Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Quand un playboy est triste! [SEUL]
Ven 18 Nov 2011 - 19:18
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Je n’étais pas exactement dans l’hôpital, mais dehors. A vrai dire, quelque chose s’était passé, que je n’aimais pas. Akari était amoureuse de Sasuke. Il n’y a rien de méchant à tomber amoureux, me diriez vous, mais dans la famille Ushiromiya si. Non, plutôt pour moi, si. C’est MA petite-sœur. Possessif ? Peut-être. Pourquoi étais-je venu à Terrae, déjà ? Parce-que j’avais culpabilisé. Ne pouvoir sauver personne, particulièrement mes sœurs. Là non plus, je ne pouvais pas la sauver. Qui est-ce-qui l’a emmené à l’hôpital ? Sasuke. Et lors du combat de Shizuru ? Sasuke. Etais-je vraiment un grand-frère ? Oui, l’étais-je vraiment ? Ou juste un être égoïste ? Oui, surement la dernière option, à mon avis. Un être égoïste, possessif, débile, qui ne peut même pas sauver ses sœurs, qui ne sert… à rien. Il n’y a pas qu’Akari. Et Celia ? Elle ne sait même pas qui elle est vraiment. Depuis quelque temps, j’ai remarqué qu’elle n’était pas au top de sa forme. Mais je ne pouvais rien faire. J’étais possessif, et je ne faisais rien pour elles. Pardonnez moi, Akari, Celia, Ange… suis-je vraiment un bon grand-frère ? Ou alors, juste un pauvre con, possessif, qui ne sait rien faire, égoïste et arrogant ?
J’étais devant l’entrée de l’hôpital, adossé au mur. Je regardais le beau ciel sans nuages. Peut-être devrais-je retourner à la maison, et quitter Terrae. Je sentis soudain un cercle de flamme m’entourer. Je me détachais du mur, légèrement surpris. Ces flammes étaient incroyablement épaisses, chaudes et m’éblouissaient presque. Etait-ce les miennes ? Pourtant, je ne possède pas une telle puissance. Je me baissais et touchais la flamme qui ne brulait pas.


« Laisse-moi !! » hurla Akari dans ma tête.

Oui, je me souvenais de ce moment. La mort de son meilleur ami, celui qu’elle avait aimé.

« Dis, grand-frère, qui suis-je réellement ? Ah, même si je te le demande, tu ne me le diras pas de toute façon… »


Celia. Je lui suis reconnaissant de ne m’avoir jamais accusé de ne lui avoir rien dit. Quand je m’excusais, elle me disait tout le temps que ce n’était pas grave. Mais je savais que toutes les deux m’en voulaient, d’une façon ou d’une autre. Je n’étais pas un bon frère. Je m’assis par terre, entouré de mes flammes qui grandissaient de plus en plus, à chaque fois qu’un souvenir percutait mon cerveau. Je ne voulais que leur bonheur. Je ne voulais que leurs sourires. Et je n’agissais qu’en être possessif et égoïste. Les personnes qui passaient me regardaient, ahuries, par mes flammes, par mon visage si sombre.
Les personnes que je voulais protéger, je veux les voir sourire, les voir rire, les voir…heureuses. Je ne veux pas les voir pleurer, sombrer,... Je ne pourrais pas le supporter. Les gens disaient que j’étais une personne froide, sans grands sentiments. Mais pourtant, je vous assure que si. Je suis incroyablement sensible, mais je ne le montre pas. Je suis un homme, et un homme ne le montrera jamais. Un homme digne. Un homme fier.
Mais je n’avais pas de quoi être fier. Oui, de quoi devais-je être fier ? Mon père me le disait toujours : « Il n’y a rien dans l’apparence physique, Dan. Tout est dans le cœur. Un homme ne doit être fier que de son cœur, jamais de son apparence physique. Tous ceux qui sont fiers de leurs apparences physiques sont tombés bien bas. Retiens-le bien. » . Je crois que maintenant, je comprenais un peu plus ce qu’il m’avait dit. Mon père est une personne bien différente des « principes » de la famille. Il était incroyablement doux, et attentionné. Mais bien sur, quand il s’énervait, c’était du sadisme dés fois, et ça faisait très peur. Une personne que j’admire. Je veux lui ressembler. Il a toujours été capable de protéger ce qui était cher à ses yeux. Il avait… de quoi être fier. Je me levais, m’éloignant de quelques mètre de l’hôpital. Ne pouvant plus contenir la colère que j’avais contre moi, je brulai littéralement les végétaux présents. Heureusement, il n’y avait personne. Les arbres, les fleurs, l’herbe, tout… tout partit instantanément en cendre. Dans une flaque d’eau qui s’évaporait à grande vitesse, je pu apercevoir deux rubis à la place de mes saphirs virant vers l’émeraude, dés fois. Etoilisation ? Quelle mauvaise idée. Ma vue se brouilla légèrement, à cause de la fatigue. Oui, les flammes que j’avais utilisées n’étaient pas du niveau d’un Initié. Je m’effondrais, à genoux par terre, essayant de rester conscient. J’entendis des pas courir vers moi. Je levais la tête pour apercevoir deux yeux rouges inquiets, une longue chevelure bleue. Elle s’assit à mes cotés. Akari…


- Grand-frère !!

Je ne pu lui répondre, je n’avais pas la force.

- Grand-frère, tu me fais peur, réponds moi.

Je posais une main sur sa petite tête et la caressais tendrement, avec un léger sourire désolé. Je parvins à articuler cette phrase avant de m’évanouir sur ses genoux :

- Dis… est-ce-que… j’ai été…un bon frère… ?
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