Terrae, Une nouvelle ère commence...

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Big Bad Nicky, aujourd'hui je suis le caillou.
#   Dim 16 Avr 2017 - 2:03

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Il lui faut un moment pour se remettre dans le bain... On dit qu'on ne peut pas oublier comment faire du vélo, mais n'empêche qu'après quelques années sans, on peut pédaler dans la semoule au début -sans mauvais jeu de mot. Alors Boubou cafouille un peu ; la bombe est neuve et puis ça doit faire un moment qu'il en a pas eu une dans les mains. Nicky glousse. :

-Naaaah, jamais j'te jugerai voyons. lâche-t-il dans un ton qui sème malgré tout le doute, pour le taquiner.

Il le regarde un moment faire, ne peut s'empêcher de sourire à chaque fois qu'il s'interrompt pour faire la choré de Cool Patrol. Il eut l'envie terrible de se rouler un joint, la situation s'y prêtait... Assis en tailleur par terre, en train d'admirer un graff' qui se faisait petit à petit, détendu... Il avait le moyen de l'être un peu plus pour éviter d'avoir de trop sombre pensées... Hmm... Il retira de ses poches, d'une main son tabac, de l'autre ses longs morceaux de papiers qu'il transportait partout maintenant. Il commença à rouler sa cigarette d'abord. :

-En parlant de David Avidan, tu connais Skyhill du coup ? C'est un autre de ses groupes, vachement plus sérieux mais pas mal du tout.

Il voulait pas trop le déconcentrer mais il se doutait quelque part que s'il ne participait pas un peu il allait, soit être forcé à faire un truc après, soit se faire engueuler. ...Pas que je commence à avoir l'habitude mais presque. Ils vont finir par penser que t'aimes ça. Ahah. Il alluma sa cigarette d'un claquement de doigt, puis s'empara de ses bandes de papiers.

Il en prit une jaune et une blanche. Avec, il fit deux petites étoiles.

Quand il leva la tête, Boubou terminait ses lignes de noirs et Hulk commençait à ressembler à quelque chose. Nicky ne put s'empêcher de rire un peu. Du vert, forcément. Trop cool ! Il l'observa faire encore quelques minutes, tandis que la play-list défilait et Boubou finit par le rejoindre à terre, pour admirer son travail. Il rit en chœur avec lui bien qu'il avait déjà l'aperçu du magnifique sourire de Hulk bien avant. :

-Ahah c'est parfait ! En plus, j'adore l'orage.

Il ramassa ses étoiles et les plaça dans sa poche. Il pointa ensuite du doigt les hauteurs du mur. :

-Et tu sais ce qu'on pourrait faire au-dessus des nuages ? L'espace. Avec des variantes de bleu et de violet. ...ah mais ce serait un peu haut pour toi.

Parce que Nico pourrait atteindre cette hauteur avec ses pouvoirs mais pour Asbjorn, il faudra plus que des heures d’entraînements pour qu'il puisse de un, le rejoindre, et ensuite, se stabiliser. Merde. :

-Oublie j'ai rien dit.



#   Dim 16 Avr 2017 - 23:37

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Nicky te taquine et tu lui jettes un petit regard en coin genre « Ouééé paye-toi ma tête, toi ! ». Il enchaîne ensuite pendant que tu t’occupes de mini-Hulk sur un autre groupe de David Avidan. Tu secoues la tête négativement et te retournes un peu pour poser ton regard curieux sur le garçon :

- Non ! Pas entendu parler ! Tu m’feras écouter ça ? demandes-tu avant de reporter ton attention sur le mur.

Lorsque tu t’assois, le Tonnerre admire avec toi ton travail, joignant son rire au tien. Ton idée lui plait, t’es content. Tu tires une taffe de ta cigarette, étonnamment satisfait. T’as toujours été heureux quand tu voyais un graff prendre vie en fait, que ce soit toi ou non qui l’ait fait. Par contre c’était rare que tu le fasses seul alors une petite nostalgie se joint à la joie. Mais ce n’est pas mauvais, alors tu l’acceptes doucement.

- Parfait si ça te plait, Nicky ! C’est drôle ça, on est nombreux à aimer l’orage, souris-tu.

Tu repenses à Paulina, qui elle n’aime la pluie qu’en art. Elle aussi doit trouver l’orage beau. Tu te dis qu’un jour t’iras peindre avec elle un soir d’orage. T’essaies de noter l’idée dans ta tête et de ne pas l’oublier.

Ton regard est attiré un instant par ce qu’attrape ton ami. « C’était des étoiles ? ». Tu n’as pas pu très bien voir, mais pas le temps de demander, Nicky te donne des idées pour la suite. D’ailleurs, ça te plait bien. Mais tu regardes le mur un moment, et comprends bien vite que ton ami a raison, tu n’atteindras jamais la surface voulue. Une mine boudeuse apparait soudain sur ton visage tandis que tu réfléchis :

- Faudrait quelqu’un qui ait déjà graffé dans sa vie et qui puisse se hisser tout là-haut. Quelqu’un avec des pouvoirs par exemple. Qui s’permet de taquiner mais qui met pas la main à la pâte par exemple. Ce serait chouette d’avoir quelqu’un comme ça, pas vrai Nicky ?

Un sourire insolent étire soudain tes lèvres. Tu ne fais que supposer, en réalité tu n’as aucune idée de si Nicky peut utiliser ses pouvoirs pour atteindre le haut du mur. Simplement, tu retiens son « un peu haut pour toi » qui avait l’air de dire que lui en était capable.

Mais tu t’arrêtes là et d’un bond, te revoici debout. Tu tires les dernières taffes de ta cigarette et farfouilles dans les bombes à la recherche de gris. Tu souris en tombant sur du gris-bleu mais le reposes. Si la teinte est ta préférée, ce n’est pas celle que tu souhaites. Tu trouves finalement un gris foncé neutre adapté et te remets en position :

- C’était des étoiles que t’avais, Nicky ? demandes-tu tout en commençant tes nuages.



#   Dim 30 Avr 2017 - 6:42

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Nicolas réfléchit une seconde avant de sourire. :

-J'te fais écouter ça en rentrant si tu t'appliques.

Tu es trop joueur, ça va te retomber dessus. Hm... Avec Boubou, oui forcément, il enchaînera avec une autre taquinerie mais rien de plus. C'est dingue comme cette partie de lui n'arrivait pas à faire confiance à qui que ce soit... Pourtant il n'y songe pas plus. C'est comme ça. Forgé.

Nicky  hausse un sourcil quand Boubou lui apprend que beaucoup de personnes aiment l'orage. Il aimerait argumenter ça ; c'est un temps puissant, mais bienfaisant... et le bruit de l'éclair qui gronde lui fait vibrer le corps, un peu comme les basses trop fortes d'une musique ou les soup-... Il battit brièvement des paupières en se retenant de rougir. Non ! Sors de ma tête putain ! Il toussote mais l'attention de Boubou semble s'être porté de nouveau vers son mur. Tant mieux.

Mais comme l'a précisé le Loup Noir plus tôt, il a été taquin et ça lui retombe dessus. Il fait la moue à Boubou mais s'empare quand même d'une bombe de bleu très sombre. :

-Waaah cccébooon j't'accompagne jékomprilaaaa...

Le temps que Boubou s'empare de la sienne ; il remonte son pantalon négligemment et remet correctement son sweat à capuche. C'est pas la première fois qu'il faisait ça en dehors de la salle d'entrainement, et il le savait maintenant... en jean, même serré, il avait tendance à perdre son pantalon en faisant ça. Oui bon Boubou l'avait déjà vu en slip certes mais là, ils sont dehors ! ...Pas dans le Couloir des Tonnerres. Il s'apprête à prendre de l'élan quand la petite voix de son ami l'interrompt. Il ne s'est même pas tourné, il a commencé à faire ses nuages, tranquillement. Le regard de Nicolas glissa du haut vers le bas du corps de Boubou, mais il ne dégageait aucune émotion qui montrerait qu'il savait éventuellement ce qu'il faisait de ça. Il reprit son élan... :

-Oui.

...et après quelques pas de courses, s'envola vers le toit plat, un pas après l'autre, éclatant l'air sous ses pas pour le soulever. Une fois en haut, il souffla et secoua la bombe pour bien mélanger la peinture à l'intérieur. Il pinça ses lèvres. La réponse avait le mérite d'être claire ; il voulait bien répondre à cette question mais il ne dira pas un mot de plus à ce propos. On aurait dit la Miss ahah. Mais ça veut pas dire qu'il allait jeter un froid à cause de ça. :

-Bon te moque pas hein. J'ai pas fait ça depuis un moment.

Depuis le meurtre d'Oldie, en fait, puisque après il avait repris son poste et il avait eu trop de responsabilité pour faire autre chose que de la revente sur le terrain. Il y a un peu plus de trois ans donc ? Ouais je crois... Et cette envie de fumer lancinante. Il fait claquer sa langue sur son palais, change de sujet. :

-Tu m'as pas dit ta couleur préférée d'ailleurs. Azy balance ! dit-il en sautant du toit pour récupérer une bombe de violet en bas.

La conversation se fait comme ça. Nicky faisant des allers-retours entre le ciel qu'il complétait petit à petit, ajoutant des touches de orangées et rosées pour simuler l'aube. Boubou faisant dépasser ses nuages pour donner l'illusion qu'ils se superposaient... en s'éloignant un peu, Nicky réussit même à se convaincre que c'était cool pour une première depuis longtemps. Il s'empara d'une bombe de blanc pour faire des étoiles... Il dut longtemps rester en suspension dans les airs, ce qui l'épuisait vu l'état dans lequel il était, mais il s'en sortait plutôt bien physiquement... J'ai mon endurance qui fait tout le boulot. Il se permit même d'ajouter une étoile filante.

Il finit par se poser pour contempler leur oeuvre. Pas trop sombres, pas trop pétant. Parfait pour le duo de choc. Nicky sa main. :

-Highfive bruh ! On a bien bossé !

C'est là qu'il les remarqua, du coin de l’œil. Une petite bande, trois ou quatre gars mais pas plus, qui les regardaient de loin, appuyés à un muret. Chut, eh. On est pas au village. Oui. Ça se trouve, ils regardent juste comment on a trop géré et ils sont jaloux de notre talent. Hm hm. Hm... :

-Boubou, ça te dit je te prends en photo avec ?

Calme.



#   Dim 30 Avr 2017 - 23:12

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Tu hausses un sourcil amusé :

- Bah alors Nicky ? Tu m’fais du chantage musical ? C’pas très gentil tout ça !

Petit clin d’œil pour la route eeeet c’est parti pour des nuages ! Et pour ton plus grand bonheur, pas tout seul ! A croire que t’es doué pour les speechs finalement, Boubou. C’est ta bouille de gosse, là. Comment tu pourrais ne pas convaincre les gens avec ce fichu sourire ? Tss, graffe et tais-toi.

- Aaaah tu t’es enfin décidé ! J’suis fier de toi.

Ouais, t’es incapable de te taire. Je me disais aussi. Pendant ce temps, Nicky confirme : c’était bien des étoiles qu’il tenait dans ses mains. Tu jettes un coup d’œil vers lui juste à temps pour le voir courir et s’envoler vers le haut du mur. Ton regard émerveillé caresse quelques instants le Tonnerre. Puis il t’ordonne de ne pas te moquer et tu ris doucement tout en reportant ton attention sur tes nuages :

- J’me moquerai si. Je. Veux.

Bah alors ? Quand t’es concentré tu sais plus aligner les mots correctement ? Tire pas trop la langue, hein, c’est pas très classe.

Ton ami te demande ensuite ta couleur préférée. Passent quelques secondes où tu achèves en silence, les yeux plissés, tes nuages avant que tu ne te tournes enfin vers lui avec une mine satisfaite :

- Le bleu-gris, m’sieur le faiseur d’étoiles !

Tu te penches ensuite vers le sol pour poser ta bombe et en attraper une jaune. En la secouant tu te tournes vers le mur et t’appliques à faire des éclairs. Enfin, tu recules un peu et Nicky descend. Côte à côte, vous admirez le fruit de votre travail. Du bonheur pur parcourt ton corps, comme chaque fois que tu réalises quelque chose, d’autant plus s’il est partagé. Ta main rejoint celle du Tonnerre en un claquement sonore :

- On est les best, tu l’sais !

Ton ami te propose de te prendre en photo devant et tu lui réponds tout d’abord d’une mine boudeuse :

- Eeeh mais j’nous veux tous les deux moi !

Pourtant, tout en lui tirant la langue, bombe jaune toujours en main, tu t’approches du mur. Tu prends la pose la plus classe dont tu sois capable – aha – quand ton regard découvre le petit groupe d’observateurs.

Anna te regarde et te tire par le bras, te réclame de partir. Tu lui réponds que vous craignez rien, que les gens sont pas cons à ce point.

- Allez Nicky, j’suis tellement beau là tout de suite, faudrait pas gâcher ! lances-tu avec un grand sourire.

Ils s’approchent et tu perds ta pose. Tu fais toi aussi quelques pas vers eux. Ils sont quatre, un plus petit que toi, un plus grand et les deux autres font la même taille. Mais trois fois ta largeur. « C’est pas bien compliqué ça eh ! ». Nicky bouge pas. Par contre tu sens ses yeux d’argent te brûler la nuque alors que tu le dépasses. Tu coules sur lui un regard en passant mais ne saisis aucune émotion sur son visage, aucune expression.

- Vous foutez quoi sur notre mur ?

Tu reportes ton attention sur la bande et penches la tête sur le côté en leur offrant un grand sourire :

- Un peu d’déco ! Vous êtes pas très doués pour le côté feng shui, m’voyez ? On s’est dit qu’on pourrait améliorer votre intérieur !

Tu grimaces avant d’ajouter :

- ‘fin bon, pour faire un intérieur faudra peut être ajouter trois autres murs quoi…

Un rire secoue tes épaules alors que les poings des quatre mecs se contractent à l’unisson. « Nerveux les gars… Z’aiment pas qu’on se foute d’eux. Normal, vous m’direz. »

Anna te regarde en secouant la tête d’un air déçu. Elle te dit d’arrêter de faire l’imbécile, de les mettre en danger. De vous mettre en danger tous les trois. Tu hausses des épaules en cherchant à tâtons ta seringue. Qu’est-ce que vous en avez à foutre qu’ils s’énervent ? Au pire vous aurez quoi ? Ils vous pèteront la gueule ? C’est ce qu’il vous arrivera tôt ou tard dans tous les cas. Autant s’amuser avant, nan ?

- Arrête de sourire, pauvre tâche. Et pourquoi ton pote il parle pas là ?
- Parce que, mes grands, j’vais vous apprendre un truc, commences-tu tout en sortant une cigarette de ton paquet. Mon pote, il parle pas parce que vous ressemblez à une bande de p’tits cons et que je suis le seul assez bavard pour vous prendre la tête avec mes speechs longs à mourir. Aaah ça vous en bouche un coin, eh ?!

Tu leurs adresses un clin d’œil en allumant ta cigarette dont tu tires une taffe.

Anna te regarde d’un air noir. Elle la voit s’approcher, la bande, et t’arraches presque la bombe de peinture des mains pour que t’arrête de graffer. T’es trop défoncé et d’un geste tu lui fais signe de te lâcher. Le groupe vous rattrape et tu te lances dans un de tes discours interminables. Tu notes un tic à l’œil gauche du mec au milieu. Un petit. Nerveux. « Et normalement, c’est là que…

…je me prends le poing dans la gueule. »

Une droite bien placée qui te fait reculer de quelques pas. Le plus grand. C’est bête, t’aurais parié sur un de des deux de ta taille. Tu te stabilises et portes le bout de tes doigts à ta joue rougie en secouant la tête, un petit rire s’échappant d’entre tes lèvres :

- Eh bah dis-moi, mon chou, quand tu tapes t’y vas pas de main morte ! articules-tu avec un sourire vide.

Anna te regarde, l’œil tuméfié. Tu t’es pris un poing dans la gueule et t’es tombé, sans te relever après. Tombé dans les pommes en fait. Alors elle a pris pour toi au final. Anna te regarde et t’as la nausée. Mais tu lui souris et lui dis que, la prochaine fois, tu feras plus attention.

A l’époque, t’avais la drogue pour zapper la douleur. A l’époque, t’avais la drogue qui te faisait oublier que la violence te rendait malade.



#   Jeu 4 Mai 2017 - 5:52

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Boubou le taquin, Nicky le grognon.

Oui c'est vrai, à eux deux, ce sont les meilleurs. Ils font de l'art avec leurs mains, leurs yeux, leurs oreilles et leurs cœurs. Ce serait dommage de pas prendre une photo... n'est-ce pas ? Nicolas a un sourire un peu forcé et encourage Boubou a aller prendre la pose sans lui quand il lui dit qu'il voudrait être dessus avec lui... Il sort son téléphone et, tout en tentant de cadrer un minimum bien, il fait surtout attention au regard de son ami... Un simple mouvement de la pupille. Il les a vu. Bien. ...et il sourit. Damn toi et ton sourire Boubou. Il prend quelques photos puis s'arrête quand il perd sa pose. Ils s'approchent. Je sais, je le sens. Chacun de leur pas provoque un tiraillement désagréable le long de la colonne vertébrale... Mais il ne bouge pas. C'est Boubou qui les rejoint. Lui, il se contente de se tenir là, un pas derrière lui, à l'affût. A la première réplique qu'ils balancent Nicolas sait, Nicolas sent ; ils ne sont pas là pour discuter. D'accord. Inspiration.

Quatre. Un petit, un grand, deux à peu près de ma taille. Le premier est jeune. Morphologie inégale. Un coup dans le plexus encore fragile, juste pour le sonner et lui couper la respiration. Le grand a l'air... tendu. Droit comme un piquet. Il ne voulait pas venir ou il attend un ordre. Il suffira de parer. Les deux derniers sont trapus... Ca va être plus compliqué. Ça se jouera à l'équilibre et à la rapidité. Donc ce sera un deux contre un. Expiration.

Boubou les agace... Dans une autre situation, Nicky aurait juré mais là, ils ont contracté leurs poings et, oui, c'est une bonne chose. Merde, le grand est gaucher. Changement de plan. :

-Arrête de sourire, pauvre tâche. Et pourquoi ton pote il parle pas là ?

Le visage de Nico ne laisse pas transparaître sa rage mais il eut plus de difficulté à retenir le rire qui manqua de le secouer à la réponse de Boubou. Oooooooh ! PUNCHLINE ! Mec, tu l'as trouvé où celui-là ? Dans un couloir en train de chanter Wannabe des Spice Girls. ......Je l'aime bien.

Et puis Boubou se prend un coup de poing du plus grand. Une droite. Putain un ambidextre. Changement de plan ? Changement de plan.

On ne touche pas à la meute.

Alors qu'il s'apprêtait à donner un nouveau coup à Asbjorn, je lui donne un coup de pied retourné droit dans le thorax. Il n'a pas le temps de parer et s'effondre au sol, le souffle coupé... Je ne me suis pas retenu. Je me mets aussitôt en garde, menaçant, planté devant le Tonnerre pour le protéger. Mon regard est perçant, mon sourire est immense, ma voix est rauque. :

-Vous vouliez discuter ? Venez donc.

Le plus jeune fait un pas en arrière mais les deux autres hésitent à peine ; dès qu'ils se remettent de leur surprise, ils tentent de bondir vers moi, poings en avant... Sauf que j'ai déjà bondit vers eux. Je m'élance si près du sol que j'évite le coup de l'un d'entre eux pour mettre le mien dans son ventre, pile sous les côtes. Tu vas vomir ton quatre heure mon salaud. Mais j'ai pas le temps de me redresser, ils savent se battre ces cons et ils sont rapides l'air de rien. Le deuxième m'attaque d'un coup dans le dos, voulant me mettre à terre mais c'est impossible, je me relève toujours. Je m'aide de la force dans mes bras et dans mes jambes et je suis de nouveau en position... ...quand on m'attrape dans le dos. Le plus jeune. Je l'avais oublié celui-là. ...Tant pis pour lui. Je l'électrocute juste assez pour qu'il me lâche...

C'est bizarre... C'est très bizarre d'avoir une arme en soi.

Le dernier ennemi me pointe du doigt et hurle quelque chose... avant d'enflammer ses poings. Ah oui. Un Feu. On est à Terrae. On est à Terrae... et on se bat comme avant ! Je crois que je ris. Il se précipite sur moi. Ne bouge pas. Inspire. Entoure tes bras d'un halo électrique et prépare-toi à parer. Je pare. Avant même que l'assaillant ne me touche, j'ai étouffé ses flammes avec l'électricité qui m'entourait... Des mois d’entraînements enfin utiles. Il n'en revient tellement pas qu'il ne cherche même plus à se battre, il regarde son bras ébahi d'avoir été soufflé aussi facilement... alors je l'attrape par le col et je lui donne le coup de tête le plus beau de ma carrière. Le plus grand geint et tente de s'en prendre à Asbjorn... Mais je dois finir les autres. La meute. S'il-te-plaît. Il n'a qu'à bouger ! Qu'est-ce qui lui prend d'ailleurs à ne... à ne pas... Il a peur. Il est terrifié. Et l'autre est sur le point de l'atteindre. Je tends ma main comme si ça pouvait changer quelque chose. ;

-ASBJORN !

Le hurlement du Loup. Je m'élance aussitôt, pique un sprint droit sur l'ennemi. Je le tacle dans son dos, lui coupant de nouveau la respiration et le forçant à rester à terre. Je me relève aussitôt et prend Asbjorn dans mes bras... Maintenant qu'ils étaient tous à terre, la fuite. Je ne suis pas tout seul là, je dois l'éloigner de tout ça. Vole ! Je cours en le serrant plus fort encore, je prends de l'élan et je tente de m'élever... C'est dur, même s'il est tout léger, c'est un poids de plus que je n'ai pas l'habitude d'avoir. Alors je me contente d'atteindre le toit et de courir de bâtiments en bâtiments jusqu'à m'en exploser les poumons. Je ne le pose pas tout de suite, je tends l'oreille. Rien. On doit être assez loin.

Je le pose. Peut-être... pas doucement... mais je le pose.

...Qu'est-ce que t'attends ?! Reviens ! Je sais pas quoi faire là ! Sois pas bête. Gnnh ! j'te jure, toujours à prendre soin de ceux qui savent pas se défendre... Et pour avoir quoi en échange hein ? De "l'amour" ? M'fais pas rire ! Loup Noir. Ses cigarettes. Je pousse un soupir et je m'assois brusquement en tailleur devant lui. Je mords ma lèvre. Si je fouille ses poches, je vais pas être... délicat. Je sors mon paquet, il y en a des pré-roulées à l'intérieur. Je lui en tends une tout en baissant les yeux ; s'il me regarde maintenant, il ne va pas aimer ce qu'il va voir. :

-Tiens. J'ai... pas eu le temps de récupérer celle qui est tombée tout à l'heure.



#   Mar 9 Mai 2017 - 10:47

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Bouge, Asbjorn. Bouge. Tu sais le faire, courir. T’enfuir. Escalader des murs pour ensuite te barrer, te prendre un coup puis t’échapper. Tu savais, avant les drogues. Tu savais, avant de t’affaiblir. Arrête de regarder ton ami cogner, cogner à en faire saigner. Tu déglutis, tu sens tes mains enfoncées dans tes poches parcourues de tremblements qui viennent s’étendre à tes bras, tes épaules, ta nuque, ton dos. Ton corps entier est parcouru de légers soubresauts alors que tu restes planté là, un sourire nerveux, amer plaqué sur ton visage pâle, tes pupilles rivées sur Nicolas. Il sait parer, il sait esquiver, il sait frapper. Ton ventre se noue, se tord. T’as la nausée. T’as envie de te barrer. Mais tu peux plus détourner le regard. Tes yeux naïfs caressent le Tonnerre sans haine, sans colère, juste avec peine. Une peine profonde qui te brise petit à petit, car tu réalises peu à peu qu’où que tu ailles, la violence te suivra toujours. Un rire las secoue tes épaules déjà tremblantes. Tu vois du coin de l’œil un des gars, lassé de voir Nicolas parer coups après coups, s’approcher de toi. Tu le laisses venir sans détourner ton attention de ton ami. T’es prêt à être cogné. T’es toujours prêt à l’être. Mais soudain, ton nom résonne et le Tonnerre court vers toi. Il a ce regard, ce ton, cette voix. Il est Big Bad Nicky, réellement pour cette fois. Tu veux lui dire qu’il n’a pas besoin de te porter, qu’il suffit de te dire de courir. Que ça, tu sais faire. Mais il est rapide et te soulève sans plus attendre. Vous vous retrouvez sur les toits, et tu lui en voudrais presque de ne pas te laisser libre de tes jambes. Tu n’aimes pas être bloqué dans tes mouvements. Et puis, ça te manque. La sensation des tuiles fragiles sous ta semelle, le bruit net des pieds qui foulent ces plaques glissantes. L’adrénaline du risque, la liberté des hauteurs. Tu ne dis néanmoins rien. Après tout, il ne voulait que t’aider. Te sauver.

Et puis, après un instant de flottement où tu restes soulevé mais où Nicolas ne bouge plus, tu es posé. Sans douceur, mais tu retrouves l’usage de tes jambes. Le garçon s’assoit devant toi après avoir laissé échapper un soupir. Il te tend une cigarette. Tu poses ton regard sur celle-ci, puis retrouves le visage du garçon. Il fuit ton regard, a les yeux baissés. Doucement, tu attrapes la clope de ta main gauche. La droite, elle, se lève calmement et s’approche du sommet du crâne du Tonnerre. Tu t’apprêtes à venir poser ta paume sur sa chevelure en bataille, mais tu t’arrêtes soudain à quelques centimètres seulement. Un rictus déforme ton visage. « On ne touche pas une bête sauvage, sinon elle mord. ». Ta main s'éloigne de Nicolas, retombe sur ton genou.

- Eh ben dis-donc, Big Bad Nicky, commences-tu en allumant ta cigarette, c’est quand ton anniversaire ? J’vais songer à t’acheter une muselière !

Un sourire triste étire tes lèvres. Quelque chose se fissure en toi. Cette confiance que tu portes en l’humanité, en les autres, de temps en temps s’affaiblit. Ton visage reste étrangement heureux, en comparaison à cette peine qui te parcoure. Tu réalises soudain que si Nicky et toi vous étiez rencontrés avant, vous n’auriez pas été amis. Loin de là. Alors ton regard se fait tendre, sur ce garçon que tu as rencontré au bon moment.

Tu décides de passer outre. Tu décides que c’est normal, d’avoir une face moins clean. Tu décides que toi aussi, de toutes façons, t’es pas toujours clean. Tu te reprends, un peu trop précipitamment peut-être. En réalité, tu voudrais le prendre dans tes bras. Tu voudrais lui dire que ce n'est pas grave, parce que tu sais qu'il aurait préféré que tu ne vois pas ça. Tu voudrais le calmer, l'apaiser, et tant pis si tes mains continuent de trembler, tant pis si tu continues d'avoir la nausée. Mais tu ne le fais pas, ce n'est pas le moment. A la place, tu préfères parler. Parler pour empêcher le silence de s'installer. Parler pour combler le gouffre de la violence qui pourrait vous éloigner. Parler pour colmater les plaies.

- J’espère que t’as au moins eu le temps de prendre des photos ! tu lâches soudain avec bonne humeur.

Une bonne humeur à peine feinte, on dirait presque. Ou bien a-t-elle été si souvent fausse qu’aujourd’hui tu ne sais même plus si elle est ou n’est pas sincère. Elle est, et tu ne veux pas voir plus loin.

Tu attends calmement que Nicky revienne. Patiemment. Et tu serais prêt à attendre des mois, c'est certain.



#   Jeu 11 Mai 2017 - 23:44

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Ton pouvoir est insupportable. Asbjorn a une peine immense. Si immense que j'ai l'impression qu'elle fait écho dans mon corps. Elle fait bien plus mal que les crocs d'un prédateur plantés dans la peau. La tête obstinément baissée, j'ai une boule dans la gorge qui se forme et j'ai mal aux yeux. Il prend la cigarette et je vois son autre main qui s'approche de mon crâne. Je me tends mais je ne bouge pas, un peu trop pris par cette tristesse qui n'est pas la mienne et qui me donne envie d'hurler. Les émotions, ça fait trop mal. Pourtant sa main s'abaisse sans même m'avoir frôlé, il allume sa cigarette et parle soudain comme si de rien n'était, comme si ce qu'il avait vu n'était qu'une blague. Une... muselière ? Je serre les dents ; son chagrin enfle, il gonfle et m'étouffe. J'ai un hoquet, un semblant de sanglot tendu, et j'ai du mal à respirer. Il fait semblant et il le fait super bien. Le ton dans sa voix est parfait quand il parle de photo. J'ai une soudaine envie de le frapper, frapper la source de ma peine et de sa connerie. :

-Une muselière...

Je relève la tête. J'ai cette eau salée qui me brouille la vue mais je peux percevoir le visage d'Asbjorn. Un mélange de colère et de tristesse doit s'afficher sur le mien mais je m'en fous. Mes bras se tendent, mes mains vont chercher son visage... Je frotte mes phalanges sur ses joues, y étalant du sang, peut-être le mien. Je ne suis pas certain de savoir ce que je fais, les émotions perturbent grandement mes réflexes, ça j'en suis conscient. Je suis conscient que si on m'attaque dans le dos, là, je ne pourrais rien faire contre... Je suis d'une faiblesse terrifiante à cause de tes putain de pouvoirs. Mais je continue : je capturais le visage d'Asbjorn entre mes mains, joues contre paumes. :

-Une muselière hein ?! dis-je un peu plus fort.

Je sens les larmes qui coulent de mes yeux. Je ferme fort mes paupières comme si ça pouvait retenir les suivantes, mâchoire encore plus tendue qu'avant. Quand je les rouvre, je vois bien mieux celui qui me fait face... J'ai encore plus envie de le frapper. :

-Mais con de toi ! Je fais comment moi après hein ?! J'regarde les autres te taper dessus sans rien faire ? HEIN ?! Abruti... ABRUTI ABRUTI ABRUTI !!! Une laisse, un collier à la limite... Mais une muselière ! SALAUD ! Et je sers à quoi moi après hein ?!

Je sers à rien... Et comme il passe du murmure au hurlement, Nicolas revient brutalement. C'est l'échange le plus rapide qu'il eut jusque là, ça le fait trembler de tout son corps. Nicolas pose ses yeux humides sur les joues de Boubou... Il y a des traces de sang et un bon bleu qui commence à apparaître. Il desserre son emprise et passe doucement son pouce rugueux sur la peau pâle de son ami, pour enlever la petite trace. Soudain plus doux, soudain plus lui. :

-Bordel de nouille... tu m'as fait peur. Con. Nul. Patate. Et tu me parles de la photo... 'spèce d'idiot.

Il l'attrapa par les épaules et l'amena contre lui, le serrant dans un câlin, poussant un gros soupir.



#   Mar 16 Mai 2017 - 21:36

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Nicolas pleurerait-il ? Un hoquet le fait paraitre plus fragile qu’il y a seulement quelques instants. Et soudain, il relève la tête. Ses yeux humides se plantent dans les tiens et ton sourire tremble. Sa voix est sourde. De toutes manières, tu l’ignores, trop pris par le regard d’argent. D’un coup, t’as la nausée. T’as plus envie de rire. T’as envie de reculer alors qu’il se met à frotter ses phalanges pleines de sang à tes joues, à ta peau jusque-là à peine abimées par le poing que tu t’y étais pris. Mais tu ne bouges pas. Pupilles dilatées de surprise, tu essaies de comprendre. La voix de Nicolas monte alors qu’il répète le mot. « Muselière ». T’aurais peut-être pas dû dire ça, Asbjorn. Mais tu pouvais pas savoir. Tu voulais juste essayer de calmer les choses. Comme toujours.

Tu voudrais le secouer pour qu’il arrête de pleurer. D’animal sauvage, il est devenu un doux chiot que tu aimerais câliner, apaiser. Tu sens ta gorge se gonfler devant la douleur de ton ami. Le Tonnerre ferme les yeux et une larme glisse des tiens. Et puis il crie. Il hurle. Il te traite d’abruti, de salaud. Il parle, il parle et tu n’es pas certain de tout comprendre. Tout ce que tu sais, toi, c’est que tu t’en veux. Tu ne voulais pas. Tu ne voulais pas.

- Nicky… murmures-tu.

Sauf que Nicky ne t’écoute pas. Nicky n’est plus là. Nicky croit qu’il pourrait ne servir à rien. Tu le laisses enlever le sang de tes joues. T’as un peu mal, entre la droite et le frottement un peu trop fort, mais tu serres les dents et dis rien. T’arrives même à sourire, bougre d’idiot. Et quand ton ami t’amène contre lui pour te faire un câlin, tu fermes un instant les yeux, profitant de la chaleur du garçon.

« Pardon, Nicky. Pardon de t’inquiéter. Pardon, j’apprendrai à me débrouiller, promis. Excuse-moi d’être si faible, si fragile, si inutile. Ne t’énerve plus par ma faute, s’il-te-plait. Ne te bat plus à cause de moi. J’irai bien, Nicky. J’irai toujours bien, va pas te faire du mouron comme ça, va. Je vais bien. Tout va bien. Tout va toujours bien. »

- J’aime bien les photos, Nicky… lâches-tu avec un petit rire.

Parce que tu ne veux pas l’inquiéter plus, ton ami, et tu sais que si tu déballais tout, il paniquerait. Déjà que t’essaies de réfréner ta culpabilité autant que possible en sachant que ça ne fonctionnera pas vraiment, tu vas pas non plus en ajouter une couche avec tes fausses belles paroles, si ? A la place, tu recules un peu avec un léger reniflement. Du revers de la manche, tu essuies tes yeux encore humides avant de venir poser une main sur le haut du crâne du garçon.

« « - Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie « apprivoiser » ?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens... »
- Créer des liens ?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi, qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... » »


Tes lèvres restées étirées s’entrouvrent pour laisser échapper un doux rire :

- C’est toi l’abruti, Nicky, réponds-tu pourtant calmement. La prochaine fois, au lieu de m’laisser admirer tes talents de bagarreur, tu gueules un p’tit « Crétin, cours au lieu d’admirer mes fantastiques muscles même si je sais qu’ils sont splendides tu les materas plus tard, casse toi ! ». Parce que franchement, taaant de beauté ! Comment tu voulais que je résiste ? La badassitude à son apogée, j’t’assure ! Ah puis steuuuplé, si t’as vraiment envie de faire du body-painting, on va songer à la peinture plutôt que l’sang. C’est l’tiens au moins ? Non parce que s’il vient d’un inconnu j’suis pas tout à fait tranquille. Non pas que j’pense pouvoir chopper grand-chose par la peau. Ce serait sacrément ballot quand même. N’est-ce pas, Nicky ?

Il a raison, t’es un idiot. Mais un idiot attachant, c’est déjà ça.





Dernière édition par Asbjorn Andreassen le Mar 30 Mai 2017 - 10:24, édité 1 fois
#   Jeu 18 Mai 2017 - 1:08

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Boubou n'est pas bien... en même temps Nicky non plus. Le remord les étreint tous les deux, chacun le leur pour une fois. Nico le sent. Il s'en veut d'avoir été aussi loin mais d'un autre côté, ça lui a fait du bien, ça le rassure, ça le conforte dans l'idée qu'il est effectivement dangereux pour ceux qu'il aime... Dangereux mais à a fois si protecteur. Si seulement il avait un moyen d'être loin et si proche d'eux... Il le serre doucement, le nez contre la capuche. A cause de cette dernière, il ne peut d'ailleurs pas toucher ses cheveux alors à la place, il tapote l'arrière de son crâne. Et il le serre encore, une furieuse envie de s'enfuir et de rester ainsi pour l'éternité qui le déchire, des larmes qui ne sont pas vraiment les siennes qui continuent de couler,... des vannes qui ont lâché, qu'il retenait depuis décembre, depuis le jour où Huo lui a dit qu'il avait violé celui qu'il aimait tant. Putain... n'y pense pas, n'y pense pas ! Il se mord la lèvre, relâche un peu son ami qui se recule. Il glousse un peu quand il l'entend encore parler de photos... c'est qu'il y tient. Nicky tente d'essuyer son visage, tout comme Boubou. Ça a l'air périlleux et franchement inutile.

Il lève sa main. Les épaules de Nicolas se tendent naturellement mais il ne fuit pas... Il sent la paume se poser doucement sur ses cheveux et il retient un soupir, rassuré, heureux, détendu,... Il halète un peu, comme encore étranglé par un restant de chagrin mais penche la tête sur le côté avant de la baisser vers ses mains. Aïe. Il renifle. :

-Je sais pas... murmure-t-il d'une voix rauque, parlant du sang qu'il avait encore.

La lèvre tremble un peu, il ne sait plus où donner de la tête. Trop d'informations pour son cerveau qui veut répondre à tout. :

-Transmissible par le sang, le VIH et les hépatites... Par contact avec la peau c'est presque impossible si t'as pas de blessures ouvertes, sinon c'est par projection dans les yeux mais c'est infime dans mes souvenirs. Donc si quelqu'un est malade de nous deux c'est moi, ahah... ahahah.

Rire nerveux. Regard triste. Il s'empare de la main toujours posé sur sa tête, légèrement tremblant, et inspecte les doigts de son ami... Il n'y a pas de cale particulière mais les articulations sont noueuses. Longtemps malade dira-t-on. Il a des traces de peintures encore, le bout de l'index un peu plus lisse que les autres comme s'il avait souvent tenu un crayon... Des mains pas comme les siennes. Mais il n'a pas fuit. Boubou n'a pas des mains de combattants, et il n'a pas fuit. Qui es-tu ? Qui es-tu ? Il apporte les doigts frais contre sa joue. Il se raccroche au présent. Il se raccroche à ce qu'il perçoit. Rien n'est moins clair, à part cette certitude qu'il ne mérite pas l'amitié d'un petit prince.

Nicolas inspire. Expire. Et lâche d'un coup très sérieux mais un grand sourire aux lèvres. :

-J'vais pas t'apprendre quand est-ce qu'il faut courir merde ! C'était évident là !

Rire. Puis il le lâche enfin, sans pour autant s'éloigner de lui. Il fouille ses poches et trouve son téléphone. :

-Donc. La photo et après, comme promis, j'te fais écouter Skyhill !



#   Mar 30 Mai 2017 - 10:21

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Il est doux, Nicky, quand il câline. Il a son nez enfoui contre ta capuche et toi dans son cou tout chaud. Il te serre, il te serre comme s’il n’allait plus jamais te lâcher. Tu es ému, parce que ça faisait longtemps que tu n’avais pas eu un câlin pareil. Tu sais que ce souvenir te laissera un goût aigre-doux lorsque tu te le remémoreras. Trop de rire, de joie, de crainte et de peine qui s’agitent en une danse décadente, inquiétante.

Un gloussement échappe à ton ami, et un écho joyeux y répond dans ton cœur. Même si ce n’est pas vraiment un rire franc et heureux, c’est mieux que rien. Le Tonnerre te laisse même secouer gentiment, tendrement ses cheveux. Lorsqu’il te répond, trop sérieusement pour les bêtises que tu lui dis, sa voix est rauque. Il t’explique des choses que tu savais déjà, mais tu ne dis rien. Tu le laisses aller jusqu’au bout. Tu voulais le faire rire, à blablater sans t’arrêter, sauf que des fois tu es un peu trop maladroit, noyé dans ta bonne volonté. Nicky a le regard triste, le rire nerveux. Et soudain, il t’attrape la main. Au début, tu crois que tu as fait une bêtise, qu’il ne voulait pas être touché. Mais il ne te lâche pas. Au contraire, il t’observe, inspecte tes doigts comme si c’était une analyse de première importance. Tu poses tes yeux ambrés sur le garçon, sur vos mains qui forment un duo étrange. Peau rugueuse abimée, tâchée de sang aujourd’hui et tâchée des remords du passé. Les remords sont aussi sur les tiennes, mais tu n’as pas des mains de battants. Tu as des mains d’artiste, de garçon un peu fragile qui se briserait les os en voulant donner un coup. Nicky, lui, pourrait écraser tes doigts d’une simple pression, tu n’en doutes pas. Pourtant, un mince sourire surpris vient étirer tes lèvres devant ce contact inattendu. Tu suis du regard le mouvement de ta main à sa joue, et instinctivement, tu caresses sa peau rugueuse du bout de l’index.« Et renard et enfant devinrent amis, acceptèrent de s'apprendre, apprirent à s'accepter. Sans muselière et sans leurres. Juste de l'affection et de la tendresse pour celui qui avait pourtant si souvent montré les crocs. »

Tu ris. Tu ris de bon cœur, comme toujours. C’est vrai, quoi, Asb ! D’où il devrait te dire quand courir ? T’es supposé le savoir, mon grand. Maintenant débrouille-toi. Rah !

- Non mais tu vas m’apprendre à avoir du bon sens, Nicky ! Ce sera plus efficace, pas vrai ?

Le Tonnerre brise votre contact, mais reste tout près.

- Ouiii ! La photo ! t’exclames-tu en tapant dans tes mains comme un gamin à qui on promettrait une glace.

Tu la regardes sur l’écran que le Tonnerre tend vers toi, et, étonnamment, c’est une moue déçue qui traverse ton visage :

- Nickyyyyy, râles-tu. J’veux une photo de nous deuuuuux ! Mais notre tag est trop beau par contre. Il est méga badass. On est des artistes, Nicky ! Tu me l’enverras, diiis ? Tu me l’enverras ?

Parce que la peine et la tristesse ne sont qu’éclairs chez toi, émotions fugaces qui n’ont pas leur place sur ta face d’idiot bienheureux. Alors le sourire de travers reprend sa place et ta joie nerveuse refait surface. Surtout qu’ensuite, Nicky balance de la musique. C’est plus posé que NSP. Carrément plus posé, mais ce n’est pas compliqué en même temps. Ça ne t’empêche pas d’écouter et d’apprécier, même franchement aimer d’ailleurs. Un petit rire secoue tes épaules alors que tu te laisses aller en arrière, allongé sur le toit. « Comme avant. Pas vrai ? ».

- C’est bien chouette, dis-moi ! t’exclames-tu avant de reprendre, aaaaah… Un jour, on s’fera un concert, hein Nicky ? De Skyhill. Ou NSP. Ou n’importe quel groupe en fait !

T’as un sourire de gamin, comme toujours. Mais soudain, tes sourcils se froncent en une moue soucieuse qui ne te ressemble pas. Tu te redresses un peu et poses tes prunelles sur les mains de ton ami :

- Eh. T’aurais pas envie qu’on rentre sur Terrae pour t’nettoyer un peu par hasard ?



#   Mer 31 Mai 2017 - 16:38

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Nicolas glousse tout en tapotant sur son écran à la recherche de la fameuse photo. :

-Le bon sens ? Je sais pas vieux.... Par là peut-être ? fait-il tout en montrant une direction au hasard.

Non mais, en vrai,... Big Bad Nicky, du bon sens ? Et puis quoi encore. Pour fuir oui, il part dans le bon sens ça c'est sûr, et encore, c'est pas dit que la route soit bonne. Ooooh, aller, le roi de l'humour a frappé de nouveau ; retrouvez son spectacle tous les vendredis soirs au bar de Terrae. Il sourit encore, cette fois devant l’excitation de Boubou. :

-Ouiiii j'te l'enverrai ! Et pour la photo à deux... Hm... Ouais faisons ça.

Sans attendre de réponse, Nicky s'empare de la main de son ami, se lève et le soulève à moitié en même temps. C'est pas compliqué, il est vraiment sec comme un coup de trique. Une fois qu'il tient debout, il le choppe aux épaules, se colle à lui joue contre joue et tend son bras devant eux pour prendre une photo... Un clic plus tard, les voilà immortalisés sur le toit ; ils ont une sale tête c'est clair, on a l'impression qu'ils reviennent du front avec leurs cernes et le bleu de Boubou qu'on devine puisqu'il est à moitié caché par Nicky. Le cadrage est parfait au moins. On ne voit pas le sang séché sur les mains de Nico et on voit une grosse partie du ciel en arrière plan. Deux petits anges, ah ! Il met ensuite Hands on the Water de Skyhill, bien fort, pour qu'il puisse mettre son téléphone dans sa poche tout en continuant d'écouter la musique. :

-Un concert de NSP... Ouaiiis ce serait trop cool. Faudra qu'on se fasse une soirée spéciale 80 aussi : voie lactée au-dessus de nous... petite bière... p'tit feu de bois... Toto ou Tears for Fears en fond...

Il a un moment d'absence, regardant le ciel, s'imaginant cette soirée parfaite... puis il s'active à nouveau. Boubou a une sale tronche en voyant ses mains tâchées, il hausse un sourcil. C'est pas courant de le voir inquiet, surtout que l'instant d'avant, il arrivait à sourire même dans la pire situation. Ben alors ? Nicky tend ses bras devant lui, admirant ses phalanges comme s'il vérifiait l'état d'un vernis sur ses ongles. :

-Trop bad boy ? C'pas toi qu'était en admiration devant ma "badassitude" ? Rire bref. Non mais ouais, t'as raison ; c'est pas agréable et on doit soigner ton bleu en plus. Par contre ! On va descendre de là. C'est pas bien de courir sur les toits, voyou !

Sur ce, il l'attrape à nouveau, passant son bras par dessus son épaule et sautant du toit sans prendre d'élan... ou la peine de prévenir son camarade. Deux impulsions électriques plus tard, les voilà au sol. La reprise de Take on Me par NSP retentit dans sa poche à ce moment.

N'y pense plus.

Tu savais que ça allait arriver un jour de toute façon.

N'y pense plus.

Abandonne et avance.



#   Jeu 8 Juin 2017 - 21:27

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Tu es surpris par la main de Nicky qui attrape la tienne avant que le garçon ne se lève, t’entrainant sans difficulté d’un même mouvement. Un sourire étonné aux lèves, tu te laisses faire, amusé par la joue de ton ami soudainement collée à la tienne. Une fois prise, tu zieutes la photo. Tu savais que vous ne deviez pas avoir des têtes très avenantes… mais à ce point ? Au moins, votre sourire est naturel et le ciel est joli en fond. C’est déjà bien, eh !

Le Tonnerre lance la musique et tu te laisses porter par les premières notes. Un peu inquiétantes, un peu oppressantes. Tu les laisses atteindre ton cœur tout en observant ton ami. Il a l’air emballé par l’idée du concert, avant de se lancer dans la description d’une soirée parfaite. Tu souris, tout doux, en laissant ton regard caresser le garçon perdu dans le ciel. Tu ne peux t’empêcher de te dire que cela ferait une jolie photo, mais que la musique manquerait si l’on figeait simplement la personne. Une vidéo ? Cela serait étrange, tiens. « Mais joli, vous dis-je. ». Certes.

Mais le Tonnerre revient et observe ses mains meurtries un instant. Tu réponds à son léger rire sans rechigner avant de lever les yeux au ciel lorsqu’il parle de soigner ton bleu. « Comme si c’était grave ! ». C’est ça, fais le malin. Prends-toi une patate et fais comme si tu n’avais pas mal ! « Oui. Bon. Mais on s’en fout, non ? ». Pas Nicky.

- Ca y est, ton côté bad boy est brisé à jamais, Nicky, lâches-tu d’un air faussement déçu, un sourire malin dissimulé par l’ombre de ton regard. Tu me refuses les toits, j’le retiendrai ça !

Une nouvelle fois, Nicky te soulève et saute. Une nouvelle fois, tu aurais bien aimé le faire toi-même mais ne dis rien. Tu ne sais même pas si tu en serais toujours capable, de toutes façons. Sec comme tu es, tu dois avoir l’air bien trop fragile. Que veux-tu ? « Redevenir assez fort pour pouvoir me débrouiller seul. Rien de plus. ». C’est un peu tard pour les regrets, Boubou.

Take on Me démarre alors que vous posez les pieds au sol. Automatiquement, tu balances la tête de droite à gauche en rythme tout en commençant à marcher, Nicky à tes côtés.

- Va pour du Tears for Fears, Nicky ! N’importe quoi de toutes façons, tant qu’y a des étoiles, de la bière et un joli feu de bois aha !

Tu t’apprêtes à continuer à parler, à lui dire que, quand même, pour le coup il pourrait peut-être mettre quelque chose qui s’agite un peu plus… Et puis non. Tu laisses couler, tu laisses juste le moment passer. Vous rentrez, un peu moins bavards que d’habitude. Vous arrivez finalement à l’institut et tu te tournes vers le Tonnerre :

- J’te fais visiter mon humble demeure, Nicky ? C’est ma-gni-fi-queuh. Si, si, j’te promets ! commences-tu sans t’arrêter de marcher. Oui, bon. Tu dois sensiblement avoir la même. Mais quand même ! Mon aura doit beaucoup jouer parce que cette chambre est SPLENDIDE. T’es prêt ?

Tu arrêtes tes pas devant la porte de ta chambre en agitant un index vers ton ami :

- Faut se préparer psychologiquement à tant de beauté, j’t’assure ! Tu vois, le rêve de gosse que t’as quand tu regardes Charlie et la Chocolaterie et que Willy Wonka fait construire un palais en chocolat ? BAH C’EST ENCORE MIEUX ! Déjà, ça fond pas. Et ça, tu l’avoueras, c’est quand même un sacré avantage. FIN BREF. Allez Nicky, j’t’ouvre.

Comme si tu allais révéler le plus précieux des endroits, tu ouvres avec lenteur la porte et te penches en une petite révérence pour laisser passer Nicky. Alors que tu la refermes, tu zieutes sur ton bureau pour y apercevoir les lettres à moitié rédigées. Tu t’en approches et les glisses dans un des cahiers laissés en bazar sur ton bureau. Tu lances un sourire au Tonnerre :

- Alors ? J’t’avais pas menti, hein !

Tu te fous de lui, oui. Mais t’aimes pas les silences. Ils t’oppressent. Et ceux entre vous durant le trajet ont été trop longs. Faute de sujet, tu as inventé. En réalité, ta chambre est évidemment comme les autres. Pas assez rangée probablement. Des vêtements trainent au sol et ton lit n’est pas fait. D’ailleurs, par terre se baladent aussi des brouillons de dessins, un carnet abandonné et divers crayons. Tu n’aimes pas dessiner sur ton bureau, alors tu t’allonges sur le ventre et fais ce que tu peux, comme tu peux. Faut bien s’occuper. Tes murs sont décorés de quelques dessins. Tu voudrais bien des affiches, mais faudrait en trouver ou en acheter. Alors en attendant, tu personnalises le coin comme tu peux. Ça t’empêche pas de sourire d’un air fier à Nicky, comme si tu l’accueillais dans le plus beau des palais.



#   Ven 9 Juin 2017 - 0:31

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Après l'avoir déposé à terre, Boubou fait une légère comédie. Nicky hausse les épaules ; il n'est pas un bad boy comme il dit, il n'est pas un gentil garçon non plus. Il n'est pas collant non plus, mais il a appris à aimer faire des câlins. Il est protecteur, mais jamais pour lui... Il n'en a pas besoin. Pas quand il voit les autres. Alors si Boubou retient qu'il ne lui a pas demandé son avis pour descendre du toit, Nicky retient qu'il faut lui apprendre à courir... Mais il ne le dit pas. Il l'observe avec un sourire jaune sur les lèvres tout en tapotant son épaule... Et ils se mettent en route vers l'Institut, écoutant la play-list hétéroclite provenant du téléphone.

Il lui propose de voir sa chambre... Nicolas hésite, il aurait voulu... Tu aurais voulu te shooter tranquillement, dans l'espace privé de ta chambre, seul, à visualiser sans cesse ce que tu aurais pu faire lors de cette bagarre pour qu'elle ne tourne pas de cette manière ? Non. Il hocha simplement la tête. Mais il fait durer le suspense ce p'tit- :

-Mais ouvre bon sang ! lâche-t-il dans un rire.

Et en fait, il avait dit la vérité. La chambre de Boubou est cool. Vraiment. Il avait oublié ce que ça faisait d'entrer dans une chambre éclairée... bon c'était un peu le bordel, mais pas autant que dans la sienne donc il allait bien fermer sa gueule. Le voyant se diriger vers son bureau pour ranger ce qui se trouve dessus, Nicky fait voyager ses yeux sur les murs pour ne pas le mettre mal à l'aise...

Il y a quelques dessins sur les murs. Par terre aussi, alors il fait attention à ne pas marcher dessus avec ses chaussures cliquetantes. Il les regarde attentivement... Il n'y a quasiment aucune trace de couleurs sombres, sinon sur les croquis aux crayons de bois. Pour le coup, il est bouche bée. Il se rend compte après un certain temps que Boubou lui a posé une question... mais il ne sait plus laquelle. :

-Tu sais dessiner ?

Question stupide, il avait la réponse sous les yeux... Mais il restait ébahi par l'explosion de couleurs, de formes et... d'émotions oui, il pouvait le dire. C'était comme s'il arrivait à percevoir avec ses pouvoirs les choses qui se trouvaient sur le papier. Il savait que c'était impossible, d'ailleurs plutôt que de lui donner la migraine, c'est plutôt comme s'il avait des papillons dans le ventre. Preuve que c'est pas la même chose. Il retenait une envie furieuse de faire glisser ses doigts dessus de peur de salir les feuilles. Salir les feuilles... :

-Ah ! Je t'emprunte ta salle de bain ! Et ! Euh... il marqua un temps, puis se dit qu'il peut repousser sa séance de self-déprime à ce soir. Ca te dit de me montrer des astuces ?... Je sais pas dessiner moi...

Ils passèrent la fin de leur après-midi ainsi, allongé par terre. Nicky se montrant particulièrement incompétent dans ce domaine, finit par colorier quelques croquis que lui passait Boubou, comme un enfant. Il ne dépassait pas, c'était déjà ça.

Il ne pensait plus à ce qu'il s'était passé il y a quelques heures de ça et il ne se droguait pas, c'était déjà ça.



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Big Bad Nicky, aujourd'hui je suis le caillou.

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