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Insomnies   
##   Sam 14 Sep 2019 - 0:21

Personnage ~
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Atumane Ngwenya
Atumane Ngwenya
Terre au pouvoir solaire
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     Encore une nuit à ne pas pouvoir dormir. Le flux de pensée qui s’échappait de l’aile des Terres était, cette fois encore, trop puissant, trop intense, trop pesant, trop présent. La journée d’Atumane n’avait pas été particulièrement productive : il passait d’une activité à une autre, une distraction à une autre, pour avoir quelque chose à faire, pour occuper son esprit. Il vivait et dormait à moitié.

     Ayant débloqué ses pouvoirs de télépathe, sa tante, Rosalina, se rendant aussi compte de la surveillance intense que Terrae plaçait autour de son neveu, ce qui pouvait poser problème quant à son implication dans le trafic d’armes à l’échelle internationale qui faisait la fortune de la famille Ngwenya, avait décidé de suspendre temporairement les activités d’Atumane. Être à Terrae ne l’avait pas empêché d’aider sa tante et patronne, en faisant du télétravail, en quelque sorte.
     Problème, où était la frontière entre la manœuvre visant à protéger de business, et donc Atumane, de la manœuvre pour se protéger soi, aux dépens d’Atumane, dont les pouvoirs pouvaient le faire passer du rang de subordonné à celui de chef ? Ce genre de manœuvre duale – protéger l’autre, mais surtout se protéger soi, défendre et attaquer – est assez courant dans les milieux en marge de la loi et le milieu des affaires – donc ne parlons pas de la combinaison des deux –, mais jusqu’ici, Atumane n’aurait jamais pensé que sa tante Rosalina le ciblerait de la sorte. Elle lui avait au contraire plutôt fait miroiter le poste d’héritier de l’empire.
     Quoi qu’il en était, Atumane se retrouvait donc seul, coupé de tout moyen de communication direct avec sa famille, en milieu potentiellement hostile, et avec des pouvoirs qui mettaient son esprit à rude épreuve.

     On comprend pourquoi il s’était levé vers une heure, après s’être retourné dans son lit sans parvenir à taire le brouhaha de pensées, pour aller fumer un joint dans les bois.
     Depuis qu’il avait rencontré Tiago, Atumane s’était trouvé un moyen chimique pour limiter les dégâts que faisait son manque de maîtrise de sa télépathie sur son rythme de sommeil. Une petite promenade, quelques taffes, et ça allait tout de suite mieux. En passant, il avait aussi pris une bouteille de bière chinoise, afin de maximiser les effets.
     Il faisais frais. Le ciel était couvert. La Lune, pleine, se distinguait derrière les nuages. On n’y voyait qu’à peine. Atumane avait dû allumer la lampe de son téléphone pour ne pas se ramasser sur une racine. Alors qu’il errait sous les frondaisons des arbres, essayant de ne pas trop penser pour sentir à fond les effets de l’herbe, il aperçut une lueur. Une lumière bien particulière, d’ailleurs : blanche, bleutée, indiquant qu’elle venait d’un écran d’ordinateur. Il y avait quelqu’un sur son ordi, au milieu de la nuit, dans les bois. C’était insolite. Curieux, Atumane se dirigea dans sa direction. Il n’était pas particulièrement discret, et de toutes façon, pour faire quelque chose au milieu du bosquet de Terrae en pleine nuit, la personne derrière l’écran devait elle aussi faire quelque chose de peu toléré. Atumane laissa libre cours à sa télépathie. Sa perception était déjà embrumée, et de toutes façon, il ne pouvait pas tout à fait entendre le flux de pensée, ou voir des images, mais plutôt deviner les intentions de l’autre, ce qu’il souhaitait faire.


Atumane : color=#993399 et font=Yu Mincho Light, serif

Atumane en neuf secondes:
 
##   Mer 25 Sep 2019 - 10:52

Personnage ~
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Sirpa Rogers
Sirpa Rogers
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Bon. Tu l’as eu, le nom du connard de l’autre soir. Celui qui a fait filler ta petite blonde, qui a goûté de ton pied et du sol de la boîte de nuit. Et aussi, il t’as permit de rencontre un type sympa. C’est là sa seule qualité, au moins on est d’accord sur ce point, même si tu ne le sauras jamais. Après ça, tu l’as cherché sur les réseaux, tu l’as trouvé, tu l’as contacté. Pas sous ta vraie identité, évidemment. Quand tu le veux tu peux être très conne, mais quand il s’agit de se venger, il pousse des ailes à ton cerveau. Tu as une dizaine de fausses personnalités sur tous les réseaux, que les plus malins peuvent facilement percer à jour. Mais voilà, les gens ne sont pas malins.
Donc cet abruti t’a répondu. Tu as trouvé un prétexte bidon pour lui envoyer un mail, t’introduire dans son ordinateur, et à partir de là, lâchez la chienne, t’as commencé à amasser ses données personnelles, à les trier, et à te monter un dossier avec tout ce qu’il a de plus compromettant. Tu as un moment hésité entre le chantage monnayé, ou la divulgation pure et simple de toutes ces informations, puis tu t’es rappelée que tu n’étais plus à New York avec Jones, et qu’il valait commencer par faire profile bas.

C’est pour ça que tu es là, à minuit très largement passé, enroulée façon sushi dans une doudoune, ton ordinateur sur les genoux, un thermos de café et des cookies avec toi. Autant dire que le sex-appeal t’a quitté, avec tes cheveux bordéliques repoussés sur le côté, ton visage pour une fois sans maquillage, et le large sweat dans lequel tu nages. La lumière de l’ordinateur redessine tes traits, et on est au niveau maternel si tu veux mon avis, tu ressembles plus à un Picasso qu’à la Joconde. Mentalement aussi, on s’approche du surréalisme. Tu es infoutu de te concentrer. Tes sens partent en vadrouillent autour de toi, enregistrant son, mouvement, odeur, température. Tu frissonnes sur un coup de vent, t’immobilises toutes les dix secondes, dans une sorte de paralysie mentale où la seule chose sûre est ça : l’envie de dormir. De te pieuter au fond d’un lit douillée aux oreillers dodus.

En te passant une main sur la face, tu t’apprêtes à faire la dernière ligne droite, être irréprochable pendant le temps encore nécessaire pour récupérer les mots de passes de l’autre con. Doucement tu tends les doigts vers le clavier, et t’immobilises. Un son à ta gauche, régulier, qui fait craquer les branches au sol, en simulacre de craquement d’os, et qui te fait trembler un instant. Autant pour les mauvais souvenirs que pour la peur d’être prise en flagrant délit. Enfin peur… Disons que tu n’as pas envie de partir d’ici, comme on t’a promis que tu y serais en sécurité.

Tu tournes ta tronche de déterrée vers le gars, plissant les yeux pour entrevoir la sienne, seulement il y a une règle universelle : une couleur sur une autre couleur, ça fait une couleur. Oui, j’essaye d’amener subtilement qu’il est noir, et que tu vois rien du coup. J’vous emmerde, okay ! Tu vois pas sa tête, mais la bouteille qui pend à sa main, oui. Super. Un pochtron. Au moins s’il est master, il ne pourra pas venir te reprocher grand-chose. Dans les plis de ta doudoune, tu prends ta lampe de poche, et baf ! en plein dans les mirettes du type.

« T’es qui toi ? »



LITTLE DEATH

##   Lun 30 Sep 2019 - 12:35

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Atumane Ngwenya
Atumane Ngwenya
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     « Déjà, baisse ça, merci. »
     C’est assez impoli de braquer sa lampe directement dans la tronche de quelqu’un.
     Atumane avait l’impression d’avoir surpris un gamin en train de piquer dans la jarre à biscuits. Et son flux de pensée renvoyait à peu près le même sentiment – pas qu’il tentât particulièrement de le sonder d’ailleurs, c’était assez évident. Même au sein de cette prison dorée, il n’y avait pas de couvre-feu et on pouvait aller et venir librement à toute heure, donc à moins qu’elle soit vraiment une première de la classe impressionnable – ce dont on pouvait douter en la regardant –, ce n’était pas le simple fait de sa présence qui créait en elle ce sentiment d’avoir été pris sur le fait. Il répondit, en anglais, n’étant pas équipé de la puce de traduction :
     « Tu fais quoi sur ton ordi à c’t’heure et dans ce coin ? Oh, pas que j’en aie quelque chose à foutre, tu me diras, c’est juste pour avoir de quoi discuter. »
     Il s’assit sur une racine à côté d’elle. Si on la coiffait un peu, elle serait assez belle. Atumane préférait quand-même les filles un peu plus âgées, ce n’était pas trop son genre de les prendre dès le berceau. Il tira sur sa taffe. La douce odeur d’herbe se répandit dans l’air.
     « T’en veux ? Je sais pas si c’est de ton âge, mais on est entre nous. »
     Seule une enfant irait se planquer en pleine forêt pour faire allez savoir quoi – comme Atumane ne s’en souciait que peu, il ne s’était pas assis de telle sorte qu’il eût pu regarder l’écran –, ou quelqu’un aimant particulièrement les arbres et la nuit. Peut-être voulait-elle être seule. Lui aussi, aurait apprécié, mais maintenant qu’il se trouvait en compagnie de quelqu’un, autant en faire quelque chose.


Atumane : color=#993399 et font=Yu Mincho Light, serif

Atumane en neuf secondes:
 
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