Terrae, Une nouvelle ère commence...

Partagez | 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
[EVENT - OUVERTURE] L'état d'alerte. [ouvert à tous]
#   Ven 3 Nov 2017 - 17:00

Personnage ~
► Âge : 24 ans
► Doubles-comptes ? : Allen & Hideko
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 2125
Date d'inscription : 23/01/2011
Emploi/loisirs : Martyriser Allen 8D /pan
Humeur : EXCELLENTE !

Je franchis les portes de l'Institut et retourne dans la cour. Mon regard se voile un instant alors que j'aperçois tout le monde qui court, s'effondre, pleure, hurle. Plus rien n'a de sens.

Une douleur me prend à l'estomac et je me tords en deux pour essayer de lutter contre. J'ai envie de vomir. Je parviens à me redresser et à reprendre mes esprits quelques instants plus tard. Je ne peux pas exploser. Je ne peux plus le faire. C'est fini ça maintenant. Les années sont passées. Je ne peux plus perdre le contrôle.

Ressaisis-toi Mitsu.

Au loin, j'aperçois Aoi. J'ai envie de la rejoindre et de la prendre dans mes bras. Je sais qu'il faut que tu sois là pour les autres, mais tu penses que tu aurais un petit temps pour moi ? Parce que là, j'en ai vraiment, vraiment besoin.

Elle m'aperçoit et me fait un signe. M'indique quelque chose que je ne parviens pas à voir. Je suis trop loin. Beaucoup trop loin. Je ne peux rien faire.

Je veux un câlin, Aoi.

Je finis par enfin bouger. Mes jambes me portent jusqu'à Akito et la fille qui est avec lui - les personnes qui sont les plus proches de moi à cet instant. Je ne vois personne d'autre. Tout le monde a bougé, tous sont allés à droite et à gauche. Je n'arrive plus à suivre personne, tout va beaucoup trop vite pour moi.

Alors, quand je rejoins les deux jeunes, je ne réfléchis pas trop, parce que j'en ai besoin, maintenant, tout de suite, et que je ne me sens pas bien, et que je vois son regard si vide - je tombe dans ses bras et le serre contre moi. Mes doigts glissent et se crispent contre ses vêtements, avant que je ne reprenne une lourde bouffée d'air et que je parvienne à m'éloigner de lui. Je jette un coup d'oeil à la jeune fille que je ne connais pas, même si j'ai le souvenir de l'avoir vu il y a peu en salle des Masters pour son initiation.

-Vous êtes tout seuls ? Faut pas rester là,
je souffle difficilement.

Mes mains commencent à trembler et je les glisse dans mes poches. Quelqu'un me bouscule en voulant courir entre les gens, sans doute pour rejoindre quelqu'un, et je titube avant de me reprendre.

-Il faut qu'on s'éloigne d'ici.

Mes pieds me guident et j'essaie de partir à l'opposé de tous ces gens. Je ne réfléchis pas, je ne pense pas. Je ne peux juste pas rester là. Je ne sais pas s'ils vont me suivre. Je ne sais même pas où je vais. Mais on doit y aller. On doit s'éloigner. Pas le choix.
#   Ven 3 Nov 2017 - 18:12

Personnage ~
► Âge : 21 ans
► Doubles-comptes ? : Alice Borges
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 327
Date d'inscription : 09/10/2016
Age : 21
Emploi/loisirs : Maitre d'arts martiaux.
Humeur : Parle-moins fort pour voir ? Ah ouais c'est mieux.

Je marche au milieu de la foule. Il est où ? Il est où putain. Les gens se calment, les gens bougent. Ok. Ca va. Je vois ma soeur par là-bas, elle a trouvé Alice. Bon. Ca, c'est bon. Malgré le fait que le type aux cheveux bruns m'ait mal regardé, il s'occupe d'Aria. Ecoute là on a beau pas tous être d'accord à un moment donner faut gérer. J'suis hyper en colère ok ? Y en a qui en souffre réellement de perdre leur pouvoir, et en plus on nous "Eh salut vous êtes potentiellement tous en danger de mort alors allez faire votre vie normale mais rentrez pas trop tard mdr !" LOL JE COMPRENDS LA PANIQUE. Certes c'est pas une raison pour y céder, et d'ailleurs les gens commencent à partir, à se regrouper. Bien.

J'entends des pas qui court derrière moi, j'ai à peine le temps de tourner la tête, et Asb me fonce dedans. Me stabilise. Me serre contre lui. Je lâche une injure, il m'a fait peur bordel de couilles. Comme à son habitude, il s'excuse, il veut pas faire de mal. Il a besoin de bouger. Il a besoin de partir. Il est pas bien, Asbjorn, mon p'tit Boubou, ce sale gosse, il kiffe pas cette ambiance de panique, il aime encore moins le danger que moi hein ?

Putain Asbjorn !

Je me sépare à peine de son étreinte, me retourne, et le choppe contre moi, une main dans son dos, l'autre sur sa nuque. Je le serre contre moi, fort. Putain. J'crois que j'ai eu peur, aha, ça m'arrive tellement rarement. J'ai jamais peur pour moi. J'suis soulagée, je souris même pour le coup. Je m'écarte à peine de lui, remet bien sa capuche pour pas qu'elle tombe, garde mes mains sur ses épaules alors que je cherche dans la foule. Alice et Hamilton bouge avec le type chelou qui l'aidait. Ariana a rejoint Nicolas et une Master que j'ai déjà croisé avec son petit groupe. J'ai pas vu Misao, le voit pas du tout en fait. Bon. J'verrai plus tard pour les autres à chercher. Pandora était pas toute seule, j'irai à la cafet, maintenant je fais sortir Boubou.

Allez viens chaton, on y va oui, on va chez Aaron retrouver toute la Cool Patrol ok ? Viens.

Je lui souris, je suis calme, je vais mieux, je vais bien. Mes pouvoirs moi, ça va. Je lui refais un câlin, bref, un câlin du courage, et lui attrape la main, m'éloignant à grandes enjambées de la foule. Allez ça va aller Boubou hein ? T'es toujours là pour m'écouter, maintenant j'te sors de là. Ca va aller, j'vais m'occuper de toi. Je me dirige vers Nicolas et Jérémy plus loin. Ok. La Master s'occupe de Nicolas, Ariana est soutenue par le type brun, Jérémy tient Lottie, Selvi suit le mouvement. Ok. On est plusieurs à pouvoir soutenir, ça va aller, faut qu'on se pose, au chaud, dans un endroit où on peut s'asseoir, et après on s'organise. Faut pas que ceux qui sont mal restent seuls. Allez on avance. Je me retourne souvent pour regarder la bouille d'Asbjorn. M'assurer qu'il tient le coup. J'suis là chaton. Allez.



Merci chaton.


#   Ven 3 Nov 2017 - 18:43

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 1068
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 24
Humeur : Oui.

Nicolas relève la tête quand il entend Jérémy parler de Charlotte. Oui. Petite Lottie. Il faudrait pas qu'elle soit malade. Il se redresse, essuie ses larmes. Il s'excuse maladroitement auprès d'Aoi, il a du la serrer un peu fort... et mouiller son épaule. Il était prêt à repartir mais il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. Il y avait encore du monde dans la cour mais toutes les personnes présentes étaient en mouvement ; il eut du mal à reconnaître l'afflux de gens se dirigeant vers eux. D'un côté, il croit reconnaître le chevelure rousse d'Aria avec ce qui doit être l'Allien, et un peu plus loin, Elwynn qui marche à grande enjambée, traînant Asbjorn derrière. De l'autre, il aperçoit la Miss... peut-être... et Alice... Il peine tellement à reconnaître ses propres amis que ça lui déchire le cœur.

Pourtant il fait un pas, puis un autre tout doucement... Enfin il marche. Enfin il court. Il veut les reconnaître, il veut les prendre dans ses bras, il veut que personne ne soit seul dans ce moment affreux, il veut être à leurs côtés même s'il sait qu'il n'aura pas la force, même s'il est un monstre. S'il-vous-plaît. S'IL-VOUS-PLAÎT ! Ne disparaissez pas, pas comme ça ! Il tend sa main devant lui, désespéré, prêt à sauter dans les bras de la personne la plus proche. :

-Sunshine !

Sa voix s'est cassée en appelant Aria, mais il ne s'est pas arrêté. Ils se sont comme mutuellement accroché, l'un contre l'autre. Des bruits de corps qui se percutent non pas pour se battre mais pour se retrouver. Ses mains s'accrochèrent à sa chevelure flamboyante et il inspira aussitôt l'odeur qu'elle dégageait... C'était bien elle. Il la reconnaissait à son parfum, à la façon dont elle l'attrapait du mieux qu'elle pouvait à cause de sa petite taille. Il pourrait en pleurer de joie. Mais non. A la place, il tend sa main pour intercepter Boubou et Elwynn qui arrivent en trombe. Il les serre contre lui, alors qu'ils apportent leur propre odeur. Même celle d'Elwynn qu'il ne connaît pas bien lui fait du bien. Il serre Boubou qui a l'odeur du sel des larmes. Il serre sa petite Cool Patrol pas tout à fait complète contre son cœur. Ses amis... Sa famille... Il renifle. :

-Merci... murmure-t-il, la voix un peu étouffée dans cet imbroglio de bras.



#   Ven 3 Nov 2017 - 21:01

Personnage ~
► Âge : 19 ans
► Doubles-comptes ? : Nathanaël Lancer et Sibylle Dinkel
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 447
Date d'inscription : 05/02/2013
Age : 20

Je serre Ariana dans mes bras, trop fort, mais je n'y peux rien. Je m'accroche à elle comme si ma vie en dépendait. Je crois bien que ma vie en dépend, en fait. Je pleure comme jamais, j'ai peur, tellement peur que le cauchemars recommence, que ma vie et celle des gens que j'aime soit à nouveau en danger. Je ne veux pas être seule.

...

Je ne sais pas comment je me suis retrouvée près d'Aoi et d'un autre grand type, avec, en face de moi, Allen, si je ne me trompe pas, me tendant un mouchoir et tentant de me rassurer. J'étais assise sur le banc avec Ariana dans mes bras et là je suis debout à côté d'elle et le banc a disparu. Je ne comprends pas. Pourtant, je prends délicatement le mouchoir et tente un sourire timide, mais je n'ai pas la foi. Je lâche un "merci" à peine audible et m'essuie le visage, puis me mouche bruyamment. Tant pis pour le glamour, de toute manière, ce n'est pas mon genre...

Le premier choc est gentiment en train de passer et je reprends peu à peu mes esprits. Il y a du monde autour de moi, mais c'est un attroupement organisé, pas comme le chaos de la cour. Il y a Ariana et Allen, Aoi bien entendu, Elwynn aussi et plein de gens que je ne connais pas. Eux pourtant, ils ont tous l'air de se connaître et j'ai un peu l'impression d'être de trop. Soudain, une idée me percute de plein fouet. Mais comment j'ai pu être si égoïste !? Comment je peux être aussi égoïste dans ce genre de situation ?! JE ME DETESTE !!! Je me tourne brutalement pour faire face à la cour. Il faut que je trouve Elio et Celia.

J'ai toujours cette sensation désagréable en moi et cette incompréhension de la situation, mais ça va mieux. Je vais mieux, je crois. Il faut que je sois forte. Je ne vois pas mes mains trembler et mon teint pâle. Je fais trois pas en direction de la cour, m'éloignant du groupe, mais on me retient.


- Je peux pas. Faut que je trouve Elio... et Celia. Faut que je les trouve.

Ma voix se brise, mais je ne me remets pas à pleurer. Mon regard scrute la foule avec fébrilité. Où sont-ils? Je n'ai pas mon téléphone portable. Je n'ai aucun moyen de contacter qui que ce soit. Mon regard devient fou et s'agite sur la foule. Il y a vraiment toute sorte de réaction : tristesse, colère, abattement, vide, .... On ne réagit pas tous de la même manière, on ne ressent pas tous la même chose, la diversité humaine. Ouai, non... ce genre de discours, je le garde pour quand j'aurai à nouveau les idées en place. Là, maintenant, je recommence à paniquer, mais parce que je m'inquiète pour les gens qui me sont vraiment proches. Aoi va bien, Ariana aussi, c'est déjà ça, mais ce n'est pas assez.

Je tente de refaire un pas en avant, mais on me retient à nouveau. Je ne sais pas si quelqu'un a essayé de me parler, je suis ailleurs.

- Il faut que je les retrouve.

Et je commence à me débattre gentiment pour qu'on me lâche, mais au fond, je n'en ai plus vraiment la force et je suis à deux doigts de craquer à nouveau.



merci Haley
#   Ven 3 Nov 2017 - 21:20

Personnage ~
► Âge : 19 ans
► Doubles-comptes ? : Selvi Sayanel et Sibylle Dinkel
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 393
Date d'inscription : 05/08/2014
Age : 19
Emploi/loisirs : Jardinier/étudiant
Humeur : ça va plutôt bien, merci

Nathanaël avait trouvé très désagréable la sensation ressentie lorsque le Master lui avait retiré ses pouvoirs et il s'était senti soudain très démuni, très faible, mais ce n'était rien en comparaison de certains de ses camarades. Après le premier mécontentement, des gémissements s'étaient fait entendre. La cour s'était transformée en champ de bataille une fois celle-ci terminée. C'était l'hécatombe. De nombreuses personnes firent des malaises, d'autres se mirent à pleurer. C'était le chaos.

Le Titan s'activa pour venir en aide aux personnes proches de lui. Il ne reconnut aucun visage familier, bien qu'il ait entendu la voix d'Ipiu. Il avait espéré croiser Alice, mais elle demeurait introuvable, ce qui l'inquiétait quelque peu. Il soutint d'abord une jeune femme qui lui était littéralement tombée dessus. Une de ses amies était rapidement venue s'occuper d'elle. Puis, l'Anglais s'était approché d'un garçon terrorisé dont il avait pris soin un instant avant de trouver son grand frère un peu plus loin. Des groupes se formaient progressivement. Les gens cherchaient leurs proches, leurs amis et se soutenaient comme ils le pouvaient. Nathanaël aidait tous ceux qu'il croisait à trouver leurs connaissances.

Il avait entendu la voix d'Ipiu résonner dans la cour et, bien qu'il soit d'accord avec le message, il n'était pas certain que la formulation utilisée soit la plus pertinente dans ce contexte. En revanche, concernant sa proposition de se réunir à 20h dans la cafétéria, il avait plus de doutes. Le Master leurs avait expressément imposé un couvre-feu et, même s'il était lui aussi en colère qu'on leur cache des informations, il n'était pas certain qu'enfreindre ces nouvelles règles soient la meilleure solution.

Alors que l'Anglais s'était décidé à aller voir la Tonnerre pour lui en parler et connaître un peu mieux son idée, il fut interpellé par un homme d'à peu près son âge qui cherchait son meilleur ami. Il était complètement paniqué et le Terre ne réfléchit pas un instant avant d'accepter de l'aider à le retrouver et de rassurer son camarade.



Merci Aa-chan <3
#   Ven 3 Nov 2017 - 21:31

Personnage ~
► Âge : 22
► Doubles-comptes ? : Ys et Renji
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 229
Date d'inscription : 09/04/2017
Emploi/loisirs : Etudiant
Humeur : Toujours joyeuse!

Doucement, sa vue devint floue, son ouïe lui joue des tours. Il a l'impression d'entendre ces vieilles moqueries du passé. Ils sont de retour. 
Instinctivement, le blondinet se bouche les oreilles. Il ne veut plus appartenir à ce monde. Terrae a mentit. 
Mais il n'est pas aussi seul qu'il ne le croit. Pandora lui saisit la main. Il n'entend que vaguement sa voix mais elle, elle est là. Elle le tire vers elle, elle l'emmène. Akito la suit par dépit bien que son regard est vide et tiré. 

Les yeux humides, son regard roule de gauche à droite. C'est la panique. Cette foule oppressante.... Ils sont fous. Ils sont tous devenu fous. Une fille cris bien qu'il ne sache distinguer ses dires. Il frissonne. Il veut retourner dans son lit et se persuader qu'il s'agit d'un rêve. Un cauchemar. 
Ses pouvoirs! Ses merveilleux pouvoirs... 
Tout d'un coup, Mitsuki apparut devant eux. Elle le prend dans ses bras. Sous l'effet du choc, une larme coule le long de sa joue. Il avait finis par l'oublier, cette sensation. Ce sentiment qui vous oppresse, peu à peu les morts meurent, vous n'êtes plus que l'ombre de vous même. 
Mitsuki est là aussi. Il aurait pu être heureux en trouvant une tête familière. Il entend vaguement qu'il ne faut pas rester là. C'est surement grâce à Pandora qu'il avance encore. Il est incapable de réfléchir ou même de penser. Il a abandonné la partie.


#   Ven 3 Nov 2017 - 22:06

Personnage ~
► Âge : 22 ans
► Doubles-comptes ? : Théo
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 180
Date d'inscription : 13/05/2017
Age : 26
Emploi/loisirs : Music is the answer.
Humeur : Calme, la plupart du temps.

Je traîne Akito à travers la foule - parce que oui, clairement, il tient à peine sur ses pieds et se serait déjà effondré sur place si je ne l'avais pas emmené avec moi, je crois. Soudain, un éclair blanc passe devant moi et se jette sur le blondinet, le serrant dans ses bras. Ah, bon, d'accord. Il semblerait que les réactions ultra-émotionnelles soient de mises aujourd'hui, et je dois dire que je me sens assez mal à l'aise au milieu de toutes ces effusions...

La fille finit par se reculer et me regarde un moment. Sa tête me dit quelque chose, mais je n'arrive pas à la remettre... Peut-être que je l'ai simplement croisée dans les couloirs ? Elle nous conseille de nous éloigner de la foule, et je hoche la tête, lui emboîtant le pas. Akito est toujours accroché à ma main et suit le mouvement, complètement hagard. Il me semble même qu'il pleure, et bizarrement, une boule se forme dans mon ventre à le voir comme ça. Il y a trop de détresse autour de moi, en plus de ce vide dans mon coeur, je crois que ça commence à m'affecter moi aussi.

Je me retiens de flancher et continue de suivre la jeune fille aux cheveux blancs. Je finis par me souvenir d'où je l'ai vue ! Elle était là à mon initiation, ce qui doit vouloir dire qu'elle est Master ? Une fois à l'écart, j'aide Akito à s'asseoir sur un banc, gardant toujours ma main dans la sienne. Je tends mon autre main vers la jeune femme, drôle de situation pour se présenter, mais bon...

"Pandora. Tu... Es une Master, non ? Est-ce que tu sais ce qui se passe ?"

J'espère que oui... Car si même elle ne le sait pas, c'est que c'est encore pire que ce que je croyais... Je me tourne vers le blondinet, et caresse doucement ses cheveux. Il a encore plus l'air d'un enfant que d'habitude, avec cet air abattu. Je ne sais vraiment pas quoi faire pour le sortir de sa léthargie, je me sens vide, fatiguée et impuissante, c'est assez horrible comme sensation.

"Akito, tu m'entends ? Ca va aller, d'accord ? On est là, on va trouver une solution, faut pas se laisser abattre..."

Je ne sais même plus si je dis ça pour lui, pour moi, ou pour la jeune femme aux cheveux blancs, qui a l'air complètement à bout aussi. Moi qui pensais que la vie serait plus simple ici qu'à Londres, voilà que c'est le bordel à peine quelques mois après mon arrivée...
#   Ven 3 Nov 2017 - 22:20

Personnage ~
► Âge : 24 ans (?)
► Doubles-comptes ? : Isis Nial, Dunkan D. Carter (inactif pour le moment), Michigan Carter (mort)
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 186
Date d'inscription : 03/07/2015
Emploi/loisirs : Danser. Nan j'déconne.
Humeur : Larvaire.

HRP : heu pour ceux qui liront, j'alterne entre les personnes (1ère et 3ème) parce que Houston ne se rend pas du tout compte des changements physiques opérés chez lui, et pour cause, ce sont des habitudes qu'il avait avant d'entrer à Terrae (et qu'il était censé avoir perdu...).



Pendant un instant, il est perdu.
Il est noyé, plus exactement. Pendant cet instant, il perd la notion du temps. Il se noit dans les informations qui lui arrivent à droite, à gauche. Il connaît des noms et des visages qu'il ne devrait pas connaître. Ou qu'il aurait dû oublier. Il se souvient, d'un seul coup, de tellement de choses qu'il ne pourrait les décrire. Elles ne font que passer, un flux continu, comme elles l'ont toujours fait. Comme elles ne devraient plus le faire.
Pendant quelques secondes, sous la pression, le cerveau de Houston est en parfait état de fonctionnement. En fait, il se remet à fonctionner exactement comme avant.


Les yeux d'Alice sont fixés dans les miens et j'essaye de lui montrer tout l'aplomb dont je dispose.
Je l'écoute parler de son manque d'aplomb, de l'impression bizarre que ça lui fait. De la douleur. Je ne peux pas compatir, mais pour quelqu'un qui a pû sentir la vie de la terre sous la plante de ses pieds, ça doit être une expérience traumatisante. Idem pour la sourdité. Je me demande ce que j'ai bien pû perdre, moi, en perdant mes visions. En tous cas, je vois rapidement ce que j'y ai gagné.
Je l'assure d'un "bien sûr" lorsqu'elle me demande de l'aider à marcher. Evidemment, je vais pas me casser comme un barbare non plus. Même si je sais qu'en ce moment, ce n'est pas de moi dont elle a besoin, mais de sa copine. Ho je suis pas con je sais faire des liens, je sais d'ailleurs parfaitement à quoi elle ressemble et je ne suis pas étonné de la voir débarquer quelques instants après.

Son corps commence à se tendre, toujours vigilant à ce qui se passe autour de lui. Ses doigts se crispent et son regard a tendance à passer rapidement d'un lieu à un autre. Peu étonnant, le danger peut venir de partout. Ses épaules sont juste assez crispées pour qu'il ne s'en rende plus compte.
Rien qu'une vieille habitude...


Vous croyez qu'elle ont une sorte d'amour fusionnel, comme ces piafs là ? Ha oui, les inséparables ? Je suis sûr qu'il y a une magouille comme ça. Je les laisse faire leurs retrouvailles. J'avoue, c'est touchant. Je voudrais bien m'éclipser pour les laisser seules, mais je pense que si Alice me lâche elle va pas tenir longtemps. D'un autre côté ça la mènerait directement dans les bras de son aimée ? A voir.
Puis une nouvelle paire d'yeux se lève vers moi (qu'est ce qu'ils ont tous à me regarder dans les yeux ?! Y'a rien à y voir vous savez...) et j'y décèle de... La reconnaissance ? J'ai du mal à l'interprêter. Je... Ben, j'ai pas fait grand chose, vraiment. Et puis, j'ai pas l'habitude. C'est... Etrange.
Elle me propose de la porter. Je lève un sourcil.

_ Je dis pas non. Si tu te sens, je veux dire.

Je suis étrangement calme par rapport à l'agitation, par contre si elle est paniquée elle risque de la faire tomber non ? Enfin, pas que je réussirais à la porter tout seul... Peut-être, qui sait ? Elle doit pas être bien lourde, ce qui est cool vu que j'ai pas bien de muscle. Mais si son prince charmant veut s'en charger, je vais pas faire le trouble-fête hein.
Et puis, c'est à nouveau à Alice de me parler.
Ne sois pas tout seul. Est ce que tu cherches quelqu'un. On sera mieux tous ensembles.

Une voix dans son esprit lui crie beaucoup de choses. Qu'il a besoin d'être seul, qu'il doit chercher Michigan, qu'il n'a pas besoin d'être "ensembles", il sortira tout le monde de là. Qu'il suffit de faire péter une fois pour toute ce putain de pare-feu pour disposer de toutes les informations dont ils ont besoin, qu'Aaron n'est plus une menace, que ça ira vite. Que de toutes façons, il n'a pas sa place avec elles, qui sont si paniquées, alors que lui est si serein. Qu'il sait que tout va bien se passer puisqu'il va tout arranger. Il lui suffit de-
Dans le coin de son regard, il capte l'intervention d'un mec à l'ironie frappante. Il semble prendre du plaisir à les voir s'affoler. Il lui rappelle Michigan. Il l'ignore.


Je ne peux partir en les laissant comme ça.
Ho, je doute bien qu'elles s'en sortiraient même sans moi, mais je m'en voudrais de ne pas non plus être là pour les soutenir. Même si bon clairement c'est pas le grand kiffe de se retrouver avec d'autres gens pas bien en pensant aller mieux (je veux dire, nique la logique ?), d'un autre côté ce besoin pressant de se regrouper, de se retrouver, j'ai beaucoup de mal à le comprendre. Un instinct de survie, sûrement, mais étrange.
J'acquiesse, intrigué.

_ No problem, je viens avec vous. Si ça peut vous aider...

Je n'ai aucune idée de qui elles cherchent mais enfin, connaissant Alice ça ne peut être que des gens cools non ?

Sa main libre semble chercher quelque chose. Elle tire frénétiquement le tissus de sa poche. Il le sait, tout au fond de lui, il en a besoin. Et ce qu'il commence à ressentir, caché très loin au fond de lui, c'est l'absence de son compagnon de galère, l'objet qui l'a toujours sorti de toutes les galères, Meta, son portable.
Houston est en manque.



Spoiler:
 
#   Dim 5 Nov 2017 - 16:40

Personnage ~
► Âge : 28 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 292
Date d'inscription : 20/10/2012
Age : 22
Emploi/loisirs : Bavarder ♥
Humeur : Explosive ~

La feuille entre ses mains se retrouva une fois de plus déchirée, elle n’arrivait pas à poser sur le papiers ce qu’elle avait en tête, et c’était extrêmement frustrant. Si elle ne faisait pas plus attention, elle pourrait facilement y mettre le feu, avec la colère. Mais elle se connaissait mieux que ça, elle savait qu’il lui fallait plus que ça pour craquer et les utiliser. Même si, dernièrement, elle ressent de moins en moins de peur en y pensant, en s’imaginant les utiliser à nouveau. C’est plutôt une sacré avancée pour elle, considérant ces deux dernières années où elle s’est elle-même interdit de même y penser.

Quoiqu’il en soit, il fallait qu’elle arrive à réorganiser l’espace des chambres de l’institut. C’était juste un projet, ça partait de son sentiment de manquer de place dans la sienne, du coup c’était potentiellement pas valable pour tout le monde. Mais si en comparant l’organisation de chacune, elle pouvait réussir à en modifier l’organisation pour faire gagner quelques centimètres carrés d’air respirable aux âmes qui habitaient les lieux, elle aurait peut-être moins l’impression de ne rien faire de sa vie et de la gâcher.

Elle avait à peine repris un crayon en main qu’elle l’entendit, le ressenti, et en perdit le pauvre crayon de bois qui alla s’écraser au sol. Qu’est-ce que c’était que ça ? Elle ne reconnaissait pas l’initiateur, mais elle se sentait quand même attirée. Elle serait bien restée travailler dans l’atelier, tranquillement, mais c’était plus fort qu’elle. Alors elle prit la direction de la cour.

Il y avait un monde incroyable, tout le monde en fait, probablement. C’était un peu effrayant, surtout quand, au final, on se rend compte qu’on ne connaît quasiment personne ici. Mais elle se dit que, si tout le monde était là, ce serait probablement le cas de Misao, ou Ys, ou quelqu’un qu’elle connaîtrait, même à peine…

Le pire dans tout ça, c’était probablement l’incompréhension, tout était étrange, rapide et flou. Elle n’y comprenait pas grand chose, à part l’urgence et le danger qui transparaissait de tout ça. Bêtement, elle se demanda si le village serait toujours accessible, et puis, que c’était con un couvre-feu si tôt, parce qu’elle ne pourrait plus aller boire un verre tranquillement au bar du coup.

Toutes ces pensées furent très vite remplacées par la sensation qui l’accompagna quand elle compris qu’on lui retirait ses pouvoirs. Elle sentit le vide, ce vide qui reprenait sa place, celui qui avait été comblé. Et elle se trouva encore plus stupide quand elle se rendit compte que c’était même plus que ça au final, c’était l’espoir de tout ce que lui avait offert Terrae et ce qu’elle continuait de lui offrir qui s’en allait. C’était la chance d’avoir une nouvelle vie qui s’évadait avec sa flamme. C’était toutes ces raisons, qu’elle avait oublié, qui lui revenait en plein visage, au pire moment possible.

C’est bien ce qu’on dit non ? On ne se rend compte de la valeur de ce que l’on possède que lorsqu’on le perd.

Et elle venait de perdre ses pouvoirs. Elle regarda immobile le mouvement autour d’elle, la panique, sans se joindre à tout ça. Elle avait envie de hurler, de pleurer, elle avait peur. Et elle se rendait compte de la solitude dans laquelle elle vivait, elle qui aimait son petit cocon et ses petites habitudes non perturbées. Elle n’avait personne à aller voir, personne qui viendrait, et c’était peut-être encore plus difficile de faire face à l’avant Terrae, quand, même à Terrae, c’était pareil. Rien n’avait changé, et c’était sa faute à elle, mais là, elle en voulait à Ryu, Ryu qui lui avait retiré tout ça, qui lui avait mis la plus grosse claque de sa vie, et qui la laissait en plan, qui les laissait en plan, sans réelles explications…

C’était quoi ce bordel… Faites que ce ne soit pas une nouvelle invention des scientifiques pour pourrir la vie à toutes personnes heureuses ici… Pitié.




Vit en #ff9966
#   Dim 5 Nov 2017 - 21:02

Personnage ~
► Âge : 24 ans
► Doubles-comptes ? : Selvi et Nath (pour ceux qui n'avaient pas encore deviné
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 150
Date d'inscription : 11/09/2017
Age : 24
Emploi/loisirs : S'entraîner à r'marcher, pis bientôt à danser aussi !
Humeur : En pleine forme !

Olivia est sur le point de quitter sa chambre lorsque les deux jeunes femmes reçoivent l'Appel.

« Eh ! T'as entendu ça ? Et tu r'sens la même chose que moi ? C'est trop bizarre... », s'exclame-t-elle. Sibylle ne comprend pas ce qui se passe. La voix s'est élevée de nul part et elle a maintenant l'impression de devoir sortir. L'infirmière ne dit rien et l'aide à se placer dans un fauteuil. Ensemble, elle quitte l'hôpital.

La cour est déjà noir de monde. Elles sont probablement dans les dernières à arriver.

« T'as vu tous ces gens ! Ils ont aussi été appelés ? », demande l'ex-danseuse.

Un homme parle alors d'une voix forte, trop forte pour être naturelle et il n'a pas d'outils pour augmenter le son de sa voix, genre un méga...truc. Elle ne se souvient pas du mot exact. La rouquine est impressionnée, mais le discours prononcé ne la touche pas trop. Le couvre-feu, elle s'en fiche un peu. À l'hôpital, elle ne quitte jamais sa chambre. Et puis, il y a un truc spécial qui se passe. Les gens autour d'elle se crispent et puis c'est la panique.

« Bah, qu'est-c'qui s'passe ? Pourquoi ils pleurent tous là ?», demande-t-elle à Olivia, mais cette dernière ne répond pas. Elle s'occupe des gens qui en ont le plus besoin, ceux qui paniquent, qui pleurent, qui s'évanouissent même. Sibylle ne comprend décidément pas ce qui se passe. Elle est perdue dans ce chaos.


#   Dim 5 Nov 2017 - 23:33

Personnage ~
► Âge : 19 ans
► Doubles-comptes ? :
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 358
Date d'inscription : 13/03/2011
Age : 25
Humeur : A toi de deviner...


Elio a les yeux rivés sur ce grand blond. Ryû. Il n’est pas celui que l’on voit dans ce genre de moments normalement. Normalement c’est la directrice qui se trouve à sa place, la directrice Hideko. Le contexte est étrange. Le garçon sent bien que quelque chose ne va pas, une atmosphère nerveuse et tendue est présente.

Il est venu ici comme tout le monde, il a suivit l’appel. Il a quitté sa chambre et ses exercices pour rejoindre la cour. Lorsque Ryû parle, ses paroles sonnent comme une sentence sans qu’une seule explication soit donnée. Elio est perdu. Et puis soudain il se sent vide alors que le master leur explique avoir prit leurs pouvoirs pour éviter les débordements. Ce vide...Comme avant de venir...Il pose sa main sur son coeur, puis une tension se crée dans son dos. Au niveau des homoplates plus exactement. Ce douloureux souvenir lui revient en mémoire. En parti effacé il lui reste la marque. Quelque part il s’est mis en tête de rêver de la faire disparaître par un tatouage un jour. Il n’en avait jamais voulu jusqu’au jour où il s’est rendu que cela la ferait disparaître aux yeux des autres. Comme une thérapie, ce tatouage recouvrirait cette blessure et l’aiderait sans doute à oublier cette histoire.

Ca s’agite partout autour de lui, mais l’italien ne bouge pas. Pourquoi faire ? Il se sait impuissant. Il sait qu’il ne pourra rien faire. Parce qu’il n’est ni fort, ni combatif, il reste juste là sans bouger. Il prévoit juste de reprendre sa petite vie sans trop se poser de questions. Il ne veut pas y penser. Il ne pense pas aux autres non plus. Aux quelques personnes auxquelles il s’est attaché. Ces personnes là n’auront pas besoin de lui. Il n’est pas de ceux qui savent aider ou qui ont de la force à partager. Non. Il n’est que lui-même un type pas bien gros, pas plus intelligent qu’un autre, pas bien fort, et extrêmement sensible.
Pendant un instant il se demande ce qu’il veut faire. A-t-il envie de terminer les exercices qu’il était en train de faire ? Sans doute que non, mais juste avant ce moment il n’en avait pas eu envie non plus et pourtant il les faisait. Il hésite aussi à partir courir un peu. Il se sent comme un zombie, il se sent sans but, comme si sa vie avait perdue un peu de son sens. Alors machinalement il se dirige sous un grand arbre sous lequel se trouve un banc vide. Là-bas il sera bien, il est ai sûr.



by me

1er compte de Haley

#   Dim 5 Nov 2017 - 23:42

Personnage ~
► Âge : 22 ans
► Doubles-comptes ? : Adélaïde Hamilton
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 247
Date d'inscription : 25/09/2016
Age : 19
Emploi/loisirs : Faire des trous dans tes tshirts ♥
Humeur : Mon sourire ne disparait jamais.

Malgré son exclamation… énervée ? effrayée ? Elwynn se retourne et te serre contre elle. Vous ne vous êtes jamais fait de câlins. Jamais. Oh, tu as bien tenté de l’embêter un peu quelques fois, mais à part un rejet plein d’amour – si, si, t’es convaincu que c’est plein d’amour – il n’y a jamais eu de réel retour. Tu aimerais te réjouir que ton amie accepte l’étreinte, te la rende… mais là de suite, tu te raccroches juste à elle comme un drogué à sa seringue. Tes doigts agrippent le tissu de son haut alors que tu retiens tes larmes, le visage enfoui dans son cou, dans sa chevelure rousse.

Elle s’écarte un peu. Elle sourit un peu. Ça te fait du bien. Un peu. T’es pas tout seul. Tu essaies de ne pas l’oublier. Tu n’es pas seul. Pour la peine, elle remet même d’elle-même ta capuche en place.

« Merci. ».

Tu le lui diras, mais plus tard. Là, il faut agir, tu le sais. D’ailleurs, Elwynn passe à l’action, te dit que c’est bon, vous allez bouger, aller chez Aaron, retrouver la Cool Patrol.

- Oui. Oui, ok. On y va.

Ton amie t’étreint une nouvelle fois, brièvement, juste pour te donner un peu de sa force, un peu de son courage. T’as les yeux humides, mais ça marche. Ta main dans la sienne, tu la suis, la laisses t’entrainer à travers les gens en panique. Tu la suis aveuglément, parce que si tu t’ouvres trop à ce qui se passe autour de toi, si tu te concentres, tu risques de t’effondrer, tu le sais. N’empêche qu’à force de foncer tête baissée sur les talons de l’Eau, tu captes qu’au dernier moment le bras qui te coupe dans ton élan.

- Ni… Nico-. Nicky !

Un sourire. Un sourire frêle qui retrouve sa place sur ton visage en même temps que le surnom de ton bro revient dans ton vocabulaire. Il vous remercie et un rire hésitant avec le sanglot file d’entre tes lèvres. C’est rare, mais aujourd’hui tu n’arrives pas à lui répondre. T’es trop ému pour ça, collé à Ariana, Nicky et Elwynn. Une partie de la bande réunie. Une partie de toi qui se reconstruit. Une partie de ton Vide dans lequel tu menaçais de retomber en piquée qui se comble.

« C’est moi qui te remercie, Nicky. ».





Merci Ronron ♥
#   Dim 5 Nov 2017 - 23:56

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Asbjorn Andreassen
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 567
Date d'inscription : 07/05/2016
Age : 19
Emploi/loisirs : En apprentissage de la vie, je crois.
Humeur : Erm... On fait ce qu'on peut?

Trouver les autres. Elle a raison, ma douce. Je serre sa main chaude dans la mienne, plus intensément que d’habitude. Je dois garder la tête froide. Ne pas céder à la peur. Mes yeux recouvrent un semblant de calme. Je suis soulagée. Alice va bien. Maintenant, il faut passer au stade supérieur : trouver les autres.

La petite Terre demande à Houston de rester avec nous. Il accepte, même s’il ne semble pas vraiment comprendre pourquoi. Il le fait exprès ? C’est son ami, elle veut s’assurer qu’il aille bien. Ce n’est pas si compliqué à saisir, si ? Si. Je sais. Mais bon.

Pas le moment de céder à la panique, j’ai dit. Ok. Du calme.

J’inspire profondément et viens passer mon bras gauche autour de la taille d’Alice, ma main droite toujours glissée dans la sienne.

- Tiens. Tu peux t’appuyer si tu veux. Nous allons march- Ils sont là-bas !

Pas de doute. Deux chevelures rousses flamboyantes perdues dans les bras d’un grand dadais encapuchonné et d’un brun à la tignasse ébouriffée. Sans plus réfléchir, mais en faisant attention à ne pas brusquer Alice et à ce que Houston suive, je laisse mes pas me guider jusqu’à eux, jusqu’à la Cool Patrol.

Nous arrivons derrière Ariana et je ralentis l’allure. A peine. Avant de reprendre plus vivement. De plus en plus vite, d’ailleurs. Je sens Alice fatiguer, mais je ne veux pas la lâcher, ni ralentir. Du coup, nous tombons à moitié sur l’Eau, beaucoup moins doucement que ce que j’aurais voulu… Tant pis.

Mon front se pose contre le dos de mon amie. C’est doux. C’est chaud. Je sens le bras du Tonnerre tomber dans mon dos, nous rapprochant, Alice et moi, du reste du groupe. Un petit rire m’échappe. Un petit rire fatigué, soulagé.

Ça va mieux. Nous sommes ensemble.




Merci Ronron, merci Elwynouchette. Vous êtes les bests ♥

♥:
 
#   Lun 6 Nov 2017 - 10:13

Personnage ~
► Âge : 19 ans
► Doubles-comptes ? : Elwynn Evrard
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 463
Date d'inscription : 01/08/2016
Age : 20
Emploi/loisirs : Créer des activités artistiques pour les petits ♥
Humeur : Y'a un village là-bas, on dirait la mer.

Alice sourit à Houston. Oui, ça peut l'aider. Elle a envie d'être certaine qu'il aille bien. Elle veut s'assurer de sa présence, elle ne veut pas le laisser seul. Elle voit dans son regard que quelque chose cloche. Le danger sûrement, elle ne pose pas la question. Elle veut l'aider à aller vraiment bien de toute façon, comme elle le fait tout le temps pour le monde, même si tout de suite, elle a besoin de s'éloigner du monde, de retrouver son équilibre. Elle glisse sa petite main dans celle de Houston, et la serre doucement.

Elle parvient à sourire, un vrai sourire cette fois. Elle est heureuse qu'il soit avec elle. Et puis elle le lâche doucement, un instant, pour s'appuyer contre Hamilton. Elle ne lâche pas sa main. Elle a l'impression qu'elle ne pourra jamais la lâcher. Lorsqu'elle s'écrit, Alice lève vivement la tête, cherche en direction du regard de la Feu. Ils sont tous là-bas. Elle sourit. Elle va déjà mieux. Elle attrape doucement la manche de l'Eau et l'entraine avec elle. Pour pouvoir bien marcher, elle s'accroche à Hamilton. La sentir proche la rassure aussi, l'apaise. Elle sourit en voyant le soulagement des autres.

Régulièrement, Alice tourne la tête pour vérifier que Houston les suit. Vraiment, hors de question de le perdre de vue. Hamilton ralenti, Alice se stabilise, pour au final presque trébucher et repartir de plus belle. Asbjorn les enveloppe dans l'étreinte collective, Adélaïde contre Ariana, Alice se retrouve entre Hamilton et Nicolas. Hamilton rit. Elle sourit. Asbjorn sourit lui aussi, Nicolas pleure mais semble aller mieux, Ariana pleure aussi, Elwynn sourit et regarde si tout le monde va bien. Alice rit à son tour. Ils sont tous ensemble. Elle serre fort ses amis, se retourne, et tend la main vers Houston. Ses yeux lui disent merci. Ses yeux lui demandent de rester avec elle, malgré le fait qu'elle soit au milieu de sa bande. Il en connaissait peut être, au moins Hamilton et Ariana. Elle le savait. Elle voulait qu'il aille bien, qu'ils aillent bien.

Tous ensemble. Tout ira bien, une fois qu'ils sont tous ensemble.





Moonshine:
 
#   Lun 6 Nov 2017 - 16:32
Messages : 213
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 20
Humeur : Rêveuse

Elle a entendu l’appel, elle était l’une des premières sur les lieux car elle n’avait qu’eu à descendre les escaliers menant aux dortoirs. Elle était tout au-devant de la scène que l’homme offrit quand il prit la parole. Elle se mit à avoir peur. Il y avait du danger dans sa voix, une menace qu’elle sentait confusément. Elle sentit son pouvoir la quitter, comme l’on dénoue le nœud qui retient un patin de tomber. Tomber c’est ce qu’elle fit, ses genoux ne la portant plus, elle se retrouva sur le goudron froid.

L’incompréhension gagna la bataille, elle ne comprenait pas ce qu’il se passait. Une question tournait dans sa tête, faisant de multiples dégâts : Pourquoi ? Pourquoi était-elle à terre ? Pourquoi s’effondrait-elle. Il y eut des cris, des pleurs. Elle ne comprenait pas, insensible aux autres comme à elle-même. Elle était choquée d’être si vide. Quand elle reprit ses esprits elle avait l’impression d’être sur un champ de bataille après la fin de la guerre. C’était étrangement beau, les gens se soutenaient, s’entre-aidaient.
Elle voyait ici ce que Terrae avait de plus humain après avoir vu le plus sombre. Elle avait grandi dans un pays où l’humain lambda n’avait aucun pouvoir, pas même celui de décider de son avenir. Elle ne trouvait donc pas que Ryu avait dépassé les bornes où qu’il y ait eu quelque-chose à redire. Les forts avaient le pouvoir, ça avait toujours été le cas. Ca le serait toujours, et ça faisait mal.

Dans le désordre ambiant, elle chercha des visages connus, n’en trouva pas. Elle n’était de toute manière pas à une hauteur suffisante pour voir au loin le visage de ses amis. Elle avait cru en Terrae et aux gens qui la composaient, elle avait eu l’illusion un instant que les personnes ici étaient meilleurs et qu’un autre monde y était possible. Elle est déçue, elle ne pleure pas, elle ne crie pas, elle accuse le choc en silence. Les larmes sont des aveux de faiblesse qu’elle croyait pouvoir se permettre ici. Elle s’est trompée, elle est Afya, l’ivoirienne dont l’avis n’a jamais compté, ni maintenant ni jamais. Elle doit être forte. Elle aimerait être une voix qui se dresse, elle aimerait gueuler qu’elle n’est pas d’accord, elle ne le fera pas. Elle n’a pas ce courage, ni l’éducation de la révolte. La soumission au destin est quelque-chose qu’on lui appris dès son plus jeune âge.
Ce n’est pas l’absence de ses pouvoirs qui la blesse, c’est la perte de ses convictions : ici tout est pareil qu’ailleurs. Un monde meilleur n’existe pas. Elle a envie de rire et de pleurer, elle ne fait rien. Elle se contente de s’assoir dans une position plus confortable. Elle attend de trouver le courage de se dresser à nouveau dans ce monde froid, ce monde qui s'était assombri en quelques instants seulement.



#   
Contenu sponsorisé

 

[EVENT - OUVERTURE] L'état d'alerte. [ouvert à tous]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 6Terrae, Une nouvelle ère commence... :: L'Institut Terrae.
 :: Cour.
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant