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Arithmétique sentimentale
##   Mer 19 Juin 2019 - 16:36

Personnage ~
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Senri Yamada
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Une semaine s’était écoulée depuis que Senri avait été appelé en salle des master et qu’il avait découvert ses pouvoirs, s’il avait été excité au début, il avait déchanté en apprenant être sensitif. Ça claquait beaucoup moins que téléporteur ! Malheureusement, il n’était pas au bout de ses peines. Personne ne l’avait prévenu qu’avoir des pouvoirs était aussi encombrant ! Pour commencer, il n’arrivait pas à générer de l’électricité que sur le haut de son crâne. Dès qu’il s’emportait un peu ou approcher un objet électronique trop près de son crâne, son pouvoir s’emballait. Un matin, il avait subi, sous la douche, plusieurs décharges répétées après avoir éternué.

Mais le pire, c’étaient les sentiments des autres. Sa nature de sensitif était de loin ce qui lui posait le plus de problème. Il ressentait des choses inhabituelles, passait d’un état à l’autre sans s’en rendre compte. Il avait de plus en plus de mal à supporter tout ça. Le manque de sommeil n’aidait pas non plus.

Tout ça pour dire qu’il n’était pas dans les meilleures conditions pour se tenir devant le tableau, avec les regards de tous ses camarades braqués sur lui. Les sourcils froncés de Senri passaient du professeur de mathématique à l’équation qu’il devait résoudre. Le professeur était quelqu’un d’avenant malgré tout, bien que Senri ne le portait pas particulièrement dans son cœur, mais il avait le mérite de se perdre en racontant sa vie personnel. Mais là, il semblait bien concentré sur Senri et son problème de problème. Le professeur donnait parfois des petits conseils à l’élève qui se replongeait dans la résolution de l’équation.

Mais plus le temps passait plus le ventre de Senri se tordait. Tout à coup, la situation parut plus amusante. C’était subtil mais présent. Ce sentiment d’amusement mesquin laissa la place à un malaise. Et si c’étaient ses pouvoirs de sensitif ? Il écarquilla les yeux en prêtant une oreille au chuchotement de ses camarades. « Combien tu paris qu’il va sortir ? », « le prof le fait toujours passer en fin de cours, ça rallonge, c’est chiant ». La cadence respiratoire de Senri s’accéléra. De minuscules étincelles commencèrent à émerger de son crâne. Ses doigts se crispèrent sur la craie. Lorsqu’un ricanement se fit entendre, ce fut trop. Senri brisa la craie et la jeta par terre. Il fit volte face pour attraper son sac et y fourrer les affaires encore sur la table avant de prendre le chemin de la sortie.

Le tout se passa en à peine quelques secondes et sans un mot. Ses lèvres étaient justes crispés à l’extrême au même titre que son visage. Lorsqu’il fut dans le couloir, il rabattit la porte suffisamment fort pour que le bruit raisonne dans tous l’étage. Soudainement honteux et effrayé par cet incident, il se dépêcha de partir.

Il allait prendre la direction du gymnase, mais il se ravisa rapidement. Il y avait toujours quelqu’un là-bas. Il ne voulait voir ou entendre personne. Et surtout, il ne voulait rien ressentir, de personne.

Changeant totalement de direction, il gravit les escaliers quatre par quatre et ouvrit d’un violent coup d’épaule la porte du toit. Jetant son sac à la volée, il marcha sur quelques mètres avant de se mettre à hurler.

-Putain de MERDE ! Pouvoir de merde, cours de merde ! Qu’ils crèvent ! TOUS !

Il n’arrivait pas à se calmer. D’une main, il sortit son téléphone et composa le numéro de sa sœur. Il ne pouvait rien lui dire à propos de tout ça, mais elle était la seule qui pourrait correctement l’apaiser. Lorsque le téléphone arriva à proximité de la joue du tonnerre, un minuscule éclair jaillit de son crâne et se glissa jusqu’au téléphone. Senri sursauta de douleur et sans réfléchir, lança le téléphone en l’air avant de balancer son pied-droit avec une précision et une force effarante. Il sentit clairement l’écran se briser à travers sa chaussure.

Le téléphone alla s’exploser contre le sol, éparpillant bouts d’écran, batterie, carte mémoire et sim. En voyant le tribut de sa colère, Senri jura à nouveau, mais resta figée à sa place, les poings serrés et les lèvres crispées. Bouillonnant littéralement de colère.


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oikawa
##   Mer 19 Juin 2019 - 17:25

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Aaron Williams
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Bien, bien, bien, bien. Ces derniers temps, nous avons affaire à quelques petits ennuis en classe ; rien qui change réellement de l'ordinaire, mais il faut avouer que ce n'est pas ma passion dans la vie de faire des heures sup' pour gérer la crise d'ado d'autres gens que mes propres gamins. Déjà, Abe Doe, qui sèche régulièrement les cours en ce moment ; et un autre élève qui nous pète souvent des durites quand il bute trop sur un problème et que ses camarades sont cons. Evidemment, il y a toujours des cons dans la salle, sinon ce serait moins drôle.

Le problème étant donc le caractère explosif de ce pauvre gamin. La semaine dernière, on l'a passé initié ; sensitif. C'est pas un pouvoir simple à gérer, surtout quand on est impulsifs et pas sereins dans sa vie, et surtout entouré de beaucoup de monde comme en classe. Je lui prodigue donc quelques conseils lorsqu'il bloque, amenant son attention à se concentrer sur certains points avant d'autres pour le guider. Le faire passer en fin d'heure me permet de lui laisser une chance de s'éclipser une fois le gong passé… et surtout, ça m'évite d'avoir à lui faire louper toute une heure de cours quand il décide de ragequiter en plein milieu. J'avoue, la première fois j'étais un peu sur le cul, mais je lui ai pas couru après.

Sauf que comme d'habitude, quand faut que ça se passe mal, ça se passe mal : le visage de Senri se crispe et j'observe la classe pour essayer de comprendre d'où vient cette... Ah. Cette mesquinerie stupide de collégien. Visage impassible, je regarde Senri péter la craie et se barrer en rageant après avoir entendu deux élèves murmurer. Evidemment, son départ ne passe pas inaperçu ; le silence est sépulcral jusqu'au moment où la porte claque et que tout le monde se mette à y aller de son petit commentaire. Allez, bien sûr, rajoutez-en une couche, il est pas du tout de l'autre côté de la porte...

Me rapprochant des deux jeunes incriminés, je pose violemment le plat de ma main sur leur bureau en les observant sans ciller, visage fermé. Le silence se fait à nouveau, les deux types se recroquevillent sur leur chaise.

—Bien. Si vous pouviez vous comporter comme des abrutis sans que toute la classe n'en profite, ce serait fantastique.

Sourire léger, mais regard froid. Je m'écarte et retourne vers le tableau, notant le numéro de l'exercice au tableau.

—Comme on n'a pas fini de corriger l'exercice, vous me le terminerez pour la prochaine fois si ce n'est pas déjà fait (ouais je te vise, toi la meuf à couettes dans le fond de la salle ; je sais que t'as dormi tout le cours ptain). Les autres exercices à faire pour la prochaine fois sont les deux suivants. Vous deux (je me tourne vers les deux types qui ont parlé trop fort) vous me ferez encore celui d'après.

"Que ça vous passe l'envie d'être des petits cons", ai-je envie de rajouter. Je sens qu'ils veulent rajouter quelque chose, mais mon regard les dissuade.

—Vous pouvez utiliser les dernières minutes de cours pour vous avancer. Je vous conseille de les mettre à profit.

Et, sans attendre, je veux m'installer à mon bureau, cherchant à repérer l'énergie de Senri dans le bâtiment. Mes sourcils se froncent en ressentant l'afflux d'émotions négatives... Hm. Je voulais lui laisser un peu de temps pour se calmer, mais là... Je ramasse mon sac et fourre mon portable dans ma poche, regardant l'heure. Il reste quelques minutes.

—Je vais aller le chercher. Vous restez là jusqu'à la sonnerie. Si vous sortez, je l'saurai !
—Comment vous pouvez le savoir ?!
—Pars du principe que je sais tout. Je sais même avec qui t'étais, hier soir !

Un p'tit coup de gêne dans son petit corps, qui s'empourpre ; c'est carrément faux, mais ça, c'est pas important. L'important, c'est que les autres le pensent héhé. J'suis un monstre ? Naahh. C'est donc sur les bafouillements et tentatives de justifications d'un élève qui n'a rien fait que je monte sur le toit.

J'arrive un peu après qu'il ait gueulé et se soit défoulé sur son portable comme un psychopathe. Le pauvre est en mille morceaux, bien défoncé, à plusieurs mètres de lui. Je le fixe quelques secondes avant de revenir vers Senri, un peu attristé de le voir dans cet état, mais surtout tendu par sa colère. J'ai pas trop envie de m'en prendre verbalement aujourd'hui, mais faut croire qu'on a pas toujours ce qu'on voudrait !

—C'est pas super super gentil de souhaiter aux gens de mourir, tu sais. Enfin, sauf si l'autre a vraiment envie de mourir, mais paraît que c'est pas très gentil non plus, je déblatère avec un sourire, plantant mes mains dans mes poches. Sacrée voix, on t'a entendu du couloir.

Je l'observe quelques secondes, gardant une certaine distance non pas par crainte d'être attaqué, mais plus par crainte de le mettre encore plus en colère. J'essaie d'avoir l'air affable, mais surtout calme. C'est un élève, pas un fauve.

—Je sais que c'est pas facile, mais il va falloir essayer de te détendre. Respire.

Première étape : essayer de redescendre. Je sais pas encore comment il peut réagir, mais au pire, je saurai me débrouiller avec mes pouvoirs.



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##   Jeu 20 Juin 2019 - 2:03

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Senri Yamada
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Senri fit subitement volte-face quand il entendit une voix dans son dos. Avant même de découvrir la silhouette de son professeur, il fut assailli par une image mentale déconcertante, mais à laquelle il commençait – bien malgré lui – à s’habituer. C’était comme deux grosses masses de fils aux couleurs ternes qui se mélangeaient entre elles. Leurs fils s’entortillaient et les teintes – plutôt dans les tons clairs dans ce cas-ci – s’entremêlaient. C’était désagréable certes, mais d’une certaine façon le fait qu’il n’y ait que deux masses rassuraient Senri. En classe, il avait l’impression qu’un véritable nuage planait en empoisonnant l’air de la salle.

Ce genre d’image était certainement lié à l’interprétation qu’il avait de son pouvoir. Heureusement, ces visions de l’enfer n’étaient jamais très persistantes. Ainsi, Senri put rapidement revenir à la réalité et reconnaître son professeur. Ses traits s’adoucirent très légèrement et sa colère s’atténua face à la figure d’autorité que représentait Aaron Williams. D’autant qu’une aura étrange émanait de lui. Une sensation assez familière et pourtant insondable.

Mais ça ne suffisait pas pour totalement apaiser la colère de l’adolescent et à briser l’identité de caïd qu’il entretenait.

-Vous pensez que j’en ai quelque chose à foutre de la gentillesse, monsieur ?

Le commentaire sur sa voix vint soudainement ajouter la honte au cocktail molotov qu’était l’état émotionnel de Senri. La surprise le fit reculer d’un pas alors que son visage se décomposait.

- Je… C’est… J’y peux rien ok ?! Vous vous emportez jamais peut-être ?

La tendance qu’avait Senri à prendre à peu près tout et n’importe quoi comme une attaque personnelle était visiblement décuplée dans cet état. Pourtant, il y avait une différence avec les autres fois. Quelque chose comme un malaise, une contradiction. Comme s’il agissait ainsi naturellement, mais que ça ne correspondait pas à quelque chose.

Lorsque Aaron commença à conseiller Senri de se calmer, ce dernier comprit que le master y était sûrement pour quelque chose. Il l’avait aperçu lors de son initiation, il était de ceux capable de faire un tas de choses dépassant l’entendement, Senri en avait conscience. Il eut un mouvement de recul supplémentaire alors qu’il se prenait la tête entre les mains.

-Raaah… Je vous sens dans ma tête !

De rage, Senri envoya son poing dans la première surface dure venue. Ce fut le mur d’un petit local technique qui lui abîma légèrement la peau. Au moins, il pouvait se concentrer sur la douleur plutôt que sur son flux émotionnel chaotique.

La respiration haletante, il lança un nouveau regard à son professeur. Avec la même expression colérique, mais une once de culpabilité s’exprimait dans le froncement des sourcils du garçon.

-Désolé, m’sieur Williams, être initié, c’est bien moins sympa que ce à quoi je m’attendais.

Depuis qu’il avait reculé, de minuscules étincelles jaillissaient irrégulièrement de son crâne. Dès qu’une émotion prenait le dessus sur les autres, par exemple. Quand il avait frappé le mur, quelques éclairs d’environs cinq centimètres avaient dansé au-dessus du crâne de Senri.


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oikawa
##   Jeu 20 Juin 2019 - 14:54

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Lentement, j'incline la tête sans quitter le gamin des yeux. Mon arrivée le déconcentre un poil ; son expression ahurie ne m'inquiète pas outre mesure. Moi aussi je serais stressé après avoir pété mon portable dans un coup de rage, si j'entendais une voix dans mon dos. Je plante mes mains dans les poches tout en le regardant, créant comme une zone de calme autour de moi plutôt que de le laisser accéder directement à mes émotions. Le stress et la récence de son don doit le rendre plus réceptif aux moindres petites perceptions d'émotions autour de lui. Au moins, ça me permet de le laisser s'imprégner d'un peu de paix sans pour autant toucher à ses émotions directement.

Je m'approche du bord du toit sans répondre, m'adossant à la rambarde pour pouvoir l'observer tranquillement. C'est marrant, mais finalement, je suis pas aussi stressé que ce que j'aurais pu penser.

—Oh, ça m'arrive touuut le temps, t'inquiète. Bon, généralement, j'avoue que j'suis plus du genre à être outré et faire la gueule en faisant exploser les machins qui m'emmerdent à distance. Par contre, la gentillesse c'est important, ne serait-ce qu'envers soi-même. T'as déjà essayé ?

Un sourire s'étire sur mes lèvres et je hausse un sourcil amusé alors qu'il se prend la tête entre les mains. Je le regarde faire, balancer son poing dans un mur. Grimace de ma part. Aïe. J'te parle d'être gentil avec toi-même, mec, pas de te dégommer le poing contre un mur ?! Ma main va rejoindre ma nuque, que je frotte vaguement, l'air embêté.

—Euh, ouaiiis… Evite de te faire mal, s'il te plaît, après c'est moi qui aurai des problèmes. Être initié, c'est cool, il paraît, sauf quand t'es sensitif. Bon, et visiblement, t'as aussi besoin de réglages niveau électricité, sans vouloir te vexer... je rajoute en pointant sa tête, qui crépite à intervalle irrégulier. Actuellement, je suis pas dans ta tête. Tu sens juste les émotions que je projette autour de moi pour que tu les perçoives. Si je les utilise directement sur toi, ça donne plutôt ça.

Sans bouger, je lui envoie une vague de calme et d'apaisement. Allez, on balaie la colère, adios petite rage à deux balles. Je la lui transmets sans violence ou à-coup, plutôt naturellement, pour que la colère reflue un peu, suffisamment pour qu'il sente la différence entre tout à l'heure et maintenant. Puis, lentement, je baisse mon contrôle sur lui. La colère est un peu moins intense, mais elle est toujours présente.

—Essaie d'accrocher cette sensation. Concentre toi sur cette sensation de calme que tu perçois. Tu peux te calmer tout seul. Tu as pas besoin qu'on te contrôle pour ça, et ça t'aiderait de toute manière pas ; mais tu peux puiser dedans. Alors respire lentement. Au pire, si tu préfères t'énerver, t'as le droit de crier comme tu veux, mais te blesse pas.

Sans attendre qu'il me réponde, je reprends, parlant avec les mains :

—T'as raison de t'être mis en colère, pour être honnête. Ils m'ont saoulé aussi, mais ils devraient plus t'emmerder pendant mon cours.



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##   Dim 23 Juin 2019 - 18:23

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Senri Yamada
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Senri suivit Aaron du regard. L’impression apaisante qui se dégageait du professeur semblait s’être accrue. Même pour un écervelé tel que Senri, ce n’était pas compliqué d’arriver à la conclusion que le master y était pour quelque chose. Bien qu’il ne le reconnaîtrait jamais, même pas à lui-même, le jeune homme était reconnaissant. Quand il captait un sentiment, il préférait que ce soit quelque chose que sa colère habituelle puisse étouffer.

Dans tous les cas, l’adolescent prêta une oreille à ce que disait son professeur, faisant mine de lever les yeux aux ciels pour sauvegarder les apparences. Bien qu’au fond, Senri avait soif d’apprendre à contrôler ce qu’il considérait comme une tare. Peut-être que c’était parce qu’Aaron était assez « proche » de ses élèves lorsqu’il racontait sa vie personnelle ou parce qu’il était lui-même sensitif, mais une petite voix susurrait à Senri de ne pas repousser le professeur. Pas tout de suite.

Un certain malaise s’empara du garçon Senri quand le professeur parla des étincelles qui dansaient sur le crâne chauve. Senri détourna le regard dans une moue mi-énervée, mi-vexée.

-Tch. Je peux l’arrêter quand je veux cette électricité.

Il avait marmonné ça tout en écoutant Aaron qui le prévenait qu’il allait lui faire une démonstration des pouvoirs de sensitif. Le temps que le chauve percute, il était déjà trop tard pour s’insurger. Il sentait ses membres se détendre progressivement et sa respiration reprendre un rythme un tant soi peu humain.

Une grimace de dégoût persistait cependant sur son visage. Senri était partagé entre le soulagement, l’énervement, mais surtout, la peur. Se dire qu’on pouvait l’influencer ainsi, ça ne l’enchantait pas. Dès que la sensation fut passée, Aaron expliqua à Senri qu’il pouvait utiliser ce « calme » pour se canaliser. Tout en renforçant sa grimace, il ferma les yeux et tenta de se concentrer. Il avait beau être têtue, il était aussi naïf. Qu’un concentré de puissance comme un Master lui dise qu’il pouvait se calmer seul, c’était assez pour faire naître une vague d’assurance et lui faire regagner toute sa confiance en lui. Et par extension, qu’il exécute les conseils de l’adulte.

Inspirant et expirant lentement, il parvint en s’appuyant sur la sensation qu’Aaron avait implanté dans son esprit à réduire la gêne que cette boule de colère entraînait dans son ventre. Il expira longuement, imaginant expulser un nuage de négativité, avant de rouvrir les yeux. Sa colère était toujours là, ses doigts frappaient compulsivement sa paume et son visage portait encore les stigmates de son emportement. Néanmoins, les sensations qu’il éprouvait tenaient plus de l’agacement que d’une réelle crise de nerf. Il avait déjà un peu plus l’impression d’être lui-même.

Il s’empressa donc de signaler qu’il était un dur de dur !

-J’ai pas b’soin de votre aide pour les gérer, eux.

Son visage s’était crispé, une lueur mauvaise avait brûlé un court instant dans ses yeux et son cœur. Aaron était Master, il avait sûrement eut vent de la tendance qu’avait Senri à se battre avec ceux qu’il n’appréciait pas. Et vu que Senri avait frappé son poing contre sa paume, ses intentions étaient facilement compréhensibles.

-Là, c’est juste que… j’sais pas pourquoi j’ai pas juste encastré leurs gueules sur leurs bureaux.

Il ne s’adressait pas vraiment à Aaron, plus à lui-même. C’est vrai que ça ne lui ressemblait pas de partir en silence sans faire d’histoires. D’habitude, il laissait une insulte ou une menace en partant. Cependant, s’il prétextait ne pas savoir pourquoi, c’était faux. La réalité était que, depuis qu’il ressentait les émotions des autres, il n’arrivait plus à s’abandonner à la violence. Pas en se mettant des barrières comme avant, mais parce qu’il avait peur.

Il reporta sur Aaron un regard sans émotion.

- Vous êtes sensitif, pas vrai ? Ça fait quoi quand… quand ça… fin, y a une limite à ça ?



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oikawa
##   Dim 23 Juin 2019 - 20:39

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Oh un joli roulement des yeux ! Ca me rappelle Jérémy dans sa phase adolescent rebelle ! C'est tellement mignon quand ils font ça, on dirait des bébés ratons-laveurs. La comparaison n'a pas l'air flatteuse, mais en fait, c'est super mignon quand ça fait pas semblant d'avoir des dents acérées destinées à te manger ! Oui, je sais, j'aurais pu comparer à des bébés chats, mais j'aime pas les chats, alors le raton-laveur est tout de même beaucoup plus approprié ici. Enfin, si on compte pas les poils, hein, bien sûr.

La mine vexée de mon élève me tire un sourire dans mes explications. AH oui bien sûr tu peux l'arrêter quand tu veux ton électricité, c'est clair, hein, ben vas-y, je te regarde gars ! Si tu veux je t'applaudis même pour t'encourager. Enfin, on a d'autres chats à fouetter que de s'occuper de quelques étincelles, c'est pas encore tellement le problème. J'essaie de garder un air sérieux pour ne pas qu'il interprète mal mes intentions.

Visiblement, la démo ne passe pas trop mal — ou du moins, mieux que je l'aurais cru. Je lâche un petit soupir de soulagement et lui renvoie un sourire. Sans rien ajouter pour ne pas le déconcentrer, je reste appuyé contre ma rambarde, l'observant lui et sa grimace malheureuse, jouant du pouce avec l'une de mes bagues. C'est dans ces moments que j'aimerais bien savoir ce que les autres personnes pensent. Savoir ce qui l'effraie comme ça, au juste…

Dans le calme du toit, Senri ferme les yeux et procède à des exercices de respiration. Bien, il se concentre. Motivé, le gamin. J'en connais pas beaucoup qui se seraient empressés de suivre mes conseils, habituellement je me fais plus engueuler. C'est drôle, mais il a vraiment pas l'air d'un mauvais bougre ; simplement paumé, comme approximativement quatre vingt dix pourcent de la population Terraenne. C'est notre job d'être là pour ces gamins, histoire qu'ils comprennent qu'ils ne sont pas seuls. On est passés par là : on sait ce que ça fait, d'avoir la sensation d'être englué dans une grosse chape sombre, sans réussir à s'en extraire.

Lorsqu'il rouvre les yeux, je lui renvoie un large sourire satisfait. Il n'est pas calme, mais il est calmé ; on peut vraiment discuter, maintenant, c'est bien.

—Oh, bien sûr, je n'en doute pas, j'essaie de dire, sur le ton le moins ironique possible, malgré le ricanement intérieur que je réprime. Puis, peut-être que le fait que ce soit pas la meilleure des idées a dû te traverser l'esprit ? Ca aurait été embêtant, pendant un cours. Je préfère encore que tu sortes plutôt que tu cognes quelqu'un, même si ça aurait mis l'ambiance.

Faire passer les événements sur le ton de la rigolade ; c'est important de dédramatiser. Et je suis clairement pas comme Maria ou Ashton qui leur aurait passé un savon d'enfer et donné des heures de colle auxquelles il serait sûrement pas allé...

Nouveau sourire. J'acquiesce lentement.

—Oui, je suis sensitif. Par contre, nan, désolé, y a pas de limite à la chiantise de la situation, c'est comme ça, tu vas devoir la subir ad vitam aeternam.

Reprenant un visage plus neutre, je me décolle vaguement de la rambarde pour planter mes mains dans mes poches.

—Plus sérieusement. Une limite à quoi, exactement ?



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##   Dim 30 Juin 2019 - 19:19

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Senri arqua un sourcil en entendant son professeur. Mettre de l’ambiance ? Quel genre de professeur disait ça ? Bien sûr, rien dans l’attitude, ni le discours d’Aaron n’encourageait la violence. Mais la façon qu’avait le professeur d’en parler, de dédramatiser, avait surpris le garçon. Pourtant, ça le mettait aussi étrangement à l’aise. Aaron donnait cette impression d’avoir quitté son habit de professeur en passant le pas de la porte du toit.

Bien que ses propos restaient majoritairement pédagogiques, c’était d’un autre ordre. Moins scolaire. Il donnait à Senri l’impression de se soucier de lui. Chose qui pour un adolescent était toujours inestimable et bienvenue, mais aussi source de question. Senri ne put s’empêcher de s’embourber dans la mélancolie en ressassant son passé. Peut-être pour se faire plaindre encore plus ? Qu’on lui apporte encore plus d’attention.

-Vous avez sans doute raison. J’imagine aussi que me faire virer une fois pour un nez cassé a dû calmer mes ardeurs.

Rappelons qu’il s’était battue avec un initié juste avant son initiation à lui. Et qu’il en avait retiré moult blessures et séquelles. Senri chassa néanmoins rapidement ces pensées de son crâne pour grimacer face au futur qu’Aaron lui exposait. Senri avait globalement compris que son professeur était assez porté sur l’humour et avait tendance à tout tourner en dérision. Chose qui alimentait parfois l’agacement du jeune garçon, mais Aaron semblait encore pouvoir donner des réponses à Senri.

Ce dernier croisa ses bras contre sa poitrine pour mimer une posture assurée, mais son regard fuyant qui s’accrochait n’importe où tant que c’était loin d’Aaron, ne trompait personne.

- À ce qu’on… Ce qu’on peut ressentir… Est-ce qu’on fini par… Exploser si on accumule ?

À la fin de sa phrase, Senri avait ramené vers Aaron un visage débarrassé de colère mais emprunt d’inquiétude. Mollement, le garçon marcha jusqu’à la rambarde où Aaron était assis et prit place à ses côtés. Les bras tombant entre ses jambes, inertes, et le regard dans le vague.

-Vous savez… Je suis pas quelqu’un de violent.

Il parlait d’encastrer des têtes sur des bureaux il y a peine une minute.

- Fin, je m’emporte juste vite. Je… Je fonctionne comme ça. À l’instinct.

Les lèvres de Senri se serrèrent alors qu’il sentait la peur, le stress et une pointe de colère tordre son ventre.

- Mais avec tout ce que je ressens... En marchant juste dans un couloir… Comment je peux vraiment savoir si… si je suis moi ? Je veux réagir avec mes émotions, pas celles des autres.

Il marqua une pause. Mettant un certain temps avant de rouvrir la bouche.

-J’veux pas être sensitif.


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##   Dim 7 Juil 2019 - 16:52

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Un sourire s'étire sur mes lèvres et j'acquiesce lentement. C'est sûr que ça doit marquer quelque peu ; d'autant qu'ici, on n'encourage pas vraiment la violence. On la comprend, on l'accepte et on aide les autres à travailler dessus ; mais on ne la tolère pas pour autant. Ce n'est pas parce qu'on réagit de manière douce avec quelqu'un pour le remettre dans le droit chemin qu'on ne fait rien. Parfois, être patient est le meilleur des pédagogues.

Ma petite blague ne semble pas vraiment lui plaire, même s'il n'en dit rien. Sa question est légitime cependant, et en tant qu'initié sensitif, nous sommes nombreux à nous l'être posée : jusqu'où les choses peuvent aller ? Jusqu'à quel point pouvons-nous ressentir les émotions des autres, les garder à l'intérieur de soi, les accumuler ? C'est ce qui rend les premiers temps si difficiles : on n'arrive déjà pas à gérer nos propres émotions, alors les combiner avec celles des autres, c'est encore bien pire.

Sans rien dire, je l'observe. Je lui laisse le temps. La règle numéro une, c'est : quand ils te parlent, tu les écoutes parler. Tu les laisses s'exprimer. Les ados c'est compliqué ; les sensitifs c'est pire. Ils ont besoin d'assurance, de présence. Ils ont besoin d'être compris.

Senri n'est pas violent. Il est impulsif, comme beaucoup de tonnerres ; s'il est malheureux et a du mal à gérer ses émotions en prime, c'est normal que tout implose d'autant plus lorsqu'il doit constamment faire le tri entre ses émotions et celles de ses camarades. J'ai un sourire triste. "Comment savoir si je suis moi ?" C'est une question que je me suis posé longtemps. A force d'utiliser mes pouvoirs sur moi-même pour ne pas ressentir certaines choses, ou, au contraire, en ressentir d'autres, j'ai fini par me perdre. Parce que c'était plus simple. Mais c'est aussi source de mal-être et de questionnement.

—Beaucoup de tonnerres sont impulsifs, tu sais. C'est notre caractéristique principale — il paraît que ça nous rend casse-pieds. C'est pas un mal de l'être. Mais y a des ajustements à faire, en effet.

Une inspiration.

—On peut exploser si on accumule trop. C'est comme nos propres émotions. Imagine ça comme un vase : si tu le remplis de trop d'eau, il déborde. C'est pareil avec ce qu'on ressent. Pour vider le vase, il faut parler, exprimer les choses ; comme tu le fais maintenant. Merci de le faire, d'ailleurs, je souris. Mais il y a aussi un moyen de couper court à ce que tu ressens instinctivement chez les autres. Tu peux apprendre à couper le ressenti. Ca n'est pas toujours automatique, mais ça t'aidera certainement à ne pas te sentir dépassé.

Laissant ma tête tomber vers l'arrière, je fixe le ciel, l'oeil droit plissé et ma main en visière pour ne pas trop me faire éblouir — le gauche ne voit plus vraiment, maintenant.

—Tu es toi. Tu seras toujours, toujours toi-même. Tu as simplement à croire en toi, faire le tri, t'autoriser à prendre le temps. Être sensitif, pour le moment, c'est aussi ce que tu es. Si ça ne te convient pas, si tu penses que tu ne peux pas accepter ces capacités, tu peux toujours demander à ce qu'on bloque à nouveau tes pouvoirs... Autrement, malheureusement, il te faudra t'en accommoder. (Je reporte mon regard sur lui.) Sache juste que tu es pas tout seul si tu as besoin d'aide, d'accord ?



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##   Mar 30 Juil 2019 - 14:43

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Senri Yamada
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Senri acquiesçait à mesure que son professeur parlait, montrant qu’il écoutait. À défaut de tout comprendre. C’était souvent ce qui se produisait dans ce genre de situation. Ce n’était pas de la faute d’Aaron, il parlait en des termes clairs que le jeune boxeur parvenait à saisir. Mais bizarrement, il n’arrivait pas à visualiser tout ce que ça signifiait avec exactitude. Néanmoins, Aaron détourna l’attention du jeune homme en parlant d’un moyen de bloquer l’afflux de sentiment. Senri se mit à acquiescer plus vigoureusement de la tête tandis que ses lèvres se pinçaient légèrement.

Cependant, il laissa le professeur de math finir de parler. Continuant d’acquiescer avec son rythme initial. Un certain malaise s’installait dans le cœur de Senri en écoutant les paroles d’Aaron. La formulation que ce dernier utilisait, très personnelle, commençait à faire se tordre le ventre du garçon. Il y avait quelque chose de bizarre, un sentiment comparable à celui qu’il ressentait quand des émotions extérieures s’insinuaient dans son esprit.

Senri avait l’impression qu’Aaron le sondait, l’analysait. Pensait à sa place. Heureusement, Aaron balaya, une fois encore, ce sentiment d’une simple parole. La possibilité de bloquer ses pouvoirs occupa rapidement toute l’attention de Senri. Un nuage de surprise passa sur son visage.

-Bloquer… de manière totale ? L’électricité aussi ? Parce que j’avoue que…

La tête de Senri commença d’elle-même à s’enfoncer entre ses épaules tandis que le rouge lui montait aux joues.

-J’aime assez l’idée d’avoir des pouvoirs… Comme dans… dans un manga, quoi !

C’était également en partie pour ça qu’il détestait viscéralement sa nature de sensitif. Alors que certain pouvait contrôler les mouvements des autres, avoir une force surhumaine ou se téléporter, lui, tout ce qu’il pouvait faire, c’était partager l’état émotionnel du moindre clampin qui passait. Il trouvait cette capacité « faible », il en avait honte. Évidement, c’était plus facile de se plaindre en mettant l’accent sur le mal-être que causaient ces émotions envahissantes plutôt que sur le fait qu’il trouvait ce pouvoir honteux.

Après tout, même Senri avait le sens des priorités.

-Et c’est possible de genre… Remplacer le sensitif par la téléportation ? Ou la force des titans ?

Le sens des priorités avait fondu comme la neige au soleil pour laisser place à de petites étoiles dans les yeux quand les titans furent mentionnés. Ne serait-ce que caresser l’espoir d’avoir cette force surhumaine suffisait à remplir Senri de joie. Pour mieux le frustrer après.

Il se renfrogna rapidement, ayant compris qu’il avait laissé ses émotions prendre le pas. Il ne voulait pas qu’Aaron oublie que Senri était en colère et malheureux.

Non pas qu’il voulait continuer de se plaindre et se lamenter sur son sort – même s’il ne détestait pas ça. Au fond, il se doutait que sa nature de sensitif ne serait pas aussi simple à renier. Il marqua une longue pause, le temps de laisser le temps à Aaron de répondre. Lorsque l’adolescent reprit la parole, son regard était fuyant, ses joues plus rouges que quelques instants plus tôt.

-Alors… Si ça vous dérange pas… Vous pouvez… Hm... m’aider à bloquer les émotions des autres ? Je vous promets que je ferais mes devoirs supplémentaires quand même.

Il finit par planter un regard mal assuré dans celui d’Aaron. Il avait l’impression que d’un instant à l’autre, il allait se liquéfier de honte, mais étrangement, il trouvait la force de soutenir le regard du professeur.


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oikawa
##   Dim 4 Aoû 2019 - 23:37

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La surprise est instantanée ; elle brouille son visage. J'ai un petit sourire compréhensif mais néanmoins un peu attristé pour lui. C'est clair qu'il n'a pas l'air d'apprécier être sensitif… mais Tonnerre, ça, oui ! Il a bien raison sur ce point : avoir des pouvoirs, au final, c'est assez cool. Cela étant… Les pouvoirs sont aussi une part de nous-mêmes. Refuser une partie de son pouvoir au profit de l'autre, c'est se créer soi-même des blocages. On s'impose de nouvelles limites, on croit savoir ce qui est bon pour nous... Et pourtant, si nous avons un pouvoir, c'est bien parce qu'il nous convient. Parce que nous sommes faits pour avoir ce pouvoir. Ce serait comme ne pas accepter certains de nos traits de caractère. On peut travailler dessus, faire en sorte de s'adapter, le tordre dans un sens ou dans l'autre ; mais au final, nous restons qui nous sommes.

Il est perdu dans ses réflexions, et surtout, cherche à se rassurer par les questions qu'il me pose. Ce qui est un peu con, étant donné que je serai parfaitement incapable de le rassurer sur ce point-là.

—Non, je commence, sans savoir comment formuler ma phrase pour qu'elle ne sonne pas trop violente, mais qu'il comprenne malgré tout. Ce n'est pas possible, un pouvoir ne se remplace pas. Tu remplacerais ton bras, toi ? Quand on obtient un pouvoir, il ne change pas ; jamais. Sinon, c'est clair qu'il y aurait pas beaucoup de marionnettistes ou de sensitifs...

Marionnettiste parce que ça sert à rien, et sensitif parce qu'il faut trop d'ajustements au début. Pour les tonnerres que nous sommes, c'est relou puissance mille. Je me mordille un peu la lèvre, sans trop savoir comment continuer.

—Si tu demandes à bloquer tes pouvoirs, c'est entièrement. Si tu demandes à retirer tes pouvoirs, c'est entièrement aussi. Les deux, je veux dire. En fait, l'élément et le pouvoir complémentaire... Je pense qu'ils servent à s'équilibrer l'un l'autre. Dans tous les cas, il est impossible de retirer un seul des pouvoirs du corps de quelqu'un.

Seuls les Masters expérimentés (à savoir : ceux qui maîtrisent l'énergie) peuvent le faire. Lors de sa Masterisation, j'avais testé sur le pouvoir de téléporteur de Mitsuki ; mais c'était dangereux, et pour un temps très limité. Elle pouvait encore se téléporter, simplement plus au-delà d'une certaine distance. Je pense que si on avait poussé le vice à le faire durant un plus long moment, ça n'aurait rien donné de bon. Autant ne pas donner l'information.

Mon sourire s'étire lorsque Senri reprend la parole pour me demander de l'aide. Moooooooh il est mignon ! Je hausse un sourcil amusé. Il me semble pas avoir parlé de devoirs supplémentaires, mais ça lui fera du bien de s'entraîner un peu, j'vais pas le décevoir non plus ! (Ouais j'suis un gentil salaud, j'sais.)

—Ouais, ça m'dérange. ... Nan, j'déconne, c'est bon, calme-toi, j'reprends assez rapidement, essayant de retenir mon rire. Bien sûr que j'peux t'aider. Déjà c'est mon job, et ensuite...

Haussement d'épaule. C'est plutôt cool d'aider les autres. J'me dis que j'ai envie de faire ce que j'aurais aimé qu'on fasse pour moi. PLUTÔT QUE GALERER DURANT DES ANNEES HEIN.

Pensif, je lui demande calmement :

—Tu voudrais qu'on tente ici, ou ailleurs ? Maintenant ? Ou plus tard, un autre jour, quand tu seras calmé ?

Je force pas, je laisse le choix. Mais bon, trop de choix tue le choix, des fois, il paraît.



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##   Mar 6 Aoû 2019 - 23:51

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Senri avait laissé ses yeux se perdre dans le vague quand Aaron avait révélé qu’il était impossible d’avoir des pouvoirs « sur-commande ». Les doigts du garçon se serrèrent sur le muret. Il s’en était douté, mais il avait voulu y croire. L’espace d’un instant, il avait eut espoir. Déception, désespoir et tout un tas d’autres émotions parasites et négatives commençaient à s’accumuler dans l’esprit du garçon. Cela étant, il trouva la force de formuler sa demande à son professeur.

Et en même temps qu’il demandait à Aaron de l’aider, il chassait ces pensées pessimistes. Il avait affronté bien pire et s’en était relevé. Les émotions des autres, c’était comme les brimades qu’il avait essuyés. Il fallait juste régler le problème. Évidemment, c’était plus délicat avec les émotions, pour les moqueries, Senri n’avait qu’à donner quelques coups de poings et coup de pression et c’était réglé. Là, molester et effrayer des gens qui ne faisaient que croiser son chemin était difficilement envisageable.

Mais ça irait… Il fallait qu’il apprenne à réagir autrement. Aaron représentait l’occasion parfaite.

Cela étant, ça allait être compliqué. L’adolescent était très peu – si ce n’est absolument pas – réceptif à l’humour du professeur de mathématiques. Le visage du garçon se mue de surprise et d’incompréhension en entendant Aaron. Il avait d’abord était surpris d’un refus alors que l’adulte était si avenant depuis le début et ensuite, il avait mis un certain à comprendre la raison de ce soudain changement de plan. Senri avait besoin d’un peu plus de temps que la moyenne pour capter l’ironie. Une moue gênée et agacée de s’être fait avoir pris rapidement place sur le visage de l’adolescent face au rire de l’enseignant.

Se retenant de ronchonner davantage, le jeune homme tenta de se concentrer à nouveau sur la discussion. Aaron se faisait bizarrement plus sérieux, mais plus distant aussi. Senri n’eut pas le loisir d’analyser ce que le comportement du professeur pouvait dire sur lui ni quoique ce soit d’autre. Le jeune homme s’en savait incapable. Du tac au tac, il répondit.

-Maintenant. Je veux en être capable le plus vite possible. Pour pouvoir avancer.

Le garçon se releva, songeant rapidement qu’il aurait peut-être dû demander si Aaron était d’accord par politesse. La perspective d’un nouveau faux refus conforta Senri sur sa décision d’aller droit au but. Il alla se placer devant Aaron, bras le long du corps, les épaules légèrement affaissées, néanmoins, il ne quittait pas des yeux le professeur.

- Je suis prêt à chasser ces émotions en dehors de… moi !

Il fallait l’avouer, il se sentait un peu comme un héros de manga et ça avait le don de le mettre en joie.


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##   Hier à 17:02

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HRP : Waaaaaah pardon Senri, j'voulais pas mettre autant de temps à répondre :sob: J'espère que ça te convient en tout cas  Sad J'aime tellement ce RP en plus Sad




La déception est immense pour l'ado ; je dirais pas qu'il ne s'en remettra jamais, mais j'imagine que là, c'est un coup dur. Cela étant, la raison de cette déception — si intense — m'échappe quelque peu. Il me parlait de téléportation et de force titanesque, peut-être qu'il s'attendait à quelque chose de plus... Viril ? J'ai presque envie de laisser échapper un rire à cette pensée. Peut-être qu'il n'est juste pas très subtile… Dans un cas pareil, je conçois que le don de sensitif paraisse un peu inutile. Mais la patience est une vertu qui nous permet  d'avancer, d'apprendre et d'évoluer face aux obstacles. Aujourd'hui, je pense que je serais très différent si je n'avais pas été sensitif. Pas forcément en bien, d'ailleurs.

C'est une porte qui s'ouvre, et une opportunité. Comment je peux essayer de lui expliquer... hm... Peut-être que ça ne s'explique simplement pas, et que ça s'expérimente, au contraire. J'ai trop tendance à materner les gamins, mais j'ai tendance à oublier qu'il faut aussi qu'ils fassent leurs propres expériences de déceptions et compagnie...

Si Senri a pas l'air hyyyper ravi de ma blaguounette, il garde il visage sérieux. Ah, putain, j'aime quand les gamins sont comme ça, ils sont trop cuuute blblbl on dirait Nicolas quand il était pe-- Dites-moi qu'j'ai pas pensé à ça-Ouais, non, rahhh. Calme-toi Daaron. CALME-TOI.

Mon sourire s'étire largement et je tape doucement dans mes mains en me redressant vivement, comme monté sur ressorts.

—Ah, parfait !! Bon ! Maintenant, maintenant...


Réfléchissons. Ca me prend que quelques secondes, le temps de voir ce que je peux lui proposer.

—Bon, déjà, on va s'assoir, c'est plus facile pour se concentrer. Si tu as besoin de te lever ou de bouger parce que ça te met plus à l'aise, tu pourras le faire, ok ? Y a des gens qui ont plus de facilité à utiliser leurs pouvoirs en ne bougeant pas au début, d'autres c'est l'inverse. Donc fais comme tu le sens pour toi.

Sans attendre, je m'installe, cul par terre, en tailleur, et je le regarde.

—Pour réussir à bloquer les émotions des autres, faut déjà avoir conscience de ce qui représente tes propres émotions et ce qui représente les émotions des gens autour de toi. Au début, t'auras peut-être un peu de mal, mais c'est une question d'habitude ; genre... (Je fais un moulinet de la main tout en parlant, essayant de pas perdre le fil de ma pensée.) Quand tu fais du vélo, au début, tu te dis "wat c'est quoi ce machin, j'ai pas d'équilibre, j'sais pas faire" et tu flippes, tu vois ? Mais quand tu apprends à en faire, au bout d'un moment, c'est aussi automatique que de respirer, faire ses lacets ou marcher.

J'espère que j'vais pas l'assommer avec la théorie, sinon on est pas aidés.



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