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Parce que les charges contraires s'attirent toujours (PV Mitsu)
##   Mar 1 Mai 2018 - 22:07

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Parce que s'occuper était devenu un rituel efficace pour éviter de penser, le Master continuait ses journées bien remplies. Si la Mastérisation d'Ipiu fut éprouvante émotionnellement, le jeune homme resta dans l'ombre depuis. Disons qu'il n'avait pas réellement apprécier de se faire remarquer. Mais le devoir d'un Master passe avant toute chose. Et finalement, il en retint un très bon souvenir et une bonne expérience. 
Entre son devoir, les entraînements avec Lys, et les répétitions avec Joyce, le garçon cherchait toujours à s'occuper. CV'était devenu une obligation. Pourtant il le savait, il ne pourrait fuir cette situation plus longtemps. Et si le jour son esprit vagabonder ailleurs, la nuit était différente. 
Encore la nuit dernière, il fut réveillé en sursaut. Non, pas en sursaut. Mais avec une terrible douleur au torse. Et plus exactement, au coeur. Pourquoi? Parce qu'encore une fois, dans l'un de ses rêves, il voyait son visage. C'est un rappel douloureux qui le transperce dans son sommeil. Et il aura beau se mentir, elle lui manquait terriblement.


Et puisque cette nuit fut fatigante et longue, il rendit la journée plus productrice encore. Redoublé d'effort pour chasser toute pensée empoisonnante. Il s'était monté un atelier dans un coin de la chambre. Will savait parfaitement qu'il ne devait pas s'en approcher. Et puis c'est pas chez les Novices qu'on va venir fouiller. La parfaite planque. Dans ses recherches, il réussit à construire plusieurs petits gadgets essentiels pour défendre un endroit. Un endroit tel que Terrae. Dans ce qui paraissait être une arme à feu, il fit glisser de petits cristaux Tonnerre. Un taser en soit mais plus puissant. Avec l'énergie d'un Master, ça pique. Et c'est un plan B quand on manque d'énergie. Mais ce n'est pas tout. Sur sa droite trône un magnifique sabre. Pas un sabre basique. Ce dernier est un véritable conduit pour l'électricité. Plus facile à diriger grâce à sa forme. C'est peut être de l'extrême, mais indispensable. Enfin du moins, c'est ce que pense Ys. De toute manière, il ne compte pas les présenter qu'en éventuellement besoin urgent. Tout comme ce fut le cas quelques mois auparavant.
Et ce fut sur un air nostalgique qui passait à la radio que le garçon s'effectua à sa lourde tâche.
Se téléportant avec rapidité d'un endroit à un autre, d'un bout du bureau à l'autre, ou encore du lit au placard, torse nu, le jeune homme, cigarette au bec, utilisait son énergie à bon escient. Du moins, jusqu'à que la clarté manque. La journée touchait à sa fin et puisqu'il n'était pas sortis de cette pièce, il se décida enfin à prendre une douche.

Un simple jean et d'un t-shirt noir, l'idée de prendre un verre lui traversa l'esprit. N'ayant plus rien à boire ici, il pourrait se désaltérer dans le bar le plus proche. D'un claquement de doigt, il se téléporta jusqu'à l'endroit prédis. Il y a avait pas de monde pour un jour de la semaine. Et il y semblait même avoir pas mal d'agitation au centre de la salle. Se dirigeant vers le bar, Ys interpella le barman pour une bière. 
Jusqu'à présent rien de particulier. Puis finalement il fut à son tour curieux de savoir pourquoi autant de monde se regroupé autour d'une table. Obligé de devoir se faufiler en bousculant, le Master chercha du regard la raison de cette agitation quand, avec effrois, son regard s'attarda sur une personne très familière. 
Mitsuki.
C'était donc elle la raison de cette attroupement. Elle dansait et se déhanchait sur une table. Les gens l'acclamaient, et plus la foule applaudissait et hurlait, et plus elle continuait. Enfin du moins, c'est ce qu'on penserait. Mais étant proche, ce n'est pas ce qu'Ys aperçut. Si aux premiers abords, il fut choqué de la voir agir ainsi, la rage le gagna rapidement quand il remarqua un groupe d'hommes sourient aux éclats. Proche d'eux, il put nettement entendre ces derniers s'exclamer.

"Hé les gars, ce soir je l'aborde et vous allez voir comment je vais la faire frimousser moi aussi! Héhé!"

Le coup part tout seul. D'un coup de coude dans les dents, l'inconnu tombe en arrière. Personne ne remarquera cette altercation si ce n'est ses amis qui se sont précipités vers lui. 
N'ayant plus le choix, Ys ne pouvait pas supporter d'avantage de voir Mitsuki s'afficher de la sorte. Contraint d'agir, il dut bousculer les gens devant lui pour arriver au pied la table.

"MIT-MITSUKI! MITSUKI!"

Mais il pourra hurler autant qu'il veut, il ya trop de bruit. Et puis Mitsu semble différente. Ça cloche. Quoi, elle a trop bu? Putain c'est reloue!
Dans un excès de colère, le Master n'avait pas d'autre choix que d'agir à sa manière. Il attrapa l'une de ses mains qui fut proche de lui et la força à descendre. Mais elle ne semble pas d'accord. Usant de sa force d'homme, Ys l'obligea à descendre et d'un revers, il la fit basculer sur son dos, la portant comme un sac à patates sur son épaule. 
C'est bon les gamineries! Sa patience a expiré. Et c'est dans un râlement de la foule, déçue de voir son idole quittait la scène trop tôt, qu'Ys s'éloigne avec son fardeau hors du bar.


##   Mer 2 Mai 2018 - 11:59

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HRP : C'est trop chou de voir Ys bricoler ♥️ Et il est trop mignon uqgdkleirfh J'suis presque deg de devoir écrire avec une Mitsu débauchée XD

Mes yeux se posèrent un instant sur Mokona et Modoki et voletaient en face de moi. Un large sourire étira mes lèvres et je leur accordai une petite caresse sur la tête avant de remonter mes manches. Allez, plus qu'à terminer deux trois trucs et ça part !

Nous avions presque terminé notre planche volante avec Asb quand il y a eu l'apocalypse à Terrae, et après... Après disons que ça a été compliqué de reprendre. Il fallait laisser à tout le monde le temps de se reconstruire. Surtout pour moi en fait, j'avoue. J'ai dû prendre le temps de me reconstruire. Mais, hé, c'était pas plus mal, je n'avais jamais été aussi productive de ma vie !

J'appuyai sur le bouton ON et la planche commença à léviter légèrement, laissant entrevoir un millier de boutons qui clignotaient en même temps. Je souris de plus belle, et l'éteignis. Bon, maintenant, il fallait que je trouve le temps d'aller voir Asb pour lui montrer ça ! Et Nico. J'lui avais demandé pas mal d'aide avant qu'on soit obligé de laisser nos plans tomber à l'eau à cause de la disparition d'Hideko.

J'effectuai une petite danse avec mes deux robots chéris avant de me téléporter dans la salle de bain pour prendre une bonne douche. La journée était loin d'être finie, ce soir, il y avait encore un karaoké au bar et c'était devenu tellement ma viiiie, je pouvais pas passer à côté !

Une fois propre et séchée, je me maquillai légèrement, laissant mes cheveux qui avaient bien repoussé tomber dans mon dos. J'enfilai une combi-short noire, des petites bottines de la même couleur et une veste en cuir avant de jeter dans mes poches mes clés, mes clopes et ma carte bleue pour payer mes consos. J'envoyai un sms à une fille que j'avais rencontré l'autre jour au bar et avec qui je m'entendais bien, et glissai mon téléphone dans ma poche avant de prendre la direction du bar, offrant un petit bisou à Balto avant de laisser la porte se claquer derrière moi.

Une fois sur place, je m'installai au bar et commandai un mojito après avoir salué le barman. Je laissai tomber deux gouttes de mon remède miracle dans le verre et bus quelques gorgées. Rapidement prise dans l'ambiance, je m'inscrivis à la prochaine chanson du karaoké et ne tardai pas à me retrouver sur le devant d'une scène improvisée, le micro en main, sur un nouvel air de Beyoncé, qui était devenue clairement mon idole. Tandis que les airs de single ladies s'élevaient dans la pièce, je me téléportai sur une table vide et débutai le show. C'est tellement appréciable. Je me sens tellement libre, à chaque fois, c'est enivrant.

Mais il fallait croire que ce soir était un soir différent. Ce visage que j'aurais reconnu entre mille apparut devant moi, visiblement en colère. Il m'attrapa le poignet et je fronçai les sourcils. Non, non, je veux rester ici, je veux danser, chanter, m'amuser, ne me retire pas ça. Ca a été dur pour moi d'arriver là, j'en ai bavé, tu peux pas me faire ça. Pas là, pas maintenant, je suis dedans, je ris, je souris, tout va bien, alors ne me retire pas ça s'il te plaît.

Mon refus ne fut visiblement pas accepté et je me retrouvai tirée vers lui avant d'être posée sur son épaule, laissant le micro à l'abandon derrière moi. Mon coeur s'agita à ce contact et des larmes brûlantes commencèrent à me monter aux yeux. Non non non, s'il te plaît, ne me fais pas ça, ne me retire pas ma liberté, ne me détruis pas une deuxième fois, c'était beaucoup trop dur la première fois.

Le cristal que je gardai toujours dans mon soutien-gorge réagit en conséquence, réveillé par mon état d'alerte, et j'en puisai une grande quantité d'énergie avant d'être déposée sur le sol ferme, à l'extérieur du bar.

Mes larmes avaient disparu et avaient été remplacées par un grand et joli sourire sur mes lèvres.

-Ys ! Ca me fait super plaisir de te voir, ça fait un moment maintenant ! Quelques mois au moins, non ? Ohlàlà, je ne pourrais pas compter ! Oh, tiens, tu veux une cigarette ?
lançai-je tandis que je sortais mon paquet de ma poche et le tendais vers lui. Qu'est-ce que tu viens faire ici dis-moi ? Quoi de beau depuis le temps ?!




##   Mer 2 Mai 2018 - 19:23

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HRP> Ah c'est sexy un homme qui bricole à moitié nu x'D Ils n'auront qu'à faire du IKEA ensemble, ça va être chaud!

Etant éloigné de toute cette foule et son ivresse, Ys put reposer la Master au sol. Alors oui, ce n'était pas très galant, et sérieusement, l'idée de lui reparler de cette manière était loin de ce qu'il avait imaginé. Mais c'était plus fort que lui, il ne pouvait pas la laisser s'afficher ainsi encore plus longtemps. Non parce qu'elle est Master et qu'elle se doit te tenir un statut, mais parce que bon sang! Il l'aime toujours autant et c'est douloureux. 

Et contre toute attente, cette dernière ne le repoussa pas. Bien au contraire, elle lui afficha un large sourire et des yeux brillants. Genre elle est content de le revoir? 

"Plaisir?"

Souffle à son tour le Master. Ah oui, elle est contente. DAMN IT!! Non mais elle ne peut pas être si heureuse de le voir là. Ils se sont séparés sur un mauvais terme. Ils se sont engueuler quand même! Ce n'est pas rien. Honnêtement, on ne peut pas être heureux et tout sourire de revoir une personne qu'on a détesté... Enfin, du moins, c'est ça? Non? 
Dans l'incompréhension, Ys cherche du regard quelque chose sur quoi s'accrocher. Ça signifierait alors qu'elle vivait son absence parfaitement? Ce n'est pas qu'il souhaite la voir malheureuse non plus mais... Bordel! Pourquoi c'est le seul connard à souffrir? 
Très bien on ne va pas s'énerver tout de suite et on va tenter de comprendre. Et alors qu'il repose les yeux sur elle, c'est pour tomber sur cette cigarette qu'elle lui tend. Ah.... 
Affichant un fin sourire, le Tonnerre prit cette cigarette tendue, lentement. Et sans la quitter du regard, son expression faciale change. Il devint plus dur et fermé. De son autre main, il vint écraser la cigarette contre la paume de sa main. Et sa tête en disait long: c'est même pas la peine de fumer devant lui.

"Je peux savoir ce que t'as fumé d'autre? T'as bu aussi? Ou t'as clairement pris quelque chose?"

Elle n'est pas la Mitsu qu'il connait. La Mitsuki de ses souvenirs ne fument pas. Elle ne se pavane pas de la sorte. Elle est une sportive avec de l'ambition. Et cette tenue... Ce n'est pas que ça ne lui aille pas. Mais jamais elle ne s'était vêtue ainsi quand ils étaient encore ensemble. Ensemble... Alors quoi? Elle est célibataire? C'est ça l'idée? Depuis quand ne se comprenaient-ils plus? 
Se frottant les mains, l'attention du Master retomba sur autre chose. Et il y avait bien autre chose. Tout près. Une aura puissante qui émergeait du corsage de la jeune femme. Un éclat vint confirmer ses doutes. Les sourcils froncés, Ys braqua son regard dans le sien et lui tendit la main.

"Ne m'oblige pas à aller le chercher par moi même."

Mitsuki lui cachait quelque chose et par delà les secondes qui s'écoulaient, plus il restait près d'elle, plus il avait la sensation que ces rumeurs auxquelles il ne souhaitait pas y croire, étaient bel et bien réelles. Le pire reste surement à venir. Qu'allait-il encore apprendre? Et jusqu'où pourrait il le supporter?


##   Mer 2 Mai 2018 - 19:39

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HRP : Nan mais si, un homme qui bricole cey bô.

J'arquai un sourcil quand Ys écrasa la cigarette que je venais de lui donner. Ca sert à rien de faire ça, si t'en veux pas il suffisait de le dire... Je comprends vraiment pas là, franchement. Je roulai des yeux avant de hausser les épaules. Bah, tant pis, c'est qu'une cigarette après tout.

J'en sortis une pour moi et cherchai mon briquet dans mes poches. Je relevai le regard vers lui alors qu'il reprenait la parole. Mes sourcils se froncèrent. Je retirai la cigarette de ma bouche avant de l'avoir allumée.

-Nan mais n'importe quoi ! J'ai à peine bu quelques gorgées de mon mojito, et j'ai rien fumé d'autres que des cigarettes. Tu m'as prise pour qui ? Franchement n'importe quoi. T'as vraiment l'esprit tordu.


Je mis enfin la main sur mon briquet, et j'allumai ma cigarette, crachant une belle bouffée de fumée blanche. Je me tournai pour m'appuyer dos contre le mur et je regardai autour de moi à la recherche de quelques visages familiers. Je croisai le regard des personnes avec lesquelles j'étais en train de discuter quand j'ai croisé Tahia au bar l'autre jour et je leur adressai un signe de la main accompagné d'un sourire, avant de reporter une nouvelle fois mon attention sur Ys. J'écarquillai les yeux avant d'arquer un sourcil, reprenant une taffe de ma cigarette.

-De quoi est-ce que tu parles ? Je comprends vraiment rien à ce que tu dis ce soir, il va falloir que tu sois un peu plus explicite si tu veux qu'on discute,
lançai-je en croisant les bras sur ma poitrine, resserrant mon emprise autour du cristal.

Et il allait me falloir de plus grosses doses que d'habitude si je voulais survivre à ce tête-à-tête. Sérieusement, pourquoi fallait-il qu'il soit là ? J'étais bien, j'allais mieux, je recommençai à vivre, à oublier, à reprendre un vrai rythme de vie. C'était peut-être pas toujours top, mais c'était toujours mieux que de rester enfermer dans ma chambre à broyer du noir toute la journée, non ? Alors pourquoi, pourquoi débarquait-il ce soir-là, pourquoi m'empêchait-il d'être libre ? C'était bien lui qui était parti, non ? C'était bien lui qui m'avait larguée, non ? Alors pourquoi est-ce qu'il revenait vers moi comme ça, s'il ne m'aimait plus ? Je ne veux plus retomber là-dedans, je ne veux plus souffrir, alors s'il te plaît, s'il te plaît Ys, ne m'inflige pas ça.




##   Mer 2 Mai 2018 - 20:44

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Ok, elle se fiche carrément de lui. Elle est sans gêne, elle sort même une cigarette pour elle. C'est lui ou elle est complètement arrogante là?! Non mais on croirait voir une gamine capricieuse qui se la raconte sous ses grands airs. Arquant un sourcil, Ys tentait en vain de comprendre et de déchiffrer. Il aura beau chercher sous ces traits, elle est loin sa Mitsuki. 
Et c'est quoi ce regard qu'elle lui jette? Il déteste ce genre de personnage, ces comportements. Ça le rend encore plus dingue et impulsif. Mais non, il ne faut pas céder à la tentation. La Master argumente n'avoir rien pris d'autre qu'un verre de mojito. Elle se défend. Et pendant ce temps, ce n'est pas tant une réponse que chercher à obtenir le Tonnerre, mais une faille. Et alors qu'elle salua un groupe de personne plus haut, le jeune homme aperçut une lueur. 

Cette dernière reporta son attention sur lui. Et suite à ses paroles et sa main tendue, elle reste toujours sur sa défensive. Ah oui? Vraiment? Très bien. Si de la manière douce elle ne coopère pas, Ys n'avait pas d'autre choix que d'être un peu plus brute. Sorry mais il n'avale pas la pilule. Il ne voit pas croire que cette fille qui se dandinait sous des regards soit celle qu'il avait demandé en mariage quelques mois auparavant.

"Tu ne me laisses pas le choix."

D'un geste vif et souple, il frappa dans la cigarette restée entre ses lèvres. Cette dernière est projetée plus loin obligeant sa propriétaire, sous le coup de la surprise, à décroiser des bras comme pour rattraper son bien. Sauf que même là, elle n'aura pas le temps. 
Attrapant son poignet, Ys bloqua cette dernière contre le mur se trouvant derrière elle. Il en est bien conscient, ce n'est peut être pas la manière la plus appropriée pour des retrouvailles, mais il le sent, elle n'est pas dans son état normal. Ancrant son regard dans le sien, il lui laissa le temps de quelques secondes pour comprendre. Et sans sa permission, il vint plonger sa main dans le plongeant de sa combi. 


"Ne fais pas cette tête. Je t'ai vu sous tous les angles..."


Laisse-t"il sous entendre sous un petit sourire provocateur. Simple vengeance pour avoir été une merdeuse.
Si c'est gênant pour elle, ça l'est tout autant pour lui. C'est tout de même tentant, et il faut également contrôler des pulsions. Mais heureusement pour lui, il n'aura pas à plonger la main plus loin qu'il trouva la cause de cette lueur. 

Il s'attendait à tout sauf à ça. Un cristaux, lisse et puissant, se tenait entre ses doigts. Ys le contemplait comme ce fut la première fois mais l'aura qui en dégageait, il le reconnut rapidement. Cristal d'un Sensitif. Encore aujourd'hui, il pouvait ressentir, même pour une infime seconde, l'empreinte d'Ipiu et d'Aaron sur lui. Maintenant il comprenait mieux le comportement de la Master. Ses prunelles quittèrent difficilement la petite pierre avant de le reporter sur la jeune femme. 

"Tu m'explique?"

Ainsi les rumeurs disaient vrais... C'est la chute. 
Avoir recours à ces cristaux, c'est comme suivre une thérapie. Mais s'en servir tous les jours, à chaque moment, sans cesse, c'est une drogue. C'est s'effacer. Effacer ses véritables émotions. C'est perdre son identité. Et pour l'instant l'émotion qu'il tente de contrôler, c'est la colère qui monte.


##   Mer 2 Mai 2018 - 23:09

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J'eus à peine le temps d'entendre les paroles d'Ys que je me retrouvai bloquée contre le mur, ma cigarette ayant volé au loin, son visage à quelques centimètres à peine du mien. Mon coeur rata un battement et j'avalai difficilement ma salive. Pas de proximité s'il te plaît. Pas autant de proximité. C'est encore trop dur d'accord ?

Je le fixai, choquée par ses gestes, choquée par son regard, choquée par ses mots tranchants. Je me mordis la lèvre inférieure alors qu'il glissait une main dans mes vêtements. Ne fais pas ça s'il te plaît. Pas comme ça. Pas dans la rue. Ne glisse pas ta main contre ma peau. Je ne veux pas sentir tes doigts qui m'effleurent. Je ne veux pas te sentir aussi près. Aussi près et aussi loin à la fois. Tu es trop loin maintenant. Tu ne veux plus de moi, je l'ai bien compris. Alors ne fais pas ça d'accord. Ne me retire pas la dernière chose que j'ai. Ne me détruis pas une deuxième fois. La deuxième fois, je ne pourrais pas le supporter. La deuxième fois, je ne sais pas ce que ça donnera. Et je ne veux pas le savoir.

Il s'éloigna, sa main se retira, son regard me quitta. Il tenait le cristal de sensitif entre ses doigts.

Un frisson me parcourut tout entière et je détournai le regard, ne voulant plus le regarder, ne voulant plus l'entendre, ne voulant plus rester ici. Je voulais partir, rentrer, me coucher, dormir, oublier. Demain est un autre jour, pas vrai ? Demain est un nouveau jour, et je pourrais prétendre que rien de tout ce qu'il s'est passé ici n'a eu lieu. Ce n'est que le fruit de mon imagination. Ce n'est que le fruit de mon imagination, et je le sais très bien. Alors pourquoi est-ce que c'est si fort ? Pourquoi est-ce que sa simple présence suffit encore à me retourner tout entière ?

J'ai tout essayé. J'ai essayé de lui sourire, j'ai essayé de faire comme s'il n'y avait rien. J'ai essayé d'aller bien pour qu'il aille bien, pour qu'il m'oublie - parce que c'est ce qu'il voulait, m'oublier, pas vrai ? J'ai tout fait. Alors pourquoi est-ce qu'il reste là ? Pourquoi il est contrarié, pourquoi il me fait ces reproches, pourquoi est-ce qu'il continue à me parler ?

-J'ai rien à expliquer,
crachai-je en lui arrachant le cristal des doigts, sentant les larmes me monter aux yeux.

Mes yeux se fixèrent sur le vide tandis que je resserrai mes doigts fins sur la surface lisse du cristal.

-Pourquoi t'es là Ys ? Franchement ? Pourquoi tu fais ça, pourquoi tu te comportes comme ça ? Pourquoi tu m'engueules ? Jusqu'à preuve du contraire, c'est toi qui est parti. C'est toi qui m'a laissée tomber, peut-être au moment où j'avais le plus besoin de toi. C'est toi qui m'a abandonné, alors pourquoi tu agis comme ça ce soir, franchement ?


C'était déjà assez dur à supporter une fois. Je ne veux plus me disputer avec toi, pas une autre fois, plus jamais, plus jamais. Je ne veux pas, je ne peux pas. J'ai déjà été gentille, j'ai respecté mon contrat, je n'ai pas utilisé ma greffe, je ne me suis pas blessé, je n'ai rien fait ! Alors s'il te plaît, s'il te plaît, laisse-moi. Je ne peux plus y arriver si tu te comportes comme ça, si tu me fais des reproches, si tu me cries dessus.

Je ne peux pas y arriver si tu es si près de moi, si tu me touches, si ton regard s'attarde sur moi, si tes lèvres se mettent à bouger, je ne peux pas. Alors je t'en prie, ne me fais pas plus de mal que ce que tu m'as déjà fait.




##   Mer 2 Mai 2018 - 23:56

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La petite pierre entre ses doigts reflétait sous les lueurs de la lune. Cette toute petite chose... si magique, si puissante au point de détruire l'identité d'une personne. Ys ne veut pas savoir qui en est le propriétaire, ça n'apporterait rien. En revanche, il sait très bien que Mitsuki n'est pas une idiote. Elle connait les conséquences de ce pouvoir et de la manière dont il faut l'utiliser avec modération. Alors pourquoi? Elle est là la facilité à tous les problèmes? Le Master ne comprend pas. Il ne saisit pas. Comment pouvait elle céder si facilement à la tentation? Etait-ce si dur que cela? 
Et tandis qu'il tentait de comprendre, cherchant à se voiler la face, que c'était faux, Mitsuki lui arracha le cristal des mains. Ce qui eut pour réflexe de braquer son regard rouge sur cette dernière. Elle le garde près d'elle comme pour s'accrocher à une bouée de sauvetage. Mais c'est alors qu'il remarqua son changement brusque. L'expression de son visage était différent de ce début. Elle paraissait... paralysée. 

Il l'écouta poser toutes ces questions. Il ne l’interrompu à aucun moment. Et encore cette fois, c'est l'incompréhension. Il fronce les sourcils, l'observe longuement. Mitsuki souffre intérieurement tout comme lui. Mais il semblerait qu'il soit plus fort pour les dissimuler. Si elle ne s'est pas faite du mal en usant de sa greffe, elle s'est perdue sous des émotions qui ne sont pas les siennes. Elle est là, la terrible vérité. Sa culpabilité. Et ses paroles sont d'autant plus inquiétantes. Ses poings se desserrent peu à peu. Depuis quand sont ils serrés ainsi? A quel moment? Il ne l'avait pas sentis. Peut être quand il a réalisé devant toute la souffrance et les conséquences de son éloignement.

"Mitsuki..."

Si seulement elle pouvait comprendre combien c'est d'autant plus dur de ne pas pouvoir la prendre dans ses bras. Caresser sa peau, respirer son odeur. La toucher, l'embrasser. C'est frustrant. Parce qu'ils ne partagent pas le même amour, qu'il dut apprendre à étouffer ce trop plein. ce désir ardant de ne faire plus qu'un avec elle. C'est devenu étouffant de se forcer à garder cette distance. 
La voir aux réunions, la voir au loin.. seule ou avec des amis. Entendre parler d'elle. Entendre des murmures au détour d'un couloir. C'est cette violence qu'il a cherché à taire. Cet excès, ces pulsions qui le violentaient, le désir de pouvoir retourner la voir. Même pour rien, même s'ils ne se parlent pas. Juste sentir sa présence. 

Mais non. 


Il fallait calmer ces sensations, les rendre plus conformes à la règle. Devenir seulement ce dont elle avait besoin et pas plus. Accepter. Accepter cette infime amour, quelque soit, juste assez pour pouvoir continuer à partager sa couche. 

"Je ne t'ai pas abandonné. Je voulais juste prendre du recul. Ne pas écouter ma fierté de mec mal placée. Et surtout, accepter."

Reprit-il d'une voix plus douce, voire faible. Savoir reconnaître ses faiblesses, c'est d'autant plus douloureux que de recevoir des droites. Mais il est encore plus douloureux de la voir souffrir, et ce par sa faute. La quitter... pour un temps mais jamais pour l'éternité. Ça serait pire que son refus suite à sa demande. Ça serait tout un monde qui s'écroule. 
Par contre si elle en a pensé différemment, c'est qu'à un moment donné, ils ne se sont plus compris. Depuis quand pense-t'elle que tout est terminé? Le veut elle réellement? Cette simple pensée lui coupe le souffle. Mais il doit en avoir le coeur sûr. Et son changement d'expression, quelque peu désolé, devient inquiétant. 

Mitsuki, dis moi, qu'as tu fais? Je veux dire, tu.. Tu désires vraiment qu'on ne soit plus... ensemble?"

Même le prononcer lui arrache les tripes. Et c'est dans son regard qu'il tente de trouver une réponse. Se pourrait il alors qu'elle est conclut une fin à leur relation? Ce qui expliquerait alors la présence de ce cristal. L'aider à remonter la pente.


##   Jeu 3 Mai 2018 - 0:29

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Mon coeur se serra et je sentis que ma main qui tenait le cristal commençait à trembler. J'avais beau essayé de me concentrer sur tout ce qui m'entourait, je n'y arrivais pas. J'avais envie de le regarder, de le toucher, j'avais envie de me blottir dans ses bras, j'avais envie de me délecter de son odeur, de me perdre contre son torse. Pourquoi, pourquoi avait-il fallu qu'il soit là ce soir ? J'y étais parvenue, nan, à remonter la pente ? J'avais réussi à retrouver ma bonne humeur, j'avais réussi à refaire des choses productives, j'allais bien. Alors pourquoi, juste pourquoi ?!

Les mots s'échappèrent de ses lèvres et je relevai le regard vers lui malgré ma réticence. Je ne voulais pas le regarder, je ne voulais pas craquer, pas devant lui. Je ne voulais plus pleurer devant lui, non, je ne voulais plus pleurer tout court. J'avais beaucoup pleuré déjà, trop. C'était déjà bien assez pour une vie, je ne voulais plus pleurer.

Ses mots me brisèrent. Prendre du recul. Ne pas écouter sa fierté. Accepter. Accepter... Mon diaphragme se contracta et je sentis mes yeux commencer à me brûler. Mes lèvres tremblèrent et je tournai la tête pour cacher les larmes qui commençaient à rouler sur mes joues. Je rabattis mes cheveux sur le côté de mon visage, masquant mon regard.

Qu'est-ce que j'ai fait, hein ? Qu'est-ce que j'ai fait ? C'est moi ? C'est moi qui voulait qu'il parte ? Qui voulait qu'on se sépare ? Excuse-moi d'avoir cru ça Ys. Excuse-moi de ne pas avoir compris. Mais tu es parti. Tu as fait ta valise, et tu es parti. Tu ne m'as plus jamais donné de nouvelles. Tu ne m'as pas adressé un seul mot le peu de fois où l'on s'est croisé avant que je décide d'arrêter de me rendre aux réunions de Master. Tu ne m'as rien dit. Tu m'as oubliée. Tu as repris et continué ta vie.

Comment je pouvais savoir, hein ? Comment je peux savoir ce que tu penses si tu ne me dis rien ? Comment je peux deviner qu'on est encore ensemble si tu n'es plus avec moi, si tu n'es plus à côté de moi le matin quand je me réveille, si tu ne viens plus avec moi pour promener Balto, si tu n'as plus aucune affaire à la maison ? Comment je peux deviner qu'on est encore ensemble si tous les signes prouvent le contraire ?

Les larmes roulaient sur mes joues et je reniflai maladroitement. Je me frottai les joues d'un revers de la manche ; mauvaise idée, l'eau ça glisse sur le cuir, ça l'éponge pas. Je ne savais même pas quoi répondre. Je ne pouvais pas répondre de toute façon, avec les sanglots qui commençaient à pointer le bout de leur nez. Comment est-ce que j'aurais pu répondre, hein ? Si c'est pour hoqueter entre chaque mot, ça sert à rien.

Mon coeur me faisait si mal que j'avais envie de me planter une main entre les côtes pour le sortir et le jeter au loin. J'étais pas prête pour la confrontation, je suis désolée. Mais je ne suis pas prête. Je suis juste... faible. J'suis pas forte, Selvi avait tort. J'suis pas forte. J'suis juste faible et lâche.

Quand je crus que ma crise de larmes était passée, je m'essuyai les joues, espérant réussir à articuler quelques mots avant de sombrer. Je reniflai maladroitement, gardant la tête de profil, ne me sentant certainement pas d'affronter son regard.

-Qu'est-ce que je devais penser alors, hein ? T'es parti Ys. T'as pris tes affaires et t'es parti. Et à partir de là, c'était le silence radio. Qu'est-ce que je pouvais penser d'autre, dis-moi ? J'aimerais savoir, vraiment. J'aimerais savoir.


Les larmes me montèrent de nouveau aux yeux et je me tournai pour me retourner face au mur, collant mon front contre la surface lisse et froide des briques.

-Si t'as prévu autre chose pour ce soir, je t'en prie, vas-y,
parvins-je à articuler entre deux sanglots. T'embête pas à rester là.

C'est beaucoup trop dur.




##   Jeu 3 Mai 2018 - 21:42

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Toutes ses affaires? Mais non! Mais... Il n'a pas tout pris, pas au point de vouloir disparaitre de sa vie. Si? Depuis quand ne sont ils plus sur la même longueur d'onde?
Il voulait juste prendre du recul, réfléchir et ne pas s'emporter. Certes ils ne s'étaient pas quittés en bon terme mais... 
Mitsuki l'avait oublié. C'était un fait. Alors oui, elle a raison, rien n'aurait pus lui prouver le contraire. Et son silence n'a fait qu'aggraver la situation. S'il se rend compte maintenant, il est déjà bien trop tard. La jeune femme aura beau le fuir du regard, cacher son regard, le mal était fait. Il pouvait l'entendre, le voir, le sentir.
L'avait-elle attendu? Peut être... jusqu'à que la raison ne la rattrape. Jusqu'à qu'elle ne plonge dans le bienfait de ces cristaux. Qui souffre le plus maintenant? Lui? Elle? Baissant le regard au sol, il tentait en vain de trouver n'importe quel indice, n'importe quoi, qui aurait pu contredire ses paroles. Mais non...

"J'étais largué..."

Laisse-t'il sous entendre, le coeur gros. Cette douleur aigue qui le taillade dans la poitrine. L'idée que Mitsuki ait pu continuer sa vie sans lui, en tant que célibataire, une femme libre... C'est le vertige. Et tout ce qu'il peut faire, c'est tenter de s'expliquer. Son manque de tac et de communication lui avaient coûté plus d'une fois des soucis. Lui, le bourrin qui ne réfléchit pas, qui ne s'exprime pas. Et il ne venait de commettre cette fois l'irréparable.

"C'était plus facile de partir, pour un moment. Mais dans un sens, je le savais, je ne pourrais pas te quitter définitivement. Même si je ne savais plus comment te parler. Ou comment me comporter avec toi. Ou encore t'aimer..."

Ce trop plein qu'il fallait calmer, être à égal avec elle pour ne plus la gêner. Depuis cette demande, il avait bien compris que son amour n'était pas aussi réciproque. Qu'il y avait encore cette part de méfiance. Et il fallait par tous les moyens apaiser cette souffrance de ne vouloir faire qu'un avec elle. Et il aura beau de tenter, de trouver les mots exacts, la jeune femme ne désire pas en attendre d'avantage. Elle se détourne de lui. C'est d'autant plus douloureux que de l'avoir recroiser. 
Cette simple vue est insupportable. Pas de rejet. Pas encore. Pas cette fois. Il ne veut pas la quitter ici, comme ça. Pas après ça. Pas en ayant pris conscience de l'état dans lequel Mitsuki se noyait. Combien même elle ne l'aimerait surement plus, qu'elle ne le voudrait plus à ses côtés, il se devait de d'abord réparer ce qu'il avait détruis avant de sortir de sa vie. Pas de cristaux. Plus de peine. Juste une Mitsuki heureuse de vivre avec ou sans lui. 

"Mitsuki..."

Silencieusement, le Master se rapprocha de la jeune femme, posant ses mains sur le mur de chaque côté de la jeune femme, jusqu'à que se soit les avants bras. Dans la pénombre, à l'abris des regards, aussi proche l'un de l'autre, le temps parut comme suspendu. Le visage du jeune homme fut si proche d'elle, que ses mèches vinrent caresser sa peau. Ce parfum... La sentir aussi près de lui, c'est une véritable torture. S'enivrer d'elle, de son être, sans plus jamais n'être sa moitié. 
Et il aura beau serrer des dents, la douleur est là. L'estomac noué, le souffle coupé, il se laissa alors aller. Ses forces l'abandonnent et c'est son coeur qui parle pour lui, peut être pour la dernière fois. Ne plus jamais l'importuner, ne plus être égoiste.

"Je t'aime Mitsuki. Je t'aimerai toujours. J'ai voulu beaucoup, trop. Je te voulais pour femme, que tu puisse m’appartenir entièrement. Pardonnes moi. Pardonnes cet excès. Je ne peux pas te forcer, je ne veux pas te blesser. Je pourrai même disparaitre pour que tu sois heureuse."

Et combien même si cela en venait à quitter définitivement Terrae. 

"Mais s'il te plait, hais moi plutôt mais surtout, ne prend pas ces cristaux. Ne deviens pas une autre personne. Ne t'effaces pas."


##   Ven 4 Mai 2018 - 1:19

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Il ne part pas. Il reste. Il se rapproche. Plaque ses mains à côté de moi, contre le mur. Je sens son souffle dans ma nuque et je suffoque. Ma vue se brouille. Je perds le contrôle de mes sens et je panique. J'ai envie de me coller contre lui, de le serrer contre moi, de sentir sa chaleur contre mon corps. Ce mot franchit la barrière de ses lèvres et je sens tout mon être qui s'effondre.

Ses cheveux rencontrent ma peau dans le haut de mon dos. Tu ne peux pas me dire ça Ys. Tu ne peux pas. Je suis perdue. Je ne sais plus ce que je dois faire. Je ne sais plus si j'ai le droit de disparaître dans tes bras ou si je dois simplement disparaître d'ici.

Mon coeur tambourine contre ma poitrine et je n'ai qu'une envie : hurler. Me libérer de toute cette douleur, disparaître, m'enfermer, me faire oublier. Oublier que j'existe, ne plus vivre pour moi, vivre pour les autres, laisser la vie suivre son cours, oublier, oublier.

J'ai pas envie que tu disparaisses. J'ai envie que tu existes, que tu vives, que tu ries et que tu souries. J'ai pas envie de te haïr, j'ai envie de t'aimer, plus que n'importe quoi, plus que n'importe qui, j'ai envie de t'aimer et d'être toujours là pour toi. J'ai envie de partager tout un tas de choses avec toi, j'ai envie de partager ma vie avec toi, mes expériences, tes expériences, ta vie. J'ai besoin de toi pour aller bien, si tu n'es pas là je m'effondre. Si tu n'es pas là je m'oublie. Si tu n'es pas là je dépéris.

Mes mains remontent le long du mur pour venir se coller contre ses avant-bras. Je ferme les yeux, je respire - j'essaie. Ma crise de larme passe, un peu, je crois. J'oublie que je pleure, j'oublie que je ne vais pas bien. J'oublie que je suis en train de tout perdre.

Je t'aime. Je t'aime, Ys. Je t'aime à un point que tu n'imagines juste pas. Je veux être tienne. Je veux t'appartenir. Je veux me fondre dans tes bras, je veux- Je te veux. Je ne crois pas avoir ressenti ça un jour. Ce jour où on s'est mis ensemble, ce jour où on s'est revu après une longue période où tu as... disparu, encore. Ce jour n'est même pas comparable. Parce que là c'est pire. Parce que là je t'aime. Parce que je pourrais mourir pour toi. Parce que là, je sais ce qu'est ma vie avec toi et ce qu'elle est lorsque tu n'es pas là. Et c'est cruel. C'est cruel de m'infliger ça, parce que ma vie, sans toi, ce n'est rien. Ce n'est que façade, joli sourire, quelques gouttes de bonne humeur et ça repart. Ma vie sans toi, ce n'est que du superficiel, rien de convainquant, rien de permanent. Ma vie sans toi, ce n'est pas vivre, c'est survivre.

Et je préfère mourir que vivre sans toi.

Mes doigts s'agrippent à ses bras et je les ramène contre moi. Tant pis si c'est déplacé. Tant pis si c'est aller trop loin, tant pis si je franchis les limites. J'ai besoin de toi, là, maintenant. J'ai besoin de toi, de ta chaleur, de ton odeur, de tout ce qui fait que tu es toi.

Je décolle mon front du mur, me recule à peine, juste assez pour sentir son corps contre le mien. J'inspire, j'expire. J'essaie d'arrêter de pleurer, et c'est compliqué. J'ai envie de parler, j'ai envie de lui crier de rester. Mais les mots se bloquent dans ma gorge. Mon estomac se tord, la culpabilité me prend aux tripes. Mais Mitsu, sans déconner, tu peux pas parler, ouvrir ta gueule, putain ?! T'as réussi à faire la maligne tout à l'heure, à faire croire que tout allait bien, t'as réussi à sourire et à agir, alors pourquoi là tu fais plus rien ? Pourquoi là tu te renfermes, pourquoi là tu te caches ?

Parce que tu n'es rien d'autre qu'une lâche. Une lâche qui fuit au lieu d'affronter les personnes qui te tiennent véritablement à coeur.

- Je ne deviendrais jamais une autre personne si ça signifie que je dois te perdre.


Les mots se perdent et le vent les emporte. Je t'aime Ys. J'ai besoin que tu l'entendes. J'ai besoin que tu lises entre les lignes.

- Je ne m'efface que lorsque tu n'es pas là.




##   Ven 4 Mai 2018 - 20:31

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Réparer ce qu'il avait été briser? C'est ce dont le garçon avait pour but désormais. Rendre à Mitsuki ce qu'elle avait perdue, qu'elle redevienne elle même. Pas cette actrice qui se drogue. Et tant puis si c'est bousculer les habitudes, si c'était déplacé, il devait à tout prix réparer. Parce que l'entendre pleurer en silence est une douleur qui le poignarde, il apprendra à surmonter cet amour, cette envie de la garder pour lui, juste assez pour qu'elle aille de nouveau mieux. 
Ayant briser cette distance, le jeune homme pouvait ressentir ces anciennes sensations dans lesquelles il se perdait. C'est con, c'est tout foutre en l'air. Tout ce temps passé loin d'elle, à n'importe quel moment, en l'espace de quelques secondes, c'était mettre à néant cet ultime effort. Un peu comme maintenant. 

Mais contre toute attente, ce fut la Master qui raccourcit cette distance. Il sentit ses mains fraîches se poser sur ses avants bras. Il sentit son appel, cette étreinte. Son corps se rapprochant du sien. C'est un véritable supplice. La sentir si près, si proche sans pouvoir l'obtenir entièrement. C'est douloureux. Le diaphragme d'Ys se souleva violemment. Il ne faut pas. Il ne faut pas faire ça. Il s'était interdit, il s'était violenter pour ne pas chuter. Il faut un amour équitable, juste. Sur un pied d'égalité. Et pourtant, malgré la raison qui l'ordonnait de se détacher d'elle, ses bras encerclèrent la jeune femme, sans lutter, renforçant cette étreinte. Ses mains montèrent même sur ses frêles épaules. Mitsuki doit avoir froid, sa peau est fraîche. Alors il l'a garde près de lui, comme s'il pouvait la réchauffer. Il se perd dans cette illusion. Il lui supplie de ne pas continuer à plonger dans ce cycle, ces cristaux. 
Et s'il était prêt à ravaler cette passion, cet acharnement dévastateur, le Master perd pied. 

Il ne comprend pas. Si, il comprend. Il comprend qu'il ne doit plus disparaitre pour que Mitsuki soit heureuse. Il comprend le mal qui l'habite quand il disparait. Mais il ne comprend pas pourquoi maintenant. Pourquoi faut-il se déchirer autant pour le réaliser? Pourquoi? 
Elle lui avait pourtant bien mentionner douter. Qu'elle avait peur... 
Et pourtant ses paroles sont une bombe. C'est déstabilisant. C'est d'autant plus dévastateur, et à la fois, rêvé. Le Master sert des dents. Ne perd pas pied. Garde la raison. Réfléchis. N'agis pas par instinct. Ne cèdes pas à tes pulsions. 

"Je-je n'arrive plus..."

Ses doigts s'étaient contractés sur ses bras. Elle lui disait cela tardivement. Il avait beaucoup travailler pour étouffer ses sentiments pour ne plus être un gêne. Et maintenant, perdue dans ses bras, elle le veut tout comme il la désire tout entière. 
Sa respiration est accélérée, son pouls s’accélère, ses pensées fusent. Est ce là le dragon qui s'éveille? Il est lié par elle, d'une manière ou d'une autre. Que se soit à des kilomètres, ou dans ses bras, il aura beau lutter et calmer cette pulsion, elle l'habite. Elle l'habite le jour comme la nuit. S'en est trop!
Son visage plongé dans son cou, ses lèvres effleurent sa peau jusqu'à son visage. Ses lèvres cherchent les siennes. Elles les trouvent. Il l'embrase fougueusement, dans une respiration saccadée, dans un battement qui pourrait sortir hors de sa poitrine. 
Et peu à peu, alors que ses lèvres répètent la même opération à plusieurs reprises son corps bouscule doucement le sien contre le mur situé devant eux. Ses mains glissent jusqu'à sa taille, redécouvrant sa silhouette, la faisant pivoter. Mitsuki se retrouve alors contre le mur et le jeune homme la bloque, tenant ses poignets contre le muret. Il la dévore, tout entière, tout son être. Ses baisers quittent ses lèvres et parcourent son cou pour se loger sur le haut de sa poitrine. 
Quand les éclats de rire d'un groupe plus haut leur parviennent. Comme rappelé à l'ordre, le Master revint à la réalité brusquement. Il cesse cet acharnement, se redressant peu à peu, relâchant la jeune femme. 

Son coeur frappe toujours aussi fort. Il a toujours autant de mal à respirer. Mais il tente de calmer cet excès de sentiment. Ce besoin de la sentir. Ses mains glissent le long du muret, se détachant contre leurs grès celles de sa partenaire. Il n'ose pas affronter son regard. Il préfère garder de nouveau une distance pour ne pas perdre la raison. Il ne faut pas qu'il croise son regard, il faut qu'il reste conscient.

"Je suis désolé..."

Tente-t'il de se justifier. C'était déplacé. C'était un élan de folie, trop longtemps refoulée. Ce manque de l'avoir pour lui. Tout ce mal infligé... 

"Je te ramène chez toi.. si tu le désires."


##   Sam 5 Mai 2018 - 17:17

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Respirer devient douloureux. Je crois que je ne pleure plus, mais encore là, ce n'est pas une certitude. Je perds la notion de réalité. Le silence s'installe et je redoute les prochaines paroles d'Ys. Et s'il partait ? S'il me rejetait ? Et s'il réalisait que sa vie était finalement mieux sans moi ? Moins de tourments. Plus de liberté.

Finalement, ses bras se resserrent autour de moi. Ses mains se plaquent sur mes épaules et son souffle brûlant réchauffe ma nuque. Des mots lui échappent mais je ne parviens pas à les comprendre. Mon coeur s'agite brutalement et ça fait mal.

Il n'arrive plus. Il n'y arrive plus. Ma vue se brouille. J'interprète tout, trop vite, trop violemment. Il n'y arrive plus. Mon esprit se vide, mon coeur explose.

Mon monde s'effondre. Ses lèvres brûlent ma peau. Je tourne la tête à la recherche de ce contact, fébrile, me perd contre lui. La chaleur qu'il dégage m'envahit tout entière. Ma raison se noie. Est-ce que tout est réparé ? Est-ce que ça signifie que tout ira mieux ? Est-ce que nous redevenons un "nous" ?

Je me sens reculer et me retrouve contre le mur. Ses mains se resserrent autour de ma taille et me font basculer pour que je me retrouve face à lui. Mes membres s'engourdissent et ma conscience défaille. Il bloque mes poignets contre le mur. Ses lèvres quittent les miennes pour descendre dans mon cou, puis dans le haut de ma poitrine. Mon coeur s'affole et mon corps se paralyse. Qu'est-ce qu'il est en train de faire ? Les bruits autour de nous recommencent à parvenir à mes oreilles et mes yeux s'ouvrent en grand. Qu'est-ce qu'il fait ? Ys. Ys. J'ai peur. Pas là. Pas comme ça. Pas au beau milieu de la rue, pas au regard de tous, pas si brutalement.

Des éclats de rire d'un groupe de personnes qui traversait la rue s'élèvent dans le silence de la nuit, poussant Ys à s'arrêter. Il se recule, me lâche, fuit mon regard. Mon coeur continue de tambouriner dans ma poitrine. Mes yeux restent fixés sur lui. Mes bras retombent le long de mon corps et je lutte pour les empêcher de se croiser sur ma poitrine en guise de protection. Je ne comprends toujours pas ce qu'il vient de se passer. Ses excuses arrivent jusqu'à mes oreilles et mon diaphragme se détend légèrement.

Il me propose alors de rentrer. Chez moi. Ses mots me tordent l'estomac. Je reste collée contre le mur, n'osant soudainement plus me rapprocher de lui. Mon regard s'égare autour de nous. Un léger silence s'installe.

- Et si on retournait à l'intérieur du bar pour discuter un peu ? ...


Je bouge mes jambes pour engager le mouvement mais elles sont engourdies et je décide finalement de rester encore un instant appuyée contre le mur.

- Ys, qu'est-ce qu'il vient de se passer ?




##   Sam 5 Mai 2018 - 23:28

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La honte s’abat sur toi. T'es qu'un faible mec. T'es qu'un humain amoureux, éperdument amoureux. Et cette attraction n'est pas aussi réciproque que tu ne le voudrais. T'as bien tenté d'oublier, de rendre cet amour équitable. T'as bien essayé d'occuper ta tête, de la chasser. Même les autres nanas, ça ne t'intéresse pas. 
Et l'avoir en face de soit est d'autant plus difficile à combattre. 

Le Master ne souhaite pas la regarder, du moins, pas tout de suite. Pas après avoir céder à la tentation aussi rapidement. Il a crut entendre des choses, croire en quelque chose. Mais c'était déplacé, c'était rapide. C'était irréfléchis. Et c'est dans un gouffre qu'il s'enfonce, inlassablement. La foule plus haut lui rappelle à la raison. Ce n'est pas un rêve éveillé. Ce n'est pas cette chance de pouvoir tout recommencer, de la saisir comme il le souhaiterai. Ils sont toujours devant ce foutu bar. Et lorsque la jeune femme lui propose de retourner à l'intérieur pour discuter autour d'un verre, Ys relève son regard flamboyant sur ces groupes formés. 
Ces gens qui rient. Ces gens qui s'amusent. Ces couples qui s'embrassent... Ah non, il a envie de vomir rien qu'à leur vue. C'est agaçant et irritant d'être au milieu de cette foule en délire. Alors que sa seule envie c'est de pouvoir disparaitre. Mais tandis qu'il scrute chaque visage, la question de la jeune femme le paralyse. Son coeur bat d'autant plus vite. Ah oui... ça. 
Comment lui expliquer qu'il se perd son regard? Comment lui expliquer qu'il pourrait crever pour elle? Elle ne veut pas... Et cette expression sur son visage, le jour de la demande, suffira pour calmer ce déchirement. 

"On devrait discuter, maintenant..."

Il est peut être temps, en effet. Ys n'avait jamais su comment se rapprocher d'elle. Expliquer sans s'énerver. Parler sans se bloquer. Finalement, sans vouloir lui répondre, cette question, c'est peut être l'opportunité. Et le jeune homme préfère encore la saisir que de faiblir de nouveau. C'est agaçant! Le Master en sort une cigarette, une porte de sortie.
Ouvrant la voie vers le bar, il avança tout d'abord. Il ne veut plus rester là. Il ne veut pas affronter de nouveau Mitsuki, encore moins ce genre de question. 
S'il souhaite obtenir une conversation claire et adulte, il doit à tout prix contrôler ses pulsions. Bousculant quelques personnes légèrement enivrées par l'alcool, il leur trouvera une place dans un coin, assez éloignée des regards. Si elle veut discuter, il leur faudra un peu d'intimité. 
Lui faisant un signe d'aller s'installer, Ys retourna vers le bar. Gagner du temps, trouver les bonnes paroles. C'est une conversation prématurée. Prendre une commande est l'occasion de "souffler".
Finalement il finira par revenir un peu plus tard avec un verre de mojito et une bière. S'installant en face de la jeune femme, Ys porta un regard aux alentours. C'est bruyant, ça rit fort, et le claquement des verres entre eux... 
Il s'autorise de fermer les yeux quelques secondes avant de reporter son attention sur Mitsuki.

"Tu en utilises tous les jours, de ces cristaux?"


##   Dim 6 Mai 2018 - 12:53

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Ma question s'envole dans le froid de la nuit. Mes yeux se perdent un instant sur son visage avant de dévier sur les personnes qui nous entourent. C'est bruyant, tout d'un coup. C'est déstabilisant. Le retour à la réalité est brutal.

Ys accepte de discuter. Je relève un instant le regard vers lui, me retrouvant rapidement face à son dos qui nous ouvrait la voie vers l'intérieur du bar. Je mets un certain temps avant de lui emboîter le pas, les jambes flageolantes, le cristal sensitif au sol, brisé. Mon coeur se serre alors qu'il nous installe dans un coin à l'écart du monde. Mon regard se voile quelques secondes tandis que je l'observe disparaître en direction du bar. Il ne va pas bien. Son attitude n'est pas naturelle. Il n'est pas cette personne de laquelle je suis tombée amoureuse. Chacune de ses actions semble mesurée. Il n'agit plus comme il avait l'habitude de le faire autrefois avec moi.

Est-ce que tout est vraiment fini ? Est-ce que notre histoire va se terminer comme ça ? Ne pourrons-nous jamais retrouver ce que nous avions autrefois ?

Ma vue se brouille l'espace d'une seconde et je chasse les larmes qui menacent une fois encore de couler le long de mes joues. Il revient avec deux verres, en dépose un en face de moi. J'ai envie de lui prendre la main. Entremêler mes doigts aux siens, lui sourire, le regarder comme je le regardais autrefois. Pourquoi faut-il que les choses soient si compliqués ?

Sa question tombe et je me sens comme repoussée au fond de mon siège. C'était inattendu. Un peu brutal. Un peu trop direct.

Mes yeux se perdent dans le verre qui me fait face. Je tourne maladroitement les glaçons avec le bout de ma paille.

- Je n'ai pas envie de répondre à cette question.


Ce n'est pas de ça qu'il faut discuter. C'est de nous. De ce malaise qui persiste. De cette hésitation qui précède chacun de nos gestes, chacune de nos prises de parole. De ce manque de naturel.

Mes yeux fixent sa main. Pourquoi est-ce que je me retiens de la serrer ? Pourquoi est-ce que je ne parviens pas à franchir le pas ? Pourquoi je n'arrive pas à soutenir son regard plus d'une seconde ?

Un fin sourire triste étire mes lèvres. On est en train de se déchirer, et ça fait mal.

- Je ne sais pas quoi te dire. Je ne sais pas ce que je peux faire pour réparer ce qui a été brisé. Mais j'ai...

Les larmes me montent brutalement aux yeux et commencent à rouler sur mes joues.

- J'ai peur de te perdre. Je ne veux pas que tu partes. Je veux que tu restes avec moi. Je veux que nous retrouvions ce que nous avions. Je ne veux plus avoir peur de te dire les choses. Je ne veux plus peser chacun de mes mots de peur de dire une bêtise qui détruira tout. Je veux que tu rentres à la maison avec moi. Chez nous.

Je ne peux plus supporter de te voir avec autant de filles sans savoir que je suis la seule qui compte vraiment pour toi. Je ne peux pas supporter cette complicité avec ces autres qui me donnent la sensation que tu t'éloignes encore davantage de moi.

- Je veux me réveiller chaque matin en sentant ton corps contre le mien. Je veux m'endormir chaque soir en sentant tes bras autour de ma taille et ton souffle dans ma nuque. Je veux sentir tes lèvres qui caressent ma peau lorsque je me retrouve blottie contre toi. Je veux...


Les mots se bloquent dans ma gorge. Les larmes continuent de couler mais je m'en fiche. Un sourire plus doux se dessine sur mes lèvres. Mes yeux se perdent dans les siens.

-Je te veux pour moi et moi seule.


Et ça fait un bien fou d'enfin le dire.




##   Dim 6 Mai 2018 - 19:06

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C'est surement pas le lieu le plus approprié pour discuter. Du moins, pour ne pas discuter de ce genre de chose. Généralement, se retrouver autour d'un bar dans une ambiance aussi euphorique, c'est pour passer du bon temps, rire avec ses amis. Se détacher des problèmes du quotidien. Mais certainement pas pour parler avec une femme qui ne vous considère plus comme son petit ami.
Mitsuki a choisis la faciliter de tirer un trait sur leur relation tout simplement parce que ce dernier était partis. Est ce là les cristaux qui parlaient? Ou bien ses paroles, de toute à l'heure, les raisons pour lesquelles il avait perdu pied, est ce là encore les cristaux? 
A quel moment est ce réellement Mitsuki? 
Il avait besoin de savoir depuis quand ça merder. Depuis quand la jeune femme était une toute autre personne. 

Mais alors qu'il lui posa la question, quelque peu directe, cette dernière refusa catégoriquement d'y répondre. Le Master leva les yeux sur elle, les sourcils froncés. Sérieusement! Qu'est ce qui cloche?! Ce n'est pas comme s'il lui demandait son avis. Elle se sert de cristaux comme d'une drogue, et elle ne souhaite pas y répondre?! Comment pouvait-il l'aider si elle refuser d'être honnête. 
Se renforçant dans le fond de sa chaise, il ne la quitte pas du regard quelques secondes. Calmes. Respires. La bière. Il prend la bière pour apaiser sa colère, sa rancune. Il la porte à ses lèvres et observe autour d'eux. Ce n'est vraiment pas le lieu... Dans un sens, le bruit de fond permet également de le forcer à penser à autre chose, de ne pas répondre à ses pulsions. Et alors qu'il s'apprêtait à rependre sur le sujet du cristal, un peu plus calme, ce fut avec surprise qu'il découvrit une Mitsuki plus triste. Son regard améthyste était embué. Et ses paroles....
Reposant son verre, Ys resta de marbre, écoutant chacune de ses paroles. C'était aussi transperçant que de savoir les supporter. Une bêtise qui détruira tout? 

"C'est déjà fait..."

Murmura le garçon tout en baissant les yeux, honteux que cette pensée franchisse ses lèvres. Finalement il aura beau tenter d'oublier, c'est toujours là. C'est facile de se dire qu'il faut passer à autre chose et accepter son choix. Mais vivre au quotidien avec, la regarder et lui sourire... C'était comme si quelque chose s'était brisée. Pourtant les mots qui lui parviennent lui feront relever le regard sur elle. Plantant son regard dans le sien, le jeune homme fut d'autant plus déstabilisé. 
Il soutenait son regard, mais ces larmes et ces paroles, c'était un véritable gouffre. Ses doigts se décrispent de son verre. Ses lèvres s'entrouvrent sans laisser un son en sortir. Il se perd. Entre la raison, ce qu'elle lui avoue, le cristal ... sa réponse suite à la demande. Tout tourne trop vite. Le bruit autour d'eux n'existe plus, quelques secondes. Suffisamment pour qu'il se perde dans son regard. Depuis quand doutait-il autant? D'elle? De lui? De ce qui autrefois représentait son monde? 

"Je ne te comprend plus Mitsuki..."

Finira-t'il par lui échapper. Indécise. C'est ça. Un coup elle a trop peur de s'engager. Et d'un autre, elle le veut entièrement... Pourquoi lui dit elle ça maintenant? Pourquoi? Est ce vraiment elle qui parle? Ou bien le desespoir? Le cristal? 
Le Master ne savait plus quoi penser. Elle le rendait fou. Il souhaitait pouvoir calmer cet amour qui déborder pour elle, afin de ne pas la gêner, de ne pas lui faire peur. Mais maintenant, c'était elle qui le voulait pour elle seule. C'est incompréhensible. Peu à peu le son autour d'eux lui parvient, et nerveusement, il en sortit une cigarette. Tant puis s'il fume comme un pompier ce soir, tant puis pour les bonnes résolutions. De toute manière, il faut croire qu'il n'est pas si doué que ça pour les tenir. Et la voir pleurer devant lui... Ça fait mal. Ça fait un putain de mal!

"Je vais rentrer. Je vais t'aider, à aller mieux. Et ensuite, on avisera.... J'aviserai."

Termine-t'il dans un souffle alors qu'il allume cette cigarette. Garder l'esprit sain, ne pas se perdre dans ses paroles. Pas cette fois. Pas comme cette autre fois. Il fallait à tout prix qu'il s'en tienne. Il fallait qu'il garde en tête cet objectif, pour elle, pour lui. 
Et ensuite, nous verrons. Nous verrons comment évoluera cet amour à la fois fusionnel que dangereux.


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Parce que les charges contraires s'attirent toujours (PV Mitsu)

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