de consanguins égocentriques et contents d’eux, qu’Atumane détestait par ailleurs, vu que lui avait lutté et filouté pour arriver à sa position, ce qui le rendait naturellement plus fort, plus intelligent et plus méritant que n’importe quel blondinet imbécile ne s’étant donné rien de plus que la peine de naître. Res, res, rem, rei, rei, re, res, res, res, rerum, rebus, rebus. Pas que son passé estudiantin méritât d’être caché, mais quand on brouille des informations, on brouille tout ce qui sort, et pas seulement ce qui est potentiellement coupable, autrement, c’est indiquer ce qui l’est et ce qui ne l’est pas.
     « Oh, non, j’ai fini mes études. Je travaille, maintenant. Depuis un an, en fait. Dans une boîte qui fait des études et du profilage de marché, si vous voulez tout savoir. »
     Ce n’était pas faux, au sens strict. Atumane se gardait bien de préciser quel marché, voilà tout.
      « Et vous ? »


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##   Jeu 1 Aoû 2019 - 0:06

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Pardon pour le retard hiiii ! J'espère que ma réponse t'ira tout de même !



Un sourire doux.

« Tout dépend de comment on utilise l'outil, même si au final c'est toi qui décide si cela n'est que gâchis, ou opportunité pour mieux comprendre. »

Elle ne remettait pas du tout son point de vue en question, apportant simplement le sien. Alice aimait écouter les diversités des langues, des façons de parler, elle avait réglé le son de sa puce au plus bas pour mieux écouter, mais tout de même comprendre lorsqu'aucune langue n'est commune entre deux personnes. Bie n qu'avec l'entraînement intensif de sa Télépathie, Alice pouvait aujourd'hui comprendre quasiment tout un chacun, elle préférait entendre ce que la personne souhaitait exprimer. Elle préférait cependant la gestuelle, les expressions, les mimiques, les mains et la posture des pieds, tout ce langage que l'on oublie trop souvent et qui pour elle était comme une seconde langue maternelle.

Elle était surprise de sentir toute ses pensées qui repoussait toute les siennes. Il était en lutte constante contre son pouvoir, sans pour autant le poser comme un fait, par un "Je ne souhaite pas que tu entres dans mon esprit" ou "J'ai peur des Télépathes". Intéressant comme façon d'aborder les autres. Il ne faisait pas que repousser ses pensées, il n'avait aussi pas du tout envie qu'elle soit là. Pas la peine pour la jeune femme de l'entendre, tout dans sa posture le laissait entendre. Trop guindé, un poil crispé, un soupçon d'énervement dans le regard. Peut être était-ce de la lassitude ?

Alice pose sa question avec douceur, et des images lui parviennent, de soirées pour le moins étranges, remplies de drôles d'énergumènes, des ambiances qu'Alice n'a absolument jamais connues, mais dont elle se méfierai peut être un peu de prime abord. Des mots méprisants collés sur des visages, ainsi que des mots en latin de nouveau. Malgré son envie de rire, Alice ne laisse que paraître son sourire, comme si son visage ne pouvait connaître rien d'autre. Quelle drôle d'idée avait-il. Peut être que cela fonctionnait sur des Initiés ? Pourquoi vouloir cacher ses pensées, cela ouvrait d'autant plus de portes ? Il avait probablement une bonne raison, qu'Alice ne trouverait pas tout en recevant un double flux d'informations. Elle range sagement ces questions pour plus tard.

De nouvelles images, un nouveau double discours. Décidemment, un garçon intéressant.

« Ca doit être intéressant, je ne savais pas que Terrae autorisait le travail en dehors de l'enceinte de l'Institut. »

Terrae autorisait les étudiants à sortir, mais les jobs et emplois étaient quasiment tous obligatoirement au sein même de Terrae. Elle le savait pertinemment, à force de cotoyer les Masters en charge de tout cela, et s'y intéressant énormément, de par ses projets à venir. Elle répond néanmoins avec une joie non feinte, presque innocente.

« Je suis étudiante en musicologie à la fac de Tokyo. Je suis aussi à l'initiative de projets artistiques pour les plus petits et les personnes hospitalisées. C'est tout autre chose ! »

C'était peu de le dire, elle avait un peu de jaune sur les mains, et sa grande pochette verte ne trompait pas.


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##   Ven 9 Aoû 2019 - 12:09

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Atumane Ngwenya
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HRP:
 




     Quand on dit noir, pensez blanc. Quand on dit blanc, pensez noir. Quand ça dure trop longtemps, arrêtez de prendre des gants.
     Atumane était plus que fatigué de prendre des gants. Encore ce sourire. Cette mièvrerie. Elle devait se croire protégée, à l’abri derrière son pouvoir, mais le corps ne mentait pas. Atumane ne disait rien de très intéressant, et pourtant, Alice était traversée par de diverses émotions, très furtives, mais pour quelqu’un qui avait fait du mensonge et de la dissimulation son métier, et avait été entraîné par sa tante, elle-même versée dans les arts de la manipulation, qui avait été éduquée dans le cocon des agences de renseignement – son parrain n’était-il pas membre de la Stasi ? –, elles pouvaient être décelées. De la surprise, de l’intérêt, de la compassion, de la curiosité. Comme si la réponse d’Atumane sur son travail pouvait en susciter autant.
     Sur une note plus personnelle, et maintenant, il ne faisait plus aucun effort pour masquer ses pensées, bien au contraire, Atumane trouvait insupportable l’attitude qu’il attribuait à Alice ; à savoir celle de jouer à la plus maligne en utilisant sa télépathie, et de le faire sans aucune retenue, et un minimum de précautions, tellement confiante qu’elle devait être dans sa faculté innée. À de nombreuses reprises, Rosalina et lui avaient réfléchi sur le fait que pouvant être apparentés à des demi-dieux, des masters de Terrae ne se priveraient pas de se considérer comme tels ; comme d’une essence – oserait-on dire d’une race ? – supérieure à celle des autres êtres humains. Et si cette attitude existait, nul doute qu’elle devait, au moins inconsciemment, ruisseler vers ou être développée par les dotés de rangs inférieurs.
     En d’autres termes, Atumane estimait qu’elle le prenait de haut, et il n’appréciait pas cela du tout.
     Tu sais, petite fille, je t’entends.
     Peut-être qu’il ne s’agissait que d’une coïncidence ; que ses mimiques ne répondaient à rien, et qu’elle n’était pas en train de violer l’intimité de son esprit. Possible. Alors, attaquer frontalement Alice ne serait qu’un coup dans le vide. Mais cela n’avait aucune importance ; si elle écoutait, elle recevrait une attaque jugée méritée, si elle n’écoutait pas, elle ne la recevrait pas.
     Je n’apprécie pas beaucoup ton petit manège. Ni le fait que tu me prennes pour un imbécile. Va-t-en de mon esprit, ou je me fâche.
     S’il savait repérer les intentions masquées chez l’autre, masquer les siennes était en revanche bien plus difficile. Il n’avait certes pas le niveau de Rosalina, qui pouvait vouer aux gémonies quelqu’un – ce qui impliquait généralement de se faire arracher tous les ongles, doigts, orteils, dents, et diverses choses encore, avant de se faire décapiter et balancé dans une fosse commune – tout en lui souhaitant ses meilleurs vœux, sans en rien paraître. Il serait donc assez aisé de remarquer qu’Atumane s’était encore plus crispé. Il réussit toutefois à formuler une réponse sur un ton tout à fait diplomatique.
     « Oh, oui, effectivement. C’est Terrae qui finance ces projets ? J’ignorai qu’elle donnait dans l’humanitaire. Il faudrait que je m’y intéresse. »
     Le complexe caritativo-industriel n’était pas du tout son domaine d’activité, mais il savait que dans de nombreuses régions, trafiquants d’armes et membres d’associations pouvaient coopérer de diverses manières, aussi il n’était pas tout à fait étranger à ce monde, et avait même quelques noms dans son carnet d’adresse.


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Dernière édition par Atumane Ngwenya le Mer 28 Aoû 2019 - 18:02, édité 1 fois
##   Sam 10 Aoû 2019 - 12:04

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Les quelques mots qu'elle capte sont assez négatifs, et tendent vers elle. Il lui facilitait la tâche, penser à elle, se focaliser sur qui elle était, cela faisait le même effet que lorsqu'on entend son prénom dans le couloir et qu'on se retourne pour chercher d'où cela vient au milieu du brouhaha. Il ne semblait pas apprécier sa présence de Télépathe. Pourtant la jeune femme n'avait rien fait de particulier. A part souligner un fait qu'il avait énoncé, et qu'elle savait impossible. C'était plus de l'amusement et une proposition pour s'en amuser avec elle, qu'autre chose.

Elle laisse glisser pourtant, attendant une réponse. Elle vient, mais pas comme attendue. Atumane tend son esprit vers le sien en s'adressant à elle. Oh bien sûr, il ne pouvait pas le savoir, tous les Télépathes fonctionnent différemment, et dans le cas d'Alice, elle perçoit fort les pensées qui lui sont adressées ou qui la concerne. Adé en a payé les frais fut un temps, c'est maintenant très pratiques pour les deux jeunes femmes. Sa mise en garde vient donc d'une peur réelle. Comment aurait-il pu la sentir alors qu'elle n'avait même pas forcé son esprit. Elle n'était pas allée chercher loin, elle n'avait pas creusé ses souvenirs ni même envoyé une quelconque image. Le garçon avait soit trop peur d'elle, soit voulait tester ses capacités de Télépathe. Dans les deux cas, elle n'en comprenait pas vraiment la raison. Oh, Alice était souvent considérée comme une menace par ses capacités, et son attitude, mais elle ne l'était pas vraiment n'est-ce pas ? Elle l'écoute jusqu'au bout, tranquillement, comme on écoute une conversation à côté. Des jeunes gens les croisent, l'un d'eux adresse un signe à Alice qui le lui rend. Un fois leur pensées passées, elle se tourne vers Atumane.

Le garçon est crispé, il ne semble vraiment pas apprécier l'idée qu'elle soit Télépathe et qu'elle puisse tout entendre. Le savait-il seulment, puisqu'il continuait de réciter ses déclinaisons latines ? La jeune femme continue de marcher, et lui répond, toujours avec le même ton, le même sourire, la même tranquilité. Alice est sincèrement douce et se veut rassurante.

« Ce n'est pas la première fois que tu côtoies des Télépathes, tu vis avec l'un d'eux. Tu ne devrais pas penser que je joue à un quelconque jeu. Ce que tu penses m'atteint comme les gens qui discutent entre eux autour de moi, comme je vois les choses qui m'entourent. »

C'était d'ailleurs assez ironique de demander cela à Alice, qui avait si mal vécu son Initiation et qui avait directement appris à monter des barrières pour se bloquer des autres, ne pas empiéter sur leur vie privée. Elle avait appris à lâcher prise, à entendre et ne rien dire. Alice savait beaucoup, beaucoup de choses. De beaucoup d'ampleurs différentes. Mais ce n'était pas grave, cela ne la regardait pas. Il devait réellement être inquiet pour essayer de paraître menaçant. Aucune peur n'émane d'Alice pour autant, elle n'en ressent pas.

« Néanmoins je m'excuse si je t'ai fait peur, si tu le souhaite je peux seulement m'en aller. »

Elle se tourne vers lui, son visage exprime une tendresse non feinte.

« Pardon si je me suis mal exprimée, Terrae peut effectivement réaliser des missions caritatives en dehors des murs, mais mon travail est restreint à l'intérieur de l'enceinte, je m'occupe seulement d'autres Terraens. Mais si les missions t'intéresse, tu peux toujours t'adresser aux Masters référents. »


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##   Mer 28 Aoû 2019 - 18:32

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     De toutes les réactions auxquelles il s’attendait, Atumane n’avait qu’à peine pensé à celle-ci. Il n’avait bien sûr pas songé qu’Alice dévoilerait un « véritable visage » de femme manipulatrice pénétrant son esprit volontairement et avec un but précis, c’était par trop improbable, mais une réponse totalement honnête était assez imprévue aussi. Bien que très concentré sur les expressions faciales et corporelles d’Alice, il n’arrivait pas à voir la moindre once de duplicité, de fausseté.
     C’était tout aussi rassurant que l’inverse. Les gens sincères sont les plus prompts à se faire manipuler et utiliser par d’autres, et qu’ils soient guidés par des principes, une idéologie, une religion, ou une idée floue de justice et d’équité, pour des gens ne partageant pas totalement leur système de valeurs, les raisons de leurs actes sont souvent inexplicables. Ils font de très bons poseurs de bombes. Mais au moins, un danger immédiat était écarté.
     « Je vois. Non, c’est à moi de te présenter mes excuses. J’accorde une très haute importance à la vie privée, et il n’est pas encore dans mes habitudes de côtoyer des gens pouvant la violer jusque dans ses dernières extrémités sans même s’en rendre compte, ni avoir d’intentions malfaisantes. Et puis, toi qui sembles européenne, tu doit connaître le principe de l’anneau de Gygès. »
     L’anneau de Gygès, expérience de pensée célèbre dans La République, dit que si un humain, par ailleurs bon et humble, acquérait par hasard des pouvoirs surhumains – un anneau rendant invisible ramassé par le paysan Gygès, dans l’allégorie de Platon –, il utiliserait ces pouvoirs pour son intérêt personnel, au mépris de la morale et de la loi – en substance, Gygès séduit la reine et tue le roi pour prendre sa place.
     « Mais enfin, ce n’est as parce que c’est un philosophe mort depuis deux millénaires et demi qui l’a dit que c’est vrai. »
     Enfin, Atumane pensait tout l’inverse de cette phrase. Il apportait simplement cette nuance : les humains bons dotés de pouvoirs surhumains ne se considèrent comme au-dessus des humains normaux qu’à partir d’un certain temps, mais finissent invariablement par le faire.
     Il lui tendit sa main.
     « Oublions cela. Je suis ravi d’avoir pu faire ta connaissance. »
     Cela au moins n’était pas faux, seulement ses raisons exactes.


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##   Ven 13 Sep 2019 - 14:07

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Alice sent le regard du garçon sur elle. Il sait lire, comme elle, probablement bien mieux même, les gens. Il sait ce qu'ils ressentent, qu'ils mentent ou peut être cachent quelque chose. Il fait partie de ces personnes, un peu comme Ipiu, qui n'ont pas besoin de pouvoirs pour connaître la position de quelqu'un. Et comme avec beaucoup de personnes, et notamment de Sensitif, Alice suprend un peu. Alice ne se cache pas, elle est sincère, dans tout ce qu'elle renvoie.

A son tour, elle sent qu'il se détend. C'était assez surprenant, vu la méfiance dont il avait fait preuve. Méfiance qu'il n'abandonne pas, par ailleurs. Il s'était montré menaçant, oh bien sûr, pas de violence, seulement la menace sourde, tapie dans l'ombre, mais suffisament explicite pour dissuader et écarter les potentiels dangers. Alice, malgré sa sincérité, se demandait quelle position prendre par rapport à cela. Pas qu'elle était obligée d'en prendre une, mais tous ces petits détails lui posaient question. Pas encore de tracas pour l'instant, Alice se devait de réfléchir posément à cela avant quoique ce soit, et peut être sondé un peu son ami Eau.

Alice se met à rire, légèrement.

« Je comprends bien, je crois que tout le monde passe par là quand on arrive ici. Et si ça peut te rassurer un temps soit peu, ce n'est pas forcément une partie de plaisir pour ceux qui viole la vie privée des autres non plus. »

Ce n'était jamais agréable d'entendre les insultes d'une personne qui passe une mauvaise journée, toujours un peu surprenant de sentir les pensées des autres pointer vers soi, et déstabilisant de se retrouver avec des images d'ébats qui ne sont pas les siens dans la tête. Et ne parlont pas des boules d'énergie, comme peuvent l'être dans deux genres très différents Asbjorn et Aria, ou Houston.

Alice hoche la tête avec douceur.

« Bien sûr, Gygès doit bien avoir quelques milliers de personnification autour du monde, je pense que nous le savons tous les deux. Il y en a probablement beaucoup de potentiels ici. Et malgré tout le respect que l'on peut porter à Platon, je pense qu'il est aussi intéressant de replacer notre ami Gygès dans un contexte social et historique. »

Elle penche la tête sur le côté, avec un doux sourire.

« Et qu'ainsi, tu peux être un peu plus tranquille en ce qui concerne Terrae. Si nous acquérons des pouvoirs, qui nous rendent en un sens, "plus puissant" que d'autres, nous avons tous traversés de mauvaises choses. Et la plupart des personnes ici travaillent plus sur eux-même, règlent leur problème avec eux-mêmes, et ensuite se tournent vers les autres. Ce n'est pas valable pour tout le monde, et ce n'est pas parce que je le dis que c'est vrai. Mais je pense que le contexte compte. »

Elle baisse les yeux vers sa main tendue. Elle a l'air un peu surprise par cette proposition, une forme de respect qu'elle n'attendait pas venant de lui. Etonnant. Intéressant. Elle l'attrape avec chaleur. Sa main est toute petite dans la sienne, mais Alice ne manque pas d'énergie. Elle lui adresse un sourire, ses dents toute blanches de sortie.

« Le plaisir est partagé, Atumane. N'hésite pas à venir frapper à ma porte si tu as besoin de quelque chose, ou simplement envie d'information à propos de mes missions à Terrae. »

Alice avait de quoi réfléchir, à présent.


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