Partagez | 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
добро пожаловать... Wé... Bienvenue à Saint Petersbourg quoi! [Nico ♥]
##   Sam 17 Sep 2016 - 1:57

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Asbjorn Andreassen
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 575
Date d'inscription : 07/05/2016
Age : 19
Emploi/loisirs : En apprentissage de la vie, je crois.
Humeur : Erm... On fait ce qu'on peut?

JE L’AI EU. Cette autorisation que je redoutais tant de demander, elle m’a été donnée ! Je ne sais pas ce qui a fait flancher la directrice : mon corps amaigri, mes cernes ou l’air pitoyable que j’abordais, en contraste total avec la satisfaction que j’affiche une fois la porte de son bureau refermée. Franchement, oser lui demander de partir à Saint Petersbourg avec Nicolas en sachant parfaitement qu’il s’était incrusté dans son bureau deux mois auparavant et sans savoir si elle savait quelque chose, cela m’angoissait pas mal. MAIS JE L’AI EU.

C’est donc vers ma chambre que je me dirige, retrouvant enfin un minimum de détermination.

Tu vois quand t…

Toi tais toi. Je ne veux plus t’entendre. Cette petite voix, je ne peux plus la supporter. Elle me vide de mon énergie, me consume de l’intérieur.

Arrivée, je roule une cigarette en vitesse, prends dans un tiroir une enveloppe contenant deux billets d’avions aller-retour pour Saint Petersbourg, partant le soir même ainsi que le bon pour l’hôtel, valable pour deux – je n’ai aucune idée de quelle chambre nous aurons, au pire des cas, s’il n’y a qu’un lit deux places, je dormirai par terre si cela lui pose souci – et, bien sûr, ses affaires, nettoyées depuis, que je n’ai pas pu lui ramener avant – ou plutôt, que je n’ai pas voulu, trop occupée à manquer de me noyer à plusieurs reprises, mais passons.

Je me dirige donc droit vers l’étage des Tonnerres, et arrive devant la porte de Nicolas. Quand soudain, je réalise. Que vais-je lui dire ? Peu de personnes débarquent deux mois après une rencontre, sans avoir donné de nouvelles, pour dire « Let’s go to Saint Petersbourg ! ». Et pourtant, moi si.

Je prends une profonde inspiration et toque enfin. Quand la porte s’ouvre, je souris au garçon, sincèrement heureuse de le revoir, et lui tends ses affaires, la cigarette posée sur le dessus.

« Tiens ! Je me suis dit qu’il était temps de te ramener tout cela. »

Une fois qu’il les a prises, je lui tends l’enveloppe.

« Et ici, c’est un… cadeau peut-être ? Je ne sais pas trop. En tout cas, j’espère que tu n’as rien prévu ce week-end et que tu sais faire des bagages super rapidement ! »

Parce que, ce n’est pas tout, mais il est dans pas longtemps notre avion, en fait.

« Si tu es partant, un taxi peut passer nous chercher dans peu de temps. »

Sinon… Eh bien, j’irai seule je suppose ? Je ne sais pas exactement pourquoi j’ai eu l’envie de partir avec Nicolas, profiter de ce lot remporté à la tombola avec lui. C’est la personne dont je me sens le plus proche à Terrae je suppose, bien que je n’ai passé qu’une nuit avec lui. Justement, peut-être vois-je ici l’occasion de mieux le connaître, de découvrir ce que cela fait de partir avec un « ami » - terme utilisé au hasard, je ne sais pas comment qualifier notre relation, si tant est qu’il y ait relation.

Quoi qu’il en soit, j’appréhende sa réaction. Mes yeux cernés, fatigués, cherchent les siens, à la recherche de ce contact visuel que nous avions créé la dernière fois.




Merci Ronron, merci Elwynouchette. Vous êtes les bests ♥

♥:
 
##   Sam 17 Sep 2016 - 2:24

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 1128
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 25
Humeur : Oui.

Nicolas referme son carnet. Carnet de toute sa vie. Carnet de ses rencontres à Terrae avec un bout de son passé dedans. Pourquoi il écrivait sa vie restait un mystère, mais il le faisait, par dépit, par besoin, par envie... Pas par mégalomanie, ça, c'était certain : il n'avait rien vécu d’exceptionnel et, même si les pouvoirs magiques c'est pas commun, il n'allait sans doute pas devenir plus exceptionnel que prévu.

M'enfin, ça, c'est ce qu'il pensait.

Car à ce moment on toqua à la porte. Il ne s'étonnait plus des visites impromptue qu'on pouvait lui rendre, pourtant ses sourcils s'envolèrent quand il vit la Miss. Miss qui était dans un piteux état ; cerné, maigre, elle avait l'air d'être sortie d'un film mélodramatique... Son sourire lui, était flamboyant, on pouvait pas lui retirer ça. N'empêche qu'il était choqué de la trouver dans cet état, alors que lui devenait de plus en plus large et massif.

Il était muet sous le coup de la surprise, mais pas immobile. Il s'empara des vêtements qu'elle lui tendit, reconnaissant les siens : elle lui avait même roulé une cigarette. Il sourit tendrement et la plaça à son oreille, il comptait bien la fumer plus tard... Posant les vêtements pliés sur son lit, il pensait enfin pouvoir ouvrir sa bouche en revenant à elle, mais elle lui tend alors une enveloppe. De nouveau trop surpris par son geste et par les mots mystérieux qu'elle employait, il l'ouvrit l'enveloppe pour y trouver...

Des billets d'avion.

Pour Saint Pétersbourg.

Dans genre, maintenant.

Interdit, il leva vers elle des yeux ronds. L'éclat des yeux verts n'avaient pas changé, elle respirait la joie de partir. Le cœur de Nicolas fit un bond dans sa poitrine. :

-Oh putain de BORDEL DE NOUILLE ! OUI ! Je suis partant !

Nicolas n'avait jamais vraiment ressenti l'urgence de partir de Terrae, mais il avait cet esprit un peu libre et sauvage que la moindre occasion de voyage ou de fuite lui emplissait l'âme d'un bonheur non-quantifiable... C'était peut-être la raison principale qui avait fait qu'il avait suivi le Master étant venu le chercher, il y a un an maintenant. Un an. Un an de Terrae et il avait le droit de partir à l'aventure, de voir de nouvelles choses et de nouvelles cultures encore ! Extatique, il pris son sac à dos dans lequel il fourra son carnet, de quoi fumer, ses papiers, son porte-monnaie, son téléphone et son ordinateur portable, ainsi que tous les fils dont il risquait d'avoir besoin. Dans un autre sac, il tenta vainement d'y mettre des vêtements de rechange sans les plisser. Il ferma le tout, s'empara de sa guitare dans sa housse et fit un grand sourire à la Miss. :

-Qu'est-ce qu'on attend ?!!

Ils se mirent à courir comme des gosses dans les couloirs, jusqu'au taxi qui les attendait sagement. Il avait toujours la clope roulée par la Miss à son oreille.



##   Sam 17 Sep 2016 - 2:53

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Asbjorn Andreassen
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 575
Date d'inscription : 07/05/2016
Age : 19
Emploi/loisirs : En apprentissage de la vie, je crois.
Humeur : Erm... On fait ce qu'on peut?

Génial ! Le Tonnerre est à fond. Même carrément ! S’il avait eu l’air surpris au départ, désormais il est à fond, prêt à crier – même plutôt en train de crier à vrai dire, mais très poliment il faut l’admettre. Je crois que nous sommes vraiment sur la même longueur d’ondes, lui et moi. Je l’observe avec un grand sourire mettre ses affaires dans deux sacs et attraper sa guitare dans sa housse – super ! – avant de se tourner vers moi, prêt à décoller.

Demi-tour, j’attrape mes deux sacs posés à côté de moi, en enfile un sur mon dos, garde l’autre dans ma main, et court avec Nicolas, comme deux enfants. C’est beau cette liberté que je ressens. J’ai fini par l’avoir, ma sortie hors de Terrae. Je l’avais réclamé, et je l’obtiens finalement.

Nous voici dans le taxi, surexcités. C’est rare que je me montre si vivante, si exubérante, surtout en ce moment. Alors je profite, pour une fois, je peux bien me laisser aller un peu. Donc je garde mon air ravi, enthousiaste comme jamais.

« C’est parti pour l’aventure ! Es-tu prêt ? Parce que partir deux nuits avec moi cela ne va pas être que de la rigolade ! »

Le chauffeur nous demande où nous allons. Je lui indique la direction et il s’élance sur la route. Au bout d’un court trajet, nous arrivons à l’aéroport. Sortis, nous attrapons nos bagages et nous dirigeons vers l’intérieur.

Hum… Une fois dedans, je constate que je suis absolument perdue en fait. J’ai pris l’avion quand j’étais petite probablement, puis une fois en me laissant guider par les masters lors de mon déplacement à Terrae. Je ne me souviens donc pas de ce qu’il faut faire, d’où il faut aller.

Je me tourne vers Nicolas, un air déconfit apparu sur mon visage.

« Hum… Je ne sais pas comment trouver l’avion que nous devons prendre. »

J’ai dit cela tout doucement, et ai la sensation de ressembler à un enfant découvrant la vie. En même temps, c’est un peu cela. J’ai conscience que lorsque nous arriverons en Russie, je serai probablement aussi perdue. Mais tant pis, l’aventure, c’est aussi par là que cela passe !




Merci Ronron, merci Elwynouchette. Vous êtes les bests ♥

♥:
 
##   Sam 17 Sep 2016 - 3:26

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 1128
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 25
Humeur : Oui.

Ils sont comme deux enfants dans le taxi. La jambe de Nico tremblote sous l’excitation. Il était prêt pour l'aventure, comme dit la Miss ! Par contre, il avait aucune idée de ce dont elle parlait à propos de la nuit. Il sourit toutefois. :

-Ah mais je suis plus que prêt ! S'il le faut, deux nuits d'insomnie, tant qu'il y a du café je suis à fond !

Le trajet est rapide, peut-être était-ce du à leur joie, leur envie de partir loin. Dans tous les cas les voilà repartis, bagages en mains, deux grands gamins perdus dans l'aéroport. Et perdus, c'est le cas de le dire ; Nicolas n'avait pris l'avion qu'une fois, et c'était pour venir à Terrae. Il se concentra un instant pour retrouver ses souvenirs puis se dirigea vers la queue qui se formait aux comptoirs. :

-Ah oui ! Alors, d'abord, enregistrer les bagages. Ensuite on va passer un contrôle de sécurité où ils vont vérifier qu'on a pas d'objets dangereux sur nous. ...d'ailleurs je vais devoir retirer mes godasses sinon j'vais encore faire sonner le portique... Ensuite on a de la chance ! C'est un direct donc il sera affiché. On pourra aller au terminal indiqué et on devra donner les billets à l'embarquement...

N'étant ni trop en retard, ni trop en avance, il y a peu de gens à l'enregistrement... Une chance, car Nicolas se souvient d'avoir attendu longtemps juste pour un sac à dos, pour au final apprendre qu'il pouvait le prendre avec lui dans l'avion -epic fail !-. Bref, il donne alors son nom, son passeport et son billet, tout comme la Miss qui l'imite, à l'hôtesse qui lui demande quel bagage elle doit enregistrer... Ceci fait, ils se dirigent vers le contrôle de sécurité où se trouve déjà un peu plus de monde. :

-T'as déjà une idée de ce qu'on va faire à Saint Pétersbourg ? Une activité qui t'intéresse ?

Nicolas ne connaissait pas bien les autres villes du monde, sinon pour en avoir vu des photos dans ses livres ou aperçu des paysages dans les films. Il n'avait aucune idée de ce qui faisait le quotidien d'un russe ou d'un tout autre individu... Mais il avait très hâte de le découvrir.

Le portique passé, chaussures remises, bagages vérifiés, ils déposent tous les deux ce qu'ils n'embarquent pas sur les tapis roulants... Nicolas s'amuse un instant à dire adieu à sa guitare avec, tout de même, la crainte sourde qu'elle soit abîmée durant le voyage. Au pire j'en achète une autre là-bas ! Et voilà ce que c'est de vivre en voulant à tout prix faire des économies ! Mains dans les poches, le nez levé vers le panneau, il constate que le terminal de leur avion est affiché et que l'embarquement ne va pas tarder. :

-Eh beh quel timing !!! On aurait voulu le faire qu'on y serait pas arrivé !

Son rire est vivifiant. Il arrive même à faire sourire les hôtesses qui les interpellèrent pour procéder à l'embarquement... Numéro du siège dans la tête, il a tout de même un moment de doute dans le couloir de l'avion, avant de finalement pouvoir s'installer après un léger carambolage avec un monsieur un peu stressé. Avachi dans son siège, il lance un grand sourire à sa compagne de voyage. :

-Merci Miss... Vraiment, merci.

Et ils étaient même pas encore partis !



##   Sam 17 Sep 2016 - 4:03

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Asbjorn Andreassen
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 575
Date d'inscription : 07/05/2016
Age : 19
Emploi/loisirs : En apprentissage de la vie, je crois.
Humeur : Erm... On fait ce qu'on peut?

Le garçon gère cela avec une facilité qui m’épate, je dois l’avouer. En deux temps trois mouvements, il nous emmène enregistrer nos bagages, m’ayant résumée aussi la suite des évènements. Tout cela se fait étonnamment rapidement, nous ne sommes pas nombreux.

Au moment d’attente au contrôle de sécurité, Nicolas me demande si j’ai une idée de ce que nous allons faire à Saint Pétersbourg. Hum… Je n’ai pas vraiment cherché. Peut-être aurais-je dû.

« Pas vraiment à vrai dire. Je ne connais pas du tout la ville et je n’ai pas pris le temps de me renseigner. »

Oui, je t’embarque au hasard avec moi, Nicolas. J’espère que cela te plaira, ce côté improvisé. Je l’observe du coin de l’œil, guettant un moment où il semblerait agacé. Mais nous passons le portique et pouvons déposer nos bagages trop encombrants sur les tapis roulants. Je souris en voyant le regard du garçon qui regarde sa guitare s’éloigner, puis il se tourne et lève les yeux vers… Vers quoi au fait ? Je monte mon museau et aperçois un panneau annonçant le terminal de certains avions, dont le nôtre. D’après les dires du jeune homme, nous sommes pile à l’heure !

« C’est l’instinct. Nous avons cela dans la peau. »

Je lui souris, appréciant son rire qui pousse le mien ainsi que celui des hôtesses. Je suis Nicolas, admettant qu’il gère bien mieux le fait de ne pas se planter d’endroit que moi. Quoi que, dans l’avion, je m’aperçois vite qu’il serait difficile de se tromper… Nous nous retrouvons assis côte à côte après avoir bataillé un peu avec les gens, plus nerveux que nous j’ai l’impression. Je suis occupée à observer cette petite population lorsque le Tonnerre se tourne vers moi, un grand sourire illuminant son visage. J’y réponds et affiche un air de surprise heureuse à ses remerciements. Je ne sais pas tout de suite quoi répondre, puis me souviens. Mon air devient plus grave, et je pointe mon index sur lui.

« Pas de ça. »


Va-t-il reconnaître la piètre imitation de lui que j’offre actuellement ? De la même manière qu’il n’avait pas voulu de mes remerciements pour m’avoir défendue face à l’alcoolique, je ne veux pas des siens pour ce voyage. Je me racle la gorge, et tente difficilement de m’expliquer.

« Si… Si je t’ai proposé c’est que je voulais que tu viennes. Alors c’est plutôt moi qui devrait te remercier de venir. Mais puisque tu refuserais, je te propose que nous nous arrêtions là pour les élans de gratitude. »

Je lui souris à nouveau, un peu gênée. Oui, je ne suis pas très douée dans la reconnaissance, tu l’auras bien deviné, Nicolas. Donc, changeons de sujet.

« Bon ! Nous en avons pour un moment en vol. Sais-tu comment occuper ton temps en avion ? »


Perdue jusqu’au bout, il le faut.




Merci Ronron, merci Elwynouchette. Vous êtes les bests ♥

♥:
 
##   Dim 23 Oct 2016 - 23:20

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 1128
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 25
Humeur : Oui.

Elle n'a pas d'idées de ce qu'ils pourraient bien faire. Il la regarde un instant surpris, puis sa tête part en arrière, suivit d'un grand éclat de rire comme ne peut le faire que le bonheur. Ah oui. Quand elle parle d'aventure, elle plaisante pas la Miss ! Enfin, c'était pas la première fois qu'il partait sans trop savoir... Bon, là, il savait où, et il avait eu la décence de prendre des slips pour le week-end. :

-Ah ! s'exclame-t-il une dernière fois avant d'essuyait une larme de joie perlant à son œil droit. Eh bien comme ça la surprise est complète ! On pourra toujours se renseigner sur place aussi.

Ils s'installent donc brièvement dans l'avion, où il la remercie. Pourtant le regard de la Miss change, de la surprise à un peu de sévérité, elle tend son doigt l'air de le réprimander et... :

-Pas de ça !

-...C'est ma réplique ça !

Il sourit d'abord, réellement amusé qu'elle se souvienne de leur unique mais folle nuit ensemble puis son visage s'affaisse, sa mâchoire se serre... Cynthia. Le temps d'un souffle, ses yeux n'ont plus d'expression. Puis les émotions lui reviennent aussitôt, ayant repoussé le résidus de souvenirs ayant décidé de revenir à la charge. Petit sourire aux lèvres, il se tasse au fond de son siège. :

-T'as raison. Le cesser-le-feu est de rigueur sinon on s'en sortira jamais.

Nicolas ferme les paupières. C'est pas très confortable, d'autant plus qu'il a grandi depuis la dernière fois qu'il est monté dans un avion, mais quand on a grandi, habitué à dormir sur un tapis, un siège à côté c'est un petit paradis. Il a toujours les yeux fermés quand il répond à la Miss. :

-Eh bien. Le mieux, c'est de dormir en vérité. Comme ça, à l'arrivée, on ne souffre pas trop du décalage horaire... On peut aussi demander des petits dépliants de notre destination aux hôtesses, pour voir ce qu'on pourrait faire à Saint-Pétersbourg.

Il ouvre un œil d'abord pour voir ce qu'elle compte faire quand on annonce que l'avion est sur le départ et qu'il faut donc mettre sa ceinture le temps du décollage. Nicolas se redresse et s’exécute.



##   Lun 24 Oct 2016 - 0:15

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Asbjorn Andreassen
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 575
Date d'inscription : 07/05/2016
Age : 19
Emploi/loisirs : En apprentissage de la vie, je crois.
Humeur : Erm... On fait ce qu'on peut?

Nicolas me regarde, surpris, puis… Part en grand éclat de rire. A mon tour d’être surprise. Je l’accompagne, plus contenue, mais néanmoins amusée. Il s’en essuie même une larme au coin de l’œil.

« Ah pour être complète, elle l’est… ! »


Je suis tout de même heureuse de voir que le Tonnerre ne se laisse pas refroidir par le côté complètement imprévu de notre périple. Alors que je m’amuse à l’imiter, il sourit, me disant que c’est sa réplique. Je m’apprête à lui répondre quand je vois son visage s’éteindre. Je fronce les sourcils, ouvre la bouche pour lui demander ce qu’il se passe, mais son sourire revient, alors je me tais, soucieuse de ne pas réveiller ces émotions qu’il a réussi à apaiser.

Il ferme les yeux et je l’observe quelques secondes. Il semble beaucoup trop grand pour le siège ! C’est là l’avantage de ne pas être excessivement grande, j’y rentre assez facilement. Je m’appuie complètement à mon tour, perturbée de tant de nouveautés, ne pouvant m’empêcher de perpétuellement regarder à droite à gauche. Finalement, le Tonnerre me répond que dormir serait la meilleure option. Il n’a pas tort.

Néanmoins une annonce passe pour nous dire de nous attacher avant que je ne réponde. Je m’exécute donc puis prends la parole.

« Nous pouvons tenter de dormir, comme cela nous serons en forme demain ! »


Mais l’avion se met soudain à avancer. Lentement tout d’abord, me faisant simplement pâlir un peu. Puis plus vite. Puis il décolle. OH. IL VOLE. NON. CE N’EST PAS NORMAL CA BOUGE DANS TOUS LES SENS.

Mes doigts se serrent sur les accoudoirs alors que je sens tout mon corps se contracter. Mon estomac se noue et je laisse soudain ma tête tomber contre le siège juste devant moi. Je ferme les yeux, comme si cela pouvait faire passer le moment du décollage plus rapidement. Et enfin, nous nous stabilisons.

Mes oreilles sont bouchées, j’ai l’impression que nous allons tomber à chaque nuage que nous croisons. Je secoue lentement la tête, plus blanche que jamais.

« Hum… Finalement je te laisse dormir si tu le souhaites… Je vais regarder les brochures, d’accord ? »

Et tant pis pour le décalage horaire. De toutes manières, je suis déjà épuisée alors, un peu plus, un peu moins… Qui s’en soucie ? Je souris vaguement à Nicolas avant d’appeler une hôtesse et de lui demander des dépliants qu’elle m’apporte rapidement.




Merci Ronron, merci Elwynouchette. Vous êtes les bests ♥

♥:
 
##   Mar 1 Nov 2016 - 18:15

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 1128
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 25
Humeur : Oui.

La Miss semble... paniquer ? Elle n'est pas rassurée en tout cas, ça c'est certain. Au moment où l'avion bouge enfin, ses petites mains se serrent fortement sur les accoudoirs. Nicolas a un petit sourire ; il s'amuse pas de la voir dans cet état, il se dit que s'il n'avait pas pris l'avion pour venir à Terrae, il aurait été tout aussi angoissé qu'elle. Il la laisse tranquillement se faire à l'idée qu'ils s'envolent, malgré le poids de l'appareil et des lois du bon sens qui rivalisent celles de la physique... L'avion est stabilisé quand elle s'adresse de nouveau à lui, changeant finalement d'avis. Nicolas hoche doucement la tête. :

-D'accord. Essaye de te reposer dès que tu peux quand même.

A la voir, si pâlotte, si frêle, il ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter un peu. Mais il ne pouvait rien y faire... Enfin... presque. Il pose son avant-bras sur l'accoudoir entre eux, paume vers le ciel. :

-J'vais dormir. J'te la laisse au cas où t'as besoin.

Voilà. Il n'en dira pas plus, faisant semblant d'être aussitôt tombé dans les bras de Morphée. Si elle le touche, il se réveillera forcément mais il s'en fout. Il préfère ça à ce qu'elle s'angoisse pour une petite turbulence, ou même l'éternuement intempestif d'un autre voyageur. ...Bah quoi, on sait jamais.

***

Il se passe il ne sait combien de temps, mais Nicolas ouvre un peu les yeux... Les lumières dans l'avion se sont tamisées pour permettre aux voyageurs de mieux dormir. Il a un peu la pâteuse ; il a du sombrer dans un sommeil très profond puisqu'il n'a même pas bougé. Il va pour s'étirer mais un poids le retient... Il tourne la tête...

La Miss s'est endormie... Enfin, il pense. Parce qu'elle est pas dans une position des plus agréables... Elle est penchée en avant, la tête contre le siège face à elle. A travers sa crinière rousse, il ne peut voir que ses lèvres entrouvertes, sa respiration douce et régulière. Elle a un bras sur l'accoudoir... sur son bras en fait... ils sont la main dans la main. Ne s'y étant pas attendu, ni même rendu compte du contact avant, il se tend quasiment tout entier ; uniquement le bras qu'elle tient reste souple, comme s'il avait eu le bon goût de ne pas vouloir la réveiller d'un geste trop brusque.

Nicolas regarde interdit leurs bras se superposant... Il se détend alors et commence à se poser une suite de questions. Depuis quand elle me tient ? Je me suis pas réveillé ? Mon corps ne me préviens plus du danger ou je dormais trop profondément pour m'en rendre compte ? Peut-être que je savais au fond que je ne l'étais pas... C'est... pas normal ? Si ? Il cligne lentement des paupières et déglutit. La petite main dans la sienne est froide. Évitant au maximum de la réveiller, il passe doucement son manteau de cuir sur les épaules de la Miss. Une fois ceci fait, il baille à s'en décrocher la mâchoire et se rendort dans la même position qu'un peu plus tôt.

***

C'est l'annonce qui prévient les voyageurs de se ceinturer pour l'atterrissage qui le réveille de nouveau. Il sent son bras être libéré soudainement et s'étire tout doucement. Ses articulations claquent et il pousse un borborygme. Levant une paupière, il fait un petit sourire encore tout ensommeillé à la Miss... mais il préfère faire comme si de rien n'était. :

-Ayééé ! Bientôt arrivé ! J'ai hâte de me dégourdir les jambes.

Et de manger. Il se redresse, reprend son manteau de cuir des épaules de la demoiselle pour le mettre sur ses genoux en attendant l'arrivée et met sa ceinture. :

-Ça te dit on se trouve un bon restau avec des spécialités d'ici après avoir tout posé à l'hôtel ? J'ai une dalle magistrale !

Après quelques secousses, l'avion s'immobilise. Ils doivent attendre encore quelques instants avant que les hôtesses ne les autorisent à sortir. Nicolas se lève de son siège et en profite pour s'étirer de nouveau. Sa colonne claque cette fois mais il passe outre pour mettre son cuir sortir à l'air frais de Saint-Pétersbourg. Les odeurs différentes des pays le choqueront à jamais, il faut croire. Il passe les première minutes sur le tarmac à avoir le nez en l'air, humant doucement l'air fouettant son visage.

Ils passent d'abord récupérer leurs bagages, évidemment. En voyant sa guitare arriver au loin, il ne peut s'empêcher de l'appeler. :

-Gloria !

Il se précipite pour la récupérer et la prendre dans ses bras. ...Puis il se rend compte qu'il a dit à haute voix le prénom qu'il avait donné à son instrument de musique. Les joues roses, il se tourne légèrement vers la Miss. :

-No comment.

Tous leurs sacs en main, il se dirigent vers la sortie pour prendre un taxi.


HRP : Oula, je vais m'arrêter là sinon je m'arrête jamais XD



##   Mer 2 Nov 2016 - 14:44

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Asbjorn Andreassen
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 575
Date d'inscription : 07/05/2016
Age : 19
Emploi/loisirs : En apprentissage de la vie, je crois.
Humeur : Erm... On fait ce qu'on peut?

Pourquoi suis-je aussi inquiète ? J’ai déjà pris l’avion précédemment pour venir à Terrae et je n’avais pas paniqué ainsi. Etais-je à ce moment-là de ma vie trop concentrée à me convaincre de ne plus pleurer, de ne plus me montrer faible, pour réaliser ce qu’il se passait ? Cela est bien possible. Dans tous les cas, peu importe quelle en est la raison, aujourd’hui, je ne me sens pas du tout rassurée, et Nicolas le remarque bien. Il sourit légèrement, mais ne se moque pas. Mon regard s’adoucit étrangement lorsqu’il se montre… oui, presque protecteur. S’inquièterait-il pour mon état ? Peut-être. Le Tonnerre va même jusqu’à me proposer sa main qu’il pose entre nous. Je ne réponds rien, surprise de tant d’attention. Et un peu touchée aussi, mais je ne l’avouerai jamais. Néanmoins, je ne la saisis pas. L’idée que le garçon soit là me rassure, et cela est amplement suffisant. J’appuie mon dos contre mon siège, toujours légèrement crispée, avant de commencer à feuilleter les brochures. Cependant, je sens rapidement mes paupières se faire lourdes. Je n’ai pas bien dormi depuis longtemps, et j’ai une tendance à me fatiguer d’un coup. Ma tête rejoint une nouvelle fois le siège devant moi et je commence à somnoler.

***
Une voix me tire de mon sommeil. Celle annonçant notre arrivée proche. Je me réveille avec une étrange sensation, celle d’une main sous la mienne, et de quelque chose de pesant sur mes épaules. D’ailleurs, il me semble avoir senti le Tonnerre bouger à un moment, mais trop fatiguée, je n’avais pas bronché. Je tourne ma tête et découvre avec étonnement nos mains l’une sur l’autre. WHAT ? La mienne a apparemment rejoint la sienne sans que je ne m’en rende compte, dans un moment de panique ensommeillée probablement. Automatiquement, je ramène mon bras à moi, me redressant en même temps, mon dos commençant à être endolori. C’est ainsi que je réalise que le poids sur mes épaules n’est autre que la veste de Nicolas. J’ai comme l’impression d’avoir raté un épisode, mais je ne dis rien et me contente de l’enlever et la poser entre nous. Je n’ai pas le temps de dire quoi que ce soit que je croise le regard encore endormi du garçon. Je n’avais même pas remarqué qu’il était réveillé, trop occupée à tenter de comprendre ce qu’il s’était passé pendant que je dormais. Mais en effet, je me souviens désormais l’avoir entendu. A-t-il remarqué ce contact inattendu? Après tout, il l'avait proposé cependant... Je crains de l'avoir dérangé sans le vouloir. Heureusement, il m'adresse un sourire endormi avant de parler comme si rien ne s'était passé. Soit il n'a pas remarqué - ce dont je doute - soit il a choisi d'ignorer - en espérant que cela signifie aussi que cela ne l'a pas dérangé outre mesure. J’acquiesce du coup pour confirmer qu’en effet, se dégourdir les jambes va être plus qu’agréable, mais suis trop endormie pour répondre une phrase complète. Je me frotte légèrement les yeux du bout des doigts et appuie ma tête en arrière contre mon siège avant de mettre ma ceinture. Nicolas propose que nous cherchions un restaurant après être passés à l’hôtel, ce qui me paraît une bonne idée. Je lui souris, m’apprêtant à enfin répondre – oui, je finis quand même par me réveiller au bout d’un moment – quand de nouvelles secousses étirent mes lèvres en grimace. Je marmonne.

« Je hais l’avion. Cela est définitif. Au retour, j’innove en matière de transport. »

J’ajoute en tournant simplement la tête vers lui.

« Ne serais-tu pas téléporteur par hasard ? »


Je pose cette question en sachant que nos pouvoirs ne doivent pas être connus des autres, Ys me l’a bien dit. Néanmoins je ne pense pas que cela constituera un réel danger, j’ai déjà entendu les humains sans pouvoirs parler de la téléportation avec humour. Je réalise d’ailleurs soudain que je ne connais toujours pas le pouvoir du Tonnerre, qui est soit téléporteur, soit sensitif. La crainte qu’il soit la dernière option revient soudain, comme lors de ma rencontre avec le master. J’ai peur qu’il lise en moi, chose qui m’insupporterait. Mais je ne veux pas tout gâcher. Ce voyage compte pour moi, et probablement, j’espère en tout cas, pour lui aussi. Alors je lui adresse un léger sourire lorsque – ENFIN – l’avion se pose et que tout se stabilise, et décide de ne pas plus le questionner là-dessus tout de suite.

« Bon… Maintenant que ce cauchemar est terminé, je peux te répondre. Oui, un restaurant me tente bien. »

Nous pouvons finalement sortir après qu’un claquement de la colonne de Nicolas m’ait fait frissonner et que je n’ai pu retenir un regard inquiet. Néanmoins cela n’a pas l’air de le préoccuper plus que cela, et nous nous retrouvons vite à l’air libre. Je le vois profiter des odeurs nouvelles et l’imite en fermant les yeux, le vent venant caresser mes joues blanches qui, je le sais, rosiront rapidement au frais, malgré la veste molletonnée que j’ai emmenée avec moi.

Nous allons finalement récupérer nos bagages et… Gloria ? Qui est-ce ?



Je retiens un fou rire en voyant Nicolas se précipiter vers Gloria… Sa guitare. Je m’apprête d’ailleurs à lui lancer une vanne quelconque mais il anticipe et, les joues roses – OUI LES JOUES ROSES AHAHAHA – il me fait taire immédiatement, mais ne peut faire disparaître de mon visage le sourire fier de celle qui a un bon dossier sur quelqu’un. Je veux dire… Donner un nom à un objet, j’en suis tout à fait capable, surtout un instrument de musique mais… Gloria ? Non… Cela, j’ai plus de mal à l’accepter.

« Je ne commente pas. Néanmoins, je n’oublie pas. »

Nous marchons finalement vers la sortie, et j’observe autour de moi les moindres détails, écoute les moindres sons. J’ai toujours aimé les lieux de départs et arrivées car toutes les cultures y sont présentes, toutes les langues s’y font entendre. J’aime tellement cela que je ne peux retenir le gigantesque sourire qui illumine mon visage. Enfin, la porte est franchie, et le froid attaque. J’enfile ma veste ainsi qu’une écharpe avant que nous allions héler un taxi. Rapidement, l’un d’entre eux s’arrête et nous montons dedans. Il nous amène à l’adresse donnée par Terrae rapidement et, enfin, nous découvrons notre hôtel. Heureusement pour nous, l’homme s’occupant des réservations maîtrise bien l’anglais et nous parvenons facilement à nous faire comprendre pour récupérer les clés des chambres. Enfin… Des chambres… Cela est ce que nous pensions… Certes, nous avons deux clés, une chacun… Mais pour une seule chambre. Avec un seul lit deux places que nous découvrons avec étonnement en entrant dans ladite chambre. Je me tourne vers Nicolas, ne montrant pas réellement de décontenance.

« Il y a un tapi. Je suis sûre que j’y dormirai super bien, ok ? »

Je suis à peu près certaine qu’il ne me laissera jamais y dormir, mais je refuserai aussi qu’il s’y mette. La nuit va être intéressante, je le sens. Néanmoins, outre ce léger souci de lit, la chambre est magnifique. Les couleurs y sont chaudes et douces, si les murs y sont simplement blancs, du rouge foncé accordé à des touches de bleu nuit apporte de la vie sur les meubles et les draps, et je m’y sens tout de suite à l’aise. Je souris.

« Bon… Mis à part qu’ils ont légèrement oublié de nous mettre un lit chacun… Ils ne se sont pas moqués de nous, l’endroit est vraiment joli. »


Je m’approche de la fenêtre. Nous ne sommes pas dans le centre mais nous pouvons voir la ville s’étendre. Des immeubles dépassent, ainsi que des cathédrales aux dômes somptueux. Je sens l’impatience m’atteindre et me retiens presque de sautiller sur place.

« Je pense que nous pouvons sortir maintenant non ? Allons à la recherche d’un bon restaurant ! »

Deux élèves du Japon ne parlant pas un mot de Russe, ou presque, dans Saint Pétersbourg… Cela promet d’être aventureux tout cela !

Hrp : … Tu m’as contaminé, j’arrivais plus à m’arrêter non plus T_T




Merci Ronron, merci Elwynouchette. Vous êtes les bests ♥

♥:
 
##   Jeu 3 Nov 2016 - 23:10

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 1128
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 25
Humeur : Oui.

C'est confirmé. La Miss n'aime pas l'avion, elle le dit elle-même. Il ricane, pas méchamment, avant qu'elle n'ajoute une question à sa déclaration. Il perd son sourire quand elle lui demande s'il est téléporteur. Il le retrouve le temps de se tourner vers elle, de pousser un simple "Ah !" sarcastique. Dieu sait que j'aurais préféré. Mais il n'ajoute rien. Les muscles de sa mâchoire se tendent. Ses yeux se perdent sur les motifs du siège passager qui se trouve face à lui, comme si soudain ils étaient envoûtants. Il n'arrive plus à dire franchement qu'il est sensitif depuis... depuis sa fameuse soirée avec Aaron en fait. Il n'a pas honte en fait, il se fait peur. Il se souvient avoir eu tellement peur des autres quand il a reçu ses pouvoirs, il ne s'attendaient pas à avoir peur de lui. Se détester oui, ça il savait faire... mais avoir peur, c'était nouveau.

Mais l'avion se pose, la Miss répond à sa question et veut bien manger quelque part, puis ils vont récupérer leur bagage... Et Gloria. Pourquoi Gloria ? Ça, ça reste mon secret. Il resserre un peu plus la housse de son instrument dans ses bras au regard amusé de la demoiselle, comme s'il voulait protéger sa guitare des ragots plus que lui-même. Puis ils prennent un taxi, dans lequel Nico en profite pour rouler une cigarette... L'odeur du nouveau pays avait calmé son mal de ventre, la façon dont son corps le prévenait qu'il manquait de nicotine, mais désormais il en avait vraiment besoin. Toutefois, il ne l'allume pas en sortant du taxi, il est trop curieux de voir la chambre qu'a réservé Terrae. Il prend les clefs qu'on lui tend et suit la Miss... Parce qu'il vient de se rendre compte -oui, il est lent-, que c'était la première fois qu'il allait dormir dans un hôtel. ...Et dans un lit deux places. Ah ouaiiis... c'est ça qu'ils appellent Voyage pour "DEUX", les salauds. Il ne hausse qu'un sourcil, comme s'il s'attendait à ce que ce soit une mauvaise blague, qu'Aaron sorte de derrière un rideau pour lui dire "Après les bières, une leçon sur les filles ! GO MON GRAND !" mais non. Bon. Beh pas grave, après tout il a déjà dormi avec Tah-...

La Miss compte dormir sur le tapis. :

-Pardon ? Sûrement pas !

Ce qu'il devait penser tout bas, il le dit tout haut. Il se surprit lui-même... Du coup, il continua sur sa lancée, posant Gloria pas loin avec ses deux autres sacs. :

-Tu as dormi dans l'avion, mais c'est clair que tu as encore besoin de sommeil. Le lit est grand, je me poserai au bord s'il le faut, j'ai l'habitude de dormir dans un coin plutôt que de prendre de la place. Et si tu me fais pas confiance, je demande une couette à la réception et je dors dans la baignoire.

Fin de la discussion. Il ne supportera pas un "mais" ; pour lui, ce sera baignoire ou lit et pour elle, quoiqu'il arrive, le lit. Il s'approche de la fenêtre pour l'ouvrir... Je dois fumer. Maintenant ! J'en peux plus. Sitôt la bouffée d'air frais lui frappant le visage perçue, il allume sa cigarette d'un claquement de doigt et penche son corps vers la rue. Il tire une longue latte et son besoin se fait moins pressant. Il admire la vue, les rues animées en cette début de soirée. C'est sa deuxième grande ville après Tokyo, ce qui lui donne des envies encore plus poussées de voyages et de découvertes... Mais pour l'instant il est avec la Miss... :

-J'suis Sensitif. dit-il soudain de but en blanc.

Toujours appuyé à la fenêtre, il inspira de nouveau de la fumée, avide, comme impatient qu'elle abrège ses souffrances. Il expira et reprit. :

-Et je détest-... non, je hais ça.

Comme toi et ton prénom Miss. Son ventre gargouille, il remet son masque et coupe le bout de sa cigarette. Il la finira plus tard. Il se tourne tout sourire vers elle. :

-Ouais. Allons manger !

Il s'empare de ses clefs et sort de la chambre. A la réception, il demande avec un anglais impeccable si on peut leur conseiller un restaurant avec des spécialités du pays et pourquoi pas de la ville. La femme de l'accueil sort une carte et lui montre un restaurant, un pâté de rue plus loin. Il a un bon sens de l'orientation mais accepte la carte avec plaisir, sans oublier de gratifier la demoiselle d'un magnifique sourire avant de sortir dans la rue... et d'en profiter pour rallumer sa cigarette. Saint-Pétersbourg est une ville animée à cette heure, ça le change de ce qu'il a connu... Il se dit que c'est normal, que c'est une grande ville mais ça le surprend tout de même ; il est comme un gamin qu'on amène pour la première fois au zoo. Il jette de temps en temps un coup d’œil à sa compagne de voyage, il n'a pas envie de la perdre dans la foule. Quand enfin ils arrivent au lieu dit, il fait une légère révérence et fait un mouvement de bras pour la laisser pénétrer dans les lieux en premier. :

-Miss Hamilton. dit-il solennel.

On les accueille et les guide vers une table près d'une baie vitrée donnant sur la rue dont l'éclairages de nuit s'allume petit à petit. On les découvre, les aide à s'asseoir et leur donne des cartes... Fichtre, ça a l'air carrément chic. songe-t-il en baissant les yeux sur sa chemise noire. Il est mal à l'aise mais se dit que si on interdit pas deux étudiants à entrer sans réservation, c'est juste des coutumes du pays. Rapidement, un serveur vient pour prendre les commandes... de l'apéro. Ah oui. Je fais "homme" c'est vrai. Il jette un coup d’œil à la Miss. En fait, il ont l'air d'avoir la vingtaine tous les deux, même si elle est bien plus amaigrie que la dernière qu'il l'avait vue. Profitons-en. :

-Un White Russian. fait-il, toujours en anglais pour être compris. Frais, mais sans glace.

Dit le gamin qui a découvert le goût de la bière il y a quelques mois à peine... Ce comédien, j'vous jure.



##   Ven 4 Nov 2016 - 0:48

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Asbjorn Andreassen
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 575
Date d'inscription : 07/05/2016
Age : 19
Emploi/loisirs : En apprentissage de la vie, je crois.
Humeur : Erm... On fait ce qu'on peut?

J’avais raison, l’option « tapis » ne passe pas. Mon regard se fait étonné devant l’exclamation à la limite de l’indignation du Tonnerre. Je ne réponds rien, me contentant de hausser les épaules, avant d’entendre la partie « baignoire et d’à mon tour secouer la tête.

« Je te fais confiance. »

Ces mots me surprennent moi-même mais je n’en montre rien. Je ne les avais jamais dits, alors ils résonnent étrangement en moi. Un peu comme s’ils m’étaient inconnus et que je devais apprendre à les apprivoiser.

Je le suis des yeux alors qu’il va s’en fumer une et m’assois sur le lit pour moi-même rouler une cigarette, quand il me bloque. Sensitif. Il est sensitif. Comme le master. Mes doigts se crispent sur la feuille et une partie du tabac vient tomber sur mes genoux. Avec lenteur, je le récupère et le replace, finissant de rouler ma clope pendant que Nicolas m’avoue sa haine pour son pouvoir. Comme je te comprends. Nous avons tous deux été gâtés de la pire manière possible par la nature, j’ai l’impression. Mon regard doit te demander ce que mes lèvres refusent de laissre échapper : as-tu lu quelque chose en moi ? Mais le masque est remis, et le sourire lumineux m’empêche une nouvelle fois de venir briser l’alchimie qui se trouve entre le garçon et moi. Je réponds donc à son air heureux, étirant le coin de mes lèvres vers mes oreilles et me lève, cigarette en main.

« Je te suis. »


Nous sortons de la chambre, et je regarde avec un sourire taquin Nicolas demander un conseil sur l’endroit où nous pourrions manger ce soir. Lorsqu’il revient, je ne peux me retenir de le charrier un peu.

« Eh bien dis-moi… Tu es un véritable charmeur, en fait. Tu caches bien ton jeu ! »


Car oui, de toutes évidences, il a plu à la réceptionniste qui le regarde s’éloigner d’un air un peu rêveur, probablement marquée par le joli sourire du Tonnerre.

Nous arrivons dans la rue et découvrons la ville animée, vivante. Comme Nicolas, j’allume ma cigarette et avance, le nez en l’air, à droite, à gauche. J’aimerais presque avoir plus d’yeux pour pouvoir regarder partout à la fois. Je souris intérieurement en sentant les coups d’œil lancé de temps en temps par le Tonnerre. Craindrait-il de me perdre ? Au milieu de tout ce monde, ce serait bien possible.

Je ris pour le coup franchement lors de sa petite révérence, et face à la suite de son comportement qui se révèle très galant.

« C’est ce que je disais… Un véritable charmeur ! »

Je rentre néanmoins en lui accordant à mon tour une petite révérence et nous sommes immédiatement accueillis par un serveur qui nous guide. Je retrouve avec étonnement les manies que j’avais l’habitude de vivre au quotidien lorsque mon père était en vie. Nos vestes sont récupérées, les chaises tirées… Mon regard doit se troubler l’espace d’une fraction de seconde. Il me semble que j’aime moins cela qu’auparavant, que l’on s’occupe de moi comme si je ne savais pas le faire moi-même. Je reste néanmoins polie et accorde un « Merci » à l’homme nous ayant accompagné. Je redeviens rapidement joyeuse, profitant de la vue, quand on vient nous demander ce que nous prendrons en apéritif. Je me retiens de hausser un sourcil. Décidément, nous ne faisons pas notre âge. Le Tonnerre répond, l’air sûr de lui, et je l’imite, déclinant néanmoins la version du cocktail qu’il choisit, l’idée de crème me donnant la nausée par avance.

« Et un Black Russian. S’il vous plaît. »


Mes yeux se posent de nouveau sur la ville un moment avant de retrouver ceux argents de Nicolas. La question qui me brûlait les lèvres me titille toujours, et je décide de relancer le sujet, ou du moins, de tâter le terrain.

« Donc… Tu es sensitif. »

Je ne parviens pas tout de suite à aller plus loin, et décide de passer par un chemin encore plus détourné.

« J’ai rencontré un master sensitif, avant que nous partions. C’était… Intéressant. »

Je souris légèrement, mais suis en fait complètement crispée. Je crains que le Tonnerre lise en moi comme dans un livre ouvert, qu’il connaisse mes émotions, ma douleur, comme les a devinées le professeur. Si facilement.




Merci Ronron, merci Elwynouchette. Vous êtes les bests ♥

♥:
 
##   Lun 7 Nov 2016 - 0:05

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 1128
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 25
Humeur : Oui.

Elle lui fait confiance, dit-elle. Bon ben lit. Ils ont pas besoin d'argumenter plus non ? Au pire si en rentrant plus tard, elle a quelque chose à redire, il y ira dans cette baignoire et pis c'est tout. Concernant son côté sensitif... oui... bon... elle devait s'en douter entre l'épisode des émotions forte à éviter sur le toit et le fait qu'il n'est pas téléporteur, ça ne laisse plus trop de place au doute. Pourtant, une vague de surprise le frappe, s'écrase sur son filet protecteur, alors que, toujours installé à la fenêtre, il tourne le dos à la Miss... Il n'a même pas le courage de la regarder dans les yeux. Il repart, de bon train, masque de retour sur les lèvres. Elle le suit dans la rue.

Il secoue la tête quand elle lui dit qu'il est charmeur. Dans la rue, la clope au bec, il hausse un sourcil en la regardant. Hein ? Pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ? Pourtant, une nouvelle fois, il n'ajoute rien. Elle doit se moquer de lui, pense-t-il. C'est bien son genre. Mais elle répète qu'elle le trouve charmeur quand il la laisse passer à la porte du restaurant. Cette fois, il a une mine bougonne et pousse un "grblm" un peu agacé. C'est quoi cette manie maintenant ? Il était juste poli bordel de coude. La révérence qu'elle lui offre lui tire un sourire... un petit... le sourire... parce qu'il faut pas déconner non mais oh.

La façon dont on prend soin d'eux le met un peu mal à l'aise. C'est sûr qu'à côté de la cafétéria de Terrae, c'était un autre standing. Il se surprit à comprendre qu'il préférait la cafét' bondée à ce restaurant chic et que, limite, elle lui manquait. Mais hors de question de perdre le contrôle. Il s'installe et commande nonchalamment sa boisson, sans pouvoir retenir un haussement de sourcil à celle de la Miss. Black Russian... sacré choix. Il aurait prit la même chose s'il n'avait pas eu envie de quelque chose de plus doux à son palais. Dur de choisir entre la liqueur de café et la crème. Il la fixe, le sourire aux lèvres en la voyant observer le paysage par la baie vitrée avant qu'elle ne se tourne vers lui.

Il perd aussitôt son sourire. Ah. Oui. Évidement. Il s'adosse à sa chaise comme s'il avait besoin de prendre du recul, il pose sa cheville droite sur son genou gauche et pose ses doigts entremêlés sur son bas-ventre. Son regard d'argent en fusion ne cilla pas une seconde. Je t'écoute. Elle enchaîna sur un Master Sensitif... Aaron ? Une rencontre "intéressante" selon ses mots. Aaron, définitivement. Le serveur revint pour poser les commandes sur la table ainsi que les menus. Nicolas s'en empara d'un en soupirant un sourire. :

-Monsieur Williams est mon prof de maths. Et effectivement, le moins qu'on puisse dire à son propos, c'est qu'il est intéressant.

Il marque une pause. Autant pour décrypter les intitulés des plats traduits en anglais sur la deuxième page que pour peser soigneusement ses mots. :

-C'est lui qui m'apprend à mieux vivre mon côté sensitif.

Il reposa le menu après avoir fait son choix. Je devrais sourire pour la rassurer. Il sourit doucement. :

-Si tu as des questions, fais-le Miss. Je comprendrai, je vis avec ces pouvoirs depuis un moment déjà... On n'a pas besoin d'être Sensitif pour comprendre que les gens se méfient des Sensitifs et des Télépathes. Je préfère faire le point maintenant.

Il pencha sa tête sur le côté, dans l'attente, un peu curieux tout de même de savoir ce qui pouvait bien se passer dans la tête de la demoiselle. C'est bien la première fois que je me montre curieux tiens. Il s'humecta les lèvres avec une gorgée de White Russian en attendant qu'elle reprenne la parole.



##   Lun 7 Nov 2016 - 21:47

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Asbjorn Andreassen
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 575
Date d'inscription : 07/05/2016
Age : 19
Emploi/loisirs : En apprentissage de la vie, je crois.
Humeur : Erm... On fait ce qu'on peut?

Je sens une sorte de nervosité m’envahir alors que le sourire sur les lèvres du Tonnerre s’éteint, disparait jusqu’à ce que son visage se mue en un masque sérieux, à l’écoute, bien trop à l’écoute. Et merde. J’ai tout foiré. La soirée aurait pu être détendue, joyeuse, et comme à mon habitude, il a fallu que je détruise le petit brin de bonheur que je parviens difficilement à construire.

Nos commandes arrivent ainsi que des menus. Nicolas en prend un, et j’attrape l’autre. Je n’ose pas boire tout de suite, ressentant pourtant l’envie forte de sentir le liquide couler dans mon œsophage pour me prouver qu’il n’est pas totalement noué. Je ne voudrais pas avoir l’air de me jeter sur l’alcool comme un noyé sur une bouée. Les lèvres du garçon s’étirent un peu, mais ce n’est pas par joie.

Mes yeux balaient l’écriture nous proposant les plats, mais je suis ailleurs. J’écoute plus que je ne lis. Son professeur de mathématiques. Je me souviens maintenant. A la fête d’Ariana je l’avais appris. Il marque une pause, et mon regard vient chercher ses yeux argents par-dessus le menu. Le sien vient rejoindre la table mais le mien ne bouge pas, mon esprit est trop loin, je n’ai toujours pas réussi à saisir les lettres et les assembler pour en faire quelque chose de cohérent. Le Tonnerre achève sa pause, et m’apprend qu’il est aidé par le même master m’ayant descendue. Je ne dis rien. Après tout, en un sens, ce remontage de bretelles est probablement l’une des choses qui m’a forcée à vouloir changer. Il m’a donc d’une certaine manière aussi aidée. Si l’on veut…

Nicolas sourit, mais moi non. Ce n’est pas son sourire heureux d’un peu avant. Il fait cela pour que je ne panique pas. Trop tard. D’ailleurs, il doit le sentir. Ressent-il toutes mes émotions depuis notre première rencontre ? Mes doigts viennent se serrer un peu plus encore sur le menu.

Il me propose de poser des questions. Mes lèvres daignent remonter légèrement lorsqu’il penche la tête sur le côté. Je lâche dans un souffle.

« Quand tu fais cette tête, tu ressembles à un labrador Nicolas. Cela donnerait presque envie de te tapoter la tête. »

Mon ton n’est pas adapté à ma phrase. Trop sérieux. Trop dénué de sentiments. Pourtant, c’est bien une tentative de me détendre moi-même. Mais je suis toujours comme cela lorsque la nervosité m’envahit, j’enfile le masque, mes couches d’indifférence, et je disparais. Qu’est-ce que je peux m’agacer parfois…

Je ferme les yeux une fraction de seconde et inspire profondément, avant de soulever les paupières et de trouver le regard rassurant de Nicolas. Comme au début. Comme à notre première rencontre. J’ai besoin de tes yeux pour me guider. Pour savoir que je peux me calmer. Je parviens à lui sourire, secoue légèrement la tête en lâchant un rire un peu las, et reprends d’une voix plus posée, dans laquelle la nervosité n’existe pas, seulement présente au fond de mes pupilles.

« Lis-tu mes émotions depuis notre première rencontre ? Savais-tu des choses que j’aurais probablement préféré que tu ne saches pas ? »

A mon tour, j’attrape mon verre, étrangement doucement, lentement. Je le porte à mes lèvres, et sens ma langue brûler la première, suivie du palais, de l’œsophage, de l’estomac. Et pourtant, même s’il attaque, le cocktail est bon.




Merci Ronron, merci Elwynouchette. Vous êtes les bests ♥

♥:
 
##   Mar 8 Nov 2016 - 23:45

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Jérémy Bonnet - Chrys Suede
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 1128
Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 25
Humeur : Oui.

Elle est nerveuse. Il n'a pas besoin d'être sensitif pour le savoir. Bien que le visage de la Miss reste neutre, maîtrisé, il y a une chose que le corps humain ne peut contrôler... Sa pupille. Sa pupille qui se contracte puis se dilate tour à tour, à chacun de ses mouvements, à chacune de ses paroles. Il y a ça... et ses mains. Ses doigts plus particulièrement. Ils serrent le menu comme s'ils s'accrochaient à la vie... Nicolas analysait précisément, presque chirurgicalement, le comportement de son amie. Son sourire restait toujours aussi... vide d'émotion. Il se refusait de ressentir quoi que ce soit à propos de ses pouvoirs. Il se haïssait déjà assez comme ça... pourtant...

Un labrador hein ?... Ahah. AHAHAH !

Le masque disparaît d'un coup. Les pupilles de Nicolas se contractent au point de ne laisser qu'un minuscule point de rage pure au milieu de ses iris d'argent de lune. Ses lèvres s'étirent dans un semblant de sourire mauvais pour découvrir des dents serrées, alignées, parfaite à déchiqueter -elles l'ont prouvé par le passé. Bonsoir prédateur... Toujours la tête sur le côté, le Loup Noir observe Adélaïde sans ciller. Puis il disparaît. Nicolas se redresse et boit une nouvelle gorgée de sa boisson. :

-Théorie intéressante. fait-il d'une voix trop grave.

Puis il retrouve son masque rassurant, ce "lui" doux et attentif. La Miss secoue la tête, elle semble tout tenter pour retrouver le calme. Il l'aide en regardant par la baie les lumières de la ville qui s'agitent... Quand elle pose sa question, il soupire. Quelque part, il avait déjà deviné qu'elle allait lui poser celle-là. :

-Je suis peut-être Sensitif mais je ne suis qu'Initié aussi, rappelle-t'en. Je capte précisément que les émotions dites de base ; la joie, la peur, la colère, le dégoût, la surprise, la tristesse, la confiance et l'attente. Pour le reste, je dois me concentrer et c'est épuisant. Ensuite, comme je déteste... lire les autres, disons... j'ai un filet qui me protège plus ou moins bien de tout ça. Quand l'émotion est trop forte, je la reçois malencontreusement.

Il marque une pause pour boire une autre gorgée de son White Russian. :

-Pour finir, je ne suis pas devin Miss Hamilton. Encore moins Télépathe. Je ne peux pas savoir pourquoi tu es triste, pourquoi tu es en colère,... Je sais juste que tu ressens. C'est ça être Sensitif. Si tu penses à un événement secret de ta vie et que tu ressens, pour l'exemple disons de la peine, je vais voir ta peine... pas le secret.

Le serveur revient, sautillant presque, guilleret. Pour une courte durée. :

-Puis-je prendre votr-...

-Non merci. Pas encore

Le pauvre serveur reste un instant, interdit, puis repart en hochant la tête au sourire chaleureux que lui offre Nico. Il reprend la discussion une fois sûr qu'il se soit bel et bien éloigné. :

-Donc. Miss. Je ne sais rien de plus que ce que tu as bien voulu me dire. Rassurée ? D'autres questions peut-être ?



##   Sam 12 Nov 2016 - 2:05

Personnage ~
► Âge : 18
► Doubles-comptes ? : Asbjorn Andreassen
► Rencontres ♫♪ :
avatar
Messages : 575
Date d'inscription : 07/05/2016
Age : 19
Emploi/loisirs : En apprentissage de la vie, je crois.
Humeur : Erm... On fait ce qu'on peut?

Un labrador Hamilton ? Non. Nicolas soudain n’a plus rien du gentil chien de compagnie réputé pour être parfait pour les enfants. Le doux animal fait place à la sauvagerie du loup, canines découvertes et mises en avant. J’ai presque l’impression qu’il me mordrait. Et pourtant, vu ma nervosité de base, je ne montre pas ma peur face au prédateur. Si l’on montre sa crainte à l’animal sauvage, celui-ci la saisit et y voit une forme de culpabilité. Résultat ? Il attaque. Je tiens néanmoins à ma vie, et découvre un champ miné sans vouloir m’y aventurer. Une autre fois peut-être. Un autre jour. Ce soir, je retiens mes mots et les fourre dans un tiroir au fond de mon esprit.

Le masque est rapidement remis pour que je redécouvre le Nicolas doux que je connais désormais. Ça a quelque chose de frustrant. Ça peut avoir l’air suicidaire, mais j’aimerais le connaître dans son entièreté, pas seulement celui qu’il accepte de montrer. Cependant le danger reste, alors je le laisse le cacher. Je le comprends, en un sens, de ne pas vouloir se montrer à découvert.

Il soupire à ma question mais finit par y répondre. J’écoute attentivement, buvant à intervalles réguliers des petites gorgées, sans réaliser que mon verre se descend rapidement. Le garçon est interrompu par le serveur sur qui je pose mes yeux vides. Nicolas lui fait comprendre froidement que ce n’est pas le moment et, comme pour se rattraper, lui sourit soudain chaleureusement. L’homme s’éloigne et le Tonnerre me demande si j’ai des questions.

Mon regard se perd un moment dans la vue alors que je réfléchis aux propos du garçon. Il ne connait de ma vie que ce que je lui en ai dit, mais connait mes émotions, au moins celles de base. C’est déjà trop, beaucoup trop. Mais ais-je envie de perdre la première personne que je peux considérer comme un minimum proche de moi ? Ou plutôt… En suis-je capable ? Jusque-là, je n’utilisais mes relations que pour obtenir quelque chose. Aujourd’hui, c’est égoïste, mais je les utilise pour ne pas être brisée. Suis-je prête à retomber au plus bas ? Je n’en suis pas sûre. Alors je repose mes yeux dans ceux du Tonnerre et souris doucement.

« Non, je n’ai pas d’autres questions. »

Et je ne suis pas rassurée non plus, mais je suis prête à essayer de vivre avec. Ce week-end me montrera si je le peux ou non je présume. Ce sera un peu comme un test. Mais ce soir, j’ai envie de me vider la tête. D’oublier la galère de ces derniers mois, et de profiter. Au moins un peu. Alors j’enfile un nouveau masque, celui de la fille qui s’amuse et qui, joyeusement, attrape mon menu.

« Du coup ? Qu’est-ce qu’ils ont comme spécialités ? Je commence à avoir faim ! »

En réalité, je n’ai pas faim. Comme depuis longtemps. Mais si je ne mange pas, vu la descente que j’ai eue, je risque de finir saoule un peu trop vite je le crains. Par-dessus mon menu, mon regard faussement souriant vient se poser sur le Tonnerre.

Je sais que tu ne te feras pas avoir Nicolas, mais s’il te plaît, tu veux bien prétendre que tout va bien ? Que je n’ai pas peur ? Ce soir, on ne craint rien. Ni tes pouvoirs, ni le fil fragile sur lequel nous chancelons difficilement, mais sur lequel nous tenons étrangement, et qui s’effiloche. Viens, ce soir, on danse avec les étoiles, comme des fous, en oubliant qu’on est vides au fond de nous. Viens, ce soir, on fait comme si on était normaux, et qu’on n’était pas en mille morceaux.




Merci Ronron, merci Elwynouchette. Vous êtes les bests ♥

♥:
 
##   
Contenu sponsorisé

 

добро пожаловать... Wé... Bienvenue à Saint Petersbourg quoi! [Nico ♥]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 4Terrae, Une nouvelle ère commence... :: Le Monde.
 :: L'Europe.
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant